ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

29-09-12

Semper Fi

On retourne à notre défi de la saison, puisque whisperintherain et moi-même tentons de regarder puis reviewer chaque pilote de la saison. Une tache qui n'est pas anodine, voire même parfois un peu décourageante certains jours. Et puis certains autres, la motivation n'est pas un problème ! J'en veux pour preuve le pilote du jour : Last Resort. Qui accessoirement est la seule série qui me fait rêver depuis le printemps...
Comme toujours, sitôt qu'il sera rédigé, vous trouverez au bas de ce post un lien vers son jumeau chez whisper, histoire de comparer nos deux avis.

LastResortCe post a été programmé à l'avance, on se retrouve demain avec un post de première fraîcheur, promis !

Ma politique, en termes de nouveautés américaines, est depuis quelques années maintenant de prendre les choses comme elles viennent. De ne rien attendre, ni en bon, ni si possible en mauvais. De ne pas se laisser influencer par le buzz positif ou négatif qui entoure certaines séries avant leur apparition sur les écrans. Cela se traduit par un refus absolu d'avoir des projets "favoris", de ne célébrer aucun pilote "picked up" par principe, et de ne regarder ni promos, ni trailers, ni même, dans la mesure du possible, posters promotionnels. C'est le visionnage du pilote qui doit décider de mon rapport à la série, et rien d'autre.
En matière de buzz négatif, il était par exemple difficile d'échapper à l'épouvantable réputation de The Neighbors. On y reviendra en temps voulu mais disons qu'il n'y a pas toujours de fumée sans feu ; pourtant, c'est justement pour des séries comme ça que mon souhait de rester neutre a le plus d'importance : difficile laisser une véritable chance à la série quand on en attend les pires horreurs. Mais le buzz négatif est généralement plus subit qu'autre chose : on ne peut pas échapper aux remarques assassines, au tweets narquois et aux articles pour le moins peu élogieux. Pour le buzz positif, il me semble en général plus facile de faire la sourde oreille ; peut-être parce qu'on s'habitue, à force de fréquenter les communautés téléphagiques, à ce que d'autres aient des goûts différents, et que l'impact des commentaires ou critiques enthousiastes est finalement moindre. Je pensais globalement m'en tirer plutôt bien, cet automne, en matière de neutralité.
A une exception près. Une série pour laquelle j'ai brisé toutes mes règles, ou presque. Les commentaires positifs ne sont pas tombée dans l'oreille d'une sourde. J'ai lu des news ; pas toutes, mais plusieurs. J'ai même cliqué sciemment sur un lien vers le poster promotionnel quand il est apparu sur ma timeline Twitter. Pour Last Resort, j'ai désobéi en toute connaissance de cause à des principes que pourtant j'applique avec la plus grande fermeté depuis plusieurs saisons maintenant. Pour Last Resort, à mesure que la série est devenue un pilote, puis une série, puis une date dans la grille d'automne, j'ai été enthousiaste, puis heureuse, puis impatiente. Last Resort a fichu par terre toutes mes tentatives de prendre chaque pilote pour ce qu'il est, et non pour ce que j'espère qu'il sera.

Est-il surprenant dans ces conditions que j'aie regardé le pilote de Last Resort avec des étoiles dans les yeux ? Pas vraiment. C'était voué à se produire. Une telle anticipation l'avait précédé, que j'étais forcément folle de joie à l'idée d'enfin attaquer ce que je considérais comme LE gros morceau US de l'automne (avec, dans une moindre mesure, Revolution... but that ship has sailed). J'étais également légèrement anxieuse à l'idée que je pourrais être déçue. Soyons clairs : quand on anticipe le démarrage d'une nouvelle série depuis plusieurs mois, quand vient le moment de découvrir le pilote, c'est généralement quitte ou double ; soit on est fou de joie parce que c'est exactement ce qu'on en attendait, soit on est cruellement déçu parce que les scénaristes n'ont pas fait la série sur-mesure qu'on s'est imaginée cent fois pendant l'été.
...Et c'est précisément pour ça que je voulais m'imposer une obligation de neutralité !

Clairement, le pilote de Last Resort n'est pas la perle que j'attendais. Justement parce que j'avais eu tout l'été pour cristalliser mes attentes envers la série, un fantasme téléphagique à la fois (certains rejoignant quelque chose que je griffonne de mon côté depuis quelques années maintenant).
Mais pas seulement. Parce que ce pilote est aussi épouvantablement maladroit. Pour quelqu'un qui n'a jamais accroché plus que ça à The Shield et n'en a donc vu qu'une poignée d'épisodes, découvrir que Shawn Ryan peut écrire un script aussi pauvre est une sacrée déconvenue : je pensais avoir affaire à quelqu'un d'un peu plus solide.
En fait, j'ai passé une bonne partie du pilote à me demander si au départ, l'épisode inaugural de Last Resort n'était pas supposé durer 1h30, pour finalement être brutalement coupé à la hache ensuite : "OK, cette ligne on l'enlève... là on oublie ce plan... là on va mettre un peu plus de suspense sur les missiles et... là on va remplacer ce passage introductif par du Mozart". Il manque énormément de temps d'exposition à Last Resort ; c'est quelque chose qui est en partie dû à son genre, car la série est clairement orientée vers les standards du blockbuster, mais aussi au fait qu'en moins de trois quarts d'heure, la situation est installée, le sous-marin amarré dans sa baie, les ultimatums lancés, tout. Si bien qu'il n'y a qu'une place très restreinte pour apprécier la mesure des personnages, ou les véritables thématiques de cette histoire.

Or ces thématiques sont toujours aussi furieusement intéressantes ! On sent bien, une ligne de dialogue à la fois, que Last Resort a une idée plutôt précise de ce qu'elle veut questionner. De toute évidence, les deux créateurs de la série ont fantasmé au moins autant que moi sur les possibilités de cet exil ! Le dilemme entre l'honneur et le devoir, de toute évidence ; mais aussi, à travers cela, ce qui fait qu'un homme va se conduire dignement, même alors qu'il n'y est plus forcé. La question de la place des femmes dans un contexte très masculin (et très fermé) se pose également. Sans compter que Last Resort ambitionne aussi d'intégrer des notions géopolitiques, et surtout, des axes complotistes, de toute évidence (ce sont deux angles que je n'anticipais pas tellement, d'ailleurs, et c'est une bonne surprise).
Oui, il fallait résolument une bonne heure et demie à Last Resort pour nous parler de tout ça, pour passer un peu de temps avec ses héros qui sans cela paraissent un peu monochromes, et peut-être même creuser un peu mieux l'opinion de ceux restés au pays (on ne voit, à mon goût, pas assez d'images télévisées, par exemple).

A plusieurs reprises pendant l'épisode, prenant le pouls de ma réaction, j'essayais de savoir : à quel point suis-je déçue ? A quel point suis-je satisfaite ? A quel point ce pilote pourra-t-il dépasser la précipitation de son installation et tirer partie de son incroyable sujet ?
Force est de constater que, même s'il s'en est trouvé légèrement modifié, mon enthousiasme au sujet de Last Resort n'est pas tombé. J'ai CONFIANCE en ce pilote, pour plusieurs raisons. Déjà, ce par quoi il a pêché n'a pas de raison de perdurer. Ensuite, le cast est solide : Braugher, bien-sûr, bien qu'il lui arrive un peu d'en faire des tonnes (venant de lui ça peut prendre par surprise...), Speedman, pas aussi monolithique que je l'aurais pensé (mais je ne l'ai plus vu depuis qu'il était à la fac à New York, alors...), Robert Patrick, fidèle à lui-même, et Autumn Reeser a ses moments, même en mode pile électrique. Et puis...

