ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

05-11-12

The clouds come and go, the mountains still high

Quand il est devenu évident que j'étais incapable de trouver des sous-titres pour le pilote de Hellfjord (ce qui se comprend vu qu'ils n'existent pas), deux choix se sont ouverts à moi : soit je laissais tomber le pilote d'une série dont je suis le développement depuis de nombreux mois... soit je regardais en VOSTM.
Hm. Suspense, suspense.

Hellfjord

Hellfjord raconte l'histoire de l'officier Salmander, un pauvre type qui menait tant bien que mal sa carrière dans la police montée jusqu'à présent, et qui, à la défaveur d'un évènement pour le moins particulier, se retrouve muté sur l'île étrange de Hellfjord, un patelin perdu au milieu de la mer et de la brume.
Et quel évènement. Les premières minutes du pilote sont entièrement dédiées à revenir sur la raison de cette brutale mutation, qui est un peu une mise au placard qui ne dit pas son nom. Contrairement à The Strange Calls, qui en apparence traite d'un sujet similaire, Hellfjord va passer de longues minutes, de douloureuses minutes, d'hilarantes minutes, à expliquer qui est son héros, et à donner le ton. Tout ça pendant une séance d'interrogatoire par son supérieur qui n'en finit pas.
Et personnellement j'étais pliée de rire, je vous le dis tout de suite. Je vous raconte ? Allez, je vous raconte.

Salmander officie donc sur un magnifique cheval, superbe créature qui l'accompagne alors qu'il est déployé pour assister un cortège public (j'ai pas bien compris, mais ça ressemble à la fête nationale, en gros). Donc autour de lui, il y a énormément de monde, des femmes, des enfants, des tout ce que vous voulez. Or, d'une part, il ne maîtrise pas sa monture, mais surtout, la malheureuse bestiole finit par se briser la patte contre un trottoir. Alors que l'équidé s'affaisse sur la chaussée, les passants commencent à se retourner. N'écoutant que son courage et le fascicule de procédure, Salmander décide donc de mettre fin aux souffrances de l'animal. Mais le premier coup ne fonctionne pas. Le second non plus. Et pendant ce temps les badauds, et notamment les enfants, qui regardent, forcément intrigués par les bruits des coups de feu. Quand Salmander n'a plus de munitions, il emprunte un trombone à un musicien faisant partie de la parade. C'est la boucherie (chevalline, donc). Et pourtant l'animal n'est pas mort. Donc Salmander réquisitionne une voiture et... Quand yen a plus, oh Seigneur, yen a encore. Rien que de l'écrire je me remets à rire. Nan c'est énorme, franchement. Et ça fonctionne magnifiquement bien parce que cette explication est remise dans le contexte de l'interrogatoire par son supérieur, où tout le monde reste impassible. Ca marche formidablement bien.

En tous cas la nouvelle finit par tomber au bout de 5 hilarantes minutes, et voilà Salmander muté sans grande possibilité de faire marche arrière.
Le problème c'est que Hellfjord est non seulement un petit bled paumé au milieu des montagnes et d'une mer hostile, mais c'est un endroit franchement bizarre.
J'en veux pour preuve le fait que pour accéder à l'île/la ville, il faut passer en bateau, et pour que le bateau passe sans encombre, il faut, hm, lâcher une tête de mouton dans l'eau. Bien bien bien. Tout de suite ça met à l'aise. Donc notre Salmander (qui n'a d'ailleurs pas le pied très marin...) se retrouve à traverser une mer habitée par une quelconque créature aimant le gigot, pour arriver dans un petit coin perdu où désormais il est supposés être en poste. Sauf que là encore, les surprises sont nombreuses. En particulier, il est accueilli par le milicien du coin, Kobba, un vieillard bien péquenaud, laid, et pas forcément très vif, qui habite un bâtiment officiel de Hellfjord avec son épouse, une jeune femme magnifique qui semble le désirer en permanence, et qui au contraire semble du plus haut dégoûtant aux yeux du vieillard crachottant.
Salmander doit vivre avec eux dans la maison du bourg, qui sert également de commissariat... et pour cause, la seule chambre de libre, c'est une cellule aménagée avec un lit de camps, des rideaux, une méchante peinture à la chaux, et comme toute baignoire, une minuscule bassine où il tient à peine assis (et qui sert également pour la vaisselle). Là encore, ambiance. Bref c'est vraiment un endroit chaleureux et sympathique, et on sent que la punition de l'officier est à la mesure de la faute !

De Hellfjord, on en saura cependant assez peu dans ce premier épisode. Quelques explications nous seront données par Kobba dans un aperçu rapide des habitants (apparemment on aime fumer à tous âges, et fréquenter en famille Kjells Kitchen, le club de strip tease local ; accessoirement le garagiste est aussi gynécologue), et on apprendra très rapidement que l'économie locale dépend uniquement des pêches de Hellfish, l'entreprise locale dirigée par Bosse Nova, un type en costard cravate n'inspirant pas la confiance.
Lorsque le maire présente officiellement Salmander aux habitants de la commune, l'ambiance est assez fraîche, son arrivée étant accueillie avec une joie particulièrement dissimulée ; une seule personne semble curieuse, la journaliste Johanne, qui l'invite rapidement à prendre un café à Kjells Kitchen pour une rapide interview.
Les premiers jours de Salmander à Hellfjord sont beaucoup plus calmes ; sa première mission est de faire le guet toute une journée sur un bord de route totalement désert dans l'espoir de prendre au moins un flagrant délit de vitesse avec son radar portable, mais en-dehors d'un laborieux tracteur, la journée se passera totalement en isolement au milieu des montagnes.

Pour une série qui se réclame de l'héritage de Twin Peaks, et qui se vend comme une comédie d'horreur, Hellfjord se montre donc assez réservée dans ce premier épisode, qui a avant tout comme fonction d'établir une ambiance, un style, et des personnages. On est dans l'exposition la plus totale pendant les 27 premières minutes de cet épisode qui en dure à peine 29. Mais entre les choses bizarres, dérangeantes (très dérangeantes, la scène de la bassine je m'en remets pas) et tout simplement ridicules (Salmander n'a pas l'air de bien maîtriser ses bras et ses jambes, l'abruti), on passe quand même un fichu bon moment.
Je ne vous cache pas que le cliffhanger est un peu atroce/absurde/intrigant, mais globalement, on sent bien que l'intention de Hellfjord n'est pas tellement de faire un truc qui fait peur, et que c'est la comédie qui l'a emporté dans cet étrange mélange. Une comédie formidablement bien servie par un esthétisme superbe (ces paysages rocheux, ça me chavire ; d'ailleurs ça m'a redonné envie de revoir Buzz Aldrin), une musique qui effectivement, a puisé son inspiration de toute évidence du côté de Twin Peaks, et un cast assez varié (par exemple, Kobba est interprété par un acteur grossièrement grimé et jouant dans l'outrance, Salmander est tout en retenue et en regards), mais une comédie quand même.
Le problème c'est que le mystère lancé en fin d'épisode n'a finalement pas grand intérêt. Alors, c'est à se demander si... et je dis pas ça souvent, Hellfjord n'aurait pas plutôt gagné à être un peu plus procedural, surtout vu sa courte durée (7 épisodes au total), on va à peine commencer à se captiver pour le mystère découvert en fin de pilote que la saison va toucher à sa fin.

Bon, je suis sceptique sur la durée de vie du concept, en gros, même si j'ai passé un bon moment (bien que m'écriant "ah nan, naaan, mais quelle horrrrreur, ah ah ah, ah nan !" à intervalles réguliers). Je suis convaincue qu'il aurait été meilleur si j'avais compris les dialogues, mais franchement ça valait quand même le coup quand même, en dépit de mes doutes sur la longévité du truc.
Du coup, j'ai fait mes petites recherches, évidemment, le DVD doit sortir tout début janvier en Norvège. Pour l'instant pas de trace de sous-titres anglais (rha la poisse !) mais d'ici janvier, des détails peuvent encore s'ajouter à la description du produit. Si les sous-titres apparaissent magiquement quelque part (par voie légale... ou pas), je regarderai les suivants, histoire de voir comment Hellfjord parvient à concilier ses ambitions horrifiques avec le ton qu'elle a donné à son pilote. Qui a tué Løra Palmer ? C'est ce que nous apprendrons peut-être dans un post futur...

A part ça, côté Norvège, ma prochaine mission sera de mettre la main sur Hjem, qui a commencé la semaine dernière et sur le pilote de laquelle je ne suis même pas fichue de mettre la main, ne parlons même pas des sous-titres. Qu'est-ce qu'il y a, j'ai offensé le Dieu de la Téléphagie récemment, ou quoi ?!

