ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

30-07-09

Le Gong sonne toujours deux fois

On parle de plus en plus de la reunion des acteurs de Sauvé par le Gong. Ce qui n'était au départ qu'une blague parmi tant d'autres, dans un talk show américain parmi tant d'autres, a servi de test et devant l'écho enthousiaste rencontré, a permis à la reunion de se mettre en branle. J'avoue qu'au départ, j'étais assez sceptique quant aux probabilités que ça se produise véritablement, mais apparemment ça va bel et bien être le cas, même si Tiffani Thiessen fait mine d'entretenir le suspense (avec brio cela dit).

ShitTonofStuff

Crédit : funnyordie.com

Je dois bien avouer que ces reunions, ça me rend assez perplexe.

Si je parviens à comprendre qu'on cherche à faire un épisode ou un téléfilm de suite, genre "10 ans après, que font nos personnages bien-aimés" (et cela sans être systématiquement partisane de la pratique), le concept de reunion me laisse par contre assez froide.

J'ai pourtant regardé A Nosh to Remember, la reunion d'Une Nounou d'Enfer. Et osons le dire, j'ai pleuré comme un bébé pendant tout le long. Sur l'air de : "bouhou, c'est Fran ! bouhou elle fait des pâtes ! oh arrêtez, maintenant Charles vient de sonner à la porte, bouhouhouhouhou !". Vous voyez le genre. Mais pendant que vaquais à mes midinettes occupations, mon cerveau continuait de réfléchir. Et il trouvait tout cela un peu trop facile... les acteurs qui viennent discuter des bons moments passés sur la série, les extraits en guise de flashbacks nostalgiques, bah ouais, et pourquoi pas tout le monde qui s'embrasse avec les yeux humides ?! Ah, ça aussi ils l'ont fait, au temps pour moi. En somme, pas l'ombre d'un contenu inédit. Une arnaque bien camouflée, mais une arnaque quand même.
On trouvera difficilement fan plus passionnée que moi envers cette série, et pourtant, j'étais déçue. Oui, déçue. Même en y voyant un intérêt qu'on pourrait qualifier de documentaire, en tant que lectrice de Fran Drescher, pour voir à quoi ressemblait la fameuse maison toute blanche sur la plage et ce genre de choses, il y avait objectivement peu de raisons de sauter au plafond, objectivement parlant. Mais j'aime pas dégoûter les autres donc allez vérifier par vous-même ce que vous en pensez.

Il doit pourtant bien y avoir un intérêt à ce type d'exercice, mais je ne vois juste pas lequel. Ma distance vis-à-vis des reunions s'explique peut-être par le fait que je ne suis pas attirée par les acteurs en tant que personnes, ni par ce qu'ils pensent, mais seulement par les personnages qu'ils interprètent. Et que les voir "au naturel" me captive finalement peu. Je ne mélange même pas l'acteur et le personnage, non, c'est juste que l'acteur a sa vie et que je n'ai pas très envie qu'elle soit mêlée à la mienne.
Et cette façon de voir n'est pas contradictoire avec l'affection que j'ai développée pour certains d'entre eux, au point de lire leurs ouvrages autobiographiques ou de me rendre à une dédicace, ni de baser tout un post sur leur filmographie, a contrario de ce qu'on pourrait croire. Pour moi, ces opérations permettent de comprendre comment ils font leur travail d'acteur, d'où ils tirent ce qu'ils ont à offrir à ces personnages que j'affectionne. Mais à la base, je n'ai aucune envie de savoir avec qui ils couchent ou leur sauce préférée pour les pâtes.

Sauf que ces reunions ne donnent pas lieu, ou je ne suis pas tombée sur les bonnes, à une réflexion de ce type. On y reste dans l'émotionnel au mieux, la superficialité au pire, et on n'est pas plus avancés. C'est si pratique de ressortir les archives qui ont marché il y a 10 ou 15 ans, plutôt que de se donner du mal. L'ambiance est là, mais c'est bien tout.

Et surtout, je trouve ça très réducteur pour le cast lui-même, convoqué au nom d'un succès passé et condamné à ne vivre que par lui. C'est sans doute le dernier élément d'une longue liste qui me détournent des reunions...
Bon et puis, de vous à moi... Sauvé par le Gong...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Sauvé par le Gong de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:09 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

08-07-09

[DL] Snoops

Si peu de monde connaît cette série, ce n'est pas par hasard, et ce n'est pas non plus de par sa brièveté. Non, c'est parce qu'elle est mauvaise. La brièveté n'en est qu'une conséquence. Il faut dire qu'une série où Gina Gershon a le rôle principal ne peut pas s'en tirer avec les honneurs.

Snoops
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Mais bon, comme justement peu de monde connaît la série, vous pourrez dorénavant briller en société et faire genre "ah ouais j'ai vu c'était trop naze, faut pas croire que tout ce que fait Kelley est bien !". J'ai revu les 10 premières minutes d'un épisode (que hélas je n'ai pas en intégralité) à l'occasion du découpage de ce générique, et punaise, c'est vraiment très très mauvais. Vous ne loupez rien, sérieux.
Et dois-je vraiment m'apesantir sur l'effet Sauvé par le gong qu'a ce générique sur le spectateur ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Snoops de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:26 - Médicament générique - Permalien [#]

05-01-09

Nomi Malone est... Déesse !

J'y vais ou j'y vais pas ?
Proclamant solennellement que le 5 janvier restera dans les annales comme le jour où j'ai abandonné toute estime de moi-même, je vous livre exceptionnellement un post Comme au cinéma précipité, parce que je viens de m'apercevoir que vous pouvez voir le film dés ce soir sur M6 (c'est normal, ils le diffusent environ tous les ans, parfois même plus souvent).
Et que c'est un de mes préférés.

