ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

10-06-11

Il suffit de trouver la combine

A première vue, j'ai eu comme l'impression que mon post sur le pilote de Franklin & Bash allait présenter de curieuse similitudes avec celui que j'avais pu écrire sur The Defenders voilà quelques mois.

Tiens, pendant que j'y pense, d'ailleurs... Comment se fait-il que j'aie arrêté de regarder cette série ? Je n'ai pas fini la saison, et quand elle a été annulée ça faisait même un bout de temps que je n'avais pas vu un épisode... curieux, ça. Ah, oui, ça me revient : quand je me suis lancé dans mon défi The Téléphsage Experiment, la semaine sans cagoulage avait fait passer à la trappe certaines séries, sans autre raison que "loin des yeux, loin du coeur". The Defenders avait ainsi bêtement sombré dans l'oubli.
C'est con, en fait. Je n'avais pas de grief insurmontable envers cette série. Je m'y remettrai peut-être, en fin de compte, si j'ai le temps. Et puis de toute façon, maintenant qu'elle est annulée, ça ne m'engage pas beaucoup.

Ah oui, pardon. Franklin & Bash. Des avocats, donc forcément des petits gars que j'ai plaisir à regarder. Quoique, ça n'avait pas trop marché pour Raising the Bar, comme quoi un acteur sympa et un genre qu'on apprécie, ça ne fait pas tout.

FranklinBash

De toute évidence, l'intérêt de Franklin & Bash réside dans les entourloupes, les effets de manche et les coups bas qui seront utilisés pour gagner... à la condition de ne pas s'apesantir sur le côté justicier vu dans le pilote. Cette phrase condense en fait mon ressenti vis-à-vis de ce pilote. Car si j'aime ce côté bidouilleur que les personnages principaux nous dévoilent rapidement, si j'aime voir des avocats tremper dans la magouille pour remporter une affaire, c'est parce que l'immoralité me semble trop peu développée dans la plupart des legal dramas. Là où The Practice montrait des avocats qui luttent pour rester le plus possible en accord avec leur conscience, là où Ally McBeal nous rappelait que les avocats ne sont pas de marbre et que leurs sentiments les rendent faillibles, là où les Law & Order insistent sur les questionnements sur la société qui font partie de ce métier... assez rares sont, au final, les séries qui admettent qu'un avocat peut aussi être, tout simplement, être vénal et/ou pourri.
Comme pour les séries policières, beaucoup de legal dramas donnent l'impression d'être dans une démarche de réhabilitation plus qu'autre chose (et c'est pour ça que je me demande ce que peut bien avoir fait El Equipo de travers pour s'attirer pareil courroux).

Alors si je dois assister au spectacle déplorable (bien que hautement divertissant) de deux avocats ayant coupé tous les ponts avec la moralité, j'aime autant que ce soit sans réserve !

Dans Franklin & Bash, j'ai donc beaucoup apprécié les artifices déployés pour gagner les procès, les personnages d'ados attardés, les seconds rôles caricaturaux, même. Mais j'espère que la série va se garder d'un excès d'optimisme en faisant de ses héros de gentils MacGyver des tribunaux qui veulent tout de même vaincre les injustices. Il me semble y voir une contradiction, dont il faut se débarrasser au plus tôt.
Pas de coup de coeur, donc, mais l'envie tout de même de voir quels subterfuges nos deux héros vont trouver au prochain épisode. Je vous préviens, j'attends qu'on me surprenne, j'attends qu'on me fasse rire, j'attends des revirements de situations de folie. Voilà, en fait, tout ce que Franklin & Bash devra faire pour ne pas finir comme Fairly Legal, une série qui aurait pu progresser et offrir quelque chose de nouveau, mais qui s'est reposée sur son pitch de départ. Allez les gars, vous pouvez le faire. Vous trouverez bien une astuce.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Franklin & Bash de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:47 - Review vers le futur - Permalien [#]

10-02-10

Profond, profond... n'exagérons rien

Vous connaissez ma blague préférée sur les avocats ? J'ai déjà dû vous la citer mais qu'importe, elle est vraiment de circonstance quand on sait que ce post va parler de The Deep End.
Un bateau coule avec 100 avocats à son bord, que reste-t-il ? ...Un immense espoir.