Posté par ladyteruki à 23:38 - Review vers le futur - Permalien [#]

27-10-12

lady's world tour - Escale n°18

-- World Tour --
Une vingtaine de jours est passée depuis notre dernier world tour (j'ai été très occupée, mais je vous en dis plus dans un prochain post, promis), et nous avons donc du pain sur la planche, à plus forte raison parce que des dates de lancement de plusieurs séries se rapprochent, et que ce serait dommage de les manquer.
Alors, si vous le voulez bien, passons directement au nerf de la guerre !

CoteOuestAudiovisuel

- AFRIQUE :

* La société Côte Ouest Audiovisuel, qui produit des séries distribuées dans toute l'Afrique (comme la sud-africaine The Wild, mais aussi des séries US), se lance dans le développement de sa propre série, intitulée Inspector First Class. Cette dramédie, apparemment inspirée par la Panthère Rose, se déroulera dans une unité d'enquêtes qui n'est jamais prise au sérieux, appremment à raison ! Une distribution constituée d'acteurs venus du Kenya, Ghana, d'Afrique du Sud et du Nigeria permettra en outre à la série d'être vendue sur plusieurs territoires. Les premières diffusions pourraient commencer dés mars 2013, et d'autres productions de Côte Ouest devraient bientôt lui emboiter le pas.

DerLandarzt

- ALLEMAGNE :

* Si vous avez moins de 23 ans, vous êtes plus jeune que les séries Der Landarzt et Forsthaus Falkenau, deux instutitions de ZDF. Créées respectivement en 1986 et 1989, ces deux séries familiales ont été annulées par la chaîne, qui souhaite moderniser sa grille. Il faut dire que les deux victimes couvrent à elles deux la quasi-totalité de l'access primetime du vendredi soir, à 19h25 pour être précise ; ainsi, quand la 21e saison de Forsthaus Falkenau s'est achevée en septembre, c'est la 22e saison de Der Landarzt qui a pris le relai ! Tout cela à raison de 22 épisodes par saison en moyenne, vous comprenez aisément que les deux séries puissent manquer de fraîcheur... Si Der Landarzt s'achèvera sitôt ses derniers épisodes diffusés, Forsthaus Falkenau a cependant encore un petit sursis devant elle, puisqu'une 22e saison avait déjà été commandée. Bon, va pour une 22e saison, mais après c'est vraiment tout, hein !
* Toujours au rayon longévité, place cette fois au soap Unter Uns, sur RTL. A côté des précédentes, la série fait petit joueur, puisqu'elle n'a vu le jour qu'en 1994, mais comme il s'agit d'une série quotidienne, elle a quand même dépassé les 4000 épisodes ! Et justement, là aussi, la problématique est de savoir s'adapter à la modernité. Sauf que le choix de la production d'Unter Uns, c'est de s'essayer à la websérie : Des Jägers Herz, c'est son nom, est une mini-série en 5 épisodes visible exclusivement sur le site de RTL depuis lundi, et qui fait office de spin-off. Bon alors, vous allez me dire : 5 malheureux épisodes, pas de quoi fouetter un chat. Sauf que non ! Parce que dans les épisodes d'Unter Uns qui seront diffusés en avril, l'intrigue développée dans Des Jägers Herz sera vitale pour comprendre l'intrigue ! ...En avril ? C'est pas un peu loin ? Eh bien oui et non, puisque, la série fêtera ses 18 ans le 28 novembre prochain, et que le personnage central de Des Jägers Herz y jouera un rôle capital. Bon, vous l'avez compris, tout est fait pour donner une raison aux fans de tenter cette étrange mini-série (on y verra le héros confier ses états d'âme après un meurtre, alors qu'il est en fuite en Amérique du Sud), et l'imbriquer dans la narration de la série principale. Et d'ailleurs pourquoi pas ?
* RTL a également commandé un backdoor pilot pour une série nommée pour le moment Mantrailer (la prod n'a pas l'air très sûre de le conserver, je confirme que ça mériterait d'y réfléchir encore un chouilla). Pour ce téléfilm de 90 minutes, qui donnera peut-être une série si les audiences sont au rendez-vous, on plongera dans l'univers de la médecine légale, alors qu'une femme coroner et un enquêteur travaillent sur une série de meurtres d'une grande brutalité, perpétrés contre des membres d'une unité d'intervention spéciale. Le téléfilm/pilote potentiel de Mantrailer est prévu pour le premier semestre 2013.
* On est en octobre, donc quoi de plus logique que de commencer à parler de Noël ? Voici quelques unes des festivités télévisuelles auxquelles les spectateurs allemands peuvent s'attendre sur ARD. Tout d'abord, j'apprends comme vous que l'Allemagne aussi a des "Christmas Special" (sauf qu'évidemment ça porte le nom de Weihnachtsspecial), et ce sera le cas de la comédie Um Himmels Willen, une série qui compte actuellement 11 saisons qui suit les tribulations d'une bonne soeur (rien à avoir avec Ainsi Soient-Ils cependant) puis de sa soeur, également bonne soeur. Vous suivez ? Ce sera le 3e Weihnachtsspecial pour la série, en attendant la 12e saison prévue pour pour 2013. "Mission unmöglich", c'est le nom de cet épisode spécial qui sera diffusé le 20 décembre, se déroulera au Nigeria, marquant le retour de la première bonne soeur, qui part à la recherche de sa soeur, la bonne soeur. J'ai la tête qui tourne, je vais m'asseoir. Sinon, plus simple, il y a aussi Baron Münchhausen, une mini-série en deux épisodes (au lieu de trois initialement prévus), qui suit les aventures du fameux baron alors qu'il fait la rencontre d'une petite fille qui lui affirme être la chair de sa chair. Ne la croyant pas, le célèbre personnage décide de voyager jusqu'à St Petersbourg pour la ramener chez sa mère, mais évidemment bien des embûches les attendent en chemin...
* Pour finir, il semblerait que HBO se prépare à co-produire une série avec Sky Deutschland, se déroulant pendant la Guerre Froide. C'est intéressant parce que jusque là, HBO co-produisait rarement avec l'étranger en-dehors de la BBC ; pour l'instant je n'ai pas trouvé beaucoup plus de détails.

Underbelly-logo

- AUSTRALIE :

* Commençons d'abord par poser, là, d'entrée de jeu, que les chaînes australiennes font leurs upfronts pour l'année 2013 en ce moment, et qu'on se fera un gros récap quand tout le monde y sera passé. Ou presque, puisque le groupe public ABC a décidé de ne pas y prendre part. C'est dommage, c'est également là qu'on commande le plus de fictions originales, mais que voulez-vous. Donc pour Seven, Nine, Ten, et SBS (et apparemment Foxtel), rendez-vous pour un post à part dans quelques jours.
* Si vous avez toujours rêvé de vivre dans le contexte d'une série de la franchise Underbelly (mais... pourquoi ?), vous allez être heureux d'apprendre qu'un jeu video est sorti pendant que le world tour avait le dos tourné. Appelé Underbelly: Skirmish, le jeu est depuis la mi-octobre accessible via iTunes au tarif de 1,99$ US pour l'iPhone, et 2,99$ US pour l'iPad, mais devrait également sortir dans une version compatible Android. Bon par contre, on a les prix, mais pas vraiment une description très claire du jeu lui-même, présenté comme, je cite, "une version stylisée du classique Cops 'n Robbers". Alors, j'ai googlé Cops 'n Robbers, et ça ne m'a pas du tout rassurée ! Il y a également une page Facebook qui tente vaguement de nous en dire légèrement plus avec un trailer, mais on en retiendra surtout la réorchestration du thème de la série ; toutefois on n'est pas plus rassurés sur le contenu du jeu. Dans tous les cas, si vous voulez tenter : sur l'appstore, ça se passe juste ici. C'est votre pognon, après tout.
* Les commémorations de la Première Guerre mondiale et de la bataille de Gallipoli approchent. On peut compter au nombre de trois, à présent, les chaînes ayant décidé de produire quelque chose à cette occasion. On savait déjà qu'il y avait la bien nommée Gallipoli sur Nine, sur la bataille elle-même ; il y a également un projet de mini-série pour Foxtel, suivant les journalistes qui couvraient les actions des troupes. Eh bien sur la pile, on peut maintenant à présent ajouter une co-production entre ABC1 et la société Screentime (Underbelly justement, mais aussi Cloudstreet), qui s'intéressera au personnel médical des ANZAC. Six épisodes sont prévus pour parler d'histoires vraies, puisque la série sera inspirée d'un livre de Peter Rees qui reprenait des lettres, des journaux et des témoignages d'infirmières qui étaient présentes sur le champ de bataille. Pour ceux qui aiment les séries de guerre, et j'en suis généralement, il faut dire qu'on va avoir l'embarras du choix ! Les Australiens vont également avoir au moins un film sur grand écran, les petits veinards. J'ai l'impression d'entendre des milliers d'écoliers australiens soupirer par avance d'un air excédé. Pour votre culture perso, en Australie, ça faisait depuis ANZACS, une mini-série de Nine datant de 1985 sur le même sujet, qu'aucune fiction télé ne s'était intéressée aux évènements.
- Bon, pour finir sur l'Australie, j'ai deux trailers pour vous. Vous le savez (ou plutôt, vous ne le savez pas, parce que vous n'avez pas lu les commentaires du dernier world tour, et que j'ai pas mis le Pilot Watch à jour depuis plus d'un mois), plusieurs séries s'apprêtent à démarrer dans les prochains jours. Il y aura d'abord, le 31 octobre sur ABC1, A Moody Christmas, une dramédie qui a subi de nombreux changements de nom pendant son développement (This Christmas, New Christmas...) qui raconte comment une famille pas très sentimentale célèbre, chaque année, la fête familiale la plus sentimentale du calendrier. Chaque épisode se déroule à un Noël différent, alors que le fils, expatrié à Londres, revient vivre son calvaire annuel en Australie. A l'occasion du lancement d'A Moody Christmas, ABC lance aussi un concours pour gagner des cadeaux de Noël : il suffit pour les spectateurs d'envoyer leur plus embarrassant souvenir de fête de famille. Dommage, seuls les Australiens peuvent jouer.

