ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

04-09-12

Moins douce que le miel

En découvrant Revenge, je m'étais promis de retenter le coup avec l'arrivée de l'été, une saison qui semblait bien plus propice, à bien des égards, pour apprécier ce thriller soapesque. Et j'avais raison, en fin de compte. Après avoir regardé, voilà 10 jours, le pilote pour la seconde fois, je me suis dit que plus vite c'était fait, plus vite c'était fini, et j'avais embrayé sur les épisodes suivants.
Revenge se situe dans cette étrange zone dans laquelle on classe les séries dont on ne peut décemment pas dire qu'on les aime, mais qu'on prend plaisir à suivre et qu'on ne déteste même pas vraiment. On est simplement conscient, en les suivant, qu'on pourrait passer notre temps à regarder quelque chose d'une qualité supérieure, soit sur le plan de l'écriture, soit de l'émotion, que les options pour le faire ne manquent pas, mais que, bon, voilà, maintenant qu'on a commencé, c'est quand même dommage d'arrêter.
Une zone un peu bâtarde qu'on ne peut même pas assimiler à du guilty pleasure (mais, ressentant très rarement de honte quel que soit le programme que je regarde, je ne suis toujours pas certaine de comprendre le concept de guilty pleasure, alors...) mais qu'on est physiquement incapable de qualifier de plaisir tout court...

En tous cas, toujours est-il que 10 jours plus tard, cette première saison est finie pour moi, et très franchement, je ne saurais toujours pas dire, arrivée à ce point, pourquoi je me suis tapé les 22 épisodes. Peut-être parce qu'une fois de temps en temps, je regarde des séries qui marchent plutôt que celles qui se font annuler comme des malpropres ? Qui peut dire. Mais en tous cas, l'heure est au bilan, et voici donc mon post sur cette première saison de Revenge, avec ses qualités, ses défauts, et ses défauts. Pardon si je me répète...

Revenge

Revenge est donc cette histoire classique de la personne seule contre tous qui cherche absolument à se venger des riches qui ont fichu sa vie en l'air (toujours des riches, forcément). Amanda Clarke n'avait en effet que 9 ans quand un soir, une unité anti-terroriste est intervenue dans la maison qu'elle partageait avec son père, arrêtant celui-ci avant de la confier aux services sociaux. Passée d'institution en institution, la petite fille grandit avec la conviction que son père est un terroriste ; elle ne le reverra plus. Devenue adulte, elle retourne sur les lieux du drame, les si huppés Hamptons. Son but ? Obtenir réparation de la famille qui a causé la perte de son père : les Grayson. Toute ressemblance avec la famille Gracen de Profit est évidemment fortuite. Ou bien ?
A partir des éléments que son père lui a laissés au moment de son émancipation, Amanda, devenue Emily Thorne, va donc lentement remonter la piste des Grayson, qui sont les véritables coupables ; leurs complices, un à un, vont tomber dans ses pièges successifs... mais ce n'est jamais assez.
Tant qu'elle n'aura pas été jusqu'au bout de son plan avec les Grayson, elle ne trouvera pas satisfaction. Et encore.

La saison va se dérouler en plusieurs étapes. La première sera de rayer un à un les pions "intermédiaires", ceux qui ont été utilisés, manipulés ou parfois même menacés par les Grayson, afin de faire porter la responsabilité de leurs actes à David Clarke, le père d'Amanda, puis de le faire disparaître. Cette séquence éliminatoire prend une poignée d'épisodes ; c'est un peu répétitif mais fort utile pour commencer à rassembler les pièces du puzzle. Car en effet, si Emily semble au courant de toute l'affaire, ce n'est pas du tout le cas des spectateurs, qui sont condamnés à apprendre de façon épisodique ce qui s'est réellement passé en 1991, quand les Grayson ont blanchi l'argent d'un groupe terroriste avant de faire porter le chapeau à Clarke ; pour couvrir cette couverture, il leur a ensuite fallu continuer à intriguer, aggravant leur cas.
Une fois les premiers éléments posés, et les personnages mineurs mis sur la touche afin à la fois de prouver le brio d'Emily et nous servir d'introduction à la mythologie de la série, Revenge se calme progressivement dans son trip auto-assumé Dix petits nègres, pour se recentrer sur la famille Grayson. On passe alors dans une autre phase, plus longue, pendant laquelle Emily semble s'infiltrer avec aisance dans la riche famille Grayson. Cela passe apparemment par une riche idée : faire en sorte que le fils aîné des Grayson tombe sous son charme, se fiancer à lui et...
Le problème majeur de Revenge, c'est justement ça : cette vengeance en cheval de Troie. Emily va passer le plus clair de son temps à avoir le regard haineux et à clamer à qui veut l'entendre (ou plutôt au seul habilité à l'entendre, son "ami" Nolan) que telle un Cylon, elle a un plan, et qu'elle finira par les avoir. Par se venger. Par obtenir un semblant de justice pour son père.
Mais quel est ce plan ? Aucune idée. C'est d'ailleurs ce qui fait la différence entre un vrai thriller et un simple soap : ce dernier se réserve la possibilité d'inventer un retournement de situation à la dernière minute, même extravagant, pourvu de prolonger un peu les choses au besoin. Il est clair que les scénaristes n'ont qu'une vague idée de l'objectif qui est celui d'Emily... Pourquoi veut-elle épouser le fils de la famille Grayson, par exemple ? C'est un axe central de la saison et pourtant on comprend mal en quoi cela lui permettra de se venger des Grayson mieux qu'elle ne l'a fait avec les autres gêneurs sur son passage. En fait le plan semble passablement ridicule : Emily/Amanda a le choix entre, disons, tuer l'un, l'autre ou les deux enfants de la famille Grayson d'une part, ou d'autre part coucher avec leur fils, risquer d'en tomber amoureuse, se coletiner la vie de famille de cette dynastie suspicieuse, pour... euh...? Pour arriver à quoi, en fin de compte ? Je suis bien incapable de le dire et j'ai vu toute la saison ! Les ressources qu'elle déploie, autant sur le plan de la manipulation, de la recherche que de la surveillance technique, lui sont à première vue bien plus utiles que se marier avec l'héritier de la famille ; ce n'est pas la meilleure façon d'obtenir des informations, comme son équipe avec Nolan le prouvera en de nombreuses reprises.
Sans ce manque de vue à long terme, Revenge pourrait aisément faire pardonner les axes les plus soapesques de son intrigue, comme les relations amoureuses de certains personnages secondaires, par exemple. Mais l'équilibre n'est pas préservé pendant ce tronçon longuet pendant lequel Emily semble piétiner sans raison.

L'avant-dernière partie de la série est pire encore. En introduisant un acte totalement parasite (la mort d'un des personnages secondaires qui n'avait pas vocation à faire partie de la mythologie centrale), la série décide de s'empêtrer dans une intrigue qui, pour le coup, ne pourrait pas hériter plus de la tradition des soaps. Qui est le meurtrier ? Est-ce le vrai meurtrier qui va être puni par la Justice ? Pourquoi donc en passer par là ? Eh bien probablement parce qu'à l'issue de la commande initiale, l'équipe de Revenge a reçu confirmation que des épisodes supplémentaires avaient été commandés, et que ce n'était absolument pas prévu. Alors forcément, on colle un patchwork d'intrigues histoire de gagner du temps jusqu'au final.

