ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

18-08-12

Eternel commencement

On dit que "loin des yeux, loin du coeur". Ce n'est pas toujours vrai en matière de téléphagie.
Ainsi, il y a des séries auxquelles je pense très souvent ; mettons, au moins une fois par mois ce qui, vu le nombre de séries que je vois passer, visionnages, tests de pilotes et lecture de news inclus, est plus significatif qu'il n'y parait. Et en général j'y pense en ces termes : "rha, faudra que je prenne le temps de me faire un marathon, un de ces jours". The Starter Wife est de ces séries-là, et inutile de dire que le marathon Will & Grace, pendant l'été 2010, et le visionnage de Smash, cette année, n'ont rien arrangé à notre affaire. C'est le Messing effect.

Alors, pendant que je n'avais plus internet chez moi, et profitant que les DVD étaient à un prix ridicule, j'ai décidé de me faire une intégrale.

TheStarterWife-Promo

Le ton de la mini-série est léger mais pas à l'extrême, parfait pour l'été ; permettant très vite, de surcroît, de s'attacher à Molly Kagan (interprétée par Debra Messing, donc), personnage sympathique par excellence qui est grandement aidé par le fait que son mari Kenny est incarné par Peter Jacobson, l'empaffé parfait.
En fait, j'avais oublié à quel point j'adorais The Starter Wife en redécouvrant le pilote, que je n'avais pas revu depuis sa diffusion initiale, voilà donc 5 ans. Entre nous, je suis à peu près sûre de l'avoir aimé encore plus cette fois-ci. Est-ce parce que les personnages m'étaient, dans le fond, déjà un peu familiers ? Toujours est-il qu'il m'a semblé ressentir très tôt l'impression d'amitié sincère entre ces personnages.

Il y a dans l'entourage de Molly des personnalités qui s'imposent immédiatement comme extrêmement fortes.
Cricket, d'abord, la meilleure amie, la confidente, qui soudain doit mettre de la distance avec Molly parce que son mari a besoin de rester en bons termes avec Kenny. Leur relation, à la fois sincère et abimée par le divorce des Kagan, n'est pas tellement exploitée ; pour des raisons évidentes, peu de scènes mettront Molly et Cricket dans une situation commune au début de la mini-série, montrant ainsi plutôt ce qui les sépare que ce qui devrait les réunir. Mais dés que les deux femmes partagent quelques instants, leur amitié est palpable.
A côté, Joan l'alcoolique et surtout Rodney le gay flamboyant font figure de seconds rôles, bien qu'étant plus présents à l'écran. Joan, visiblement plus âgée que le reste de la bande, et occupée par la cure de désintox forcée où l'a inscrite son mari Pappy, est du genre un peu acariâtre, sarcastique et tête de mule, mais Judy Davis nous offre de grandes scènes lors des séances de thérapie où son personnage ment comme un arracheur de dent.
Rodney, qui doit sa plastique parfaite à Chris Diamantopoulos, est plutôt le soutien inconditionnel de tout un chacun, l'ami gay indeffectible, un peu idéalisé, qui est là pour faire des blagues, servir des cocktails et parler des extravagantes demeures de stars qu'il redécore quand on veut se changer les idées. Mais son lien avec Molly et Joan est tangible (un peu moins dans le cas de Cricket), et du coup ça fonctionne quand même.

En-dehors de ces personnages se dirigeant généralement vers le cap de la quarantaine (sauf dans le cas de Joan qui l'a visiblement franchi il y a un bout de temps), la mini-série aborde aussi le contexte dans lequel les personnages évoluent : la haute-société de l'industrie cinématographique.
Et il faut admettre que, dans sa façon de décrire l'univers hollywoodien, The Starter Wife met relativement souvent dans le mille (ou ce qui semble être le mille pour quelqu'un qui n'a jamais vécu dans ce milieu). L'idée est de mettre l'accent non pas sur le glamour, mais l'absurdité de ce glamour, une nuance qui permet à la fois à la mini-série d'être dans la débauche de soleil, de belles demeures, de grandes fêtes et de tenues de grand couturier, et de prendre tout ça avec détachement voire même, parfois, sarcasme.
Molly a navigué pendant des années dans cet univers dont désormais elle est exclue, simplement parce que son mari a décidé de demander le divorce ; si les épisodes mettent assez peu en avant, finalement, ce que représente le concept de "starter wife" (la femme avec laquelle on a démarré dans la vie, qui a essuyé les plâtres, mais avec qui on n'a pas l'intention de la finir), en revanche le thème de la mise au ban est parfaitement intégré aux histoires.

Désoeuvrée, Molly va se tourner vers Lou, le patron de Kenny, un producteur surpuissant à Hollywood qui fait partie des rares à ne pas lui tourner le dos, voire même à manifester un intérêt sincère envers elle.
Ce qui fonctionne immédiatement, c'est que Molly et Lou sont sur la même longueur d'ondes, probablement parce que Debra Messing et Joe Mantegna sont exactement sur le même registre. Leurs scènes à l'écran font des étincelles. Et puis, ce personnage de producteur au bout du bout, qui n'en peut plus d'être si puissant qu'il se sent aussi étranger à Hollywood que peut l'être, malgré elle, Molly, est diablement efficace, et sort des poncifs sur les producteurs tel que celui que nous sert Kenny (et qu'on peut retrouver avec Peter Dragon dans Action!). Lou est, avant d'être le mec le plus important de toute la Californie, un être humain, chose que tout son entourage a oublié. Quand il dit qu'il aimerait qu'on oublie son anniversaire au lieu de lui envoyer des cadeaux fastes mais impersonnels juste pour cirer ses pompes, il est magnifique. Il faudrait, à n'en pas douter, plus de personnages comme Lou dans les séries parlant du monde hollywoodien.

Les premiers épisodes vont montrer comme Molly, qui est démolie par la séparation d'avec son mari (essentiellement parce qu'elle ne l'a pas vue venir et qu'elle l'a apprise alors qu'il l'a appelée au beau milieu de la nuit pour la prévenir), tente de se retrouver, à la fois en tant qu'être humain et que femme. De ce côté-là, Messing donne d'ailleurs vraiment le meilleur d'elle-même. La séquence dans la salle de bains, par exemple, pendant laquelle elle se redécouvre, n'a rien à envier à celle du pilote de Cougar Town dans lequel Courteney Cox fait l'inventaire de ses preuves de vieillesse.
Comme toujours, Debra Messing apporte un regard tendre, mais jamais emprunt de sentimentalisme, à son personnage ; même pathétique elle reste toujours touchante, et même touchante, elle ne sombre jamais dans les violons. La voix-off de Molly est d'ailleurs plus conçue comme l'expression de ses monologues intérieurs, que pour décrypter la narration des épisodes ; le personnage est dans une quête, il cherche une identité qu'il a perdue lorsqu'il s'est marié, et c'est ce que tente de décrire la mini-série The Starter Wife. Au-delà du monde hollywoodien, c'est une vraie série sur le divorce.

Plus tard, et notamment une fois les surprises de Lou passées, la mini-série The Starter Wife mettra plutôt l'accent sur les amours de Molly, avec Sam, un séduisant clochard brisé par la mort qu'il a provoquée voilà quelques années, et qui n'a rien de commun avec l'univers tape-à-l'oeil dans lequel Molly évolue. Les questionnements amoureux, s'ils ont (en particulier à mes yeux) assez peu d'intérêt, ont tout de même le mérite de ne pas être totalement abrutissants.

Mais la bonne idée de The Starter Wife, c'est aussi de ménager quelques séquences impromptues totalement déjantées, comme le début du pilote qui nous montre toute la petite bande plongée dans l'univers du Magicien d'Oz, un vrai bonheur fait de métaphores parfaites sur la mariage, le divorce, ou plus rarement la vie hollywoodienne.

TheStarterWife-Fantasy

Lorsque le second DVD de la mini-série est parvenu à son terme, j'étais à la fois ravie et fâchée. Je venais de me rendre compte qu'en fait, je m'étais arrêtée là et n'avais jamais vu la suite. Ca tombait donc super bien : j'avais également commandé la première saison ! Alors j'ai rempilé.

C'est donc à ce moment-là que j'ai déchanté. La première saison de The Starter Wife n'a rien à voir avec la mini-série du même nom.

Déjà parce que les changements de casting sont énormes. Evidemment, on devine qu'entre la mini-série et la première saison, les acteurs concernés avaient de nouveaux engagements et qu'il n'ont pu revenir à The Starter Wife, mais ça n'empêche pas que ça fait barrage lorsqu'on commence les nouveaux épisodes.
Il y a d'abord Miranda Otto, ici kelleyrisée alors que son amitié, sa présence, avaient formé un axe assez important de la mini-série. Qui plus est, vu l'esprit de franche camaraderie "adulte" (par opposition aux amitiés d'adolescents attardés à la Friends ou New Girl) qui régnait précédemment, c'est une véritable perte qui affaiblit énormément la structure de la série ; mais on va y revenir plus tard. Le problème touche aussi des personnages moins importants, du genre de Lavender ; la jeune femme, incarnée par la toujours parfaite Anika Noni Rose (partie entretemps sous le ciel du Botswana pour tourner The No. 1 Ladies' Detective Agency), apportait une vraie force à la mini-série, et ne sera remplacée que sur le point de vue des quotas (avec l'apparition de Liz) mais pas du tout pour ce qui est de l'aspect plus pragmatique du personnage, vu que Lavender était la seule à avoir les pieds sur terre.
Le SDF Sam a également été écarté ; c'est expliqué en 10 secondes au début du premier épisode de la saison, et point barre. Tout juste s'il y est fait mention ensuite : plus tard, quand Molly pense à son bagage amoureux et qu'un homme en caleçon rouge apparait, le visage un peu masqué, dans une séquence fantasmée, ce sera la dernière fois que sera mentionné celui dont elle était pourtant follement amoureuse pendant la mini-série. C'est tout, merci Sam, et à la revoyure. Un peu brutal, non ?!

