ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

05-01-12

Pas mauvaise, juste dessinée comme ça

C'est forcément un peu sectaire, mais quand je lance une série clairement adressée à la tranche ado et/ou préado, je ne me dis pas que je vais regarder de la grande télévision. Si, la fois où, nostalgique, j'ai regardé le pilote de L'Odyssée imaginaire, ce genre de choses, et encore. Mais que ça vienne de Disney, teen nick, The CW ou ABC Family, mes attentes sont immédiatement revues à la baisse. C'est une question de survie.

Quand a commencé le pilote de Jane by Design, je n'avais donc pas en tête l'idée que je pouvais être bluffée.
Et ça ne s'est pas produit.

JanebyDesign
Mais je me rends compte que je suis bien cruelle. Jane by Design n'est pas une mauvaise série ; je la donnerais plus volontiers à regarder à un téléphage en herbe que la plupart des calamités Disney que j'ai pu tester.

Bien que l'héroïne soit irritante (pas par nature mais essentiellement à cause de son interprète, assez insupportable), on rentre facilement dans cette histoire de double vie mignonnette. Les personnages secondaires sont un peu caricaturaux, mais ils ont encore quelques chances d'être exploités de façon sympathique, à défaut d'être originale. On ne verse ni excessivement dans le pathos, ni dans la comédie grosses tatannes ; globalement, en-dehors du halo lumineux autour des acteurs (plus insolent dans certaines scènes que d'autres il est vrai), la série n'abime pas la rétine ; on y trouve évidemment des fringues en pagaille, mais c'est fait avec une certaine candeur (à l'instar de la scène où Jane essaye la garde-robe de sa patronne en découvrant le dressing hypra-fourni de celle-ci) et pas avec l'impression qu'on peut avoir dans d'autres séries qu'il s'agit de vendre une ligne de vêtements ou de lancer une mode (d'ailleurs une des robes d'India de Beaufort est déjà apparue dans une autre série, je me rappelle m'être fait la même remarque : c'est moche mais nécessaire quand on n'a pas de hanches ; si vous avez meilleure mémoire que moi, éduquez-moi, je parle de la grise à la fin).

Et puis surtout, derrière cette série, il y a une idée qui me plaît bien et que j'ai déjà évoquée : l'entrée dans le monde du travail. Et sous un angle positif.
Adieu les ados ou universitaires qui souffrent au fast food le plus proche, ici on a une jeune personne qui, certes, a également des raisons financières de se lancer dans ce métier, mais qui avant tout est fascinée par un univers professionnel, et qui l'aborde avec positivitude, même si évidemment il y aura des déconvenues (dés le pilote, à vrai dire), des imprévus et des moments pas marrants. On passe réellement par le genre de stades que je voudrais voir plus souvent dans des séries, c'est-à-dire une façon plus nuancée de montrer le travail quand on débarque : un endroit où on peut à la fois trouver des gens très sympas (l'assistante qui reçoit Jane et le gay-de-service sont sympatoches comme tout), et des supérieurs hiérarchiques plus ou moins sympathiques (la patronne de Jane, le design, etc...).
Evidemment que penser que le patron est systématiquement un con et/ou un emmerdeur a des vertus pour se vider la tête, mais ça n'a pas besoin d'être systématique comme ça l'est devenu dés qu'une série parle de boulot. Jane by Design est l'une des rares séries récentes à s'approprier le monde du travail sans a priori négatif ; c'est regrettable que ce soit une série adolescente qui le fasse, ça donne l'impression d'une démarche quasi-pédagogique, mais pour une fois que le travail n'est pas désigné comme le 10e cercle de l'Enfer, je vais quand même pas me plaindre.

Jane by Design n'est pas la révélation de l'année. Mais ça me semble infiniment plus regardable qu'une énième fiction où l'héroïne veut devenir chanteuse. Evidemment on parle toujours d'un univers relativement glamour, on n'en est pas encore au point où une héroïne de teen show voudra être infirmière ou championne de lutte, mais je trouve qu'il y a quelque chose d'à la fois honnête et rêveur dans son propos, au sens où les robes et les bijoux, les intrigues amoureuses et les identités secrètes, ne virent pas au miroir aux alouettes. Une part de rêve à paillettes, mais aussi une part de réalisme terre-à-terre, confèrent à la série une véritable sympathie. Même si on ne s'en souviendra probablement pas sitôt qu'elle sera annulée car elle se montre assez anecdotique dans ses intrigues pour le moment.