C'est dans cette dernière ligne droite que Revenge réussit réellement sa mission. D'abord avec ce qui reste probablement l'un des meillers épisodes de la saison, avec l'orchestration brillante de plusieurs flashbacks. Ensuite parce qu'enfin, plusieurs pièces placées depuis le tout début de la saison, et que c'est précisément ce qu'on attendait. Mais tous les éléments ne sont pas clairs, et certainement pas tous résolus parce que, eh bien, on va encore gagner du temps jusqu'à la saison 2. Fort heureusement, les pistes lancées pour cette seconde saison ne sont pas forcément décevantes, et permettront probablement d'éviter tout risque de répétition. Vu ce qu'on sait des scénaristes, c'est rassurant de savoir qu'au moins, on n'aura pas à tourner en rond, quand bien même cette fichue vengeance ne devrait pas s'accomplir avant une décennie.

Puisque son scénario n'est pas exactement d'une originalité à toute épreuve, que ses détours tordus sont plus souvent des prétextes que la preuve d'une intention claire sur le long terme, et que la mythologie, bien que complexe, ait tendance à pouvoir être artificiellement complexifiée au besoin, l'un des atouts dont Revenge avait besoin, c'est d'un cast solide.
De ce côté-là, il y en a vraiment pour tous les goûts. Emily VanCamp, pour commencer, démarre la saison en bien mauvais état ; peu convaincante lorsqu'il s'agit d'être venimeuse, elle a également tendance à répéter toujours les mêmes expressions lorsqu'elle complote dans le dos des Grayson. Cela s'arrangera fort heureusement en cours de saison, mais il manque tout de même quelques grammes de charisme dans son cocktail d'élégance, de finesse et de duplicité, qui feraient d'elle une héroïne comparable à d'autres grandes figures de la télévision. Jamais vraiment capable de décoller, et d'une scolarité insupportable lorsqu'il s'agit de lire un monologue sur un prompteur pour fournir l'abondante voix-off des épisodes, Emily VanCamp manque d'envergure. Ce n'est absolument pas le cas, en revanche, de sa némésis Victoria Grayson, qui a une aura de folie. On peut ricaner devant son visage refait, mais Madeleine Stowe sait donner le change, même avec une bouche passée au hâchoir. Au point même qu'elle est capable de donner le change quand ça ne sert à rien du tout. Battements de cils courroucés, pincement méprisant des lèvres, et petit sursaut des pommettes plein de fauceté, sont au programme au permanence même quand il n'y a rien à dire. Fort heureusement, Victoria Grayson est l'un des deux personnages les mieux écrits de la série ; elle a notamment droit aux seules séquences d'émotion réellement touchantes ; son drame personnel, c'est d'être tombée amoureuse de David Clarke alors qu'elle était mariée à Conrad Grayson, un homme prêt à tout pour sauver sa famille, son nom et son patrimoine. Peut-être que si elle avait quitté son mari plus tôt, on n'en serait jamais arrivés là, mais on ne le saura jamais parce que Victoria Grayson, que voulez-vous, tient aussi quand même à son standing. Et c'est un personnage rongé par le remords, mais aussi une femme qui pleure encore l'amour véritable dans sa vie, que nous offre Stowe. Ca me ferait un peu mal d'estimer qu'elle mérite une nomination aux Emmys, cela dit, et je crois que j'ai encore du mal à avaler que dans quelques jours, elle puisse prétendre au titre, mais enfin, elle a du mérite.
Quel est donc l'autre personnage génial de Revenge ? Mesdames et Messieurs, sous vos yeux ébahis : Nolan Ross. Plus âgé qu'Emily, il devient à la fois une sorte de voix de la raison, son geek de service (il en faut toujours un maintenant, c'est la loi, vous savez bien), et son animal de compagnie. Incarné par un Gabriel Mann qui sait apporter énormément de nuance à un personnage qui aurait pu jouer sempiternellement les faire-valoir, Nolan va dévoiler une grande vulnérabilité, un sens génial de la formule et de l'humour en général (je ris encore en pensant au "Revengenda" !), et va également démontrer un attachement et une loyauté sans limite envers Emily qui va mettre environ 20 épisodes avant de lui rendre la pareille. Hélas pour Gabriel Mann, il n'a pas la bouche pulpeuse de Madeleine Stowe, et il n'est nommé nulle part cette année.
Mention également honorable à la petite Emily Alyn Lind qui incarne une jeune Amanda très réussie et pour qui on signerait volontiers pour un épisode entier à ses côtés, si seulement les lois sur le travail des enfants le permettaient.
Et puis, il y a les mentions déplorables pour contrebalancer ce tableau d'honneur. Et il faut bien avouer que le cast de Revenge regorge de personnages qui n'ont pas hérité des meilleurs acteurs, à moins que ce ne soient l'inverse. Ca n'aide pas à se débarrasser du désagréable goût de trop peu de la série, et amplifie au contraire l'effet soap au rabais (ajoutez à cela les décors bling bling ; les effets spéciaux, heureusement progressivement abandonnés, pas très fins ; et l'abondance de soirées de l'ambassadeur, et vous touchez le jackpot). Ashley Madekwe, Josh Bowman et Nick Wechsler comptent parmi les très, très mauvais élèves de la classe. Certes leur rôle est ingrat, m'enfin faut ptet pas tout mettre sur le dos des scénarios, hein.

Alors du coup, à l'arrivée comme au départ, Revenge n'est pas une grande série. Il n'y a pas eu de véritable effort pour dépasser les apparences convenues, faciles, et un peu cheap, de son pilote. Elle se prend sans doute un peu trop au sérieux pour y parvenir, aussi. J'avais l'impression de pouvoir suivre le cheminement de pensée des scénaristes, et de ne pas avoir l'impression qu'ils s'éclataient. Pourtant, y a-t-il plus jouissif qu'une série sur la vengeance ? Plus libérateur ? Plus décomplexé ?
Revenge a une énorme marge de progression si elle veut entrer dans le panthéon des séries qui méritent vraiment leur succès. Il y a pire dans la vie que de devoir le vérifier en regardant la deuxième saison de Revenge, mais je ne pense pas le faire sur des semaines et des semaines, j'aurais vraiment l'impression de polluer mon emploi du temps téléphagique avec une série peu signifiante. On se donne donc rendez-vous l'été prochain pour le retour de la vengeance.

Posté par ladyteruki à 23:58 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

12-09-11

Un plat qui laisse froid

Les histoires de vengeance, à la télévision, ça ne manque pas. Mais le plus souvent, elles sont l'apanage soit des soaps en quête de frisson cheap, soit des séries sud-coréennes qui sont, cycliquement, friandes de ces thèmes qui ont probablement quelque chose de culturel (je ne vois pas d'autre explication à leur abondance, quand les autres pays en usent avec plus de parcimonie). Le problème, c'est que pour toutes les autres séries, le genre est franchement casse-gueule, pour ne pas dire à la limite de l'opération suicide. Certains formats et/ou tons se prêtent à la fiction revancharde, d'autres, plus difficilement, et il faut être bien armé pour relever le défi.
Là, tout de suite, sans chercher à potasser spécialement le sujet, je n'arrive pas à trouver plus d'un exemple de série sur la vengeance qui s'en soit tirée la tête haute et avec les honneurs. Mais ce seul exemple n'est pas des moindres : c'est Profit.
Quand on a vu Profit, il faut admettre que les autres histoires de vengeance semblent bien pâles en comparaison. Ou se voient systématiquement comparées à cette série, même quand elles sont réussies (on l'a vu avec Zeni Geba, si vous vous en souvenez sinon il y a les tags).

