ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

09-01-13

Être et avoir été

whisperintherain et moi-même, vous le savez, relevons depuis 5 mois maintenant le défi de l'impossible : reviewer un maximum de pilotes de la saison. Cela inclut, c'était inévitable, des pilotes français, et à la faveur d'une invitation par France 2, je suis en mesure de prendre sournoisement de l'avance sur mon petit camarade, qui ne découvrira le pilote de Tiger Lily qu'à la fin du mois sur la chaîne publique (sitôt qu'il aura reviewé le pilote, évidemment, un lien apparaitra au bas de ce post). Ouais, victoire ! ...Ou bien ?

TigerLilyCrédit photo : Visual Press Agency

En tant qu'habituée de la télévision internationale, je ne me lasse pas de constater combien les télévisions de la planète sont dans une démarche constante d'inspiration mutuelle ; et ça donne des résultats très excitants. Prenez le cas de Borgen, par exemple ; la série est née suite à l'immense impact d'A la Maison Blanche sur son scénariste qui avait été impressionné par la qualité de la série, DR reconnaissant sans honte ensuite avoir voulu lancer "a Danish West Wing". De la même façon, la production de Koselig Med Peis ne s'est pas cachée d'avoir été emballée par Six Feet Under, et d'avoir eu l'idée de s'en inspirer. Ou, tiens, pour changer de coin, il y a aussi Mesudarim, qui se passionne pour la dynamique entre les personnages d'Entourage. Et les exemples sont évidemment nombreux, notamment au Japon où, à absolument chaque saison, on trouve des concepts largement inspirés par des séries étrangères (généralement américaines) totalement revisitées ; on a eu l'occasion de l'évoquer au moment du pilote de W no Higeki.
Pourtant, bien malhonnête celui qui prétendra que ces séries sont des pâles copies des fictions qui les ont inspirées ! Contrairement à de simples et bêtes ressucées, ces séries prennent au contraire la mesure d'un succès américain (mais ça peut se produire également dans l'autre sens), et y apportent quelque chose de "personnel". C'est comme si la série américaine d'origine avait écrit une partition que chacun peut interpréter avec son instrument et son tempo personnel, transformant finalement la mélodie tout en gardant quelques arrangements d'origine.
Téléphagiquement, le processus ne manque pas de poésie à mes yeux. Quand c'est bien fait.

Lorsque Tiger Lily commence, il semble très, très difficile de mettre de côté l'immense paternité de Desperate Housewives ; comment ignorer les similitudes, en effet ? L'épisode commence avec une voix-off suave évoquant celle, policée mais blasée, de Mary-Alice. A la différence que de suicide il n'est ici pas question, et qu'au contraire, les héroïnes de Tiger Lily commencent une aventure dont on pourrait dire qu'elle va vérifier s'il y a une vie après la jeunesse (spoiler alert : oui).
Cependant, pour ses intrigues sur le passé musical des protagonistes, pour la (modeste) présence de flashbacks, et pour les préoccupations quotidiennes de ses héroïnes (comme la personnalité de certaines d'entre elles), Tiger Lily n'est pas qu'une pâle copie. Mais de Desperate Housewives, clairement, elle a hérité beaucoup.
On en conclut ce que l'on veut, tout dépendra de vos sentiments à l'égard de Desperate Housewives, précisément.

Mais d'abord, revoyons l'action au ralenti : Tiger Lily est le nom d'un groupe de rock des années 80, constitué par 4 jeunes femmes, toutes amies. Mais ça, c'était dans les années 80 ; âgées aujourd'hui de 45 ans, Rita, Rachel, Muriel et Stéphane ont poursuivi leur existence sans devenir les rock stars qu'elles se destinaient à être. Comme le leur rappellera un article des Inrocks dans le pilote, leur album fait pourtant partie des incontournables, et elles auraient pu aller loin. Alors qu'est-ce qui a foiré ? Leur manager Theo a trouvé la mort dans un accident d'avion, et elles ont décidé que le groupe disparaîtrait avec lui. Chacune est donc passée à autre chose.
Enfin, pas tout-à-fait. Si aujourd'hui, Rachel est une mère de famille parfaite (bien que limite éprouvante), et Muriel une célèbre présentatrice de talk show tentant de mener de front sa carrière et sa vie familiale, avec sa compagne et le garçon qu'elles ont adopté, de leur côté, Rita et Stéphane s'en sont un peu moins bien tirées. Rita vit dans le passé amoureux qui était le sien jusqu'à la mort de Theo, qui accessoirement est également le père de son jeune adulte de fils ; et Stéphane, elle, seule qui soit encore passionnée par la musique et qui s'est brisée à la suite d'un enchaînement assez catastrophique d'accidents de la vie, pleure au contraire l'excitation de leur carrière musicale. Tandis que les deux premières sont des femmes au niveau de vie plutôt aisé, mais passablement frustrées par les inconvénients de leur succès apparent dans la vie, ainsi que le montrera non sans brio l'excellente séquence d'ouverture du pilote, les deux autres, plus humbles, tentent de faire contre mauvaise fortune bon coeur, même si clairement, elles ne sont pas tout-à-fait heureuses non plus, ayant dû à regret faire une croix sur ce qui importait le plus au monde à leurs yeux voilà 25 ans.

De ses origines à Wisteria Lane, vous le voyez, Tiger Lily a donc hérité d'une formule (quatre femmes dans la quarantaine) et d'une tonalité taquine, parfois douce-amère, ainsi que d'une certaine promptitude à quelques ponctuelles exagérations à vocation humoristique. Mais la comparaison s'arrête là, car nous avons ici affaire à des personnages au mode de vie un peu moins glamour et surréaliste.
Cela rend certains des personnages éminemment émouvants et sympathiques. Si je devais n'en citer qu'un seul, ce serait assurément celui de Rita, dont le coeur et la patte ont été cassés, mais qui n'a pas un tempérament de perdante, et garde une certaine disponibilité émotionnelle envers ses amies ; certainement le plus nuancé de tous les personnages, Rita offrira quelques très jolies scènes à ce pilote, que je vous laisse découvrir. Ses trois consoeurs sont ponctuellement plus caricaturales, mais parfois, je me suis dit que c'était à dessein, comme pour la calme et souriante Rachel dont je devine/suppose qu'elle va progressivement se décoincer un peu. Elles sont, ce qui ne gâche rien incarnées par trois actrices plutôt solides voire franchement touchantes par moments, ainsi que par Lio.

