ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

08-12-12

But is it local ?

En ce moment, vous avez pu le voir, je n'ai pas trop eu le temps pour des world tours (mais ils vont revenir, n'en doutez pas), qui demandent énormément de recherches. Cependant, quand au cours de mes lectures régulières, je tombe sur une info qui m'intéresse, j'essaye de prendre le temps de revenir quand même dessus sur ce blog (c'est comme ça qu'on a parlé de la Turquie la semaine dernière, par exemple).
Aujourd'hui est un jour comme celui-là, et je vous emmène pour une petite réflexion qui nous fait passer par le Danemark.

Au Danemark, le final de Desperate Housewives était diffusé mercredi sur TV2.
Mais ce n'est pas l'info du jour.

DesperateHousewives-FinalTV2

L'info du jour, c'est que la directrice du groupe public TV2, Merete Eldrup, a annoncé ce jeudi qu'après Desperate Housewives, c'était fini : la chaîne TV2 ne diffuserait plus du tout de séries américaines en primetime.
Vous avez bien lu.

Et attendez un peu d'entendre ses raisons : "C'est un projet auquel nous réfléchissons depuis plusieurs années, parce qu'il y a de plus en plus de compétition en primetime, et que tout le monde diffuse de plus en plus de programmes danois. En parallèle, les séries américaines s'adressent de plus en plus à une niche. Un show aussi rassembleur que par exemple Friends est difficile à trouver aujourd'hui. Les séries sont de plus en plus segmentées".

Evidemment, pour nous Français, de telles déclarations sont hallucinantes, tant nos chaînes conçoivent difficilement de mener le combat des grilles sans une série américaine en primetime. Encore ce lundi, c'était The Mentalist, une série américaine donc, qui rafflait tout sur son passage au niveau des audiences (8,8 millions de spectateurs sur TF1, contre pas plus de 3 millions chacune pour France2 et M6, qui occupaient respectivement la 2e et 3e place dans les audiences de la soirée), preuve que la dominance des séries américaines en primetime dans l'Hexagone ne sera certainement pas remise en cause avant un bon bout de temps encore.

Cela fait des années que l'on sait que la plupart des pays européens font leurs meilleures audiences avec des séries locales qu'avec des séries importées (principalement américaines), et que la France fait figure d'exception dans ce panorama. On peut d'ailleurs se demander si considérer qu'une série est intrisèquement moins fédératrice parce qu'elle est américaine, se justifie, d'ailleurs (c'est sans doute à rapporter à la politique d'acquisitions, aussi).
Mais qu'une chaîne, publique de surcroît, décide de totalement abandonner les fictions importées en primetime (DR1 le fait, la BBC le fait, et c'est à peu près tout en Europe, sauf erreur), est quand même assez rare. Qui plus est, l'objectif affiché est d'être plus compétitive ! Imaginez ça ! La motivation de la chaîne n'est pas de se plier à une plus grande mission de service public qui consisterait à favoriser la création locale (tâche dont à l'heure actuelle DR1 s'accomplit mieux que TV2, d'ailleurs), ou, c'est intéressant à souligner, de relever le niveau qualitatif des programmes en supposant, comme on serait parfois tenté de le dire, qu'une production américaine est forcément un peu plus bête qu'un noble programme bien de chez nous, non. Il s'agit de faire des audiences en primetime. Avec des productions locales.