Pourtant Revenge se démène avez beaucoup d'énergie pour essayer de tenir la dragée haute à son illustre aînée. Elle reprend certains des thèmes éternels de la série de représailles : le parent absent, l'enfance volée, et une question de classe, car on ne cherche jamais à se venger des pauvres, seulement des puissants (c'est leur faute, z'avaient qu'à pas être riches). Et tout en préservant une certaine forme de suspense, le pilote parvient à expliciter ces thèmes et les fondre en une mythologie solide, ce que toutes les histoires de vengeance ne font pas forcément aussi bien.

RevengeontheBeach
Toute l'essence du problème de Revenge tient en un mot : le contexte choisi. Le froid gratte-ciel d'une immense corporation est propre à accueillir une sordide histoire de vengeance, avec ce que cela suggère de manipulations, de complots ourdis dans l'ombre et de mesquineries voilées. L'ambiance est contenue dans le décor, l'oppression ajoute au suspense et les personnages sont doublement pris au piège, à la fois dans le building glacial et dans la toile que tend le héros. Par contre, l'immense yacht de la reine des Hamptons ? Moins. Beaucoup moins. Franchement, ça ressemble plus à un primetime soap qu'au décor d'une série qui veut nous plonger dans le suspense...
Les immenses demeures plus ou moins bien photoshoppées, les jetées sur l'océan et les robes de cocktail tous azimuts, ça n'impressionne pas, et au contraire, cela renvoie l'image d'une série qui a voulu faire dans le clinquant. Je regarde Single Ladies, donc croyez-moi quand je vous dis que j'en sais long sur le clinquant : ça n'aide pas à crédibiliser une intrigue, et ça aurait même tendance à appuyer là où ça fait mal, car sitôt que l'intrigue pêche, on a l'impression que le clinquant est là exprès pour colmater la brèche.

...Sans même parler d'essayer de partager la colère, la haine ou même l'ombre d'une remontée acide avec l'héroïne qui cherche à s'en venger.
Il faut dire que, toute jolie qu'elle soit, et il n'y a pas à dire, elle l'est, Emily VanCamp ne respire pas le charisme, or, pour porter sur ses épaules l'immense schéma d'une vengeance aussi colossale que celle-là, puisqu'apparemment couvée depuis bien longtemps et portant sur un grand nombre de victimes (mais avec évidemment une cible de choix pour la fin), il faut un minimum de magnétisme. L'émotion a du mal à passer (sauf dans la scène où son père se fait arrêter), et c'est quand même un vrai problème puisqu'on a besoin de ressentir un minimum d'empathie pour le personnage, même si ses manières, nécessairement extrêmes, nous rebutent : c'est le propre d'une fiction de vengeance, on comprend le personnage mais on ne peut pas totalement adhérer à sa quête. Il faut que le héros retranscrive cette ambivalence entre la part émotionnelle et la part morale du thème.
VanCamp est-elle trop ancrée dans les esprits comme une jolie fille de type girl next door ? Ou l'actrice est-elle réellement incapable d'incarner un personnage aussi sombre et complexe que nécessaire, même (et surtout) si le scénario ne pousse pas le personnage très loin ? Je ne suis pas sûre de la réponse, mais se poser la question est définitivement signe que quelque chose cloche. Par contre, ce qui est sûr, c'est que face à la venimosité sublime de Madeleine Stowe, elle a un mal fou à rivaliser. Et je me garderai de toute plaisanterie relative à la chirurgie esthétique, on avait dit pas le physique.

Le visionnage de Revenge est, du coup, agréable et désagréable pour cette même raison. Ça se laisse bien regarder, parce que c'est fait pour être agréable à l'oeil, qu'il y a une véritable envie d'essayer de faire quelque chose de bien, de rythmé, d'élégant, de vivant, même quand les moyens ne suivent pas (et il y a des scènes dans lesquelles ça se voit), avec un cast équilibré entre visages connus et d'autres moins... Mais en même temps, le décor estival et cossu souligne les faiblesses du scénario, ou plutôt des dialogues car pour le moment, le scénario reste trop classique pour qu'on en pense complètement du mal, les acteurs se donnent assez peu de mal (et ont peu de matière pour opérer des miracles, il est vrai). D'une grande vacuité, les échanges semblent n'être là que pour meubler les séquences qui, finalement, se seraient parfaitement suffit à elles-mêmes si elles avaient été silencieuses. Je persiste depuis des années à penser que ce serait une fabuleuse expérience que de tenter une série sans dialogue (ne serait-ce qu'une mini-série), mais c'est pas le sujet ; en tous cas, Revenge serait plutôt bonne cliente pour ce genre de choses, car on n'a pas vraiment besoin des dialogues ni de la voix off (pitiéééééé, les voix off, je vous en supplie, arrêtez avec ça, quand est-ce que les scénaristes vont se remettre à écrire de vrais scénarios ?!) pour comprendre ce qui se passe. Rapport au fait que c'est très classique, et visuellement bien assez explicite, sans qu'en plus on ne nous mette le nez dedans, quoi.

Je n'en ai pas l'air comme ça, mais je vous promets que j'ai pris du plaisir à regarder le pilote. Le plus curieux c'est qu'à un moment, je me suis même dit : "alors là franchement, je vois pas trop comment on peut en dire du mal", et j'étais sûre qu'une fois arrivée au stade de réaction de mon post, je ne trouverais rien de méchant à en dire. Evidemment ce n'était pas la série du siècle, mais elle ne me semblait pas mauvaise. Seulement voilà, Revenge, comme certaines séries fondées sur le suspense (24 ou Lost ayant eu le même effet sur moi), sitôt qu'on n'est plus dedans, on ne sait déjà plus pourquoi on aimait. Le genre de série dont il est préférable de se faire une intégrale plutôt que de la suivre et prendre le risque de s'en désintéresser pendant la semaine.
De toute façon, Revenge n'a pas de raison de vivre très longtemps : si elle tenait plus d'une saison (ce qui n'est pas à exclure, la série n'est pas une catastrophe non plus à ce stade), le côté primetime soap prendrait nécessairement le dessus, parce qu'il y a quand même un nombre limité de personnes qu'Emily/Amanda pourrait atteindre avant d'en arriver à sa vengeance sur Victoria (sauf si quelque part sur le chemin on découvrait qu'elle est sa mère, ce qui accélèrera le côté soapesque) et que si en plus, Victoria se pose des questions sur elles dés le pilote, et que la vraie identité de l'héroïne a été découverte par déjà un personnage (et un chien) dans ce même épisode, la mascarade ne durera pas très longtemps.

Alors, sans rancune, je donne rendez-vous à Revenge pour l'été prochain, pour une petite intégrale, d'ailleurs je vais vous dire, je trouve ça très curieux de lancer en septembre une série qui se déroule l'été. Comme ça, au moins, mon intégrale sera assortie au timing de la série.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Revenge de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:58 - Review vers le futur - Permalien [#]

03-09-09

Profit à la japonaise

Ce que j'aime, quand j'ai une période de boulimie comme celle que j'expérimente en ce moment, c'est que dans le flot quasi-continu de nouveautés qui m'arrivent chaque jour, il y a des surprises qui sortent du lot comme ça, sans que j'aie rien demandé. Moi, j'ai juste pioché un peu au hasard, et les merveilles surgissent sans prévenir, c'est merveilleux d'être téléphage.
Par exemple je cagoule le pilote de Koishite Akuma et... brrr, non, mauvais exemple. Je reprends : je cagoule le pilote de Zeni Geba, le genre de titre qui même à moi ne parle pas du tout, et je tente, et une heure plus tard, je suis sur le c*l.
Oui, la téléphagie, c'est magique comme ça. En une heure, vous pouvez avoir le coup de foudre.

