ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

09-06-13

Sans honte aucune

On ne peut quand même pas tester des pilotes de chefs d'oeuvre tout le temps. Et tant mieux ! Après tout, qui voudrait sans cesse tomber sous le charme d'une nouvelle série ? Bon, si, oui, sûrement que dans les premiers temps ce serait chouette. Mais après ? Après ça deviendrait lassant. Après on se plaindrait qu'on ne peut plus mitrailler un pilote en plein vol. Après ça serait tellement toujours bon qu'on finirait par s'ennuyer. Un peu comme moi devant la deuxième saison de Game of Thrones, par exemple, tiens.
Je sais pas pourquoi je parle de Game of Thrones parce que, comme vous allez voir, avec cette nouvelle série du #pilotmarathon, on est un peu à des années-lumière...

HittheFloor

Il y a deux étés de ça, ce qui ne nous rajeunit pas, je vous parlais avec emphase et joie du pilote de Single Ladies.
Attendez, non. Je suis en train de réécrire l'histoire, là. La vérité c'est en tous cas que je vous en parlais. Juste un peu. Bon d'accord, beaucoup. Pas à la folie, mais presque. Et plus je regardais, plus je me marrais comme une petite folle devant les répliques de Keisha, perpétuellement over the top. Le sens de la formule qui atterrira dans un gif sur tumblr dans quelques heures : c'est ça, le génie d'une série originale de VH1. Et à partir du moment où on le sait, pourquoi pas ?

Hit the Floor va en réalité plus loin que Single Ladies. Là où cette dernière se contentait d'allumer gentillement avec quelques scènes légèrement sensuelles (en tous cas, en début de première saison, ça s'est ensuite pas mal assagi), Hit the Floor montre des filles qui se trémoussent en short minuscule et ultra-moulant.
Quand une série circule avec les feux d'allumage en mode plein phare, on se doute qu'elle ne va pas faire dans la dentelle ; Hit the Floor ne prétend pas avoir inventer la weave à couper le beurre. C'est tellement assumé qu'on ne voit pas de raison de bouder son plaisir. Et surtout, les performances sont quand même suffisamment à la hauteur pour qu'on n'ait pas l'impression d'assister à un spectacle de danse exotique ; techniquement, c'est même vachement impressionnant par moments, même si clairement, certaines actrices sont visiblement des danseuses de formation, et pas d'autre (et encore, certaines sont plus ballet, d'autres plus hip hop). Ca donne un spectacle qui a de la gueule, voilà la vérité.
Et après tout, si elles sont contentes de se trémousser en short minuscule et ultra-moulant, qui suis-je pour leur contester ce droit ?

Alors, après, je confesse bien volontiers que j'ai vu A Chorus Line trois fois depuis dimancher dernier (pendant l'un de ces visionnages, ma soeur a gentillement glissé un "et pourquoi t'avais arrêté la danse, déjà ?", c'est ça, remue le couteau dans la plaie), que je suis un peu en manque de Single Ladies parce que je n'ai toujours pas trouvé de date pour la diffusion de la saison 3 (en fait Hit the Floor a l'air d'avoir récupéré la case cet été, ça pue méchamment), et toutes sortes d'autres raisons qui font que le pilote avait ses chances de fonctionner sur moi. Plus les phrases over the top, genre celle-ci. Un régal pour votre serviteur !

J'aimerais dire que j'ai honte ; j'aimerais, sincèrement, passer pour une téléphage de bon goût auprès de tous en permanence. Mais en même temps je m'en fiche un peu de votre opinion, parce que je me tape sur les cuisses pendant que des danseuses pas fâcheuses à regarder se regardent en chiens de faïence et s'organisent des dance battle pour un oui, pour un non.
Et puis, ça serait lassant. Dans mon menu, il y a de la place pour du Orphan Black comme du Hit the Floor. D'ailleurs ça ne vous ferait pas de mal, à vous non plus, tiens ! Allez, zut à la fin, c'est l'été après tout. Ne regardez pas par la fenêtre, continuez de me lire. Et l'été, c'est le moment de se détendre un peu, que diable ! Alors Hit the Floor pour cet été ? Adjugé.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 19:41 - Review vers le futur - Permalien [#]

12-10-12

Countrypolitan

Pour certains pilotes de notre challenge de la saison, il faut bien l'admettre, whisperintherain et moi trainons un peu la patte. "De quoi ? The Neighbors ? Oui, euh, plus tard, la review, hein, ya plus urgent". Et puis pour d'autres, il n'y a pas besoin de nous le dire deux fois. C'est en tous cas vrai pour moi ce soir, avec le pilote de Nashville.
Comme toujours, sitôt que whisper aura posté sa review, vous trouverez au bas de ce post un lien pour comparer nos deux points de vue... je serais surprise que sur cette série, il soit le même, d'ailleurs.

Nashville

Il manquait résolument une série sur l'industrie musicale à la télévision. Si cette série existe et que je l'ai loupée, n'hésitez pas à me le dire, mais là où il y avait des Action! et des Entourage pour le monde du cinéma, des Episodes ou des The Comeback pour la télévision, il nous manquait une fiction se déroulant dans le monde des labels et des concerts, de la même façon qu'un peu plus tôt cette année, Smash nous avait permis de pénétrer dans les coulisses de Broadway.
Oh, je ne dis pas que le sujet n'a jamais été abordé à la télévision, mais seulement au milieu d'une foule d'autres choses, je pense par exemple aux cas vus dans The L.A. Complex (plutôt dans le monde du rap) ou Single Ladies (dans l'univers du hip hop). Mais c'était en passant, au milieu de plein d'autres choses, et jamais avec l'idée de radiographier le milieu, mais surtout de suivre l'évolution d'un personnage, si possible au bas de l'échelle, et tentant de percer dans le milieu... mais entre autres choses, sa vie sentimentale prenant généralement le dessus, et l'aspect chorale des séries sus-mentionnées se faisant un devoir de noyer cette intrigue sous mille autres.

Alors imaginez ma surprise quand il s'est avéré qu'une telle série était en préparation, et qu'elle avait l'intention de se dérouler dans le milieu du seul genre musical que j'écoute en provenance des USA : la country ! On voudrait me séduire qu'on ne s'y prendrait pas mieux.

