ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

27-06-12

Coup de blues

Ma prochaine grande aventure d'après ma grande aventure la fiction française (que j'essaye de vivre en ce moment...), ce sera les webséries. Il y en a des tonnes. Je n'y prête jamais attention.
Il faut dire que là encore, comme pour la fiction hors-USA, pour se tenir au courant, il faut fournir un effort soutenu vu que les webséries bénéficient rarement des canaux d'informations "habituels" (en ce qui me concerne, Deadline, Variety et autres Entertainment Weekly sont mes canaux d'informations habituels, et rien à faire, ils ne traitent que ce qui passe à la télévision, la websérie relevant plutôt de l'exception). Ca va nécessairement changer : avec des sites comme Netflix ou Hulu qui s'apprêtent à avoir des fictions originales, qui plus est avec des acteurs tout-à-fait connus, il va bien falloir commencer à s'y mettre à un moment où à un autre. La websérie, ce n'est plus l'apanage des fictions bricolées dans des garages depuis longtemps, surtout en Amérique du Nord où plusieurs séries sont nées sur le web avant d'arriver sur le petit écran (genre Sanctuary ou évidemment Web Therapy), et où les studios commencent à investir.
Mais pour l'instant l'information reste assez difficile d'accès quand même, alors voilà, je ne me suis pas encore lancée. Mais quand ça va se passer ça va se passer, croyez-moi.

Bon, en attendant, je suis pas non plus complètement ignare, j'ai regardé quelques webséries par le passé et je vous ai d'ailleurs déjà parlé de The Guild, Goodnight Burbank ou encore Riese, mais bon, je suis pas encore très très au point sur la plupart des autres. A part ça, j'ai dans l'idée qu'un jour j'achèterai le DVD de Prom Queen, et j'ai le pilote de Gemini Division qui roupille sur un quoi de disque dur, et je vous entiendrai de tout cela quand je m'y mettrai... oh, j'en oublie forcément (tiens, je pense au pilote de The Confession, par exemple, bien failli l'oublier), mais en gros j'ai pas encore trop fouiné dans les webséries américaines. Du côté des produits de notre internet français, bah, sortie du Visiteur du Futur, euh... voilà.

Alors pour que je fasse l'effort de mettre le nez dans les affaires de Blue, vous vous rendez bien compte qu'il fallait un miracle. Eh bien le petit nom de ce miracle, c'est Stiles. Julia Stiles.
Il y a des acteurs qu'on aime bien, qu'on ne cherche pas à voir dans tout et n'importe quoi mais qu'on a quand même à la bonne, eh bien dans mon cas, Julia Stiles en fait partie. Julia Stiles, ça fait depuis... la mini-série The 60s que je ne l'avais pas vue (à l'époque M6 l'avait diffusée comme un téléfilm sous le nom American Sixties, ça ne nous rajeunit pas ; faudrait que je tente de la cagouler, tiens, par curiosité). Je ne pense pas avoir vu cette actrice dans autre chose, surtout étant donné que je n'ai regardé que la première saison de Dexter, mais quand j'ai su qu'elle était dans une websérie, ben j'y ai vu une bonne occasion de renouer avec elle.
Et d'ailleurs elle a pris un petit coup de vieux, quand même, la Julia. Alors que moi pas du tout je suis toujours fraîche comme la rosée depuis le 20e siècle, je ne vois pas de quoi vous parlez.

Blue

De quoi parle Blue ? D'une prostituée qui a un fils, et qui aurait bien voulu que ces deux parties de sa vie ne se rencontrent pas, mais voilà, pas de bol, on ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie.

Ce qui a été le plus frappant avec le pilote (pour le moment j'en suis au pilote), c'est qu'on travaille sur un format d'environ 8 minutes, mais que comme il s'agit d'une série dramatique, il faut jouer avec la phase d'introduction tout en tenant compte du rythme de l'épisode. Une shortcom n'a pas le même défi : la comédie permet d'utiliser directement des gags pour présenter les personnages et le contexte, et la caricature n'est pas un problème puisque c'est souvent sur des stéréotypes que repose le rire. Pour une série dramatique, la durée de l'épisode pose donc des contraintes bien différentes.
Mais plus encore, on est ici dans le cas d'une websérie. Et la question est : peut-on tomber sur une websérie par hasard ? Pas vraiment. Zapper et tomber sur un épisode à la télé, oui ; arriver sur la page d'une websérie, c'est en général loin de devoir quoi que ce soit au hasard, et quand bien même, le réflexe est bien souvent d'abord de lire un résumé avant de lancer l'épisode. Du coup, le challenge change : il ne s'agit pas de présenter le contexte pour le rendre compréhensible, il s'agit de savoir le tourner pour l'introduire sans avoir l'air de l'expliquer, histoire de ne pas faire de doublon.