TV2 n'en a pas fini pour autant avec les séries américaines, et en conserve dans ses grilles. Mais ces séries, que la chaîne juge donc segmentantes, seront confinées à des cases horaires elles-mêmes segmentantes, comme l'après-midi, la seconde ou troisième partie de soirée, et ainsi de suite.
A l'heure actuelle, dans le catalogue de TV2, en-dehors de Desperate Housewives désormais achevée, on trouve par exemple Blue Bloods, Sons of Anarchy, Cold Case, et des bonnes rediffs de Friends ou Un gars du Queens.
Il n'est évidemment pas question d'arrêter la diffusion de ces séries, mais de leur trouver un créneau qui fédère uniquement leur cible ; l'ironie suprême pour l'observateur français est de voir que Cold Case était considérée, en France, comme au contraire très fédératrice et pas du tout "de niche". On prend bien la mesure du fossé culturel... Par contre il semble évident que le choix de TV2 d'acheter les droits de Sons of Anarchy est assez cohérent avec l'idée qu'une série américaine est destinée à une niche !
A titre comparatif, TV2 Zulu, plus orientée vers la comédie et/ou le public plus jeune, a des acquisitions du genre de Modern Family, 2 Broke Girls, Flight of the Conchords, Hung, Beauty and the Beast, Skins, South Park, American Dad, et j'en oublie ; TV2 Zulu sert aussi à rediffuser les séries US de TV2 "classique" (c'est ainsi le cas pour Sons of Anarchy, par exemple, dont les épisodes ont droit à deux diffusions par semaine en ce moment grâce à ce système).
D'ailleurs, si Eldrup évoque Friends, c'est que le groupe TV2 fait subir à la comédie un sort similaire à celui qu'on lui connait en France : Friends est en effet diffusée (sous son titre local de Venner) par TV2, TV2 Zulu, et leur petite soeur TV2 Charlie, à peu près toute l'année, par deux chaînes sur trois du groupe au moins, à n'importe quelle semaine donnée ; preuve qu'il y a des mécanismes qui sont universels. Mais la décision de TV2 consiste à ne pas jouer de ce genre de techniques à l'avenir, justement, pour le primetime, et de se pousser à aller plus loin que de "jouer la sécurité".

Cette décision annoncée cette semaine par la présidente du groupe ne veut pas nécessairement dire que des séries danoises inédites seront diffusées chaque jour en primetime par TV2, évidemment : il ne faut rien exagérer.
DR1, considérée comme le parent riche de la télévision publique danoise, ne peut pas se le permettre, alors on imagine mal comme TV2 le pourrait. Au Danemark comme ailleurs, la télé réalité, par exemple, parvient à quelques belles audiences (à l'instar de Strictly come dancing, dont TV2 a les droits danois sous le titre de Vild med Dans) ; sinon il reste toujours les reportages, les compétitions sportives (TV2 diffuse par exemple des matches de handball en ce moment) et les films. On ne parle pas d'une absolue révolution des grilles, soyons clairs, mais simplement de la place de la fiction américaine, au profit de la fiction nationale, dans les grilles d'une chaîne danoise... et c'est déjà pas mal !

Difficile de nier que les indubitables succès publics (et critiques, et financiers...) de DR1 comptent parmi les raisons qui ont incité le groupe TV2 à se lancer dans l'aventure du tout-danois en primetime.
Une autre raison, c'est que, plus tôt cette année, Rita (rappelez-vous) s'est avérée être un incroyablement bon investissement pour TV2. Entre les bonnes audiences, les bonnes critiques, les nominations et récompenses, la vente de droits de diffusion, et même des droits d'adaptation (la chaîne Bravo va en effet avoir sa propre version aux USA), c'est forcément incitatif. Quand une chaîne est payée de retour après avoir fait l'effort d'une série originale en primetime, forcément, ça aide. A titre de comparaison, en 2011, sa série Den Som Draeber n'avait pas remporté un aussi franc succès.
Et puis, rappelons que le "Media Agreement" de 2012-2014, voté il y a quelques semaines, comprenait un volet d'aide au financement (qui a justement déjà présidé à la création des hits de TV2 Rita et Lærkevej) s'élevant à 30 millions de couronnes danoises, ce qui veut dire que TV2 ne se lance pas non plus à l'aveugle dans son objectif de mise en valeur de la fiction originale.
Tout indique que la décision s'appuie sur énormément de facteurs positifs, et que ces facteurs ne sortent évidemment pas de nulle part.