Et effectivement, Nashville est une véritable plongée, d'entrée de jeu, non seulement dans la vie des artistes qu'elle dépeint, mais aussi dans les bureaux du label inventé pour la série. Et c'est tout-à-fait le genre de choses que je voulais qu'une série fasse ! Dépasser la création de stars fictives pour réellement passer le milieu au crible, ne pas juste balancer des chansons mais vraiment nous dire comment on fait un album, ou comment on organise un concert. Le fait que ce soit dans le milieu de la country était un plus-produit évident pour moi, mais ça ne faisait pas tout. Je ne voulais pas simplement faire le plein de chansons à la fin d'un épisode, je voulais que le contexte soit exploité autant que possible. Nashville réussit très bien ce passage au microscope, à plus forte raison dés le pilote où il aurait été facile de ne pas tout de suite entrer dans les coulisses pas franchement sexy de la vie de son héroïne principale Rayna James, et de rester en surface.
Paradoxalement, là où Nashville me ravit le plus, c'est dans son utilisation de la musique. On l'entend, en définitive, assez peu : Nashville se fait un devoir d'être une série sur la musique et non une série musicale, c'est clair dans ses intentions d'entrée de jeu, et j'apprécie cette profession de foi qui consiste à ne pas tomber dans la facilité. Sur une échelle de Glee à Smash, je vais vous dire : Nashville, dans l'utilisation de la musique qui pourtant est son sujet, se situe à Smash+2, si vous me suivez. L'épisode se fait une règle de ne montrer aucune chanson entière, car on n'est pas là pour ça ; les chansons utilisées comme soundtrack pour les scènes relèvent plus du jingle que du product placement ; et quand on entend pour la première fois une chanson dans son intégralité, cela sert le scénario avant tout.
Nashville est comme les gens du Sud : elle ne triche pas, elle ne nous embobine pas. Elle ne veut pas que nous passions la journée à fredonner des chansons originales ou des reprises. Elle ne veut pas que, dans nos coeurs et/ou dans les bacs, Rayna remplace Reba, ou que Juliette remplace Taylor. Elle ne veut pas nous vendre des CD. Fair and square.

Evidemment, la tentation est grande, justement, pendant ce pilote, de chercher des ressemblances ; le jeu est un peu d'essayer de deviner si untel (ou plutôt unetelle) a été passé au vitriol à travers le portrait d'un personnage. C'est tout-à-fait volontaire et la séquence d'ouverture du pilote n'en fait absolument aucun mystère, dans le look de ses personnages (notamment celui de Juliette) comme dans la façon de présenter leur personnalité. Parfois, je soupçonne que connaître un peu la scène country me pousse même à lire un peu trop certaines correspondances (Deacon Claybourne, cette ressemblance avec Brad Paisley, c'est voulu ou...?), ce qui nuit finalement au plaisir de regarder de la fiction : il ne s'agirait pas de la réduire à une simple parodie. C'est un peu le danger... mais je crois que peu de spectateurs français courent ce risque !

La seule chose qui m'agace, c'est cette façon, déjà vue dans Smash, de miser sur l'opposition de deux femmes. En pratique, ça fonctionne parce que la rivalité n'est pas au sens le plus strict, et se double d'un conflit de générations. Sur le principe, ce côté catfight (magistralement illustré par leur première rencontre ; disons-le sans rougir : l'échange était très bon) me chiffonne un peu. Evidemment, comme dans la plupart des milieux musicaux, ce sont les femmes qui dominent la scène, et sont depuis des décennies sont des ambassadrices de leur courant musical, de leur maison de disques, d'une industrie ; il était donc quelque part assez évident de mettre deux femmes dos à dos. Mais les opposer systématiquement, même si cela a du sens dans le contexte, me semble un peu facile quand même. J'espère que Rayna et Juliette sauront évoluer à partir de cette position initiale par la suite, et nous offrir un peu plus que des jalousies féminines légèrement cliché.
Mais ces deux personnages sont si hauts en couleurs que c'en est tout de même un spectacle divertissant, à plus forte raison parce que les positions de chacune sont moins stéréotypées au départ que dans Smash : aucune n'est une ingénue naïve, aucune n'est une amère revancharde. D'ailleurs personne n'a de rêve de gloire, dans Nashville : seulement une carrière.
Et ainsi, chacune arrive avec sa personnalité explosive, et une idée bien arrêtée sur ce qu'elle vaut et ce qu'elle veut, et même si elle ne prend pas un départ, dans ce pilote, absolument mirobolant, Rayna ne se positionne ni comme une victime, ni même vraiment comme un underdog. Gloire en revient d'ailleurs à Connie Britton qui, même quand elle en fait un chouilla trop, parvient à insuffler énormément de dignité et de force à son personnage, et ne pas basculer dans la caricature. A l'inverse, Hayden Panettiere attendra la toute fin de l'épisode pour se décrisper un peu et offrir un peu de nuance, parce que le scénario l'y pousse (mais à l'impossible nul n'est tenu) ; la palette de réactions du personnage dépendra vraisemblablement de l'écriture et non de l'actrice, mais j'ai bon espoir d'arriver à un personnage un peu moins plaqué qu'à première vue.
De fait, mon agacement quant aux jalousies féminines a de grandes chances de s'estomper si les choses tournent bien.

En revanche, ce qui ne suscite chez moi aucune réaction d'hostilité, mais juste une vaste et tiède indifférence, c'est l'aspect politique. La mairie de Nashville, euh, bon, on s'excuse hein, mais à une époque où on a la mairie de Chicago sur une autre chaîne, on a un peu du mal à se passionner pour tout cela. Nashville ne tient pas du tout la comparaison avec les tractations de Boss et du coup je ne vois même pas pourquoi elle se frotte à pareils thèmes.
Ce qui en revanche pique mon intérêt, c'est le parallèle que cette situation politique crée entre Rayna et Juliette, qui finalement, toutes les deux, aimeraient couper les ponts avec un parent mais sont privées de cette possibilité, entre autres de par leur célébrité. C'est une idée intéressante, à plus forte raison parce qu'il est très rare qu'une femme de l'âge de Rayna soit, dans une série, placée dans une situation de ce genre avec ses parents (en général, les séries estiment qu'autour de 30 ans, ces choses sont réglées), et comme c'est un sujet qui me touche en partie (oui, enfin, vous savez, sans l'histoire de la célébrité !), je suis prête à m'accomoder des questions politiques flasques, si elles nous permettent d'étayer le côté familial de la question, qui recèle de mon point de vue un potentiel dramatique prometteur.

Au final, Nashville est à l'image de ce que j'aime dans la country : il ne s'agit pas que des mélodies (au fond, en-dehors de quelques hits mémorables, beaucoup de ballades se ressemblent un peu, notamment chez les artistes mineurs), ce sont les paroles qui font tout. Et c'est finalement ce que ce pilote accomplit, qui démontre que la forme n'est là que pour enjoliver le fond, mais pas le reléguer au second plan. Je place énormément d'espoirs dans les paroles de Nashville, et me délecterai donc des aléas de sa mélodie parfois peu originale, car j'ai l'impression qu'elle a plein de choses à dire. Il manquait simplement à ce pilote, très complet et chargé d'éléments d'exposition, de prendre le temps pour l'émotion, qui n'a pointé son nez mutin qu'en deux passages furtifs de l'épisode.
Mais si Nashville parvient à faire battre mon coeur au rythme des tourments de ses personnages, la série s'attachera mon indéfectible soutien.

Et d'ici la semaine prochaine, je sais déjà quoi écouter...

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 23:37 - Review vers le futur - Permalien [#]

06-08-12

Les dangers d'une bonne réputation

En l'absence d'une connexion décente, je me suis tournée vers mes DVD, ce qui en soi n'est pas une mauvaise chose. Ca a notamment été l'occasion de rattraper la saison 2 de Downton Abbey, que je n'avais pas encore vue et qui somnolait sur une étagère depuis un peu moins de deux mois. C'est parfait, comme ça je serai au point quand la série reviendra le mois prochains sur les écrans ! Ne me manquera plus que le Christmas Special que je suis assez pingre pour ne pas vouloir acheter au prix d'une saison complète, donc ça va probablement se finir en cagoulage.