D'ailleurs pour toutes ces raisons, j'ai envie de dire à ceux qui n'ont pas détesté Jane by Design qu'ils sont prêts pour apprécier un dorama nippon sans prétention du style de Real Clothes, pour rester dans la même thématique. L'appel est lancé.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Jane by Design de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 06:45 - Review vers le futur - Permalien [#]

01-05-10

Et dans un nuage, le cher visage de mon passé

Pour le moment, on peut dire que le printemps de 2010 est largement meilleur que l'hiver 2010 en matière de séries japonaises. Vous allez me dire : ya pas de mal. Certes. Mais concrètement j'étais plutôt contente de mes découvertes : Mother, impeccable (un deuxième épisode juste un peu plus classique, mais quand même réussi), Sunao ni Narenakute, prometteur (je me fais le 2e demain, on verra bien), et maintenant Dousoukai. Dans l'ordre décroissant, quand même.

Dousoukai commence par nous présenter sa protagonistes principale, Tomomi, et les temps assez difficiles qu'elle traverse : son mari est au chomdu, ses enfants... on a vu plus coopératifs, et elle a dû vendre la maison familiale dont on ne pouvait plus payer le prêt, pour s'installer dans une location bien plus petite. Tout cela est fort ordinaire et Tomomi est un peu l'épouse japonaise qui renforce tous les clichés sur le sujet, docile, n'ouvrant pas trop sa gueule et courbant l'échine sous la critique. Personnellement je ne pense pas que je sois censée m'identifier à elle vu ma tranche d'âge, ma situation personnelle et professionnelle, mais je comprends bien où les scénaristes veulent en venir.

Voilà donc notre Tomomi qui, pendant le déménagement, tombe par hasard sur quelques papiers qui trainaient par là et qui se souvient soudain que sa réunion d'anciens élèves est... eh bien, là, tout de suite, aujourd'hui. Et je voudrais qu'on s'arrête un moment sur cette information capitale : l'invitation trainait sur la cheminée ? Depuis combien de temps, au juste ? C'est-à-dire qu'elle n'a pas été méticuleusement rangée ? Est-ce à dire qu'en fait Tomomi n'est pas une si bonne épouse ? Moi je dis ça pose question.
D'ailleurs en se rendant à cette réunion d'anciens élèves sur un coup de tête, Tomomi se livre à un deuxième acte répréhensible (je ne vous gâcherai pas la surprise), et franchement on se demande si elle est si sage que ça, la Tomomi. Ouais, arrête de faire ta timide, je t'ai à l'œil.

La réunion se passe merveilleusement bien. On apprend que Tomomi était pompom girl (et sans doute Valedictorian tant qu'on y est), qu'elle avait plein d'amis et que deux garçons étaient amoureux d'elle à l'époque, même si aucun n'a réussi à se placer à ce moment-là. Il y avait d'une part Shinichi, et d'autre part Sousuke. Et pour Sousuke, elle en pinçait, et aujourd'hui devinez quoi, c'est un homme séduisant au possible qui exsude à la fois la masculinité et la zenitude. Alors forcément, Tomomi a des papillons dans le ventre, et essaye de ne pas trop penser à l'époux chômeur et râleur qui l'attend à la maison pendant la soirée. Elle retrouve aussi Youko, qui était sa meilleure amie à l'époque et était amoureuse en secret de Sousuke, et qui aujourd'hui est pétée de thunes et aime bien cancaner.

Après la réunion d'anciens élèves, ce petit monde et quelques autres se retrouvent dans un boui-boui tenu par l'un des anciens, boivent à qui mieux-mieux et s'en vont chacun de leur côté, se raccompagnant les uns les autres. Tomomi, évidemment, se retrouve à faire le chemin jusqu'au métro avec son Sousuke d'amuuur, Youko et Shinichi s'embrassent dans le taxi qu'ils partagent par dépit, et...