Alors le pilote de Blue décide à la fois de tout de suite rentrer dans le vif du sujet, et de faire les choses progressivement. L'épisode nous montre donc Blue déjà au travail avec un client, tous les deux étant très à l'aise : on est déjà dans l'action, au propre comme au figuré. Mais quand le téléphone de la demoiselle se met à sonner, les interrompant plusieurs fois, Blue a des petites phrases qui mettent clairement les choses dans leur contexte (le troisième appel lui faisant même accepter un rabais à son client à cause du dérangement). Et finalement, tout en installant les choses très rapidement, l'épisode prend le temps de lentement ajouter des informations pour élargir notre compréhension des choses, tout en tenant pour acquis qu'on les connait dans les premières secondes.
Mieux encore, les coups de fil en question étant ceux du fils de Blue (qui ne s'en sort pas avec un exercice de maths), la trame de la série a été lancée très tôt, les problématiques de fond ont tout de suite été ancrées dans le déroulement des choses, mais sans nous précipiter. Et c'est du coup très fin. Il faut de toute évidence faire un sacré travail d'équilibrisme pour parvenir à installer une série avec finesse en 8 minutes, et Blue y parvient.

Car tout d'un coup, dans le feu de l'action, Blue découvre que son client est une sorte de copain d'enfance, Cooper, qu'elle connaissait déjà quand elle vivait dans sa ville natale voilà des années, et qui la reconnait elle aussi. Toutes affaires cessantes, elle s'apprête donc à partir pour éviter l'humiliation, quand le téléphone sonne une fois de plus : c'est à nouveau le fiston et ses maths. Cooper décide alors d'intervenir dans la conversation téléphonique, et, se faisant passer pour un simple ami de Blue, se propose... d'aider le fils à faire ses maths. Et de conclure sur ces mots : "yeah, we'll be right here".

Par ce petit acte tout simple, dont on sent bien qu'il ne met pas l'héroïne dans de bonnes dispositions, on est entré dans le coeur de ce que Blue a à dire : ce qui est son cliffhanger de fin d'épisode est aussi l'évènement qui va tout lancer : Cooper a interagi avec le fils de cette prostituée qui essayait de cloisonner sa vie, et pire, il est maintenant sur le point de le rencontrer ; du moins peut-on l'imaginer.
Tout cela en 8 minutes ! (et en prenant un peu de temps pour une mini-scène de coït)
Admettez quand même que c'est pas mal, non ?

Alors évidemment, Blue, j'en parlerai mieux quand j'aurai avancé dans le visionnage de la série. En tout, ce sont 12 épisodes qui ont été prévus dans un premier temps, donc l'équivalent d'environ 1h30, mais tous ne sont pas encore en ligne. On verra bien. Mais en tous cas j'admire la souplesse de l'écriture, alors que les contraintes sont multiples. Pour le reste, rendez-vous pour un "bilan de saison" dans quelques jours !

Posté par ladyteruki à 23:48 - Review vers le futur - Permalien [#]

09-11-10

Le Docteur est demandé en salle 9

Jusque récemment, la rubrique La une est à VOUS m'avait essentiellement apporté le sentiment de (re)découvrir, grâce à votre impulsion, des pilotes auxquels je n'aurais pas donné une chance autrement. Pour culture perso, en quelque sorte. Dans l'espoir de ne pas mourir idiote. Histoire d'essayer de m'ouvrir à d'autres possibilités et d'autres horizons, comme j'essaye de le faire pour vous (je ne sais pas si vous avez vu les pilotes de Rake, Daemul et The Circuit, par exemple... mais c'était en tous cas le but recherché). Je m'attendais surtout à regarder des séries que j'avais mises de côté jusqu'alors, soit parce que le peu que j'en avais vu m'avait rebutée, soit même par bête a priori (linguistique dans les cas des séries britanniques, par exemple). En somme, il s'agissait d'espérer que vous me pousseriez un peu au train pour tester des trucs. Pas forcément en vue de les adopter.