Ce qui lie ces 4 femmes qui aujourd'hui n'ont plus rien en commun, c'est donc leurs jours de gloire voilà 25 ans, qui les ont tenues solidement liées aux autres malgré les changements, les regrets et les rancoeurs (et quelques secrets, mais chut !). Il y a cependant assez peu de scènes proposant aux quatre héroïnes d'interagir toutes ensemble, préférant au mieux favoriser les binomes, ou tout simplement les suivre une par une, ce qui cristallise bien à quel point ce qui les lie est à la fois fort et ténu. Cependant, leur lien d'amitié, bien qu'assez peu exploré finalement (mais l'amitié à 45 ans, c'est forcément différent de l'amitié à 20 ans), est plutôt bien introduit par le symbole récurrent du tatouages qu'elles arborent toutes, et qui est plutôt bien exploité dans le pilote.

En l'espace d'un seul épisode, loin des tracas des housewives, nos amazones sur le retour vont individuellement évoquer de très nombreux thèmes l'air de rien plutôt sérieux, comme la vie de couple, la chirurgie esthétique, le mariage homosexuel, l'adoption, les doutes sur les aptitudes parentales, la religion, la solitude, la prison, la vieillesse, et j'en oublie forcément. J'ai bien dit en un seul épisode. Preuve s'il en fallait que Tiger Lily n'a pas exactement choisi la facilité non plus, même si sa façon d'exploiter ces sujets n'est pas toujours de la plus grande finesse, ni forcément très dramatique.
Quand la productrice de Tiger Lily en dit pour la décrire qu'il s'agit d'une série "souriante", on est en droit de craindre le pire, d'ailleurs. On est en France, après tout, pays où le cynisme a été érigé en valeur suprême ; où l'on a passé les dernières années et un peu plus à blâmer les bons sentiments pour la qualité de nos séries (mais comme en France, on confond régulièrement "feelgood" et niais, forcément...). Il s'avère que certains personnages incarnent assez bien cet esprit sans prise de tête si cher au pays de l'exception culturelle (bah quoi ?! "Soleil levant" c'était déjà pris...), mais d'autres, au contraire, parviennent ponctuellement à s'aventurer sur ces thématiques avec délicatesse ; au final, l'exercice d'équilibrisme est souvent irrégulier, mais il a le mérite d'exister !

Outre quelques dialogues parfois épouvantables et remplis de tics bien français, et même en faisant abstraction d'une actrice dont on se demande sérieusement ce qu'elle fait là, Tiger Lily est parfois très fragile dans sa construction.
Ainsi, l'épisode sous-entend ou évoque régulièrement des faits s'étant déroulés 25 ans en arrière, qu'il ne prend ni le temps d'élaborer, ni de vraiment rendre intrigants (puisqu'il serait parfaitement acceptable d'en repousser l'exploration à l'un des épisodes ultérieurs). A moins que j'aie loupé quelque chose, la façon dont Rita s'est blessée à la jambe ou les problèmes passés de Stéphane sont par exemple totalement passés sous silence, alors qu'on devine qu'il s'agit de quelque chose de fondateur pour ces personnages, qui permettrait de les présenter de façon assez complète. Et en choisissant de repousser très longtemps le moment où elle va nous dire qu'en réalité il y a quelques secrets à révéler sur l'ex-vie de star de ses héroïnes, Tiger Lily ne se rend pas service ; pour que le spectateur se pose des questions, encore faut-il qu'il sache qu'il y a des choses qu'on lui cache (c'est pervers, je vous l'accorde), ce qui n'est pas du tout le cas ici.
Ce que le pilote ne vous dit pas, non plus, car il faut avoir vu le deuxième épisode pour cela, c'est que Tiger Lily fait aussi le choix de ne pas mettre en avant les mêmes personnages de ce quatuor d'un épisode à l'autre. Le pilote fait ainsi la part belle à Rachel, qui va passer au second plan ensuite ; d'ordinaire, j'aime bien ne parler que du pilote dans... une review du pilote, mais il s'avère que cette structure porte préjudice au premier épisode : je l'avais mal compris, pensant sincèrement que Rachel était l'héroïne. Mais si Tiger Lily avait trouvé un moyen d'expliciter son intention de changer le focus d'un épisode à l'autre, j'aurais beaucoup mieux accepté que Stéphane soit par exemple si peu approfondie dans le pilote. De fait, je pourrais avoir envie d'en savoir plus sur ce personnage, mais rien ne m'y encourage à l'heure actuelle.

Pour finir, on peut regretter que si peu de cas soit fait, en définitive, des flashbacks et autres avatars des années 80, qui au lieu de peupler le monde de Tiger Lily, semblent n'y faire que de très, très brèves apparitions. Que la musique ne tienne pas une grande place dans la série, soit (la chaîne trouvait que le rock était trop segmentant, parait-il... quelqu'un peut me dire ce qui ne l'est pas ? Parce que les bras m'en sont tombés !) ; ça veut dire que les personnages ne vont pas se lancer avec un nouvel entrain dans leurs rêves musicaux comme le faisait Rita Rocks, ce que j'espérais un peu, mais je peux le comprendre. Ou alors ce n'est pas pour cette saison, possible aussi.
Que les années 80 soient reléguées à deux scènes par épisode, c'est beaucoup plus dommage... C'était quand même un très bon argument de vente pour Tiger Lily, à la fois pour clamer sa particularité, et pour jouer sur les souvenirs de ses personnages (et donc, hellooo, de ses spectateurs, il faut tout leur dire). En ayant vu deux des six épisodes, je pense ne pas trop m'avancer en disant que les espoirs d'amélioration sont assez minces, et c'est à mes yeux en tous cas une vraie faiblesse. Ca n'aurait pas changé grand'chose au ton, d'ailleurs, simplement accentué l'effet avant/après.

