ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

07-06-12

Un peu d'Éire frais

"The riskier the road, the greater the profit". Ce n'est pas moi qui le dis mais la sagesse populaire ferengi, qui ne me sort jamais totalement de l'esprit lorsque je fais mes emplettes en matière de séries. Et en l'occurrence, ça s'est toujours avéré vrai : prendre des risques, en téléphagie, est en général la meilleure façon de faire de formidables découvertes.
C'est ainsi que je n'ai pas vraiment hésité à m'acheter l'intégrale de The Clinic sans en avoir jamais vu une seule image. Plusieurs saisons d'un coup, ça pourrait faire réfléchir, mais vous allez le voir, le rendez-vous avec la série avait été trop souvent manqué pour que je laisse échapper cette opportunité.
Là, je viens de regarder le pilote et je confirme : le risque valait le coup.

TheClinic-Logo

Née à l'automne 2003 (cette date aura de l'importance ultérieurement, notez-la bien), The Clinic est une série dramatique et médicale irlandaise qui a duré sept saisons sur rté. En toute sincérité, la première fois que j'ai découvert son existence, j'étais en train de lutter pour trouver des séries irlandaises sur la toile, et je ne l'avais pas du tout dans ma ligne de mire, dont la cible était plutôt Raw. Comme souvent, j'ai relevé son nom et son matricule, puis suis revenue à l'objet de ma quête ; de ce côté-là j'avoue faire chou blanc depuis de nombreux mois maintenant, et les DVD de Raw sont devenus introuvables y compris via la boutique de la chaîne publique irlandaise. Bon.
Quelques mois plus tard, j'étais dans une période de fichage sur SeriesLive j'imagine, et je tombe sur le nom de cette série dans mes listings, notamment de par sa plutôt bonne réputation dans son pays natal. Comme souvent dans ces cas-là, je me suis mise en quête d'un pilote, sauf que ça a mis du temps à se réaliser, et quand ça s'est fait, j'étais passée à autre chose et j'ai décidé de le regarder "plus tard". Plus tard, chez moi, ça peut être dans une heure ou au prochain semestre, soyons clairs. Bon.
Plusieurs semaines passent et, alors que j'étais devant Threesome, je suis tombée sous le charme d'Amy Huberman (mais sincèrement, comment ne pas ?). Et là paf, ça me revient : elle était au générique de The Clinic ! Je ressort donc mes archives et extirpe le pilote de The Clinic de sa torpeur... avant de découvrir qu'il était corrompu et qu'en fait ce fichu fichier n'a jamais été lisible. Bon.
C'est donc vers la fin de l'année 2011 que finalement, je me suis prise par la main et que j'ai été voir où les choses se situaient côté DVD. Tout a un prix psychologique, n'est-ce pas ? Et vous connaissez l'attachement que j'ai pour les pilotes. Alors, si le prix n'est pas déraisonnable, pourquoi ne pas tenter de faire l'acquisition de la première saison d'une série qu'on ne parvient pas à découvrir autrement, hein ? J'ai joué avec l'idée pendant quelques temps, surveillant plusieurs sites dont celui de rté.
Puis est venu Noël. Et à ma grande surprise, les saisons 1 et 2 de The Clinic, si elles apparaissaient dans certains catalogues en ligne, restaient assez chères... en comparaison avec l'intégrale, mise en promotion par rté pour les fêtes de fin d'année. Alors j'ai dit banco. Si acheter 7 saisons d'une série coûte moins cher que d'en acheter uniquement 1 saison, pourquoi se priver ? Combien de fois dans ma vie je vais avoir une opportunité pareille ? Bon alors avec mes histoires de carte bancaire, ça a pris plus de temps que je ne le pensais, j'ai bien cru que rté allait remonter le prix de ses coffrets... mais non. Donc nous y voilà, j'ai chez moi l'intégrale de The Clinic depuis la semaine dernière.