J'ai d'ailleurs, jusque là, choisi des séries pour lesquelles justement j'avais besoin qu'on me pousse un peu, parce que spontanément, je ne regarderais pas ces séries-là. Les séries partaient donc toujours avec un dossier à charge, car si je ne les regarde pas, c'est que j'ai une raison (fut-elle de piètre qualité). Le challenge n'était pas des moindres mais vous l'avez relevé, parce que vous êtes des lecteurs en or, et vous avez bataillé, rivalisé d'arguments, pour ou contre, vous n'avez pas cherché à me vendre les séries, juste permis d'avoir d'autres avis que le mien, et c'était exactement ce dont tous les commentaires d'un blog devraient toujours êtres remplis (du coup, quand ya pas de commentaire, je vous le pardonne moins parce que j'ai vu de quoi vous pouvez être capables... mais c'est un autre débat).

Il y a des séries dont j'ai effectivement (re)vu le pilote voire plus grâce à ces posts : The Guild, Merlin, et Community enfin, pour lequel j'ai mis plus de temps que pour les autres mais je m'y suis mise ; le post est en chemin.
Désolée pour le spoiler, mais aucune de ces séries n'a su me ravir ni me convaincre. Mais j'ai essayé et je ne l'aurais pas fait sans vous. C'est déjà une victoire.

Mais, plus important, il y a une série pour laquelle ça avait commencé tièdement. Le pilote était pas mal. Sans plus. L'un des personnages me sortait par les yeux. Je n'appréciais que le ton et pas vraiment le contenu. Yavait des saloperies d'accents. Mais vous avez persisté : insiste ! C'était le mot d'ordre. Insiste ! Et comme je ne suis pas totalement obtuse non plus, j'ai insisté.
Je dis souvent que le pilote est décisif pour moi : si je n'entrevois pas du potentiel, je lâche tout. Personne ne me forcera jamais à m'infliger plusieurs épisodes d'une série que je n'aime pas si moi, je n'ai aucune raison de le faire. Souvent, les réactions sur cette partie de mon comportement téléphagique sont souvent que je suis trop expéditive, et qu'il faut souvent du temps à une série pour mûrir. Et je me tue à vous répéter que je ne le nie pas mais encore faut-il ne pas avoir l'intime conviction, au vu du pilote, que le cas est désespéré. Je ne dis pas que c'est marche ou crève, mais quand c'est mort dés le pilote, je n'insiste pas.

C'est ici un parfait exemple de série dont le pilote ne m'a pas laissé une impression de perfection, mais pour lequel je n'étais pas non plus complètement refroidie. Il y avait des éléments désagréables (beaucoup). Il y en avait aussi des plus agréables (deux ou trois) qui compensaient plus ou moins. Et puis il y avait un trailer de fin d'épisode. C'est ce que j'appelle avoir du potentiel. J'ai suivi vos conseils, qui coïncidaient avec ce que me disait mon instinct, et j'ai insisté.

Le parcours a été difficile. Il m'a fallu du temps pour regarder le deuxième épisode. Du temps encore pour regarder le troisième. A la fin de ces derniers, l'horizon s'est enfin dégagé. Sans enthousiasme débordant, mais en me forçant moins déjà, et un peu plus rapidement, j'ai commencé à enchaîner les épisodes.

Il manquait toujours quelque chose. Le trailer semblait toujours plus palpitant que le résultat final. Certains éléments m'agaçaient toujours, voire plus. Quand un épisode était bon sur la forme, il était pénible sur le fond (épisodes 4 et 5). Ou pire : vice versa (1x06). Certains épisodes sentimentaux étaient d'un sirupeux consommé (7e).
Et puis, sont arrivés les épisodes 8 et 9. A ce stade, j'avais dépassé la moitié de saison mais avais l'impression d'avoir fait le tour du sujet. La série semblait bloquée dans l'équivalent téléphagique de la "friend zone" : oui, bon, c'est pas mal, mais bon, hein, voilà quoi. Mais avec cette histoire sur deux épisodes, soudain mon cœur a fait boom. J'ai commencé à regarder la série autrement. J'ai arrêté de me dire que je pourrais continuer la série "juste comme ça". J'ai arrêté de me dire que ce ne serait jamais un coup de cœur.