On peut aussi observer des remaniements de distribution qui, s'ils s'expliquent, n'en sont pas moins difficiles à avaler. Le plus gros d'entre eux : adieu Peter Jacobson. L'épouvantable époux de Molly prend désormais les traits de David Alan Basche, dont on jurerait qu'il a 10 ans de moins, et qui change totalement le rôle : de pauvre connard, Kenny devient juste un type un peu paumé, limite attendrissant.
Cela à dessein, d'ailleurs. Car dans cette saison, qui fait des affaires amoureuses de Molly l'une de ses priorités, l'héroïne rencontre Zach, un nouvel homme dont elle s'éprend, mais ne parvient pas vraiment à mettre son mari Kenny de côté (elle y avait pourtant fort bien réussi dans la mini-série). Devenu plus séduisant dans cette saison, le personnage de l'ex ne choque plus vraiment comme enjeu amoureux potentiel : il est séduisant, après tout, avec sa mine déconfite et ses manières un peu automatiques de s'imposer à Molly parce qu'ils sont habitués l'un à l'autre. C'est un tort : en réalité, c'est très difficile à avaler quand on vient de voir la mini-série, mais le nouvel acteur permet d'avoir l'impression d'avoir un nouveau personnage. Kenny se transfigure, et n'a de commun avec le personnage de la mini-série qu'une chose : il a un passé avec Molly, qui ne demande qu'à redevenir futur.

Dans sa quête d'elle-même, Molly se montre également moins touchante. Certes, elle essaye comme elle peut de s'affirmer par l'écriture. Mais tout a changé, comme pour devenir plus "bankable". Ainsi, dans la mini-série, Molly écrivait-elle des livres pour enfants ; mais ici, son projet est bien différent. Sans vouloir trop en dire, on ne peut qu'admirer l'ironie que prend la carrière de Molly dans l'écriture. Il faut voir sa réunion avec des producteurs (dont David Shatraw, ex-Tommy de Titus, bien atteint par le poids des ans et des kebabs) pour comprendre à quel point la série a changé. Au lieu de permettre à Molly de prendre le contrôle de sa vie, sa carrière d'auteur symbolise son retour en grâce dans la société hollywoodienne.
Ce phénomène se ressent aussi de par l'utilisation très lourde des soliloques, Molly devenant une narratrice plus classique, et ses monologues  n'apportant pas beaucoup de valeur ajoutée aux épisodes.

L'esprit des séquences fantasmées a, pour finir, totalement changé. Désormais ces scènes sont systématisées, et reprennent de façon assez peu imaginative des standards de la culture cinématographique, à l'instar de la scène du décroisage de jambes de Basic Instinct (qui compte probablement parmi les scènes les plus référencées de l'histoire, non ? Allons donc, songez qu'il y en avait déjà une parodie dans Une Nounou d'Enfer !) ou la scène de fin de Casablanca. L'exercice de style n'a pas de tort sur le principe, mais en répétant, épisode après épisode (et presque systématiquement dans la scène d'ouverture), la même figure imposée, The Starter Wife perd énormément de son charme fantasiste.

TheStarterWife-BasicInstinctLa saison de The Starter Wife était condamnée AVANT que Cibrian ne se pointe, c'est dire.

Et puis les intrigues de cette saison sont un peu aléatoires. Il n'y a pas de plan : les réorientations en cours de route sont fréquentes et touchent à peu près tout le monde.

Ainsi, Joan commence à travailler dans le centre de désintoxication où elle avait fait sa cure avortée ; une mission intéressante, qui l'amène à faire des changements dans sa vie. Mais ces changements, non-assumés scénaristiquement, connaissent des rebondissements parfaitement inutiles. Les deux derniers épisodes tourneront même la chose à la caricature, ce qui fait que la crise de la, hm, disons cinquantaine, de Joan, est totalement tournée en ridicule alors qu'elle avait commencé sous des auspices plutôt favorables.
Le nouveau personnage de Liz s'avère quant à lui totalement stérile. Les intrigues sont encore plus changeantes le concernant et ça vire franchement au soap de bas étage. Et comme dans tous les soaps de bas étages, l'amitié avec les personnages principaux finit par sembler être un prétexte, quand le reste du temps, les personnages blacks restent entre eux.
Le seul à tirer convenablement son épingle du jeu est Rodney. Il s'est trouvé une belle intrigue, quoi que pas forcément très approfondie quand les tribulations de Molly prennent trop de place, dans son histoire pourtant assez cliché avec l'acteur de films d'action Felix qui refuse de sortir du placard, afin de ne pas endommager sa carrière (une histoire qui avait été vue dans Action!, mais cette comédie n'avait pas pour vocation de prendre le sujet au sérieux). Même si dans sa valse hésitation, Rodney va longtemps nous faire mariner, le personnage n'en est pas moins touchant et les développements qui le concernent lui donnent plus d'épaisseur que dans la mini-série. Avec ce character development réussi, Rodney devient le personnage qui aura le plus évolué entre la mini-série et la saison, et probablement l'un des plus attachants.

Mais en choisissant de donner plus de gravité à des personnages comme Joan et Rodney, et en accordant également du temps à ce nouveau personnage de Liz, The Starter Wife met ici l'accent sur l'éclatement entre les personnages. Leurs scènes ensemble démontrent une parfaite alchimie ; Rodney et Molly, en particulier, sont extrêmement attachants. Mais le problème c'est que l'atmosphère qui régnait dans la mini-série a totalement disparu. A ce problème narratif, il faut encore ajouter un autre plus circonstanciel : au lieu de se retrouver toujours au même endroit (dans la mini-série, il s'agissait de la maison sur la plage de Joan, habitée le temps de l'été par Molly et sa fille, mais aussi Lavender et sa mère, Joan à son retour de cure, Rodney, et même occasionnellement Sam), les personnages mènent ici chacun leur vie. La nouvelle maison de Molly est très présente, mais les autres n'y viennent quasiment jamais. L'absence d'un décor commun pour les tourments séparés de chacun n'aide pas cette impression d'éclatement, donc.

Alors au final, cette intégrale de The Starter Wife, une déception ? Bah pas vraiment... mais je suis bien forcée de reconnaître que finalement la mini-série se suffit à elle-même, à plus forte raison si on veut rester sur une bonne impression.
Et puis, 16 épisodes en compagnie de Debra Messing, franchement, il y a pire, et elle reste lumineuse, charmante et adorable de bout en bout, se donnant à fond pour les scènes fantasmées (la voir grimée en Lara Croft sera probablement l'un de mes meilleurs souvenirs de l'été, surtout quand on connait la taille de soustale de Messing, qui n'a jamais fait de mystère de ce côté-là) et parvenant toujours, malgré tout, à rester la Debra Messing que l'on aime.
Enfin je sais pas pour vous, mais moi oui. Alors non, pas de regret.

Mais il y a des chances pour que mon DVD de la saison prenne quand même un peu la poussière sur le long terme...

Posté par ladyteruki à 19:36 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

13-07-11

Le poing levé

Tout a commencé il y a un peu moins d'un mois et demi, sept semaines, en fait. Nous voici arrivés 222 épisodes plus tard, et j'ai fini mon intégrale de Roseanne. Ce fut toute une épopée qui a notamment comporté un achat de l'intégrale, des semaines de délice, et une dernière semaine où j'ai bien souvent été à la torture, mais j'y reviens en temps utile.

Et avant de vous faire un petit post de bilan (je sais bien, je n'ai jamais le réflexe d'en faire et il faudrait que je prenne le temps de vous reparler de Cloudstreet, par exemple, ou de mon revisionnage de The No. 1 Ladies' Detective Agency, mais je n'ai simplement pas pris le pli...), je voudrais revenir sur cette expérience incroyable qui consiste à assister à la fin d'une série. En ces temps d'annulations souvent intempestives (même quand on fait tout ce qui est en notre pouvoir pour les éviter), on a tendance à oublier. Et puis, suivre une série sur plusieurs années, et s'envoyer l'intégrale en quelques semaines, ça transforme aussi le regard qu'on a ce sur final. Bref, on a parfois tendance à oublier ce que c'est que de voir grandir une série et la voir se préparer à disparaître, et à le faire en quelques heures.
Pour tout vous dire je suis encore ébranlée. Des personnages qu'on avait appris à aimer, qui s'en vont sans espoir de retour, ce n'est pas un spectacle dont on sort avec le sourire.

Conner-1

Pourtant comme je l'ai dit, ces 7 semaines ont été des véritables montagnes russes. C'est le danger des intégrales : le visionnage condensé fait qu'on voit mieux la plupart des choses. Parfois c'en sont de bonnes, on repère des références, des petits rappels, des marques de continuité qui nous auraient échappé si on avait laissé passer une semaine entre deux épisodes. Et puis parfois, il s'agit de mauvaises choses, et ça rend les choses douloureuses à regarder.