TheClinic-Entree

Du point de vue pitch, parce qu'on est quand même aussi un peu là pour ça, The Clinic n'est pas vraiment révolutionnaire. La série se déroule dans une petite clinique privée de Dublin, dirigée par les docteurs Ed et Cathy Costello, un couple marié qui vit dans la demeure qui abrite également la clinique. La Clarence Street Clinic a été cédée au couple par un ancien médecin, le Dr Fleming, aujourd'hui décédé ; la veuve du Dr Fleming vit d'ailleurs toujours dans un petit appartement à l'entresol de la clinique. Outre ces habitations, la clinique abrite également le cabinet de gynécologie d'Ed Costello, la consultation de médecine générale de Cathy Costello, mais également le cabinet du thérapeute Patrick Murray, celui de Susie Cassidy l'homéopathe, celui de la kiné Keelin Geraghty, plus la réception qui concernent deux postes à plein temps (la froide Fiona, qui fait partie des murs, et Áine, qu'il faut prononcer Onia, sur le point de partir en congés maternité), ainsi que le bureau du comptable Brendan Davenport et celui de l'infirmier Alex Walsh. Ouf ! Non attendez, à cela encore faut-il ajouter une femme de ménage et normalement, si je n'ai oublié personne, on a là un aperçu assez complet du personnel de la clinique.

Mais contrairement aux apparences, la Clarence Street Clinic n'est pas un lieu haut de gamme et spacieux ; c'est au contraire un pavillon assez grand s'il n'était qu'une habitation, mais qui, dans sa configuration professionnelle, n'est pas vraiment adapté à autant d'allées et venues. Tout le monde semble entassé en permanence sur plusieurs niveaux et dans des conditions pas franchement high tech ; il n'y a par exemple qu'une salle de chirurgie pour tout ce petit monde. Qui plus est, l'affaire n'est en réalité pas vraiment rentable, et la série s'ouvre alors que les comptes sont vraiment au plus juste.

C'est la raison pour laquelle Cathy Costello, qui est visiblement plus investie dans la gestion de la clinique que son mari, tient à faire entrer un nouveau spécialiste dans la clinique, un chirurgien plastique britannique, Dan Woodhouse, dont les honoraires devraient renflouer les caisses. Elle a également recruté sa lointaine cousine Daisy pour effectuer le remplacement d'Áine à la réception. Inutile de dire que ce n'est pas aujourd'hui que l'escalier exigu de la clinique va désemplir.

TheClinic-Ed

De toute évidence, ce sont ici les docteurs Costello qui sont les personnages centraux du pilote de The Clinic, et notamment Ed Costello qui est respecté et aimé de tous ; d'ailleurs, c'est ici son anniversaire. Mais l'épisode fonctionne réellement sur le principe de la chorale et il est tout-à-fait possible que la suite de la série s'écarte de lui à l'occasion pour prendre un autre focus, ponctuellement ou durablement ; en l'état actuel des choses ça n'est pas du tout impossible.
En tous cas très vite tout ce petit monde, dans cette ruche un peu datée qu'est la clinique, devient très sympathique.

Dés le pilote j'avoue avoir un faible pour Ed Costello. Il n'est pas seulement roux et irlandais, n'allez pas croire que ce soit simplement ça (mais c'est sûr que ça ne gâche rien), il est aussi un personnage facile à prendre en affection. Dans cet épisode inaugural, il va notamment avoir deux patients : l'un qui est un jeune accro aux médicaments qui a cambriolé la clinique, et qu'il va tenter de persuader d'entrer en cure de désintoxication, et l'autre est un couple venu le consulter en raison d'un problème d'infertilité. Dans cette seconde affaire, il sera mis face à un dilemme qu'il va gérer sans en faire des tonnes, mais avec sérieux et dévouement.
Au privé, c'est aussi un homme qui semble toujours d'humeur égale, qui a facilement un mot gentil pour ses employés, et qui est plutôt facile à vivre, surtout en comparaison avec son épouse Cathy qui est un tout petit peu plus coincée que lui (mais on l'a vu, c'est aussi parce qu'elle a pris en charge un nombre non négligeable de missions administratives).
Au bout du compte, Ed Costello n'est pas seulement un chouette gars : c'est aussi le genre de médecin dont vous apprécieriez la discrétion, la patience et l'attention aiguë pour le versant humain de sa profession. Et la rousseur. Non ? Que moi ? Pas grave.