En annonçant très officiellement sa décision (au lieu de simplement faire sa programmation sans séries US en primetime, mais sans le faire remarquer), TV2 montre bien qu'un pas est franchi, et que, en fait, du point de vue de la communication, c'est un plus auprès du public que de faire valoir sa décision, et que cela peut être un plus auprès du public. Là encore, on est à mille lieues de voir une chose de ce genre se passer sous nos latitudes dans un avenir immédiat !

Alors voilà, sur TV2, on se prépare à une nouvelle ère... et ça va être intéressant à observer !
Ah, et je vous prépare un post pour parler encore de fiction Scandinave d'ici quelques jours, alors restez dans le coin...

Posté par ladyteruki à 15:55 - Love Actuality - Permalien [#]

20-05-12

Hell ride

"Le massacre de Milperra s'est déroulé dans une banlieue paisible de Sydney, le jour de la fête des pères, le 2 septembre 1984. Sept personnes ont trouvé la mort et bien plus ont été sérieusement blessées."
(Intro, Bikie Wars - 1x01 : Pilote)

Le pilote de Bikie Wars s'ouvre sur une présentation sobre et monocorde de l'enjeu de la série... et cet enjeu ne se produira pas sous nos yeux, du moins peut-on l'imaginer, avant le 6e et dernier épisode. On est venus là pour la baston, le sang, l'adrénaline, on est chaud-bouillants... et il faut remettre tout ça à dans 6 semaines. Imaginez la frustration.
C'est tout le défi que doit relever Bikie Wars, que vous avez élu cette semaine comme pilote australien le plus attirant : faire monter progressivement l'ambiance pour en arriver au massacre en question.

BikieWars-logo

Ces 47 premières minutes de la série seront donc consacrées à un jeu d'équilibriste. Il s'agit de nous donner envie de nous intéresser aux enjeux sans nous offrir ce bouquet de violence qu'en spectateurs un peu voyeuristes historiens captivés nous voulons pouvoir observer. Ces enjeux résident, comme la tagline de la série l'indique ("Brothers in Arms"), dans le questionnement sur la loyauté et la camaraderie au sein de l'univers des bikers. C'est parfait pour un épisode d'exposition, d'ailleurs (et il sera toujours temps de se préoccuper du reste ensuite), donc pour le moment l'équilibre est trouvé.
La fin de l'épisode lâchera d'ailleurs un peu de cette violence que nous sommes venus chercher, histoire de nous donner un aperçu bref mais intense du fameux massacre pour lequel nous avons signé.

Le reste de l'épisode est essentiellement consacré à une introduction à un club de bikers en particulier, les Comancheros, qui sont en pleine phase de recrutement, un peu comme une armée fait le plein de chair à canon avant de partir au front, et qui en particulier recrute Anthony Spencer, dit Snoddy, un ancien militaire un peu perdu que le groupe a littéralement ramassé sur le bord de la route. Si on intronisation se fait plutôt en douceur, vu que le chef des Comancheros l'a rapidement pris en affection, cela ne signifie pas que cette arrivée se fait sans remous, Snoddy ne faisant pas l'unanimité au sein du clan. Et surtout, Snoddy semble rapidement s'autoriser une petite vie privée bien à lui au lieu de faire complètement corps avec son club, ce qui le distance un peu des Comancheros. Les pions sont donc placés pour que la partie commence, et que la place de Snoddy au sein de son bikie club serve l'évolution de l'histoire pour en arriver à ce qu'on imagine être le feu d'artifices final.

Deux ingrédients surtout permettent à Bikie Wars de nous faire patienter sans trépigner.