Et, ah, enfin. Enfin on sort des amourettes et des machins. Parce que déjà à 20 piges, je m'en tamponne le coquillard, alors à 45, je vais vous dire, je suis pas cliente du tout. C'est pas pour ça que j'avais signé.
Et donc, deux autres amis, Mariko et Kazuhiko, qui sont repartis dans la même direction, ont disparu de la surface de la Terre. Ils sont simplement injoignable. Tout le monde semble s'accorder à dire que c'est la réunion d'anciens élèves qui a ravivé une vieille flamme entre eux ; concrètement, nos 4 protagonistes principaux sont dans la même tourmente, les sentiments d'antan étant soudain ravivés, et avec eux le cortège de regrets, de rancœurs et de jalousies non exprimées à l'époque.

Mais évidemment, les choses ne peuvent pas être si simple. C'est même trop évident, car si Kazuhiko et Mariko laissent des messages indiquant qu'ils se sont enfuis ensemble par amour, abandonnant leurs familles respectives, on garde à l'esprit que d'une part, Kazuhiko est un haut fonctionnaire au Destin politique prometteur, et  d'autre part qu'il est insinué que son ministre de tutelle est au cœur d'un scandale qui pourrait bien lui exploser au visage. Tout cela semble un peu téléphoné.

Mais ça, le pilote ne l'explicite pas trop. On reste pour le moment en surface, en rappelant bien quels étaient les liens des 4 protagonistes principaux (parmi lesquels on compte mine de rien un enquêteur et un journaliste, là non plus ce ne peut être innocent), et on commence lentement à peler la vie de chacun pour voir ce qui se cache derrière les apparences de la réjouissante réunion d'anciens élèves.

Car si Tomomi a menti et dit qu'elle était heureuse, que son mari occupait un emploi normal et qu'elle avait deux adorables chérubins, sur quoi ont menti les autres ?
On s'aperçoit que Shinichi attend depuis plusieurs années que sa femme signe les papiers du divorce (et que ce n'est pas l'éthique qui l'étouffe puisqu'il couche avec une jolie présentatrice du journal télé pour avoir des scoops), que Sousuke a complètement délaissé sa femme et son fils au profit de son travail d'enquête, et que Youko, à la vie en apparence si parfaite, doit partager son toit avec la fille de la maîtresse de son mari.

Si Dousoukai manque un peu de rythme (et par un peu, je veux dire beaucoup) et s'attarde un peu trop à mon goût sur les histoires amoureuses, on sent que le thriller se met toutefois en place et qu'au cœur de cette affaire étrange, Tomomi va se révéler à elle-même, ou peut-être juste se révéler à nous, devenant la femme qu'elle a peut-être toujours été au fond d'elle mais qu'elle a fait taire.
En tous cas il y a moyen de faire quelque chose de ce personnage, même si Hitomi Kuroki (vue bien plus en beauté il y a quelques mois dans Real Clothes) n'en finit pas de minauder et hésiter et être choquée par tout et n'importe quoi, on se dit que la marge de progression laisse bon espoir pour ce personnage.

Finalement, Dousoukai parle à la fois de maintenir les apparences quand on n'est pas si heureux que ça (un thème commun avec Sunao ni Narenakute, finalement), et à la fois d'une double disparition qui promet de nous surprendre une fois ou deux, voire plus si on est en veine. Je n'arrive pas à me souvenir si Reunion proposait quelque chose de similaire, ou se cantonnait à raviver quelques vieilles histoires de cœur ? J'ai bien envie de revoir le pilote, tiens.
Ce n'est certes pas mon coup de cœur de la saison, mais enfin, franchement, c'est sans comparaison avec ce qu'on nous fourguait encore trois mois plus tôt.

Dousoukai

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture, mais font des efforts : la fiche Dousoukai de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:54 - Dorama Chick - Permalien [#]

20-01-10

La première camisole de l'année, ça se fête !