L'introduction des autres personnages se fait de façon variable : longue pour certains, brève voire même déjà ancrée dans des intrigues pour d'autres. C'est ainsi le cas de Susie, dont nous faisons la connaissance alors qu'elle vient de passer la nuit avec un inconnu, un britannique qui vient d'arriver en ville... Les fidèles de Grey's Anatomy auront par la suite l'occasion de vite connecter les points entre eux et comprendre quelle intrigue attend notre homéopathe, cependant l'épisode a l'intelligence d'en jouer au lieu de jouer l'effet de surprise ridicule : Susie ne croisera pas le nouveau chirurgien esthétique de tout l'épisode, chacun menant sa petite vie sans se douter de rien, et surtout pas qu'ils vont bientôt travailler côte à côte ; il est cependant bon de noter que The Clinic est née avant Grey's Anatomy, et que cette ressemblance n'est en rien un emprunt à la fameuse série médicale américaine. Mais force est de constater que le fonctionnement de The Clinic rappellera aussi un peu, de façon éloignée, celui de Private Practice. Sans en avoir l'arrière-goût soapesque ni l'ambition de faire du grand spectacle (les intrigues médicales de la Clarence Street Clinic n'ont rien d'aussi exaltant, à première vue, que celles de l'imposant Seattle Grace, par exemple), The Clinic a donc tout ce qu'il faut pour plaire à un public qui apprécierait ces séries mais serait à la recherche d'un ton bien personnel et non d'un ersatz.

TheClinic-Fiona

Pourtant, très vite The Clinic parvient à trouver une identité propre, entre autres grâce à une intrigue très intéressante. On l'a dit, Ed Costello est apprécié par toute l'équipe de la clinique... et c'est bien ça le problème. Car la réceptionniste Fiona a développé à son encontre une obsession assez malsaine. Elle s'est mise dans la tête qu'elle vivait une liaison avec son patron...

Le pilote sera ainsi l'occasion pour elle de s'entretenir longuement avec le thérapeute de la clinique, auquel elle a été recommandée, et d'assister à un entretien où elle semble se confier sur sa relation avec Ed, le rapport de celui-ci avec son épouse dont à l'entendre il serait sur le point de divorcer, mais aussi de sa solitude. Le portrait est finalement assez terrifiant tant il est en décalage avec ce que l'on peut voir de sa place au sein du cabinet. Bien-sûr, avoir une psychopathe au cabinet est une intrigue qu'on voit aussi bien dans un thriller que dans un soap, mais son traitement est tel que pour le moment, on le prend avec sérieux, voire même avec un petit frisson dans le dos...

L'un des autres points forts des bases que pose The Clinic, c'est aussi ce personnage de vieille dame légèrement encombrante, la veuve Fleming, dont il est entendu qu'elle est là pour rester, même si c'est en dépit du bon sens, au nom du bon vieux temps et du respect dû à feu le docteur Fleming. Ses relations avec les deux docteurs Costello ne sont clairement pas les mêmes ; Ed partage avec elle une certaine tendresse, quand Cathy semble réaliser à quel point elle prend de la place (et fait occasionnellement des boulettes), devenant presque une charge pour le personnel de la clinique. Si cet aspect est développé, cela peut donner une intrigue sur la vieillesse, mais aussi une relation très touchante sur le long terme, et je confesse que c'est l'un des axes qui, derrière ses ressorts parfois tragi-comiques (sans jamais virer au bouffonesque, car l'humour occasionnel de la série reste subtil), peut ouvrir des perspectives vraiment efficaces d'un point de vue dramatique.

Plus généralement, ce premier épisode pose les bases d'un lieu confiné et foisonnant de personnalités variées, avec un don véritable pour les scènes de groupe qui respirent l'énergie et la sincérité. Le poste d'accueil de la Clarence Street Clinic s'impose d'ailleurs vite comme un point névralgique de la série, où se croisent à la fois les praticiens et les patients, dans une sorte de chaos banalisé dont seule Daisy, nouvelle arrivée, semble saisir le ballet frénétique.