* Le lendemain, soit le 1er novembre, pour ceux qui refusent de faire du calcul le weekend, la série Redfern Now débarque également sur ABC1 (merci d'exister, ABC1 !). En préparation depuis 2010, et après avoir pris un peu de retard pour apparaitre dans les grilles puisqu'à l'origine elle devait être diffusée en 2011, la série s'intéresse à la communauté aborigène, laissant donc une grande part aux membres de cette communauté devant mais aussi (voire surtout) derrière la camera. Redfern Now racontera 6 destins se croisant dans une même rue du quartier de Redfern, une banlieue défavorisée ; l'un des réalisateurs et acteurs de la série explique que c'est la même intention que The Slap, à savoir dépasser les stéréotypes pour comprendre la complexité et la diversité d'un même microcosme. Comme si ça ne suffisait pas pour nous mettre l'eau à la bouche, dans Redfern Now, la production s'est adjoint les talents de Jimmy McGovern, no less, créateur de bien des séries britanniques à succès, et qui a récemment prouvé qu'une anthologie ne lui faisait pas peur avec Accused, par exemple. Je vais être sincère avec vous, on dirait bien que ça valait méchamment la peine d'attendre, et la bande-annonce est tout simplement magnifique !

Suburbia-Metro

- BRESIL :

* Vous aviez des plans pour cette semaine ? Arrêtez tout ! Subúrbia, la nouvelle série réalisée par Luiz Fernando Carvalho, commence le 1er novembre sur Rede Globo ! Pour rappel, la série s'intéresse à l'histoire d'une femme noire, Conceição, qui arrive à Rio de Janeiro pour commencer une nouvelle vie ; l'histoire a été écrite par Paulo Lins, auteur de La cité de Dieu, et apparemment, il a commencé par écrire son histoire en prose avant de s'adapter lui-même avec notre ami Luiz, un procédé pour le moins original. Comme je n'ai pas réussi à l'intégrer, vous pouvez aller ici pour découvrir la bande-annonce de la série ; le moins qu'on puisse dire, c'est que Luiz n'est pas allé là où on l'attendait ! Ah et pour ceux qui se demandent, la photo ci-dessus, ce sont les rames des métros qui circulent au Brésil à l'effigie de la série. Juste pour que vous ayez bien le bourdon demain, quand vos emprunterez vos moyens de circulation habituels sur lesquels aucune série n'a été taggée. Accessoirement, si vous avec un abonnement à Canalsat Caraïbes (ce que implique que je m'adresse à ceux de mes lecteurs qui vivraient dans les Antilles ou en Guyane), vous le savez sûrement mais depuis quelques mois, TV Globo est dispo sur le canal 24. Voilà, vous savez tout.
* La telenovela Avenida Brasil s'est achevée le 19 octobre à 21h sur Rede Globo, et les scores de son ultime épisode font d'elle la série la plus regardée de tous les temps dans le pays, comme ça c'est fait ; avec un investissement de 45 millions de reals (17 millions d'euros environ), Globo est donc largement rentrée dans ses frais puisque la série lui a rapporté 2 milliards ! Depuis lundi, la série est remplacée par Salve Jorge, où il est question de trafic humain, forcément c'est moins glamour. Bon, je n'ai été capable de trouver lesdits chiffres qu'en "points d'audience", mais pour comparer, le final d'Avenida Brasil a totalisé 71 points d'audience, contre 35 pour le lancement de Salve Jorge trois jours plus tard. D'ailleurs vous pouvez trouver, une fois n'est pas coutume, sur Rue89, un article sur le succès de cette telenovela.

Degrassi

- CANADA anglophone :

* C'est officiel, Degrassi est devenue la plus longue franchise de l'histoire du Canada, grâce à Degrassi The Next Generation qui a célébré son 300e épisode ce vendredi ; la série dépasse ainsi Beachcombers (387 épisodes entre 1972 et 1990). Retrouvez toute l'histoire de Degrassi grâce à une page mise en place par MuchMusic, qui diffuse la série au format telenovela depuis 2010.

LosArchivosdelCardenal

- CHILI :

* En Amérique du Sud aussi, on commence à parler de 2013. C'est le cas de la chaîne TVN qui, en tout, espère diffuser 7 fictions, et appremment c'est son record personnel sur une seule année. Evidemment, on compte là-dedans des séries qui intéresseront probablement peu les téléphages occidentaux, comme la telenovela romantique Mi Vida Por Ti, pour ses après-midis, mais il y a aussi des surprises intéressantes. Ainsi, pour la case horaire de 20h en quotidienne (pour remplacer Pobre Rico, une telenovela reposant sur le même principe que La vie est un long fleuve tranquille), la chaîne publique veut lancer une série sur la vie d'un homme qui tente de changer de sexe... assez étonnant pour du primetime ! Au rayon des nocturnas, ça se passe plutôt bien aussi : alors que Reserva de Familia s'est achevée il y a quelques jours, la comédie Separados a pris le relai et rencontre un énorme succès (27% de parts de marché pour le pilote lundi), donc la chaîne n'a pas l'intention de lâcher sa case horaire de 22h30, et a commandé une série pour prendre le relai dans 6 mois. Encore tenue secrète, cette nouvelle fiction est créée par Josefina Fernández, déjà responsable de Los Archivos del Cardenal (en photo ci-dessus, une série qui justement doit revenir aussi pour une deuxième saison (la production a reçu des fonds au début du mois, venant du Consejo Nacional de Televisión). TVN ambitionne aussi de créer un nouveau créneau horaire consacré aux séries, encore plus nocturne, cette fois à minuit ! On n'arrête pas le progrès. Tout cela et bien plus encore sera au programme de TVN, qui affirme avoir encore des surprises dans sa manche...
* De son côté, Canal 13 a décidé de commander l'adaptation d'Os Normais, une comédie brésilienne diffusée par Rede Globo pendant trois saisons voilà une bonne décennie de ça (de 2001 à 2003, si on veut faire genre on connait Wikipedia par coeur). La série avait rencontré un grand succès, donnant lieu à deux longs-métrages en 2003 puis 2009. La formule, qui rappelle un peu celle d'Un gars, Une fille (mais en format une demi-heure), met en scène un couple dans sa vie de tous les jours, à la différence que les protagonistes ne vivent pas ensemble. Et, surtout, la série était réputée pour ses excentricités, comme par exemple briser le quatrième mur, avoir recours à des flashbacks régulièrement, ou encore laisser les acteurs partir en totale improvisation. L'humour reposait pourtant essentiellement sur les dialogues, et très peu de comique de situation ou de slapstick. La version chilienne sera co-produite par Globo, ce qu'on peut considérer comme étant une mesure de sécurité pour conserver le ton de la série originale ; apparemment, l'Espagne serait aussi sur le coup pour récupérer le concept, puisque la rumeur prétend qu'un producteur indépendant est en train de négicier les droits d'adaptation. Si vous êtes curieux à propos d'Os Normais, de nombreux épisodes, dont le pilote, sont en ligne sur Youtube. Port du portugais brésilien obligatoire pour comprendre, cependant.