TheDeepEnd

Les avocats et moi, c'est une longue histoire d'amour, et je ne saurais dire exactement quand et comment elle a commencé. Mais pour sûr, ça fait plus d'une décennie que c'est la lune de miel. Ah, les heures passées devant Ally McBeal, The Practice ou encore L.A.Law ! S'il n'était pas si laid et si instable, David E. Kelley serait probablement mon héros. Autant les flics, ça me gave, autant des avocats, il n'y en a jamais assez dans ma télé. Pis si je continue à cagouler activement comme je le fais, un jour j'en rencontrerai peut-être un en vrai ? Ahem.

Alors oui, bon, d'accord. Toutes les séries avec des morceaux d'avocat dedans ne me font pas forcément de l'effet. On se souviendra par exemple du désastre Raising the Bar, j'ai eu du mal à aller au bout du pilote et parfois j'en fais encore des cauchemars.

The Deep End ne part pas d'un pied particulièrement original, looooooin de là : il s'agit de montrer les premiers pas dans le métier de quelques jeunes avocaillons à peine sortis de l'université, intégrant un prestigieux cabinet. Bon ça va, on les connait, hein. Il va naturellement y avoir l'idéaliste, celui qui a les dents qui rayent le parquet (ici, c'est une jolie blonde riche), la petite chose discrète... A un moment, couleurs de cheveux à part, j'avais l'impression d'assister à un mélange entre Code Blue (pour la brochette de newbies stéréotypés) et Hokaben (pour le contexte, et encore plus le cas pro bono).
C'est une nipponohile convaincue qui vous le dit, en toute amitié et le plus cordialement du monde : quand on compare une série japonaise avec une série américaine, c'est bien ; l'inverse est par contre mauvais signe. Très mauvais signe. Un corbeau mort sur le pas de votre porte est un meilleur présage, en gros.
Donc le pilote commence et je me dis : "aïe, c'est mal barré".

Les poncifs s'accumulent, mais chose curieuse, l'ennui ne plane pas. Raison numero uno : le cast. Très bon cast. Billy Zane, qui fait son Billy Zane. Clancy Brown, qui a vieillit mais tient encore bien la distance. Matt Long, faut le nourrir ce petit, il a bien mérité son steak. Etc, etc, etc. Raison numero duo : un excellent rythme. C'est un peu surfait en apparence, mais en tous cas il n'y a pas la moindre scène pour meubler. Ça va vite, ça va très vite, on va pas passer la nuit sur la présentation des personnages mais on va pas zapper la question non plus, alors mettez votre ceinture et accrochez-vous parce que dans 45mn, vous maîtrisez la question et attention, yaura une interro sur table la semaine prochaine.
En quelques minutes, celui qui passait pour l'ange de la petite bande démontre qu'il peut mentir sans ciller à une veuve, le petit con qui fout son pénis partout fait preuve d'une honnêteté quasiment à toute épreuve, la bitchasse blonde a un gros problème œdipien et, ô merveille, la petite chose toute timide démontre dés le premier épisode qu'elle en a dans le pantalon. Bref ça bouge, les personnages ne sont pas totalement unidimensionnels, c'est bien foutu.

Alors évidemment, The Deep End, ce n'est pas The Practice. Les dilemmes moraux et les interrogations des petit loupiots ne vont pas vous fendre le cœur ou remettre quoi que ce soit en question. On n'est pas dans ce type d'exigence. Non, concrètement, The Deep End sera un bon divertissement, voire éventuellement un très bon avec de la chance (mais il lui manque peut-être un petit quelque chose pour le moment, un truc qui dit "hé, j'ai une personnalité bien à moi" comme les hallus d'Ally McBeal ont pu le faire), et ça ne va pas plus loin en ce qui concerne le pilote. Mais enfin, c'est pas pour autant qu'il faut bouder son plaisir. Même si la fin de l'épisode fait redouter que les coucheries prennent plus d'importance qu'il ne faudrait (attention à l'épidémie de grezanatomisme !), ce premier épisode est prometteur. Ce qu'il promet ? Une détente qui ne soit pas abrutissante. C'est bien, déjà !