On en arrive donc au moment où je vous parle du DVD de The Clinic. Sur le site de rté, on peut actuellement le trouver à 14,99€ ; avec les frais de port, cela nous donne 23,99€. Pour 7 saisons, c'est éminemment raisonnable, je vous le disais. Le coffret a été commandé par mes soins le 23 mai ; le 24 il était mis dans l'avion (c'est pas juste le mail de suivi de rté qui le dit mais le cachet de la poste irlandaise) et le 31, il m'attendait dans ma boîte aux lettres. Je sais pas si c'est parce que je suis habituée à la commande de coffrets australiens, mais ça m'a semblé un plutôt bon délai !!!
Cependant, deux choses sont à noter. D'abord, que le coffret DVD n'est franchement pas sexy. Pour tout vous dire, les DVD sont disposés dans une sorte de livre constitué de pochettes en cartons reliées sur lesquelles les profils des différents personnages de la série sont affichés ; le package est minimaliste, donc, pour ne pas dire un peu cheap. Mais d'un autre côté, impossible pour les CD de se balader dans la boîte comme ça m'est parfois arrivé, et aucun risque de péter le plastique ! (oui j'ai décidé de voir le verre à moitié plein)
Qui plus est, la série ne dispose d'absolument aucun sous-titre, pas même anglais ; il faut se dire que ça aide à se forger une oreille pour les accents ? Ah, et pas de bonus non plus, mais personnellement je les regarde rarement. Après tout j'ai envie de dire qu'il y a une question de rapport qualité-prix, mais je vous laisse seuls juges, comme d'habitude, je ne fais que vous apporter les éléments.

J'espère en tous cas avoir pu vous faire partager un peu de ma découverte. Si certains parmi vous sont intéressés, j'ai, hm, conservé le premier épisode, et je peux donc, hm, entre autres, vous proposer le générique. Entre autres. Si vous me suivez...
En tous cas je me dis que j'ai fait une plutôt bonne affaire, et à raison d'un épisode par-ci par-là (The Clinic en compte 66 au total), ça peut faire une fin de journée plutôt agréable, dans un univers à la fois confortable de par son pitch assez classique, et son univers un peu plus intimiste que beaucoup de séries médicales américaines que j'ai pu voir à ce jour. Expérience concluante. La sagesse ferengi l'emportera décidément toujours.

Posté par ladyteruki à 22:46 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

10-07-07

Addy McBeal !

Elle est un peu plus rousse, elle s'est remplumée, elle n'a pas de chiottes mixtes où passer ses journées, mais à n'en pas douter, elle est de retour : Ally McBeal connaît une nouvelle incarnation !

Pour tous ceux qui attendaient (au tournant) le spin-off de Grey's Anatomy, je me veux ici rassurante : Private Practice n'aura pas grand'chose en commun avec la série qui l'a vue naître, non, elle tient tout d'Ally McBeal et c'est une drôlement bonne nouvelle ! Les blagues graveleuses, les rendez-vous au bar après chaque journée de travail, les coucheries et divorces au sein d'une même entreprise, des délires de toutes sortes et un personnage principal attachant et drôle à souhait, tout est là pour faire revivre ce classique des années 90 à la rentrée.

C'est en tous cas la conclusion que je tire de cette incursion que TF1 nous a permis de voir ce soir, et qui a certainement fait que je viens d'assister aux deux meilleurs épisodes de la saison.
C'était d'ailleurs assez flagrant de passer des dialogues mous et sans substance à Seattle, à ceux, légers et rythmés de L.A. ! Le contraste était saississant, comme si c'était déjà une série bien à part avec d'autres scénaristes, d'autres dialoguistes... Ajoutons à cela que le cast est simplement parfait (crotte au remplacement de Merrin Dungey d'ailleurs... mais bon, s'il n'y a que ça qui change à l'arrivée de Private Practice, alors c'est pas si grave) et qu'en Californie, on voit la vie en couleurs (ce qui est loin d'être le cas à Seattle où tout est délavé et bleuâtre...).