Et puis, il y a autre chose. Cette thématique. Cette thématique qui est double : la création d'une micronation... et le fait qu'il s'agisse de militaires. La micronation, je trouve que c'est captivant, c'est le coeur de ce qui m'intéressait à la base dans ce sujet, le coeur de ce qui m'a fait rêver tout l'été. Et les militaires...
Quand j'étais adolescente, j'ai découvert à travers SPACE 2063 des notions qui jusque là ne m'étaient pas du tout familières, à travers le code de l'honneur des Marines. C'était, de tout ce qui m'impressionnait à l'époque dans la série (et à vrai dire, m'impressionne encore à chaque revisionnage), ce qui avait le plus d'impact sur moi. On n'abandonne pas nos postes. On n'abandonne pas nos hommes. On n'abandonne pas nos morts... On n'abandonne jamais. Semper Fi. Il y avait un ensemble de règles, qui à première vue semblent évidentes (évidemment qu'on ne va pas laisser un soldat seul sur une planète ennemie, on va aller le chercher, dammit !), mais qui formaient des hommes droits qui inspiraient le respect. Et j'avais un énorme respect pour ces personnages qui, lorsqu'ils revêtaient l'uniforme, répondaient tous au même code de conduite, mais n'en étaient pas moins humains. Cela donnait des cas de conscience superbes. Au niveau de la dramatisation, sincèrement, on peut difficilement rêver mieux. Et si, 16 ans après avoir découvert SPACE 2063, je ressens toujours cett loyauté envers la série, c'est parce que parmi ses multiples qualités, celle-ci n'était pas des moindres.
Alors qu'aujourd'hui Last Resort s'en serve comme pivot des actions de ses personnages, c'est sûr, ça me touche personnellement. Ça touche à ce qui a fait de moi une téléphage, la raison pour laquelle je dévore des séries, la raison pour laquelle je suis là, en train de taper ce post que vous lirez dans quelques minutes ou quelques heures. Je ne peux physiquement pas dire du mal d'une série qui reprend ce thème, l'exploite plutôt bien (l'épisode est en vitesse accélérée, c'est sûr, mais la question est correctement traitée), et décide de faire reposer tous ses enjeux dessus. Vraiment, même si je le voulais, je ne pourrais pas m'en détourner, avec toute la bonne volonté du monde... ce n'est pas dans mon ADN téléphagique !

Alors ce pilote, il est mené tambour battant, il est parfois désarmant (ah ah) de par les raccourcis qu'il emprunte, et ses personnages ne sont pas très approfondis, soit. Mais tout est en place, absolument tout, pour que la suite de la série soit capable d'exploiter correctement les pistes évoquées. En fait, c'est tout son objectif !
Attention, il va y avoir un spoiler dans ce paragraphe, mais concrètement, le sous-marin s'est fait attaquer une fois... ça ne va certainement pas se produire dans tous les épisodes, pas vrai ? Qu'est-ce que Last Resort peut bien faire d'autre de ses 45 minutes par semaine, sinon exploiter ces thèmes ? Bon, quelques minutes à Washington, c'est normal, mais le coeur de l'intrigue il est sur l'île, et l'île ne sera pas sous menace extérieure dans la plupart des épisodes (juste les sweeps et le season finale, objectivement), non ? Ça me semble tellement évident.

Parce que j'ai confiance. Je ne devrais peut-être pas ; il serait même plutôt naturel de ma part, alors que je goûte si peu les séries d'action/adrénaline, que je me méfie de Last Resort après ce pilote pressé et rempli de tension. Mais rien à faire. Ma curiosité est piquée de longue date pour les sujets qui auront le temps d'être abordés dans les épisodes suivants, mon coeur bat déjà pour ces militaires qu'on a formés à obéir à un code qu'il va falloir réévaluer en partie (la question étant justement de savoir ce qu'ils gardent et ce qu'ils jettent), et je me dis que tout est en place pour que Last Resort me donne à réfléchir et à ressentir des tas de choses. Et ptet aussi que des fois il y aura des scènes d'action, bon, le compromis aurait pu être pire.

Chaque année, je regarde des tonnes de pilotes et juge, d'après eux, si je suivrai la suite de la série. J'ai déjà eu des commentaires me disant que c'était injuste : une série ne saurait se résumer à son pilote. Pour moi, l'essentiel, c'est de percevoir du potentiel, parce que le pilote soit abouti d'entrée de jeu ; si je ne poursuis pas la plupart des séries que je teste, ce n'est pas toujours parce que le pilote est mauvais : c'est parfois simplement parce qu'il ne me semble pas porter le potentiel d'une série que j'aurais envie de voir évoluer. Avec Last Resort, clairement, le pilote n'est pas l'incarnation de la perfection. Ce n'est pas le coup de coeur espéré. Mais la vache, il a tout le potentiel qu'il faut pour m'inciter à revenir (ventre à terre) dans une semaine, parce que je pense que si on lui laisse le temps de se poser et de respirer calmement, Last Resort peut me ravir pour 13 épisodes.

Et désormais, l'anticipation continue... celle de la semaine prochaine.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 08:00 - Review vers le futur - Permalien [#]

22-03-12

Winter is finally coming !

BlackMarch

Vous savez quel est le grand défaut de Kommissarie Winter, qu'arte diffuse à compter de ce soir sous le titre Les Enquêtes du Commissaire Winter ? De ne pas avoir de sortie en DVD avec des sous-titres anglais ou français à ce jour.
C'est le SEUL défaut.
Et il peut être aisément corrigé. [insérer ici un gros clin d'oeil appuyé en direction d'arte]

Je trouve infiniment dommage qu'arte ne fasse pas autant de bruit autour de Kommissarie Winter que de Borgen, alors que la série n'en est pas moins très méritante (mais Borgen, à quelques semaines des élections, forcément ça fait plus de buzz, normal).
Puisqu'il faut donc tout faire soi-même ici, je vais donc vous rappeler qu'il FAUT regarder Kommissarie Winter, série à laquelle j'ai déjà abondamment jeté des fleurs dans ces colonnes, ainsi que les tags au bas de cet article vous le rappelleront. Ce n'est pas une série policière comme les autres, et vous n'êtes pas sans savoir que venant de moi qui déteste la plupart des séries policières, c'est un vrai compliment.

A l'occasion de Scénaristes en Séries, voilà ce qui semble maintenant faire une éternité, j'avais eu la chance de découvrir le pilote de la série, et d'approcher Trygve Allister Diesen, réalisateur de "Vänaste land", première enquête en deux parties de notre cher commissaire. Cet homme, absolument charmant au demeurant, s'est avéré bien plus bavard au sujet de la série qu'Åke Edwardson, l'auteur des romans dont la série est tirée, et je me suis dit que je n'allais pas garder cette rencontre jalousement pour moi. Je vous propose donc aujourd'hui nos échanges. (vous l'aurez compris, contrairement à la dernière fois, cette interview n'a rien de fictif)
Je vous épargne le moment pénible pendant lequel il a tenté laborieusement de m'apprendre à prononcer son nom sans buter dessus, et passe directement aux questions relatives à la série. Croyez-moi, c'est pour votre bien.