DR

- DANEMARK :

* Le minister de la Culture Uffe Elbæk a annoncé il y a quelques jours un "Media Agreement" pour 2012-2014, qui dessine les grandes lignes de l'audiovisuel public danois pour les deux prochaines années après un vote d'une majorité du Parlement ; l'accord concerne le groupe DR et la chaîne TV2. Parmi les différentes mesures que ce pacte regroupe : une somme coquette allouée au développement de projets pour la jeunesse ; une augmentation de la redevance en 2014, qui passera de 2352 couronnes (315 euros) à 2414 couronnes (323 euros) ; un assouplissement des règles de programmation, permettant aux chaînes plus de flexibilité dans la composition de leurs grilles ; le renouvellement des engagements de DR à avoir recours à des sociétés indépendantes pour ses productions ; et une réintroduction de l'interdiction du product placement. Il y a deux ans (lors du précédent Media Agreement si je comprends bien), le product placement avait en effet été autorisé, dans l'espoir que cela encouragerait l'investissement dans de nouveaux programmes, mais il faut croire que l'expérience n'a pas été concluante. Vous le savez, le product placement est l'une de mes grandes fascinations, et j'aimerais bien trouver des articles expliquant un peu le pourquoi de ce revirement... si possible pas en Danois ; en l'absence, il faudra donc présumer des explications. Ah, et pour finir, Public Service Pool (PSP), qui a déjà soutenu la création des séries Lærkevej et Rita pour TV2 par le passé, a aussi récolté 30 millions de couronnes (4 millions d'euros) pour de nouveaux projets. On peut donc se lécher les babines par avance...

StamosOkupa2

- ESPAGNE :

* Quand la comédie Stamos Okupa2 a prouvé qu'elle n'était pas faite pour la seconde partie de soirée (8,8% de parts de marché pour le pilote, ça ne s'est pas arrangé ensuite), la chaîne publique RTVE a vite décidé de faire du damage control et de reprogrammer la série en dernière partie de soirée le samedi, à coups de deux épisodes d'affilée par semaine. Le concept était apparemment de voir jusqu'où les audiences chuteraient, en tous cas ça y ressemble beaucoup, et dans ce cas, le pari est remporté. Alors finalement, ce sont les chiffres qui finissent par être plus drôles que la série : le dernier épisode en date a été regardé par très exactement 306 000 Espagnols qui apparemment ont besoin d'une vie le samedi soir à 00h15 (3,3% de parts de marché si vous vous demandiez). Je m'avance peut-être, hein. Mais je crois que c'est un bide. Du coup je vous ai mis la photo de promo de Stamos Okupa2 quand même, histoire que vous puissiez mettre des visages sur ce fiasco. Fort heureusement, comme c'est produit en in-house, ça ne coûte pas trop cher au groupe public, qui en dépit de cette déculottée a affirmé avoir encore le souhait de développer d'autres comédies en interne dans le futur. Et je serai là pour en apprécier chaque revirement, c'est promis !
* Fort heureusement, il y a encore des séries qui fonctionnent, en Espagne. L'une d'entre elles est El Barco, une série d'anticipation dans laquelle un navire-école se retrouve isolé, dans un monde dévasté dont ils pourraient bien être les seuls survivants. Le démarrage de la saison 3, le 18 octobre dernier, a une fois de plus été couronné de succès : 3,5 millions de spectateurs pour le season premiere ! La troisième saison maintient donc les chiffres de la deuxième, même si on est loin des 4 millions et quelques de fidèles de la première saison. Grâce à ce lancement, le season premiere d'El Barco est le 4e épisode le plus regardé en Espagne cette saison, derrière le 6e season premiere de la comédie La que se avecina, le final de la série historique Isabel, et le 2e épisode de Once Upon a Time, puisqu'Antena 3 diffuse la première saison depuis septembre. Eh oui, en Espagne, les meilleures audiences sont quand même plutôt pour les séries locales...
* La société Bambú Producciones (Gran Hotel, Hispania, Gran Reserva...) prépare une nouvelle fiction pour Antena3, intitulée Galerías Vélvet. La série se déroulera à la fin des années 60, dans l'univers de la mode, alors que l'âge d'or de la haute couture espagnole touche à sa fin ; la série s'intéressera donc moins au contexte des années Franco qu'à un univers glamour qui commence à perdre de son influence. L'actrice Paula Echevarría (qui a déjà un rôle dans Gran Reserva) est la première à signer pour cette nouvelle production.

Nymfit

- FINLANDE :

* Il y a quelques mois, je vous parlais de Nymfit, une série fantastique dont le tournage a commencé cet automne ; il s'agit de l'histoire de 3 nymphes vivant parmi nous, Didi, Cathy et Nadia, jouissant d'une jeunesse éternelle mais dont les pouvoirs de séduction sont éminemment dangereux pour les humains. Mais quand l'une d'entre elles tombe sous le charme d'un homme on-ne-peut-plus mortel, Samuel, les choses se compliquent pour les deux espèces... Nymfit a la particularité d'être essentiellement tournée sur fond vert, comme par exemple Sanctuary, et devrait être diffusée courant 2013 sur MTV3 en Finlande. Attention, tenez-vous bien, elle a déjà trouvé acquéreur en France... je vous sens super ravis, là : l'acheteur est la compagnie Zylo. Comme je ne connaissais pas, j'ai été voir le site internet. Et je suis moins ravie (leur catalogue de séries donne bien le niveau). On va donc se dépêcher d'oublier Nymfit.

LifeOK

- INDE :

* Sur le câble indien, ça bouge un peu. La récente chaîne Life OK a une politique de commande de séries pour le moins ambitieuse. Elle diffuse par exemple Savdhaan India, une série criminelle inspirée par des faits réels, diffusée en quotidienne depuis avril, et qui a la particularité d'avoir un présentateur pour replacer les évènements dans leur contexte. La chaîne a désormais commandé à Endemol India une nouvelle production, un thriller intitulé Devki, pour la rejoindre dans la grille en semaine. Life OK diffuse seulement deux soaps, et a étoffé sa grille avec une série mythologique et deux crime dramas (Savdhaan India, donc, qui depuis juillet a eu droit à un changement de formule pour se concentrer sur les victimes, et Hum Ne Li Hai... Shapath, diffusée le samedi et le dimanche). Une autre série mythologique, intitulée Savritri, serait également en passe d'être achetée par Life OK. Pas mal pour une chaîne qui a moins d'un an !

LoveHate-Season3

- IRLANDE :

* Le 11 novembre, Love/Hate revient pour une troisième saison sur rté. Ce n'est pas très étonnant quand on sait que la saison 2 était la série la plus regardée en Irlande en 2011, et qui compte à ce jours 7 IFTAs pour célébrer sa qualité. En tous cas, pas mal de changements cette saison (conséquence directe du départ de l'un des acteurs de la série, je ne vous dis pas qui), mais comme vous le voyez sur la photo ci-dessus, Robert Sheehan est, lui, toujours de la partie. Apparemment une 6e saison de la série dramatique/culinaire Raw est également prévue pour 2012-2013 sur rté, mais je n'ai pas été capable de trouver une date de début, si jamais elle en a déjà une (ce qui vient s'ajouter à mes difficultés à trouver le pilote quelque part...).
* Concernant ses projets, rté développe actuellement Citizen Charlie, une mini-série en 3 épisodes de 90 minutes, un biopic sur Charles Haughey écrit par Colin Teevan (qui a écrit un épisode de Vera). Avec un budget de 3,7 millions d'euros, le projet n'est pourtant pas près d'arriver sur les écrans irlandais puisqu'à l'heure actuelle, aucune décision n'a même été prise pour choisir l'acteur qui incarnera l'homme politique.

Family

- ISRAEL :

* Ces derniers temps, on parle pas mal d'adaptation américaines de séries israéliennes (attendez la fin de ce post, on va même en REparler). Mais en Israël, on ne se repose pas sur ses lauriers et on continue de s'intéresser à ce qui se passe ailleurs. Tenez, prenez la production de la prochaine série de la chaîne HOT3 : je serai surprise qu'on n'y ait jamais entendu parler de The New Normal. L'histoire est en effet celle d'un couple de gays qui ont un bébé avec une jeune femme. Hm... Bon, comme mon hébreu n'est pas au top, j'ai pas réussi à comprendre le titre de la série, tout ce que je sais, c'est que plusieurs scènes ont été tournées pendant la gay pride début juin.

JunichiOkada

- JAPON :

* Si vous l'ignoriez encore (dans ce cas vous êtes tombés au bon endroit pour réparer ça !), la chaîne publique NHK diffuse chaque année une série historique le dimanche soir, décrochant ainsi généralement ses meilleures audiences pour une fiction. Début janvier, tous les ans, une nouvelle série (un "taiga dorama") fait donc son apparition, pour faire ses adieux fin décembre ; c'est la seule série japonaise a connaître autant d'épisodes par saison. Et ça fait depuis 1963 que ça dure. Alors que Taira no Kiyomori s'apprête à tirer sa révérence fin 2012, on sait donc déjà (parce que ça se prépare trèèès longtemps à l'avance, ces choses-là) que Yae no Sakura prendra le relai en janvier 2013 avec Haruka Ayase dans le rôle principal, et on se tourne donc désormais vers les annonces concernant la série de 2014 ! Ce nouveau taiga dorama s'appellera Gunshi Kanbei, où il sera comme d'habitude question d'une figure historique, ici Yoshitaka Kuroda, dit Kuroda Kanbei. C'est le chanteur et acteur Junichi Okada qui a décroché le rôle principal ; le tournage commencera en août prochain.