Pourtant pendant les 10 premières minutes, j'étais assez circonspecte. Pas déçue, car l'ambiance sombre et désolante m'avait déjà conquise, mais en tous cas je me demandais sérieusement ce que je faisais là. Il faut dire qu'en-dehors d'un ouvrier muet et l'impression d'assister à un Germinal asiatique, il n'y avait pas grand'chose à voir ni à penser des débuts du pilote. Le scénario fait preuve du même mutisme que Futarou, le personnage principal, et on ne comprend pas très bien où on a atterri.

On commence mieux à cerner les choses lorsque les flashbacks commencent, prenant largement plus de sens que les scènes du présent. Et plus le contexte prend du sens, plus le sang se glace. On comprend que ce petit ouvrier, il a l'air renfermé, mais en réalité il est bien pire : il est complètement cassé.

En apparence complètement larmoyante, le pilote devient vite une histoire d'horreur moderne.
Futarou a grandi dans une maison où il n'y avait pas d'argent (ou plutôt le peu qu'il y avait était bu par son père), et c'est cette absence d'argent qui fait de lui un oprhelin de mère par la suite. Mais plutôt que nous la jouer Dickens plein de pathos, genre Innocent Love, Zeni Geba est une histoire de haine, de revanche et de rage. Futarou ne va pas faire de son mieux pour être heureux malgré tout et avec le sourire, non c'est pas le genre de la maison ; il va devenir un animal assoiffé d'argent. Il ne veut pas vivre dans le luxe, il veut juste avoir de l'argent. Il est prêt à tout pour ça, même à tuer... et plus l'épisode avance plus on voit à quel point.

Il est possible que Zeni Geba m'ait fait hurler d'horreur parce que je suis, comme beaucoup d'entre nous, terrifiée à l'idée d'être pauvre. Parce que quand on a vécu avec quelques euros (pas quelques dizaines d'euros) par mois, on connaît cette angoisse, elle s'inscrit dans la chair. Je ne pouvais même pas vraiment reprocher à Futarou d'être un tel monstre. Mais c'est aussi en cela que l'histoire est terrifiante. Quand j'ai découvert Profit, il y a de ça 8 ans environ, je me trouvais avec effroi quelques points communs avec Jim (mais je ne couche pas avec ma belle-mère... d'un autre côté mes parents n'ayant pas encore divorcé, il est vrai que je n'ai pas encore de belle-mère), et j'ai un peu ressenti la même attirance familière avec Futarou, à mon grand désespoir.

Je pense que la comparaison avec Profit, à ce stade, n'est pas galvaudée. Si vous étiez téléphage dans les années 90, ou si vous vous êtes montré curieux depuis, vous verrez que les deux séries présentent des similarités assez incroyables, sans pourtant que l'une soit la redite de l'autre. Jim Profit veut contrôler Grace & Gracen pour prendre une revanche sur sa vie de misère, lorsqu'il vivait dans un carton estampillé de leur logo, et Futarou veut avoir sa place dans l'entreprise Mikuni, parce que c'est symboliquement cette famille qui l'a rendu à la fois heureux et malheureux jadis.

L'histoire d'un homme profondément atteint par son passé et l'histoire d'une entreprise florissante se mélangent, et on ne peut pas vraiment en vouloir à l'homme de chercher à prendre le contrôle de l'entreprise dans ces conditions. Moi en tous cas je ne peux pas. Je ne peux pas me dire que la fin ne justifie pas les moyens. Et c'est une expérience d'autant plus horrible que de regarder ce pilote en se disant que oui, si les circonstances étaient les mêmes, je ne serais pas un meilleur être humain. Est-ce que j'aurais le choix ? Je ne suis pas sûre que Futarou ait le choix. Il a développé une névrose due à l'accumulation de chocs psychologiques dans son enfance, je ne vois pas comment il pourrait croire, comme la plupart des personnages japonais, que tout va s'arranger si on travaille dur et qu'on fait contre mauvaise fortune bon coeur. Je préfère un Futarou irrationnel à tous les menteurs des autres séries où on surmonte l'adversité avec des risettes. Même si ça fait mal de penser une chose pareille...

Et pour ceux qui manquent cruellement, si cruellement de culture : la fiche Zeni Geba de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 01:43 - Dorama Chick - Permalien [#]

29-06-09

[GAME] Je crois que c'est une première...

Une seconde semaine de notre jeu des intrus estival s'est écoulée...
Comme la dernière fois, avant de vous donner le résultat, je vais donc revenir sur les différentes affirmations énoncées quant à mon enfance téléphagique. Rho, c'est meugnon...

- pendant les vacances, j'étais capable de passer la journée devant des séries, en commençant devant KD2A et en finissant juste avant que ma mère ne rentre devant Urgences
C'est évidemment vrai et je pense qu'on a tous fait ça, non ? Non ? Que moi ? Enfin, je pense que ça doit être plus difficile aujourd'hui qu'il y a 10 ans, il y a moins de séries en milieu d'après-midi.
- quand mon père rentrait tard du travail, ma mère nous autorisait à manger devant la télé. C'est ainsi que coquillettes et Notre Belle Famille sont liées à jamais dans mon subconscient
Les coquillettes au beurre en train de refroidir, plus précisément. Je ne pense pas qu'on en ait mangé systématiquement, mais ça m'est tout de même resté. J'aime bien les pâtes mais j'exècre les coquillettes. Et ce n'est pas une coïncidence...
- j'ai eu en ma possession 3 coffets VHS de Profit
Il suffisait de vérifier l'anecdote dans la rubrique Diagnostic COLLECTION pour s'en assurer, c'est entièrement vrai. Ce qui fait 4 coffrets en tout, si l'on compte le DVD !
- une fois, j'ai volé sans le faire exprès une encyclopédie Star Trek d'une valeur à l'époque d'environ 200 Francs
J'insiste sur le "sans le faire exprès". Pour ceux qui ont fréquenté le Vergin Megasture des Champs il y a quelques années (je crois savoir que des travaux ont depuis été effectués), vous vous rappelez peut-être qu'à l'étage des livres, au sous-sol donc, il y avait tout au fond à gauche un espace réservé au fantastique et à la science-fiction. C'est là que tout le monde venait s'installer pour lire. Sauf qu'un escalator partait de cet endroit précis, sur le côté, et remontait à la surface (normalement pour donner accès aux toilettes). Une fois ici, il n'y avait plus aucun contrôle sur les achats effectués ou non. Je me suis donc retrouvée dehors sans le vouloir, et, ma foi, je suis partie avec ma grosse encyclopédie sous le bras, au nez et à la barbe de tout le monde. Il y a prescription.
- pendant une époque j'ai mangé tous les jours au Quick pour pouvoir collectionner les tasses et mug Friends
C'est vrai, et entre les doublons et autres, j'ai fini par n'en garder que 3, ceux de Ross, Chandler et Phoebe (ce dernier était une tasse aussi large qu'au Central Perk). Ils ont survécu à 4 déménagements mais Chandler a été fracassé par mon chat le soir du tout premier prime time de Kaamelott. Il faut en effet savoir que la seule collection d'objets dérivés que j'aie consiste en un panel de mugs de séries télé : deux mugs Farscape, hélas plus qu'un mug Friends, un mug Star Trek qu'on m'a offert, ainsi qu'un mug Sex & the City qui m'a été emprunté et n'est jamais revenu. Hm... il n'en reste donc plus grand'chose, en fait. A vot' bon coeur.
- ma mère m'avait créé un cahier spécial dans lequel elle avait collé toutes les coupures de journaux sur MacGyver (je crois qu'elle était plus fan que moi)
C'est vrai, il y avait de nombreux articles y compris sur le "scandale" des explosifs faits maison, et on y trouvait des coupures datant de Scandales à l'Amirauté, et même des dessins faits par ma génitrice prêts à être coloriés.
- on me répète que je regardais Les Tripodes quand j'étais petite, mais je n'en ai pas le moindre souvenir alors qu'il parait que ça m'avait terrifiée
C'est le blackout total à ce sujet. Je persiste à croire que j'ai été déflorée par L'Enfer du Devoir. Il y a pas si longtemps, j'ai voulu (re?)voir le pilote, mais rien que de faire la fiche sur SeriesLive, j'ai été totalement découragée.
- mon premier coffret de série, c'était la VHS de la moitié de la première saison d'Invasion Planète Terre
Ne vous ai-je déjà pas raconté combien cette série a été l'une des pierres angulaires de ma téléphagie ? Je m'en souviens d'autant plus que c'était au Vergin Megasture du Carrousel du Louvres où je ne vais jamais. D'ailleurs en rédigeant ce post, je m'aperçois qu'avant, j'étais surtout cliente chez Vergin... brrr.
- un été, ma mère a bouclé à clef le meuble télé ; je n'avais pas assez regardé MacGyver, parce je n'ai jamais réussi à crocheter...
C'est très vrai et les oreilles de ma mère ont toujours ce sifflement désagréable qui résulte du coup de fil que j'ai passé à son bureau dans la minute qui a suivi la découverte du forfait. L'accès à la culture libre pour chacun ! C'est sans doute de là que ça me vient.

