ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

13-01-11

Carte du (pas) tendre

OfftheMap

Comme j'ai décidé de vous pourrir tout de suite la vie, il n'y aura pas de suspense : oui, comme on pouvait le craindre, Off the Map est un Grey's Anatomy dans la jungle. Voilà, donc ça c'est fait, on peut plier les gaules et rentrer chacun chez soi. Non ? Faut que je détaille ? Vraiment ? Bon, c'est bien parce que c'est vous.

Tout commence déjà avec le casting : les deux personnages principaux (interprétés par Caroline "Wonderfalls" Dhavernas et Martin Henderson) nous font absolument la totale : les grands yeux clairs candides face à la crinière brune qui boucle parfaitement sur la barbe de trois jours, c'est devenu quasiment une marque de fabrique de la série médicale made in Seattle, et de ce côté-là, on n'est pas dépaysés, ce qui est un comble. Et les œillades que se lancent les deux futurs tourtereaux (ainsi que la présence d'une jolie rouquine aux côtés du mâle médecin émérite) ne font que confirmer que la parenté est non seulement décomplexée mais aussi totalement assumée : "oui, oui, on aurait pu innover et faire semblant de changer deux ou trois trucs, genre l'héroïne aurait été blonde au lieu de brune, mais bon, tant qu'à faire une copie autant y aller carrément". C'est visiblement le processus intellectuel qui a présidé à la plupart des choix dans la série. On retrouve d'ailleurs une Izzie, un Karev (mais pas de George ni de Christina ?) dans cette série franchement peu imaginative.

Et puis, il semble aussi qu'on signe avec Off the Map pour une série qui ne va pas plus se donner la peine que Grey's Anatomy de chercher à nous épater sur le plan médical, mais juste sur le plan du spectaculaire. Là où des classiques médicaux comme St. Elsewhere et Urgences ont su trouver l'équilibre entre "merde, ça pisse le sang !", et "ça c'est du cas médical qui a quelque chose à dire", Grey's Anatomy avait choisi en ne s'intéressant qu'à l'aspect superficiel et spectaculaire des choses (j'ai encore en mémoire les épisodes sur les deux personnes empalées par la même barre de fer, et bien-sûr le naufrage du ferry), eh bien Off the Map, c'est la même. Beaucoup de sang et pas beaucoup de fond.

Alors au final, pourquoi regarder Off the Map plutôt que Grey's Anatomy ? Parce que c'est quand même bel et bien ce que je vais vous conseiller. D'abord parce que Off the Map a l'attrait de la nouveauté, et que tant qu'à regarder un primetime soap médical, autant regarder le plus récent des deux, celui qui ne donne pas encore l'impression d'avoir épuisé ses trames scénaristiques, même s'il épuise celles des autres. Pardon pour mon cynisme mais si on veut être honnêtes, il faut quand même bien admettre qu'une nouvelle série chasse l'autre sans forcément faire mieux, ça arrive quasiment à chaque saison. Donc voilà, Grey's Anatomy est mort, longue vie à Off the Map... jusqu'à la prochaine filouterie d'ABC et Shonda. Et puis, l'illusion de nouveauté est maintenue par les cas rencontrés dans la jungle, entre les touristes qui chopent des trucs pas possibles et les locaux qui crèvent de trucs qu'on peut soigner facilement dans le Nord, au moins on a l'impression, fut-elle faussée, d'assister à des cas médicaux uniques. Mais surtout Off the Map décide de nous faire voyager un peu et franchement, on en a marre du climat pluvieux de Seattle. Regardez-moi toute cette verdure, ces espaces colorés, et cette clinique au cœur de la jungle ? On a l'impression de voyager même en restant bloqués sur les mêmes recettes !

Alors évidemment, ça va être dur pour ceux qui se sont attachés à Grey's Anatomy. Mais enfin, soyons sérieux un instant, vous n'imaginez quand même pas que votre série sera éternelle, n'est-ce pas ? Commencez à penser au plan B. Et puis, pour les autres... bah, si déjà vous n'aimiez pas Grey's Anatomy, vous pouvez certainement vous éviter la peine de vous engager sur Off the Map.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Off the Map de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:09 - Review vers le futur - Permalien [#]

27-01-10

Urban legend

On m'a raconté qu'il existe une série sur la vie de trentenaire. Sur les doutes, les regrets, les choix. Il s'avère que je sais de source sûre que l'ami d'un ami a pu voir cette série, et qu'il l'a adorée.
Et aujourd'hui, que m'annonce ma cagoule ? Que la première saison est là, et s'offre à moi.