Aussi difficile que ce soit à croire, et je sais combien vous allez tomber des nues... la rubrique Tell Me You Google Me n'avait pas vu la lumière depuis janvier 2009. Et personne ne me dit rien ? Mais si on ne peut même plus compter sur son lectorat pour se faire tirer les oreilles, on ne peut plus compter sur rien !!!
M'bref.
Voilà donc le palmarès depuis le début de l'année...

- Dorama Powa !
Eh bah je vais vous dire, ça fait plaisir. Enfin en tous cas l'intention y est, et c'est déjà pas mal. Parmi les requêtes, on note (et j'irai jusqu'à dire que c'est proportionnel avec l'augmentation de posts dans ce sens ces derniers mois) pas mal de demandes portant sur des séries japonaises. Sauf que ça ne pouvait évidemment pas se faire sans casse...
city hall drama (ça commence à dater, mais soit)
futatsu no spica (c'est marrant, c'est avec cette série pourtant moyenne que tout a recommencé pour moi cet été)
Akakabu Kenji Kyoto-hen drama (je vois qu'il y en a qui sont renseignés)
-Ichi rittoru no namida (le signe moins a probablement un sens qui m'échappe)
real clothes drama spoiler (c'est pas pour l'épaisseur de l'intrigue que vous risquez grand'chose)
Majisuka Gakuen (les fans des AKB48 sortent du bois)
serie like Shimokita glory days (ah pardon, en fait je voulais le mettre dans le paragraphe suivant)

- The internet is for porn
...Enfin, c'est en tous cas ce que bien des internautes semblent croire. Les hormones démangent en toutes saisons, et la meilleure preuve en est le défilé de recherches suivantes :
sm femme offerte au chien (voilà, merci, maintenant il ne me reste plus qu'à me pendre)
teens voyeurs (on est à la limite de la légalité, là)
extrai de scene de nue integrale au cinema (c'est ça oui, faisons mine de croire que c'est pour se documenter sur le cinéma)
cougars suceuses (je me méfierais quand même des dents à votre place, les félins on ne peut jamais prédire ce qu'ils vont faire...)
déesse fait un strip-tease (désolée, le vigile à l'entrée du Mont Olympe trouve que vous n'avez pas suivi le dress code : toge et pouvoirs mythologiques de rigueur)
stop célibat (un nouveau panneau routier ?)
miley cirus nus. (déjà qu'il ne reste pas grand'chose à l'imagination...)

- Ils sont parmi nous, ils sont téléphages, et ils ont un plan
Là, enfin, ça fait sens. On parle séries. Je me sens plus en confiance. D'accord, ce ne sont pas forcément les séries pour lesquelles on trouve beaucoup de posts (mais plutôt quelques tags, glissés comme ça, dans la conversation), mais enfin, bon, quand même, il y a un net progrès.
quels series de vampire regarder ? (sans déc', c'est à moi que vous l'demandez ?)
M6 diffuse rome (il n'est pas interdit de rêver)
lincoln heights sitcom (moi aussi j'ai mis beaucoup de temps à comprendre ce qu'était un sitcom, l'héritage AB Prod sans doute)
regarder vampire diaries (non, non)
maison superbe galactica caprica (ah oui, je vois tout-à-fait de laquelle vous parlez, et si vous connaissez un agent immobilier...)
est-ce que albert ingalls est mort de sa leucémie (le doute subsiste, à vous d'en décider selon votre degré de sadisme)
la serie ou un homme peut faire revenir les morts (hélas, l'homme ne peut pas faire revenir la série d'entre les morts)
qui a composé le générique de the mentalist (oh, de l'humour, j'aime !!!)

- On ne sait toujours pas si on habite dans la même dimension...
Nan, mais vraiment. L'idée même de faire ce genre de requêtes apparait comme tirée d'une série de science-fiction, pour moi. Quels sont les êtres qui ont ce genre de préoccupations, et qui cherchent sur Google la réponse à leurs questions les plus tordues ? Pire encore, pourquoi les moteurs de recherche les dirigent-ils sur moi, ces aliens ?!
surcils ideal homme (ce n'est pas l'épaisseur des sourcils qui compte etc...)
Je veux parler icarly (parler français serait pas mal pour commencer)
you gougle (infirmièèèèèèère !!!)
filme beite maloone (on lui dira, on lui dira)
je vous avouerai (le suspense de cette requête est in-sou-te-na-bleuh)
un homme dit je vais finir par tomber amoureux (j'aime bien la façon que cette formulation a de sonner comme une menace)
jeu virtuelle de deviner a lequel je pense (double challenge parce qu'il faut aussi comprendre l'intitulé)

Eh beh punaise, quand on voit ce qu'on voit, et qu'on lit ce qu'on lit, on se dit qu'on aurait pu être mentalement bien plus atteint.

