ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

01-03-12

Surrendering to destiny

BlackMarch

Parmi mes plans pour Black March, il y avait la perspective d'un marathon Wonderfalls, ainsi qu'un autre pour Pushing Daisies. Pour le second, c'est quelque chose que j'avais déjà cent fois reporté l'an dernier, avant de me promettre que je m'en chargerais au premier trimestre 2012 ; on peut donc dire en quelque sorte que le Black March s'est porté à ma rescousse.
Mais pour Wonderfalls, cela venait à la fois du fait que quelqu'un m'a demandé mon avis, de la réalisation brutale que je n'avais jamais vraiment parlé de la série ici (seulement en passant), et que ça ira plus vite à regarder que Pushing Daisies et que donc c'était plus simple de commencer par là. Sans compter que, chronologiquement, ça fait sens.

Donc voilà, le Black March a commencé aujourd'hui, je ne télécharge plus rien pendant un mois (ça va être un peu compliqué je pense, et on aura l'occasion d'en reparler, notamment pour se soutenir entre nous), et, ce qui devait arriver un jour ou l'autre se produit dés aujourd'hui : je vais commencer par mon marathon Wonderfalls.
Ne vous en faites pas, on ne passera pas le mois à parler uniquement de cette série, on peut très bien parler de séries très variées tout au long de ce mois sans télécharger !
Je n'ai d'ailleurs pas vraiment l'intention de faire un post par épisode, comme ce peut être le cas pour le Ozmarathon ; je voulais simplement donner le coup d'envoi de cette intégrale, et parler du pilote, parce que (je ne sais pas si je l'ai déjà évoqué ou pas) j'aime bien les pilotes. Et celui-là, notamment, a pas mal de mérite...

Wonderfalls_Pilot

Alors, d'abord et avant tout, je suis obligée de vous dire que j'ai été sciée de retrouver, certes dans un très petit rôle, l'interprète d'Alicia dans The L.A. Complex. Je crois que c'est une actrice à laquelle je n'avais jamais fait attention avant (elle a un peu un physique passe-partout, il faut bien le dire), bien qu'elle n'ait pas chômé y compris dans des séries où j'ai pu la voir, mais là tout d'un coup ça y est, je l'ai repérée, et je me suis dit que le monde était résolument petit.

Bon, cette parenthèse étant faite, il faut quand même admettre que ce n'est pas un épisode dans lequel on a beaucoup l'opportunité de s'intéresser à beaucoup de monde en-dehors de Caroline Dhavernas. Il est d'ailleurs grand temps que quelqu'un lui redonne un rôle à sa mesure plutôt que d'aller provoquer des épidémines de facepalm dans des trucs du genre d'Off the Map.
Il y a un côté George Lass chez son personnage, qui s'explique facilement je suppose (bien qu'on ne puisse pas dire que ce soit un genre de personnage présent dans TOUTES les séries de Fuller, si vous me suivez), et qui rend Jaye extrêmement sympantipathique. La galerie de personnages autour d'elle ne manque pas de couleurs, entre ses parents, sa meilleure amie et son love interest potentiel, mais clairement c'est Jaye qui occupe le devant de la scène, et les éclipse régulièrement.

Cela dit le reste du cast est aussi génial qu'au premier jour. D'autant que quand j'avais lancé la série, à l'époque, c'était uniquement par intérêt envers la présence de Kari Matchett (elle et moi, ça remonte à Invasion Planète Terre... avis aux spectateurs de Ringer, son personnage s'y appelait Siobhan, d'ailleurs, comme quoi ça ne date pas de cette année, ce prénom dans les séries), et quand je vois que depuis, j'adore Katie Finneran (que j'avais été si contente de retrouver dans The Inside, mais certainement pas dans I hate my teenage daughter), évidemment il y a Lee Pace, bref, c'est fou de se régaler devant la liste des noms au générique à présent, avec le recul.

