ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

15-12-12

Have yourself a merry little Jul

Puisque nous sommes arrivés à la mi-décembre, je vous propose de faire un propose de faire un petit "point Julkalender", histoire de voir un peu ce que les chaînes des pays scandinaves ont à offrir...

Le Julkalender ? C'est cette tradition qui remonte à l'année 1960 ; à l'époque, en Suède, SVT met en place une sorte de calendrier de l'Avent télévisuel. Le concept est simple : il s'agit d'inventer une série sur le thème de Noël, regardable par toute la famille, et d'en diffuser un épisode chaque jour à la même heure, jusqu'à la fameuse journée de Jul, avec un total de 24 épisodes (puisque dans ces pays, on fête Jul le 24 décembre, et non Noël le 25). Progressivement, l'idée a fait son chemin ; DR, au Danemark, a repris l'idée, puis YLE en Finlande, et NRK en Norvège avant la fin des années 60. Si bien que désormais, c'est une tradition dans toute la Scandinavie que de se rassembler, chaque jour, devant la télévision, pour apprécier un conte de Noël... pardon : de Jul... en famille.
Loin d'être des productions au rabais, ces séries de l'Avent sont souvent de belles productions soignées, tant à l'écriture qu'à la réalisation, et se taillent bien souvent une place de choix à la fois dans le coeur du public et de la critique. Certaines obtiennent même des nominations, voire des récompenses lors des cérémonies télévisuelles comme les Gullruten ou les Kristallen ! En un mot : ce sont de véritables évènements.

Si vous le voulez bien, voyons donc ce que les principales chaînes proposent depuis le 1er décembre.

Julekongen

En Norvège, d'abord, c'est Julekongen qui a démarré sur NRK Super (la chaîne publique dédiée aux enfants) à 18h25. La série raconte comment Kevin, un petit garçon un peu solitaire mais passionné par le bricolage, voit Jul tourner au désastre alors que des champignons ont été découverts dans sa maison, et que le 20 décembre, leur famille sera donc mise dehors. Comment célébrer la fête la plus importante de l'année dans ces conditions ? Pire encore, la famille de Kevin est invitée à célébrer Jul avec la famille de son pire ennemi Peder... Mais heureusement, avec son amie Eiril, Kevin va découvrir une grotte qui mène à un royaume secret, dans lequel ils vont devenirs des rois en combattant auprès de preux chevaliers contre un terrible sorcier. Il y a peut-être encore un espoir pour sauver Jul !

Pour ceux qui sont curieux, le site de NRK propose (sans aucune barrière géographique) de visionner les épisodes de Julekongen en streaming (avec sous-titres uniquement norvégiens, je vous l'accorde), et il faut bien admettre que le pilote est une petite merveille. Entre son côté délicieusement rétro (la ville de Sølvskogen, où se déroule en partie la série, ressemble à celle d'Edward aux Mains d'Argent, par exemple), son esprit malicieux (Kevin est un petit garçon pas forcément très expansif, mais très malin), et son incroyable soundtrack (qui n'a rien à envier à des films comme Hook, par exemple), c'est une petite demi-heure pleine de charme que propose la chaîne publique, parfaitement dans l'état d'esprit de la saison, et regardable par toute la famille sans que qui que ce soit ne s'ennuie. Si vous avez envie de passer un bon moment pour vous plonger dans l'esprit de Noël, je recommande !
Julekongen a d'ailleurs ravi le public d'entrée de jeu : son pilote a été regardé par 908 000 spectateurs, c'est-à-dire qu'on estime que 89% des enfants norvégiens l'ont vu !

Pour l'anecdote, la série est produite par Sven Clausen, déjà responsable d'une autre série de fin d'année, Jul med Clevin, en 1992 ; il est également le producteur de séries tout-à-fait pour adultes, et primées à l'occasion des International Emmy Awards, telles qu'Ørnen, Livvagterne (qui d'ailleurs va sortir au Royaume-Uni en DVD au printemps) ou Rejseholdet.

Julestjerner

Au Danemark, DR fêtait les 50 ans de sa tradition télévisuelle, et pour l'occasion a décidé d'offrir un 25e épisode à sa série annuelle. Julestjerner, c'est son nom, est plutôt orienté vers les préados et les ados. Il s'agit de l'histoire de Sus, une jeune fille passionnée par le vélo acrobatique (mais tout aussi passionnée par son instructeur, un type qui se surnomme The Whizz), qui s'apprête à fêter avec ses parents, John et Maria, son dernier Jul en tant que fille unique, puisque Maria attend un enfant. Problème : le 1er décembre, une terrible tempête imprévisible vient ébranler leur immeuble ; comme la structure est désormais dangereuse, ils sont évacués et partent en urgence s'installer à la campagne, là où la famille a hérité d'une vieille bâtisse ; Sus peut dire adieu à sa vie à la ville ! Cependant, dans ce nouvel endroit qui ne lui plait pas, elle fait la rencontre de Bob, un passionné en astronomie qui passe son temps dans un observatoire désaffecté. Avec lui, elle va découvrir que les choses étranges qui se passent en ville, comme la tempête, proviennent en réalité de l'apparition d'une nouvelle étoile dans le ciel...