Du coup, personne, je le crains, ne vous parlera de Tiger Lily avec l'excitation qui a été celle, cet automne, des spectateurs d'arte puis Canal+. La série est loin de faire partie des plus pénibles fictions françaises qu'il m'ait été donné de voir, mais si vous pensiez que "jamais deux sans trois" et qu'on allait dégoter la perle de l'année pour France 2, vous êtes en route pour quelques déconvenues. Pendant la projection du pilote, certains membres du public étaient pourtant plus hilares que moi, preuve que j'ai peut-être encore un fond de biais envers les séries françaises (ou envers le jeu de l'une des actrices, dont on ne soulignera jamais assez le désastre qu'il représente).

Si ses intentions sont généralement saluables, bien que parfois teintées d'un poil d'opportunisme, Tiger Lily manque parfois un peu de jus, et de rigueur.
Mais, et c'est là qu'on revient à sa cousine américaine, la série a aussi plusieurs atouts pour se rendre relativement sympathique aux yeux d'un grand public forcément moins téléphage que moi. J'attends par contre au tournant l'inévitable nuée de commentaires qui seront faits sur la prise de position radicale de cette série (diffusée par une chaîne publique) au sujet du mariage pour tous. Rendez-vous le 30 janvier prochain pour voir à quel point...

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 23:31 - Review vers le futur - Permalien [#]

10-04-12

Génération à poil

"I don't think you understand how big of a mess we're in. My disability checks are barely covering our bills, much less all of this. What did we think when we remodeled this kitchen ?
- Things were really good then ! And they're gonna get good again, I've got some really promising leads.
- Riley, you don't get it.
- Oh I get it, it's all we talk about anymore ! I just wanted one day of fun for our family.
- And what ? You want me to just fake it ?! I've had zero luck finding a job, and I got you out there, running around, jacking up our credit cards with another shopping spree !
- Now that is not fair. I got that jacket 70% off, I had to trumple it all over town, and would you please settle down ? Kyle, it's your birthday...
- I can't. Allright, I tried, I can't. The bank called again about our mortgage. This is not exactly where I expected to be at 33."
(Kyle et Riley Parks, The Client List - 1x01 : The Rub of Sugarland)

Ce dialogue ouvre (ou quasiment) le pilote de The Client List. C'est une longue conversation amère d'un couple étouffé par les contrainte financières. En filigrane, on sent la crise, on sent la question du chômage, on sent le problème du pouvoir d'achat, on devine la peur de la privation.
Elle m'a interpelée, peut-être même irai-je jusqu'à dire qu'elle m'a choquée, parce qu'elle est incroyablement longue, détaillée, et qu'elle a cette façon d'en rajouter alors qu'on a très bien compris à chaque intervention de Kyle que la situation financière n'était pas au beau fixe. On peut y voir l'absence de subtilité du scénario. Je n'ai pas eu l'impression que c'était la seule raison. D'ailleurs par la suite le scénario sera encore moins subtil et modifiera les raisons de l'agonie financière de Riley ; en réalité ce passage est un choix et pas une obligation pour prouver que l'héroïne est dans la panade. Mais ceci n'est pas un post sur le pilote de The Client List ; plutôt sur les questions qu'il soulève, même si c'est en partie involontaire.

GenerationaPoil

Lifetime nous a offert par le passé des séries comme Beach Girls, Drop Dead Diva, Rita Rocks, ou la mini-série Maneater (que, sérieusement, j'ai été infichue de trouver à ce jour, et croyez-moi ça m'agace, mais qui avait l'air quand même bien plus légère). Sans aller jusqu'à dire que le constat social en était totalement absent, ne serait-ce parce que des séries comme Strong Medicine ou The Protector, de par leur genre (respectivement médical et policier), finissaient toujours au moins par effleurer quelque chose. Mais le fait est qu'on n'avait pas cette impression de désespoir dans les séries précédentes de la chaîne.
Pour moi, Lifetime était un peu le dernier bastion de l'angélisme à la télévision américaine. Les téléfilms de Lifetime, que je regardais pas mal à une époque, commençaient presque toujours dans une famille heureuse, équilibrée, sans gros trouble financier ; c'est seulement après que quelqu'un découvrait qu'il avait le cancer, qu'une jeune fille était frappée d'anorexie ou qu'un voisin commençait à être trop pressant. L'héroïne (puisque dans 99% les téléfilms de Lifetime ont une héroïne, naturellement) allait traverser le pire, parfois avec sa famille, parfois sans (bah oui, si les petits ont été kidnappés !), mais on partait d'une situation positive, et on visait le happy end.

Plus largement, depuis de nombreuses années maintenant, des séries comme Weeds, Hung, ou Lights Out ont pris l'initiative de parler de personnages qui vivent un revers personnel qui leur amène des déboires financiers. On était encore à un stade où on pouvait se dire : "ok, c'est pas très marrant, mais ptet que si ces gens ne s'accrochaient pas à leur ancien niveau de vie, ils pourraient voir un peu plus vite le bout du tunnel". D'ailleurs je vous ai dit tout le bien que je pensais de la façon dont ces séries traitaient le problème.
Là j'ai comme le sentiment qu'on vient de passer une étape de plus dans la morosité ambiante : l'économie est pourrie et les temps sont durs. Pas de perspective, pas d'espoir ; que la galère, encore et toujours. Nous n'avons rien de rien, disent ces personnages, et surtout Kyle. Trente ans, et complètement à poil.

Je ne pensais pas dire ça d'une série de Lifetime, mais cela reflète énormément ce que je peux lire dans la presse quant à ma génération (eh oui, les Parks, héros de The Client List, ont mon âge... enfin, dans le scénario) ou ce que je peux entendre autour de moi.
Génération foutue.