Et le premier, non des moindres, est Callan Mulvey. Comme personnellement je n'ai jamais réussi à m'asseoir pendant l'intégralité d'un épisode d'Underbelly (tous opus confondus), et que je confesse avoir à moitié pioncé devant le pilote de Rush, eh bien Bikie Wars était l'occasion de retrouvailles avec l'acteur de Hartley, coeurs à vif, et je dois dire que, avec presque seize années de retard, je viens de comprendre ce que mes copines lui trouvaient ! Héros incontestable de ce premier épisode (et vraisemblablement des suivants), il incarne à la perfection le héros typique de ce genre de fictions : le regard sombre, le mot rare, un côté force brute et un petit coeur d'angelot blessé. C'est la définition d'un héros attachant, non ? On le croirait tout droit sorti d'un manuel pour scénaristes. D'accord, ça manque d'originalité, mais le fait que ce soit Mulvey, lui-même gros accidenté de la route de la vie, qui lui donne corps, permet au personnage de Snoddy de prendre immédiatement beaucoup de consistence. Alors du coup on ne proteste pas, on dévore la bête du regard ; c'est très animal tout ça ne nous le cachons pas. De toute façon, depuis le départ, on savait qu'on ne regardait pas Bikie Wars pour jouer les intellectuels !

Callan

Le second, qui n'a pas moins de mérite même si ses manifestations sont plus inégales, c'est l'ambiance. Musicalement déjà, le martelage de rock est constant et nous plonge dans le bain de cette communauté mi-bikers, mi-hippie. La première journée que passe Snoddy avec les Comancheros est à ce titre très révélatrice de l'univers de ces clubs. Je crois que c'est en voyant cette scène que j'ai, paradoxalement, mis le doigt sur l'ambiance qui était diffusement distillée dans les pages de Puberty Blues, probablement parce qu'on parle de la même époque, du même pays, et de la même volonté de vivre en-dehors de la société. C'est justement ce qu'on attend d'une série comme Bikie Wars, le sentiment de liberté qui s'apparente au mouvement est très bien décrit. Les bikers sont des brutes, certes, mais des brutes avec des idéaux. On pense ce qu'on veut de leur mode de vie mais je l'ai trouvé bien mieux retranscrit que dans Sons of Anarchy, qui de par son thème est difficile à ne pas évoquer, mais qui n'a aucun point comment avec Bikie Wars : SAMCRO est un club en réalité sédentaire et baignant dans le trafic, bref, un club de bikers moderne auquel il ne reste que les motos et les tatouages, et dont le mode de vie a perdu toute spécificité. Ce n'est pas un reproche : c'est une évolution plutôt naturelle des mouvements bikers ; outre quelques litres de flotte, ce sont après tout 30 années qui séparent le contexte des deux séries.
Mais en tous cas Bikie Wars transmet bien tout ça, non seulement avec les scènes de groupe, qui dépeignent tous les degrés de la camaraderie en cas de fête comme en cas de baston, mais aussi les séquences plus solitaires, notamment quand Snoddy prend sa moto seul ou avec sa conquête Lee, et profite simplement du voyage. Je ne suis pas fan des deux-roues à la base, mais je dois dire que j'ai trouvé les oscillations de sa bécane sacrément reposantes ; ces moments-là étaient bienvenus, en dépit de tout ce qu'on attend de la série, pour entrer dans la philosophie bikers, où il ne s'agit pas de rouler vite, mais de prendre du plaisir sur la route.

BikieWars-Fete

Et après tout, n'est-ce pas essentiel pour comprendre la façon dont les choses vont tourner par la suite ?
Car oui, on est venus à Bikie Wars pour voir des motards se foutre sur la gueule à coups de battes et de chaînes, mais derrière toute cette brutalité, c'est l'esprit d'un mouvement que la série veut rendre de façon aussi fidèle que possible. Pour le moment, le pari est réussi, mais évidemment, Bikie Wars a droit à un laisser-passer parce qu'il s'agit d'un pilote. Les épisodes suivants parviendront-ils à éviter le remplissage en attendant le massacre lui-même ? Il n'y a qu'une seule façon de le savoir.

Posté par ladyteruki à 16:54 - Review vers le futur - Permalien [#]

15-05-12

[DL] Tricky Business VS Bikie Wars

Cette semaine, ce sont donc deux séries australiennes qui ont débuté sur les écrans des antipodes : Tricky Business, qui a démarré hier, et Bikie Wars, dont le pilote a été diffusé voici quelques heures. Comme cette semaine est, en ce qui me concerne, placée sous le signe du chaos, je n'aurai probablement pas le temps de vous parler de ces pilotes avant, ouhlà ! Au moins vendredi. Ce qui comme chacun sait est une éternité en termes de review. Et encore, à ce moment-là, je n'aurai sans doute le temps que pour une seule de ces séries, la suivante devra attendre quelques jours.