Vous l'aurez donc compris, la bonne réponse était la suivante :
- j'ai fait découvrir Buffy à ma soeur alors que pendant longtemps, elle pensait que c'était une niaiserie de série Z
C'est complètement l'inverse qui s'est produit ! Il suffisait de parcourir les tags sur Buffy pour s'apercevoir que je l'avais déjà raconté. Dans la famille, j'ai eu la primeur de la découverte de la série, mais c'est ma frangine qui la première fois a su y voir des qualités. Quant à moi, il m'a fallu attendre la deuxième saison pour que j'accepte d'y jeter un oeil autre que sceptique... Acathla !

Personne n'avait trouvé... alors que la réponse était sur le blog, pourtant. C'est pas pour rien que les tags pour ce jeu sont hyper nombreux, vous savez ? Je crois bien que c'est la première fois que personne ne gagne de cookie à un jeu, dans l'histoire de ce blog.

Allez, une nouvelle semaine commence, et avec elle, une nouvelle quête de l'intrus ! Le thème de cette session : COLLECTIONNITE. Tout ce qui a rapport de près ou de loin avec les VHS et les DVD...

- chaque fois que je suis à la FNUC, je regarde s'il y a la suite de Gilmore Girls et je me rends compte que j'ai oublié si j'ai acheté la saison 3 ou pas et, dans le doute, je n'achète rien
- je proclame que j'ai 800 VHS à la maison mais je sais que c'est faux
- j'ai acheté la saison 1 de Deadwood sans avoir jamais vu un seul épisode de la série, justement dans l'objectif de m'y mettre
- sur VHS, j'ai la plupart des épisodes d'Une Nounou d'Enfer en double, et quelques uns en triple... il y en a par contre un que je n'ai jamais enregistré
- les étiquettes de toutes mes VHS ont été faites sur le même modèle (celui-ci), à quelques exceptions pour marquer certaines VHS plus particulières. L'une d'entre elles arbore fièrement le logo de Loft Story dessiné à la main.
- il m'est déjà arrivé d'acheter un DVD et de le laisser sous plastique pendant des mois sans avoir même envie de le regarder
- mon premier coffret DVD était la saison 6 de Sex & the City
- un été, j'ai piqué une crise au téléphone parce que ma mère n'avait pas enregistré un épisode d'Invasion Planète Terre saison 3 pendant que j'étais sortie
- je n'ai toujours pas compris pourquoi Action! est sorti en DVD et pas Manhattan, AZ

Allez, vous avez une semaine !!!

Posté par ladyteruki à 07:07 - Games On - Permalien [#]

22-06-09

[GAME] Souvenirs, souvenirs

Résultats de la première édition du jeu des intrus !
Avant de décerner le cookie au gagnant (ils sortent du four, je voudrais pas que vous vous brûliez la langue), on va donc revenir sur chacune de ces affirmations que je vous ai proposées la semaine dernière...

- la première fois que j'ai éclaté en sanglots devant la télé, c'était devant Chicago Hope
C'est absolument vrai et c'était l'épisode où le personnage d'Alan Birch mourrait tragiquement, et ce en laissant une adorable petite fille derrière lui. Je n'ai d'ailleurs pas juste pleuré, je suis restée pétrifiée pendant une bonne heure après ça...
- l'un de mes chats aime regarder Alerte à Malibu
C'est absolument vrai et j'ajoute qu'en plus, il se désintéresse totalement des scènes qui se passent chez Mitch et son fiston. Un post est en préparation à ce sujet, c'est édifiant.
- je n'ai jamais regardé l'intégralité des épisodes de Oz
A ma grande honte, c'est vrai. Le problème d'acheter beaucoup de DVD c'est qu'on ne les finit pas forcément avant de passer au suivant...
- mon père a arrêté de regarder X-Files après un épisode où Mulder et Scully vieillissaient de façon accélérée, parce qu'il en a fait des cauchemars
Et j'ajoute que du coup, toute la famille a été sommée d'arrêter de regarder également et qu'on est revenus aux "samedis Patrick Sébastien". Une dure époque de ma vie de téléphage, mais ce qui ne nous brûle pas la rétine nous rend plus fort.
- j'ai cagoulé tous les épisodes de Stacked, et je les ai tous gardés
La chose est absolument vraie même si je n'ai aucune idée de pourquoi. Par contre je ne les ai pas regardés depuis qu'ils ont été mis sur pelote de laine, pour ma défense !
- depuis la rentrée de septembre, j'ai dépensé plus de 500 euros à la FNUC (c'est indécent)
J'y suis retournée samedi, je pense qu'on peut même dire que j'ai dépassé les 600 (c'est indécent aussi).
- dans Sex & the City, je préfèrerais être amie avec Miranda, mais si elle avait la garde-robe de Charlotte
C'est une honte le traitement des rousses à la télé, elles ont toujours des fringues pas possibles ! Charlotte au moins, elle sait s'habiller. Mais c'est une coincée, je ne la supporterais pas.
- je me refuse à regarder les derniers épisodes de Pushing Daisies
On en avait déjà parlé et je n'ai pas changé d'avis à ce sujet. Peut-être que posséder la saison 2 me permettra enfin d'en faire le deuil ?
- j'ai tellement d'idées pour ladytelephagy On Air que je n'y touche plus très souvent de peur de devoir choisir
L'un de vous avait eu la primeur de cette information il y a des mois de ça mais je ne sais pas s'il s'en souvenait. C'est vrai mais je vais en tous cas recommencer à enregistrer des posts anciens qui ont été peu ou pas commentés, pour leur donner une nouvelle jeunesse. Je vous tiens au courant cet été.
- une à deux fois par an, je cagoule le pilote d'Entourage, je le mets sur une pelote de laine... et je le perds sans l'avoir jamais vu
En fait cette semaine, dans l'intervalle, j'ai retrouvé l'un de ces CD. Contente, je l'ai dit à ma frangine qui me l'a du coup emprunté. Je ne l'ai toujours pas vu...
- je garde religieusement tous les magazines spécialisés en séries que j'ai achetés ces dix dernières années
C'est tellement vrai que ça pèse une tonne à chaque déménagement. Pour certains ça ne vaut pas vraiment le coup mais j'ai toujours l'espoir de me faire un stock de scans un jour...
- longtemps, j'ai cru que Teal'C s'écrivait Tirk'h (je dois encore en vérifier l'orthographe aujourd'hui)
Maintenant que j'ai rédigé cette phrase, je pourrai consulter ce post en cas de doute et faire des copier-coller. Dans l'épisode fanfic que j'avais écrit à un moment (et qui était trop Mary Sue pour être publié, n'insistez pas), le nom est cité au moins 50 fois avec cette orthographe.
- quand j'étais ado, j'avais commencé une fanfic parodique d'Invasion Planète Terre qui avait duré un peu moins d'une dizaine de chapitres
Il y était question, pèle-mêle, d'informaticien sexy, d'aubergines farcies, et de gens qui remuent les doigts plus vigoureusement que d'habitude. C'était censé remplacer la 3e saison et ça tenait vraiment de la private joke entre fans, vous n'y comprendriez rien.