Mais il y a eu d'autres générations qui ont connu la crise avant, et quelques unes avaient la télé. Sauf que leurs séries ne semblaient pas vouloir dire ce désarroi de la même façon ; voulaient-elles vraiment le dire d'ailleurs, je n'en suis pas systématiquement convaincue. J'en ai regardé quelques unes qui commençaient à dater, comme The White Shadow par exemple, qui date de la fin des années 70, et même si on y parle de problèmes sociaux, il y reste de l'espoir ; le constat n'est pas idéal, mais on n'en ressort pas avec l'impression que c'est foutu. Personne ne tient un tel discours. Une décennie plus tard, quand Roseanne parle des petits de ce monde qui ont du mal à joindre les deux bouts, elle en rit, par exemple ; elle ne fait pas qu'en rire, mais elle tourne les choses avec humour tout de même ; pour autant personne dans Roseanne ne pense sincèrement que les choses vont devenir extra, le sens des réalité persiste, et hormi la dernière saison surréaliste, la plus grosse réussite des Conner sera de parvenir à ouvrir leur propre sandwicherie, preuve qu'on ne parle pas non plus d'un happy ending de type 7 à la Maison. C'est réaliste sous un certain angle, mais le recul de la fiction est présent, offrant une porte de sortie, une soupape de sécurité. C'est ce qui faisait l'intelligence aigue des premières saisons de la série, d'ailleurs.
Ce sont là les exemples les plus parlants qui me viennent à l'esprit, mais beaucoup d'autres séries ont parlé de problèmes d'argent et/ou de pauvreté, par le passé, y compris énormément de comédies. Les choses n'avaient pas l'air despérérées. Voire même : foutues. Les générations précédentes semblaient moins fermées à l'idée de conserver un petit peu d'optimisme dans leurs séries, même si ça ne leur évitait pas toujours d'aborder certains problèmes.

J'entends bien que le principe de The Client List est justement de montrer une femme tellement aux abois que, Enfer et damnation, il n'y a rien d'autre à faire, elle va devoir progressivement se prostituer. L'idée est donc évidemment de bien montrer qu'elle n'a pas d'autre choix, que la situation est trop catastrophique pour emprunter les solutions "ordinaires", ou même simplement pour faire preuve de patience dans l'espoir que les choses s'arrangent.
Mais cette conversation avait un ton amer et j'ai trouvé qu'elle donnait un ton bien différent à cette fiction, même si par ailleurs celle-ci ne brillait pas par son originalité. Ou la qualité de son interprétation. Ou bien d'autres choses encore (quelle chance, Riley n'a besoin de pousser les attouchements plus loin qu'avec des gravures de mode...). The Client List aurait pu être l'une de ces fictions, et il y en a eu plein je le disais, qui commencent quand tout va bien et qui nous promettent un happy end, le reste n'étant qu'une façon d'éprouver l'héroïne pour nous divertir ; je n'ai pas vu le téléfilm qui a donné naissance à la série, mais peut-être que c'est de là qu'elle tient son côté désoeuvré, ou peut-être qu'au contraire ce téléfilm employait-il une formule plus classique. En tous cas, cette série-là a fait le choix du pessimisme pur et dur.

Un pessimisme qui est devenu la règle... C'est moi qui ai le moral dans les chaussettes, ou bien de plus en plus de séries de nos jours, sous couvert de "réalisme", ont décidé de ne plus voir les choses qu'en noir ? Notre génération semble tellement foutue que regarder des séries nous lister des problèmes financiers par le détail passerait presque pour la norme.
Vous savez ce qu'elles disent de nous, ces séries ? Qu'on n'y croit plus.

Posté par ladyteruki à 18:39 - Série de valeurs - Permalien [#]

12-04-09

[DL] Rita Rocks

Il faut moins de 10 secondes à Rita Rocks pour évoquer à la fois son côté pépère de banlieue (l'aspirateur, les bruitages, les couleurs) et son côté musical (le thème et l'attitude de Nicole Sullivan). C'est quand même un bel exploit. Étant donné sa durée, c'est déjà pas mal, on pouvait difficilement en espérer plus, non ?

RitaRocks
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Autre excellente nouvelle, on n'y voit pas un seul instant Tisha Campbell-Martin, et ça, c'est carrément un beau cadeau. Mais non j'ai pas dit qu'on pouvait difficilement la caser dans un générique de 10 secondes, je suis pas aussi langue de pute que vous le croyez.

Ce fut un rude combat, mais vous êtes quand même venu à bout de notre jeu des génériques en moins de 48h, ce qui tient de la prouesse ! Vous n'êtes pas si rouillés que je l'aurais pensé, on essayera donc de remettre ça sans trop tarder !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Rita Rocks de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 14:37 - Médicament générique - Permalien [#]

10-04-09

[GAME] Devinez qui est de retour ?

Attention Mesdames et Messieurs, dans un instant, ça va recommencer !
Sous vos yeux ébahis, voici le grand retour du jeu des génériques, qui vous manquait, j'en suis sûre, je le sais, ne niez pas. Le weekend sera long pour ceux d'entre nous qui, ayant trop dépensé en DVD, ne peuvent pas partir chasser l'oeuf de Pâques à la campagne, alors pour vous occuper, voici 10 nouveaux génériques dont il vous faudra deviner l'identité.

Le thème du jour est : je suis déjà bien gentille d'appeler ça un générique.
En effet, vous n'aurez pas été sans remarquer que les génériques relèvent de plus en plus souvent de l'arnaque. Donc aujourd'hui, on va parler de séries qui ont opté, et ça n'a rien à voir avec leur qualité d'ailleurs, pour le moindre effort, proposant ainsi un générique de quelques secondes à peine, parfois à peine un petit panonceau !
Les exemples ne manquent pas (hélas), et certains ont plus de charme que d'autres mais, comme toujours, vous aurez droit à un petit indice, et si vous demandez gentillement, vous en aurez peut-être plus. Faites déjà ce que vous pouvez, on verra ensuite.
Je vous rappelle juste que par exemple Traveler ou Pretty Handsome ne sont pas recevables, parce que déjà postés sur ce blog. Alors n'hésitez pas à vérifier le flacon !