Pour tout vous dire, arrivée à cette période de l'année où la plupart des nouveautés de la saison sont déjà sorties (pas toutes heureusement), j'ai jugé qu'il était salvateur de revoir mes standards à la baisse. C'est pas franchement la meilleure raison de regarder une série, mais actuellement, en trouver une tout court relève parfois de l'exploit...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Deep End de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:05 - Review vers le futur - Permalien [#]

27-09-09

Désespérée, mais pas au foyer

Je crois que ce sera le dernier de mes posts de découverte pour aujourd'hui. 8 pilotes en une journée... petite forme on dirait. Je ferai mieux la prochaine fois. J'arrêterai de manger, de dormir, toutes ces futilités chronophages... Je pensais d'ailleurs finir la journée de pilotes avec un peu plus de panache que ça. Mais tant pis.

Pourtant j'aime bien les avocats. Pas juste parce qu'on peut faire plein de blagues odieuses avec eux (c'est juste un bonus), mais parce que c'est probablement l'une des professions que je préfère voir à la télé. Qui dit avocats dit, dans une immense majorité des cas, qu'on va avoir droit à une série intelligente, car rares semblent être les scénaristes qui se risquent à ce genre quand ils n'ont que de l'eau entre les oreilles (genre un CV constitué uniquement de scripts pour la CW). C'est presque toujours une garantie. Presque toujours. Je me sens entre de bonnes mains quand je sais que la série va tourner autour d'un avocat, ou d'un cabinet d'avocats, ou n'importe quelle combinaison de personnages incluant des avocats. Bon d'accord, Raising the Bar a été une notable exception récemment. Mais à part ça, je suis une enthousiaste.
C'est pour ça que je pensais finir la journée dans un feu d'artifices.

Oui. Votre intuition est juste.
J'ai effectivement été déçue par The Good Wife. Probablement parce qu'il est difficile de ne pas faire de comparaison avec Canterbury's Law, et que cette série, j'ai toujours pas compris pourquoi elle n'a pas duré. Et puis d'une façon générale, parce que The Good Wife est un peu bâtarde, dans son genre.

J'entendais le concept de départ comme quelque chose de prometteur : l'épouse d'un homme politique tombé en disgrâce judiciaire et médiatique reprend le chemin du travail après avoir passé plus d'une décennie à jouer les épouses modèles. C'était intéressant, comme angle. Je me disais que le point de vue sur le monde judiciaire allait nécessairement être différent pour un tel personnage, et en toute honnêteté, je m'attendais à ce qu'il soit beaucoup plus question de l'affaire de son époux que d'un petit meurtre de rien du tout. On voit Alicia compatir avec sa cliente, mais ça ne va pas bien loin, cette affaire.

Qui plus est, l'intrigue professionnelle du pilote est un peu simpliste : en fait, tout l'enjeu pour Alicia, c'est de montrer qu'elle est meilleure que tout le monde (l'associée qu'elle remplace sur cette affaire, le petit jeune avec qui elle est mise en compétition au cabinet, le procureur vaguement obséquieux, et même la police qui a enquêté sur l'affaire). C'est merveilleux. C'est magique. Elle trouve une preuve qui n'existait pas dans le dossier, démontre des trucs que personne n'a vus avant elle, sort de son chapeau des pièces à conviction, c'est merveilleux, c'est magique. Ah je l'ai déjà dit peut-être ? Plutôt que de montrer qu'elle est brillante, que l'intellect ne vieillit pas avec les années, quelque chose comme ça... les scénaristes se sont contentés de se ranger de son côté et de lui simplifier la vie. Alors que ce serait tellement plus prestigieux si elle arrivait à tordre la logique pour faire acquitter sa cliente ! Mais non, on lui invente un dossier parfait, qui la fait forcément gagner à la fin, c'est merveilleux, c'est magique ! Je radote, je sens...