Allez, pour la route, le Top Cagoule de la première quinzaine de janvier, avec les requêtes portant sur le téléch-... ahem, l'achat légal de DVD. Mais si.
- La Famille Green
- Hero Corp
- Wolf Lake
- The War Next Door
La plupart font quand même plaisir, je trouve. Et pour The War Next Door, sachez que je suis totalement d'accord, l'absence de... DVD pour cette série relève du crime contre l'humanité.

Posté par ladyteruki à 07:11 - Tell Me You Google Me - Permalien [#]

18-11-09

J'ai touché le fond de la piscine dans ton pull bleu Klein

Quand on me voit pour la première fois... je suis mal placée pour dire ce qu'on pense de moi la première fois qu'on me rencontre. Je ne me souviens pas bien de la première fois où je me suis rencontrée, pour être honnête. Mais je pense en tous cas que la première chose qu'on pense ne se rapporte pas à mes fringues. Il faut dire que j'ai un mal fou à trouver des vêtements qui me plaisent ; au gré des modes, les coupes qui me feraient plaisir, les couleurs qui me font de l'œil, disparaissent et me laissent seule devant la nécessité de me vêtir quand même un peu. En général, j'aime un vêtement ou deux de ma garde-robe, pas plus. Je me sens obligée d'acheter les autres, et je les choisis plus négligemment, selon la technique du moindre mal : qu'est-ce qui me parait le moins moche dans ce magasin, dans ce catalogue, dans cette penderie ? Idéalement, je me ferais faire mes fringues sur mesure. Mais je n'en ai pas les moyens, et j'estime avoir mieux à faire que passer mes samedis dans les boutiques pour trouver le haut qui enfin me fera plaisir. C'est du temps en moins pour la téléphagie, soyons clairs. Donc au final, mes vêtements... ne sont pas une part importante de ma façon d'être. Je me borne à limiter les dégâts côté couleurs, à prendre un truc ou deux de temps en temps pour renouveler, et j'attends le coup de cœur qui se produit peut-être une fois l'an, et qui dans ce cas me pousse à acheter le vêtement en question en deux ou trois couleurs, histoire d'être tranquille.

Ce petit préambule pour vous dire à quel point le pitch de Real Clothes m'était pas mal indifférent. Je n'ai pas regardé Le Diable s'habille en Prada, en dépit de la présence d'Anne Hathaway pour qui j'ai une tendresse toute particulière depuis La Famille Green, ce n'est pas pour me ruer sur le premier dorama venu où on parle de chiffons.

RealClothes

Pourtant, en ces temps de travail acharné où le moindre moment de détente se doit d'être exploité à fond, il est venu un soir où je me suis dit : bon, je vais quand même jeter un œil, c'est ça ou du temps de cerveau disponible sur TFHein. Entre deux maux...

Résultat : pas de surprise outre mesure. Ne vous attendez pas à ce qu'à chaque fois que je commence un post de la sorte, ce soit nécessairement pour vous dire "j'aurais trop dû regarder avant !!!". Je sais pas d'où vous sortez mais la téléphagie c'est pas tous les jours une rencontre inattendue qui se transforme en révélation.

En soi, je ne m'attendais pas à ce que les premières minutes du pilote se déroulent à Paris (regarder un dorama pour voir des images de Paris, ya une certaine ironie, non ?), mais en-dehors de ça, Real Clothes est très attendu : l'héroïne a un style vestimentaire déplorable (ç'aurait pu être pire, elle aurait pu ne pas savoir se coiffer, or elle est mignonne avec ses petites mèches...), mais comme par hasard elle est mutée au service mode féminine de son magasin, mais évidemment elle n'y connaît rien, et au départ elle pense que les vêtements c'est superficiel mais dans le fond elle trouve tout ça très joli et elle aimerait bien se transformer en papillon parce que même si au début elle faisait la grande la gueule qui s'en fout, en vrai elle est toute tristoune d'être une vilaine chrysalide.
Allez hop, vous savez tout.