C'est quoi le nom du film ? Showgirls
C'est plutôt quel genre ? Prétexte
Qui on connaît là-dedans ? Kyle MacLachlan (Twin Peaks, Sex & the City, Desperate Housewives...), et Elizabeth Berkley (Sauvé par le gong), mais aussi Gina Gershon (Snoops et plus récemment un peu de  UglyBetty), Robert Davi (Profiler), Alan Rachins (L.A. Law, Dharma & Greg), ouh tant de monde, j'ai la tête qui tourne.
Ça date de quand ? 1995, à l'époque j'avais 13 ans, je me suis rattrapée depuis...
En résumé, de quoi ça parle ? D'une nana qui débarque à Las Vegas et qui se dit que c'est plus marrant de danser topless là plutôt que, mettons, en Alaska. Allez comprendre.

Showgirls___1 Showgirls___2 Showgirls___3 Showgirls___4 Showgirls___5

En moins résumé, de quoi ça parle ? Nomi Malone débarque à Las Vegas sans un radis et y entreprend une carrière de danseuse dans un nightclub sordide (où d'ailleurs elle entreprend les clients). Mais comme Nomi est avant tout danseuse et pas tapineuse (si elle le dit, pourquoi ne pas la croire ?), elle tente sa chance pour faire partie de la revue topless du fabuleux Stardust, chez qui son amie Molly travaille comme couturière. Comble de chance, elle est embauchée. Comble de chance, elle devient la doublure de la star du show. Comble de malchance pour celle-ci, Nomi est ambitieuse...
Et ça finit comment ? Avec du rouge à lèvres partout sur le menton.

Pourquoi c'est bien ? Vous m'avez lue ? J'ai dit Kyle MacLachlan, putain ! Merde, quoi ! Je vous le dis en quelle langue ? Bon, sinon il y a du téton frétillant, beaucoup de maquillage, de fringues et de musique cheap (l'adjectif s'accordant à tous les noms l'ayant précédé), et puis, voilà. Franchement, ça se raconte pas un film pareil. Je veux dire : on part d'un scénario qui, on le pense disons, ya des théories sur ce point en tous cas, voulait parler d'une histoire d'amour entre deux femmes, mais aussi une histoire d'ambition et d'arrivisme, sorte de métaphore sur le monde du showbusiness, bref qui voulait emprunter des thèmes intéressants et qui en a fait... bah, un porno soft, quoi.
Pourquoi c'est pas bien ? Profondeur des dialogues ? Bof. Complexité de l'intrigue ? Rebof. Développement des personnages ? Je vais me répéter, mais bof. On l'aura compris, c'est pas pour ses qualités cinématographiques qu'on regarde Showgirls. Et alors ?

Ah, les joies du cinéma ! Quand le film est sorti, Kyle MacLachlan assumait tellement qu'il a prétendu tout un tas de choses (c'était pas le même script que celui qu'on lui avait envoyé, le montage avait dénaturé ses scènes, etc...) et s'est désolidarisé du film, qu'il a soudainement jugé trop vulgaire. On parle d'un mec dont la principale scène est de fucker Elizabeth Berkley dans une piscine (en-dehors de celle où elle lui fait un strip-tease intégral, évidemment). Que dire d'autre des joies du cinéma...?
La réplique qui tue : Une réplique, vous entendez ça ? Ils veulent des répliques ! Comme si les dialogues valaient quoi que ce soit non, soyons sérieux un instant.
La scène qui tue : Mais elles tuent toutes, les scènes ! Yen a pas une pour relever les autres et c'est en ça que c'est divin ! Allez, je vous mets une numéro du Stardust, même les non-anglophones comprendront tout ce qu'il y a à comprendre !

Showgirls___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoulesCagoulesCagoules
S'il ne devait y avoir qu'un seul guilty pleasure au monde, ce serait celui-là. Tout est naze, mais c'est ça qui en fait un des meilleurs films au monde.
Bilan : On le regarde pour de mauvaises raisons (le générique), on reste devant pour des raisons bien plus inavouables encore (les nichons), on le reregarde sous des prétextes fallacieux (c'est des billes en verre ou des perles de culture qu'on jette sur la scène, je me souviens plus ? je ferais mieux de vérifier...), mais inutile de dire que, de toutes façons, on regarde Showgirls, et en ce qui me concerne, quand je perds un disque dur qui le contient, c'est le premier truc que je récupère. Ouais, bas les masques, et vive feu le Stardust (j'étais en deuil quand ils l'ont démoli, ce casino, le rêve de toute ma vie était d'y aller !), les ongles ultra-peints et les piscines. Loana et Jean-Edouard ont tout appris de Showgirls, on ne me l'ôtera pas de l'idée. Et pis franchement tout est grand dans ce film, les décors, les costumes, le jeu des acteurs, les péripéties, le faux couple censé représenter l'image parentale dans le show business, on ne nous épargne rien, même pas une scène de viol en réunion où c'est réaliste jusque dans les bruitages... non, ce film est une jouissance de tous les instants, vraiment. Foncez.
Ah, et rappelons aussi le plus grand mystère de ce film : Pamela Anderson est crédité au générique et de toutes les fois où j'ai regardé ce film, pas une fois je ne l'y ai vue. Je vous laisse la chercher ce soir.

Allez, vite, ça va commencer !
Quand je pense que j'ai failli planifier de regarder Esprits Criminels ce soir, nan mais le délire quoi... hiiii, je l'ai pas encore vu ce film en 2009, chouette chouette chouette !!!

Posté par ladyteruki à 21:59 - Comme au cinéma - Permalien [#]


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