TrygveAllisterDiesen

lady - Donc, vous êtes le réalisateur de Kommissarie Winter ?
Trygve Allister Diesen - Le réalisateur et "concept director", oui, j'ai réalisé les deux premiers épisodes, et établi d'identité de la série. Je n'ai pas écrit la série, mais en Scandinavie, on a ce qu'on appelle un "concept director" qui est là pour créer l'identité visuelle, et définir le ton de la série.

lady - Et c'est justement un ton très spécifique...
Trygve Allister Diesen - Oh, merci ! C'est ce que j'ai essayé de faire.

lady - Comment êtes-vous venu à ce projet ?
Trygve Allister Diesen - Sur un appel téléphonique. [rire] Non, je travaillais sur autre chose, et ils m'ont envoyé le livre d'Åke Edwardson. Ils avaient vu ma mini-série, qui s'appelle Torpedo...

lady - Quelque chose de complètement différent...
Trygve Allister Diesen - Oui, tout-à-fait ! C'était plus proche de The Shield, c'était beaucoup plus sombre, plus réaliste, plus brutal, et plus dur, avec un ton totalement différent, mais ils avaient vu Torpedo et m'ont dit qu'ils voulaient me rencontrer, que je lise le livre et que je voie si je pouvais en faire une série. Et j'ai aimé le livre. Et j'ai aimé les producteurs. Et l'acteur est monté à bord... et tout d'un coup on était en train de tourner. C'est comme ça que ça s'est passé. En tant que réalisateur, c'est vraiment un gros engagement, ça a pris près d'un an de faire ces deux épisodes, c'est le plus gros projet de ma vie ; du casting à la post-production, tout ça prend du temps, et ça demande beaucoup de patience. Je crois que John Huston disait que le métier de réalisateur, c'est trouver le meilleur script possible, embaucher les meilleurs acteurs possibles... et trouver la meilleure chaise possible. C'est vrai ! Une grande partie de ce métier consiste à trouver avec qui on veut travailler, puis de les inspirer pour qu'eux fassent de leur mieux, et ensuite de s'en attribuer tout le mérite.

lady - J'étais vraiment très touchée, hier lors de la projection. C'est probablement l'un des meilleurs épisodes qu'on ait pu voir ce weekend. Ce n'est pas une série d'enquêtes comme les autres... Est-ce la raison pour laquelle vous avez voulu travailler sur cette série ?
Trygve Allister Diesen - Absolument. Et c'est la raison pour laquelle nous avons passé tellement de temps sur le casting pour Erik, le personnage principal. Magnus Krepper a été approché à peu près en même temps que moi, je pense. Alors quand je suis arrivé, il s'agissait de savoir si nous voulions travailler ensemble, et j'ai trouvé très intéressant de travailler avec lui, il n'est pas un acteur comme les autres. Il est suffisamment courageux pour se montrer faible, il ne ressent pas le besoin de se montrer comme quelqu'un de fort tout le temps, comme un "macho". C'est aussi un "macho", un homme viril de temps en temps, mais il peut également montrer la peur, il peut également montrer le désespoir ; certains acteurs ne peuvent pas le montrer, ils veulent être le héros, et ça, ça rendait notre personnage plus réel et plus intéressant à regarder. Et plus attirant, aussi. C'était un niveau d'authenticité dont on avait besoin, parce qu'elle est également très contagieuse, parce que les autres acteurs ont adopté cela. Et en tant que réalisateur, on a besoin d'abord de pouvoir faire travailler les acteurs ; mais ensuite, d'être aussi inspirés par eux.

lady - C'est parce que vous avez énormément travaillé avec les silences, et les échanges de regards ?
Trygve Allister Diesen - Il y a tellement de séries qui se contentent de parler tout le temps, tout est verbalisé, tous les conflits sont explicités, le contexte et le subtext ont besoin d'être énoncés... Talk is cheap. C'est tellement facile de montrer les personnages en train de parler de quelque chose plutôt que de montrer ce quelque chose. Le dialogue est pour moi la façon la plus faible de raconter une histoire, mais je trouve tellement plus intéressant de montrer un sujet par des images. Cela dépend plus de la façon dont on perçoit les choses. Alors nous avons effectivement beaucoup travaillé sur les regards, comme j'avais aimé le faire avec d'autres acteurs par le passé. Le jeu consiste à prendre le script, prendre un stylo, et voir tous les mots qu'on peut enlever. Et c'est là qu'on voit toutes les choses qu'on peut exprimer différemment. Un bon cinématographe peut dire autant de choses, et évidemment je devais m'assurer que tout était dit et que je ne laissais rien de côté. Mais quand on réalise, on doit se demander ce qu'on peut montrer sans avoir à le dire. C'est plus intéressant, et plus engageant pour le spectateur aussi.

lady - Les regards qu'on sent, c'est aussi ceux de ce ghetto. Il y a des yeux en permanence...
Trygve Allister Diesen - Complètement, et c'était intéressant du point de vue d'Erik. Dans le livre, c'est un homme qui vient d'une bonne famille, il a des goûts coûteux, il aime des vins très chers et il conduit une Mercedes... Donc pour lui, pour ce personnage, entrer dans ce monde si différent où sa présence est déplacée, c'est être comme un poisson hors de l'eau. Il fallait donc le retranscrire même si ce n'est pas dit comme ça dans le livre. Et c'est ce que nous voulions montrer, la façon dont il détonne. C'est pour cela que tout le monde le regarde.

lady - En parlant plus tôt avec l'auteur [Åke Edwardson], il m'a dit qu'il avait voulu travailler sur deux choses : le silence, et SURTOUT PAS de constat social !
Trygve Allister Diesen - Sur le silence, je suis complètement d'accord. Si on peut avoir un bon silence, et qu'on a un bon acteur, il faut l'utiliser. C'est ce que j'ai fait plusieurs fois, notamment en ne montrant pas la personne qui dit quelque chose, mais plutôt la façon dont l'interlocuteur réagit à cette phrase, pour montrer plutôt ce que cela signifie pour quelqu'un d'autre que celui qui parle. La réaction primait sur l'action. On essaye de comprendre ce que les personnages pensent. Et pour Erik, les choses sont internes, la plus grande partie des dialogues a lieu dans sa tête. On ne montre pas ça en le montrant en train de parler sans arrêt, il faut trouver d'autres façons d'entrer là-dedans, avec des flash, ou bien ces moments quand il observe en réfléchissant, ou bien quand il écoute de la musique...

lady - Quelle est cette obsession pour la musique ?
Trygve Allister Diesen - Dans le livre, c'est un grand fan de jazz. On a pensé que c'était important pour cette enquête, alors on a repris cela. Dans la scène d'ouverture, on a cette musique, pendant ce meurtre atroce, et ça l'interpelle profondément. Ça, par contre, ce n'était pas dans le livre, mais ça nous permettait de reprendre le sentiment d'intensité et d'émotion. Même si ça vire à l'obsession. C'est parce qu'il veut comprendre ce qui s'est passé, et le public, lui, veut comprendre comment Erik réfléchit. Donc tout s'emboîte.

lady - Est-ce qu'il veut comprendre qui a tué, ou est-ce qu'il veut comprendre pourquoi ?
Trygve Allister Diesen - Il veut surtout comprendre pourquoi. Et ça, c'est ce que nous avons essayé de faire. C'est cette obsession qui est captivante pour le spectateur, même si elle est douloureuse. Si on veut juste s'asseoir et manger du popcorn, alors il faut regarder Les Experts. On n'a pas cherché à faire une histoire qui soit divertissante pour tout le monde ; si on veut plaire au plus petit dénominateur communn, alors on fait de la soupe. Avec Kommissarie Winter, on a voulu mettre le public au défi, et je pense que le public veut plus que le plus petit dénominateur commun, aussi.

lady - On entend beaucoup parler de séries policières scandinaves, notamment pendant cet évènement. Evidemment, il n'y a pas que des séries policières, mais pensez-vous que ce soit quelque chose de typique ?
Trygve Allister Diesen - Oui, du fait de notre longue tradition littéraire en la matière. Et puis, c'est un genre qui attire beaucoup de bons auteurs, alors les séries vont là où sont les bons auteurs. Mais une autre raison, c'est que les histoires criminelles voyagent mieux, au cinéma et à la télévision ; il y a un public pour ces histoires-là, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. C'est comme l'horreur, il y aura toujours un public pour l'horreur. D'ailleurs peut-être que ça me plairait de faire une série comme True Blood. Ce serait peut-être amusant de faire quelque chose avec des zombies, je ne sais pas, des zombies qui font du snowboard...? Mais pour l'instant je travaille sur deux films, après on verra. On ne sait jamais à l'avance dans quels projets on va se lancer, mais je sais que je peux faire des choses très différentes, et m'attaquer à des genres différents. Par contre, la comédie c'est très difficile...