Si vous n'êtes pas trop fan des contes de fées du genre de Julekongen, Julestjerner et son temps bien plus sérieux pourraient être plus pour vous. Cependant, la mise en place de l'histoire est beaucoup plus lente ; il faut attendre la fin du 2e épisode avant que la famille de Sus n'arrive seulement dans son patelin campagnard paumé, et il n'a encore même pas été question d'étoiles ! Un peu gênant pour une série dont le titre contient le mot danois pour "étoile", quand même. Cependant, ça change des clichés sur Noël. Là encore, DR vous permet de visionner les épisodes sur son site, si vous voulez aller jeter un oeil.
Avec 1,16 million de spectateurs pour son premier épisode, samedi 1er décembre, soit 53% des spectateurs, Julestjerner n'en est pas moins un joli succès. C'est le meilleur démarrage pour un Julekalender sur DR depuis 1993, rien de moins.

JuliValhal

Si Julstjerner a pris la tête des audiences danoises, le 1er décembre à 19h30, un petit mot tout de même sur le Julkalender de la chaîne concurrente TV2, qui rediffusait Jul i Valhal, une série déjà dévoilée au public dans les mêmes conditions, en 2005. On y découvre Sofie, à laquelle sa mère apprend qu'à la fin du mois de décembre, elles devront déménager pour Singapour pour des raisons professionnelles ; en attendant, comme leur appartement est rapidement vendu, la mère et la fille vont vivre pendant le mois de décembre avec la grand'mère Ragnhilde. Mais la vieille dame est pleine de surprises : elle habite juste à côté d'un dolmen sous lequel on dit que nul autre que le dieu nordique Loki est enchaîné. Et effectivement ! Sofie découvre Loki, lequel lui promet d'exaucer son voeu de ne pas avoir à aller vivre à Singapour, si elle veut bien le libérer...

La rediffusion peut sembler être un procédé un peu parasseux, mais Jul i Valhal est un véritable succès international dans la catégorie des séries de l'Avent (elle a été diffusée en 2006 en Norvège, en 2007 en Suède et en 2008 en Finlande !) ; comme les épisodes sont également sortis en DVD, il est assez facile de les trouver en streaming, par exemple sur Youtube (ici le pilote). L'originalité essentielle de la série, c'est qu'elle inclut des numéros musicaux (ou plutôt des clips) chantés par les personnages de la série, aussi bien sur le thème de Noël, que sur ce que le personnage alors mis en vedette traverse. Ainsi, voici la chanson de Loki sur ses années d'enfermement sous le dolmen :

JuliKommunen

Il ne faut pas oublier une troisième chaîne publique danoise, DR2, qui a elle aussi son Julkalender... mais comme chaque année, elle s'adresse à un public légèrement plus âgé. Avec Jul i Kommunen, une satire politique qui se déroule dans une petite ville où le maire est égocentrique au possible, doit gérer la tradition des fêtes de Noël même si, en réalité, il s'intéresse bien moins aux citoyens de sa petite commune qu'à sa propre personne.

Vraisemblablement inspirée par la formule de séries comme The Office, la série, ainsi que c'est souvent le cas pour un Julekalender de DR2, est clairement tournée avec peu de moyens. Vous pouvez tenter d'aller la regarder sur le site de DR, où elle est disponible en streaming, mais sans sous-titres, elle perd énormément d'intérêt (c'est le problème des comédies en VOSTM).

MysterietpaGreveholm-GrevensAterkomst

Chez SVT1, en Suède, le 1er décembre était l'occasion de diffuser la suite de Mysteriet på Greveholm, dont la première diffusion datait, tenez-vous bien... de 1996 ! Mais en 2007, cette série a été élue "meilleur Julkalender de tous les temps", alors forcément... Mysteriet på Greveholm: Grevens återkomst, ce sequel un peu tardif, Greveholm est un manoir hanté par Le Comte, à l'abandon depuis 16 longues années, quand les Olsson (la famille qui était l'héroïne de la première série) sont partis, et qui est mis en vente. Saga et Benny, les deux enfants de la famille qui achète le manoir pour le remettre en état, vont progressivement découvrir les secrets de cette étrange demeure...

Diffusée quotidiennement à 7h15 et 18h45, Mysteriet på Greveholm: Grevens återkomst est comme son aînée, un grand succès : 2,57 millions de spectateurs étaient réunis devant le premier épisode (pour comparaison, c'est un peu plus que les 2,13 millions qui avaient assisté au démarrage de Tjuvarnas Jul l'an dernier à la même époque). Sachez que si jamais vous êtes amateur de torrents, on peut trouver les Julkalendern récents de SVT dans la fameuse baie des pirates ; et contrairement aux autres pays scandinaves, les Julkalendern de SVT durent seulement un quart d'heure.