TheAlmightJohnsons-cast

- NOUVELLE-ZELANDE :

* Bon, et je l'avais indiqué sur Twitter mais dans le doute, il vaut peut-être mieux le dire aussi dans un world tour : en fin de compte, The Almighty Johnsons a décroché un financement pour une troisième saison. Pas d'annulation pour cette fois, donc ! Vu les audiences pâlichonnes et les critiques pas forcément extatiques, cette saison sera sans doute la dernière, et la série a surtout gagné une vraie fin. Pourtant, les fans de la série s'étaient mobilisés en Nouvelle-Zélande, envoyant massivement des bâtons de bois à TV3 (symbolisant Yggdrasil, l'arbre de vie de la série). Les subventions de NZ On Air permettront d'avoir un peu plus qu'un téléfilm de conclusion (ce qui avait été proposé en dernier recours par James Griffin et Rachel Lang, les créateurs de The Almighty Johnsons), puisque ce sont 13 épisodes au total qui sont financés à hauter de 6,9 millions de dollars néo-zélandais, soit environ 4,3 millions d'euros.

Halvbroren

- NORVEGE :

* En 2013, la redevance va augmenter en Norvège. Le Gouvernement a en effet proposé d'augmenter la taxe de 8% l'an prochain, dans l'espoir de collecter 5,1 millards de couronnes en plus pour NRK. N'allez pas croire cependant que l'audiovisuel public norvégien connaisse des problèmes de liquidités : en 2011, NRK enregistrait un profit de 40,9 million de couronnes, et on estime qu'en 2012, le nombre de foyers soumis à la redevance a augmenté (atteignant un peu plus de 1,9 millions de contribuables). Mais quand on voit la news qui suit, on se dit que ça a du sens...
* Deux news en une ici : je lis que la série norvégienne Halvbroren, un drama qui doit débuter en janvier 2013 sur NRK, a été vendue pour une diffusion à 13 pays... dont les USA. Je n'ai pas réussi à trouver quelle chaîne se chargera de la diffusion, ça se trouve c'est une obscure chaîne câblée/locale/spécialisée (notez que ça ne s'exclut pas), mais si c'est une chaîne relativement conséquente, je pense que mes yeux vont rouler sur la table. Halvbroren, basée sur le roman du même nom de Lars Saabye Christensens sorti en 2001, commence à la fin de la Seconde Guerre mondiale lorsque, le jour de la Libération, une femme est violé. L'enfant qui naitra de cette atrocité sera un garçon qui, quelques années plus tard, aura un frère... un demi-frère donc, d'où le titre. La série commence donc en 1945 pour se poursuivre en 1964 alors que les deux jeunes garçons arrivent à l'âge adulte, l'un se destinant à devenir boxeur, l'autre se découvrant une passion pour l'écriture. Ils sont très proches en dépit de tout ce qui les sépare (les conditions de leur venue au monde, leur tempérament, cinq années d'écart...) et quand le grand frère boxeur disparait, le grand se met à sa recherche... L'histoire se finit en 1990, mais je ne vous en dis pas plus (si vous voulez vous spoiler sur une série, google is your friend... sort of). C'est le plus gros budget de la NRK ces dernières années, avec 60 millions de couronnes norvégiennes (8 millions d'euros), certains décors, notamment pour les scènes en 1964, ayant été recréés numériquement ; un joli budget quand on sait que la série comptera seulement 8 épisodes. Apparemment, les chaînes SVT (Suède), RUV (Islande) et YLE (Finlande) ont mis la main à la poche, donc déjà, la diffusion dans la plupart des pays de Scandinavie est acquise. Mais pour les USA, j'aimerais vraiment trouver des noms ! Vous pouvez voir la bande-annonce ici, avec voix-off et sous-titres en anglais. Et ça a l'air génial. Sincèrement, on peut dire que les 60 millions de NOK, ça les vaut !

Charlie

- PAYS-BAS :

* Il y a des chaînes américaines qu'on soupçonne d'être un peu trop faciles à convaincre quand il s'agit de vendre les droits pour une adaptation cheap à l'étranger. On ne les citera pas mais on a tous au moins un nom en tête. Une chaîne qu'on n'attend pas tellement sur ce terrain-là est Showtime, jusque là pas tellement encline à faire des pépettes faciles en vendant un format au plus offrant, et pourtant, les faits sont là : une adaptation néerlandaise de Nurse Jackie est en préparation pour AVRO/Ned 3, sous le titre, vous l'aurez compris, de Charlie (c'est comme Jack McFarland : juste Charlie). Le problème, vous le voyez sur cette première photo de promo, est assez évident, il me semble. Une actrice ayant près de 15 ans de moins que l'originale, forcément jolie, sexualisée et ayant perdu tout son côté revêche (et probablement aussi torturée que mon chat quand il doit choisir entre pioncer et manger)... L'actrice Halina Reijn a-t-elle seulement compris ce qu'elle était supposée représenter en prenant la pose ? Même pas sûr. Dans tous les cas, les spectateurs ont rendez-vous avec Charlie en mars 2013. Ca, plus Golden Girls et le prochain remake de Roseanne, ça commence vraiment à faire beaucoup. Dans le fond, je sais même pas si on peut envier les Néerlandais d'avoir autant de séries locales, dans pareilles conditions. Ca mérite réflexion en tous cas.

AlFondoHalSitio

- PEROU :

* Souvenez-vous, on avait évoqué Mi amor, el wachimán, une comédie romantique, dans le précédent world tour. Eh bien, aussi ridicule que ça puisse paraitre à quiconque a jeté un oeil à la bande-annonce, la série est un succès qui ne se dément pas, devenant l'une des deux séries les plus regardées du pays. L'autre est également une comédie, nommée Al Fondo Hay Sitio ; toutes deux sont diffusées par la chaîne ATV (pour America TV).

NaKraiSveta

- RUSSIE :

* La diffusion de la mini-série Na Krai Sveta a commencé plus tôt ce mois-ci en Russie, et là comme ça, sur le papier, ça a l'air intéressant. Déjà parce que ce n'est pas un remake. Ce n'est pas non plus une série policière. Non, en fait, c'est l'histoire d'un couple qui se déchire autour de la garde de leur fille pendant leur divorce, conduisant à l'enlèvement de ladite progéniture, et c'est en plus inspiré d'un fait réel. Alors quel est le problème ? Eh bien, ce fait réel avait provoqué un incident diplomatique entre la Finlande, pays du père, et la Russie, patrie de la mère de l'enfant. Or, la plaie a été ouverte par cette série en 8 épisodes, qui a décidé de faire des Finlandais le portrait le plus caricatural possible, du père ombrageux à la belle-mère qui ne trouve rien de mieux qu'offrir pour les 8 ans de la gamine... une place au cimetière. Charmant. Tournée l'an dernier, en partie en Finlande, et avec 4 acteurs finlandais, la série a déclenché la colère des médias finlandais. Ils ne s'étaient pas offusqués quand, en février dernier, Na Krai Sveta avait été diffusée en Ukraine ; elle avait dû passer sous leur radar. Donc du coup, une histoire datant de 2008 fait remonter les bonnes vieilles rancoeurs à la frontière...

MuhtesemYuzyil-Bedroom

- TURQUIE :

* Chaque rentrée a ses succès... et ses échecs. Kanal D essuie deux revers cet automne, avec ses nouveautés Veda et Kötüyol, toutes deux inspirés de romans mais incapables de trouver leur public. Veda, on en a déjà parlé, est une série historique s'intéressant à la fin de l'Empire ottoman dans les années 20, tandis que Kötüyol, qui se déroule dans les années 50, est plutôt un drama à tendance romanesque qui raconte comme une femme, initialement promise à un homme qu'elle n'aime pas, rencontre en tentant de s'achapper un producteur qui lui permet de tenter une carrière dans le cinéma. Particulièrement atteinte par les problèmes d'audience, Veda a failli être purement et simplement retirée des grilles ; en fin de compte, la série n'est pas annulée pour le moment ; maintenue pour le moment dans sa case du jeudi à 22h30, elle doit subir des changements aussi bien côté scénaristes qu'acteurs, afin d'essayer de donner un second souffle aux épisodes. J'ai du mal à trouver des infos explicites sur le sort réservé à Kötüyol, mais si j'ai bien compris, on dirait que l'annulation n'est pas loin.
* Et puis une nouvelle intéressante : le ministère de la Culture et du Tourisme turc a décidé d'encourager les séries turques à être "vendues gratuitement" à des chaînes étrangères ; l'idée n'est évidemment pas de s'asseoir sur les quelques 60 millions de dollars US que représentent les exportations de la fiction turque, mais de favoriser l'implantation de certaines séries dans des pays où le ministère estime que le rayonnement culturel de la Turquie peut jouer un rôle important : "avec les séries télévisées, nous pouvons entrer dans chaque maison et contribuer à élargir l'influence de la culture turque". Le ministère de rappeler que de nombreux pays sont en train de s'intéresser à la langue turque ; y compris en Grèce où, notamment grâce à des séries comme Muhtesem Yüzyil (en photo ci-dessus, et accessoirement série turque la plus exportée du moment), certains mots et expressions simples sont entrés dans le vocabulaire des spectateurs. Ca doit donc vouloir dire qu'en Grèce, on diffuse les séries turques sans les doubler ? Bien bien bien, je note.
* Et puis on finit par l'award incongru du jour, remis à une bande-annonce de la nouvelle saison de Behzat Ç., qui a reçu un Key Award d'argent à la mi-octobre ; les Key Awards sont un évènement soulignant les réussites dans le domaine du marketing, de la publicité et des campagnes promotionnelles de tous poils, organisé par The Hollywood Reporter, et dans ce palmarès, elle est la seule fiction non-anglophone