Imaginez : déjà que j'étais tombée amoureuse de la série, il a fallu que son réalisateur me susurre ce genre de choses à l'oreille... J'étais comblée.

Winterisfinallycoming
Donc voilà, vous savez que faire ce soir. Que je ne vous prenne pas à faire autre chose que regarder Kommissarie Winter !

Posté par ladyteruki à 00:33 - Love Actuality - Permalien [#]

02-01-11

¡Arriba! ¡Arriba!

L'année commence, la saison nippone aussi (depuis quelques heures), il était donc grand temps que j'en finisse avec ma flemmingite des fêtes de fin d'année et que je me préoccupe un peu de vous parler de ce qui nous attend pour la nouvelle saison nippone. Naturellement, un bilan circonstancié apparaitra prochainement sur SeriesLive afin de jeter un regard d'ensemble à la saison automnale qui vient de s'écouler.
Mais comment résister à l'envie de parler de ce qui nous attend ? On est une pilotovore, ou on ne l'est pas, que voulez-vous...

Quotidienne


- Sakura Shinjuu (Fuji TV)
L'histoire : La romance contrariée d'un japonais et d'une coréenne sur fond de distillerie dans le fin fond du Japon.
L'avis : On retrouvera une actrice coréenne dans ce soap romantique assez peu alléchant de mon point de vue...
>  Du lundi au vendredi à 13h30 à partir du 5 janvier

Lundi


- Taisetsuna Koto wa Subete Kimi ga Oshiete Kureta (Fuji TV)
L'histoire : Deux professeurs qui sont sur le point de se marier voient leur histoire bouleversée lorsque l'un d'entre eux a une aventure... avec une élève.
L'avis : Je note que Fuji TV tente de changer un peu le principe de base de ses romances du lundi soir pour nous offrir ce qui a tout l'air d'être une radiographie d'un couple qui se détruit. Ou d'un triangle amoureux, si on est pessimiste.
>  Le lundi à 21h à partir du 17 janvier

Mardi


- CONTROL (Fuji TV)
L'histoire : Une enquêtrice à la vie personnelle chaotique fait équipe avec un professeur en psychologie pour résoudre des crimes particulièrement violents.
L'avis : J'ai arrêté d'écouter à partir du mot "enquêtrice".
>  Le mardi à 21h à partir du 11 janvier

- Quartet (TBS)
L'histoire : Une unité spéciale est lancée, avec des jeunes au lourd passé travaillant pour la police en s'infiltrant dans divers milieux peu recommandables...
L'avis : Oui, moi aussi j'ai vu 21 Jump Street. En tous cas j'adore le look de Saki Fukuda pour la promo, pour ce que ça vaut.
>  Le mardi à 01h à partir du 18 janvier

- FAKE (NHK)
L'histoire : Une quarantenaire célibataire à la vie personnelle en jachère a le don de distinguer le mensonge de la vérité...
L'avis : J'avoue n'avoir pas trop compris dans quelle mesure ce don va être employé : enquêtes ou pas ? Le personnage principal bossant dans une fac, ça semble assez flou. Mais c'est ce qui conditionnera mon intérêt pour la série.
>  Le mardi à 22h à partir du 4 janvier

- Shijuukunichi no Recipe (NHK)
L'histoire : Après avoir divorcé de son mari, une femme retourne vivre chez son père, qui vient de perdre son épouse. La maison devient progressivement le point de chute de plusieurs personnes au parcours très différent.
L'avis : J'avoue que côté drame, ça peut valoir le coup de tomber sur cette espèce d'auberge espagnole. J'aimerais bien voir ce que ça va donner...
>  Le mardi à 22h à partir du 15 février

- Utsukushii Rinjin (Fuji TV)
L'histoire : Le face à face de deux femmes, l'une célibataire et mystérieuse, l'autre mariée et heureuse... l'une étant sur le point de gâcher la vie de l'autre.
L'avis : Ah, des séries pour rappeler aux spectatrices nippones que le célibat c'est le mal, il en faut une par saison, c'est contractuel.
>  Le mardi à 22h à partir du 11 janvier

Mercredi


 - Misaki Number One! (NTV)
L'histoire : Une hôtesse de club nocturne très populaire prend en charge un poste d'enseignante suite à une promesse faite à un ancien professeur.
L'avis : Mais faut arrêter avec ces personnages aux professions improbables qui deviennent profs, on-s'en-bran-leuh ! C'est quoi cette obsession typiquement nippone ?
>  Le mercredi à 22h à partir du 12 janvier

Jeudi


- Gaikoukan Kuroda Kousaku (Fuji TV)
L'histoire : Officiant dans plusieurs pays du monde, un diplomate, aidé de sa coéquipière, doit veiller au bien des Japonais vivant à l'étranger.
L'avis : Ah tiens, c'est un peu plus original que la moyenne, tout ça. J'espère qu'il ne sera pas trop question de terrorisme (contrairement à ce que certains résumés laissent penser) et qu'on aura une série un peu plus intelligente que la moyenne. Faut en profiter, pour une fois qu'un pitch permet à une série de ce genre d'aller plus loin que d'ordinaire... ce serait dommage.
>  Le jeudi à 22h à partir du 13 janvier

- Honboshi (TV Asahi)
L'histoire : Ancien psychologue, un détective semble capable de distinguer quand une personne ment, et quand elle dit la vérité, rien qu'en l'observant.
L'avis : Si FAKE ne s'en charge pas, c'est donc Honboshi qui tentera de repomper les idées de Lie to Me. Comme c'est excitant.
>  Le jeudi à 20h à partir du 20 janvier

- Jidankoushounin Gouta Keshi (NTV)
L'histoire : Un diplomate s'est recyclé comme négociateur et utilise ses compétences acquises dans sa carrière précédente pour, avec l'aide de son assistante, libérer les personnes prises en otage.
L'avis : Euh... QUOI ?! Deux diplomates la même saison, le même soir, sur deux chaînes concurrentes ? Heureusement que celle-ci a l'air plus tournée vers l'action, sinon ça serait franchement gros.
>  Le jeudi à 23h58 à partir du 6 janvier

- Kokuhatsu (TV Asahi)
L'histoire : Un avocat qui ne travaille que comme commis d'office se bat pour établir la vérité, sans se soucier d'être payé. Pourtant, c'est ce même tempérament qui a causé la mort de son épouse, le mettant en froid avec sa fille.
L'avis : Autant j'aime particulièrement la perspective de s'envoyer un legal drama japonais derrière la cravate cette saison, autant le background du personnage ne me rend pas la série très sympathique. Mais bon, yaura Miki Maya...
>  Le jeudi à 21h à partir du 13 janvier

Vendredi


- Akuto (TV Asahi)
L'histoire : Une équipe de flics que rien n'arrête, et surtout pas la morale, voit arriver un nouveau chef de service particulièrement droit dans ses bottes.
L'avis : Oui, moi aussi j'ai vu The Shield.
>  Le vendredi à 21h à partir du 21 janvier

- Bartender (TV Asahi)
L'histoire : Un barman de génie, qui a remporté le plus éminent concours en la matière en Europe, tente de faire carrière au Japon.
L'avis : Wow. Ca c'est du pitch. Ça me fait tout chaud à l'intérieur, un truc aussi bateau qu'on essaye quand même de nous vendre. Sérieux, faut des couilles pour baser une série sur... rien.
>  Le vendredi à 23h15 à partir du 4 février

- Heaven's Flower (TBS)
L'histoire : En 2060, dans un monde dévasté où plus rien ne pousse, une froide tueuse à gages fait la rencontre d'un policier.
L'avis : Série d'anticipation + romance + casting improbable = must see de la saison. Au moins le pilote. C'est vraiment trop bizarre pour être ignoré.
>  Le vendredi à 00h20 à partir du 14 janvier

- LADY (TBS)
L'histoire : Après avoir été formée par le FBI, une profiler prend ses fonctions dans la police japonaise.
L'avis : Une série avec un titre comme ça, je me sens obligée de regarder, même si j'ai un mauvais pressentiment.
>  Le vendredi à 22h à partir du 7 janvier