Joulukalenteri-2012

En Finlande, c'est un peu différent. Joulukalenteri n'est pas une superproduction, et ce n'est pas vraiment une série feuilletonnante non plus, mais plutôt une sorte de comédie à sketches, et les épisodes durent 10 minutes seulement. Avec cette série peu originale, YLE nous emmène en effet dans la maison de Joulupukki (l'équivalent finlandais du Père Noël), qu'il partage avec son épouse Joulumuori et divers autres personnages typiques de l'univers de Joulu (comprenez : Noël), préparant, devinez quoi, son travail annuel de distribution de cadeaux. Si vous voulez jeter un oeil au Joulukalenteri de cette année, YLE a la bonne idée de mettre, elle aussi, les épisodes en ligne sur son site.

Voilà pour l'essentiel de ce que les grandes chaînes scandinaves proposent en ce mois de décembre. Je vous avoue avoir une énorme préférence pour Julekongen, qui est vraiment parfaite pour la saison, et parfaitement réalisée. J'ai déjà mentionné que je vous la recommandais ? Dans le doute, souffrez que je me répète : ça vaut vraiment que vous y jetiez un oeil.
Pendant ce temps, nous nous amusons à compter le nombre de rediffusions d'Une Nounou d'Enfer sur les nouvelles chaînes de la TNT. Ca fait chaud au coeur de se dire qu'il y a des pays où la télévision sait fêter dignement les fêtes de fin d'année, non ? Chaque année à la même époque, entre les Christmas Specials des plus importantes séries britanniques du moment et le Julkalender, je suis prise d'une interrogation douloureuse : et à la télévision française, où sont nos traditions en matière de fiction ?
...Ensuite je me souviens qu'on n'a pas vraiment de tradition télévisuelle en matière de fiction le reste de l'année non plus, et je vais pleurer un bon coup. Espérons que dans mes chaussettes cette année, on trouve des DVD de séries scandinaves, ça pourrait me remonter le moral !

Posté par ladyteruki à 19:12 - Love Actuality - Permalien [#]

14-12-12

Ástríður's diary

Que se passe-t-il quand une trentenaire, pas super jolie et pas super assurée, se retrouve brusquement célibataire et sans emploi ? Eh bien ça donne Ástríður, une héroïne islandaise à la Bridget Jones dont je voulais faire connaissance, et dont j'avais donc acheté les aventures en DVD cet automne. Dans la série qui porte son nom, Ástríður fait figure de personnage un peu cliché au premier abord, mais fort heureusement, le personnage se montre plus intéressant qu'il n'y parait.
Alors, une fois n'est pas coutume, je vous embarque aujourd'hui dans une petite comédie (un peu) romantique...

Astridur

L'histoire d'Ástríður, la série, commence alors qu'Ástríður, l'héroïne, revient du Danemark où elle vivait en couple avec celui qui était supposé être l'homme de sa vie, et où elle également achevé ses études. Malheureusement, sa relation n'a pas fonctionné, et la voilà qui revient en Islande avec à peu près rien, si ce n'est une valise, et un appartement vide qui l'attend. On pourrait se dire que c'est là le parfait portrait de la nana paumée et sans doute malheureuse comme les pierres, mais pas vraiment.
Et je crois que c'est ce qui, d'instinct, m'a plu chez Ástríður, le fait qu'elle perçoive tout cela comme des changements, un nouveau départ, mais pas comme un échec. Elle m'a plu d'emblée, cette petite nana, parce que sa vie ne finissait pas avec sa relation éteinte, voilà : elle commençait.

Lorsque l'épisode commence, Ástríður est au téléphone avec sa mère, restée au Danemark : elle l'appelle pour lui dire qu'elle est bien rentrée (sa mère ne comprend pas à quoi ça sert, ça donne bien le ton). Sa mère ne l'écoute qu'à moitié ; elle s'inquiète de savoir si son ex-gendre va bien, et pas vraiment de savoir comment Ástríður se remet de sa rupture. Bagage à la main, Ástríður lui explique qu'elle vient d'arriver, que l'appartement est peint et qu'il lui plait bien comme ça tout blanc, qu'en somme, elle va bien... et ça n'est pas du chiqué. Elle a vraiment l'air d'aller bien. Elle soutient que c'est elle qui a plaqué son copain, et en dépit de sa mère qui semble convaincue que sa fille s'est faite larguer brutalement et renvoyer au pays. Elle est évidemment un peu anxieuse à l'idée de commencer un nouveau boulot dans l'entreprise de son oncle, mais enfin, elle a l'air solide, cette petite bonne femme, et ça me l'a instantanément rendue sympathique. Ástríður, en dépit de sa mère qui se désintéresse totalement d'elle et se contente de lui asséner des banalités négatives, c'est une fille chouette.