ChuyenXuDua

- VIETNAM :

* Imaginez, vous êtes une chaîne de télévision, et quand une série ne fonctionne pas, vous perdez de l'argent. Or, perdre de l'argent, c'est pas trop votre truc... Alors que faire, que faire ? Eh bien, ne désespérez pas, le groupe du câble SCTV a trouvé une idée d'enfer ! C'est simple : les chaînes du groupe ont décidé de ne payer les sociétés de productions qui font les séries que si lesdites séries font au-delà d'un certain taux d'audiences. Bah voilà, il suffisait de demander. Vraiment c'était tout bête, hein. Bon en réalité c'est un peu plus compliqué que ça, vous vous en doutez, et là on entre dans ce qui semble être une particularité du système télévisuel vietnamien : jusqu'à présent, c'étaient les studios eux-mêmes qui devaient trouver des annonceurs, vendant en somme une série ET un minimum d'espaces publicitaires aux chaînes (c'était un peu tout bénef pour les chaînes, j'ai l'impression). Eh bien avec SCTV dorénavant, attention la surprise, c'est la chaîne qui cherche des annonceurs pour une série donnée, expliquant que les sociétés de production ont ça de moins à s'occuper et que du coup, elles n'ont plus d'excuses pour ne pas faire de la qualité, vu qu'elles sont déchargées de la question des annonceurs ! Jolie façon de confondre qualité et succès, au passage... Bon et puis, pour payer les sociétés de production, on se basera sur les audiences calculées de façon indépendante par TNS, hein, on n'est pas des bêtes non plus. La barre à été placée à 1,5 points d'audience (on estime que l'an dernier, un tiers des fictions diffusées par SCTV7 et SCTV14, les deux chaînes du groupe diffusant des séries, ont atteint ce degré de popularité), et si les séries ont des scores qui vont au-delà, les sociétés de production gagnent un bonus (prix par épisode : 4700 dollars US entre 1,5 et 1,7 points ; 7700 dollars US entre 1,8 et 2 points, etc...). Dans l'histoire je n'ai pas compris pourquoi les sociétés de productions devraient prendre le risque de n'être pas payées, au lieu de se reconvertir, mais apparemment SCTV incorpore ces nouvelles clauses à ses contrats depuis le début de la saison. Est-ce que je peux avoir un grand "what the fuck" dans le public, s'il-vous-plait ? Ah et comme j'avais pas d'idée pour illustrer cette news, j'ai pris la photo de promo au pif de la première série de SCTV venue, en l'occurrence Chuyện Xứ Dừa, diffusée cet été, et qui se déroule dans un village où on fabrique des bonbons à la noix de coco (ah oui apparemment, la tendance au Vietnam depuis quelques mois, ce sont les séries rurales, les spectateurs se détournant des séries où les personnages sont riches et glamour) ; la série avait atteint une moyenne de 1,6 points d'audience, ce qui veut dire que les producteurs ont été payés. Soulagement.

GenMishima

- USA mais en fait non :

* Au menu des adaptations en projet du moment, on trouve une nouvelle tentative d'adapter la série israélienne Reviat Ran (le premier essai, qui était devenu le pilote de The Quinn-tuplets, n'avait pas été transformé), la série de science-fiction chilienne Gen Mishima pour NBC Universal (l'original avait été diffusé aux USA par la chaîne mun2, du groupe Telemundo...qui fait partie du groupe universal, comme ça on reste en famille) qui s'intéresse à un journaliste découvrant des expérimentations génétiques et dont vous pouvez voir la photo de promo ci-dessus, la telenovela mexicaine Teresa pour ABC, les britanniques Gavin & Stacey et Rev., ainsi que la mini-série britannique Metropolis pour The CW, et l'australienne The Strange Calls, je ne sais plus si je l'avais mentionnée. J'en oublie forcément... Ah et appremment, l'adaptation de Rake sera pour FOX. Alors ça, le voyage au MIPCOM, il a été rentabilisé, hein !
* MundoFOX a lancé lundi la diffusion de la série colombienne Corazones Blindados, qu'elle présente comme sa première série originale. Absolument, et c'est pour ça que la série a démarré en Colombie courant septembre et qu'elle a été renouvelée par RCN pour une seconde saison... Tssk tssk tssk.

Hamarinn

Allez, on finit sur un truc que vous pouvez voir (enfin, peut-être) : la mini-série islandaise Hamarinn sera diffusée par Eurochannel à partir du 3 novembre. Hamarinn est un thriller un peu paranormal qui compte 4 épisodes, lesquels, c'est le détail regrettable de notre affaire, seront diffusés le samedi à minuit. Je ne l'ai pas encore vue, mais je n'en ai entendu que du bien, donc si vous en avez la possibilité, regardez !

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! Alors, comme d'habitude, la traditionnelle question : qu'est-ce qui vous a intéressés dans ce world tour ?
Ah et, puisque je vous tiens et qu'on a parlé adaptations, le projet de remake d'Accused par France2, on en pense quoi ? Je suis un peu partagée...

Posté par ladyteruki à 23:02 - Love Actuality - Permalien [#]

18-10-12

Des tweets et du poulet

C'est une affaire entendue : whisperintherain et moi faisons le possible pour remporter le pari de cette saison, regarder et reviewer chaque pilote. Une mission qui a ses hauts et ses bas, on a pu le voir ensemble depuis deux mois et quelques que nous avons commencé, mais qui apporte aussi d'excellentes surprises (comme en témoigne mon planning téléphagique personnel, colonne "Canada"). Mais certains jours, il convient de se faire rappeler à l'ordre. C'est le cas de l'ami Toeman, qui m'a relancée au sujet de la mise à jour du Pilot Watch (je sais, je sais, je suis en-dessous de tout !) qui date d'il y a un bon mois, et qui ne prend pas en compte des dates pourtant mentionnées dans mes posts ou dans mes commentaires. Exemple : . Alors gloire en soit rendue, aujourd'hui, à Toeman, car si j'ai vu le pilote de The Strange Calls rapidement après sa diffusion, c'est en grande partie grâce à lui (il m'a même dit où le trouver). Et il l'a reviewé à la vitesse de l'éclair par-dessus le marché !
Voilà, lisez-moi ça, et puis moi pendant ce temps, je retourne me fouetter pour n'avoir pas encore écrit la review de Puberty Blues alors que la première saison est finie, ou de House Husbands alors que la saison touche à sa fin dimanche. Bad, bad lady !

TheStrangeCalls

The Strange Calls, mise en chantier pour la chaîne publique ABC2, est en effet un petit... ovni. La série fantastique est en effet conçue pour être multiplateforme, prenant avantage des réseaux sociaux et créant un univers sur le net qui offre un complément vis-à-vis des épisodes diffusés ; qui plus est, même si seulement 6 épisodes sont prévus pour la télévision, des webisodes sont apparemment également prévus.

Alors, au fait, ça parle de quoi ? Eh bien d'une petite bourgade bien tranquille, appelée Coolum, dans laquelle l'officier Banks (incarné par Toby Truslove, héros d'Outland un peu plus tôt cette année, qui a donc remplacé l'univers de la SF par le fantastique) est muté à son corps défendant à l'initiative de son père, haut gradé. Banks sera en charge, désormais, de la permanence nocturne de la police locale, dont les bureaux sont installés dans une vieille caravane (accessoirement c'est aussi là qu'il va être hébergé). Coolum a toutes les apparences du trou paumé, ce qui est difficile à avaler pour notre héros, mais quand vient la nuit, des évènements étranges s'y produisent. C'est en tous cas ce qui lui affirme un vieil homme qui s'est autoproclamé gardien des nuits de la ville, et qui a décidé d'emblée que Toby allait le suivre dans les passionnantes aventures qu'il vit en se lançant sur la piste des appels étranges reçus à la permanence.