Bref je suis plus enthousiaste que je ne l'ai jamais été pour ce spin-off, je partais avec l'a priori que Private Practice allait être une odieuse vache à lait mais au contraire, le rejeton a plus de piquant que la maman. C'est donc avec deux fois plus d'impatience (mais cette fois, entièrement positive et sans arrière-pensée) que je vais guetter l'arrivée du pilote de cette série si prometteuse...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Private Practice de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:44 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

29-03-07

Au stabilo bleu

Lors de l'époque bénie où j'étais une téléphage organisée, j'étais abonnée à Télé Z, qu'on ne présente plus tant le magazine a parrainé d'émissions télé et notamment de séries. Mon abonnement s'est achevé il y a deux ans environ, je pensais que l'usage d'internet le remplacerait avantageusement (bien que ce ne soient pas les 15 euros par an que ça me coûtait, qui m'étranglaient).
A l'époque, Télé Z était en noir et blanc (dans une pub récente j'ai en effet appris qu'il était enfin passé à la couleur), sur du papier journal ou presque, avec des résumés succints (et souvents épouvantablement faux) et une grille particulièrement compacte. C'était donc le support idéal pour que, chaque samedi, dans le train de banlieue me ramenant chez mes parents, je puisse établir mon programme de téléphage de la semaine suivante, surligneur fluo à la main. Ainsi chaque semaine, je surlignais pour la suivante ce que j'allais voir, et ce que j'allais enregistrer, parmi les chaînes qui m'étaient accessibles (et par accessible je compte également les chaînes que mes proches recevaient, et pour lesquelles je négociais parfois les enregistrements). C'était une sorte de rendez-vous avec ma téléphagie qui me permettait à la fois de la canaliser et de m'y ébattre avec délectation.

Je repensais récemment à cette habitude, qui me manque souvent  encore (ce n'est décidément pas la même chose avec un programme télé sur internet, je n'en ai pas trouvé à ce jour qui me satisfasse pleinement d'ailleurs), lorsque je me suis attaquée à l'article de SeriesLive sur les projets de la prochaine saison. Article que, la première fois, je m'étais jurée de ne pas lire avant quelques semaines, histoire d'attendre qu'il soit plus complet puisque l'équipe a promis de le mettre à jour, mais... les nouvelles continuent de tomber et c'est dur d'attendre la réactualisation. La preuve, maintenant il faut aussi lire celui-là, c'est un bourbier sans fin, mon impatience me perdra (la lecture de ces deux articles est impérative, si possible en parallèe, pour comprendre les gribouillis qui suivent).

Bref j'ai commencé à regretter ce temps lointain où, sur du papier journal, le stabilo bleu faisait baver l'encre noire et grasse de mon Télé Z pour me permettre de marquer les séries que je comptais bien regarder, et anticiper avec plaisir les heures passées ainsi à découvrir de multiples univers.
Aujourd'hui je n'ai plus de stabilo bleu qui traine dans mon sac, je n'ai plus d'abonnement à Télé Z, et je ne passe plus autant d'heures devant des séries (notez bien que je regrette chacun de ces petits plaisirs). Mais j'ai un blog, alors...

Les séries doublement stabilotées : je regarderai le pilote quoi qu'il m'en coûte !
- Babylon Fields (CBS) : c'est noir, c'est malsain, c'est dérangeant et ça donne bien envie !
- Don King : Only in America (HBO) : je comprends pas bien le titre, mais j'ai bien compris qu'entre de bonnes mains (et ça semble être le cas), cette série pourrait nous dire plein de choses sur... eh bien, pas seulement sur le 12e siècle, évidemment.
- Eli Stone (ABC) : un avocat qui se prend pour un prophète, c'est presqu'aussi intéressant (mais plus riche en possibilités côté humour noir) qu'un médecin qui se prend pour Dieu.
- Ft. Pit (NBC) : le plus intéressant c'est pas tellement le quartier pourri et ce qu'il apportera en intrigues, mais surtout le fait que les flics y travaillant n'auront strictement rien à perdre.
- Greek (ABC Family) : le digne héritier d'Undeclared ?
- Life (NBC) : mon coeur bat déjà rien qu'à lire cette idée. Hm, ça va certainement être bien sombre, comme j'aime !
- Preacher (HBO) : non j'ai pas dit Carnivàle, qui a dit Carnivàle, non rien à voir. Ca pourrait même être mieux.
- Sam I Sam (ABC) : idée tirée d'un mauvais téléfilm de Lifetime, mais je sais pas, j'ai un bon sentiment quand même. Et puis... Applegate is back !
- Skip Tracer (CBS) : idée bien plus prometteuse en drames personnels que FBI Portés Disparus dont on sent quand même bien l'influence.
- Supreme Courtship (FOX) : miam. Enfin, pas trop personnelle, la vie des greffiers, si possible.
- Suspect (ABC) : joli casting, un concept qui à la base ambitionne de renverser les habitudes... pourquoi ne pas changer un peu ?
- The Call (ABC) : sans l'idée du temps réel, je ne sais pas si ce projet aurait piqué ma curiosité. Mais, là...
- The United States of Sara (Showtime) : c'est du Spielberg, donc on peut attendre le pire comme le meilleur, mais la bonne nouvelle, c'est que l'idée me plaît vraiment.