L'interprétation de Karina (je vous ai parlé de Daisuki!! ou pas ? il faut ; rappelez-le moi) est classique elle aussi : ça minaude un peu, ça fait sa petite chose toute contrite, ça pleurniche vaguement, bon, on les connaît, hein. Quant à Hitomi Kuroki, là aussi on est dans les sentiers battus : froide, altière, l'air de tout savoir mieux que tout le monde (pff, je suis sûre que Miki Maya aurait donné plus de cachet à ce personnage... m'enfin).
La seule vraie surprise c'est que l'héroïne, pourtant sapée comme un as de pique, a un petit copain, et ça c'est carrément osé dans le genre, parce que sinon comment on va mettre une intrigue amoureuse dans un prochain épisode ? Je suis inquiète.

Bon vous l'aurez compris, rien que de très banal dans Real Clothes, c'est divertissant sur le moment, ça, je ne dis pas, mais regarder des séries comme celle-là et ne pas immédiatement en faire un post, c'est courir le risque de se croire frappé d'un Alzheimer plus tard : "ah oui au fait, Real Clothes... j'ai regardé ou pas ?". Bien malin celui qui dans 6 mois s'en souviendra.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Real Clothes de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 07:08 - Dorama Chick - Permalien [#]

12-10-09

Staato !

Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais très envie de vous présenter les nouveautés de la rentrée d'automne japonaise. Sans doute parce la rentrée américaine m'a interrompue dans ma fringale nippone de cet été, et que pouvoir mêler mes tendances pilotovores à mon envie de dorama, ça m'a fait trépigner d'impatience ces derniers temps...
Je vous avoue que je voulais réaliser cet article initialement pour un autre site, mais je n'ai jamais pris le temps de leur soumettre quelque chose de suffisamment développé. Mais bon, je leur soumettrai toujours, on verra bien, peut-être qu'il y apparaitra un jour !

- Welkame (NHK - depuis le 28 septembre)
L'histoire : une jeune femme, qui a été élevée dans une auberge à la campagne pour plus tard la délaisser pour partir dans une grande ville, doit retourner chez elle, faisant face aux réactions de ceux qu'elle s'était empressée de laisser derrière elle.
Autour de la série : sont prévus150 épisodes de 15mn chacun, en quotidienne le matin (c'est ce qu'on appelle les asadora).

- My Girl (TV Asahi - depuis le 9 octobre)
L'histoire : un jeune homme de 23 ans  a eu une aventure avec une femme d'âge mûr quand il était au lycée, et, plusieurs années plus tard, il apprend qu'elle est décédée et qu'elle a eu un enfant de lui.
Autour de la série : adaptation du roman du même nom. La bonne nouvelle c'est que deux teams de fansub ont déjà annoncé travailler sur cette série, donc on en reparlera probablement.

- Challenged (NHK - depuis le 10 octobre)
L'histoire : un professeur qui a perdu la vue décide de reprendre l'enseignement en dépit de son handicap.
Autour de la série : pas grand'chose à signaler, sinon qu'on va sans doute chialer comme des bébés.

- JIN (TBS - depuis le 11 octobre)
L'histoire : un neuro-chirurgien tombe dans une faille temporelle qui le ramène au milieu des années 1800, où il se résout à exercer la médecine sur les maladies d'alors avec ses connaissances du « futur ».
Autour de la série : adaptation du manga du même nom.

- Mama-san Volley de Tsukamaete  (NHK - depuis le 11 octobre)
L'histoire : les tribulations d'une équipe de volley uniquement constituée de mamans travaillant dans un supermarché local.
Autour de la série : exception qui confirme la règle, il s'agit d'un sitcom ! Il parait qu'il n'y en a eu qu'un seul avant celui-ci il y a quelques années. En tous cas, comme un bon sitcom qui se respecte, celui-ci sera tourné en public.