Il y a 7 semaines et 9 saisons de ça, Roseanne (re)commençait comme un sitcom honteusement drôle. Pas de famille dysfonctionnelle ici, mais un personnage central et un parti-pris atypiques, et des revendications à la pelle. Parce que la mission première de la série n'a jamais été de simplement faire rire, mais de faire rire pour faire passer la pilule d'une masse de prises de position assumées et pas forcément bien vues, Roseanne se devait d'avoir d'excellents dialogues, et elle a longtemps brillé par leur verve sans fioriture. La série met en scène des personnages qui sont peut-être pauvres, peut-être pas très éduqués, peut-être pas sortables... mais définitivement intelligents (sauf Mark). Jamais ses personnages ne sont pris à défaut de ce côté, leur répartie ne les diminue jamais, les saillies ne sont pas là pour les tourner en ridicule. C'est donc un univers où il n'existe pas de gag à proprement parler, mais plutôt des vannes constantes et échangées allègrement par tout le monde. Et avec tout le respect que je dois à de nombreux sitcoms qui pourtant m'ont fait rire, c'est une qualité qu'on trouve rarement dans ce genre où le rire vient avant tout du ridicule.

Mais outre le fait qu'elle ne prend pas ses personnages pour des imbéciles, la série a aussi décidé de choisir ses sujets avec intelligence, décidant par là de ne pas prendre ses spectateurs pour des imbéciles. C'est l'angle social dont se prévaut tant la série.
Les premières saisons (ça s'atténue fortement lorsque Roseanne et Jackie tentent de monter leur propre affaire) sont consacrées à des intrigues vues peu ou pas du tout ailleurs, et quand elles ont un pitch de départ similaire, elles ne sont jamais traitées selon les canons du genre et surprennent toujours. La série ne nous emmène pas où tant d'autres sont allées : ainsi, quand Roseanne quitte son travaille à l'usine, elle paye le prix de sa démission et ne trouve pas de travail tout de suite. Les cordons de la bourse familiale se resserrent et elle passe plusieurs épisodes à vivoter d'un boulot de vendeuse d'abonnements par téléphone. Ainsi, chaque décision quant à l'avenir de la petite famille ne se décide pas pour nous faire rire ou provoquer un changement, mais avec toujours un oeil sur le point d'horizon, et les étapes réalistes qui se produiront forcément si un changement intervient. Le plus souvent, dans les premières saisons, ces changements sont de l'ordre professionnel et n'interviennent ni par hasard, ni de façon miraculeusement résolue. S'imprime vite un schéma, qui je pense doit être moins évident pendant un visionnage hebdomadaire, de format feuilletonnant subtil.

Ce qui est fascinant c'est aussi la façon dont ces choix sont conduits. La famille Conner ne prend jamais de décision mûrement réfléchie, ou presque, et ne se dit pas qu'il faudrait peut-être se montrer raisonnable et/ou essayer de faire quelque chose pour redresser la barre (comme on a vu plusieurs fois le faire les familles de séries comme Malcolm). Ce sont des impulsifs, ils payent le prix de leur choix, et la série ne leur trouve pas d'excuse autre que "c'était comme ça qu'on le sentait". Impossible de voir Roseanne traiter son job, en apparence parfait, dans un salon de coiffure, sans se dire que la pauvre femme a perdu la tête. Mais à aucun moment la série ne cherchera à lui donner à se justifier. Les choix de Conner, quels qu'ils soient, leur appartiennent entièrement, comme s'ils n'avaient que faire de ce que le spectateur en pensera, drapé dans son assurance de savoir ce qui est le mieux pour les personnages, ou comment il faudrait se conduire pour arranger les choses. Les Conner sont pauvres et parfois semblent tout faire pour le rester, mais c'est parce que dans le fond, ce sont des indépendants, et il y a certaines choses qu'ils ne feront jamais juste pour pouvoir payer les factures.

Derrière cette apparente désinvolture repose donc une grande part de volonté de rester libre des carcans sociaux. Les nombreuses démonstrations de Roseanne pour prouver que c'est elle qui porte la culotte, et qu'elle n'est pas une femme soumise, en sont une autre manifestation.

Au-delà du constat social, ou plutôt de la déclaration de guerre contre l'ordre social, Roseanne est aussi une série qui parle du rapport parent/enfant avec une sincérité désarmante, et la volonté là encore de ne pas donner de leçon. Parce que les parents eux-mêmes en sont bien incapables. Ils ne veulent pas tenir leurs enfants, ils ne veulent même pas leur inculquer quoi que ce soit, ils les laissent vivre même si après, pour parvenir à ce qu'elle veut, cette manipulatrice de Roseanne finir par tenter de tordre leur volonté. Mais les Conner ne peuvent jamais vraiment contrôleur leurs enfants et, sur le long terme, cela se prouvera de nombreuses fois.

J'ai dit que Roseanne était un personnage manipulateur : ce n'est pas là son pire défaut. Bruyante, désagréable, constamment en quête du contrôle total (qu'elle n'exercera jamais vraiment parce qu'elle est trop électron libre pour se contraindre elle-même à exercer longtemps son pouvoir de coercition sur la famille et les amis), cette femme qui est, comme le titre de la série l'indique clairement, au centre de tout, est aussi le personnage le plus détestable du lot, celui qu'on a envie de baffer par moments, celui qui semble toujours manquer de coeur ou de finesse pour apprécier ce qu'elle a. Ajoutez à cela que Roseanne Barr (or whatever) n'est pas la meilleure des actrices, et de loin ; fort heureusement, John Goodman est un homme de grand talent qui sauve chaque scène et porte Barr autant de fois que nécessaire.
C'était en tous cas assez osé de réussir à rendre le personnage si antipathique et en même temps de le rendre incontournable, jamais totalement haïssable parce que, admettons-le, il a aussi quelques unes des meilleures répliques.

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La réputation de Roseanne la précède : il est de notoriété publique (téléphagiquement publique, disons) que sa fin est une erreur de la nature. Après bien des rires et des épisodes engloutis avec gloutonnerie, je suis arrivée dimanche à la saison 9. On m'avait dit que c'étaient les trois dernières qui étaient moins bonnes, et la 7 comme la 8 se montrant appréciables (même si franchement moins abouties), je partais avec une relativement bon a priori sur la question.

C'était sans compter sur notre ennemi à tous, téléphages de bon goût : le saut de requin. Tremblez ! Roseanne effectue un jump the shark de toute beauté, exécuté avec autant de souplesse qu'une baleine et autant de doigté qu'un manchot. Et tout ça, en nous regardant droit dans les yeux avec défi, l'air de dire que c'est comme ça et puis c'est tout, à prendre ou à laisser.
Plusieurs fois je vous avoue que l'envie ne m'en a pas manqué ! Tout laisser, peu importe la loyauté qu'on ressent instinctivement envers une série qu'on a suivie assidûment et à fortes doses pendant 8 saisons dévorées en une courte période de temps.

Insupportable, le premier quart de la saison va détruire tout ce que la série avait mis en place avec tant d'intelligence, d'audace et de bonne humeur incisive. La saison tombe totalement à plat. Les cosplay quasi-permanent est insultant. Le défilé complètement gratuit des guests est insupportable. Les intrigues tiennent sur du papier à cigarette (un cas d'école : l'épisode dans le train). Ne sont à sauver que quelques épisodes (déjà initiés dans des saisons précédentes, maintenant plaqués sans le moindre remords sur une intrigue moribonde) qui servent d'hommages aux grandes comédies de la télévision américaine, comme Gilligan's Island, That Girl, I Dream of Jeanie, et bien d'autres (on retrouve la même volonté dans Une Nounou d'Enfer, qui n'a jamais renié ses influences).

C'est une abomination, et il n'y a pour cela qu'une personne à blâmer : John Goodman. Chaque fois que Dan disparaît pendant la saison, c'est une torture que de voir les intrigues se déverser dans le tout à l'égoût. Chaque fois que Goodman accepte de se coltiner Roseanne Barr, certes l'alchimie est diminuée entre eux (rarement vu une série où les tensions se ressentent autant à l'écran), mais les intrigues reprennent des couleurs.

Tout ça pour s'achever sur une fin de saison encore radicalement différente, totalement sentimentale, avec des gags plats mais beaucoup d'émotion tirée d'une intrigue qui prend une tournure incroyablement dramatique. Impossible alors de rester de marbre même si on s'étonne un peu, dans le fond, de s'être autant éloigné de la comédie (mais avec le talent des meilleurs tear-jearkers). S'ajoutent à cela de nombreuses mais très fines touches du type "bouclage de boucle", comme autant de rappels des premières saisons et/ou des gimmicks de la série, qui complètent parfaitement l'effet recherché lorsqu'on aborde la saison finale d'une série qu'on connaît sur le bout des doigts.

Hélas, Roseanne se clôt sur un dernier affront, la scène finale du dernier épisode nous inflige encore quelques blessures en balayant d'un revers de la main (comme une vengeance de la créatrice de la série) les éléments auxquels on s'était le plus attachés.

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Pleine de surprises, bonnes comme mauvaises, Roseanne est une série qui change radicalement la face du sitcom. On peut ne pas en aimer les recettes, on peut en déplorer l'évolution finale, on peut adresser des reproches et beaucoup seront fondés.
Mais on ne peut lui enlever le caractère proprement révolutionnaire de son ton et de son propos dans ses premières saisons, et la galerie de personnages épatante qu'elle développe (la série se montre très fidèle à nombre d'entre eux, qui n'apparaissent ni ne disparaissent jamais vraiment de façon soudaine dans la vie des Conner, et s'applique à nous montrer comme normale la réapparition de certains d'entre eux, témoignant d'une forme de tendresse à laquelle j'ai rarement assisté dans une série).