Les séries que, peut-être, je découvrirai 3 à 6 mois après tout le monde : si j'ai le temps et que les épisodes sont portés à flot de torrent jusqu'à moi.
- Area 52 (NBC) : oui, oui et re-oui... sauf Matthew Lillard.
- Army Wives (Lifetime) : là où The Unit n'a pas osé aller franchement ?
- Burn Notice (USA Network) : je ne suis pas un numéro, je suis un remake libre !
- Cherries in the Snow (The CW) : joli titre, mais idée repiquée à un célèbre film/livre déjà cité dans ce post. Le trouverez-vous ?
- Chuck (NBC) : ça peut être sympa, mais en aucune façon prioritaire.
- Fugly (CBS) : la base de départ n'est pas nécessairement follichonne, jusqu'à ce qu'on imagine le coupable responsable de My name is Earl derrière tout ça.
- Journeyman (NBC) : qui vivra verra, mais un peu de fantastique, de temps en temps. Il en faut quelques uns quand même.
- Judy's Got a Gun (ABC) : le synopsis ne donne pas envie, mais c'est ce que j'ai dit de plusieurs autres séries aussi, et il faudra bien que celle-ci se démarque d'une façon ou d'une autre, alors qui sait ?
- K-ville (FOX) : évidemment qu'on va tous y jeter un oeil, ne serait-ce que pour faire honneur à cette épatante capacité que les Américains ont à parler de leur Histoire avant qu'elle ne soit un chapitre de leurs livres de collégiens.
- Le Diable s'habille en Prada (FOX) : ainsi donc, c'est la FOX qui a les droits du remake d'Ugly Betty ? Un an plus tôt et on arrivait à penser que c'était l'inverse, quel mauvais calcul ! Et pourvu qu'Anne Hathaway se refasse une virginité télévisuelle avec cette série, ça fait trop longtemps.
- Mr. & Mrs. Smith (ABC) : j'aurais juré qu'une série s'appelait déjà comme ça dans les années 90... et j'aurais juré que le film était un blockbuster sans âme vendu grâce à l'histoire entre les deux acteurs. J'me trompe peut-être.
- Nurses (FOX) : les internes sont de nouveau à la mode, profitons-en ! Et les tenues d'infirmières c'est tellement plus sexy !
- Side Order of Life (Lifetime) : ça va grouiller de nanas qui se pleureront dans les bras les unes des autres, mais ça peut être intéressant.
- Steps (The CW) : ça peut même être drôle !
- The Negociator (USA Network) : à moins d'une dramédie incisive et ultra-originale, je crains de ne pas accrocher beaucoup...
- The Oldest Rookie (USA Network) : tout dépend de ce que ça donne au final. Si le côté policier est bien troussé et parvient à rafraîchir le genre, pourquoi pas. Mais ai-je réellement envie d'un nouveau flic à la télé par les temps qui courent ? Pas sûre.
- To Love and Die in L.A. (USA Network) : espérons que Shiri se soit acheté du charisme pendant les soldes, sinon je vais m'emmerder grave.
- Viva Laughlin (CBS) : moui, bon, ouais, faut voir...
- Women's Murder Club (ABC) : certainement tiré du téléfilm (ou mini-série ?) tiré du livre... en tous cas ça me dit quelque chose.