C'est étonnant, d'ailleurs. Je me rappelle avoir dévoré la première saison de Downton Abbey en quelques jours, après que Livia nous ait incité à tester la série pour le SeriesLive Show. Et pourtant quand la saison 2 a été diffusée, j'ai énormément traîné la patte avant de m'y mettre, si bien qu'elle est passée d'une catégorie à l'autre ; vous savez, il y a les séries qu'on suit, comme dirait Nakayomi, en "sortie d'usine", en parallèle de leur diffusion, et puis il y a celles pour lesquelles on a son propre rythme, le mien étant alors souvent calqué sur l'acquisition des DVD. C'est un peu la voie de garage mais c'est mieux que d'être abandonnée totalement. Eh bien en l'espace d'une année, Downton Abbey est passée au rang de "seulement 7 épisodes ?" à "ouais, ouais, c'est ça, plus tard" et je n'ai aucune idée d'où ça vient.
Alors en fin de compte, vive les déconnexions de longue durée, parfois c'est peut-être un mal pour un bien.

DowntonAbbeySeason2

Le problème c'est que même une fois devant cette deuxième saison de Downton Abbey, j'ai eu du mal à me rappeler ce que j'aimais dans la série. Et c'est en fait très préoccupant parce que si je suis tout-à-fait du genre à avoir une relation de type loin des yeux loin du coeur avec une série, en général une fois devant un épisode, la mémoire me revient rapidement. Mais là, le désamour était frappant.

Il ne signifie pas que cette saison est mauvaise.
En fait, j'avais lu pas mal d'impressions négatives (principalement sur Twitter, ayant évité les reviews avant mon propre visionnage) et je n'ai pas très bien compris d'où émanait cette sensation apparemment généralisée que cette nouvelle saison était inférieure à la première. Pour moi, les éléments de la première saison étaient présents, et bien que les changements de contexte (notamment du fait du contexte de la Première Guerre mondiale et des quelques séquences sur le champs de bataille) offrent effectivement un angle un peu différent de celui qui nous avions connu à l'origine, on ne peut pas dire qu'il y ait de virage dans cette nouvelle saison dans le ton, la façon de traiter les personnages ou les intrigues. Pas de façon tangible en tous cas.
Les personnages semblent fidèles à eux-mêmes (peut-être à l'exception de Lord Grantham dont j'ai eu énormément de mal à avaler le comportement en fin de saison), on continue de se prendre la tête sur les questions d'héritage, de mariage et d'amour, alors que ces trois axes s'entremêlent sans fin, et la série se balade comme avant à tous les étages de la somptueuse demeure de Downton afin de saisir diverses réalités d'une époque en pleine transition.

Et pourtant j'ai passé pas mal d'épisodes de cette nouvelle fournée à me demander si Downton Abbey avait toujours été aussi soapesque.

C'est comme si les amours étaient juste un tout petit peu sirupeux, comme si les démêlés étaient juste un peu plus longuets, comme si le suspense était juste un tout petit peu plus prévisible. Ca se joue vraiment à pas grand'chose, en réalité. Une simple question de degré et d'intensité.
Downton Abbey a pourtant toujours été une série assez "lente" (en tous cas rapporté à son nombre d'épisodes par saison) où on prenait énormément de temps pour explorer les sentiments de chacun, ralentis qu'on était par la liste interminable de conventions sociales qui empêchaient les protagonistes d'agir sans attendre trois épisodes. Cela faisait partie de son charme, à vrai dire. La série a toujours eu une valeur contemplative, s'absorbant aussi bien dans la beauté lumineuse de ses protagonistes féminines que dans le flegme de la vie de noble britannique.

Le plus bizarre c'est que je me suis goinfré cette deuxième saison en l'espace d'un weekend, en partie par désespoir (j'attends la livraison de mon DVD de la saison 6 de Gilmore Girls et je n'ai pas internet chez moi pour agrémenter mon quotidien téléphagique avec un épisode de Suits, Bunheads ou même Single Ladies histoire de varier les plaisirs), et que j'étais pressée de rentrer chez moi hier soir pour voir le dernier épisode. C'est bien la preuve que cette saison en question n'était pas si catastrophique, qu'elle avait de bons côtés et que l'attachement aux personnages fonctionnait toujours.
Mais j'avais aussi l'impression de ne plus regarder un costume drama, mais un simple soap, et c'est un peu comme si j'avais simplement admis que Downton Abbey n'est pas une série fabuleuse qui fait fantasmer la téléphage que je suis, mais simplement un feuilleton que je suivais ce weekend et dont je voulais aller au bout. Sachant que je n'aime pas le terme "feuilleton", que je trouve péjoratif.

En fin de compte, même si je n'ai pas vraiment compris les réactions hostiles à cette nouvelle saison, que j'avais lues via Twitter, je les comprends assez bien. Sans être écoeurée par la série, sans être révoltée par une baisse de qualité, ou repoussée par un changement drastique, je dois reconnaître que je n'ai pas été emballée plus que ça.
Peut-être tout simplement que Downton Abbey ne mérite qu'une partie des fleurs qui lui sont régulièrement jetées, et qu'à l'instar de la deuxième saison de Game of Thrones, avec laquelle j'ai également du mal (je n'en viens pas à bout, c'est atroce), cela a été l'occasion pour moi de réaliser que je ne l'aime pas autant que ce que le buzz laisse croire. C'est si facile de transformer une impression positive en enthousiasme dythirambique avec le bouche-à-oreille...

Du coup, je ne déteste pas Downton Abbey, mais ce visionnage l'a remis à sa place. Je n'ai jamais eu un coup de coeur franc et massif pour la série, mais je la tenais en plutôt haute opinion ; ce n'est plus le cas. C'est une série parmi tant d'autres qui possède un plutôt bon cast, une apparence raffinée qui est presque obligatoire pour une série historique, mais ça s'arrête là.
Je ne suis pas fâchée, et je regarderai probablement le Christmas Special prochainement, et sans doute que je finirai par l'acheter quand son prix aura baissé (parce que franchement, payer un SP au prix d'une saison me retourne l'estomac), et ainsi de suite pour les saisons suivantes, mais pas comme une priorité.

Downton Abbey n'est pas une grande série à mes yeux, et quelque part ça me déçoit que je ne sois pas plus enthousiaste à son sujet. Peut-être que c'est ce que la série a toujours été, et peut-être que son buzz extrêmement positif (notamment depuis que la série se taille la part du lion aux Emmy Awards) a joué contre elle...

Posté par ladyteruki à 14:40 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

03-07-12

[DL] New Girl

Inutile de vous faire mariner jusqu'à la publication du bilan de saison : vous avez effectivement deviné quelle série je regarde en ce moment. Plus précisément, c'est ce bon Boeuf Wellington qui a mis le doigt dessus : il s'agit en effet de New Girl. Il faudra nous dire comment il en est arrivé à cette conclusion !
Ce n'était pas vraiment une série qui était sur mon "planning" (ou ce qui tient lieu de) cet été, mais bon, on en est là. Il est probable que ce choix ait été orienté en partie par le fait que j'ai mentionné cette série voilà quelques jours pour son générique, d'ailleurs.