Bon, ce n'est pas la gloire côté prétoire ? Il restait encore de l'espoir sur le front de la vie privée d'Alicia. Manque de chance, mauvaise pioche sous cet angle-là également. Alors qu'on aimerait nous faire croire que la belle a fait de ses enfants sa priorité, on ne verra ces derniers qu'une poignée de secondes (personnellement je serais infoutue de dire à quoi ils ressemblent, je sais que le fils est brun mais à part ça...). Conflits à la maison ? Réduits à trois lignes de dialogues. Il faut dire que lancer la série deux ans après les faits n'aide pas, on comprend que les passions soient retombées, mais ça ne sert pas vraiment l'intrigue.

Au milieu de tout cela, Julianna Margulies est aussi glaciale que son botox le lui permet, égale à elle-même, et une fois de plus on ne lui demande rien d'autre que d'avoir l'air aussi lisse que possible, voire carrément distante. Son jeu passe bien dans une majorité de scènes où on cherche à nous faire comprendre que l'épreuve l'a endurcie, mais dans les quelques unes où on voudrait voir son côté humain, les émotions font cruellement défaut.

The Good Wife est un bon legal drama, pourtant. Évidemment que c'en est un, j'ai envie de dire ! Tous les ingrédients y sont : bonne distribution, bonne réalisation. C'est du travail soigné, ça ne fait aucun doute. Et le manque de fantaisie n'est d'ailleurs pas tellement grave, on ne demande pas de l'originalité à une telle série. On lui demande juste de créer un lien avec les spectateurs, pour pouvoir s'intéresser sincèrement à l'histoire personnelle d'Alicia, ainsi qu'à ses affaires. Mais ça ne se produit pas. Comparativement (je sais, je sais... il ne faudrait pas, mais c'est si évident), Canterbury's Law montrait bien mieux les plaies, creux et bosses de son personnage ; il ne s'agit pas de faire d'Alicia un personnage aussi borderline qu'Elizabeth, naturellement, mais au moins de lui donner un relief équivalent. Ici c'est assez fade sur ce plan et sur les autres.

Par contre il est possible que la série s'améliore avec le temps, tout n'est pas perdu. Mais si vous me demandez à moi, ce que j'en pense, je ne donne pas cher de l'avenir de cette série. Chaque année, on en voit des comme ça. Qui n'ont rien à se reprocher en définitive, si ce n'est d'avoir été un peu trop polies par les différentes étapes de production, et qui ne donnent pas l'impression d'avoir quelque chose à offrir sur le long terme. Je regarderait peut-être encore un épisode ou deux, et puis... si la série n'est pas annulée à ce moment-là, je l'annulerai juste chez moi.

PS : il faut absolument que ce générique s'épaississe, j'adore l'idée. C'est tout simple, mais j'adore la mise en images. Faut faire mieux que ça, c'est trop dommage.

TheGoodWife

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Good Wife de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:56 - Review vers le futur - Permalien [#]

22-09-08

Trop facile

Je perds la boule. Je n'arrive pas à me souvenir si je vous ai déjà parlé de Raising the Bar. Les tags me disent que non (hein que c'est utile, ces bidules ?). Je recouvre un peu de ma santé mentale. Très peu, vu la série dont je m'apprête à vous parler et qui me rend dingue...

Préambule : notez bien que je suis extrêmement bien disposée, sur le papier, à l'arrivée de cette série. Je n'ai qu'une affection modérée pour les séries policières, mais les séries judiciaires ont d'avance toute ma sympathie. J'allais y retrouver la délicieuse Jane Kaczmarek, en plus ! Et puis Gosselaar, même avec le cheveu long et gras, reste Gosselaar... un bon petit eye candy qu'on ne peut décemment pas refuser. Même si son jeu est pourri, il présente bien, quand même !