Et je n'ose y croire. Je n'ose croire que cette série que je veux découvrir depuis maintenant 10 ans est là, offerte, disponible, à portée de téléphagie en somme, non, mon cerveau ne le conçoit pas tout-à-fait.

Il y a des séries que je rêve de voir depuis toujours, semble-t-il. Et au fond je me demande bien pourquoi puisque précisément je ne les ai jamais vues. Tout ce que j'en sais, je le tiens de lectures de livres, d'articles, parfois de blogs... de propos rapportés en somme. Mes espoirs sont fondés sur quasiment rien finalement. Pourquoi ai-je tellement l'impression que cette série, entre tant que je n'ai pas plus vues, m'est destinée ?
Pourquoi je retiens à grand'peine mes larmes rien qu'à voir les noms des fichiers sous mes yeux ?

Ce n'est pas le cast, je n'ai pas pour eux de tendresse particulière, et a contrario des spectateurs américains, je les ai connus par leurs rôles ultérieurs à cette série. Ce n'est certainement pas le look, mon Dieu, si nous ne devions savoir qu'une seule chose, c'est que le look d'une série des années 80 ne peut pas être à son avantage, et dans le doute vous pouvez consulter mon post tout récent sur St. Elsewhere pour le confirmer. Ce n'est pas non plus l'histoire, car tout ce que j'en sais, c'est ce que je vous ai dit dans le premier paragraphe.

Je suis là, tremblante devant mon chez moi informatique, parce que, tout simplement, quelques personnes qui font autorité ont dit que c'était bien. Elles ont dit un peu plus que ça, mais c'en est la synthèse, une synthèse parfaite, en somme, tout ce qu'il y a à savoir est contenu dans cet adjectif : "bien".
Ces personnes se rendent-elles compte de l'autorité qu'elles ont sur mon esprit de téléphage ? Les louages chantées au nom de cette série ont imprégné mon cerveau voilà une décennie maintenant, et font toujours de l'effet ? Ça parait impensable.

Après tout ce temps, aujourd'hui, après des années d'attente d'un DVD qui n'est jamais venu, après des mois de recherches sur divers sites, des semaines de cagoulage appliqué... aujourd'hui je peux vérifier par moi-même.

Et j'ai peur. J'ai peur parce que j'ai tellement attendu ce moment.

On m'avait dit que tu existais... et je vais le vérifier dans quelques instants, et ma main tremble sur la souris, et mon cœur palpite à cette idée, de cette palpitation typiquement téléphagique qu'on ressent quand on a trouvé le Saint Graal, disons jusqu'à la prochaine fois en tous cas, quand on a trouvé le moyen de regarder quelque chose qu'on pensait inaccessible à jamais, et que l'épisode est là, juste là !

Allez, cliquons sur PLAY. C'est l'instant de vérité.

thiryeverything

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche thirtysomething de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:26 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

25-01-10

[DL] St. Elsewhere

Dans les années 80, apparemment, la plupart des séries commençaient par un générique, et non une scène d'exposition. C'est en tous cas la conclusion que je tire de mes observations de vieilleries en tous genres. Du coup, quand débute le générique de St. Elsewhere, on prend un sacré coup de vieux puisqu'il commence par une image en noir et blanc.
Je veux bien admettre d'avoir pris un an aujourd'hui, et je n'ai en fait aucun problème avec ça, mais de là admettre que l'année de ma naissance, il y avait encore des séries en noir et blanc, c'est hors de question ! Pas pousser. Fort heureusement, les choses s'arrangent rapidement...

StElsewhere
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Eh oui, car St. Elsewhere est apparue en 1982 ! Et si beaucoup de choses ont vieilli dans ce pilote (à commencer par les acteurs ! Ouh punaise, ça, c'est David Morse ?!), globalement il fonctionne relativement bien. Ce qu'on dit est vrai, c'est un excellent prélude à Urgences. On y trouve à vrai dire les mêmes éléments : adrénaline, drame et petites pointes d'humour, la vie de l'hôpital est rythmée mais pas surfaite. L'ambiance est différente, c'est net, mais la paternité est évidente. C'est assez rafraîchissant finalement.
En fin de compte, ça laisse une impression très amusante d'avoir remonté l'arbre généalogique des séries médicales. Je me demande si on peut remonter encore plus loin... Des suggestions ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche St. Elsewhere de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:39 - Médicament générique - Permalien [#]


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