- URAKARA (TV Tokyo)
L'histoire : Des chasseuses de prime sexy ont pour modus operandi, au lieu d'abattre leurs cibles, de les faire tomber amoureux.
L'avis : Le groupe féminin de pop coréenne KARA se colle à la série douteuse de TV Tokyo cette saison. Bah c'est du joli.
>  Le vendredi à 00h15 à partir du 14 janvier

Samedi


- Deka Wanko (NTV)
L'histoire : Une jeune recrue de la police à l'odorat particulièrement développé surnommée Wanko ("clébard") résout des enquêtes.
L'avis : Vous pensiez que c'était miteux ? Attendez d'apprendre que le personnage considère un chien policier comme son adversaire le plus féroce. Mon Dieu, même moi je peux pas défendre ça.
>  Le samedi à 21h à partir du 15 janvier

- Shakking 2 (WOWOW)
L'histoire : Après avoir emprunté une somme folle, un homme, aidé de son entourage, commence à monter des plans invraisemblables pour extorquer de l'argent à des gens malhonnêtes, et rembourser ce prêt avec leur argent sale.
L'avis : C'est grave si j'ai pas vu le premier ? Je vais ptet essayer de me pencher dessus, j'aime bien ce que je lis.?
>  Le samedi à 12h à partir du 8 janvier

- TARO no Tou (NHK)
L'histoire : Un biopic dédié à un artiste contemporain, né dans une famille d'artistes.
L'avis : A ma connaissance, les biopics sont rares au Japon, j'espère donc pouvoir suivre celui-là.
>  Le samedi à 21h à partir du 26 février

Dimanche


- Dr. Irabu Ichirou (TV Asahi)
L'histoire : Médecin à la carrière en déroute, méprisé par tous, le Dr. Irabu Ichirou est un personnage immature et bizarre, avec une étrange obsession pour les piqûres.
L'avis : Des... piqûres ?! Ah non alors ! Aucune chance que je regarde une série d'horreur !
>  Le dimanche à 23h à partir du 30 janvier

- Gou (NHK)
L'histoire : Le destin hors du commun d'Oeyo, également connue sous le nom de Gou, une jeune femme amenée à épouser le second shogun de l'ère Tokugawa.
L'avis : Pas facile de passer derrière Ryoumaden, mais c'est le 50e taiga de NHK, ça se fête !
>  Le dimanche à 21h à partir du 9 janvier

- Fuyu no Sakura (TBS)
L'histoire : Un homme dans la trentaine, solitaire, qui s'occupe de sa mère dans un bled paumé, fait la rencontre d'une femme mariée quarantenaire venue se ressourcer en cherchant des cerisiers qui fleurissent en plein hiver.
L'avis : Plus sirupeux que ça, ça va être difficile, j'ai chopé une carie rien qu'en lisant le résumé.
>  Le dimanche à 21h à partir du 16 janvier

- School! (Fuji TV)
L'histoire : Après avoir passé 20 dans le bâtiment, un homme accepte de devenir enseignant dans l'établissement où il a étudié.
L'avis : J'en ai marre des gens qui s'improvisent prof !!! *pleure* *se roule par terre en hurlant* *tape des pieds*
>  Le dimanche à 21h à partir du 16 janvier

- The Music Show (Fuji TV)
L'histoire : Un drama reproduisant l'ambiance en temps réel (et de façon apparemment "interactive") d'un télé-crochet musical.
L'avis : Par le créateur de The Quiz Show. J'ai hâte, putain, vous avez pas idée. Le pilote a été diffusé il y a quelques heures, j'essaye quand même d'attendre les sous-titres avant de me ruer dessus...
>  Là, maintenant, aujourd'hui, ça a commencé à 23h30 !

HeavensFlower

Outre The Music Show, qui, entre autres de par la parenté assumée avec The Quiz Show, me semble original et alléchant, il y a quelques dorama qui attirent mon attention, dont Heaven's Flower (en espérant que ce soit mieux que Clone Baby qui occupait la case précédemment), Shakking 2, TARO no Tou, Akuto mais seulement si c'est vraiment hardcore, et Shijuukunichi no Recipe. Le reste... on verra bien. On a souvent des surprises après tout, et il faudra notamment voir ce que donnent nos deux diplomates.

Bon, et puis, les vacances que je m'étais auto-octroyées sur SeriesLive touchant à leur fin, je vous invite à aller jeter un œil régulièrement dans la rubrique Séries du Monde où on parlera de toutes ces séries-là et bien d'autres...

Posté par ladyteruki à 17:04 - Dorama Chick - Permalien [#]

03-12-10

Laisse-moi rester femme

C'est souvent que j'admets n'avoir pas spécialement des goûts de gonzesse. Le simple emploi du terme "gonzesse" indique d'ailleurs bien ma disposition d'esprit vis-à-vis d'une certaine catégorie de séries qui me semblent totalement hors de ma zone d'intérêt, en première ligne desquelles on trouve les romances (ce qui explique que jamais je ne vous parlerai d'autant de séries coréennes que de séries japonaises, par exemple), les teenageries glamour avec plein de vêtements dedans (sans rire, vu de l'extérieur, le phénomène Gossip Girl semble plus une équation racolage + défilé de mode qu'autre chose) et ainsi de suite. Malgré mes cheveux longs, mes ongles laqués et, bien-sûr, ma carte d'identité, rien dans mes goûts téléphagiques n'indique que je sois de sexe féminin.

Alors, m'étais-je dit, c'est sans doute que je suis plus du genre à apprécier les séries masculines.
Lors de l'enregistrement de ce dernier SeriesLive Show en date, j'ai réalisé mon erreur. Avoir regardé Oz avec passion, avoir englouti trois saisons de Rescue Me en quelques semaines (oui, je m'en tiens aux DVD...) et autre goût prononcé pour les amitiés viriles à la Men of a Certain Age (merde on est vendredi, j'avais oublié...), ne fait pas de moi quelqu'un qui a des goûts de mec.

La preuve : j'étais totalement hors du coup ! Sons of Anarchy, 24, The Shield... je n'ai jamais dépassé 5 épisodes sur ces séries. Non parce qu'elles ne me plaisaient pas mais parce qu'elles ne me plaisaient pas assez.

TheSeriesLiveShow_MEA
The SeriesLive Show - 1x05 : Bad blood

Alors, j'ai posé quelques questions, et j'ai écouté. C'est plaisant aussi d'écouter, même quand on est censé animer le débat. Mes camarades du SeriesLive Show étaient tellement enthousiastes sur ces séries qu'ils animaient d'ailleurs très bien la conversation, même quand elle partait dans tous les sens. Dans le fond, je n'aime pas forcément regarder les "séries de mecs", mais j'aime bien en entendre discuter tout ce petit monde. Même quand les débats ne volent pas haut, même quand on a un peu l'impression que ces messieurs vont se mesurer dans les toilettes à la fin du débat, c'est vraiment agréable de sentir une telle énergie.

Des amateurs de séries qui parlent des séries qu'ils aiment... un podcast ne devrait-il pas toujours être comme ça ?

Posté par ladyteruki à 22:54 - Entre potes (cast) - Permalien [#]

29-07-09

Cruel dilemme

J'hésite, j'hésite. J'hésite à me lancer dans une nouvelle série à visionner.
Parce que le risque, vous savez, quand on se lance en été, c'est qu'après quelques semaines, on se retrouve submergé de nouveautés à éplucher une à une, et qu'on abandonne en cours de route. Un peu comme avec les animaux de compagnie, en somme : sur le coup on craque sur un pilote, c'est facile, ça donne toujours envie un nouveau pilote à découvrir, et puis la série se prolonge et on voudrait bien pouvoir passer à autre chose, sauf qu'on s'est engagé et on passera pour le pire des malpropres si on laisse tout tomber en septembre.
Non mais, je dis ça, mais ça ne m'est jamais arrivé. L'an dernier, d'ailleurs, j'ai fini mon marathon Reba quasiment au moment de la rentrée, alors bon...