Vous l'aurez donc compris, la phrase qui n'était absolument pas vraie était la suivante :
- la honte d'avoir acheté le DVD de la première saison de One Tree Hill est si forte que je ne l'ai jamais ajoutée à la galerie Diagnostic COLLECTION
Le cookie de la victoire revient donc à Scarlatiine qui a été la plus rapide à donner la réponse, je vous l'avais dit, c'était aussi un jeu de rapidité. Comme l'a souligné Jérôme, si je n'ai pas honte de certaines autres séries dans ma telephage-o-theque (moi j'aurais plutôt mentionné Les Routes du Paradis mais bon), je suis prête à tout mettre dans cette rubrique pourvu de me rappeler d'avoir le DVD (par exemple je persiste à croire que j'ai d'autres saisons d'A la Maison Blanche en DVD mais impossible de mettre la main dessus). Voici donc un cookie amplement mérité :
(hm, dans mes archives, je vois que tu n'as pas gagné de cookie entier depuis l'époque de ton pseudo précédent...)
cookie_Scarlatiine

Je propose qu'on lance une nouvelle semaine de jeu des indices, avec aujourd'hui comme thème : mes souvenirs téléphagiques. On a tous ici, je pense, grandi devant la télé. Voici quelques unes de mes premières expériences... à vous de me dire celle dont vous pensez qu'elle ne s'est jamais produite.

- pendant les vacances, j'étais capable de passer la journée devant des séries, en commençant devant KD2A et en finissant juste avant que ma mère ne rentre devant Urgences
- quand mon père rentrait tard du travail, ma mère nous autorisait à manger devant la télé. C'est ainsi que coquillettes et Notre Belle Famille sont liées à jamais dans mon subconscient
- j'ai eu en ma possession 3 coffets VHS de Profit
- une fois, j'ai volé sans le faire exprès une encyclopédie Star Trek d'une valeur à l'époque d'environ 200 Francs
- pendant une époque j'ai mangé tous les jours au Quick pour pouvoir collectionner les tasses et mug Friends
- ma mère m'avait créé un cahier spécial dans lequel elle avait collé toutes les coupures de journaux sur MacGyver (je crois qu'elle était plus fan que moi)
- on me répète que je regardais Les Tripodes quand j'étais petite, mais je n'en ai pas le moindre souvenir alors qu'il parait que ça m'avait terrifiée
- j'ai fait découvrir Buffy à ma soeur alors que pendant longtemps, elle pensait que c'était une niaiserie de série Z
- mon premier coffret de série, c'était la VHS de la moitié de la première saison d'Invasion Planète Terre
- un été, ma mère a bouclé à clef le meuble télé ; je n'avais pas assez regardé MacGyver, parce je n'ai jamais réussi à crocheter...

N'oubliez pas que le premier à trouver la bonne réponse aura gagné, c'est un cookie qui ne se partage pas qu'on peut gagner dans ce jeu ! Résultats lundi prochain...

Posté par ladyteruki à 12:08 - Games On - Permalien [#]


27-05-09

[DL] Profit

Je sais qu'en cette semaine où commencent tant de séries estivales, j'aurais a priori mieux à faire que de plonger le nez dans mes vieilleries favorites, mais l'appel du pilote de Profit n'attend pas. Ni celui de second épisode, ni... vous voyez le truc. J'ai un peu la capacité d'attention d'un enfant de 5 ans, en ce moment, d'ailleurs. Une vraie girouette. Il faut dire qu'après la soirée The Tudors d'hier, j'avais besoin de me changer les idées.

Profit
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

C'est comme ça que je me suis aperçue, non sans un glapissement de terreur, que je n'avais jamais mis le générique à votre disposition, eh bien c'est désormais chose faite. J'adore toujours autant la musique. Visuellement, ça a vieilli, c'est sûr (et encore, si yavait que le générique qui avait pris plus d'une décennie dans la tronche...), mais au niveau du ton, des personnages et de tout le reste, c'est toujours aussi brillant.
Que ceux qui n'ont pas encore sacrifié sur l'autel de la chambre en carton se dépêchent d'y remédier, pareille lacune est absolument impardonnable en ces lieux.

Et pour ceux qui manquent cruellement (c'est rien de le dire) de culture : la fiche Profit de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:12 - Médicament générique - Permalien [#]

12-01-09

Entrez dans la danse

Voilà un mois et demi que vous me gratifiez de requêtes diverses et variées et que je me les mets de côté pour un post comme celui-ci. Ne vous inquiétez pas, vos crimes ne restent pas impunis, et même si je ne fais pas un post à chaque fois, je vous vois...

- Le bal des obsédés

- "taille et poids amanda tapping 2008"
Parce que, tout bien pesé, avant de se la taper, il faudra être sûr qu'elle ne s'est pas laissée aller. C'est vrai qu'avec tous ces effets numériques dans Sanctuary, on n'est jamais à l'abri d'une mauvaise surpr-BANDE DE DEGUEULASSES ! Leave Amanda Tapping alone !

- "Fran Drescher en culotte"
On croit rêver. Ya une mode de la vieille peau en ce moment, quelque chose dont je suis pas au courant ? Je t'adore, Fran, tu le sais, mais merde, une cinquantenaire en culotte, quand même...

- "dernière nouvelle de Christophe Meloni"
Ah oui, vous aussi vous avez entendu parler de ce drame ? Depuis qu'il a perdu son R, il n'est plus le même. L'ombre de son ombre, tout ça tout ça.

- "petit ami d'anna paquin"
Et quand vous le saurez, vous ferez quoi, gros malin ? Vous lui lancerez un sort vaudou ? Tiens en parlant de ça, vous avez entendu la bonne blague qu'on nous a fait aux Golden Globes ? A mon avis, si vous voulez savoir qui elle suce, regardez donc par là...

- "depuis quand anna paquin à les dents du bonheur ?"
Depuis une pipe effectuée sur Rocco Sifredi. Vous ne saviez pas ? C'est là qu'elle a appris à jouer la comédie.

