ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

20-05-12

Hell ride

"Le massacre de Milperra s'est déroulé dans une banlieue paisible de Sydney, le jour de la fête des pères, le 2 septembre 1984. Sept personnes ont trouvé la mort et bien plus ont été sérieusement blessées."
(Intro, Bikie Wars - 1x01 : Pilote)

Le pilote de Bikie Wars s'ouvre sur une présentation sobre et monocorde de l'enjeu de la série... et cet enjeu ne se produira pas sous nos yeux, du moins peut-on l'imaginer, avant le 6e et dernier épisode. On est venus là pour la baston, le sang, l'adrénaline, on est chaud-bouillants... et il faut remettre tout ça à dans 6 semaines. Imaginez la frustration.
C'est tout le défi que doit relever Bikie Wars, que vous avez élu cette semaine comme pilote australien le plus attirant : faire monter progressivement l'ambiance pour en arriver au massacre en question.

BikieWars-logo

Ces 47 premières minutes de la série seront donc consacrées à un jeu d'équilibriste. Il s'agit de nous donner envie de nous intéresser aux enjeux sans nous offrir ce bouquet de violence qu'en spectateurs un peu voyeuristes historiens captivés nous voulons pouvoir observer. Ces enjeux résident, comme la tagline de la série l'indique ("Brothers in Arms"), dans le questionnement sur la loyauté et la camaraderie au sein de l'univers des bikers. C'est parfait pour un épisode d'exposition, d'ailleurs (et il sera toujours temps de se préoccuper du reste ensuite), donc pour le moment l'équilibre est trouvé.
La fin de l'épisode lâchera d'ailleurs un peu de cette violence que nous sommes venus chercher, histoire de nous donner un aperçu bref mais intense du fameux massacre pour lequel nous avons signé.

Le reste de l'épisode est essentiellement consacré à une introduction à un club de bikers en particulier, les Comancheros, qui sont en pleine phase de recrutement, un peu comme une armée fait le plein de chair à canon avant de partir au front, et qui en particulier recrute Anthony Spencer, dit Snoddy, un ancien militaire un peu perdu que le groupe a littéralement ramassé sur le bord de la route. Si on intronisation se fait plutôt en douceur, vu que le chef des Comancheros l'a rapidement pris en affection, cela ne signifie pas que cette arrivée se fait sans remous, Snoddy ne faisant pas l'unanimité au sein du clan. Et surtout, Snoddy semble rapidement s'autoriser une petite vie privée bien à lui au lieu de faire complètement corps avec son club, ce qui le distance un peu des Comancheros. Les pions sont donc placés pour que la partie commence, et que la place de Snoddy au sein de son bikie club serve l'évolution de l'histoire pour en arriver à ce qu'on imagine être le feu d'artifices final.

Deux ingrédients surtout permettent à Bikie Wars de nous faire patienter sans trépigner.

Et le premier, non des moindres, est Callan Mulvey. Comme personnellement je n'ai jamais réussi à m'asseoir pendant l'intégralité d'un épisode d'Underbelly (tous opus confondus), et que je confesse avoir à moitié pioncé devant le pilote de Rush, eh bien Bikie Wars était l'occasion de retrouvailles avec l'acteur de Hartley, coeurs à vif, et je dois dire que, avec presque seize années de retard, je viens de comprendre ce que mes copines lui trouvaient ! Héros incontestable de ce premier épisode (et vraisemblablement des suivants), il incarne à la perfection le héros typique de ce genre de fictions : le regard sombre, le mot rare, un côté force brute et un petit coeur d'angelot blessé. C'est la définition d'un héros attachant, non ? On le croirait tout droit sorti d'un manuel pour scénaristes. D'accord, ça manque d'originalité, mais le fait que ce soit Mulvey, lui-même gros accidenté de la route de la vie, qui lui donne corps, permet au personnage de Snoddy de prendre immédiatement beaucoup de consistence. Alors du coup on ne proteste pas, on dévore la bête du regard ; c'est très animal tout ça ne nous le cachons pas. De toute façon, depuis le départ, on savait qu'on ne regardait pas Bikie Wars pour jouer les intellectuels !