Alors bien-sûr, le bilan viendra, vu mon rythme de visionnage à votre place je resterais sur mes gardes avant la fin de la semaine, mais dans l'intervalle, je voulais vous proposer le générique, probablement parce que je vous déteste et que je vous veux du mal.

NewGirl
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !


Sur le générique en lui-même, il faut bien reconnaître qu'on est dans l'agression totale. Agressivité passive, peut-être, mais agressivité quand même.
Visuellement par exemple, c'est extrêmement violent ; les couleurs saturées, les décors sans queue ni tête (pourquoi est-elle dans un lit au début ?!), les motifs, les dorures... à côté, Singles Ladies est de bon goût.
Et puis, l'autre part de mesquinerie de ce générique, c'est la "chanson". Notez les guillemets. Depuis que j'ai commencé à visionner cette fichue saison, il ne se passe PAS UN JOUR sans que j'aie le générique en tête au réveil. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais se lever avec cette chanson-là en tête, c'est l'assurance de la fredonner pendant les deux ou trois premières heures de la journée. Ce qui est insupportable déjà parce que la chanson est nulle (ça ne veut rien dire !) et ensuite parce qu'il y a genre trois phrases simplissimes à répéter en boucle et que je mets quiconque au défi de ne pas devenir complètement marteau au bout d'une demi-heure à ce petit jeu. C'est insupportable. Une sorte de torture moderne un peu plus raffinée que la confiture et la chèvre. Mais pas de beaucoup.

Bref, le générique de New Girl est mon nouveau cauchemar personnel, juste après les vampires et les zombies. Bon, peut-être que j'exagère, mais pas de beaucoup. Je crois d'ailleurs que c'est la première fois de ma vie que j'ai été soulagée de voir le générique être raccourci.
Ca n'a hélas pas duré.

En tous cas maintenant c'est mon tour. Ne me remerciez pas, j'aurais pu faire pire et vous mettre "à la volette" en tête à la place.

Posté par ladyteruki à 23:05 - Médicament générique - Permalien [#]

29-05-12

What's wrong in this picture ?

Regardez bien ces photos... Qu'ont-elles en commun ?

SingleWhiteMale

Si vous ne voyez dans ces photos que du talent... eh bien, bon, d'accord, un point pour vous, je vous concède ça, certes. Mais ces photos de showrunners américains célèbres ont un autre point commun.
Pour mettre le doigt dessus, contentons-nous de nommer ce que nous voyons défiler : homme blanc. Homme blanc. Homme blanc chauve. Homme blanc. Homme blanc...

Je crois pourtant avoir, avec ce petit pseudo-PowerPoint, ciblé la plupart des showrunners tenant le haut du pavé, sur le territoire des États-Unis comme à l'international. S'il en manque qui ne soient pas des hommes blancs mais qui aient le même statut, croyez bien que c'est moins par mauvaise foi qu'en raison d'un total oubli, parce que là tout de suite, il ne m'en vient pas vraiment.

A cette première constatation, il faut cependant ajouter une précision : on parle ici de "célébrités" parmi les showrunners. Sitôt qu'on prête attention aux showrunners, toutes séries confondues, y compris les un peu moins célèbres, on trouve effectivement des femmes. Quelqu'un de ma timeline Twitter a, hier, transmis le lien suivant : "Six Female Showrunners Talk Ratings, Their Comedy Icons, and Internet Hate" (vu que j'ai laissé l'onglet ouvert mais que je n'ai pas gardé le tweet, je ne sais plus qui a tweeté ça ; en espérant que la personne se reconnaisse, merci pour le lien !).
Il y a donc, bel et bien, des showrunners de sexe féminin.

Mon post du jour s'intéresse donc à l'autre pendant de la problématique : qu'en est-il des showrunners de couleur ?

Le souci avec cette question, c'est que quand ce sont des personnes de couleur qui la posent, tout de suite on a l'impression que les débats sur la représentativité et les quotas sont de retour, et les histoires de quota sont rarement un sujet pacifique en rapport avec la télévision (ou ailleurs), j'en ai moi-même parlé il y a quelques années. L'avantage c'est que comme je suis blanche, la question ne se pose pas de savoir si je me sens mal représentée ou non, et l'existence de showrunners de couleur ou non n'a rien de personnel. C'est simplement une interrogation purement curieuse.
Mais, parce que ça fait plusieurs années que je tente régulièrement (avec un succès variable) des séries "blacks", et parce qu'au gré de mes voyages téléphagiques j'ai appris au moins une leçon qui est que le talent n'a pas de couleur, j'ai l'impression que la question est l'aboutissement logique de plusieurs années d'observation. Même si le sujet est, par essence, un peu glissant... Tentons donc, on verra bien.

Pardonnez par avance mon ignorance, mais des showrunners de couleur rencontrant vraiment le succès, il m'en vient seulement deux à l'esprit : Shonda Rhimes et Tyler Perry. 

ShondaRhimes TylerPerry

Bon en France, je sais bien que Tyler Perry ça nous parle pas, mais aux USA, si, et son succès est même largement supérieur à celui de Shonda Rhimes (qui a cependant le privilège de cumuler et d'être une femme ; bravo à elle et ses chromosomes, donc). Naturellement en cherchant bien, il y en a d'autres tout aussi colorés, mais leur carrière est couronnée de moins de succès ; ça va que je regarde Single Ladies et Reed Between the Lines, cela dit, parce que sinon les noms ne me viendraient pas facilement.

Et pourtant, je continue de lire, très régulièrement, sur des forums ou dans des tweets, qu'on manque de séries "blacks" et de personnages "blacks".
Un exemple près de nous : regardez le débat autour de Girls ; on a eu le même sur Friends et on s'en est toujours pas sortis, or ça va faire 20 ans, quand même ! Mais en tous cas ce débat existe toujours et on entend toujours des voix pour s'élever contre les séries avec uniquement des personnages blancs.

White girls are so pretty, skin as smooth as milk...

Ce qui est fou c'est que justement, il y a une sorte de boom des séries "black" actuellement, et c'est la première fois depuis le décès d'UPN qu'il y en a autant à l'antenne ; je ne vais pas les citer toutes, et j'en ai déjà mentionné quelques unes plus haut, mais on peut lister les sitcoms de Tyler Perry (deux d'entre eux actuellement à l'antenne, House of Payne, et For Better or Worse qui revient cet été et a l'originalité d'être dénuée de rires ; le troisième, Meet the Browns, vient de s'achever fin 2011 après 140 épisodes en trois ans !), The Game, et cet été, Bounce TV entrera dans la danse des séries originales avec un sitcom "black", Family Time.

Alors clairement, des séries "black", il y en a.
Mais je vais risquer une théorie : je crois que quand des gens (souvent des "blacks", puisqu'ils ressentent un défaut de représentation à la télé) disent que ça manque de séries de couleur, ils veulent dire en fait : "ça manque de série de couleur sur une chaîne qui ne nous serait pas réservée, et qui ne nous traiterait pas comme un sous-public".