Il faut donc prioriser. Et c'est vous qui allez le faire à ma place en votant pour le pilote qui vous intéresse le plus sur la base des génériques de ces deux séries. C'est un critère qui en vaut un autre, non ?

TrickyBusiness  BikieWars
Note : liens valables 30 jours minimum. Je reuploaderai si l'un des liens est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Deux séries à l'univers clairement différent, donc. Et c'est à vrai dire la raison pour laquelle il ne m'est pas facile de choisir : si encore ces séries concouraient dans la même catégorie, l'une aurait l'air plus intéressante, plus aboutie, plus originale. Mais ici, deux séries radicalement opposées démarrent à 24h d'intervalle ! Cornélien.

Et pourtant, ces deux génériques ont également leurs défauts. Tricky Business est peu bavard sur son sujet (une famille qui travaille dans le recouvrement de dettes) et peut-être un peu trop enlevé. En face, Bikie Wars souffre des comparaisons incontournables avec Sons of Anarchy, et se montre violent aussi bien d'un point de vue visuel, avec certaines images brèves mais très impactantes, et une musique qui ne caresse pas franchement l'oreille !

Les votes sont donc ouverts jusqu'à ce jeudi 17 mai à 23h59. Mon weekend dépend de vous. Votez en votre âme et conscience.
PS : vous aurez noté, j'en suis sûre, l'énorme incongruité du générique de Bikie Wars Je ne me l'explique pas.

Posté par ladyteruki à 20:11 - Médicament générique - Permalien [#]

03-12-10

Laisse-moi rester femme

C'est souvent que j'admets n'avoir pas spécialement des goûts de gonzesse. Le simple emploi du terme "gonzesse" indique d'ailleurs bien ma disposition d'esprit vis-à-vis d'une certaine catégorie de séries qui me semblent totalement hors de ma zone d'intérêt, en première ligne desquelles on trouve les romances (ce qui explique que jamais je ne vous parlerai d'autant de séries coréennes que de séries japonaises, par exemple), les teenageries glamour avec plein de vêtements dedans (sans rire, vu de l'extérieur, le phénomène Gossip Girl semble plus une équation racolage + défilé de mode qu'autre chose) et ainsi de suite. Malgré mes cheveux longs, mes ongles laqués et, bien-sûr, ma carte d'identité, rien dans mes goûts téléphagiques n'indique que je sois de sexe féminin.

Alors, m'étais-je dit, c'est sans doute que je suis plus du genre à apprécier les séries masculines.
Lors de l'enregistrement de ce dernier SeriesLive Show en date, j'ai réalisé mon erreur. Avoir regardé Oz avec passion, avoir englouti trois saisons de Rescue Me en quelques semaines (oui, je m'en tiens aux DVD...) et autre goût prononcé pour les amitiés viriles à la Men of a Certain Age (merde on est vendredi, j'avais oublié...), ne fait pas de moi quelqu'un qui a des goûts de mec.

La preuve : j'étais totalement hors du coup ! Sons of Anarchy, 24, The Shield... je n'ai jamais dépassé 5 épisodes sur ces séries. Non parce qu'elles ne me plaisaient pas mais parce qu'elles ne me plaisaient pas assez.

TheSeriesLiveShow_MEA
The SeriesLive Show - 1x05 : Bad blood

Alors, j'ai posé quelques questions, et j'ai écouté. C'est plaisant aussi d'écouter, même quand on est censé animer le débat. Mes camarades du SeriesLive Show étaient tellement enthousiastes sur ces séries qu'ils animaient d'ailleurs très bien la conversation, même quand elle partait dans tous les sens. Dans le fond, je n'aime pas forcément regarder les "séries de mecs", mais j'aime bien en entendre discuter tout ce petit monde. Même quand les débats ne volent pas haut, même quand on a un peu l'impression que ces messieurs vont se mesurer dans les toilettes à la fin du débat, c'est vraiment agréable de sentir une telle énergie.