Donc les génériques que nous cherchons aujourd'hui ne durent pas plus, montre en main, que 10 secondes grand, grand maximum, et à ma connaissance (hop, je suis perchée) il n'en existe pas de version longue. Et voilà quelques indices pour deviner à quelles séries ils correspondent...

1 - Une série avec un nœud papillon > Party Down
2 - Une série où on pourrait croire qu'on voit Ken Reeves, mais non, c'est pas lui > The Mentalist
3 - Une série qui se passe dans un monde riche > Privileged
4 - Une série qui n'a rien d'aussi aérien que Laputa > Castle
5 - Une série qui devrait vous sembler évidente vu le blog où vous vous trouvez > Pushing Daisies
6 - Une série qu'on a oubliée > Samantha Who?
7 - Une série à propos de laquelle je vous ai bourré le mou il y a quelques mois > Brothers & Sisters
8 - Une série avec de la pelouse partout, et il n'y a que ça à voir > Surviving Suburbia
9 - Une série de banlieue > Rita Rocks
10 - Une série dont je reparle plus en détails en juin > Life

Allez, je suis gentille : comme vous avez les bras chargés de chocolat, on va dire que vous avez jusqu'à lundi soir... ça fait un bon gros weekend pour trouver les 10 séries en question ! Et puis c'est vrai qu'il y en a qui sont piège... Un indice sur le n°10 viendra au cours du weekend mais si vous devinez avant que je ne poste cet indice, je vous offrirai une surprise en bonus.

Bon jeu à tous et que le meilleur gagne !

Au fait, j'vous devais pas un cookie, par hasard ?
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Posté par ladyteruki à 19:13 - Games On - Permalien [#]

07-04-09

Guide de survie à l'usage de gens sans soucis

On a établi récemment que les gens sans problème qui passent un épisode à se faire plaindre, ça commence à me casser les c*uilles (ce qui est d'autant plus douloureux que physiologiquement je n'en ai pas, il faut donc m'en faire poser au préalable, c'est toute une histoire, ya les suites opératoires, bref).
Je me souviens alors, en substance, avoir dit que voir des nanas sans problème donner l'impression qu'elle est trop dure la vie, ça ne mériterait que mépris et rage de ma part (oui je peux faire les deux en même temps). Ça date du pilote de In the Motherhood, donc d'il n'y a pas si longtemps, on était en droit d'espérer que personne ne se ferait prendre à refaire les mêmes conneries tout de suite.
Eh bien, c'est pas d'chance, mais voilà Surviving Suburbia pour entretenir ma rage et mon mépris (je peux même le faire dans l'autre sens, voyez !).

A ce gros inconvénient du "j'ai pas de problème dans la vie mais je vais quand même bougonner pour faire rire les gens comme moi de l'autre côté de l'écran" s'ajoute un gros air de déjà vu : cette saison, le rôle du mâle bourru qui se plaint d'un rien était déjà tenu par Gary Unmarried ! La redite n'aide vraiment pas à faire passer la pillule.
Pire encore, pas une seule fois on ne trouve la moindre once d'originalité : Gary avait le mérite d'être divorcé et d'essayer de refaire sa vie, mais les Pattersons sont vraiment plus passe-partout que passe-partout. Ils n'ont rien pour eux. Et la mère n'essaye même pas de faire de la guitare comme dans Rita Rocks (tiens, autre exemple de comédie sur la vie en banlieue de cette saison ; quel festival).
Bon, si. Il y a juste un point sur lequel je rejoins freescully, c'est que la gamine est adorable. Mais le rôle est tellement bateau que même son charme ne parvient pas à nous arracher un sourire.

Donc d'un geste ample, leste, vif, mais surtout rageur et méprisant, je retourne deux paires de baffes à Bob Saget et on n'en parle plus.
Ça, c'est fait. Suivaaaant !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Surviving Surbubia de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:11 - Review vers le futur - Permalien [#]

20-12-08

Six choses ne vont guère sans une mauvaise fin

Vous le sentez venir, le prochain acteur qui sera à l'honneur dans A vendre, joli, pas cher ? Non, même pas une petite idée ? Cela va sans doute vous apparaitre de façon plus claire après ce nouveau post à vocation à peu près cinématographique... C'est déjà le quatrième de son espèce, vous vous rendez compte ? Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça m'effraie un peu. Je suis certainement trop influençable cinématographiquement. Il y a plein de films que je n'aurais même pas l'idée de regarder s'ils m'étaient proposés sous la forme de séries (ou alors, hm, bon, le pilote peut-être...!), qui m'impactent bien plus en format long, comme si je pardonnais plus facilement les faiblesses et/ou la médiocrité. Il serait peut-être intéressant de se demander d'où vient cette différence.

En attendant, voilà donc le film du jour... Ou plutôt le téléfilm du jour (oui, Lifetime diffuse aussi des films où il n'est pas question de vieille actrice de 50 ans qui ne trouve plus de rôle ailleurs qui gère sa vie de femme mature), mais pour moi, si ça fait plus d'une heure, c'est à mettre dans le même sac. La seule chose qui les différencie, de toutes façons, c'est le budget de départ, et les bénéfices attendus à l'arrivée. Et encore, même ça ne veut plus rien dire. C'est pourquoi je décrète que dans Comme au cinéma, il y aura aussi des téléfilms. Après tout c'est ma rubrique, je fais ce que je veux... Tiens, je vous en remettrai peut-être une couche sur Soldier's Girl, du coup.