Ce que ces messages me semblent dire en filigrane, c'est "pourquoi je me retrouve, au mieux, avec une série comme Grey's Anatomy, dans laquelle les personnages de couleur sont en minorité et où clairement on est dans du primetime soap ? Et pourquoi au pire je retombe sur des comédies de Tyler Perry ? Qui me touchera sincèrement avec un Parenthood black ? Pourquoi je peux pas avoir un A la Maison Blanche black ? (surtout depuis 2008) Où est mon Mad Men black ?"
Évidemment, toutes les séries ne sont pas, en toute objectivité, réalisables commercialement avec un casting à majorité ou unanimité "black". Game of Thrones "black" par exemple, pas sûre que ça ne fasse pas un puissant bide ; certains genres n'attirent pas le public "black" et ça reste une réalité du marché, mais force est de constater qu'avec le niveau de vie en nette progression, et l'accession de plus en plus fréquente depuis au moins une décennie à la middle-class et la upper-middle-class, les goûts téléphagiques évoluent, et c'est naturel (n'est-ce pas ce qui s'est passé pour le public blanc, après tout ?).
Un drama "black", ou un period drama "black", sont des possibilités qui semblent clairement sous-exploitées à l'heure actuelle à la télévision américaine... et c'est peut-être ça, le fond du problème.

Je crois que la problématique a quand même un peu changé, en dépit de l'ironie dont je faisais preuve un peu plus haut. Il ne s'agit plus simplement de permettre au public "black" de se retrouver dans les séries sur un plan purement physique. Ce stade, sans être tout-à-fait dépassé comme le prouvent les nombreuses réactions autour de Girls, n'est toutefois plus le coeur du problème. Aujourd'hui, il s'agit de se retrouver dans la qualité des séries ; pour reprendre le débat de Girls, l'autre aspect du problème il n'existe à l'heure actuelle aucune série à la télévision dans laquelle une post-ado ou jeune adulte "black" puisse retrouver ses questionnements.
Non que cela signifie une désaffection totale des sitcoms "blacks" tels que nous les connaissons, Tyler Perry peut dormir tranquille et se racheter un nouveau studio à Atlanta ; mais qu'une nouvelle forme de diversité est appelée par les spectateurs "blacks", qui ne concerne pas seulement leur représentation, mais les conditions dans lequelles cette représentation se fait.
D'ailleurs, je parle ici essentiellement de fiction "black", parce que les latinos ont tellement de choix de networks spécialisés, que du côté du marché hispanique, inutile pour les networks de livrer bataille, la guerre est déjà perdue...

Les attentes téléphagiques du public "black" sont peut-être bien en train d'évoluer, en même temps que leur place dans la société américaine au sens large.
Et le problème, c'est que la télévision américaine n'évolue pas en même temps. Le succès de films comme The Help devrait pourtant contribuer à cette progression vers une télévision de qualité pour le public "black", mais il n'en est rien. Parce que les petites chaînes qui peuvent s'offrir des sitcoms "blacks" n'ont que très rarement les moyens de subventionner mieux. Et que quoi qu'on dise, la voie vers la démocratisation passe par les networks, parce qu'historiquement ça a toujours été le cas.

...C'est peut-être le moment ou jamais pour les networks américains d'arrêter de voir la vie en monochrome.

Posté par ladyteruki à 05:28 - Série de valeurs - Permalien [#]


25-05-12

To be continued... Single Ladies

Parce que l'essence-même de la rubrique To be continued... tient dans sa mission de service public, pas de repos pour les braves !
En ce mois de mai, vous le savez parce que j'ai tenu à vous mettre en garde il y a quelques jours, Single Ladies revient pour une deuxième saison et conformément à la règle, histoire de ne pas oublier ce qui s'est passé, je vous propose de vous rappeler, sur le principe 1 épisode = 1 capture = 1 phrase, des épisodes de la première saison de la série.

Bon dans le cas de Single Ladies, ne nous mentons pas, les captures peuvent même vous permettre de vous mettre au parfum dans l'éventualité où vous voudriez attaquer directement par la saison 2, les intrigues restant très simples. Mais ça ne fait que confirmer l'utilité de ce post récapitulatif !
Prêts ? Alors on y va.

SingleLadies - 1x01
1x01 - Bienvenue à Atlanta, où l'alcool coule à flots, et où les femmes sont des prédatrices...

SingleLadies - 1x02
1x02 - L'heure de vérité pour April.

SingleLadies - 1x03
1x03 - Keisha était loin de se douter que sa rencontre n'avait rien de fortuit...

SingleLadies - 1x04
1x04 - Un cadeau d'anniversaire qu'on n'oublie pas !

SingleLadies - 1x05
1x05 - En une soirée, retourner à la case départ.

SingleLadies - 1x06
1x06 - J'avoue avoir été tentée, pour ironiser sur la rencontre avec Jerry, de faire un jeu de mots à base de références sur le golf, mais non.

SingleLadies - 1x07
1x07 - Gay is the new black.

SingleLadies - 1x08
1x08 - Vous reprendrez bien un peu de drama dans votre brunch ?

SingleLadies - 1x09
1x09 - C'est cette fois à Val d'exhiber son prince charmant devant les copines.

SingleLadies - 1x10
1x10 - Contrairement aux apparences, ce n'est pas du tout la déclaration que Val espérait...

SingleLadies - 1x11
1x11 - Deux demandes en mariage SIMULTANEES, c'est pas la grande classe, ça ?

Alors voilà, vous êtes parés ! Et si vous êtes comme moi, à l'occasion de la reprise de la série ce lundi 28 mai, vous allez ressortir vos shakers à cocktail, et vous préparer une soirée sans prise de tête. Il ne vous manque qu'un riche homme d'affaires à votre bras pour que l'illusion soit complète...

Et puis la vraie bonne nouvelle, c'est que Stacey Dash alias Val a quitté la série entre les deux saisons, et rien que pour ça, le season premiere devrait valoir le coup d'oeil. Outre le fait que le cliffhanger reposait presque entièrement sur ses épaules...
Alors, Single Ladies, comment on va gérer ça, hein ?

Posté par ladyteruki à 00:24 - To be continued... - Permalien [#]

08-05-12

Culture lutte

Parmi les chaînes qu'il va falloir commencer à surveiller sérieusement aux Etats-Unis, il y a Cinemax. Jusque là, avec des séries comme Zane's Sex Chronicles (dont j'ai déjà eu l'heur de vous entretenir), on ne peut pas dire que les fictions originales de la chaîne faisaient rêver le téléphage exigeant, et pourtant, avec la saison 2 de Strike Back l'an dernier, la chaîne a commencé à vraiment passer aux choses sérieuses, mettant de nombreux projets en branle, dont la plupart portés sur l'action. Vu qu'Alan Ball va y établir ses quartiers avec la série Banshee, il n'y aura bientôt plus le choix : il va falloir nous habituer à parler de ce qui se passe sur Cinemax.
Ca va nous faire un gros changement parce que jusque là, on ne peut pas dire que les séries de Cinemax avaient été autre chose que du softcore porn. Je me rappelle encore de mon visionnage du pilote de Chemistry, cet été. Jeu des acteurs pitoyable, scénario sans queue ni tête (ou en tout cas trop peu de l'un et certainement pas assez de l'autre), réalisation au rabais... c'était piteux.
A côté de ça, The Girl's Guide to Depravity, dont je vais vous parler aujourd'hui, est plus aboutie.