Wonderfalls pose d'abord et avant tout des questions autour de la folie (ce n'était pas vraiment un thème pour George Lass) dans ce premier épisode, et les pensées jetées au détour des excellents dialogues pleins de tonus sont souvent d'une intelligence aigue à ce sujet.
Derrière son cynisme se cache une vraie angoissée, et pourtant le spectateur ne considère pas un seul instant que Jaye puisse réellement être folle, on accepte immédiatement la possibilité que, oui, un lion en cire puisse donner des conseils, ou plus réalistiquement, des ordres, à Jaye ; elle est, avec sa charmante famille, la seule à remettre sa santé mentale en cause, pas les spectateurs. C'est ce double-jeu (parler de folie sans en faire de démonstration trop criante) qui fonctionne pour Wonderfalls et qui permet de rentrer dans son univers loufoque ; on prend à la fois la peur de la folie au sérieux, et en même temps, on est convaincus que tout ça a une bonne raison d'être. Jaye a-t-elle une mission, peut-être d'ordre karmique, à accomplir, afin d'enfin trouver une utilité auprès de ses pairs ? Ou est-il simplement question de se bouger et d'avoir des éléments fantastique pour la pousser à sortir de la vie si peu trépidante avec laquelle elle s'est enfermée avec juste un peu trop d'enthousiasme ? Le pilote se garde bien d'y répondre et laisse la place aux deux possibilités.

C'est un vrai bon pilote, peut-être pas aussi épatant au niveau de la réalisation qu'on pu l'être ceux de Dead Lile Me et évidemment Pushing Daisies, mais en gardant un ton relativement réaliste avec quelques pointes surréalistes, l'épisode accomplit sa mission, celle de nous balancer dans un univers étrange mais pas trop, où les choses peuvent aussi bien appartenir au fantastique qu'au contenu d'un dossier psychiatrique. En gros, c'est par-fait !

Ah, vraiment, d'avoir revu le pilote, là comme ça, je suis encore plus contente de me lancer dans ce revisionnage !

Posté par ladyteruki à 23:56 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

16-06-11

Everything you always wanted to know

Tout le monde s'y met, c'est le concept d'une chaîne, voilà donc mon tour pour les Kreativ Blogger Awards, le truc dont on ne sait pas trop d'où il vient ni d'où il tient son nom, mais c'est pas une raison pour être impolie et bouder, pas vrai ?
Merci donc à Lorna qui m'a taggée.

Kreativ
Pour ceux qui n'ont pas déjà lu vingt fois les règles du jeu, un petit récapitulatif ; quand vous recevez ce tag, vous devez :
1. remercier la personne qui vous a donné ce prix
2. mettre le logo sur votre blog
3. mettre le lien vers la personne qui vous l’a envoyé
4. dévoiler 7 choses sur vous
5. nommer 7 blogs qui devront faire comme vous
6. mettre le lien des 7 blogs
7. prévenir les personnes concernées

Voilà alors ça part mal, j'ai pas procédé dans l'ordre vu que j'ai mis le lien avant de mettre le logo ; et allez ça commence, c'est déjà n'importe quoi !
Bon. Je vous avoue en plus que vu le blindage de ma page Formspring, je ne sais pas si je vais trouver 7 choses que vous ne savez pas sur moi, mais on va tenter. A vos risques et périls, hein. De quoi ? Ces 7 choses doivent être de l'ordre du téléphagique ? J'vais voir ce que je peux faire, mais je vous promets rien. Alors...

1 / J'ai régulièrement l'envie de migrer ce blog sous Wordpress, pour à la fois pouvoir sauvegarder les textes (car on va être clair, tout perdre me ferait franchement flipper et je pense que ce jour-là, si ça devait arriver, je plaquerais vraiment tout), et pour pouvoir aussi faire des choses qu'actuellement je ne peux pas faire, ou moins bien. Les albums qui servent pour la rubrique Cagoulage, par exemple. Ou bien pour rendre le Pilot Watch plus agréable à la mise à jour comme à l'utilisation. Mais aussi des articles "de fond" voire des tutos pour mieux utiliser ce blog parce qu'il y a encore des tas de requêtes genre "ladytelephagy [nom de la série]" alors qu'il suffit d'utiliser les tags, moi je n'utilise que ça pour faire mes liens ! Le problème c'est que je ne me fais pas confiance pour gérer ça toute seule et du coup je n'ai de cesse de reporter. J'ai déjà installé Wordpress plusieurs fois sur divers hébergements, à titre de test pour telephagy ou pour Teruki Paradise, donc voilà, et je sais même qu'il existe un module pour importer depuis Canalblog, mais seule, je crains de me lancer là-dedans et qu'au final, le mieux soit l'ennemi du bien. Alors voilà. Je reste sur Canalblog. Et souvent ça me frustre.