Des amateurs de séries qui parlent des séries qu'ils aiment... un podcast ne devrait-il pas toujours être comme ça ?

Posté par ladyteruki à 22:54 - Entre potes (cast) - Permalien [#]

04-11-10

L'accident con

BroadBoard

Reconstitution.
Ah bah tiens, si je regardais quand même le 2e épisode de Boardwalk Empire ? Bon d'accord, le pilote n'était pas absolument ébouriffant, mais c'est pas non plus une mauvaise série, c'est juste que je m'attendais à être soufflée, bon, c'est pas le cas, mais c'est pas une raison pour bouder. Allez, si, ok, c'est bon, je lance le 2e épisode. Qu'est-ce que ça coûte, hein ? Allez, pour culture perso.
Faudra que je touche un mot du générique sur phagy, d'ailleurs.
Ah bah voilà, c'est toujours quand on a lancé un épisode que le téléphone sonne. Hop, en pause au bout de pas 10mn, qu'est-ce que ça m'énerve ça... Ya intérêt que ce soit pas encore l'autre emmerdeuse qui-... ah bah voilà. Salut maman.
Fast forward.
Allez, hop, je clique, et je reprends mon épisode. Comment ça, c'est déjà la fin ? Il peut pas ne durer que 20mn, on n'a jamais vu ça, j'ai mal cagoulé l'épisode ou quoi ? Bon, je vais relancer l'épisode et voir sa durée totale... eh bah non, il dure quasiment une heure, mais qu'est-ce qui s'est passé ?
...
Et merde. A tous les coups, quand j'ai relancé, j'ai dû cliquer quelque part sans m'en rendre compte et faire avancer le curseur 10mn avant la fin.
Fin de la reconstitution.

Bah oui, mais voilà. Maintenant, le mal est fait. Qui veut revoir un épisode dont il a déjà vu les 10 premières et les 10 dernières minutes ? Qui a envie de supporter pareille frustration ? Du coup, le 2e épisode de Boardwalk Empire, je ne l'ai pas vu en entier, je n'ai pas le courage de le revoir en intégral, et donc je ne vais pas regarder le 3e. Et donc c'est foutu avec cette série.
Bon sang, si je n'avais la preuve de l'appel téléphonique de ma mère, j'appellerais ça un acte manqué, dis donc.

Dans la collection "rendez-vous raté", je crois que Boardwalk Empire vient de rejoindre les Sons of Anarchy et autres Dexter dans le rang des séries que je regarderais bien si les faits n'étaient pas contre moi. Mais les faits sont contre moi, et ils sont têtus, les bougres.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Boardwalk Empire de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 11:49 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

19-04-10

[GAME] tvHarmony

Si comme moi, vous adorez les génériques, au point de les cagouler régulièrement (comme, par exemple, disons, eh bien, au pif... sur ce blog même) et/ou d'en découper dans les épisodes des nouvelles séries que vous regardez... eh bien peut-être aussi que, comme moi, vous aimez à vous en faire une petite playlist, l'air de rien.
Moi, je fais ça avec les videos, parce que j'aime bien en avoir autant pour les yeux que pour les oreilles ; mais c'est votre droit le plus strict de vous contenter des versions audio pour le faire.

Mais avec le post d'hier sur le générique de Justified, j'ai repensé à ces playlists. Celui de Justified, pour reprendre l'exemple, est parfait dans une playlist où on trouverait aussi True Blood (je l'ai mentionné hier) mais aussi Sons of Anarchy. Peut-être éventuellement K-Ville. Je regrette beaucoup de n'avoir pas le générique de la série Les deux font la loi en video, déjà parce que c'est un des génériques que j'aime le plus au monde depuis toute petite, et ensuite parce qu'il irait très bien avec aussi.