Depravity

Toutes proportions gardées, évidemment. Mais en tous cas, vous pouvez oser confesser avoir regardé The Girl's Guide to Depravity en société téléphagique sans craindre la mise au pilori.

Le concept en est assez simple : inspiré d'un blog qui a lui-même donné lieu à un livre (je crois que c'est la loi maintenant, tout blog doit donner suite à une sortie papier, non ?), il s'agit d'expliquer aux jeunes femmes seules et fabuleuses (point d'exclamation) comment profiter de leurs années de célibat sans se prendre la tête, ou en tous cas le moins longtemps possible.

Sur le fond, je ne vais pas, hm, m'étendre : c'est un peu toujours la même chanson. Comment survivre à tous ces méchants garçons qui n'attendent que de nous briser le coeur ? En nous comportant comme des pestes avant même qu'ils n'aient eu le temps de nous approcher émotionnellement (vous vous doutez bien, parce que vous avez vu Samantha dans Sex & the City, que ça ne marche pas toujours pour autant).
Ce côté offensif (qui masque un état d'esprit sur la défensive) n'est pas franchement le modèle qu'on aimerait retrouver dans les séries sur les rapports entres les hommes et les femmes, mais bon, on n'est pas franchement là pour une leçon de "vivre ensemble" après tout. Et puis, la romance, Chemistry s'y est essayée, et sincèrement, par rapport, je préfère l'aggressivité passive de The Girl's Guide to Depravity.
On en revient un peu aux propos sous-entendus dans Single Ladies sur la nécessité de jouer de ses atouts pour parvenir à ses fins, y compris de façon purement vénale, même si les deux héroïnes de ne souhaitent pour l'instant rien d'autre que des boissons gratuites quand elles fréquentent un bar ; quand les nanas de Single Ladies visent non seulement le champagne haut de gamme mais aussi directement les breloques, les tenues de styliste, et même le manoir (eh oui, la série revient à la fin du mois, on va recommencer à en parler régulièrement dans ces colonnes).
En gros on n'aura rien appris sur le style de vie des party girls, ce qui est dommage dans l'absolu, mais soyons sincères, on n'attendait pas franchement de The Girl's Guide to Depravity qu'elle révolutionne le propos.

Si l'histoire de ce premier épisode n'a rien d'extraordinairement original, donc, et si l'on retrouve deux scènes de sexe relativement explicites (en tous cas plus que dans Sex & the City ; port de la comparaison obligatoire) qui permettent de ne pas oublier qu'on est sur Cinemax, The Girl's Guide to Depravity a au moins l'avantage d'avoir un sens du rythme plutôt soutenu. D'ailleurs la scène d'ouverture, qui en cumulant avec le générique nous offre presque 5 minutes d'exposition uniquement musicale, est plutôt réussie. Les dialogues se défendent ensuite plutôt bien, tant qu'on n'attend que de la comédie légère et pas de la répartie d'orfèvrerie.

Le problème essentiel de ce pilote réside principalement dans son choix de casting, en fait : les héroïnes débitent leur texte sans trop y croire, les hommes qu'elles rencontrent ne se passionnent guère plus qu'elles pour les échanges, et on a un peu l'impression que ce qui aurait pu donner du pétillant à notre affaire n'est en fait rien d'autre que de l'Alka-Seltzer ; on a évité le pire, mais c'est pas franchement la fête pour autant. Avec des actrices juste un peu plus motivées, The Girl's Guide to Depravity aurait déjà pu devenir sympathique, à défaut de transcendent (faut ptet pas trop en demander non plus). C'est là que le rendez-vous est véritablement manqué.

Avec tous les projets de Cinemax essentiellement tournés vers l'action et l'adrénaline, The Girl's Guide to Depravity pourrait pourtant faire partie des dernières de son genre sur la chaîne, puisqu'à l'heure actuelle, aucun projet pour la fameuse case sexy "Max After Dark" ne semble en développement pour prendre la relève. Ca donnerait presqu'envie d'aller se mettre devant les 13 épisodes de la série (le dernier sera diffusé vendredi 18 mai) pour assister à l'extinction des séries vaguement coquines de la chaîne. Mais si, vous savez... pour votre culture perso.

Posté par ladyteruki à 16:21 - Review vers le futur - Permalien [#]

13-10-11

Bon boulot sur toute la ligne

Il y a des trucs que vous ne vous attendez pas à écrire dans une review, jamais ; "la nouvelle série de MTV est super", "j'adore l'humour de Damon Wayans", ou encore "il n'y a pas de comédie plus drôle que Whitney". Jusqu'au jour où l'une de ces choses devient vraies et remet en question tout l'ordre de l'univers.
C'est ainsi que je vous concocte un post sur la première saison d'Awkward. ! Si on m'avait dit.
En attendant, voilà une autre chose que je ne m'attendais pas à écrire dans une review : "j'ai envie de suivre un sitcom black".

Non que les sitcoms blacks ne soient pas drôles. Non, sincèrement, ce n'est pas ça ; c'est juste que la plupart d'entre nous (je suis et reste convaincue que les téléphages s'exprimant sont en majorité blancs) n'est pas dans la cible, et culturellement (à plus forte raison parce que les Afro-Américains sont une culture à part entière), et je soupçonne que si ces séries marchent bien, c'est parce qu'elles trouvent leur public. Ce public, ce n'est pas moi.
Et pourtant, je me suis sincèrement posé la question hier devant Reed between the Lines.

ReedBetweentheLines
Le titre était pourri. Les acteurs pas très intéressants. Le pitch tenait sur du papier à cigarettes. Regardez-moi ça, même la photo est bateau ! Tout indiquait que ce serait nul. Eh bien devinez quoi, pas du tout.

Le mérite en revient aux acteurs principaux et notamment Tracee Ellis Ross. Imbuvable dans le pilote de Girlfriends (que j'avais regardé l'été dernier, dans ma période "testons des séries blacks" consécutive au visionnage de Single Ladies), elle apparait comme sympathique dans Reed between the Lines. Son personnage n'est pas une bonne femme insupportable, ni bitchasse ni matrone, qui sont un peu les modèles qu'on trouve dans les comédies de ce genre. De son côté le personnage de Malcolm Jamal Warner n'est pas spécialement original mais, au moins, il a le mérite de n'être pas désagréable, le genre de mec distant qu'on n'apprécie pas souvent dans ces séries.