J'ai pourtant envie de nouveauté maintenant, et ce n'est pas négociable. J'ai envie de me trouver une série dont je pourrais avaler les épisodes par dizaines. Il y a notamment quelques séries dont je me dis qu'elles me tenteraient bien. J'avoue ne pas avoir encore une idée très précise de ce qui me ferait envie. J'hésite entre redonner sa chance à une série que j'aurais laissé tomber, et carrément me lancer dans quelque chose de nouveau. J'hésite entre quelque chose de très sombre (ou que j'anticipe comme tel) et juste quelque chose de divertissant pour quelques semaines. J'hésite entre une série que j'aurais en DVD et une série que je devrais intégralement cagouler. J'hésite entre un série dramatique et... une série dramatique. Ah euh, bon, bref.

Alors voilà ce que je vous propose : je vais vous donner les noms des 4 séries à propos desquelles j'hésite, et les raisons qui font que j'hésite, et à partir de là, vous, vous me donnez des raisons de regarder ou ne pas regarder chacune de ces séries. A partir de là, celle qui aura les meilleures raisons pour, et le moins de raisons contre, sera celle à propos de laquelle je vous ferai un post complet sur le pilote, puisque pour aucune d'entre elles ça n'a déjà été le cas. Pis ptet un post La preuve par trois si vraiment vous êtes très actifs.

Dilemme_Deadwood
Deadwood
J'ai fait une tentative il y a quelques jours : j'ai lancé le DVD. Avortée, parce que tout d'un coup, l'image s'est brouillée, les pixels se sont affolés, le son s'est coupé. C'est probablement mon lecteur DVD de salon qui aura le dernier mot sur cette affaire, ça s'est déjà vu. Je crois sincèrement que la série pourra me plaire une fois que j'aurai compris de quoi elle parle. Oui, de la ruée vers l'or, merci. Mais à part ça ? Quelle est sa "thèse" ? C'est encore à éclaircir au bout d'une trentaine de minutes, mais je n'exclus pas qu'une fois le pilote passé, je sois intriguée.

Dilemme_Lost
Lost
Depuis que dimanche, ma sœur m'a offert le jeu video, je dois avouer que j'ai déjà eu le temps de penser une fois ou deux que je redonnerais bien sa chance à la série. Je me rappelle très bien pourquoi j'avais arrêté de la suivre : déménagement suivi d'une coupure du net quelques mois après le début de sa diffusion US (cause immédiate), grosse lassitude d'avoir l'impression de me faire balader dans des mystères à répétition qui semblaient ne mener nulle part (cause profonde). Mais à la lecture des tags sur cette série, vous vous apercevrez qu'en réalité, je n'ai jamais cessé de me renseigner sur la série, au point d'en feuilleter tout un wiki et me passionner pour le projet Dharma (dont je pense sincèrement que si on en faisait tout un spin-off, je le dévorerais sans coup férir). C'est dire si en fait, Lost n'a pas grand'chose à faire pour me reconquérir.

Dilemme_TheWire
The Wire
J'avais vu le pilote de The Wire, en tous cas je crois m'en souvenir sur une VHS Jimmy Premium, ou peu importe comme la chaîne câblée appelait ses soirées pleines de pilotes à déguster (on y trouvait aussi, il me semble, Enterprise et The Shield... mais ça se trouve j'ai rêvé ça la nuit). Bref, sur le coup, j'ai pas accroché. Mais aujourd'hui il me semble confusément que je suis dans de meilleures dispositions pour aborder la série. J'ai envie de quelque chose de sombre, de réaliste, de couillu, et c'est comme ça qu'on m'a vendu la série, et c'est à peu près de ça dont je me souviens. Mais j'ai aussi lu des articles chez Critictoo qui m'ont refroidie...

Dilemme_Heroes
Heroes
Allez savoir d'où ça me vient, mais j'ai envie de me remettre à Heroes. C'est la troisième fois ce mois-ci que j'ai envie de retenter le coup (la dernière en date étant hier soir : je me suis couchée trop tôt, j'ai tout rallumé et j'ai cherché mon coffret. Au moment de mettre le DVD dans l'ordinateur, j'y ai aperçu mon jeu video d'Urgences, et bon...) et je pense que ça finira bien par se produire, surtout que si j'ai investi 20€ dans la première saison, c'est bien pour vérifier de mes yeux si ce que l'on rapporte sur cette série est vrai (soit : qu'elle a un intérêt biodégradable). Évidemment je me rappelle aussi que si j'ai lâché le truc, c'était pour des raisons assez idiotes (manque de temps entre autres), et pas parce que j'en ai été écœurée, ce qui fait que je suis pleinement consciente de ne pas être à l'abri d'une rechute. Je sens bien que je n'ai pas forcément gâché ma vie téléphagique en faisant passer d'autres séries en priorité mais, bon, je sais aussi que je n'ai pas (encore) de raison de fond de bouder durablement la série.

Voilà, maintenant, mon mois d'août est entre vos mains (surtout que je vais avoir quelques jours de vacances, donc un peu de temps prétendu libre), c'est vous qui décidez de la série comportant plusieurs saisons dans laquelle je vais me lancer, ou non.

Et tant qu'on en est à parler participation, je vous rappelle que vous avez jusqu'à vendredi soir pour choisir le post que vous souhaitez voir apparaitre dans ladytelephagy On Air...!

Posté par ladyteruki à 19:55 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


21-06-09

Le monde vu de la place du mort

J'avais déjà eu l'occasion de vous le dire, à l'occasion de Brooklyn South je crois, mais si la flicaille actuelle me sort par à peu près trous les orifices naturels depuis plusieurs années, avec ses experts en expertise et ses enquêteurs à l'intuition démesurée, je suis une amoureuse de l'uniforme. J'ai cependant mis beaucoup de temps à y venir. J'avais une sorte de conflit d'intérêt avec l'univers de la police pendant longtemps, puisqu'il s'agissait de la profession de mon père, et que j'ai souvent eu l'impression de faire ce métier autant que lui. Mais forcez une gamine à regarder des documentaires sur la vie de poulet, et cela remontera tôt ou tard : entre deux flics, ma préférence ira toujours à celui qui porte l'uniforme.

Les mains dans le cambouis, les deux pieds dans la merde jusqu'au genou, et le regard qui ne sera jamais plus tout-à-fait le même... il est là, mon policier. C'est celui qui sert et qui protège, pas qui érige la vérité comme la solution à tout. Les policiers en uniforme savent que la vérité, ça n'existe de toutes façons pas. Il n'y a que la Justice qui existe, et c'est un animal rare qu'on chasse toute sa vie dans les rues...

Quand ce soir, sur un coup de blues et une intuition, j'ai décidé d'enfin tenter Southland, je me suis dit : voilà, c'est de ça dont je parle. Merci à NBC d'avoir écouté.

Convaincue depuis des années que c'est là l'intérêt du métier de policier, je retrouve un peu foi en ce genre dont on nous a pourtant gavés ces dernières années. Le policier, c'est celui qui souffre en première ligne des maux de la société qui l'emploie et souvent le méprise. C'est celui qui, parce que tous les jours il est mis face à ce qu'il y a de plus bas ou bestial en chacun, a l'impression de se salir et se compromettre, alors qu'il compte peut-être parmi les plus humains d'entre nous. C'est celui qui hésite entre faire taire son âme et la libérer, et ne sait ce qui est pire. C'est celui qui s'étouffe au nom de la Justice des autres.