Même fâchée, même en larmes, je finis ces 7 semaines de visionnage avec la conviction d'avoir assisté à une des plus grandes comédies de l'histoire de la télévision. Au moins au début.

Pour vous en assurer, je vous invite donc à ne pas hésiter à tenter le pilote de la série, qui devrait compter parmi les épisodes vus de tout téléphage qui se respecte. Tout le monde ici sait comment tirer le meilleur d'un post La preuve par trois, dites ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Roseanne de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:35 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

05-07-11

Là où il y a de la gêne...

Puisqu'on en est aux confidences, j'ai toujours eu du mal avec le concept de guilty pleasure, c'est incompréhensible pour moi. Parce que de deux choses l'une : soit on pense que la série est une merde, et on arrête, soit en fait elle a des avantages, même peu nombreux, et la traiter de guilty pleasure est une façon de se couvrir aux yeux du reste de la communauté téléphagique, ou de soi-même si on a vraiment des problèmes d'estime de soi, mais démontre une bonne dose de malhonnêteté intellectuelle.

Aussi, quand je vous dis que je regarde Singles Ladies, il ne me vient pas naturellement l'idée d'y accoler le terme de "guilty pleasure", parce que mon plaisir n'est pas coupable, il est juste inférieur à d'autres que je peux ressentir devant des séries qui me rendent véritablement accro. Le jour où Single Ladies ne m'apportera plus cette fenêtre glamour sur le monde black d'Atlanta, je partirai sans me retourner, on aura passé du bon temps ensemble mais on n'avait pas d'attache, rien ne nous retient. Je ne suis pas obligée de regarder une série, alors si je la regarde, je lui dois (ainsi qu'à moi-même, en fait) d'admettre que c'est parce qu'elle a des bons côtés, même si ceux-ci ne flattent pas forcément mon ego. Mais on parle de quelqu'un qui idolâtre Une Nounou d'Enfer ou Reba depuis des années, alors mon ego...

SingleLadies-Bandeau

Ainsi, j'ai été faible, j'ai re-regardé le pilote de The No. 1 Ladies' Detective Agency suite à une conversation sur Twitter, et j'ai eu un véritable orgasme téléphagique devant la beauté, l'optimisme et l'énergie qui s'en dégagent. Alors à côté de ça, évidemment, je sais que tout est relatif, et que je n'apprécie pas Single Ladies pour être la meilleure série au monde, ce n'est pas parce que je regarde une série que forcément je pense qu'elle a les atouts pour me faire grimper aux rideaux, mais pour ses modestes (et rares) qualités, énoncées précédemment et que vous découvrirez en suivant les tags (mais qu'on peut résumer en un nom : LisaRaye McCoy).
Et surtout j'admets que quand je la regarde, je baisse le niveau de mes exigences, mais pour autant, je ne regarde pas uniquement pour me moquer en la qualifiant plus tard, devant les copines qui me racontent leurs nuits torrides devant Game of Thrones, de guilty pleasure. Il n'y a aucune forme de culpabilité dans ma démarche, et je peux aussi avoir du Game of Thrones tout une nuit si je veux. Et je ne laisse pas ma part au chien, vous pouvez me croire, j'ai dû voir l'épisode de la couronne d'or une dizaine de fois.

On se rappelle tous la première fois qu'on a eu du plaisir devant une série, on se rappelle tous du premier orgasme téléphagique.
Pour moi, la toute première fois, c'était devant Chicago Hope, mes pieds se sont dérobés sous moi, je me suis assise sur la table basse du salon, agripée à l'ignoble napperon en dentelle de mes parents, le nez à 20cm à peine de l'écran cathodique, le souffle court et les yeux humides, et j'ai compris que ce qui s'était cassé en moi à la mort d'Alan Birch était le début de quelque chose. Ce n'était qu'un prélude à la sensation incomparable du premier orgasme téléphagique, des années plus tard, quand je me suis littéralement retrouvée à bout de souffle devant le pilote de New York 911 et son injection brute d'arénaline (que j'ai cherché ensuite à retrouver dans les épisodes suivants et n'ai jamais vraiment su ressentir à nouveau).

Mais quand il n'y a pas d'orgasme téléphagique, quand le plaisir est si faible qu'il nous rappelle un bisou d'amoureux de maternelle, pour autant, devons-nous nous arroger le droit de diminuer la série ? Nous boudons un plaisir moindre et simple par péché d'orgueil, voilà tout.

On sait tous qu'il y a une palette de nuances incroyables dans le plaisir, qui va du bon petit épisode honnête, à la saison qui transcende votre existence et ne vous fait plus rien regarder comme avant (d'ailleurs c'est décidé, dés que j'ai fini Roseanne, je me commande le DVD et me refais une intégrale de SPACE 2063 ; rien que de mentionner la série dans un de mes tweets récemment, j'ai eu un coup de nostalgie terrible). Il y a de la place pour tout et je ne suis pas sûre de vouloir vivre dans un monde où je ne me délecterais que du second cas.

SpaceAboveandBeyond-Bandeau

Alors je ne comprends pas l'emploi du terme guilty pleasure.

Surtout qu'entre nous, tout dépend des circonstances. J'ai pris l'habitude de regarder Single Ladies avec un petit cocktail de ma confection fleurant bon la fraise, et j'apprécie la série pour l'impression qu'elle me donne, une fois par semaine, de me comporter selon mon genre, à m'irradier l'oeil de dorures, de clinquant, de jolies robes, et de nanas parfaitement bien roulées (hm, c'est ptet pas entièrement selon mon genre, à la réflexion). Je ne vais pas la dénigrer pour ça. Le jour où j'ai honte, j'arrête, voilà tout.

Alors si quelqu'un arrive à m'expliquer l'intérêt d'un guilty pleasure, c'est-à-dire un truc dont on pense sincèrement qu'il est nul, mais qu'on regarde quand même, je veux bien qu'on m'explique. C'est comme tirer un mauvais coup pour pouvoir s'en plaindre après alors qu'on n'avait qu'à rentrer avec un type plus doué ou un lapin à 6 vitesses : je ne comprendrai jamais.

Posté par ladyteruki à 22:45 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

19-01-11

En grève

Aujourd'hui on est mercredi, et comme tous les mercredis, je suis supposée faire ma news "En bref : l'actu des télés du monde" du mercredi pour SeriesLive, celle où je parle de ci, de ça, de ce que vous n'avez pas entendu ailleurs, des pays pour lesquels je me ferais lyncher si j'en faisais une news à part, des infos qui ne tiendraient pas plus d'un paragraphe, etc...
C'est un travail qui me prend une ou deux heures chaque semaine, et je n'inclus pas le travail de sélection qui a lieu les six autres jours afin de choisir attentivement l'actu qui pourrait s'y trouver.

Mais seulement, voilà, aujourd'hui, il n'y aura pas de brève hebdomadaire sur SeriesLive, pour la première fois depuis septembre.

World

D'ordinaire je ne lave pas mon linge sale avec SeriesLive en public, mais voilà, j'ai l'impression que si je n'explique pas ce qui se passe, on se dira simplement que j'ai eu la flemme, ou que j'ai eu les yeux plus gros que le ventre avec ce projet, ou je ne sais pas quoi d'autre. Alors, pour ceux qui vont peut-être ce soir faire un tour sur SeriesLive et, peut-être, je n'en sais rien, remarquer que la news n'a pas été faite, voilà exactement ce qui se passe, la raison pour laquelle j'ai atteint la limite.
La raison pour laquelle je suis en grève.

Il y a maintenant presque un an et demi, j'ai réintégré l'équipe de SeriesLive. C'était pendant la coupe du monde des séries, je crois, qu'on m'avait encouragée à me manifester pour m'occuper des séries asiatiques, et à redéposer ma candidature. Je l'ai fait et on m'a accueillie les bras ouverts. J'ai fiché à fond, je me suis mise à écrire des articles, et quelques news aussi, et on m'a encouragée à en faire plus, et je l'ai fait de bonne grâce parce que, vous savez quoi ? C'est agréable de voir que ce qu'on fait plait. Pendant des mois, j'ai donc intensifié le rythme, progressivement.

Jusqu'à ce que fin juin, un membre de l'équipe dirigeante vienne me voir pour me proposer une rubrique dédiée à ce que je faisais. Le développeur, sans doute de crainte que la rubrique ne serve pas, m'avait alors demandé si j'étais capable de poster des news régulièrement voire quotidiennement, et j'ai encore intensifié parce que j'en étais capable, mais que je ne savais jamais clairement si c'était bienvenu. Malheur à moi, l'intensification des news avant que la rubrique ne voit le jour a heurté la sensibilité des lecteurs de SeriesLive qui se sentaient obligés de cliquer sur des titres de news mentionnant des séries au nom exotique et qui découvraient qu'ils ne les connaissaient pas et ne s'y intéressaient pas.
Prise de doute, nous étions au mois de juillet, j'ai alors demandé au membre de l'équipe dirigeante qui était venu me voir s'il fallait que je continue. La réponse a été franchement positive, avec la promesse que la rubrique dédiée permettrait une meilleure lisibilité et, donc, empêcherait ce genre de désagrément à l'avenir pour les lecteurs, qui ne pourraient alors plus dire qu'ils n'étaient pas prévenus. Ayant fait un article sur la télévision coréenne, ce même membre de l'équipe dirigeante m'a également encouragée à faire des articles sur d'autres pays, et je me suis dit, mais oui, je peux faire l'Inde, et tiens, si je continuais avec d'autres pays ! C'est comme ça que ça a commencé, ce défi d'un article par semaine. C'était franchement sympa, ne nous le cachons pas.