Seulement, elle est quand même un peu maladroite, Ástríður, et elle sait qu'elle ne sera pas forcément d'emblée à l'aise dans son nouveau boulot, d'autant qu'elle commence une toute nouvelle carrière. Ca se confirme effectivement quand elle commence à bosser le lendemain et que son oncle (jovial mais aussi franc qu'un âne qui recule) lui fait quelques remarques un peu étranges, et, surtout, qu'elle rencontre Fanney, une femme superbe, mais glaciale, avec laquelle elle va devoir travailler. Fanney la met sans cesse en boîte, notamment sur son look (cela conduira Ástríður à aller faire les boutiques, poussée par son oncle trop content de la faire ressembler à l'employée idéale), ne perdant pas une occasion pour la rabaisser avec des remarques cinglantes, mais toujours effectuées avec le plus parfait des sourires. Sauf que, là encore, plutôt que de totalement se laisser marcher sur les pieds, vous savez ce que fait Ástríður ? Elle est formidable cette petite. Elle râle. Bah ouais, elle n'allait quand même pas se laisser complètement saper le moral par une bitchasse, quand bien même elle n'a pas forcément l'aplomb pour la remettre à sa place.
Sauf que, Ástríður étant quand même la reine de la bourde, lorsqu'elle se plaint de Fanney à un collègue bien plus sympathique qui a l'air d'être mieux disposé à l'accueillir à bras ouverts au sein de l'entreprise, un charmant geek du nom de Bjarni, elle ignore que celui-ci est en couple avec Fanney ! En fait, c'est même pire que ça, ils vivent ensemble...

C'est là qu'on sent qu'Ástríður a décidé de se la jouer quand même un peu comédie romantique sur les bords, à la façon dont, coulant un regard vers Bjarni, Ástríður a envie de lui dire : "comment tu peux être avec une fille comme ça alors que, toi et moi, dés le départ, on s'entend si bien ?". Mais ça reste suffisamment léger pour que votre serviteur ne trépigne pas d'impatience devant son écran, et conserve le sourire.
Plus tard dans l'épisode, lorsqu'on lui demandera si elle a fait des rencontres dans son nouveau boulot (parce que malheur, il ne faudrait pas qu'en plus elle reste vieille fille), Ástríður bégaiera qu'il y a un type bien au boulot, mais que ça ne se fera jamais (...mon oeil !).

Mais Ástríður, c'est aussi, en grande partie, une comédie de bureau rappelant vaguement les dynamiques du genre The Office, mais avec un humour typiquement scandinave. Ainsi, l'entreprise où atterrit notre héroïne compte un type en fauteuil roulant, qui va sans cesse sortir mettre Ástríður mal à l'aise avec ses remarques mi-figue mi-raisin, et sa façon de rappeler constamment qu'il est en fauteuil roulant (un peu comme Todd dans Committed, pour ceux qui se souviennent du personnage handicapé le plus pervers de toute l'histoire de la télévision). Ou encore, Ástríður va provoquer une crise cardiaque chez un employé... sauf qu'elle est tellement poissarde que lorsqu'elle vient le visiter à l'hôpital, il fait une autre crise cardiaque ! Ástríður se fait ensuite expliquer que le collègue en question fait souvent des infarctus ; rassurée, elle retourne voir le pauvre collègue... qui REfait une crise cardiaque et reste sur le carreau.
La série, sans avoir d'immenses ambitions, est donc jalonnée de petites séquences de ce genre ; on est à vrai dire plus dans la dramédie absurde que dans une véritable comédie. L'oncle d'Ástríður compte aussi parmi les énergumènes étranges de la série, également, mais jamais jusqu'au point où il deviendrait un personnage de comédie.

Résolument, ce qui me plait dans Ástríður, c'est surtout la façon dont l'héroïne aborde une nouvelle phase de sa vie. Et, comme tous les personnages qui essayent de changer de vie, elle force parfois peut-être un peu le changement, par envie absolue d'aller de l'avant et/ou à cause de la pression extérieure, en oubliant qu'on ne peut pas tout changer. Quand son oncle l'emmène changer sa garde-robe, parce qu'Ástríður ne fait pas très "professionnelle" avec ses fringues (et qu'évidemment elle s'est prise une remarque de Fanney), les vêtements choisis par son oncle sont tellement austères et sérieux, qu'Ástríður sent immédiatement que ce n'est "pas elle". Elle tente quand même d'aller au boulot déguisée le lendemain, mais elle n'est pas à l'aise et finit par quand même modifier sa tenue ; c'était agréable de la voir refuser de se forcer à accepter un changement qui ne lui correspondait pas.
Et puis, je me suis particulièrement sentie proche d'Ástríður lorsqu'elle explique à Bjarni, au bureau, qu'elle va meubler son appartement uniquement avec un design épuré, et qu'elle ne va pas se contenter d'acheter des meubles chez IKEA, qui sont confortables mais pas très esthétiques, quand même. Mais quand l'épisode finit, Ástríður est au téléphone avec sa mère, au milieu de ses nouveaux meubles... et des cartons IKEA. Eh oui, changer de vie, ça ne veut pas dire changer soi-même, et il y a certaines choses qui après tout, par confort ou habitude, n'ont pas forcément lieu d'être changées. Ca me plaisait bien qu'Ástríður vive les choses de cette manière ; ce n'est pas parce qu'on vient de rompre que tout est à jeter !