Callan

Le second, qui n'a pas moins de mérite même si ses manifestations sont plus inégales, c'est l'ambiance. Musicalement déjà, le martelage de rock est constant et nous plonge dans le bain de cette communauté mi-bikers, mi-hippie. La première journée que passe Snoddy avec les Comancheros est à ce titre très révélatrice de l'univers de ces clubs. Je crois que c'est en voyant cette scène que j'ai, paradoxalement, mis le doigt sur l'ambiance qui était diffusement distillée dans les pages de Puberty Blues, probablement parce qu'on parle de la même époque, du même pays, et de la même volonté de vivre en-dehors de la société. C'est justement ce qu'on attend d'une série comme Bikie Wars, le sentiment de liberté qui s'apparente au mouvement est très bien décrit. Les bikers sont des brutes, certes, mais des brutes avec des idéaux. On pense ce qu'on veut de leur mode de vie mais je l'ai trouvé bien mieux retranscrit que dans Sons of Anarchy, qui de par son thème est difficile à ne pas évoquer, mais qui n'a aucun point comment avec Bikie Wars : SAMCRO est un club en réalité sédentaire et baignant dans le trafic, bref, un club de bikers moderne auquel il ne reste que les motos et les tatouages, et dont le mode de vie a perdu toute spécificité. Ce n'est pas un reproche : c'est une évolution plutôt naturelle des mouvements bikers ; outre quelques litres de flotte, ce sont après tout 30 années qui séparent le contexte des deux séries.
Mais en tous cas Bikie Wars transmet bien tout ça, non seulement avec les scènes de groupe, qui dépeignent tous les degrés de la camaraderie en cas de fête comme en cas de baston, mais aussi les séquences plus solitaires, notamment quand Snoddy prend sa moto seul ou avec sa conquête Lee, et profite simplement du voyage. Je ne suis pas fan des deux-roues à la base, mais je dois dire que j'ai trouvé les oscillations de sa bécane sacrément reposantes ; ces moments-là étaient bienvenus, en dépit de tout ce qu'on attend de la série, pour entrer dans la philosophie bikers, où il ne s'agit pas de rouler vite, mais de prendre du plaisir sur la route.

BikieWars-Fete

Et après tout, n'est-ce pas essentiel pour comprendre la façon dont les choses vont tourner par la suite ?
Car oui, on est venus à Bikie Wars pour voir des motards se foutre sur la gueule à coups de battes et de chaînes, mais derrière toute cette brutalité, c'est l'esprit d'un mouvement que la série veut rendre de façon aussi fidèle que possible. Pour le moment, le pari est réussi, mais évidemment, Bikie Wars a droit à un laisser-passer parce qu'il s'agit d'un pilote. Les épisodes suivants parviendront-ils à éviter le remplissage en attendant le massacre lui-même ? Il n'y a qu'une seule façon de le savoir.

Posté par ladyteruki à 16:54 - Review vers le futur - Permalien [#]

03-10-10

Ah, si seulement il existait un moyen de les regrouper...

Comme vous avez, bien évidemment, tous lu le bilan de la saison estivale japonaise, notre post CuriosityLive de ce dimanche n'en fera tout naturellement aucune mention. Vous pensez bien que c'est pas le genre de la maison de chercher à vous faire lire des trucs ! Non, vraiment, je ne vous parlerai pas de cet article Dorama Panorama aujourd'hui, j'ai pitié de vous. De toute façon, puisque vous l'avez déjà lu, à quoi bon ? Aucune mention. Pas la plus petite référence. Rien du tout. C'est pas parce que vous y trouverez les audiences intégrales des séries de prime time des grandes chaînes nationales que je vais forcément vous recommander une nouvelle fois de le lire, d'ailleurs. Ni parce qu'il présente les séries à l'antenne pendant la saison, et vous donne des liens vers la fiche chacune d'entre elles. Diable ! Je m'en voudrais de vous le faire remarquer une nouvelle fois. Il ne manquerait plus que je me montre insistante, en plus ! Non, ce serait du vice.

Voici donc ce qui s'est dit d'autre sur les séries du monde entier cette semaine sur SeriesLive :

Lundi
Spirited_MEA
Spirited, une série qui joue les revenants
Le romantisme n'est toujours pas mort, il revient même pour une deuxième saison.

GegegenoNyoubou_MEA
NHK dit adieu à l'un de ses meilleurs asadora
La série quotidienne Gegege no Nyoubou a peut-être un nom pas banal, mais ses audiences inspirent le respect !
 
ABC1
ABC1 commande une série sur les aborigènes
Sur les aborigènes, par les aborigènes, avec les aborigènes...
Mardi
ShawnDoyle_1
Echec et mat pour Showcase au printemps
Sa pièce maîtresse : un nouveau genre d'enquêteur... qui ne se rend pas sur la scène du crime.
Mercredi
World
En bref : l'actu des télés du monde
Vous ne voyez souvent la télévision que d'une petite partie de la planète. Et pourtant, elle tourne !
Jeudi
Domangja_MEA
Domangja, un fugitif déjà poursuivi par les spectateurs
Il n'est pas toujours aisé pour une série de s'imposer dés son lancement... mais certaines ont la vie plus facile que d'autres.
Vendredi
COPSLAC_MEA
Rush VS Cops L.A.C. : quelle série policière pour les Australiens ?
En Australie, il suffit d'un million de spectateurs pour faire le bonheur d'un network... mais gare aux séries qui n'y parviennent pas.

Comme toujours, si vous ou l'un de vos amis téléphages venait à commenter une de ces news après avoir cliqué sur ces liens... non, en fait ça serait une bonne chose !
(pour nos amis mal-comprenants et/ou skybloggeurs : lâche ton com !)

Posté par ladyteruki à 22:54 - Love Actuality - Permalien [#]
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