Et c'est comme ça que je suis tombée amoureuse de Doctor Who.

Ninth

Mais l'histoire ne s'arrête pas là.

Car j'ai découvert que j'étais éperdument tombée sous le charme du Docteur. Ses sourires terrifiants et ses douleurs touchées par la grâce, sa tendresse pour Rose et sa rage débordante envers les Daleks... comment ne pas avoir le cœur qui fond pour un personnage capable de passer d'un extrême à l'autre ? Ce sont mes préférés. Ce sont toujours mes préférés. Le regard dur mais bleu, le sourire large mais crispé...
Nine était mon Docteur.

Malheureusement, il ne l'a pas été longtemps. La fin de la saison est arrivée, et mon cœur de téléphage s'est, déjà, brisé. Quelques semaines plus tôt, je m'en foutais, et voilà que j'avais l'impression persistante (que connaissent bien les téléphages les plus atteints) d'avoir une méchante peine de cœur. Je faisais un truc et soudain je poussais un soupir. Je commençais à regarder autre chose et je m'impatientais. Il y a même eu une fois pendant laquelle j'ai levé la tête, eu l'impression qu'il manquait quelqu'un dans la pièce, et réalisé que ce n'était pas le cas. Bien obligée de se rendre à l'évidence... j'étais en plein manque de Doctor Who.
Pire. Après le pilote, ont suivi plusieurs heures pendant lesquelles le cagoulage de la saison 2 se refusait à avancer, et où j'avais pourtant terriblement envie d'un épisode. Mais, bien consciente que de nouveaux épisodes ne manqueraient pas d'avoir pour héros le 10e Docteur, ma frustration était double, car je savais que l'attente ne serait qu'à moitié récompensée.

Et puis, ce matin, j'ai regardé l'épisode de Noël dédié à l'arrivée de Ten. Et j'ai alors ressenti ce qui, je crois, est parfaitement naturel dans ce cas : je l'ai détesté. Pourquoi m'avoir ôté mon Docteur pour mettre ce type dentu (et trop jeune) au rictus détestable ? Tout en bouffonade, Ten débarque, sauve le monde, et j'ai perdu le Docteur. Plusieurs années après tout le monde, je passe par ce stade naturel qui est de regretter le Docteur précédent (jusqu'à ce que le suivant arrive, plus jeune encore, qui me fasse certainement réaliser que Ten n'était sans doute pas si mal et apprivoiser le nouveau dans la foulée, acceptant le concept sur le long terme ; du moins j'imagine).
D'après mes observations, tel est le cycle de la vie chez les fans de Doctor Who.
Et désormais j'en suis une.
Si j'ai pleuré devant le final de la première saison, si je regrette déjà Nine, si je l'appelle Nine d'ailleurs... c'est parce que ça y est, j'en suis. En retard, peut-être, mais résolument l'une des vôtres, j'ai rejoint un univers que j'observais de loin depuis des années, où je voyais les réactions à ci ou à ça. Maintenant j'ai envie de lire des tas de choses (je n'ose, de peur de me faire spoiler), d'avancer dans le visionnage aussi bien-sûr, de revoir, peut-être, certains épisodes, déjà (quelque chose me dit que The Empty Child et The Doctor Dances, ainsi que Bad Wolf et The Parting of Ways, vont entrer au Panthéon de mes épisodes favoris), etc...

Maintenant j'ai TRÈS envie de regarder la semaine prochaine le premier épisode d'Accused avec Christopher Eccleston (oui, moi, anticiper une série britannique, vous me l'auriez dit il y a quelques mois...). Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ?

Vous voyez ? Continuez à réagir, continuez à contribuer, continuez à me pousser comme vous le faites. C'est grâce à vous que j'avance téléphagiquement. Ce weekend, devant mon écran, je me suis dit soudain que ça faisait 5 ans que vous saviez des choses que moi j'ignorais (dans tous les sens du terme). On se croit curieuse, et en fait il reste tant à faire...
Alors, voilà, en fin de compte, je voulais juste vous dire...


MERCI.

Posté par ladyteruki à 21:09 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

12-10-10

Que quelqu'un appelle le Docteur !