Le pilote rappelle la structure et le ton de séries comme Eerie, Indiana, à la différence près que The Strange Calls ne cible pas uniquement le jeune public. Les évènements qui se déroulent à Coolum sont bizarres, cocasses, limite ridicules, mais totalement assumés en tant que tels.
C'est grâce aux deux personnages principaux que le pilote de The Strange Calls conserve en fait sa crédibilité. D'une part, on a Toby, qui outre le fait qu'il débarque à Coolum, a aussi une vie personnelle compliquée (sa copine n'est même pas venue lui faire ses adieux avant son départ pour sa nouvelle affectation, c'est son père qui l'a muté...), et qui endosse le costume de sceptique de la série. Il est plongé dans ce monde débile, et il le sait, que c'est absurde. Et il le dit. Cela évite du coup au spectateur de le faire, et ses excès (comme sa petite colère en cours d'épisode) permettent même de mettre cela sur le compte de son tempérament grognon, quand bien même on puisse comprendre que son nouveau poste ne l'enchante guère. Mais surtout, c'est le vieux Gregor qui donne à The Strange Calls toute sa saveur. Au terme du seul pilote, difficile de déterminer si ce vieux filou est réellement convaincu qu'il se passe des choses incroyables à Coolum... ou si tout simplement, il est en quête d'aventure et d'excitation. Ce vieil homme survolté (qui prétend avoir 47 ans, alors qu'il en fait 80 selon ce pisse-froid de Toby, et 65 selon moi qui suis nulle pour deviner l'âge des gens) est tout simplement ravi d'avoir un jeu ET un compagnon de jeu, les mystères de la vie nocturne de Coolum n'étant visiblement qu'un prétexte pour lui.
Et du coup, comme lui non plus ne prend pas vraiment tout cela au sérieux (point ici de dynamique Mulder et Scully), The Strange Calls ne se fait pas passer pour ce qu'elle n'est pas, et on s'amuse pendant une petite demi-heure des étrangetés de Coolum.

Alors, et côté interactivité, me direz-vous ? Eh bien, The Strange Calls se défend très bien.
D'abord parce qu'il y a un véritable parti-pris : celui de faire en sorte que ce qui se passe sur internet semble être le fait de Gregor. Ainsi, le site supposé officiel de la série est en fait son site personnel : la page "About" parle de lui, pas de la série, on y trouve un vlog qui est en fait une façon de regrouper les webisodes, et ainsi de suite.
Mais surtout, c'est le compte Twitter de Gregor qui réussit particulièrement bien cette entreprise, parce que l'utilisation de Twitter est totalement intégrée DANS l'épisode ! A plusieurs reprises, on le verra ainsi prendre des photos, soulignées par l'utilisation d'un petit effet sonore renforçant encore l'absurdité du moment... lesquelles sont postées pendant la diffusion sur le compte Twitter (les doutes de Gregor quant à l'orthographe d'un mot sont mentionnés à un passage de l'épisode ; je ne vous mets pas de lien, c'est spoiler) ; ou encore, dans les scènes où le personnage de Gregor n'apparait pas, on peut le voir interroger ses followers :

Evidemment, pour le public australien, cette interactivité joue beaucoup mieux son rôle que lorsque nous, pauvre téléphages français, devons attendre de cagouler l'épisode puis le regarder, probablement en soirée, en tous cas certainement pas un mardi à 21h30 heure locale ! Reste que cette initiative est fort bien employée, et que la réactivité du compte Twitter est impeccable : il ne s'agit pas juste de tweeter un message à l'heure dite, Gregor nous répond, nous follow, bref, il existe !
La dimension supplémentaire de ce compte Twitter est aussi que, le reste du temps, entre deux épisodes donc, Gregor solliloque sur diverses bizarreries qui piquent sa curiosité, permettant ainsi d'approfondir le personnage, ou en tous cas, d'aller plus loin dans la connaissance de ses centres d'intérêt ou son humour, sur lequel repose énormément la série, après tout.

Alors, si du point de vue de l'histoire à proprement parler, The Strange Calls n'a pas inventé la poule la poudre, et que son étrange intrigue fantastico-policière ne donne pas nécessairement dans un registre propre à provoquer le moindre frisson (et pourtant, je suis une grande peureuse), quand on regarde globalement ce qui se passe autour de la série, on finit par avoir un petit évènement bien de saison même si Halloween, en Australie, ça tombe... au printemps, divertissant et bien troussé.
The Strange Calls ne sera pas la série de l'année, donc, mais on s'en fiche : ça ne durera que 6 épisodes !

Allez hop, un pilote australien de fait. Plus que Puberty Blues, House Husbands, Jack Irish et... ouh, j'ai la tête qui tourne.


Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 11:53 - Review vers le futur - Permalien [#]

10-05-12

What's up down under ?

Il y a quelques semaines, je vous avais proposé de faire le tour de ce qui nous attendait dans les mois à venir du côté de la fiction scandinave.
Eh bien aujourd'hui, si vous avez le temps pour une petite balade, je me suggère de vous emmener dans une promenade parmi les prochaines séries australiennes, qui ne manqueront pas de tenir une large place sur ce blog quand viendra le moment de leur diffusion puisque, vous le savez, j'ai développé ces dernières années une tendresse toute particulière pour ce pays dont les fictions ne me déçoivent (presque) jamais, comme peuvent en témoigner mes post exaltés sur Woodley, Outland ou encore Woodley. Pardon, je voulais dire Miss Fisher's Murder Mysteries.

Un petit avertissement cependant : certains projets que j'ai pu évoquer ces dernières semaines, comme la mini-série Carlotta avec Jessica Marais, mettons, ne figurent pas dans ce gigantesque récapitulatif qui ne couvre que les projets de séries prévus pour une diffusion en l'an 2012. Pour ce qui se passera au-delà... on aura le temps d'y revenir une autre fois !
Prêts ? Alors on est partis !

TrickyBusiness

Du côté du network Nine, d'abord, les festivités commencent dés la semaine prochaine avec le lancement, le 14 mai, de la nouvelle série Tricky Business. Dans cette série dramatique déjà fort comparée à Packed to the Rafters, mais empruntant aussi à une formule procédurale, on suivra une famille dont le coeur de métier est de procéder au recouvrement de dettes. Au casting, plein de visages bien connus des spectateurs australiens : Shane Bourne (City Homicide), Gigi Edgley (Farscape), Debra Byrne (The Secret Life of Us), Kip Gamblin (Home and Away), Antony Starr (Rush et prochainement dans Banshee) et Lincoln Lewis (Neighbours, SLiDE...).

Howzat

On attend maintenant la date de diffusion pour la mini-série Howzat!, lancée par Nine suite au succès public et critique de Paper Giants chez la concurrence. J'ai déjà eu l'occasion à plusieurs reprise de vous expliquer le challenge qui attend cette série qui va tenter de jouer sur la réputation de la série dont elle est officieusement le spin-off, en ayant toutefois pris de la distance avec son équipe créative ou le cast qui avait fait son succès. Howzat! sera diffusée en deux parties avec Lachy Hulme dans le rôle principal, celui du magnat des médias Kerry Packer.

Underbelly-logo

Difficile de mentionner les séries australiennes sans passer par Underbelly : Nine n'a aucun intérêt à laisser mourir la franchise, et celle-ci reviendra pour une nouvelle mini-série de 8 épisodes, quelque part pendant le second semestre 2012. Underbelly: Badness (c'est vous dire) continuera de s'intéresser à l'histoire criminelle de l'Australie, mais sera plus moderne qu'aucune autre série de la franchise à ce jour, puisqu'elle s'intéressera à la période 2001-2011, une période qui couvre la durée de l'enquête sur le parrain Anthony Perish, campé par Jonathan LaPaglia, qui profite de la gloire de The Slap pour se refaire une santé sur le petit écran australien.

L'un des rares projets de Nine en matière de dramédie s'appelle House Husbands ; la série s'intéressera en 10 épisodes à 4 pères au foyer, et sera produite par l'équipe de la série adolescente SLiDE. On nous promet d'apprendre à faire la connaissance avec des hommes qui découvrent qu'éduquer des enfants... ne signifie pas nécessairement qu'il faut cesser d'en être un soi-même.

BikieWars

Du côté de Ten, on n'est pas en reste. A l'instar des Underbelly (c'est d'ailleurs la même équipe), mais aussi de fictions comme Paper Giants, la mini-série Bikie Wars: Brothers in Arms s'intéressera à l'histoire récente de l'Australie en retournant en 1984, pour raconter l'affrontement entre deux bandes rivales de bikers ; la série démarre le 15 mai prochain, et nous permettra de retrouver Todd Lasance (Crownies), Luke Ford (Home and Away), Anthony Hayes (The Slap), Damian Walshe-Howling (Terra Nova) et Callan Mulvey (Hartley, Rush...). Voici la première bande-annonce...

Pour ce qui est des plans du network Ten pour la suite de l'année, on vient d'annoncer officiellement la mise en chantier d'une dramédie policière du nom de Mr & Mrs Murder, dans laquelle l'incontournable Kat Stewart et Shaun Micallef (tous deux au générique d'Offspring) incarneront un couple de spécialistes en nettoyage de scènes de crime, qui décident de mener des investigations trop complexes pour la police.