Aujourd'hui, Stöð 2, la chaîne qui diffuse la série, a annoncé qu'Ástríður reviendrait (enfin !) pour une nouvelle saison au printemps 2013, après plusieurs années de développement (la première datait quand même de l'été 2009). Cette seconde saison est à nouveau écrite par Sigurjón Kjartansson (également auteur de Réttur et Pressa, le monde est petit), et le tournage devrait commencer en janvier.
Alors mille hourras pour Ástríður (et donc Ástríður), dont je vais donc achever les aventures dans l'intervalle histoire d'être parée... et vous devriez en faire autant !

Posté par ladyteruki à 17:11 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

05-09-12

L'âge de cristal

Kristallen

Hier soir se tenaient les Kristallen, les récompenses de la télévision suédoise. Ouais, un mardi, apparemment. 'Me demandez pas.

Comme chaque cérémonie de ce type, et à plus forte raison en pleine vague scandinave, c'est évidemment l'occasion pour nous de relever les noms des séries qui feront bientôt parler d'elles à l'étranger également (si ce n'est pas déjà le cas !). Mais ce peut aussi être l'occasion pour les téléphages les plus curieux de jeter un oeil aux autres séries suédoises, vous savez, celles qui, si elles ne bénéficient pas de la même exposition, n'en sont pas moins remarquables.
A noter qu'apparemment, les Kristallen ne récompensent que des objets télévisuels (séries, émissions, documentaires...) et pas les personnes, à l'exception de deux pris pour les nouveaux présentateurs (hommes et femmes séparément, donc).

Du coup, pour connaître le scénariste le plus aimé de Suède ou l'actrice la plus bluffante, il faudra le vérifier par vous-mêmes, mais vous n'aurez pas de réponse venant de Svenska tevepriset, la fondation qui réunit les différentes chaînes à l'origine de ce prix.

* Programme humoristique de l'année
Cette catégorie regroupe aussi bien les séries comiques que les programmes de divertissement.

Étaient nommés :
- Högklackat (sur SVT), une série à sketches de 8 épisodes d'une heure destinée à renverser les clichés sur les femmes.      
- Karatefylla (sur TV6), une comédie à sketches totalement absurde et loufoque dans le monde du travail.
- Kontoret (sur TV4), qui, comme les lecteurs de ce blog le savent bien, un spin-off de la série Solsidan ET une adaptation de The Office deux en un.
- Partaj (sur Kanal5) une émission humoristique à la Saturday Night Live.    
- Starke man (sur SVT), une comédie dans laquelle le maire de la ville élue "plus ennuyeuse de Suède" décide de reprendre sa bourgade en main.

C'est Partaj qui l'a emporté, alors que Kontoret partait bon favori.

Partaj

* Programme pour la jeunesse de l'année
Là encore, il n'était pas nécessaire d'être une fiction pour figurer au palmarès.

Étaient nommés :
- APTV med Zillah och Totte (sur TV4) un talk show présenté par un ventriloque et sa marionnette chimpanzé.     
- Blomma blad en miljard (sur UR), une comédie éducative où un superhéros utilise les maths. Juré.
- Gabba Gabba (sur SVT), une émission de sketches pour enfants  
- Labyrint (sur SVT), un jeu situé dans un univers fantastique
- Tjuvarnas jul (sur SVT), un Julkalender de Noël dernier

C'est l'immensément populaire série Tjuvarnas jul qui a reçu le prix hier.

TjuvarnasJul

On en vient enfin à la catégorie que vous attendez tous... Et je dois dire que je ne suis pas déçue, vous allez tout de suite comprendre !

* Série dramatique de l'année :
Outre les séries et mini-séries, les docudramas étaient également éligibles.

Étaient nommés :
30° i Februari (sur SVT), une série dramatique sur des Suédois qui s'expatrient en Thaïlande.
Bron/Broen (sur SVT), la fameuse série policière à mi-chemin avec le Danemark.
Extreme places with Björnulf (sur UR), un docudrama sur les voyages de Björnulf, un présentateur/aventurier qui s'interroge sur la géographie et la nature dans des endroits aussi civilisés que les déserts ou les volcans.
Hinsehäxan (sur SVT), un biopic diffusé sur la forme d'une mini-série sur une      
Wallander (sur TV4), les nouvelles aventures de l'un des enquêteurs les plus célèbres de la fiction scandinave.