C'est quoi le nom du film ? Normal Adolescent Behavior
C'est plutôt quel genre ? Teen movie regardable
Qui on connaît là-dedans ? Amber Tamblyn, vue dans Joan of Arcadia et prochainement The Unusuals, ça, ça change pas, mais aussi ce bon Raviv Ullman vu dans Rita Rocks, dont on parlait il y a peu, ou même, mais moins pour que je n'aie pas trop de spasmes interstinaux, Hillarie Burton de One Tree Hill... Il y a aussi Kelli Garner, je ne sais pas d'où je la connais et ça m'a énervée pendant tout le film ! Ou bien c'étaient ses lèvres qui m'ont tapé sur les nerfs ?
Ça date de quand ? Wikipedia nous dit 2007. IMDb aussi. Je n'ai aucune raison de ne pas les croire.
En résumé, de quoi ça parle ? De six ados qui sortent ensemble. Tous ensemble. Le drame viendra du chiffre impair.

NormalAdolescentBehavior___1 NormalAdolescentBehavior___2 NormalAdolescentBehavior___4 NormalAdolescentBehavior___3 NormalAdolescentBehavior___5

En moins résumé, de quoi ça parle ? Ça ressemble à un pitch de film porno : 6 ados plutôt bien faits de leur personne se retrouvent tous les samedis pour sortir ensemble (= euphémisme). Comme ils sont amis depuis l'enfance, ça dépasse le stade de la partouze : il y a une vraie relation entre eux. Le problème survient lorsque Wendy fait la rencontre de son nouveau voisin, Sean, et qu'il tente de la corrompre : comprenez qu'il essaye de la rendre monogame (ah, le dégoûtant !). La chose est assez compliquée pour Wendy qui ne connait que cette étrange relation à plusieurs, cela dit elle essaye de gérer tout de même car elle tient au petit rouquin (c'est pas moi qui la blâmerais) mais ça va être plus compliqué encore lorsque ses 5 amis vont s'apercevoir qu'elle les trompe.
Et ça finit comment ? Très cliché, cette fin. J'ai pas aimé la fin. Je suis en général bonne cliente mais, là, juste pas.

Pourquoi c'est bien ? En premier lieu, je m'attendais à un teen movie bête et méchant, avec ce qu'on aurait pu imaginer de voyeurisme et de temps de cerveau rendu disponible, et finalement les dialogues étaient plutôt bons, le scénario pas trop linéaire (à part l'acte final, je l'ai dit... l'épilogue était par contre plutôt sympa). L'un dans l'autre, je ne voyais pas trop où le film voulait en venir et c'était assez agréable, cette absence de prévisibilité. Disons que Normal Adolescent Behavior parvient à accomplir le tour de force de parler de sexualité en tombant dans plusieurs clichés, et en nous disant : regardez, c'est cliché, on peut faire différemment. En fait ce film est une ode à l'expérimentation sexuelle et amoureuse : ce que vous faites, c'est bien, bon, pourquoi pas, ça vous regarde, ce sont vos fesses, mais imaginez que ça pourrait être autrement. Les monogames, les polygames, et tous les autres, personne n'a la réponse, l'essentiel c'est de sentir bien. Bon, c'est un sujet comme un autre, pourquoi pas, c'est plutôt bien troussé et pas tellement moralisateur, finalement, on s'y retrouve. Les six acteurs incarnant les personnages principaux ont en plus une bonne compatibilité à l'écran (ça pose la question des répétitions, ahem), et c'est vraiment fun de les voir dans leurs scènes de groupes, c'est très vivant, ça donnerait presqu'envie, pour un peu ! Et puis, enfin, à titre personnel, j'ai aussi beaucoup aimé le film parce qu'il m'a nourrie d'éléments intéressants pour une histoire que j'ai commencé à écrire il y a quelques années, et il y a eu deux ou trois scènes en apparence anecdotiques (notamment quand Price avoue qu'il s'est fait refaire le nez pour plaire à ses 5 amis) où je me suis dit qu'il y avait des idées à creuser...
Pourquoi c'est pas bien ? Il y a longtemps, j'ai eu 17 ans, moi aussi. Ça fait 10 ans, pas 50, cela dit. Donc j'aimerais bien qu'on m'explique pourquoi tous ces ados ont le slip qui les démange autant, dans tous ces films (et ces séries, mais ce point a déjà été abordé par la râleuse que je suis). Même quand le film est plutôt intéressant, je me pose la question. Franchement, c'est le plus gros inconvénient ici : c'est qu'il s'agit d'adolescents. Alors, bon, je comprends bien, c'est plus vendeur, et puis l'âge de l'apprentissage sexuel c'est une époque toute trouvée, mais en même temps cette soi-disant critique des relations sexuelles à la va-vite que nous sert Wendy à un moment, ou l'idée qu'on peut sortir d'un certain nombre de normes en matière de relations sociales, amoureuses et/ou sexuelles, ç'aurait autant de poids, voire même plus de crédibilité, avec des adultes. Attendez un peu que je finisse mon script, ça va s'arranger. Et puis, franchement, esthétiquement, il est moche, ce film. Une ou deux scènes ont bénéficié d'un certain soin (j'en ai capturé une ci-dessus, par exemple), mais le reste est épouvantablement quelconque, et je dois dire que je trouve ça très redhibitoire, et même, c'est pire vu qu'une ou deux scènes ont justement fait l'objet d'un peu d'attention. D'accord, il y a un certain goût, dirons-nous, mais il n'y a pas de recherche, ni au niveau des éclairages, ni des couleurs, ni des angles... Je comprends que ce soit un téléfilm et que Tim Burton n'était pas libre pour diriger cette merveille pour Lifetime, m'enfin il devrait y avoir un juste milieu.