- Real Clothes  (Fuji TV - à partir du 13 octobre)
L'histoire : adaptation d'un tanpatsu (téléfilm) où une jeune fille pas spécialement féminine était mutée au rayon prêt à porter féminin d'un grand magasin, et devait devenir plus raffinée.
Autour de la série : le tanpatsu était déjà lui-même l'adaptation d'un manga.

- Gyne  (NTV - à partir du 14 octobre)
L'histoire : une gynécologue hantée par une tragédie passée, et qui fait toujours passer le bien-être de ses patients avant toute chose, se retrouve trainée en justice par la famille d'une patiente morte sur sa table d'opération lors d'une césarienne.
Autour de la série : drame à la fois médical et judiciaire, adaptation d'un article rédigé par un gynécologue réputé.

- Aibou (TV Asahi - à partir du 14 octobre)
L'histoire : deux policiers, un expérimenté et un plus jeune, mènent des enquêtes.
Autour de la série : huitième saison d'une série qui a commencé en 2000, donc n'a plus grand'chose à prouver...

- Fumou Chitai (Fuji TV - à partir du 15 octobre)
L'histoire : après avoir servi en tant qu'officier dans un camps de travail en Sibérie pendant la Seconde Guerre Mondiale, un homme retourne au Japon où il est engagé par une société commerciale.
Autour de la série : remake de la série du même nom qui a compté 31 épisodes en 1979, et d'après le roman du même nom.

- ROMES (NHK - à partir du 15 octobre)
L'histoire : une équipe de choc spécialisée dans la sécurité des aéroports traque aussi bien les terroristes que les hackers.
Autour de la série : seulement 9 épisodes prévus. Adaptation de deux romans. Prend la case dévolue à Primeval au Japon.

- Ohitorisama (NHK - à partir du 15 octobre)
L'histoire : une prof trentenaire tombe amoureuse d'un de ses collègues plus jeune de 10 ans. Ils décident d'emménager ensemble mais la cohabitation ne fait que souligner leurs différences.
Autour de la série : c'est Accidentally on Purpose en version japonaise, sans la grossesse. Et avec presqu'uniquement des chanteurs au générique !

- Untouchable (TV Asahi - à partir du 16 octobre)
L'histoire : une jeune reporter se trouve renvoyée de la publication haut-de-gamme où elle travaillait, mais son sens du détail lui permet d'accéder à la partie « intouchable » des affaires sur lesquelles elle écrit. Elle peut donc à la fois résoudre des affaires et continuer à écrire des articles, même si c'est à présent pour un torchon.
Autour de la série : R.A.S.

- Samurai High School (NTV - à partir du 17 octobre)
L'histoire : un jeune adolescent pas très viril tombe sur un vieux document qui lui insuffle l'esprit de ses ancêtres samurai.
Autour de la série : sur un scénario de Yumiko Inoue (14 Sai no Haha), a déjà eu le temps de changer de titre deux fois avant d'être diffusé.

- Shoukoujo Seira (TBS - à partir du 17 octobre)
L'histoire : Seira est une jeune fille issue d'un milieu aisé qui se retrouve à travailler dans le pensionnat où elle faisait auparavant ses études. Humiliée par ses anciennes camarades, elle affronte pourtant les épreuves avec le sourire.
Autour de la série : je vous en ai déjà parlé plusieurs fois, il s'agira de l'adaptation de la fameuse histoire de Princesse Sarah !

- Tokyo DOGS (Fuji TV - à partir du 19 octobre)
L'histoire : deux jeunes policiers, aux tempéraments contraires mais très zélés, font équipe autour d'une affaire impliquant une étrange jeune fille ayant perdu la mémoire.
Autour de la série : peut-être l'une des séries les plus attendues de la saison, principalement pour son casting.

- Meitantei : Asami Mitsuhiko (TBS - à partir du 21 octobre)
L'histoire : un jeune journaliste qui écrit pour un magazine sur les voyages se retrouve dans diverses contrées japonaises, enquêtant sur des mystères locaux.
Autour de la série : tiré d'une mini-série de 3 épisodes sur le même sujet, Asami Densetsu, diffusée en 2008 sur une chaîne concurrente, et qui était elle-même l'adaptation d'un roman.