En parallèle de ces articles, de l'intensification des news (désormais accompagnée d'un suivi des audiences coréennes), l'été 2010 a donc été consacré à plancher sur cette rubrique avec le développeur, et à l'étoffer au niveau du contenu, notamment en élargissant à des pays jusque là (injustement) maltraités par SeriesLive, comme le Canada et surtout l'Australie, quasiment dépourvue d'info et pas à jour sur la plupart des nouveautés.
Mais pour la rubrique elle-même, les choses n'avançaient pas très vite. C'est le vacances, me disais-je... alors je prenais mon mal en patience. Mais très bientôt, la date évoquée d'une ouverture de la rubrique pour la rentrée a été reportée. Allez, 1er Octobre, promis. Mais voilà, le mois de septembre ne fut pas beaucoup plus productif. Et tandis que, toujours encouragée à en faire plus, je me lançais dans une news hebdomadaire pour récapituler l'actu de plusieurs pays, tout en ajoutant le suivi des audiences japonaises, j'ai réalisé qu'il y avait un vrai soucis avec le développement de la rubrique. J'étais encouragée à en faire plus par le membre de l'équipe dirigeante, mais le développeur n'était pas beaucoup poussé, par contre. D'ailleurs j'étais tellement encouragée qu'on m'a envoyée à la mi-octobre à Scénaristes en Séries : le planning des articles du monde a été étudié dans ce sens avec le membre de l'équipe dirigeante, et la rubrique devait ouvrir à cette occasion, afin de pouvoir parler des séries scandinaves.

C'est là, je pense, que j'ai commencé à donner les premiers signes de fatigue ; déjà pour des raisons financières, parce que j'ai dû intégralement avancer l'argent de mon voyage (et le réserver à H-48, le responsable n'ayant pas fait sa part à temps), et que j'ai trouvé ça franchement fort de café vu la somme engagée.
Et surtout, parce que si j'ai assuré au niveau des news hebdomadaires, et tenu mes engagements sur l'évènement en courant d'une interview à l'autre, au final, j'ai trouvé qu'il y avait abus quand on m'a indiqué que l'ouverture de la rubrique serait encore reporté... on dit 1er novembre ? Alors, finalement, je n'ai publié qu'une interview sur huit réalisées (celle d'Astier), laissé de côté les exclus (sur les acquisitions par arte de The No. 1 Ladies' Detective Agency et Borgen, évoquées uniquement via mon compte Twitter), et j'ai laissé tomber les reviews de pilotes qui étaient prévues pour le site. Et j'ai commencé à sérieusement m'agiter.

C'est comme ça que je suis devenue une emmerdeuse. Arrivée au 1er novembre, toujours pas de rubrique mise en ligne, je suis probablement devenue le pire cauchemar d'un développeur en me manifestant de façon insistante, répétée, et plus du tout subtile. Il faut dire que j'en avais marre de me faire poser des lapins sur Skype, qu'on ne réponde jamais à mes questions, de voir qu'on me posait plusieurs fois les mêmes questions sans que mes indications trouvent effet, et que concrètement, on me dise oui d'un côté mais que rien ne se passe. Mais le membre de l'équipe dirigeante continuait de me promettre monts et merveilles, de compatir devant l'absence de réaction du développeur, et de me jurer ses grands dieux qu'on ferait au plus vite. Et je pensais que ça allait bien finir par arriver. C'était un membre de l'équipe dirigeante, après tout, et l'un des rares encore actifs sur le site. Il avait forcément du poids, n'est-ce pas ?

Au bout du compte, et après avoir truffé le topic de travail de posts restés sans réponse, et/ou d'échanges véhéments, courant novembre, la rubrique s'est trouvée mise en ligne de façon bâtarde, comme pour se débarrasser : les news sont devenues accessibles en page d'accueil, ce qui permettait d'avoir accès à certaines pages, mais tout n'était pas fini d'être codé, et qui plus est, contrairement à toutes les autres rubriques du site, la rubrique n'avait pas d'onglet pour y accéder directement.
Et quelque part entre les news nombreuses en accueil et le débat de savoir si tel pays devrait ou ne devrait pas apparaitre sur la rubrique (alors que la rubrique était à l'étude depuis juin, quand même !), soudain, tout s'est emballé : accusée de prendre en otage la page d'accueil avec mes petits points turquoises, j'ai dû négocier le nombre de news à afficher en page d'accueil du site. Sans qu'il ne soit pour autant rendu possible d'accéder à la rubrique Séries du Monde...
Ce nombre, fixé à trois news en accueil (mais autant que je voulais dans la rubrique à laquelle on ne pouvait pas accéder !), s'est accompagné d'une proposition du développeur qui m'a invitée à l'aider à penser divers aspects du site avec lui. Et moi, naïve, je me suis dit : s'il me propose ça, c'est qu'on va bientôt sortir la rubrique, enfin ! Et on passera à autre chose, enfin ! Je vais prendre le rythme des news, et ne plus m'occuper de développer cette rubrique que je traine comme un boulet depuis le début de l'été, enfin !

Pensez donc. Après cet accord, a suivi un silence radio de plusieurs semaines de la part du développeur. Pas tellement plus bavard, le membre de l'équipe dirigeante, d'ailleurs. En gros, j'ai eu l'impression que le développeur avait eu ce qu'il voulait (limiter ma présence sur la page d'accueil), et que maintenant il n'en avait plus rien à foutre de finir la rubrique.
Et pourtant, j'ai continué. Parce que je m'étais engagée à le faire, et parce que ça me plaisait de parler de l'actu des télés du monde... n'était-ce pas d'ailleurs cette dernière qui était la meilleure des raisons ?

Mais en décembre, les messages sans réponse, les vents sur Skype et les choses qui n'avançaient plus ont eu raison de moi. J'ai arrêté les news portant sur le suivi des audiences asiatiques. Puis, j'ai décidé d'attendre avant de poster le bilan de la saison (qui actuellement avance à la vitesse d'un escargot de Bourgogne). Et pour finir, j'ai juste décidé de ne plus fournir que le minimum, soit quelques news et surtout la news du mercredi, devenue un vaste fourre-tout rédigé sans grand entrain.

C'était un projet qu'on m'avait proposé, pas l'inverse. Dans lequel on m'avait encouragée à m'engager toujours plus loin et, contrairement à ce que beaucoup de bénévoles feraient, je me suis engagée sans jamais demander d'autre contrepartie qu'une rubrique fonctionnelle et au même niveau que les autres.
Je ne l'ai jamais eue.

Ce soir, je suis donc en grève. J'ai tenté de me motiver à faire quelques news depuis le début du mois, mais je ne vois plus l'intérêt. De toute façon, la rubrique  n'est même plus accessible par la navigation puisque, avant, quand on cliquait sur une news "Séries du Monde", on pouvait voir la navigation de la rubrique (inachevée, mais tout de même), alors que maintenant on peut juste passer d'un type de news à un autre (pour chacune des rubriques qui, elles, ont bel et bien un onglet permettant un accès direct).

Les questions que je me pose, c'est pourquoi m'avoir proposé de faire cette rubrique si c'était pour ne jamais la faire sortir de terre ? Pourquoi m'avoir encouragée à en faire plus si c'était pour me limiter le nombre de news visibles ? Pourquoi avoir piétiné mon enthousiasme au lieu de simplement me laisser continuer les choses humblement ?

Ce soir je suis à deux doigts de la démission. J'aime beaucoup SeriesLive, j'y ai passé beaucoup de temps, m'y suis fait un certain nombre de contacts très appréciables (dont ledit membre de l'équipe dirigeante, d'ailleurs, qui outre mesure a toujours été charmant avec moi). J'ai toujours été fidèle à ce site. Même quand je n'y officiais pas (ayant privilégié le défunt Teruki Paradise), je n'ai jamais manqué d'y faire référence (ce blog m'en est témoin), d'en parler, je n'ai jamais fait partie de ceux si prompts à prédire son déclin, je n'ai jamais trouvé révoltant de ne pas être payée pour contribuer (même si je ne crache évidemment pas sur l'unique petit chèque cadeau annuel), et surtout, je n'en ai jamais, jamais, jamais, dit du mal que je n'aie dit bien en face aux dirigeants. La langue de pute en douce, ça n'a jamais été mon genre.
Mais voilà, j'ai été menée en bateau, et je ne comprends pas à quoi ça rime. Qu'y avait-il à gagner ? Pourquoi m'avoir fait miroiter tout ça si l'intention n'a jamais été de mettre en valeur le travail accompli ?

Séries du Monde, ou l'histoire d'un bénévolat qui a tout de même fini par être trop cher payé.

Je ne sais pas. Je ne sais sincèrement pas. Devrais-je juste partir et recommencer ailleurs (peut-être seule ?) ce que j'avais entamé sur Séries du Monde ? Devrais-je au contraire insister parce que ce serait du gâchis de tout laisser en plan, et entreprendre une action quelconque ? Vraiment, je ne sais pas.
Devrais-je vous encourager à aller manifester votre soutien ? Je ne sais pas si ça aiderait. Je ne sais pas si ça vaut le coup. Je ne sais pas si vous le feriez.

J'ai cru de tout mon cœur que je n'aurais pas besoin de baisser les bras. Six mois après qu'on soit venu me chercher pour lancer ce projet, je ne crois plus en rien.