Alors je vais vous proposer un petit jeu de génériques qui change du pain quotidien (qui n'est pas si quotidien, c'est vrai que j'ai un peu délaissé les jeux ces derniers temps).

Je vous propose des génériques (qui, de façon très pratique, sont déjà disponibles sur ce blog, pour le bonheur ET de vos yeux, ET de vos oreilles), à vous de me dire avec quels autres génériques ils iraient bien dans une playlist téléphagique. Une sorte d'agence matrimoniale pour génériques, si vous voulez.
Et pour ce qui concerne les âmes sœurs des génériques que vous allez suggérer, vous pouvez vraiment proposer de tout, aussi bien des génériques présents dans le flacon que d'autres qui n'y seraient pas [encore]. L'idée c'est d'essayer de constituer des mini-playlists de génériques qui iraient bien ensemble, à votre avis, principalement sur un plan musical, ou éventuellement au sens plus large de l'ambiance générale qui s'en dégage.

Voilà donc les génériques solitaires qui attendent que vous leur trouviez d'autres génériques de leur espèce. A votre bon cœur...

Generiques_BOSS_250   BOSS
Tendance : un générique énergique, un peu rock, avec une voix féminine qui ne s'embarrasse pas forcément de lyrics...
Si la version longue vous intéresse, vous pouvez regarder par là, ya une cagoule qui traine au milieu des bugs.
Generiques_GirlmoreGirls_250   Gilmore Girls
Tendance : ambiance douce et tendre, duo de voix féminines, lyrics bon enfant...
Generiques_SixFeetUnder_250   Six Feet Under
Tendance : ambiance morbide (forcément) mais pas dénuée de rythme, titre entièrement instrumental...

Allez, à vous de leur trouver quelques compagnons dans une playlist de génériques ! Vous pouvez aussi compléter celle que j'ai mentionnée plus haut sur Justified.

Les génériques que vous mentionnerez, et qui n'apparaissent pas dans le flacon actuellement peuvent ou peuvent ne pas y apparaitre, suite à votre participation à ce jeu. Qui peut vraiment dire ?

Posté par ladyteruki à 13:26 - Games On - Permalien [#]

15-11-09

Un épisode vous manque, et votre canapé est dépeuplé

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, ce n'est pas de dorama que je vais vous entretenir. Cachez votre déception.
Il faut dire que le post de mercredi sur My Tele is Rich m'a un peu foutu le cafard (j'en profite pour glisser un lien vers ce blog encore jeune, mais déjà nécessaire). Non pour la crise de foi en elle-même, mais pour la mention faite à Flash Forward, abandonnée dés son automnale nouveauté.

Depuis l'apparition du pilote dans ces colonnes, je n'ai eu de cesse d'aller dire à qui voulait l'entendre que Flash Forward, ce n'est pas aussi décevant (pour ceux qui en attendaient quelque chose) qu'on veut bien le dire. Qu'il faut donner une chance à cette série, surtout qu'on est certains qu'elle a tout le temps qu'elle veut pour aller jusqu'au bout de son concept.

Pourtant, à la vérité, je n'ai regardé que 3 épisodes de Flash Forward, et je ne me presse pas tellement pour en regarder d'autres. Je les cagoule, mais je n'y touche pas.
Et ma fringale nippone n'a que très peu de rapport avec cet état de fait, ne désignons pas les faux coupables.