Et surtout, c'est fou, mais il se dégage une grande impression de naturel. La connivence entre le couple principal (les deux docteurs Reed) est palpable, et rend les diverses situations d'intimité totalement crédibles ; l'humour des situations et, plus souvent, des dialogues, ne s'en porte que mieux, on dirait que le couple rit ensemble, et non qu'ils veulent nous faire rire.
Plus épatant encore, les enfants s'en tirent bien, là où les rôles sont souvent attribués à des petites frimousses sans grand talent et ayant en général tendance à surjouer. La fille ainée, en particulier, parvient à être drôle sans jamais en rajouter, et c'est un immense soulagement. Le personnage le plus caricatural est celui de l'assistante de Carla, mais on le voit peu dans le pilote et ça ne gâche même pas la scène, dans laquelle Ross s'en sort si bien que ce n'est pas grave du tout. Les autres personnages secondaires sont très décents, par ailleurs, et notamment l'acupuncteur avec qui elle partage le cabinet, qui converse sur le même mode.
Et c'est certainement le plus important, en fait : les dialogues restent agréables même quand ils ne sont pas hilarants, parce que personne ne force, personne ne tente à tout prix d'avoir l'air drôle. Pour un peu, si elle était tournée dans d'autres conditions, Reed between the Lines pourrait tout-à-fait se passer des rires du public, mais ils sont relativement peu présents (volume sonore modéré, pas d'omniprésence fatigante) ce qui rend le problème quasiment anecdotique.
Au milieu de tout ça, l'intrigue, sans être très innovante, ne vire pas à la grosse farce insupportable, à l'exception d'une scène, vers la fin, un peu limite, mais fort heureusement vite écourtée.
L'épisode se clot sur une scène sympathique sans être touchante ni exagérément fleur bleue (Carla sort le grand jeu à Alex, un peu façon Whitney... et parvient à rendre la scène sympa, tendre et décontractée, sans en faire un truc aussi odieux et même limite sexiste que Whitney). La conclusion de l'épisode est bonne, disons les choses comme elles sont.

Le capital sympathie des personnages est tel que je me suis vraiment dit que ça me plairait bien de continuer l'aventure. Je vous avoue que c'est une première, en particulier après les expérience frustrantes, pour ne pas dire désastreuses, qu'ont pu être Are we there yet? et autres Meet the Browns.

Peut-être que Reed between the Lines n'est pas tant un sitcom black qu'un sitcom avec des blacks, et que les spécificités culturelles sont gommées. Mais en tous cas, c'est un sitcom sympathique, ça ne fait aucun doute. Personne ne vous braque un flingue sur la tempe pour rire, personne ne vous inflige une galerie de personnages insupportables et exagérés, personne n'a envie de gagner son salaire avec un scénario usé jusqu'à la corde (la façon dont on entre dans la vie professionnelle de Carla est sympathique, j'attends le tour d'Alex la semaine prochaine car sa pratique a l'air originale aussi), bref, c'est un sitcom, tout court. Loin des qualificatifs chromatiques et des sous-entendus qualitatifs qui s'y rattachent, Reed between the Lines est juste l'occasion de passer un bon moment avec des personnages qui ont tout compris à ce que le mot "naturel" veut dire.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Reed between the Lines de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:54 - Review vers le futur - Permalien [#]

12-09-11

Un plat qui laisse froid

Les histoires de vengeance, à la télévision, ça ne manque pas. Mais le plus souvent, elles sont l'apanage soit des soaps en quête de frisson cheap, soit des séries sud-coréennes qui sont, cycliquement, friandes de ces thèmes qui ont probablement quelque chose de culturel (je ne vois pas d'autre explication à leur abondance, quand les autres pays en usent avec plus de parcimonie). Le problème, c'est que pour toutes les autres séries, le genre est franchement casse-gueule, pour ne pas dire à la limite de l'opération suicide. Certains formats et/ou tons se prêtent à la fiction revancharde, d'autres, plus difficilement, et il faut être bien armé pour relever le défi.
Là, tout de suite, sans chercher à potasser spécialement le sujet, je n'arrive pas à trouver plus d'un exemple de série sur la vengeance qui s'en soit tirée la tête haute et avec les honneurs. Mais ce seul exemple n'est pas des moindres : c'est Profit.
Quand on a vu Profit, il faut admettre que les autres histoires de vengeance semblent bien pâles en comparaison. Ou se voient systématiquement comparées à cette série, même quand elles sont réussies (on l'a vu avec Zeni Geba, si vous vous en souvenez sinon il y a les tags).

Pourtant Revenge se démène avez beaucoup d'énergie pour essayer de tenir la dragée haute à son illustre aînée. Elle reprend certains des thèmes éternels de la série de représailles : le parent absent, l'enfance volée, et une question de classe, car on ne cherche jamais à se venger des pauvres, seulement des puissants (c'est leur faute, z'avaient qu'à pas être riches). Et tout en préservant une certaine forme de suspense, le pilote parvient à expliciter ces thèmes et les fondre en une mythologie solide, ce que toutes les histoires de vengeance ne font pas forcément aussi bien.

RevengeontheBeach
Toute l'essence du problème de Revenge tient en un mot : le contexte choisi. Le froid gratte-ciel d'une immense corporation est propre à accueillir une sordide histoire de vengeance, avec ce que cela suggère de manipulations, de complots ourdis dans l'ombre et de mesquineries voilées. L'ambiance est contenue dans le décor, l'oppression ajoute au suspense et les personnages sont doublement pris au piège, à la fois dans le building glacial et dans la toile que tend le héros. Par contre, l'immense yacht de la reine des Hamptons ? Moins. Beaucoup moins. Franchement, ça ressemble plus à un primetime soap qu'au décor d'une série qui veut nous plonger dans le suspense...
Les immenses demeures plus ou moins bien photoshoppées, les jetées sur l'océan et les robes de cocktail tous azimuts, ça n'impressionne pas, et au contraire, cela renvoie l'image d'une série qui a voulu faire dans le clinquant. Je regarde Single Ladies, donc croyez-moi quand je vous dis que j'en sais long sur le clinquant : ça n'aide pas à crédibiliser une intrigue, et ça aurait même tendance à appuyer là où ça fait mal, car sitôt que l'intrigue pêche, on a l'impression que le clinquant est là exprès pour colmater la brèche.

...Sans même parler d'essayer de partager la colère, la haine ou même l'ombre d'une remontée acide avec l'héroïne qui cherche à s'en venger.
Il faut dire que, toute jolie qu'elle soit, et il n'y a pas à dire, elle l'est, Emily VanCamp ne respire pas le charisme, or, pour porter sur ses épaules l'immense schéma d'une vengeance aussi colossale que celle-là, puisqu'apparemment couvée depuis bien longtemps et portant sur un grand nombre de victimes (mais avec évidemment une cible de choix pour la fin), il faut un minimum de magnétisme. L'émotion a du mal à passer (sauf dans la scène où son père se fait arrêter), et c'est quand même un vrai problème puisqu'on a besoin de ressentir un minimum d'empathie pour le personnage, même si ses manières, nécessairement extrêmes, nous rebutent : c'est le propre d'une fiction de vengeance, on comprend le personnage mais on ne peut pas totalement adhérer à sa quête. Il faut que le héros retranscrive cette ambivalence entre la part émotionnelle et la part morale du thème.
VanCamp est-elle trop ancrée dans les esprits comme une jolie fille de type girl next door ? Ou l'actrice est-elle réellement incapable d'incarner un personnage aussi sombre et complexe que nécessaire, même (et surtout) si le scénario ne pousse pas le personnage très loin ? Je ne suis pas sûre de la réponse, mais se poser la question est définitivement signe que quelque chose cloche. Par contre, ce qui est sûr, c'est que face à la venimosité sublime de Madeleine Stowe, elle a un mal fou à rivaliser. Et je me garderai de toute plaisanterie relative à la chirurgie esthétique, on avait dit pas le physique.