Posté par ladyteruki à 22:55 - Point Unpleasant - Permalien [#]

31-10-10

[DL] The Circuit

Pendant que je m'en vais à un rassemblement familial dont, de vous à moi, je saurais franchement me passer, je ne voulais pas vous laisser sans un nouveau post rédigé uniquement dans l'intention de chanter une fois de plus les louanges de The Circuit. Soyez sûrs d'ailleurs que si le générique de Bollywood Hero durait plus de 10 secondes, je vous le proposerais tout pareil (mais ne pas le faire me donnera l'occasion d'un autre post plus tard).
Bref, vous n'allez pas y couper, le weekend sera dédié à The Circuit ou ne sera pas. Avouez que j'ai eu pire obsession...

TheCircuit
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

C'est court, mais putain, c'est beau.
Il y a dans ce générique quelque chose qui me rappelle ce que je ressentais devant les épisodes de The No. 1 Ladies' Detective Agency, une invitation à s'émerveiller devant une nature inaccessible mais terriblement belle, à voyager à l'autre bout du monde grâce à quelques images et quelques sons (car rendons justice à ce thème musical, il n'est pas courant !). Viennent se mêler à tout cela quelques portraits des protagonistes, pas forcément nécessaires de mon point de vue mais ils ne brisent pas la magie de la chose donc ça me va. Sans oublier l'impression d'une grande rudesse, complètement contrastée par le thème du voyage et la complainte du thème musical... Voilà vraiment un générique unique en son genre, qui déjà nous transporte...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (mais justement le principe, c'est de s'y mettre) : la fiche The Circuit de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 11:17 - Médicament générique - Permalien [#]


18-07-10

So little time, so much to do

Cette semaine, je n'étais pas en vacances, et pourtant je n'ai pas travaillé. Ce sont les joies de la vie en cabinet ministériel : quand un ministre saute, il faut se trouver un nouveau boulot. Et encore, ça, finalement, c'était facile, et en fait en une semaine, ç'aura été plié. C'était la minute ladymnistration.
Mais du coup, je me suis retrouvée avec une semaine relativement libre sur les bras (si l'on soustrait les entretiens et les quelques sorties qui étaient prévues), et c'était peut-être le plus gros défi : savoir comment j'allais téléphagiquement l'occuper.

Il fallait me voir lorsque je suis rentrée de mon dernier jour de boulot, à la fin de la semaine dernière : j'avais pleeeeein de projets. Un peu comme une gamine à qui on annonce qu'elle pourra passer une semaine dans un parc d'attraction : "et je vais enfin me refaire l'intégrale de Jack & Bobby que je voulais me faire, et je vais revoir The Starter Wife, et je vais finir Will & Grace, et je vais regarder un film ou deux, et je vais trier mes génériques, et je vais faire plein de fiches, et je vais rédiger les trois articles que j'ai en projet pour SeriesLive, et je vais ranger mes classeurs sur la documentation téléphagique que j'ai entassés depuis plusieurs semaines, et je vais essayer de glisser une petite intégrale de The No. 1 Ladies' Detective Agency, et je vais finir la saison de V que j'ai un peu snobbée, et puis ya plein de pilotes qui vont tomber...!"
Ah, elle était enthousiaste, la lady, ya pas à dire. Elle avait un planning dans la tête, ça allait être tout-à-fait idéal, des vacances avant les vacances, le pied total.

Hier, j'essayais au moins de ranger mes génériques (le problème c'est qu'à chaque fois qu'un disque dur me plante, je les recagoule sans forcément bien les nommer), et je suis tombée sur le générique de Mad Men. "Aaaargh", me suis-je étranglée, "yavait ça aussi : j'ai acheté le coffret de la saison 1 et il est toujours sous blister !".

No1

Bilan.
Eh bah, bilan, bien-sûr, j'ai rien fait de tout ça. Si, j'ai fait quelques fiches sur SeriesLive, je suis relativement à jour dans mes pilotes occidentaux (mais en Asie je suis à la bourre), et puis j'ai attaqué l'avant-dernière saison de Will & Grace... mais à part ça ? Les classeurs de documentation téléphagique jonchent mon bureau, je n'ai eu le temps que pour un article sur SeriesLive, et je ne parle même pas des séries que je voulais regarder, je comprends pas comment je me suis débrouillée mais j'ai pas du tout touché à la moindre d'entre elles.
Tout ça c'est la faute de la crémaillère de ma sœur ce weekend, c'est des heures que j'aurais pu mettre à profit et en fait rien du tout.

Non, bon, ne blâmons pas les faux coupables. La vérité c'est qu'évidemment, ce programme était bien trop gros pour tenir en une semaine. Mais j'étais tellement contente de cette période de temps libre imprévue, et j'ai l'impression d'en avoir si peu profité ! Admettons-le, faire des fiches de séries étrangères prend un temps fou, parce qu'il s'avère (je sais, c'est choquant au plus haut point) que je ne parle ni espagnol, ni hindi, ni hébreu, ni... bah, estonien. Alors forcément ça prend un temps fou de croiser les informations, les traductions automatiques, les quelques sources anglophones... rien que trouver les noms de certains acteurs peut prendre une demi-heure ! Je ne suis pas vraiment étonnée.
Juste déçue.

Aaaargh ! Si peu de temps, et tellement à faire ! La téléphagie est une frustration sans nom.
Ce serait cool si je pouvais me faire virer de mon nouveau boulot, aussi. Ça me laisserait du temps...

Posté par ladyteruki à 17:42 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

03-10-09

arte fact

Pour moi, la chaîne de l'année 2009 a clairement été arte. Les plus alertes d'entre vous se souviennent déjà de ma surprise devant Jekyll, plus tôt cette année. Avec aujourd'hui la diffusion de The Tudors, la même expérience de rendez-vous attendu toute une semaine à l'avance se reproduit pour mon plus grand délice. Non que The Tudors soit une merveille parmi les merveilles, car comme je l'ai dit dans les posts précédents sur cette série, elle est loin d'être parfaite. Suivez les tags pour plus de détails.

Mais à vrai dire, ce qui fait les défauts de The Tudors donne à mes yeux une grande valeur à cette programmation par la chaîne européenne. Tout comme Jekyll, cette série donne l'impression à la fois d'un soucis de qualité de d'élégance dans le choix de la programmation, sans être forcément trop pompeux. Tout comme la violence parfois exagérée de certaines scènes de Jekyll (je pense notamment au final plein d'overkill), les scènes de sexe de The Tudors ont le mérite (ainsi que les romances et autres complaisances scénaristiques) de rendre la série accessible, et de lui éviter de ne cibler qu'une cible d'élite mais bien d'atteindre une popularité dépassant largement le cadre des amateurs d'Histoire. Comme le soulignait tao dans un tweet, ça se traduit par des audiences pas dégueulasses, ce qui est forcément incitatif pour la chaîne.

Alors, je n'ai pas pu m'empêcher de songer à une petite liste de productions qu'il serait intéressant de voir sur la chaîne, s'il lui venait la bonne idée de poursuivre sa politique série. Il y a un créneau à prendre, malmené par la concurrence hertzienne, et à mon avis les séries suivantes s'inscrivent dans le même type de programmation, et ne semblent pas intéresser les autres chaînes françaises. Il y a quelque chose à jouer, je pense.

- Carnivàle :

C'est la première qui me vient à l'esprit, et je trouve qu'elle tombe sous le sens. Un mélange d'Histoire et de mystère, un univers cryptique... Et puis, deux saisons, ça reste aussi assez raisonnable pour une chaîne qui craindrait de s'engager sur le long terme.

- Cop Rock :
Là encore, investissement en temps très raisonnable pour cette série d'une malheureuse saison... mais si fondamentalement différente de ce que l'on a pu trouver sur le hertzien jusque là ? Sans compter qu'on ne peut décemment compter que sur une chaîne anticonformiste comme arte pour programmer une série approchant de la vingtaine.

- The No. 1 Ladies Detective Agency :
Alors là, ce serait juste superbe. Comment en remontrer à la concurrence sur la diversité télévisuelle sans lui faire ombrage ? En choisissant une fiction radicalement différente, par ses origines et son ton. Tout en n'oubliant pas que le genre policier continue de faire des audiences convaincantes, ce qui ne peut nuire.

- Huff :
Quand on est le toujours un peu décalé arte, on ne peut que se prendre de passion pour la psychanalyse. Et pendant que la diffusion d'In Treatment via le réseau Orange, et sa sortie en DVD, fait l'actu, une rediffusion d'une série sur la même thématique peut aussi être une bonne idée commercialement parlant.

Evidemment, ces vœux pieux ne sont pas si faciles à réaliser. arte fait face à une difficulté double : chaque série doit pouvoir être diffusée à la fois en Allemagne et en France. Mais un développement de la politique série, qui jusque là semble probante, en s'engageant dans une identité propre, se ferait à mon avis très bien avec ce genre de titres.

Et vous, quelle séries verriez-vous sur arte ?

Posté par ladyteruki à 22:33 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

25-06-09

Leap of faith

La plupart du temps je vous parle ici des séries que je découvre, de ce qu'elles me font ressentir et de ce que j'en pense. Et la plupart du temps c'est assez simple à cerner pour moi. J'ai aimé telle série pour ce qu'elle m'a évoqué, pour ce qu'elle m'a fait ressentir, pour ce à quoi elle m'a fait réfléchir. En apparence les choses semblent plutôt claires. Même quand une série décide de se préoccuper d'un thème en apparence un peu sérieux ou sujet à polémique, je finis par avoir mon avis sur la question. Il vaut ce qu'il vaut, mais c'est le mien. Et la plupart du temps je n'ai aucune difficulté à vous en parler pendant des longues lignes, les posts de ces derniers jours en attestent.