2 / Je suis épouvantablement fidèle sur internet. Ca me demande un effort intellectuel intense de faire la démarche d'aller, mettons, cliquer sur Allociné. Ce n'est pas que je trouve que SeriesLive est le meilleur site de la planète, mais c'est mon alma mater et, même quand quelque chose m'y déplait, je pars du principe que ça peut être changé (à force de beaucoup d'insistance, certes) et que changer de crèmerie ne résoud rien. Je suis arrivée sur ce site fin 2004, il y a eu les périodes où j'étais dans l'équipe (presque dés mon arrivée) et où je n'y étais pas (quand je me suis concentrée sur le défunt Teruki Paradise), mais ça a toujours été le site que je consulte quoi qu'il arrive et je pense que ça ne changera jamais, quoi qu'il arrive. Je dis souvent pour déconner qu'un lien vers SeriesLive par post, sur ce blog, c'est contractuel, mais en réalité même quand je ne faisais plus partie de l'équipe, que j'avais peu de temps à consacrer à ce site voire pas du tout, et même, pendant quelques mois, quand j'étais fâchée avec l'équipe dirigeante, je continuais à lier. Là en ce moment je suis en train de réfléchir à une meilleure façon de présenter les récap du Monde du dimanche, mais dés que j'aurai trouvé une formule qui me plaise plus que l'actuelle, vous pouvez être sûrs que la promo va reprendre de plus belle. C'est un site bien, et je fais mon possible pour qu'il se porte le mieux possible, et si je suis la première à reconnaitre qu'il n'est pas parfait et que certaines choses demandent des corrections ou du travail, vraiment, c'est un site incontournable pour moi.

3 / Je n'ai jamais été shipper. C'est vraiment une notion abstraite pour moi parce que concrètement, la romance dans les séries, je m'en suis toujours remarquablement bien passée, et suis infiniment plus sensible aux histoires d'amitié et/ou aux histoires qui finissent mal, deux types d'intrigues qui se mêlent tout de même rarement à la romance. Et accessoirement c'est aussi ce qui explique que je sois plus imperméable à la fiction coréenne qui, bien souvent, tourne essentiellement autour de ça. Parfois j'ai l'impression de complètement passer au travers des préoccupations de téléphagiques de beaucoup d'entre vous et ça me fait de la peine, parce que c'est vraiment une émotion qui m'est inconnue. De la même façon, je n'ai pas un tempérament de fan. Pas par rapport à des personnes en tous cas, sauf évidemment quelques rares exceptions genre Fran Drescher (un nom qu'évidemment vous relirez très bientôt dans ces colonnes). Il y a des gens qui portent des T-shirts Joss Whedon, moi je vois pas trop pour quoi faire. Les rencontres avec les célébrités m'attirent rarement, et m'émeuvent peu quand elles se produisent, que ce soit dans le cadre de mes attributions sur SeriesLive (je pensais vraiment avoir au moins une petite faiblesse dans les jambes quand j'ai rencontré Alexandre Astier, en fait j'étais plus nerveuse à l'idée de rater l'interview, qu'à l'idée de parler à quelqu'un que j'estime beaucoup, allez comprendre) ou dans le cadre de mon boulot où les personnalités ne sont pas rares non plus. J'étais contente de causer à la belle Kandyse McClure l'an dernier, vraiment, mais j'étais pas hystérique ni rien, et là encore c'était presque décevant. J'ai mes têtes, c'est sûr. Mais j'arrive pas à être fan. Si, j'arrive à être réellement hardcore fan de certains personnages, et faire des fixations monomaniaques sur des séries. Mais sur des gens, vraiment rarement. Et pour Fran Drescher, ça vire pas franchement à l'hystérie, c'est plus de l'admiration inconditionnelle. Vraiment, j'ai l'impression de passer à côté d'un truc.

4 / J'ai l'immense vice de ne jamais rien effacer. Ni ce que j'enregistrais, du temps de la VHS, ni ce que je cagoule aujourd'hui que cette pratique a remplacé l'enregistrement des programmes télé. Mes bras m'en remercieront, d'ailleurs, le jour du déménagement. Mais parfois, je le fais. Parfois, quand la place vient à manquer, je commets cet acte qui pourtant me répugne au plus profond de mon être (ne serait-ce que parce que c'est comme ça qu'on perd des épisodes qu'il devient impossible de retrouver), aussi j'ai une espèce d'algorythme mental qui me fait calculer le rapport intérêt/rareté de chaque épisode que je m'apprête à supprimer. La logique voudrait que je grave tout ça mais sérieusement, je ne connais rien de plus usant. Il faudrait un jour que je me bloque un aprem pour graver des séries mais pardon de le dire, ça me fait chier. Alors ça traine et j'en viens à supprimer le pilote de Capadocia. Un jour je vais m'en mordre les doigts.