Gloire, cent hourras, et lâcher de ballons pour la série 30° i Februari, à laquelle le prix a été décerné !

30grader

Je ne vous cache pas que j'ai une énorme envie de me refaire une intégrale de la série 30° i Februari (en plus, vu que je regarde en VOSTM, le second passage devrait me permettre de mieux comprendre certaines scènes), que je n'attendais qu'un prétexte pour me relancer là-dedans, donc attendez-vous d'ici quelques semaines à un bilan en bonne et due forme (j'ai quand même pas mal de pilotes à reviewer avant). Admettez que quand une série est considérée meilleure qu'un succès international comme Bron/Broen, ça rend curieux, non ? Même pas un peu ?
Mais mieux encore, si vous le voulez, je peux reviewer le pilote de Hinsehäxan que j'avais vu rapidement lors de sa diffusion, et on pourra en reparler, même si on l'a déjà brièvement évoqué dans ces colonnes. Un biopic dans les années 60, ça nous changera des thrillers et autres enquêtes ; une bonne façon de mettre à mal une fois de plus les clichés sur les fictions scandinaves ! Il suffit que vous me le demandiez !

Vous remarquerez aussi que parmi les oubliés de ce palmarès, Äkta Människor brille par son absence. C'est décidément difficile pour les séries de science-fiction de se faire remarquer lors de récompenses généralistes, quel que soit le pays...

Posté par ladyteruki à 19:42 - Love Actuality - Permalien [#]

27-01-12

You're hot and you're cold

Ca vous a plu ? OUIII ! Vous en voulez encore ? OUIII !
Vu le succès d'estime (à défaut d'être représenté dans les commentaires) du post sur Äkta Människor d'hier, et étant donné que Festival International du Film de Göteborg vient officiellement de commencer, je me suis dit que j'allais en profiter pour vous parler un peu de fiction scandinave, et notamment de projets. Maintenant que je n'officie plus pour SeriesLive, ce genre de choses est amené à se produire dans ces colonnes un peu plus souvent, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur.

Lilyhammer
Mais d'abord et avant tout, je veux commencer par un mea culpa : contrairement à ce que je disais dans le dernier SeriesLive Show en date (le prochain débarque dans la soirée), la série de Netflix et NRK, Lilyhammer, a bel et bien commencé en Norvège avant de débuter sur les territoires couverts par le site de VOD. En fait elle a tellement bien commencé que, accrochez-vous, le premier épisode, diffusé ce mercredi, a obtenu 56,3% de parts de marché sur la chaîne publique, presque 1 million de spectateurs. Ouais, carrément. Genre sur la tranche des 12-44 ans, la chaîne a fait 245% de ses chiffres habituels, voyez.
D'après les estimations de NRK, le million de spectateurs n'aura aucun mal à être dépassé pour le pilote, en comptant sur les chiffres en LIVE+7. En revanche les critiques semblent pour le moment être assez partagées...
Du coup, la série est déjà renouvelée pour une 2e saison, en tous cas, et ça, c'est quand même un signe. Donc voilà, au temps pour moi, j'ai dit des bêtises, les abonnés de Netflix n'ont pas été les premiers à voir la série, les Norvégiens en ont eu la primeur, et ils ne se sont pas privés en plus. On verra bien si l'épisode tel que proposé au public anglophone (et hispanophone mais alors, euh, moi l'Espagnol...) se retrouvera sur les circuits de partage de séries. Je vous tiens bien-sûr au courant, pensez !


Alors en matière de séries futures à proprement parler, qu'a-t-on en vérité ?

Kontoret

En Suède... J'ai envie d'abord d'en remettre une couche sur le projet d'adaptation de The Office, dont on vous a parlé brièvement dans un SeriesLive Show de l'an dernier, si mes souvenirs sont exacts. Kontoret, c'est son nom (et une traduction littérale du titre original), a pourtant un dossier un peu particulier. Plus qu'une simple retranscription de la série britannique ou même américaine que l'on connaît, Kontoret est aussi un spin-off d'une comédie extrêmement populaire en Suède, Solsidan. Un personnage de cette comédie (qui, l'été dernier, a directement été renouvelée pour 3 saisons d'un coup par TV4, comme ça c'est fait) va en effet devenir le centre des attentions de Kontoret, ce qui en fait un hit quasi-assuré ! En-dehors de cette originalité, la comédie sera fidèle à son modèle original. Kontoret débarque le 12 février prochain en Suède (et, même si je n'ai pas l'intention de la suivre en direct, j'en profite pour l'ajouter au Pilot Watch à toutes fins utiles), et pendant ce temps, Ricky Gervais s'achète probablement une planète entière en se frottant les mains.