Et puis, il y a les autres fois. Ces fois où on a la tête qui tourne. Parce que c'est tellement plus que de la télé, mais il faut se souvenir que ce n'est que de la télé.

Je pourrais vous raconter ce que j'ai vécu devant The Philantropist, mais sincèrement, si vous lisiez pareil texte pour connaître mon avis sur la série, vous n'en sortiriez pas plus avancé, en ayant lu pourtant une littérature de plusieurs dizaines de milliers de caractères (au bas mot).

Le problème de The Philantropist, c'est qu'elle est clairement à part. Non seulement elle ne sacrifie pas aux canons télévisuels du moment, mais en plus, elle touche à un sujet d'autant plus sensible que rares sont les occidentaux qui en ont un point de vue complet.
Parce que, dans le fond, qu'est-ce que je connais de l'Afrique, moi ? Je suis une blanche, j'ai grandi en France, je n'ai jamais quitté mon continent, tout ce que je sais, on me l'a rapporté d'une façon ou d'une autre, par des livres, des articles, des fictions, mais je n'en ai aucune connaissance bien à moi. Je me posais déjà la questions devant The No. 1 Ladies' Detective Agency, si vous vous souvenez. Comment serais-je capable de dissocier le stéréotype de la réalité ? Comment serais-je capable de me construire une échelle de valeurs qui me permettrait, même si ça semble tout bête, de dire de The Philantropist que c'est une série sur le mythe de l'homme blanc, ou la prise de conscience d'un homme qui par commodité scénaristique a les moyens de faire son pélerinage, ou une série pleine de bonnes intentions, ou une stigmatisation d'une Afrique forcément affaiblie, ou quoi, ou qu'est-ce ?

J'ai passé tout le pilote à passer d'une de ces possibilités à une autre. Est-ce trop "bien pensant", ce thème du riche qui veut donner de lui aux nécessiteux du Tiers-Monde ? Est-ce un effort louable qui s'inscrit dans la foulée de l'arc africain d'Urgences pour ouvrir le spectateur à autre chose que son nombril ? Est-ce une façon de nous emmener ailleurs le temps d'un été, tout le monde prend son sac de couchage, rendez-vous devant NBC pour partir en randonnée ? Je ne sais pas, je n'en sais rien, je n'ai pas les outils pour le dire.

Les ralentis, too much ou nécessaires ? Le background du personnage principal, une facilité ou un indispensable pour comprendre sa démarche ? Les politiciens corrompus, un poncif de plus ou une réalité qu'on n'ose pas assez montrer ?
L'arrivée finale au village, un grand moment de niaiserie télévisuelle, ou une apothéose ?

Ca dépendra, j'imagine, de votre regard. Le cynique n'y verra que grandiloquence inutile. Moi, j'ai finalement laissé l'empathie l'emporter.
C'était un combat contre moi-même et je ne savais pas qui je voulais voir gagner, mais au final, cette quête humaine, je pense que j'avais envie de la prendre comme quelque chose de positif, une expérience que j'avais envie de faire semblant de partager pendant 44 minutes, le rêve de m'ouvrir au monde au moins un peu, même à travers une vision déformée de ce bout de planète, j'avais envie qu'on m'emmène et qu'on me fasse tenter le coup. Je veux y croire, quelque part. J'ai envie qu'on m'emmène en Afrique et qu'on me fasse oublier mes problèmes de riche. J'ai envie qu'on m'ouvre à autre chose, même si c'est par le biais d'une fiction qui emploie des ficelles trop visibles à l'œil nu. J'ai envie qu'on m'apporte quelque chose qu'on ne m'avait pas apporté avant, et ça vaut ce que ça vaut, mais c'est toujours bon à prendre.

Ce que je pense de The Philantropist ? Ah... tout et rien, en fait. Je ne saurais même pas vraiment vous dire si j'ai aimé ! Je ne sais pas encore non plus si j'y reviendrai. Mais j'avais, peut-être, dans le fond, besoin de regarder ce pilote tout de même. C'est aussi confus pour moi que dans ce post, si ça peut vous consoler. Je ne m'explique pas vraiment ce qui s'est passé, ce que j'ai vu, mais...
C'est juste une histoire de foi, dans le fond.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Philantropist de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:51 - Review vers le futur - Permalien [#]

17-04-09

Dans ma valise diplomatique, j'ai rangé mes chaussettes...

La plupart du temps, je vous parle de séries américaines. Bon, c'est un fait, et je ne m'en suis jamais cachée, que c'est toujours à elles qu'ira ma préférence.
De temps à autres, je vous parle de séries japonaises. C'est selon l'humeur et j'ai une liste de séries dont j'ai toujours voulu vous parler, et ça finira par arriver, dans une période où il y en aura moins à dire côté USA.
Et puis des fois, on sait pas trop ce qui m'arrive, mais je parle d'une série d'encore ailleurs, genre, britannique, avec Jekyll ou Benidorm, ou encore plus pas bien dans ma tête, indienne avec Arslaan. Et pis ya le cas encore à part de The No. 1 Ladies' Detective Agency, aussi.
(et si vous n'avez pas encore lu tout ça, ya des liens et des tags pour y remédier, hein)

Ce que je n'ai pas encore fait, c'est vous parler d'une série néo-zélandaise. Eh bah, il y a un début à tout, vous voyez.

Car aujourd'hui, on va parler d'une série super récente, mais que quasiment personne n'a jugé bon de vous présenter (la preuve : j'ai pris sur moi de faire la fiche de SeriesLive), et qui pourtant n'a pas à rougir de ce qu'elle propose ; j'irai jusqu'à dire qu'une fois qu'on a vu certaines séries de cette saison aux Etats-Unis, on gagne même au change à faire l'effort de regarder ce qu'il se passe dans l'hémisphère Sud, en fait.

Alors attention, quand même, en préambule, j'aimerais que tout le monde garde à l'esprit que ce n'est pas la série du siècle. Vous ne raterez pas votre vie téléphagique si vous passez à côté. Je vous en voudrai, évidemment, vous savez à quel point j'aime bavarder avec vous de ce que je vous fais découvrir, mais c'est tout, quoi. On n'est pas en train de dire ici que la série dont je vais vous parler (et dont je n'ai d'ailleurs pas encore donné le titre... suspense !) a révolutionné la face du monde, qu'elle a apporté quelque chose d'incroyable dans l'univers télévisuel mondial et que... non, hein.
Déjà parce que c'est une comédie. Et en soi, une comédie ne change jamais vraiment la face du monde. Et puis aussi parce que, bon, ya quelques poncifs. Inévitables, j'ai envie de dire. Quelle que soit la nationalité, finalement, il y a des choses auxquelles on revient toujours.

Ici, dans la série... allez, je vous fais pas poireauter plus longtemps, je vais la nommer : Diplomatic Immunity. Donc dans la série Diplomatic Immunity, le pitch est relativement simple : un jeune diplomate néo-zélandais tombé en disgrâce est envoyé dans une île perdue nommée Fe'ausi, une micro-île d'un micro-archipel, d'ailleurs fictive mais peu importe.
Sur le coup on pourrait se dire : attends, mais c'est comme si ce gars avait remporté le meilleur job du monde ! Il va aller sur une île paradisiaque, et être payé pour ça ! Nan mais où est le problème ?!

Le problème c'est qu'évidemment il va atterrir chez les fous. Le consulat où il est envoyé, c'est un foutoir sans nom. Comme ils sont loin de la Nouvelle-Zélande géographiquement, ils s'y permettent absolument tout. Et quand je dis "ils", je parle aussi bien des employés au bas de l'échelle que l'ambassadeur lui-même. D'ailleurs, quasiment tous font partie de la famille du roi de Fe'ausi, c'est dire si la Nouvelle-Zélande peut se carrer ses règlements et ses lois où on pense.

C'est à ce stade que oui, les personnages complètement barrés, on a un peu l'impression d'avoir déjà vu ça quelque part. Sans compter que les blagues ne vont pas systématiquement chercher très loin, même si ça fait quand même rire sur le coup.
Cela dit, les personnages qui peuplent le consulat sont quand même bien trouvés. Le rythme est soutenu. Les dialogues sont pertinents. Alors zut, on profite et on se marre, en changeant un peu ses horizons et en essayant d'éduquer ses oreilles à des accents inhabituels.
Des fois il ne faut pas en demander plus, d'ailleurs vu qu'il s'agit d'une comédie, je ne vois pas qu'exiger d'autre, finalement. Surtout que c'est quand même un peu plus intelligent que Krod Mandroon. Juste un peu.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Diplomatic Immunity de SeriesLive. Merci Eske !

Posté par ladyteruki à 20:43 - Review vers le futur - Permalien [#]

12-04-09

Dumela !

J'ai longtemps renâclé avant de m'y mettre. Vous commencez à me connaître : il y a certaines choses qui me stoppent tout net sitôt qu'il s'agit de découvrir certaines séries, prouvant que même ma passion pour les pilotes a ses limites. Le logo BBC, notamment, est un exemple du genre d'indices qui laissent penser que c'est mal barré. Le pilote d'1h45 n'était pas non plus pour me rassurer. Et puis, je dois l'avouer, si j'ai une bonne oreille pour les accents américains, les autres anglophones me font souvent un peu peur... et la perspective que la série dont je vais vous parler se déroule en Afrique n'était donc pas pour me rassurer.
Mais après avoir tourné autour du pot une saine période de temps, j'ai pourtant fini par me lancer dans le pilote de The No. 1 Ladies' Detective Agency, et un peu comme Charlie avec ses drôles de dames, je ne le regrette vraiment pas.