Le post de My Tele is Rich sus-cité m'a fait prendre conscience, moi aussi, que cela m'arrivait avec de plus en plus de séries : ne pas poursuivre l'aventure. Alors que, soyons clairs, je le pourrais. Mais il y a toujours un petit grain de sable qui grippe la machine pour une raison bête. Quelques exemples :
- Flash Forward : je faisais partie des enthousiastes, après le pilote. On aurait presque pu penser que c'était la série que j'avais le moins détestée en cette rentrée, entre ma passion pour Joe Fiennes, les quelques personnages vraiment touchants, les petites énigmes posées par les flash forwards... Et pourtant, un jour, j'ai cagoulé le 4e épisode, je l'ai rangé dans le bon dossier, et je n'y ai plus jamais retouché. Pire, il a été très vite rejoint par l'épisode suivant. Je ne suis même pas fâchée, ni rien ! C'est juste comme ça.
- Sons of Anarchy : c'est à n'y rien comprendre, avec cette série. Lorsque le pilote était sorti il y a des mois de ça, j'étais ravie (sans trop savoir pourquoi). Je me léchais les babines en me disant que j'allais adorer. J'avais découpé le générique avec empressement (voir les tags), m'en était régalée, et me réjouissais de me bloquer un moment pour attaquer le pilote. Puis, plus rien. Mais rien de rien. Pendant des mois. Quand enfin M6 m'a prise par la peau du... cou pour m'y mettre, effectivement, le pilote, et les épisodes suivants, m'ont plu. Mais absentez-vous un vendredi soir, et tout bascule. Je n'ai pas cherché à rattraper mon retard (j'ai du mal à cagouler quelque chose que j'ai commencé à suivre à la télé, j'avoue), et je ne pense pas m'y remettre. Désormais tous mes espoirs sont dans le DVD...
- Dexter : de pire en pire, ces exemples. C'en est déprimant. J'étais super enthousiaste sur Dexter au début. Encore une rencontre donc ce blog a été témoin. Et puis plus rien. Pour une raison des plus mauvaises (hélas), j'avais arrêté. Mais, aha ! Je me suis procurée le DVD en import belge, et j'étais repartie de plus belle. Patatras, voilà que se déclare mon aversion pour les coffrets qu'on finit sans avoir une autre saison à dévorer, et j'ai arrêté, à quelques mètres de la ligne d'arrivée de la saison 1. Au début ça m'agaçait. J'en parlais. Aujourd'hui plus du tout. La saison 2 ? Oui, oh, un jour, ça viendra forcément.

Telephanarchy

Ce ne sont que trois des nombreux exemples d'abandons malheureux que j'ai expérimentés ces trois ou peut-être quatre dernières saisons. Il y a évidemment une constellation de raisons à cela : ma passion pour les pilotes, mon envie de découvertes incessantes, mes fringales ponctuelles (deux saisons de The Tudors ici, une intégrale de Reba par-là...), ma tendresse envers les séries plus vieilles que moi (faut vraiment que je me bloque un moment pour vous parler de That Girl), et évidemment, mon engagement chaque fois plus intense sur la voie du dorama asiatique (parce que si vous croyez que je ne regarde que ce dont je vous parle ici...!).
Mais il y a aussi des raisons plus étranges. Dés qu'un petit quelque chose dse passe (ne pas être le vendredi devant la télé, ne pas avoir le DVD, cagouler l'épisode avec 48h de retard sur sa publication), l'envie s'est envolée.

C'est assez effrayant. Et le post de My Tele is Rich a réveillé ces inquiétude. Je n'ai, au fond, rien contre ces séries. Vraiment rien. Mais c'est comme si leur heure était passée. C'est en fait le plus triste de l'histoire : je les aime bien, mais elles ne me manquent pas. Il y a vraiment quelque chose de pourri au royaume de la téléphagie...

Posté par ladyteruki à 17:27 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

07-09-08

[DL] Sons of Anarchy

Je n'ai pas eu le temps ce weekend de regarder le pilote de la série, vu que je me le réserve pour la semaine à venir ; je sais, c'est un peu le comble de s'organiser sagement pour regarder une série de ce genre...
Mais j'ai déjà vu le générique, c'est l'essentiel, et c'est un régal dont je me détesterais de vous priver.

SonsofAnarchy_580
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

A l'heure où les génériques sont soit inexistants, soit décevants, soit parviennent à faire les deux (si-si !), c'est un générique parfaitement réussi : bonne musique, habillage bien pensé mais sobre, immersion immédiate... Que des bons points.
Franchement, ça donne envie, non ?!

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Sons of Anarchy de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:40 - Médicament générique - Permalien [#]


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