5 / Au fur et à mesure que j'achète des DVD, il y a des cagoules que j'avais gravées qu'il ne devient plus nécessaire de conserver. Pourtant là encore, impossible de le jeter, ça me fait trop mal au coeur. Je garde donc tous ces doublons en me disant que si je les donne à quelqu'un, c'est encore pire aux yeux de HADOPI (ne parlons même pas de recevoir un dédommagement), mais qu'en même temps c'est vraiment trop con. Le seul truc qui pourrait résoudre mon problème, c'est si un jour ces rondelles disparaissaient par magie de mon bureau. Je ne poserai pas de question, je me dirai simplement que ces cagoules sont parties vers un monde meilleur où elles contribuent à l'éducation des téléphages les plus démunis.

6 / En ce moment, quasiment un jour sur deux, je reçois dans ma boîte aux lettres des commandes relatives à l'univers des séries (je vous raconte pas quel aura été mon budget séries ces dernières semaines, c'est indécent). La dernière en date n'était pourtant pas un coffret DVD mais un petit ouvrage de François Jost intitulé "De quoi les séries américaines sont-elles le symptôme ?". Je recommande parce que c'est pas cher (4€), très court (62 pages), et que les éditions du CNRS livrent par la Poste. Il y a des erreurs factuelles ("la même année", Profiler, The Inside et Medium, vraiment, ya pas comme un intrus ?) et l'analyse semble parfois pousser un peu loin certaines choses, mais l'un dans l'autre c'est pas mal du tout et au moins ça change un peu des autres bouquins francophones sur les séries, qui finissent toujours par vouloir réhabiliter le genre plus que l'étudier.

7 / Ca fait 10 ans que je veux apprendre le Suédois ; ça, vous le saviez déjà. Ce que je n'ai pas encore dit c'est qu'au début du mois, je me suis commandé ma toute première méthode pour m'y mettre, lentement mais sûrement. Et ça m'attriste beaucoup parce qu'évidemment, vous le devinez, je vais être obligée de regarder des séries suédoises pour m'améliorer... Quand j'avais cagoulé Himmelblå il y a quelques temps (que j'ai pas reviewé parce qu'on va le dire sincèrement, je l'avais vu à cause des retours qui semblaient bons et de la nomination aux Gullruten, et que j'ai fini par découvrir une version norvégienne de Ruri no Shima, et qu'en plus c'est Koselig Med Peis qui a gagné), j'avais eu le plaisir de découvrir que le fichier comportait des hardsubs sous-titrés en norvégien ; j'espère pouvoir en trouver aussi pour des séries suédoises. C'est un changement vraiment important pour moi parce que c'est un pas que je n'ai jamais franchi auparavant pour les séries étrangères... Une drôle d'aventure s'annonce.


Bon, pour le dernier point... Je vous avoue qu'à part La Sorcière (que je n'ai encore jamais vue répondre à un tag), Shoone (s'il me lit), et Scarlatiine (qui a dit que sur son blog elle parlerait parfois séries, donc tentons), tous les blogs que je lis de près ou de loin ont déjà répondu à ce tag ou s'apprêtent à le faire. Du coup, si vous voulez, prenez donc, et dites que c'est de ma part !

Posté par ladyteruki à 19:21 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

28-03-09

Want Ted

Vous savez ce qui est bien quand arrive la période des pilotes ?
Les pilotes.

Vous savez ce qui est bien quand commence à passer la période des pilotes ?
Les épisodes suivants.
Deux épisodes de Better Off Ted en moins de 72h ? Je peux me tromper, mais je sens qu'il se passe quelque chose. Pas entre Ted et moi (Jay est pas du tout mon genre, mais on peut essayer d'en reparler dans quelques années s'il insiste) mais entre la série et moi, c'est un fait indéniable.

