ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

05-03-10

Ha ! Ha ! Famille nombreuse

Voilà deux posts que j'ironise et que je persiffle, mais en fait, je vous assure, j'ai bien aimé Parenthood.
Vous en aviez douté ? C'est bien mal me connaître ! Car enfin, c'est pas comme si, avec Brothers & Sisters (et bien que je me sois un peu calmée depuis ma période de fringale l'an dernier) ou Oishii Gohan, je ne vous avais pas expliqué en long et en large combien j'aimais les familles nombreuses, avec des ramifications et des pièces rapportées à n'en plus finir, qu'on pouvait suivre sur plusieurs années.
Je vous l'accorde, à ce stade il est prématuré (limite optimiste) de penser qu'on pourra suivre les Braverman sur plusieurs années.

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Alors mettons fin immédiatement au suspense : non, Parenthood n'apporte rien de nouveau au genre. A la base, quand on lance le remake d'un film qui a déjà connu un remake télé, le principe n'est pas l'originalité, de toutes façons.
Mais Parenthood accomplit avec intelligence sa mission : parler d'une famille "normale". Si jamais la normalité a un quelconque rapport avec la famille du moins. Mais ce qui la différencie des séries qui risquaient de lui donner un trop fort goût de redite, c'est qu'il ne s'agit pas d'une famille un peu dérangée dans le genre de The Middle, ni moderne à tout crin comme peut l'être Modern Family. On ne cherche pas à nous présenter une famille qui a quelque chose qui sorte de l'ordinaire. C'est tout le principe. Les Braverman, c'est votre famille, c'est la mienne... les bons jours disons... on ne veut pas vous en mettre plein les yeux avec un couple gay ou avec des personnages absolument hauts en couleur, on n'a rien à démontrer, pas de société à dépeindre ou de cause à défendre. Regardez les familles autour de vous dans la vie : elles ont plus de chances de ressembler aux Braverman qu'à la plupart des familles de fiction. Et c'est de ça que la série veut partir, comme le faisait le film, pour parler de quelque chose de plus universel.

Alors justement, du film, que reste-t-il ?
Quelques éléments de l'histoire, d'abord. En fait le pilote est jalonné de passages qui sont clairement inspirés des moments-clé du film : le match de baseball, l'un des enfants qui revient vivre auprès des parents, l'un des enfants qui n'arrive pas à entrer dans la vie adulte mais se découvre un fils caché, la rencontre avec le personnel de l'école d'un gamin, le petit ami de l'adolescente un peu trop remuante, la mère divorcée qui recommence à fréquenter, le garçon qui voudrait vivre avec son père mais ne le peut pas, et évidemment, le spectacle de l'école.
Mais la série a aussi décidé de prendre tous ces éléments, et de n'en traiter aucun comme dans le film. Le match de baseball ne tourne pas au happy end. Le retard de Max n'est pas bénin. L'adolescente rentre dans le rang et ne cherche pas à revoir son petit ami. Le spectacle de l'école se déroule sans accroc.

C'est là qu'il est, le manifeste de Parenthood : on a bien vu le film, et on y a repéré plein de choses dont on a envie de parler. Mais on n'en parlera pas comme le film, c'est une autre génération, elle ne vit pas ces passages plus ou moins obligés de la même façon. Et c'est un choix que je respecte car sur pas mal de choses, les idées sont bonnes. Le rendez-vous de Sarah était une perle dans son genre. J'ai absolument adoré sa déception, sa colère et son émotion (dans cet ordre), c'était bien vu, ça exprimait plein de choses ; la frustration était présente mais montrée complètement différemment par rapport au film et ses remarques sur le vibromasseur.

Malheureusement, le gros bémol est que la série se prend épouvantablement au sérieux. Et là, avoir vu le film n'aide pas à faire passer la pilule du tout, car ce dernier, sans être une comédie tout du long, savait ménager des pauses pleines de fantaisie. Le film ose des passages totalement délirants, à l'instar du père qui imagine son fils au moment de la remise des diplômes à l'université, ou évidemment, de la métaphore du grand huit. Parenthood, en optant pour le réalisme à temps complet, ne s'autorise aucune respiration. Les scènes les plus légères gagnent essentiellement sur le plan du rythme, pas de l'humour (comme les quatre frères et sœurs qui s'empoignent dans la maison d'Adam, scène entre parenthèses très connotée Brothers & Sisters, ou encore quand Amber donne des conseils vestimentaires à sa mère). Et c'est très très fatiguant de voir tout ce petit monde accélérer la diction, tenter de faire dans la légèreté, mais n'être jamais drôle.
C'est sans doute là que Parenthood pèche le plus. Et c'est ce qui me refroidit un peu.

Mais bon, dans l'ensemble, le pilote de Parenthood est décent, voire correct, allons même jusqu'à le qualifier d'honnête.
Tous ces qualificatifs, ça me réchauffe le cœur, pas vous ?

Eh oui mais c'est la saison qui veut ça ; la téléphagie ne s'est pas encore relevée tout-à-fait de sa petite crise et on continue de trouver que ce qui est pas mal est suffisant, comparé à ce qui est pénible. Alors je vais laisser à Parenthood une chance de se détendre un peu, et puis on verra bien. Avec ce pilote, je n'ai pas l'impression qu'on ait trouvé la série du siècle. Mais des pilotes qui donnent cette impression, il n'y en a pas eu beaucoup cette année, de toutes façons...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Parenthood de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:51 - Review vers le futur - Permalien [#]

02-10-09

Non, rien de rien...

...je n'en pense rien ! (air connu)
Vraiment, j'ai eu beau me concentrer, je n'ai rien réussi à retenir de The Middle. Un costume de superhéro, peut-être ? Et encore...

Sur le moment, j'ai eu l'impression d'avoir affaire à un mauvais My name is Earl (ce qui déjà rend les choses douloureusement claires sur ce que ça m'évoque), entre la narration brouillonne, les personnages bêtes à manger du foin et l'histoire pas vraiment captivante d'une mère absolument loser dans tous les domaines, mais qui tente d'en rire, j'ai failli en attraper des boutons.

Je ne sais d'ailleurs pas vraiment ce que les scénaristes eux-mêmes voudraient qu'on pense du personnage principal. C'est la nana qui, comme par hasard, doit tout mener de front, mais qui y échoue lamentablement de toutes façons, et j'imagine que ce devrait entraîner, je ne sais pas, une sorte de tendresse. Mais en même temps, elle est si loin d'essayer très fort (en témoignent les pancakes complètement congelés qu'elle donne à son fils à lécher au petit déjeuner), qu'on a du mal à vraiment se prendre d'affection pour elle. En fin de compte, c'est juste une bonne femme qui pourrait avoir tout ce dont elle rêve si elle faisait preuve d'un peu plus d'organisation et de bonne volonté, et qui n'a qu'à s'en prendre à elle-même. Du coup, la superhéroïne qui se plante, ça ne fonctionne pas vraiment.

Donc en fait, si : j'en ai bien pensé quelque chose. Mais c'est tellement pas probant qu'il vaut mieux ne rien en dire.
D'ailleurs, ma maman me l'a toujours dit : "si tu n'as rien de gentil à dire, ne dis rien du tout". Mais ce blog serait drôlement moins rempli si j'écoutais tout le temps son conseil.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Middle de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:35 - Review vers le futur - Permalien [#]
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