- "Vie Privée De kevin kilner"
Notons au passage une utilisation intéressante de la majuscule... eh bien, on dirait que Kevin est toujours marié à Jordan, pour autant que je sache, mais c'est comme avec Dylan McDermott, je suis sur le coup, donc je vous tiens au courant.

- "lee pace sa petite amie"
J'ai essayé de préserver notre vie privée mais il va falloir se rendre à l'évidence, Google nous affiche dés la première page, réduisant à néant mes tentatives de protéger l'anonymat de la petite amie de Lee. Car vous l'aurez deviné, je cache bien mon jeu : je fais croire que je préfère les quarantenaires, et en fait... Non, je plaisante, héhé. Evidemment, ce n'est pas moi !

- "taille de lee pace"
25 cm. Rha zut, je me suis trahie.

- Le bal des cireurs de pompes

- "je veux le classeur noir de ladytelephagy"
On dit pas je veux, on dit je voudrais. Bon, voilà ce qu'on fait : tu me dégotes un logiciel d'indexation de VHS, DVD et pelotes de laine, et moi, je t'envoie les 10kg de classeur en retour. Deal ?

- "Lady, je veux être dans Tell Me You Google Me, et que ça saute !!!"
J'ai hésité à le faire à cause de la majuscule. JAMAIS de majuscule.

- "ladytelephagy leverage"
J'ai vu le pilote en preair ya si longtemps que j'ai pas eu le coeur de vous faire un post quand ça a vraiment été diffusé. Pis j'ai dormi depuis. Pourquoi, mon opinion vous intéresse ?

- "naka danser sur ladytelephagy"
Naka apprendre Français bientôt ?

- "ladyteruki, elle est fan de "Sous le Soleil", mais elle ose pas le dire"
Ce crime ne restera pas impuni, je ferai donc une review épisode par épisode de Pushing Daisies dés l'acquisitions du DVD. Et rieeeeen que ça pendant des mois. Vous l'aurez cherché. Cela dit, si je peux confesser regarder le season premiere de One Tree Hill, je peux tout oser dire...

- Le bal des leechers

- "voir l'épisode pilote de tonnerre mécanique"
Ca fait du bien de se dire qu'on a fait un heureux, qu'on a pu lui montrer le droit chemin, et qu'en plus, pour une fois, c'est arrivé pile quand j'avais proposé un pilote en VF.

- "twin peaks faut-il regarder le pilote"
Noooooon, non voyons ! D'ailleurs, c'est pour ça qu'il est au début de la série : pour qu'on ne le regarde pas !

- "VOIR LES EPISODES DE LES FEUX DE L AMOUR DE LA SEMAINE PROCHAINES"
Quelle drôle d'idée. Ce sont les mêmes que la semaine passée !

- "il y aura t'il saison 2 generation kill"
C'est pour faire de la place sur votre pelote de laine, hein, avouez ?!

- "blog tv les craquantes"
Téléphage cultivé, ou gérontophile dérangé ? Je préfère décider que votre niveau d'illégalité se borne au cagoulage.

- "voir Catastrophes en chaîne power rangers"
Je veux mourrrrrrrrir !

- "lee pace soldier's girl"
Où est l'icône de déclaration amoureuse à mes visiteurs, sur canalblog ?

- "alexandria and roy film"
Aaaaah, il est là : bizou

- Le bal des allumés

- "la vérité sur petite maison dans la prairie"
Téléphage, on vous ment, on vous spolie. En fait, Laura n'a jamais eu de tresses. Je sais, c'est choquant, mais c'est la vérité vraie. Vous savez tout à présent, aha ! On ne vous la fait pas, à vous !

- "chignons petite maison dans la prairie"
/me se cogne la tête contre le bureau
Mais ils sont tous frappadingues !!!

- "Acheter Cannines de vampires"
Faut vraiment être déglingué pour faire ce genre de requête sans que ce ne soit ni Halloween ni carnaval.

- "j'ai du mal à finir les choses"
Crois-moi, jeune homme, vaut mieux ça que l'inverse.

- "couleur ipod cristina grey's anatomy"
Ouh putain, je crois qu'on a un gagnant de la palme de la requête la plus allumée, là !!!

- "Quoi regarder comme films quand on est en dépression"
Côté films, je ne saurais dire, mais côté séries, je recommande, disons, Oz, Profit, Six Feet Under, ce genre de choses. Cela dit je les recommanderais aussi à des non-dépressifs alors ça veut ptet pas dire grand chose. Non, ne sautez pas...

Et pour finir, spéciale dédicace aux fans dyslexiques de Nakayomi, alias "nayakomi".

Posté par ladyteruki à 17:43 - Tell Me You Google Me - Permalien [#]

16-05-08

Hallelujah !

Hier, je passais un méchant concours. Aujourd'hui, mon patron m'a annoncé qu'on déménageait notre bureau... lundi à 8h30. Et j'ai une collègue de merde. Donc j'ai bien mérité, enfin ! de dépenser un peu de mon précieux salaire, pour une fois que j'en ai un gras et limite indécent pour l'ex et future chômeuse que je suis.

Hier j'ai donc fait une razzia à la FNUC (pas de pub), où je suis entrée comme d'autres pénètrent dans un lieu saint. Parce que oui, j'aime les jolies choses, surtout si elles rentrent dans un lecteur DVD. Et j'assume complètement mon matérialisme. On n'est pas vraiment téléphage si on n'est pas prêt à vendre père et mère pour un DVD, de toutes façons, pas vrai ?
Et j'ai choisi la FNUC parce que j'aime bien me faire entuber en me disant que j'ai les moyens de le faire. C'est psychologique, cherchez pas. Il n'y a que pour l'occas' ou les séries ayant plus de 15 ans qu'un téléphage est autorisé à se réjouir d'un rabais !

Donc, enfin, entre mes mains... ah délice !

OZ !!! First season ! Enfin !!!

Arrêtez de vous moquer, les temps sont durs et il m'a fallu vraiment m'armer de patience... ça faisait un an que je me languissais.
Mais pour me récompenser de cette même patience, je me suis aussi offert le DVD de Profit !!! Oui, j'ai déjà la version VHS en VO, pourquoi cette question ? Vous me connaissez si mal que ça ? (ce qui me fait mal où vous pensez, c'est que j'ai payé la VHS plus cher... j'aurais jamais cru ça possible).

Bon, donc ce post du vendredi, je regrette de vous le dire, sera carrément écourté, parce que je vais de suite aller me larver devant l'une de mes séries fétiches... Vaut mieux tard que jamais ! Mais, pour tout vous dire, j'angoisse déjà à l'idée que... j'ai pas acheté la saison 2 et la première ne dure que 8 épisodes !!! Je ne sais pas si je vais résister à l'appel d'un second entubage dans les grandes largeurs par la FNUC. Mais bon, une chose à la fois. D'abord jouir devant huit heures de violence, de haine et de dépression nerveuse, ensuite envisager le masochisme.

Et pour tous ceux qui veulent éviter de mourir jeunes : la fiche OZ de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:05 - Opération COLLECTION - Permalien [#]

11-04-07

Fous ta cagoule !

Il n'est pas à prendre avec des pincettes, en ce moment, mon homme. L'embargo sur Battlestar n'est toujours pas levé, non plus que celui sur A la Maison Blanche. On avait commencé à progresser sur Babylon 5 mais je sais pas ce qui s'est passé, on a déterré un coffret des Experts et du coup on l'impression d'avoir délaissé Babylon 5 aussi, alors il regarde plutôt South Park et ça me désole, bref c'est un peu la panique.