En dépit de tous ces a priori positifs (ou peut-être justement par leur faute), Raising the Bar a démontré que Bochco ne plaçait pas... non, attendez. Je ne vais pas m'amuser à ça. Pas de jeu de mot sur le titre (lui-même étant déjà un pun), ce serait trop facile. Ce serait entrer dans le jeu de la série. Non, je ne vous donnerai pas cette satisfaction, Môssieu !

Parce que franchement, c'est la raison pour laquelle je n'avais pas parlé de Raising the Bar plus tôt : cette série est simplement pathétique ! C'est une dramédie à la Kelley, mais sans le génie de Kelley... pour autant que je sache Bochco n'a jamais eu son génie lorsqu'il s'agissait d'intégrer dans une même série autant de folie que de raison. Bochco ne sait pas nous éberluer devant la fantaisie de ces personnages, et je le soupçonne d'en manquer beaucoup trop lui-même pour pouvoir faire illusion. Ce type a des qualités mais la démence n'en fait pas partie, or c'était une qualité essentielle si l'on voulait faire de Raising the Bar une vraie réussite.

Non qu'il soit nécessaire d'être Kelley pour faire une série à la fois judiciaire et déjantée, je suis sûre que d'autres peuvent le faire, et pas strictement sur le même modèle d'ailleurs, simplement il leur faudrait la même capacité que lui à sortir des poncifs du genre, et des rigidités habituelles des personnages. A les rendre réellement désaxés. Ici, les personnages de Raising the Bar sont d'une banalité affligeante, ils sont... beiges, oui, je pense que c'est le mot. Tristement passe-partout. Et ce n'est pas d'apprendre les coucheries des uns et des autres sur la fin (surtout que ça ne surprend personne, l'effet est entièrement raté) qui change la donne.
Celui de Jane Kaczmarek, effectivement, retient à peu près l'attention. L'actrice semble s'y donner avec délectation, et l'écriture semble lui offrir les seules opportunités d'originalité, mais tout ça manque de logique. Les personnages d'une bonne dramédie sont bizarres, mais on peut les comprendre ou compatir à leurs tribulations, bref se lier avec eux de façon à leur pardonner leur étrangeté, voire même la voir comme une qualité charmante. Ici rien de tout ça, dans Raising the Bar c'est en fait exactement l'inverse, les personnages sont on-ne-peut-plus normaux, mais ils semblent inconsistants. Comment voulez-vous vous lier avec eux dans ces conditions ? Et si on ne peut pas établir de lien avec toute cette clique, comment les supporter jusqu'au bout de leurs argumentations ? Comment espérer avec eux la relaxe du client ?

Le problème c'est que ni l'émotionnel, ni le rationnel, n'ont d'attrait ici. Les plaidoiries sont fades (bah oui mais quand on passe derrière d'autres séries du même genre, il faut savoir relever le défi !) et sans surprise. Pas un avocat, même Gosselaar qui pourtant semble avoir été désigné personnage principal, avec ce que ça semble comporter obligatoirement d'idéalisme et de passion (Alan Shore me manque...), que tout cela est prévisible, ne se revèle être spécialement brillant devant la Cour. Et c'est le personnage avec le plus de temps d'antenne, alors imaginez le peu de répondant en face ! Non, sérieusement, on essaye de faire quoi, ici ?

Tout cela n'a nullement empêché la série de très bien fonctionner et de faire partie des premiers renouvellements de la saison, pour une raison qui m'échape encore. Ca doit être ce même genre de motivation qui fait que les gens s'intéressent quand même à la suite de True Blood. Comme une sorte de papillon attiré par l'espoir lumineux de finir par voir une amélioration, j'imagine.
Eh bah brûlez-vous les ailes, si tel est votre bon plaisir, mais ce sera sans moi.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Raising the Bar de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:05 - Review vers le futur - Permalien [#]


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