Ah, les joies du cinéma ! Quand on est acteur, on a souvent des rôles qui permettent de tâter d'autres acteurs pas moches (sauf exceptions), au point que parfois je me dis même que si je devenais actrice, je me ferais une petite liste et je cocherais tous les acteurs que j'aurais à tripoter pour le travail (eh, si c'est pour le boulot, faut bien...). Mais là, ça devait être le festival ! Ca devait cocher des listes, sévère ! Et j'ai comme l'impression que Raviv Ullman s'en est donné à coeur joie, notamment...
La réplique qui tue : Sean a embrassé Wendy une fois et, eh bien, il y prend goût, l'animal. Sauf qu'elle persiste à lui dire qu'elle est déjà prise (pff, comme si elle en était à un mec près !). Il tente donc de la convaincre en lui faisant comprendre qu'ils pourraient être ensemble, "normalement". Sauf que, la normalité, Wendy en a une vision bien à elle...
"I don’t live in that world...
- Oh yeah, and what world is that ! The world of boyfriends ? Of holding hands ? Of first dates ?
- No, you jackass. Of disposable girlfriends and bracelets for blowjobs, and making out and macking and hooking up and going down and text-messaging some guy who will cum all over my shirt. That world."
Dit comme ça, évidemment...
La scène qui tue : Vous voulez un passage juteux ? Bon bah, je vais être honnête, il n'y en a pas vraiment (c'était bien spécifié dés le début du script, en même temps). D'ailleurs, comme je l'ai dit, ce n'est pas le propos du film, qui s'en tire très honorablement de ce point de vue en évitant tout voyeurisme inutile : il n'y a que ce qu'il faut pour ne pas finir dans la mièvrerie et situer les enjeux clairement, mais c'est tout. Alors voilà justement une petite scène pour vous faire un peu mieux voir quelle est la relation de départ entre Wendy et les cinq autres membres de sa clique. Ah, c'est sûr, les samedis soirs chez eux, çane ressemble pas à ceux que je passe chez moi (la preuve, je suis ici à vous faire ce post)... Vous pensez que ça pourrait marcher, une relation comme ça ? Ça me laisse songeuse.
En fait, ce qui est intéressant ici, c'est que même s'il s'agit d'une relation qui peut sembler un peu perverse de prime abord, on nous la présente comme quelque chose de, finalement, beau et tendre, avec une réelle complicité, et chaleureux, et pas juste du sexe pour le sexe (contrairement à la scène qui précède celle-ci, où le reste du lycée batifole dans la luxure à quelques pâtés de maisons de là). Évidemment, on nous expliquera plus tard dans le film que la relation entre nos 6 fringants jeunes ne se limite pas à cette tendresse, mais la scène a le mérite de bien définir cette étrange relation quand même. Et puis, on en profite pour semer les graines de la discorde, l'air de rien, lors d'un petit échange entre les filles...

NormalAdolescentBehavior___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoules 'Tain je suis gentille en ce moment, moi, on voit que Noël approche !
Trois cagoules. Faut rien exagérer. Mais avouons-le, le temps que ça a duré, c'était... comment dire ? Divertissant ? Un film pas trop simpliste, mais pas exagérément intelligent non plus, plein de visages connus (je sais pas pour vous, mais je trouve que ça fait toujours plaisir), et puis évidemment Amber Tamblyn au sommet de sa forme, ce qui ne peut pas nuire, mais on en reparlera, de toute évidence.
Bilan : Je vous ai encouragés à regarder The Fall, je vous ai proposé de vous marrer devant H2G2, j'ai suggéré que vous pourriez décider de tomber en dépression suite à Stephanie Daley... Bon, là, j'avoue, si vous ne regardez pas Normal Adolescent Behavior, je n'en ferai pas une crise (je serai mortellement vexée, évidemment, mais ça s'arrêtera là). Cela dit, vu le sujet, je me suis dit que j'allais quand même en parler, ça peut en intéresser certains d'entre vous dont peut-être les samedis soirs seraient aussi captivants que les miens (la preuve), voire même plus ennuyeux encore. Et puis, ça change, quoi. Sans compter que le mot partouze est génial pour mes stats.
Après... après, est-ce que je reparlerai de film dans quelques mois ? Et vous, est-ce que vous m'en parlerez dans les jours qui viennent ? Ce sont les vraies questions que pose ce film, finalement !

Posté par ladyteruki à 20:43 - Comme au cinéma - Permalien [#]

15-12-08

[GAME] Les yeux sans visage

Puisque la journée est placée sous le signe de la mauvaise nouvelle (voir post précédent), je me suis dit que j'allais vous livrer l'effroyable vérité sur la calamité qui m'est tombée dessus vendredi. J'espère que vous êtes assis.
Voilà, ma toute nouvelle pelote de laine, que j'avais achetée en septembre, m'a lâchée. Je sais pas ce qui s'est passé, en tous cas mon chez moi informatique ne la reconnait plus, ça m'a l'air très mauvais signe.
Et dessus... bon, beaucoup de laine de Jmusic, certes... mais aussi toutes mes séries non-gravées. Et tous mes génériques.
Vous m'avez bien lue.

Inutile de vous dire qu'en attendant que je recomplète ma collection (et vous indiquer que rassembler celle-ci n'avait jamais pris qu'une décennie vous donne une idée de la catastrophe), le jeu des génériques est mal barré. Ce qui est d'autant plus emmerdant pour vous que j'avais mon prochain thème en tête. Evidemment, je peux déjà récupérer tout ce qui est dans le flacon, mais croyez-moi quand je vous dis que ce n'était que la partie émergée de l'ice-berg...

Allons-nous nous laisser abattre par si peu ?
Il va sans dire que non.

Du coup j'ai pensé à un autre petit jeu. C'est un jeu purement téléphagique, le jeu auquel, je suis sûre, nous jouons tous. Mais si : le générique commence, et après lui, plus délicieux encore si c'était possible, les crédits de l'épisode ! Et c'est avec une délectation presqu'inavouable qu'alors nous regardons les noms défiler et comptons mentalement ceux que nous connaissons, et dans quoi nous les avons déjà vus. Variante : on prend un télfilm au hasard, en plein milieu parce que les histoires, hein, on les connait, et là on se demande où on a vu les acteurs et si on arrive à se rappeler de leur nom (plus pointu encore : sans se tromper sur l'orthographe !).
Hein, vous y jouez aussi, avouez.