Du coup ce week end pascal, alors que nous allions en courses (5 bons kilomètres de marche à pieds, puis retour, je peux vous jurer que c'étaient des courses qui se sont faites mériter), nous tombons en extase devant... la saison 1 de Oz avec la quelle je bassine tout le monde depuis que je sais sa sortie imminente. Moi, interdite, en pâmoison ; lui, confiant, qui me dit "je te l'offre". Or en ce moment personne n'a de sous, donc je me suis vue forcée...
...j'arrive toujours pas à croire que je l'aie fait...
J'ai donc refusé la proposition en question. Et là j'ai fait une des pires choses de ma vie de téléphage : j'ai dénigré la première saison de Oz. "Mais ya même pas dix épisodes, c'est cher pour pas grand'chose, on revient dans six mois ça sera à quinze euros même pas, en plus franchement elle est passée sur M6 cette saison, je l'ai en intégralité en VHS, comme si j'avais besoin de m'acheter ça maintenant tout de suite".

Si le Dieu de la télé est miséricordieux, il y aura peut-être une espoir de rédemption pour moi.

Lassé par mes arguments plus qu'il n'était convaincu (parce que lui n'a vu que le pilote et avait bien envie de voir la suite), il remet le coffret à sa place sur mes recommandations ("mais si vas-y repose-le avec l'autre, bouhouhou, là côté du coffret de Profit qui me fait de l'oeil, bouhouhou") et on repart comme si de rien n'était.
Mais une fois nos courses faites et notre marathon achevé, impossible de ne pas revenir sur l'incident. Il me demande avec insistance pourquoi, si on ne peut acheter ce DVD, on ne le cagoulerait pas purement et simplement. Après tout, c'est vrai, quelques posts plus tôt je faisais moi-même l'apologie d'une certaine consommation, comment dire ? à la carte... de la production téléphagique.

Il met le doigt sur quelque chose.

Ce n'est pas tant l'existence du DVD qui m'empêche de cagouler une série. Je ne me dis pas "puisque le DVD existe, j'ai qu'à économiser/vendre à rein/faire un prêt Cofidis pour me le procurer", en me flagellant à chaque cagoulage illégal. Ce ne sont pas des considérations de ce genre qui me préoccupent, mais simplement l'idée insoutenable de cagouler une série que j'aime profondément.
Je peux cagouler des séries complètement inédites en France, en "sortie d'usine" comme dirait un certain Miyo de ma connaissance, je peux cagouler aussi certaines qui ont été diffusées mais que j'ai ratées. Pas systématiquement mais je suis obligée de reconnaître que ça m'est arrivé.

Mais qu'il s'agisse d'Oz, Battlestar Galactica, A la Maison Blanche, NY SVU ou Une Nounou d'Enfer (QUI A RI ? Dénoncez-vous sur le champs), par exemple, bref, de séries que je juge d'exception, et là ça m'est physiquement impossible. J'insiste : physiquement.
Il existe un monde parallèle dans lequel il est plus simple de voir les séries que j'aime, du moins une partie d'entre elles, sans avoir à dépenser mes rares sous, ni attendre la Saint Glinglin que sorte la saison 3 (une saison par an, une p***** de s******** de m**** de saison par an ! un sitcom qui a plus de 10 ans !). Mais je n'ai pas envie de vivre dans un monde où je ne possède pas la série dans le format optimum, dans un coffret kitschissime ou au contraire sublissime, avec un livret ridicule que, si je ne sors pas de son package dés le premier jour, je vais irrémédiablement tordre et abimer avec les visionnages. C'est du pur sentimentalisme, peut-être un peu de matérialisme en sus, je ne doute pas un seul instant que personne ne compte sur mes 40 euros pour vivre et éventuellement produire sa série suivante, c'est juste parce que ces séries-là sont mes cultes à moi et qu'elles sont à ce titre intouchables.

Je me prive ainsi de certaines séries que j'aurais suivies avec plaisir si je n'avais pas dû m'en priver, et je suis consciente. Mais ce sont là les limites du cagoulage pour lady.

Cela vient peut-être aussi de l'affection toute particulière que j'ai pour les VHS (et dont je parlerai plus amplement dans un post qui est pour l'instant réduit à la triste condition de brouillon) et dont j'aime tant le côté tactile et chaleureux, que seul le coffret peut me rappeler (même si un froid DVD à l'éclat narquois n'a vraiment pas le même sens pour moi, le coffret, lui, prolonge un peu cette sensation).

Peut-être que quand les chasseurs de cagouleurs auront compris qu'en chacun de nous, il y a la limite sentimentale qui sépare ce qui n'est qu'usage courant, entretien de la machine à téléphager, en somme, et ce qui a vraiment de la valeur, alors peut-être aurons-nous une base solide sur laquelle établir les règles qui satisfassent, sinon tout le monde, au moins une large portion de chacune des parties. En attendant, c'est à chacun d'établir la ligne à ne pas croiser, et laissez-moi vous dire qu'on vit à une époque où hélas, on a plus de raison d'effacer les lignes que de les revoir au plus serré.

Et pendant ce temps, je me maudis d'avoir été raisonnable, et mon homme se rabat sur South Park. La vie est moche, voilà la vérité.

Posté par ladyteruki à 10:24 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

19-01-07

Super Hiro !

Là, remontant dans mon dos, glissant sur mon cou... c'est bel et bien un frisson !
Je ne sais pas où j'avais la tête ces derniers mois. Après avoir vu l'excellent pilote de Heroes, je n'ai même pas pensé à regarder les suivants. Pourtant me voilà cette fois curieuse d'y jeter un oeil, comme prise d'une lubie... Que je sois damnée si je m'arrête là !!!

En plus d'excellentes scènes portées par un excellent cast (Hayden Panettiere, qui est vraiment à son avantage, est devenue une actrice moins linéaire que lors de son époque Ally McBeal/Malcolm) et d'une histoire qui parvient à faire semblant d'avancer même si ce n'est pas le cas (on n'en est jamais qu'au second épisode, en même temps !), les personnages sont vraiment explorés avec brio, et leurs dons ont chacun un rendu à la fois réaliste et merveilleux.

Le policier Matt Parkman, par exemple (même si à son âge c'est étonnant qu'il n'ait pas eu de manifestations antérieure de son don... sans doute quelque chose qui nous sera expliqué ensuite, du moins faut-il l'espérer), est un personnage auquel on s'attache immédiatement. Comme d'habitude, on a tendance à attacher à Adrian Pasdar des sentiments ambigus, alors que son personnage du frère Petrelli est pour le moment plutôt franc, même si un peu sombre (on est loin de Mysterious Ways, mais dans le voisinage de Feds et Profit !). Et que dire de l'excellent Hiro Nakamura/Masi Oka qui porte le show sur ses épaules (je comprends mieux pourquoi on le voit tant dans les promos de la série) ?

Voilà bien une série qu'il faut impérativement avoir vue cette année ! Si pour le moment elle offre principalement du divertissement de haut niveau, on lui sent le potentiel d'offrir de très bonnes histoires, solides et intéressantes.
Ca fait bien chier de devoir aller se coucher, mais parfois, on n'y peut simplement rien, il faut s'armer de patience pour voir ce que les choses vont donner.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Heroes de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 03:36 - Review vers le futur - Permalien [#]


  1  2    Fin »