Quand vous voulez vraiment me convaincre, vous ne le faites pas à moitié ! Alors que pour The Guild, vos réactions d'encouragement n'étaient qu'à moitié sincères (si-si, je l'ai bien senti) et en tous cas pas tellement chaleureuses, cette fois, à propos de Doctor Who, vous n'y êtes pas allés de main morte. Résultat : c'était beaucoup plus facile de me décider, et j'ai effectivement regardé le pilote de la série de 2005.

DoctorWoohoo
Vous êtes généraliste, ou vous faites la gynécologie aussi ?

Alors je sais bien : justement, plusieurs d'entre vous m'avaient recommandé de ne précisément pas commencer par là. Mais puisque je ne pouvais rien cagouler d'autre, et que, en plus, il s'avère que je ne l'ai jamais mentionné mais je suis pilotovore, j'ai quand même persisté à découvrir Doctor Who par cet épisode. Et puis, c'est aussi une question de conviction : je trouve normal de commencer comme les spectateurs d'origine (ici, les Britanniques) ont commencé, en découvrant dans des conditions similaires ce premier épisode, quoi qu'il vaille.

Et finalement vous êtes tous de gros tragédiens parce que ce n'est pas si terrible que ça. Bon, je ne dis pas que je suis fan de la série rien que sur cet épisode (des mannequins en plastique agressifs, seriously ?), mais franchement c'est pas aussi nul que vous aviez bien voulu me faire croire.

Ah, alors effectivement, les plus grands points forts de la série, à ce stade, sont l'humour, l'humour, et l'humour. Ça, on va pas se mentir. Concrètement ça me suffirait presque s'il n'y avait que ça. Presque, parce que... j'ai vu le trailer de fin d'épisode. Et là je vous le dis franchement, ma mâchoire est tombée sur mes genoux et je me suis dit que, sérieusement, j'avais un tout petit peu trop tardé avant de donner sa chance au Docteur. Docteur que je trouve fort sympathique, et c'est un euphémisme. J'en suis pas à avoir le béguin mais c'est un efficace produit d'appel, dirons-nous. Il est désinvolte, drôle, et... je ne cache pas que j'aime bien son nez (c'est comme ça) (Freudien, peut-être) (bref).
Par contre c'est certain que j'ai très peu d'atomes crochus avec Rose. Il faut dire que je n'en ai pas plus avec Billie Piper (ni avec, si sans l'option joues, d'ailleurs). De ce côté-là, franchement, si on était censés s'identifier ou quoi ou qu'est-ce, c'est raté. On sent bien qu'on va pas y couper, qu'elle va coller le Docteur et tout, que c'est parti pour vivre de folles aventures ensemble, mais sérieusement, elle me casse les pieds. Je sais bien qu'elle est blonde mais c'est pas la peine de forcer le trait. Elle est complètement à la ramasse la pauvre louloutte, attendez, je suis comme elle, j'ai jamais vu la série et pourtant j'avais percuté l'histoire du bras en plastique. Faut quand même pas avoir fait ses études à Oxford pour comprendre que ça servait à rien de ramener un souvenir à la maison. Et ton copain qui se la joue en mode automate, non, tu vois rien ? Wow, sans déconner, wow. Et puis gnagnagna j'ai ma maman et mon copain, et deux secondes plus tard les cheveux dans le vent vers le Docteur, nan mais ça servait à quoi de te faire désirer ?
Non, elle m'agace, ça c'est net. Et vu qu'elle occupe l'écran en permanence (mais bouge, putain, la série porte pas ton nom que je sache ?!), c'est un tout petit détail qui peut gâcher un peu le plaisir du visionnage.

Mais je crois qu'avant de voir cet épisode, je n'avais pas vraiment compris dans quelle gamme se trouvait Doctor Who. Je veux dire que je savais qu'il y avait des éléments fantastiques (je lis La Sorcière, donc ce serait le minimum), mais j'avais pas l'impression qu'il y aurait cet aspect "monster of the week" qui se dégage un peu du truc. Et ça, ça me refroidit. Mais après je repense au trailer de fin d'épisode...