SVT nous offrira une autre nouveauté le mois prochain, 30° i Februari (30 degrés en février, z'avez vu comme je progresse en Suédois !), une série dramatique dans laquelle des forçats du travail suédois vont décider d'aller vivre en Thaïlande pour changer de vie, et surtout, de climat. Toute la famille déménage donc à l'autre bout de la planète en espérant prendre un peu le temps de vivre, se recentrer sur la cellule familiale, et dé-com-pres-ser ! Vous vous doutez bien que ça ne va pas se faire comme ça, notamment quand les bungalows qu'ils ont achetés sans les voir depuis la Suède s'avèrent avoir été vendus également à un autre pigeon...

Ah, et pour mémoire, mentionnons que le premier volet des Fjällbacka Murders (alias Fjällbackamorden) est prévu pour Noël cette année. C'est quand même autre chose qu'un Julkalender !

Mammon

Côté Norvège... L'an prochain, NRK proposera la mini-série Mammon, un thriller de 6 épisodes dont le concept est que chaque épisode suivra 1 journée dans la vie de son héros, un journaliste ambitieux qui semble avoir assez peu de scrupules pour obtenir les informations qu'il chasse. Le problème c'est que même quand on pense être là en observateur, on influe aussi sur le cours des choses, et que les actions de notre journaliste vont avoir au début de la série une conséquence fatale. Rattrapé par le remords, il va tenter d'employer son énergie à réparer le mal qu'il a fait, pour s'apercevoir que plus il avance dans l'affaire politique qu'il couvre, plus il fait en réalité des dégâts. La presse norvégienne parle déjà de cette série comme du nouveau Forbrydelsen (dont la troisième et ultime saison sera diffusée au Danemark en septembre prochain), alors forcément, ça donne envie, même si pour le moment le pitch reste assez mystérieux.

NRK prépare également une série dramatique familiale (que cette fois la presse norvégienne s'est empressée de surnommer la nouvelle Himmelblå, ce que la chaîne conteste en dépit de l'excellent pédigree de ladite série) qui ne porte pas encore de titre. Qualifiée de "feelgood", elle suivra trois jeunes femmes vivant dans un petit village norvégien sans histoire, dont la vie va être bouleversée par la révélation d'un secret. Quelque chose me dit que ce n'est pas forcément le projet qui suscitera le plus d'intérêt de notre part, ici plus au Sud, mais sait-on jamais. La série est actuellement en tournage...

Norvège toujours avec la préparation pour NRK en vue de l'automne prochain (la chaîne est décidément très en forme), de la série Hellfjord, où un policier, Pakistanais de deuxième génération fermement citadin dans l'âme, se retrouve assez classiquement muté au fin fond de la campagne norvégienne, avec tout le plaisir qu'on imagine être le sien dans un trou perdu. Sauf que la série a apparemment décidé de s'orienter du côté de Twin Peaks (influence auto-proclamée, en tous cas) dans son sujet puisque notre flic va très vite s'apercevoir qu'il a atterri dans un patelin pas très rassurant avec un gros secret à comprendre et dévoiler en 7 épisodes de 30 minutes. Accessoirement la série est déjà vendue à l'Islande, la Roumanie et... l'Irlande.

Rappelons que la Norvège a aussi un projet de remake de Næturvaktin (sur TV2) et la série historique Erobreren (pour NRK) c'est dire si ça bouge en ce moment par là-haut !

Borgen-arte
Au Danemark... Naturellement, DR1 a commandé une troisième saison à Borgen (en fait les saisons 2 et 3 ont été commandées en simultané). A ce sujet, et c'est pas mon genre de faire de la pub, mais si vous n'avez pas encore acheté la saison 1 en import, elle débarquera dans toutes les bonnes FNUC (et autres points de ravitaillement téléphagique) début mars, sitôt la diffusion en France finie donc, grâce aux bons soins d'arte video. Je dis ça, je ne dis ABSOLUMENT rien. Mais vous vous doutez bien qu'on aura l'occasion de reparler de la série sans relâche jusqu'à ce que le message passe !

Une nouvelle suite de téléfilms criminels va voir le jour sur TV2, adaptée par Nikolaj Arcel des romans de Jussi Adler-Olsen que je connais à peu près aussi bien que vous, et elle se composera d'épisodes d'une heure et demie. Le premier épisode sera réalisé par un des réalisateurs de Borgen ; le tournage ne commencera pas avant septembre prochain. A raison d'un épisode tourné chaque année, la mini-série devrait achever sa diffusion en 2016, un peu comme Kaze no Ue no Kumo, quoi. La chaîne allemande ZDF participe à la production, ce qui implique que la diffusion outre-Rhin est acquise.