Bon, eh bien c'est très exactement ce que je vous propose dans ce nouveau jeu (dont le nom reste à trouver, vous n'aurez qu'à faire des propositions en donnant vos réponses, tiens). Je vais vous montrer trois photos d'acteurs qu'évidemment, on a vus dans des séries télé, souvent dans des seconds rôles, ou en guests, ou dans des séries pas connues, parce que comme vous le savez je suis une grande tordue.
Et vous, pour chacun de ces trois acteurs (pourquoi trois ? parce que c'est mon chiffre préféré, on en a déjà parlé) vous n'avez qu'à me donner son nom et au moins une série de son cursus. Même s'il n'y est apparu que dans un épisode, hein, c'est juste pour le fun, et pour prouver vos dires. Cela vous fera remporter 1 point par tête de pipe ; à vous d'essayer d'essayer de trouver les trois pour remporter un de mes fameux cookies à la myrtille.

On a vu avec le jeu des génériques que, de toutes façons, vous étiez des experts, donc je ne m'en fais pas pour vous. On tente ? Allez, on verra ce que ça donne.

Round1_1 Round1_2 Round1_3
Ricky/Raviv Ullman
(House / Rita Rocks)
Tracy Middendorf
(Angel / Lost)
John Cho
(Off Centre / Charmed)

N'espérez pas que les noms des images vont vous aider... et non, ce ne sont pas des captures, ce serait trop facile !
Allez, à vous !

Posté par ladyteruki à 20:15 - Games On - Permalien [#]

05-11-08

ONE OK ROCK

On ne le dira jamais assez (surtout à moi qui n'ai aucune patience), mais la persistance est un bienfait. Un nouvel exemple vient de se présenter à moi et je me suis dit que j'allais partager l'expérience avec vous ! Voici donc un post La preuve par trois, et si vous êtes nouveau dans le coin et/ou que vous n'avez toujours pas compris le concept, vous cliquez sur ma bafouille dans la colonne d'à côté, et vous m'envoyez un mail !

J'avais découvert Rita Rocks il y a quelques semaines près d'une fabrique de cagoules qui proposait le pilote, mais le format de la chose ne m'arrangeait pas, et vu la gueule du truc, j'ai laissé tomber au bout de quelques minutes.
Et puis là, l'épisode est sorti sur divers autres endroits de cagoulage, dans un format plus sympathique, je me suis dit que j'allais faire main basse sur le générique (puisque je découpe toujours les génériques des séries que je cagoule) et... bah une chose en entraînant une autre, j'ai revu l'épisode et en fait, il fallait lui donner plus de temps.
Il fallait en effet prendre le temps de passer par chaque étape...

RitaRocks___1
ETAPE 1 :
Je crois que ce bon vieux Jay Mohr a dû faire cette exacte grimace dans Gary Unmarried, non ? Oh, c'est bien son genre en tous cas ! Nan, sans rire, ça fait beaucoup penser à Gary Unmarried, cette affaire : gérer à la fois les enfants, le conjoint... pour Gary il y a évidemment l'ex-conjoint en sus, et son nouveau mec, m'enfin vous saisissez l'idée. C'est le même concept banal de prendre quelqu'un, on va dire, dans la trentaine (je suis gentille aujourd'hui, vous avez vu ?), dans sa petite vie pépère de banlieue, dans sa petite maison, machin... Rha non, c'est d'un téléphoné ! On ne compte plus les sitcoms de ce genre, et à vrai dire je soupçonne que ce soit tout justement leur faute si on a tellement de mal à rire devant les sitcoms depuis quelques temps. Allez quoi, trouvez-nous un pitch plus original ! Vous êtes des scénaristes ou quoi ?

RitaRocks___2
ETAPE 2 :
Mais achevez-moi, b*rdel, achevez-moi ! Comment cette actrice a pu être embauchée ? Déjà, le simple fait de venir de Ma Famille d'abord, c'est rédhibitoire à mort, ce sitcom cumulant précisément tout ce qu'il faut faire pour ne pas me faire rire, mais alors, en plus, elle en fait des tonnes ! Ce qui ne serait, bon, disons, éventuellement, pas problématique, pas trop, si en face elle n'avait pas Nicole Sullivan, qui déjà, n'est pas exactement dans la sobriété en général (voir Hot Properties pour le vérifier). Là ça fait surenchère et j'ai envie de distribuer des baffes. Qu'on ne vienne pas s'étonner que j'aie lâché l'affaire à peu près à ce moment-là.
...
Ce qui est dommage parce que, justement, c'est là qu'il se dit un truc bien. C'est là que le personnage de Rita prend sa vraie consistance, et qu'on a en plus droit à un dialogue plutôt sympathique sur l'épanouissement personnel, le fait d'avoir des hobbies dans la vie, d'avoir plusieurs facettes, tout ça... enfin bref ça donnait un peu de substance quoi. Mais la forme (comprenez : Tisha Campbell-Martin) est tellement irritante qu'il faut vraiment redoubler d'efforts pour suivre cette scène en intégralité. Eh bien, s'y résoudre courageusement, ça mène à...

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ETAPE 3 :
Comment dire, WOW ? Une dynamique assez sympathique s'est mise en place en quelques minutes, relativement improbable (notamment avec le voisin et le copain de la fille de Rita), et donne lieu à une scène d'une énergie assez incroyable ! Et là j'ai carrément craqué. Je me suis dit que finalement, ce n'était que le début, et que Rita Rocks avait peut-être quelque chose dans le vente après tout. Ils vont peut-être réussir à trouver quelque chose à dire, ces petits gars. Et à chanter ce qui ne sera pas un mal ! Faut-il s'attendre à ce genre de boeuf à chaque épisode ? Subitement j'ai eu envie de le vérifier !

Laisser du temps, c'est ça la clé ! Tenez, c'est comme Richard Ruccolo... il y a quelques années, dans Un toit pour trois, il était juste sympa. Là il est carrément consommable. LE TEMPS, vous dis-je !
Bon, finalement, ptet que j'ai trouvé une nouvelle comédie à surveiller cette saison... Et j'ai un peu envie de vous encourager à lui donner sa chance aussi. Vous me promettez d'essayer ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Rita Rocks de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 18:53 - La preuve par trois - Permalien [#]