C'est pourtant vrai qu'on pourrait imaginer que des gens (on ne sait pas qui, juste des gens) n'en penseraient pas que du bien.
Il y aura les gens qui penseront que Portia de Rossi est trop Nelle dans ce nouveau rôle de Veronica. Alors là, je m'en bats l'oeil comme c'est pas permis, et comme c'est rarement arrivé. A peu près autant que de savoir avec qui Paris Hilton couche ne ce moment, pour vous donner une échelle. Le rôle est génial, elle y est géniale, moi je vois pas ce qu'on pourrait demander de plus. Qui mieux que Nelle Subzero Porter pouvait interpréter ce rôle de patronne glaciale et sans humour, mais définitivement drôle, franchement, pas la peine de faire le tour de Hollywood pendant des heures en espérant tomber sur la perle, ça semblait carrément évident. Il y a les acteurs-caméléon, et les acteurs-Lassie chien fidèle, c'est un fait établi, et il faut savoir utiliser l'un ou l'autre selon les circonstances, et ici je vois mal qui d'autre on aurait pu choisir pour ce rôle.
Il y aura des gens qui penseront que le personnage de Ted est, a contrario, très basique, et peut-être même qu'il manque un tantinet de charisme, qu'il est trop lisse et propre sur lui. Mais n'avions-nous pas justement besoin d'un type de ce genre pour réussir à entrer dans le monde timbré de Veridian Dynamics ? Le faire par ses yeux blasés, mais pas complètement aveugles, est un équilibre idéal entre la position radicale de Veronica, la patronne qui a un job à faire mais pas une once de sens éthique, et Linda, la jolie petite employée en révolte permanente mais silencieuse contre la société, une autre position radicale si on y pense. D'ailleurs, pour être bien certains que Ted ait de la consistance, on lui a rajouté un ange d'épaule en la personne de sa fille (qui manque un peu dans le second épisode, mais juste un peu, tout va bien).
Il y aura aussi des gens qui s'attendront à se taper sur les cuisses alors que, merci de l'avoir noté, Better Off Ted est une série drôle, mais pas un sitcom. Ce n'est pas pour rien que certains ont fait le choix de la single camera ! Il ne s'agit pas d'applaudir à chaque réplique écrite pour être drôle, il faut aussi savoir se réjouir des silences, des regards, des effets de montages, de la voix off qui fonctionne bien (fait suffisamment rare ces dernières années, où le procédé a été über-utilisé, pour être souligné), etc... Oui, ça demande un peu de gymnastique intellectuelle de ne pas attendre qu'on vous brandisse le panneau "RIEZ MAINTENANT" pour profiter pleinement de la série, mais c'est un coup à prendre et on finit par s'habituer à ces subtilités.

Bon, vous voyez, quoi que les gens pensent de mauvais sur Ted et son équipe, ils ont tort, de toute évidence.
En plus, il y a plein d'autres petits détails qui font que Better Off Ted est un pur délice. La fausse pub d'entrée, par exemple... et ce même si c'est en échange du sacrifice de ce qui aurait certainement été un générique intéressant... c'est simplement sans prix, ce sublime hommage à Working ! (mes tags m'informent que je ne vous ai jamais parlé de Working, ça me désole au plus haut point ; sitôt ce post fini je fonce fouiller ma telephage-o-thèque pour ressortir un épisode à vous présenter... les fouilles peuvent prendre quelques jours, rapport au classeur noir, alors ne retenez pas votre souffle)
Et plus qu'une série simplement drôle, Better Off Ted est aussi une série qui ne se contente pas d'aligner les gags, mais bien de suivre ses intrigues : la cryogénisation d'un de leurs employés (oui mais juste un... pour le moment) en est l'exemple, eh bien, criant (j'étais obligée de la faire, celle-là).

Veridian

Non, vraiment, il faudrait être bien pinailleur pour ne pas apprécier cette série, jonglant avec talent entre légèreté et critique soc-... non, je ne vous fais pas l'affront de faire mine de psychanalyser Better Off Ted, franchement on a tous compris le message, mais qu'il soit décliné semaine après semaine en de multiples petites mesquineries cyniques est un plaisir dont on ne peut que se repaître à l'avance.
Fini les comédies gentillettes, on dirait, entre le summum du désabusé avec Trust Me, et le zénith de l'immoralité avec Better Off Ted, 2009 sera sans illusion sur le monde de l'entreprise, et le monde tout court, ou ne sera pas. C'est ça, être dans l'air du temps !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Better Off Ted de SeriesLive.
Mais bien-sûr, The Inside, c'est là que j'ai rencontré Jay !!! Je me disais bien qu'il m'était familier...

Posté par ladyteruki à 17:58 - Review vers le futur - Permalien [#]


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