Une seule chose me chiffonne avec Southland : que tout le monde hurle au génie alors que la série, en soi, n'apporte pas grand'chose de nouveau. Le vieux de la vieille, le rookie, la nana... tout les stéréotypes sont là. Les thématiques n'ont hélas (pour les protagonistes, pas pour nous) pas changé depuis les constats pessimistes de The Wire ou The Shield, et la réalisation n'est pas tellement différente non plus, on sent même un peu l'héritage des premières saisons de New York 911 (ce qui est logique), elle est toute en nerfs, rapiéçant des photographies fugaces mais nettes du métier et des hommes qui le pratiquent.
Southland n'est pas révolutionnaire. Mais ça ne l'empêche pas d'être puissante et de toucher son but.

Je n'avais sincèrement pas prévu de regarder plus que le pilote. Je pense que c'est le genre de série que pourtant on gagne à suivre semaine après semaine au lieu d'attendre un peu et de s'enfiler une saison goulûment par la suite, comme c'est possible avec d'autres séries. Ici, la piqûre de rappel est nécessaire, mais la dose serait trop forte si on la prenait en un seul shot.

Ce soir, j'avais la tête à l'envers. Je voulais m'esquinter devant quelque chose de ravageur. J'ai hésité à reprendre un bon vieux Oz. J'ai regardé Southland. La plaie suinte, mais le pus est sorti. Catharsis.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Southland de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:06 - Review vers le futur - Permalien [#]

10-02-09

Histoire de ne pas perdre la main

Ce lundi, j'avais un rendez-vous super important. Et comme il s'est bien passé, je me suis dit que j'allais m'arrêter à la FNUC avant de rentrer... Entendons-nous bien, c'était juste pour tester la carte FNUC flambant neuve que ma sœur m'a offerte à mon anniversaire, afin de vérifier que tout fonctionne bien pour le jour J, à savoir mercredi 11 février, ENFIN ! Pas question qu'il y ait le moindre cafouillage le jour de la sortie de Pushing Daisies.
Direction le gros centre commercial que je sais être tout proche pour la grande répétition !

Première déception, ce n'est pas une FNUC mais un Vergin Megasture qu'on y trouve. Je remballe ma carte d'un geste rageur, elle restera vierge encore deux jours, tant pis mais... mais bon, il y a un rayon DVD et il est hors de question de ne pas lui faire honneur.
C'est pas grave !
Je sais exactement ce que je veux : la première saison de The Practice. Je sais qu'elle est sortie depuis un bout de temps mais l'autre jour, j'ai eu envie de revoir des épisodes.

En fait ça m'est arrivé en revoyant ce weekend pour la énième fois Instinct de survie, et je me suis dit : "pourquoi m'arrêter là ?". C'est probablement, de tous les épisodes de la série que j'ai vu, mon préféré (avec L'Esprit de l'Amérique, pour lequel j'ai eu une pensée émue en voyant le Criminal Minds de cette nuit, et que je reverrais volontiers aussi) mais du coup j'en voulais plus. D'ailleurs The Practice, c'est le genre de séries qui me manquent sans que je m'en rende compte, jusqu'à ce que soudain je me dise que, mais merde, qu'est-ce que j'attends ?
Et donc, dans ce cas précis, je me suis dit que j'avais attendu ce fameux lundi. C'était ce jour-là, ou jamais.

T... The... The Office, non... The Shield, non plus... Hein ?! Bon, allons voir à P, alors... P... Point Pleasant, certainement pas... Prison Break, courageuse mais pas téméraire... Allons bon.
Mais enfin, j'étais venue pour ça !

A votre avis, j'ai fait quoi ? J'en ai pris mon parti, j'ai tourné les talons et je suis rentrée les mains vides, parce que c'est la crise et que, nom de nom, elle le dit bien, Super Nanny : "on est venus pour un truc, et juste celui-là !". Mais le drame c'est que je n'avais pas Super Nanny avec moi. Et que les DVD m'ont regardée comme si je m'apprêtais à leur faire un affront difficile à laver... je déteste quand ils me font ce regard-là, ça me brise mon petit coeur de téléphage.

Alors je me suis prise par la main, et je me suis dit que ce n'étaient pas les idées qui manquaient ! Sauf que Vergin Megasture, ça m'a l'air plus chair que la FNUC, parce que, pinaise, 59€ la première saison de The Riches, nan mais on délire, là ? Bon allez, la comédie avait assez duré, j'ai pris la direction de la sortie...
...
Et puis quelque chose a accroché mon regard. 39€99 la première saison de Big Love ?

Ahem... Hé hé... Hé hé hé hé... Bon, bah, voilà, quoi.

Posté par ladyteruki à 01:09 - Opération COLLECTION - Permalien [#]

19-01-09

Not the time of my life

On va tenter une petite expérience : voici mes impressions en temps réel devant le glorieux pilote de The Beast, la série dont tout le monde parle parce que son acteur est en sursis. Ça avait bien marché pour promouvoir The Dark Knight, donc...

Bref, on verra bien ce qu'il en ressortira, je le fais sans tricher, je n'ai vraiment rien vu avant d'écrire ceci, et je n'ai rien corrigé après coup. Ce qui serait marrant, ce serait que, si vous regardez le pilote, vous fassiez la même chose en commentaire (ou sur votre propre blog, et en mettant un lien vers votre post en commentaire). Pas forcément aussi détaillé mais, qu'on voie quelles sont les différentes réactions à un moment donné, quoi.

1mn 05 : ouhlà, ça fait à peine une minute, et ya des déjà des flingues partout... je sens que ça va être très subtil, cette série ! Ca sent les mecs qui ont voulu devenir The Shield à la place de The Shield, non ?
2mn 20 : évidemment la bleusaille se fait engueuler par le vieux de la vieille, c'est bien, c'est pas du tout cliché.
3mn 09 : suite du remontage de bretelle avec test à l'appui. C'est d'un ennui puissant, pour le moment.
5mn 45 : c'est vraiment rien que de l'esbroufe, le jeu de Swayze. Les grands gestes caricaturaux, le regard qui tue... Il avait vraiment besoin de faire partir la voiture en dérapage contrôlé ? N'importe quoi.
5mn 50 : dommage qu'il soit si court, ce générique, il était bien parti.
7mn 27 : oh, tiens. Un love interest. Sans intérêt, ça va de soi.
8mn 51 : j'ai compté, c'est mon 92e soupir depuis le début de cet épisode.
9mn 24 : je crois qu'on était censés rire.
11mn 04 : oh, on dirait que j'ai eu une absence !
12mn 08 : elle a dû vraiment leur coûter cher, cette bagnole, pour qu'elle soit sur la moitié des plans.
13mn 10 : vous savez ce qu'on dit des mecs qui aiment les grosses bagnoles et les flingues de malade ?
14mn 25 : ah si, ils ont quand même un dialoguiste. Il a dû apprendre le métier en rédigeant les petites phrases pour Les Experts Bogota...
16mn 07 : c'est marrant, ces micro-sommeils, ça me faisait pas ça, avant...
16mn 46 : ils ont trouvé un chouette décor, là !
17mn 03 : pfff... comme par hasard...
18mn 11 : elle nous fait quoi, la caméra, là ?
18mn 51 : kaboom dans 5... 4... 3...
19mn 03 : ah, presque !
20mn 03 : j'adore son T-shirt, à ce mec.
22mn 10 : ohalala c'est affreux il a franchi la ligne...
23mn 00 : ça sert à quoi, tout ça, au juste ? C'est ma faute, j'ai pas suivi. Je suis tellement partie du mauvais pied que j'ai à peine écouté. C'est mal barré pour que j'aille au bout, maintenant.
23mn 02 : oh, j'en suis quasiment à la moitié, je peux bien faire un effort...
24mn 51 : ça intéresse qui les histoires de gonzesses ? Maintenant on va avoir droit au premier rendez-vous ? Et puis quoi après, tout le monde va au Bar pour chanter avec Vonda Shepard ?
26mn 41 : c'est dans ces cas-là qu'on se dit que les scénaristes essayent de faire de l'humour, ou quelque chose qui y ressemblerait, mais... ça prend pas à cause de tout le reste... c'est d'un popcorn, tout ça...
27mn 51 : oh, deux voitures, quel budget...
28mn 24 : Patrick n'est pas content... ça nous fait au moins une chose en commun.
32mn 02 : je sens que la voiture ma morfler...
32mn 12 : ...ça n'a pas raté.
33mn 34 : j'ai ronflé ou pas ? Oh, joli pont ! Sans rire, ils ont tourné ça où, ya plein de coins chouettes...
36mn 31 : ce que j'aime bien dans cette série c'est qu'on passe de scènes de n'importe quoi à des scènes cliché, c'est vraiment sublime...
37mn 11 : oh, j'ai encore de beaux restes de russe, j'avais compris sans les sous-titres !
39mn 21 : la course-poursuite, normal.
40mn 34 : c'est le moment pour les violons, je crois. Allez, c'est presque fini. Plus que le cliffhanger.
41mn 36 : métro quasi-vide = pas bon. Il a vraiment aucun réflexe, ce petit...
43mn 36 : ya vraiment rien d'imprévisible dans ce pilote ? Rien de rien ?
46mn 37 : bon, bah, il n'y a vraiment rien à faire, ça ne passe pas. C'est téléphoné de bout en bout, ya des effets pour ne rien dire et les rares fois où on pourrait essayer de dire un ou deux trucs, c'est complètement noyé sous les shots d'adré artificielle.