Le visionnage de Revenge est, du coup, agréable et désagréable pour cette même raison. Ça se laisse bien regarder, parce que c'est fait pour être agréable à l'oeil, qu'il y a une véritable envie d'essayer de faire quelque chose de bien, de rythmé, d'élégant, de vivant, même quand les moyens ne suivent pas (et il y a des scènes dans lesquelles ça se voit), avec un cast équilibré entre visages connus et d'autres moins... Mais en même temps, le décor estival et cossu souligne les faiblesses du scénario, ou plutôt des dialogues car pour le moment, le scénario reste trop classique pour qu'on en pense complètement du mal, les acteurs se donnent assez peu de mal (et ont peu de matière pour opérer des miracles, il est vrai). D'une grande vacuité, les échanges semblent n'être là que pour meubler les séquences qui, finalement, se seraient parfaitement suffit à elles-mêmes si elles avaient été silencieuses. Je persiste depuis des années à penser que ce serait une fabuleuse expérience que de tenter une série sans dialogue (ne serait-ce qu'une mini-série), mais c'est pas le sujet ; en tous cas, Revenge serait plutôt bonne cliente pour ce genre de choses, car on n'a pas vraiment besoin des dialogues ni de la voix off (pitiéééééé, les voix off, je vous en supplie, arrêtez avec ça, quand est-ce que les scénaristes vont se remettre à écrire de vrais scénarios ?!) pour comprendre ce qui se passe. Rapport au fait que c'est très classique, et visuellement bien assez explicite, sans qu'en plus on ne nous mette le nez dedans, quoi.

Je n'en ai pas l'air comme ça, mais je vous promets que j'ai pris du plaisir à regarder le pilote. Le plus curieux c'est qu'à un moment, je me suis même dit : "alors là franchement, je vois pas trop comment on peut en dire du mal", et j'étais sûre qu'une fois arrivée au stade de réaction de mon post, je ne trouverais rien de méchant à en dire. Evidemment ce n'était pas la série du siècle, mais elle ne me semblait pas mauvaise. Seulement voilà, Revenge, comme certaines séries fondées sur le suspense (24 ou Lost ayant eu le même effet sur moi), sitôt qu'on n'est plus dedans, on ne sait déjà plus pourquoi on aimait. Le genre de série dont il est préférable de se faire une intégrale plutôt que de la suivre et prendre le risque de s'en désintéresser pendant la semaine.
De toute façon, Revenge n'a pas de raison de vivre très longtemps : si elle tenait plus d'une saison (ce qui n'est pas à exclure, la série n'est pas une catastrophe non plus à ce stade), le côté primetime soap prendrait nécessairement le dessus, parce qu'il y a quand même un nombre limité de personnes qu'Emily/Amanda pourrait atteindre avant d'en arriver à sa vengeance sur Victoria (sauf si quelque part sur le chemin on découvrait qu'elle est sa mère, ce qui accélèrera le côté soapesque) et que si en plus, Victoria se pose des questions sur elles dés le pilote, et que la vraie identité de l'héroïne a été découverte par déjà un personnage (et un chien) dans ce même épisode, la mascarade ne durera pas très longtemps.

Alors, sans rancune, je donne rendez-vous à Revenge pour l'été prochain, pour une petite intégrale, d'ailleurs je vais vous dire, je trouve ça très curieux de lancer en septembre une série qui se déroule l'été. Comme ça, au moins, mon intégrale sera assortie au timing de la série.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Revenge de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:58 - Review vers le futur - Permalien [#]

10-08-11

Y a-t-il un pilote ?!

L'impensable s'est produit. Ce soir je voulais me regarder un gentil petit pilote, vous savez, normal, la routine, on est mercredi, mon pilote du mercredi, rien d'extravagant. Eh bien croyez-le ou non mais dans mon dossier si clairement nommé -- Pilotes -- (pour qu'il apparaisse en premier), il n'y avait RIEN. Si, le pilote de The Nine Lives of Chloe King et celui de Necessary Roughness, des conneries comme ça, vous voyez. Des trucs que j'ai déjà vus et qu'il faut que j'archive. Mais prêt à être regardé ? Pas l'ombre d'un pilote.

Comment cela a-t-il pu se produire ? Revoyons l'action au ralenti.

FriendswithBenefits
D'abord, j'ai bien fait tous mes devoirs ces derniers temps. Friends with Benefits, The Protector, Against the Wall... si c'était un pilote, je l'ai vu. On est d'accord que ça ne m'engage pas à aimer, hein. Sauf erreur de ma part, ya aucune série américaine qui m'ait échappé récemment, et du côté nippon, vu que je suis un tantinet plus sélective, au pire c'est en cours de cagoulage. Donc pas de pilote.
Après, il y a plein de séries que je suis de façon hebdomadaire. Par définition, aucune d'entre elles n'a commencé ces derniers jours. Donc pas de pilote.
Facteur agravant, parmi les séries que je regarde cet été, on en trouve qui ont achevé leur piteuse première saison ces derniers jours, comme Falling Skies et Single Ladies, ya pas de quoi se vanter mais en tous cas, tout est vu. Donc pas de pilote.

Mais surtout, ces derniers temps, mon potentiel de cagoulage est complètement phagocyté par Friday Night Lights. C'est pas comme pour Roseanne, mon obsession téléphagique précédente : j'avais l'intégrale en DVD, pendant ce temps-là, il pouvait s'en passer des choses sur mon chez moi informatique, ça gênait pas. Là, à raison d'une saison par semaine, l'espace est restreint.
Ce qui veut dire que contrairement à d'habitude, je n'ai pas été flaner ici et là pour dénicher des pilotes, je n'ai pas testé de vieille série pour la beauté du sport, je n'ai pas décidé de redonner sa chance à un pilote mal-aimé il y a quelques années, non. Donc pas de pilote.
Et pis bien-sûr, la rentrée, c'est dans plusieurs semaines, alors malgré ce que les news, les promos, les annonces et les petits spoilers tentent de nous faire croire, non, ya encore rien à voir. Donc pas de pilote.

Pas de pilote, bordel. Les mots me manquent pour exprimer mon désarroi.
Donc voilà, soyez chics, proposez-moi des idées de pilotes. Vous avez accès à tous les tags sur les séries que j'ai pu évoquer un jour sur ce blog, vous connaissez mes goûts (les vampires sont naturellement persona non grata, par exemple), donc je vous en prie, venez à mon secours, sans ma dose hebdomadaire de pilotes, je me sens défaillir...

Si c'est comme ça, je vais me mater un film, tiens. En priant pour que ce soit mieux que Sucker Punch.

Posté par ladyteruki à 23:27 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


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