Comme ce n'est pas la série la plus connue au monde, on va faire un peu les présentations avant de se lancer dans ce qui sera le 4e post La preuve par trois de cette semaine, à croire que c'est Noël et non Pâques, mais bon, je suis d'humeur partageuse, il vous faut faire avec ; et puis vous le savez bien, ce n'est pas le genre de choses sur lesquelles je compte mes efforts.
The No. 1 Ladies' Detective Agency est donc, je l'apprends quasiment en même temps que vous d'ailleurs, une série mettant en scène Precious Ramotswe, une femme au caractère bien trempé qui a décidé d'ouvrir la première agence de détective privé tenue par une femme au Botswana. La série est inspirée d'une série de livres, à ce jour au nombre de 10, nous dit Wikipedia, et est co-produite par la BBC et HBO, rappelant l'initiative autour de House of Saddam. Les présentations étant faites, lançons-nous dans ce qui pourrait bien être ma découverte la plus rafraîchissante et la plus charmante cette semaine !

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Je ne vais pas vous mentir : la dernière fois que j'ai vu une série qui se déroulait en Afrique, ce devait être dans je-ne-sais-quelle émission parlant des fictions locales, et je n'étais pas emballée par l'impression d'amateurisme qui en ressortait, tant au niveau de la réalisation que du jeu des acteurs. Mais la différence, c'est que The No. 1 Ladies' Detective Agency est une série produite par des occidentaux (comme je viens de le dire juste au-dessus, essayez de suivre un peu, quand même), donc je n'ai pas eu à affronter cet inconvénient, qui avait été, je dois le dire, un autre frein à ma découverte de la série. Réalisation impeccable, parfois même au-delà du splendide, interprétation sans la moindre faille, bons dialogues... il ne se passe pas un instant sans qu'on réagisse devant ce qui se passe : rire, larmes, tout y passe. Oui, c'est tourné au Botswana, et oui ça pourrait en refroidir quelques uns, mais franchement, là il n'y a pas un seul motif à se plaindre. C'est pas que je sois totalement et définitivement fermée à la fiction d'autres pays que les Etats-Unis (bien que je n'aie jamais dissimulé ma préférence pour les séries de ce pays), mes posts antérieurs, notamment dans la catégorie Dorama Chick, sont là pour le prouver, mais il faut l'avouer, parfois, le choc est rude. Là, l'immersion se fait en douceur. Peut-être qu'elle ouvrira la porte à d'autres fictions du continent africain pour moi, je ne sais pas, peut-être pas, aussi, il ne faut pas croire que j'ai changé d'avis du tout au tout sur les autres exemples de fictions se déroulant en Afrique, mais c'est définitivement une excellente surprise pour moi que de voir à quel point la série est réussie sur ces aspects-là.
Peut-être que des puristes de la fiction africaine (et s'il en traine dans les parages, qu'ils s'expriment et qu'ils m'éduquent, d'ailleurs, en me proposant de bonnes références et/ou de bonnes adresses !) trouveront que justement,  The No. 1 Ladies' Detective Agency n'a d'africain que son lieu de tournage, et que la série est calibrée pour plaire à des téléspectateurs occidentaux sans trop les pousser dans leurs retranchements ; peut-être même, mais là on aborde finalement un aspect qui s'éloigne de la fiction elle-même, aura-t-on l'impression de voir se brosser le portrait d'une Afrique idéalisée (mais pas parfaite, car les thèmes effleurés sont loin d'être tous innocents), mais personnellement je me suis sentie dépaysée sans être déboussolée, et ça me semble un compromis plutôt raisonnable, si on y pense.

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Les choses ne semblent pas commencer sous les meilleurs auspices pour Precious, qui commence par perdre son père à l'issue d'une longue maladie. Elle hérite cependant de son bétail, qu'elle revend afin de lancer sa propre affaire et s'acheter une jolie maison : nouveau départ ! Precious Ramotswe nous apprend en effet très rapidement qu'elle a eu une vie avant celle-ci, et une autre encore avant elle : après avoir passé une enfance idyllique avec son père (l'introduction du pilote est à ce titre d'un charme fou, et d'une passion particulièrement communicative), elle s'est ensuite mariée. Mais le mariage ne lui a pas apporté le bonheur escompté : battue par son mari, elle a perdu l'enfant qu'elle portait, et elle a fini par se séparer de cet époux brutal. Ces éléments, délicatement déposés à nos pieds dés le début de l'épisode, pourraient sembler très dramatiques voir décourageants (ou au contraire extrêmement encourageants pour quelqu'un comme moi, qui suis friande de ce genre de parcours). Mais c'est là aussi, dés le départ, que The No. 1 Ladies' Detective Agency met les choses au point : il n'y aura pas d'apitoiement, pas de violons superflus, pas de tragédie larmoyante. Precious est au contraire un personnage positif. Avec ses (brefs) instants de peine, mais surtout un caractère définitivement optimiste. Ainsi, le personnage n'est pas lisse, mais il n'est pas non plus caricatural ; il y a des plaies, des bleus et des bosses, mais ce n'est pas, en fait, un axe qu'emprunte beaucoup ce pilote. J'ai repensé à Charlie Crews de Life en voyant Mma Ramotswe, mais la différence, c'est que Crews n'a pas tourné la page sur ce qui l'a blessé. Precious est quant à elle entièrement tournée vers l'avenir, et surtout, vers les autres. C'est un peu naïf, mais sa principale motivation pour être détective, c'est tout simplement parce qu'elle aime son pays et qu'elle veut l'améliorer. Dans cette démarche, je reconnais la "naïveté" qu'on peut trouver parfois dans les séries nippones, qui peuvent sembler un peu irréalistes à nous, occidentaux blasés, mais qui parvient à nous toucher tout de même si on fait l'effort de laisser dans l'entrée notre costume gris d'Européen désabusé. Precious est en fait d'un tempérament précieux, tout simplement ! Ça fait du bien, ce genre de choses...

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Le charme de The No. 1 Ladies' Detective Agency, c'est aussi tout le petit monde qui gravite autour de Precious. Le moindre second rôle ou personnage de passage est parfaitement à sa place ! La rencontre avec la future secrétaire de Precious, Grace Makutsi, est par exemple étourdissante d'humour (ainsi que chacune de ses scènes ensuite, le tandem fonctionnant à merveille). Il faut dire que Grace s'est vraisemblablement assise sur quelque chose d'oblong à un moment de sa vie, qui l'empêche d'être un personnage aussi expansif que sa patronne Precious Ramotswe... Mais il n'y a pas qu'elle : entre le love interest de Mma Ramotswe, ses différents clients (et ils seront étonnamment nombreux au cours de ce pilote... quand on pense qu'il a fallu environ le même temps à Olivia Durham pour ne "résoudre" qu'une seule affaire dans le pilote de Fringe, voilà qui donne encore plus mauvaise réputation aux blondes maigrichonnes), le voisinage, et tous les autres protagonistes, c'est vivant, pétillant, touchant... en somme chaque, scène est comme un fourmillement de détails qui ne peuvent qu'attirer la sympathie. Sans compter qu'en plus d'un excellent casting, The No. 1 Ladies' Detective Agency, c'est de la couleur en veux-tu en voilà, des décors à tomber par terre, et des dialogues toujours de bon goût, sans perdre de leur pertinence.

Bah voilà, j'ai encore bavardé pendant des plombes !
Mais il faut dire que je suis si contente d'avoir franchi le pas, de ne pas m'être laissée déconcentrée par mes a priori plus longtemps (je n'avais déjà que trop trainé), et d'avoir fait cette découverte, que j'avais envie de vous offrir une cagoule en bonne et due forme. Je m'aperçois évidemment que, comme toujours, les rédacteurs de Critictoo ont parlé de ce pilote bien avant moi (fidèles à leur réputation), donc n'hésitez pas à aller leur rendre une petite visite, mais sachez que leur bilan est également positif, ce qui devrait, espérons-le, être un petit peu incitatif pour ceux d'entre vous qui, comme moi jusqu'à aujourd'hui, renâclaient à tenter le coup.

Je ne suis par contre pas très satisfaite de mes captures, pour une fois. J'ai pas réussi à vous apporter le rendu coloré et en même temps sobre de la série, esthétiquement. D'ordinaire je fais vraiment attention (je sais pas si ça se voit de votre côté de l'écran, mais j'essaye que les captures soient à la fois révélatrices de ce que j'ai à dire, et harmonieuses les unes entre les autres), mais là j'ai vraiment pas réussi. Je voudrais faire bien plus que vous offrir ces trois captures en fait, encore plus qu'à l'ordinaire quand je vous dis que j'ai dû sacrifier des passages au nom de la règle de 3 propre à cette rubrique, là vraiment, ça me coûte parce que ça ne rend pas aussi bien que ça devrait. Ouaip, va falloir que vous regardiez vous-mêmes pour vous faire une idée, je ne vois que ça comme solution...

Et quant à moi, mais je pense que vous l'aurez deviné, je vais maintenant me pencher sur la suite... comme Precious dans le générique de fin !

MmaRamotswe

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (mais si j'ai pu le faire, vous le pourrez aussi) : la fiche The No. 1 Ladies' Detective Agency de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 08:44 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]


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