Bon, bah, l'expérimentation était intéressante. On refera ça avec une série qui a quelque chose à raconter, la prochaine fois.
Allez, à votre tour !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Beast de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:17 - Review vers le futur - Permalien [#]

27-07-07

Damned Last

Bilan plutôt mitigé pour Reaper en ce qui me concerne. Je ne pense pas que ce soit attribuable uniquement à la présence de Tyler Labine, mais je n'ai pas arrêté de penser à Dead Last (au moins au pilote puisqu'il ne me semble, de mémoire, n'avoir vu que deux épisodes de cette série, pilote inclus), qui m'a semblé avoir le même humour... et une réalisation peut-être légèrement plus amateur mais c'était il y a quelques années, peut-être ma mémoire déforme-t-elle les choses.

Mon homme, quant à lui, s'est marré comme un bossu. Voir un pompier luisant de sueur se transformer en MagmaMan, lancer des torrents de feu d'un coup de talon, et détruire des toitures, bizarrement, c'est son truc (dois-je m'inquiéter ?). Car ce que Dead Last n'avait pas, c'était des scènes aussi impressionnantes (comprenez : bourrines) que celle-ci, et donc le budget d'effets spéciaux assorti. Pendant qu'il riait aux éclats comme un ressortissant de la gent masculine qu'il est parfois un peu trop (excès de The Shield ?), je me disais que c'était vraiment une série pour mecs, et ce dans le sens le plus péjoratif du terme possible...

Pour le reste, la tuile maléfique qui tombe sur le coin du nez d'un pauvre gars, l'humour potache, la pseudo-intrigue amoureuse qui n'intriguera personne et tutti quanti, rien de nouveau sous le soleil ! Vous ne trouverez certainement pas en Reaper la série qui transformera votre univers, qui révolutionnera votre saison... et à peine qui vous fera marrer un bon coup quelques minutes par semaine. Pour moi elle fait partie des séries anodines qui arrivent le temps d'une saison ou deux, un peu en bouche-trou, mais dont on ne se souvient plus du tout ensuite. D'ailleurs en ce qui me concerne, c'est bien simple, c'est déjà oublié.

Et pour ceux qui... bof, peut-on parler de culture ? Bref : la fiche Reaper de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:02 - Review vers le futur - Permalien [#]

28-06-07

Homme-garou

Depuis que je l'ai autorisé à remettre les DVD de Battlestar Galactica dans le lecteur adéquat, mon homme s'est soudain refermé à toutes les nouveautés que je pourrais lui présenter, et même au reste. La preuve : en quelques semaines TF1 va avoir montré plus d'épisodes de Heroes que je n'ai réussi à lui en faire voir (ce qui implique, ô horreur, que nous allons devoir regarder la VF avec une autre voix, c'est fatal, que celle qui originellement est celle d'Adrian Pasdar). Et pourtant il avait aimé.

Cela dit, hier, j'ai réussi à le mettre devant The Shield, série que moi-même je n'apprécie que modérément. J'avais vu le pilote lorsque, si mes souvenirs sont exacts, Jimmy l'avait diffusé, et bien que trouvant la série couillue je ne l'avais pas exactement vue comme une révélation.
Mon attachement de jadis pour Michael Chiklis était-il la cause de cette froideur ? C'est à voir. Pas impossible m'enfin en même temps, L'As de la Crime commence franchement à dater et je ne suis pas sentimentale à ce point. En plus il est vachement plus baisable dans The Shield, et de loin (pardon mon homme mais il fallait que ce fût dit).

Mais il n'est pas question de moi ici. Au contraire. Car finalement, blasée que je suis (surtout sitôt qu'il s'agit de séries policières), je trouvais The Shield, certes, je l'ai dit, juste au-dessus, couillue, mais pas absolument révolutionnaire. Même pas vraiment choquante. Et pourtant j'ai eu le temps de me désintoxiquer des excès de virilité d'Oz, depuis le temps !
Mon homme, quant à lui, a trouvé la série tout simplement surréaliste. Beaucoup de choses lui ont semblé être trop "grosses", notamment dans la façon très bourrine que notre Vic a de ne pas s'inquiéter vraiment des conséquences de ses actes. Bon alors, oui, ok, du soucis, il s'en fera probablement plus à mesure que la série avancera, reste que ce mec est une tête brûlée et qu'il est plutôt peinard dans sa branche, remettant sans problème son boss en place, ou rivant le clou du boss boss en lui mentant effrontément dans la même seconde.

Pour autant que mon homme, geek de nature et fan de J-C. Van Damme de sucroît (et croyez-moi cet aveu m'est bien difficile), soit amateur de tout ce qui est bourrin (après tout c'est le même homme qui a regardé le téléfilm catastrophe de M6 hier soir, avant The Shield, n'est-ce pas...), certaines choses lui ont tout de même semblé être beaucoup trop énormes pour passer ainsi à l'as. C'est à un tel point qu'il n'a pas tout de suite compris que Vic s'était débarrassé de Terry. Soit c'est allé trop vite, soit plus vraisemblablement ça lui a paru être carrément trop "pas possible".

La question qui se pose peut aussi être : mon homme est-il trop coutumier des gentils justiciers qu'on voit souvent dans les séries de flicaille ? On parle de quelqu'un qui n'a jamais vu un NYPD Blue en entier de sa vie (cela dit, les forces vitales me manquent pour m'en infliger moi-même), mais qui par contre s'enfile des Law & Order (toutes franchises confondues puisque j'encense SVU et qu'il aime la série originale) de façon quasiment obscène depuis plusieurs mois (j'en suis responsable pour beaucoup). Quelqu'un qui apprécie Monk, qui regarde sans trop de problèmes Les Experts, bref, qui est coutumier d'une image, bon, peut-être pas lisse, mais en tous cas relativement consensuelle de ce métier.
C'est une théorie qui se tient même si ça reste plutôt dommage.

Cela dit la série est tellement couillue, je l'ai dit, que la montée d'adré a fait son effet et qu'il m'a fait jurer qu'on regarderait la suite la semaine prochaine, je cite : "pour voir la suite de l'intrigue". Ce qui est sa façon de me dire que The Shield en a dans le pantalon, et qu'entre un Grey's Anatomy et deux Desperate Housewives, il a envie de ce genre d'univers de temps à autres où il serait un télespectateur homme regardant une série virile (c'est sans doute une question d'identification).
Note perso : lui acheter de la bière et l'autoriser gentillement à se gratter les couilles, c'est pour son bien.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Shield de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:08 - Contagion - Permalien [#]


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