Donc bon, je dis pas que je vais en faire des orgies, mais ptet qu'un épisode ici ou là quand je m'ennuie, ça peut s'envisager.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Doctor Who de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:38 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

05-10-10

I did date your avatar

Ah bah, vous, quand vous avez envie de donner envie... faut pas trop s'attendre à des étincelles, hein. Nan mais si c'était pourri fallait me le dire ! Au lieu de ça, des encouragements tièdes, genre "ouais nan mais, si tu veux hein, m'enfin... oui, bon, allez, tente toujours". Ouhlà ! Faut pas s'exciter comme ça pour une série, hein !

Donc voilà, résultat des courses : oui, j'ai regardé The Guild. J'ai même regardé toute la première saison !

DatedAvatar

Les épisodes passaient si vite que j'avais le sentiment que la série n'avait pas eu le temps d'entrer dans le vif du sujet. Si vous avez l'impression que c'est un compliment, il n'en est rien : j'avais la conviction que ce n'était qu'un prélude, comme si j'étais dans une salle d'attente téléphagique. Mais si prélude il y a, il dure toute une saison, pour aboutir en fin de compte à un final en demi-teinte et sans grand panache.

Peut-être que le problème, c'est le format. Non parce que c'est une websérie (un terme qui sous-entend en général amateurisme et petits moyens ; mais ça, je m'en suis mieux accommodée que prévu), mais parce que c'est trop court. Oh, je comprends bien les impératifs divers (et notamment financiers) d'un tel projet, mais il n'empêche, vu de mon côté de l'écran, c'était trop court. C'était vraiment trop court. Même pour une comédie, qui par essence a besoin de moins de temps pour asseoir ses personnages, c'était court. J'avais l'impression persistante d'assister à des sketches bonus. Genre : ah ouais et la vraie série on la voit quand ? On voudrait comprendre un peu mieux les personnages, cerner un peu mieux leur univers, leur laisser le temps d'avoir des dialogues piquants, mais on dirait en fait que tout manque de recul, que c'est précipité pour chercher à être drôle et tenir dans le format auto-imposé... et ça ne fonctionne juste pas.
Le mordant qu'on espère ne vient pas, sauf que les évènements conduisent quand même à un final, mais il apparait grotesque et il conclut l'histoire sans convaincre...

Au bout du compte, The Guild, ce n'est vraiment pas pour moi. Mais j'aurais tenté !

Et pour ceux qui... Oh, non.

Posté par ladyteruki à 23:23 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

29-09-10

Should I date your avatar ?

Voilà des années que j'en entends parler, des années qu'on me bourre le mou avec Felicia Day (même Whedon s'y est mis), bref, à un moment ou à un autre, il faudra s'y mettre. Enfin, peut-être ; c'est à vous de me le dire, en fait.

Dois-je regarder The Guild ?
TheGuild

Les pour :
- Je sais où trouver le pilote (c'est un peu un pré-requis de cette rubrique, d'ailleurs)
- J'ai vu la video pour "Do you wanna date my avatar" et je l'ai trouvée marrante, même si je présume qu'elle ne donne pas un aperçu fiable de ce à quoi m'attendre côté épisodes
- C'est court. Si le pilote ne me plait pas, en moins de 5mn je plie mes cannes et je m'en vais, sans pour autant avoir le sentiment d'avoir lâché en cours de route.

Les contre :
- La culture geek (ou soi-disant geek) m'énerve lorsqu'elle est employée dans la fiction, j'ai l'impression que ce sont toujours les mêmes clichés qui finissent par revenir. Est-ce que The Guild proposera d'aller plus loin que les mœurs virtuelles d'une bande de joueurs ?
- Je ne suis pas très webséries. Je ne sais pas trop ce qui me bloque au juste, mais je sais pas, je ne suis pas attirée par le principe. Souvent, je crains l'amateurisme (à cela s'ajoute une horreur absolue dés qu'on me parle de streaming, naturellement), je suppose, mais quand une série s'y essaye pendant plusieurs années avec le succès d'estime de The Guild, cette crainte est-elle toujours justifiée ?
- Felicia Day : je ne l'aimais pas dans Doctor Horrible’s Sing-Along Blog, et j'avoue que je ne comprends pas le hype. Mais qu'est-ce que tout le monde lui trouve ?

Donc, maintenant, si je dois regarder le premier épisode de cette série, c'est à VOUS de me le dire !

EDIT : voir le post sur le pilote ici.

Posté par ladyteruki à 00:03 - La une est à VOUS - Permalien [#]


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