ReefDoctors

Reef Doctors est également au programme. La série, pensée plutôt comme un drama familial, suivra une mère célibataire qui dirige une équipe de médecins, dans une clinique travaillant dans une communauté près de la grande barrière de corail. La série devrait marquer le retour sur le petit écran de l'actrice Lisa McCune dans le rôle principal, qui n'avait plus travaillé depuis l'annulation de la série Sea Patrol.

PubertyBlues

Le projet le plus ambitieux de Ten pour 2012, c'est l'adaptation du roman Puberty Blues. Avec un cast à tomber par terre et les producteurs John Edwards et Imogen Banks, très en forme ces dernières années, nul doute que la série fera partie de celles qui comptent.
Le roman Puberty Blues, écrit à quatre mains, racontait quelques mois de l'adolescence de deux jeunes filles prises dans le tourbillon d'un groupe de surfeurs ; assez glauque et dur (on y parle, pêle-mêle, d'alcool, de drogue et de viols...), le roman avait fait l'objet d'une adaptation ciné très édulcorée dans les années 80. De par la moyenne d'âge du cast (cf. l'une des premières photos de promo, ci-dessus), on devine ici que la série devrait aussi aborder le point de vue des adultes, certainement des parents, ce qui est un ajout original et risqué par rapport au matériau d'origine. Il faudra garder l'oeil sur cette série dont on souffle qu'on pourrait la découvrir cet été.

H2O

Du côté des séries pour la jeunesse, Ten a aussi prévu de mettre du budget dans Mako Mermaids, spin-off de la série H2O (dans laquelle a débuté Phoebe Tonkin, aujourd'hui dans The Secret Circle). Le tournage de ces 26 épisodes d'une demi-heure a débuté mardi, et raconte comment trois jeunes sirènes tentent de défendre leur île magique... Lucy Fry (également au générique de Reef Doctors), Ivy Latimer (Home and Away, Love My Way) et Amy Ruffle, une inconnue, enfileront à leur tour les nageoires en plastique qui ont fait le succès de leurs aînées. Le budget total de cette production s'élève à près de 10 millions d'euros...

WinnersandLosers

Chez Seven, on y va plus doucement. La chaîne doit encore annoncer ses plans pour la série Winners & Losers, dont la saison 2 n'a toujours pas de date de démarrage. C'est d'autant plus étrange que tous les facteurs devraient être réunis pour faire de cette nouvelle saison un véritable succès : excellentes audiences l'an passé, cliffhanger, et le tournage date même de l'été 2011... On se demande ce qui retient le network.

Quant aux nouveautés, elles sont pour le moment un point sur l'horizon. A Place to Call Home, un feelgood drama produit par l'équipe de Packed to the Rafters, est en projet, mais pour l'instant sans date d'arrivée sur les écrans. On souffle  qu'un projet de Jane Turner et Gina Riley serait également en développement. Mais, attendez, ne seraient-ce pas les créatrices de Kath & Kim ? Un nouvel indice, peut-être, dans notre chasse au scoop sur le retour de la série...!
Seven a aussi en projet une série pour la jeunesse du nom d'In your dreams, dans laquelle deux adolescentes australiennes, les jumelles Samantha et Beth Haselton, font l'expérience d'un choc des cultures alors qu'elles passent des vacances avec leur lointaine famille excentrique dans un château allemand.

...Mais c'est bel et bien du côté du public que les projets sont les plus nombreux : le groupe ABC développe de plus en plus de séries australiennes, et on ne va pas s'en plaindre. Il faut dire que ce sont sur ses publiques épaules que reposent les principales subventions et obligations relatives au développement de la fiction nationale, et ABC1, notamment, a énormément de commandes en cours.

Ainsi, Devil's Dust, une mini-série en deux parties, s'intéressera-t-elle au scandale de l'amiante. On a vu il y a quelques semaines que le cast comporterait à nouveau Anthony Hayes (The Slap), ainsi que Don Hany (East West 101) et Ewen Leslie.

JackIrish

ABC1 toujours, qui nous prépare également Jack Irish, dont là aussi on a déjà eu l'occasion de discuter et qui signe le retour à la télévision australienne de l'acteur Guy Pearce (Mildred Pierce), accompagné par Anthony Hayes (décidément l'acteur de The Slap qui mène le mieux sa barque cette année), Damien Garvey (Terra Nova, Sea Patrol), Shane Jacobson et Roy Billing. Deux affaires d'une heure et demie chacune sont prévues, au cours desquelles ledit Jack Irish tentera de mettre la main sur des personnes qui font exprès de disparaitre pour échapper à leurs dettes. On nous promet un drame sombre, et cette première image de promo confirme effectivement cette prédiction.

Très attendue, mais pour des raisons différentes, Redfern Now est une série en projet depuis un bon bout de temps maintenant, et qui ambitionne d'être une fiction écrite, tournée et interprété par des australiens aborigènes (en tout, ils sont 250 à travailler sur le projet), avec pour seule aide extérieure, excusez du peu, le Britannique Jimmy McGovern (Cracker, Accused) qui en a supervisé l'écriture. La série s'intéressera à six foyers de Redfern, un quartier où se croisent tous les contrastes. Un projet qui prend en plus une saveur particulière alors que SBS s'apprête à lancer une chaîne publique à destination des aborigènes, et vient de débloquer 63 millions de dollars australiens (un peu moins de 50 millions d'euros) dans ce but...

ThisChristmas

Vers la fin de l'année, This Christmas (auparavant titrée New Christmas lorsqu'elle avait été annoncée) fera également son apparition. Cette comédie originale proposera six épisodes, dont chacun se déroule à une année d'écart alors que la famille Moody célèbre les fêtes de fin d'année. On trouve derrière ce projet Phil Lloyd (At Home With Julia) et Trent O’Donnell (Laid), qui ont déjà travaillé ensemble sur un épisode spécial Noël de Review with Myles Barlow, au concept similaire.
Ce projet de comédie est rejoint par un autre qu'on avait déjà abordé, Please Like Me, sur le difficile passage à l'âge adulte d'un jeune homme qui pensait prendre son indépendance et finit par retourner vivre avec sa mère divorcée, pour découvrir que les parents, c'est plus ce que c'était... Les deux séries jouissent chacune d'une commande de 6 épisodes d'une demi-heure.

Il se murmure également que la chaîne aurait mis en chantier The Time of our Lives, qui n'est pas du tout le soap auquel vous pensez, mais une gigantesque série chorale radiographiant la vie de protagonistes dans la trentaine et la quarantaine. Le développement de ce projet n'a cependant pas encore été confirmé officiellement, mais les mêmes murmures indiquent qu'on pourrait s'attendre à une diffusion dés la fin des Jeux Olympiques de cet été, ce qui serait très, très rapide.

La petite soeur ABC2 proposera de son côté un ambitieux projet de série multiplateforme, avec The Strange Calls : les épisodes diffusés sur la chaîne seront complétés par des webisodes, ainsi qu'une narration parallèle via Twitter et Facebook. On trouve au coeur de ce projet Toby Truslove (Outland) dans la peau d'un flic de la ville qui se retrouve muté dans une brigade de nuit d'une petite bourgade côtière, où il va se trouver confronté au paranormal... Les 6 épisodes de cette série étonnante ont été tournés entre février et mars dernier, et je vous avoue que la curiosité risque de l'emporter !

Rake

Au rayon des retours, ABC ramènera la dramédie légale Rake pour une deuxième saison. Le tournage a repris le mois dernier, donc il va falloir s'armer de patience... Et en parlant de patience, la comédie journalistique Lowdown revient pour une seconde saison, près de 2 ans après sa première diffusion ; on y retrouve Adaw Zwar, l'un des créateurs de la série Wilfred d'origine.

Tangle

Un tout petit mot sur le câble, vite fait parce que ce n'est pas encore là que ça se passe.
Outre la grande inconnue que représente le renouvellement de Tangle pour une quatrième saison (vu le budget dépensé par Showcase l'an dernier sur la mini-série Cloudstreet, la troisième saison était déjà un miracle), tous les regards sont tournés vers Wentworth, la série carcérale de FOXTEL dont je vous expliquais la genèse voilà deux mois. Très attendue, la série produite par Jo Porter (Packed to the Rafters) est pourtant baignée de mystère : on ignore le nombre d'épisodes commandés, la distribution, et ne parlons même pas d'une date de diffusion !


Ah, avant de vous quitter, juste un dernier mot pour vous signaler que la saison 2 de Laid a repris en ce mois de mai, pour ceux qui avaient accroché à cette comédie romantique morbide, et avec tout ça, vous êtes parés pour faire votre marché dans les prochaines séries australiennes de l'année !

Posté par ladyteruki à 18:24 - Love Actuality - Permalien [#]