Broen
Pour finir, au rayon co-prod, la deuxième saison de Bron/Broen (j'ai toujours pas déterminé quel était son titre officiel) n'est par contre pas acquise du tout, en dépit de son immense succès lors de sa diffusion quasi-simultanée sur SVT en Suède et DR au Danemark. Je sais plus trop si je l'avais évoqué sur SeriesLive et/ou Twitter, mais au pire, souffrez que je me répète : une adaptation franco-britannique serait à l'étude, où, au lieu d'un pont reliant les deux pays, on emploierait évidemment le tunnel sous la Manche. Impossible de trouver le nom de la chaîne française qui aurait manifesté son intérêt pour le projet, s'il y en a une ; apparemment c'est plutôt la Beeb qui aurait flairé le bon coup et se chercherait un partenaire en France pour reproduire le modèle de co-production de Bron/Broen. Il faut quand même avouer que rien que pour la rencontre culturelle, la série vaut cent sous de plus sur le papier. Vu mon peu d'intérêt pour le genre policier, je vais même probablement finir par céder à l'appel du pilote prochainement, donc pareil, restez dans le coin...

Bien-sûr, j'oublie certainement des trucs, et d'autres échappent sournoisement à ma vigilance, mais enfin, voilà ce que les prochains mois (et plus si affinités) nous réservent du côté de nos amis scandinaves... et je suis bien obligée d'admettre qu'il n'y a rien que je trouve aussi original qu'Äkta Människor. M'enfin, vous me direz ce que vous en pensez, vous.

Posté par ladyteruki à 20:31 - Love Actuality - Permalien [#]

18-11-11

Alors n'y allons pas par quatre chemins

Il faut toujours se méfier des souhaits. Un jour vous clamez partout que vous aimeriez bien vous mettre un peu plus à la comédie britannique...
...et puis vous tombez sur Life's too short et vous comprenez votre douleur.

Episodesaretoolong

Ah alors ça, j'aime autant vous dire que la journée de la gentillesse, c'est fini, hein. Parce que quand je vois des atrocités pareilles, je ne me sens plus gentille du tout, ni envers la série, ni envers les lecteurs, ni envers moi-même. Tout-à-fait, j'ai eu des pulsions morbides devant cet épisode, en fait j'ai ressenti l'envie de m'énucléer avec une pelle à tarte.

Il faut dire qu'entre les accents British (bon, ça, c'est un problème que j'ai, à la limite on va dire que c'est ma faute ; à la limite), l'humour pas drôle, et les blagues à la con sur la taille de l'acteur, déjà j'étais servie. Je soupçonne aussi que Gervais ait choisi Warwick Davis d'abord pour la renommée sur le déclin, ensuite pour les blagues pourries avec les nains (la seule qui m'a fait vraiment rire c'est celle sur la chanson que le nain ne connait pas), et surtout pour qu'on se sente un peu mal de cracher sur la série, en raison de ce sentiment que nos parents nous ont tous appris : la peur de dire du mal des handicapés et assimilés. Bah même pas peur.
Rien qu'avec tout ça, Life's too short partait très, très mal.

Mais surtout. HORREUR. Un mockumentary.
Je vous ai raconté il y a peu comment un mockumentary m'a traumatisée à vie. Personnellement, entre The Comeback et Life's too short, pour moi c'est bonnet blanc et blanc bonnet, il y en a juste un qui a rétréci au lavage. A part ça c'est quand même la même chose, d'où mes glapissements de terreur devant le pilote de Life's too short, et pas uniquement à cause de la pelle à tarte.

Comme je suis une personne studieuse, j'ai aussi tenté Extras, que je n'avais pas vue, et j'ai vite compris pourquoi. Mockumentary. Et ptet qu'un jour je me collerai à la version britannique de The Office, un jour où je me hais à un tel point qu'être hantée par les souvenirs du pilote de la version américaine ne suffisent plus à augmenter me punir. Saloperies de mockumentaries, allez tous brûler en Enfer. C'est vraiment infâme ce goût que peuvent avoir des fictions pour se rapprocher au plus près de la télé réalité. Si je voulais de la télé réalité, je regarderais de la télé réalité. D'autant qu'il n'y a aucune surprise, peu ou pas de character development, dans ce genre-là. C'est le genre soit de l'humiliation sempiternelle, soit du soulignement infini de le contraste entre les actes et les paroles. C'est tout. Il n'y a jamais plus loin.

Le seul mockumentary que je tolère est Modern Family. Je ne le trouve pas tellement drôle non plus, mais il a le mérite de ne pas me retourner l'estomac parce qu'il y a un côté un peu plus affectif. C'est vraiment l'exception qui confirme la règle.

Rien que d'en parler je suis fâchée. Alors parlons d'autres choses, de choses drôles, de séries sympas. Pour continuer dans la vague comédies de cette semaine, il y a par exemple le SeriesLive Show, où vous apprécierez mon professionnalisme et mon sens de la retenue dans le traitement de la news sur Life's too short.
Le nombre de séries misérables que cette émission m'aura fait regarder, quand même. Parce que l'air de rien, sans SeriesLive Show, il n'y aurait jamais eu de traumatisme The Walking Dead...

Posté par ladyteruki à 22:13 - Review vers le futur - Permalien [#]