- Koushounin (TV Asahi - à partir du 22 octobre)
L'histoire : une équipe d'intervention spéciale, majoritairement masculine et donc avec tous les travers qu'on imagine (hierarchie bornée, sexiste...) a un élément féminin qui sort du lot.
Autour de la série : deuxième saison d'une série démarrée en janvier 2008 (il y a aussi eu le temps pour un tanpatsu).

- Bouchou Mania 09 (NTV - à partir du 22 octobre)
L'histoire : un jeune homme se retrouve juré dans un procès et se prend de passion pour le monde judiciaire. Fasciné, il se met à fréquenter les tribunaux comme un hobby.
Autour de la série : adaptation d'un manga ; la bonne nouvelle pour nos amis non-anglophones, c'est qu'une team française a déjà annoncé qu'elle travaillerait sur les subs de cette série.

- LIAR GAME (NTV - à partir du 11 novembre)
L'histoire : une jeune femme est prise au piège d'un jeu étrange auquel elle n'a pas souhaité participer, où il faut mentir pour gagner ; or, elle est extrêmement honnête et demande donc à un arnaqueur professionnel de lui porter secours.
Autour de la série : c'est la seconde saison de la série LIAR GAME, dont j'ai déjà traité du pilote dans ces colonnes il y a quelques années (eh oui, bienvenue dans le système à la japonaise). Cette seconde saison est un prélude à un film où se déroulera la finale du jeu, et qui sortira en février 2010.

- Gaiji Keisatsu (NHK - à partir du 14 novembre)
L'histoire : les interventions d'une équipe d'élite spécialisée dans le contre-espionnage qui a été créée secrètement suite au 11 Septembre.
Autour de la série : seulement 6 épisodes de prévus.

- Saka no Ue no Kumo (NHK - à partir du 29 novembre)
L'histoire : deux frères officiers de l'armée, ainsi qu'un poète, qui tentent de mener bataille en n'usant pas que de la force, pendant la guerre contre la Russie au XIXe siècle.
Autour de la série : attention les yeux... il s'agit d'une super-production historique (les personnages ont existé) diffusée en trois partie, à l'automne 2009 (5 premiers épisodes), puis 2010 (3 épisodes), et enfin 2011 (5 derniers épisodes), et filmé en Russie et en Chine. Episodes de 90mn chacun.

Allez, en bonus je vous offre le top des séries les plus attendues de cette nouvelle saison nippone (d'après Oricon, spécialiste en classements et sondages de tous poils au Japon) :

1) LIAR GAME (FujiTV)
2) Tokyo DOGS (FujiTV)
3) Fumou Chitai (FujiTV)
4) Aibou (TV Asahi)
5) Otomen  (FujiTV) (la saison a commencé en août et reprend après un hiatus, doublé d'un changement de case horaire)
6) Koushonin THE NEGOTIATOR (TV Asahi)
7) My Girl (TV Asahi)
8) Samurai High School (NTV)
9) Real Clothes (FujiTV)
10) Ohitorisama (TBS)

Inutile de dire qu'il y en a dont vous n'entendez certainement pas parler ici pour la dernière fois ! Mais bon, LIAR GAME, je vais passer mon tour, Tokyo DOGS ne m'attire pas du tout... bref vous voyez le truc, ce n'est pas du haut du classement dont je vais beaucoup vous parler. Enfin bon, si je suivais ce qui disent les prévisions d'audience, ça se saurait. Par contre, Otomen, ça fait quelques semaines que je me dis que je vais essayer d'y jeter un oeil, alors on verra.
M'intéressent plus particulièrement : Gyne, Bouchou Mania 09, un peu My Girl, et quand même Fumou Chitai. Peut-être aussi la grande fresque historique en trois ans, si j'ai le courage et que des traducteurs l'ont aussi (ça risque hélas de faire peu d'émules). Sans compter évidemment Shoukoujo Seira !

Posté par ladyteruki à 19:32 - Dorama Chick - Permalien [#]


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