Les séries stabilotées par sentimentalisme : c'est pas tout-à-fait que ça m'intéresse, mais comment résister ?
- A Song of Ice and Fire (HBO) : parce que c'est du HBO, je suis sûre qu'il y aura bien plus à voir que ce qu'on nous dit pour le moment. Et les nouvelles façons de découper les saisons faisant profusion depuis quelques années, voilà une nouvelle variation intéressante.
- American Girl (USA Network) : une série qui se passe à P-P-P-Penis-Poughkeepsie mérite nécessairement qu'on la regarde, en hommage à John Cage.
- Comédie avec Dawn Trachtenberg (ABC) : Eric Christian Olsen ??? Je suis des vôtres !
- Ghosts (The CW) : rien que le principe de dire que c'est Grey's Anatomy avec de la flicaille, ça montre déjà bien où se trouve l'objectif : l'audience ! Et comme chaque fois qu'on tente de copier les recettes d'un succès en les transposant bêtement dans un autre univers, ça va bien me faire chier.
- Grey's Anatomy, le spin-off (Addison's Anatomy ?! - ABC) : mais bien-sûr que je regarderai, comme tout le monde (si j'arrive à finir la saison 3 de l'autre évidemment), mais bon, en fait, on sait tous que je lâcherai prise bien vite.
- Lipstick Jungle (NBC) : oh, oui, un autre remake de Sex & the Desperate !
- Me & Lee ? (FOX) : c'est un peu normal de se laisser aller à la curiosité qu'est cette série, même si je doute d'accrocher sur le long terme car la mise en abîme n'a que peu de chances de durer efficacement. Mais qui sait ? Ca peut être encore plus génial que ça n'en a l'air !
- Projet avec David Duchovny (Showtime) : rien que David devrait suffire, mais la crise de la quarantaine me semble bien partie pour lui en plus.
- Protect & Serve (CBS) : sur le principe je m'en fous, mais la smple perspective de pouvoir reluquer Dean Cain en uniforme sous le soleil torride de L.A...
- Spying in High Heels (USA Network) : une Maddie férue de mode et d'élégance, et qui devient détective ? Ca me dit quelque chose... Si Cybill Shepherd n'est pas au générique, c'est à n'y rien comprendre.
- The Kill Pit (Spike TV) : pov' Donnie Wahlberg qui est toujours si gentil, et qui se retrouve tellement souvent dans des galères ! Il mérite bien qu'on regarde sa nouvelle série.
- The Return of Jezebel James (FOX) : Lauren est nécessairement de bonne augure. Et en plus, les créateurs de Gilmore Girls ne sont pas vraiment des gars dont on craint le pire.

Les séries anti-stabilotées : c'est tellement pas envisageable que ça mérite une surlignage en noir.
- 22 Birthdays (CBS) : 1 anniversaire par épisode, ce qui d'après mon expérience, mènera à 1 engueulade par épisode, 1 scène de cuisine (ou préparation de cocktails) par épisode, et 1 coucherie à l'étage dans en moyenne 1 épisode par mois.
- Canterbury's Law (FOX) : non seulement c'est pas nouveau mais c'est même pas la seule mère célibataire en projet pour cette saison. Voir aussi plus bas : Mary Sunshine et la grosse bouse avec Alyssa Milano.
- Capital City (The CW) : persiste et signe. Sur une chaîne qui à la base, n'est pas propice à la politique, cf. Jack & Bobby.
- Family Values (USA Network) : vous avez envie d'un mélange entre FBI Family et 3e planète après le soleil ? On dirait que vous avez trouvé votre bonheur, à mi-chemin entre le postulat de l'un et de l'autre. Il faudrait me payer pour regarder ça. Ou que les audiences tiennent du pur délire.
- Flash Gordon (Sci Fi) : j'aimais pas les collants moulants quand on m'obligeait à les porter, et j'arrive pas à les apprécier dans mes séries télé. C'est une sorte de patche anti-superhéros débile, quoi.
- Football Wives (ABC) : je crois que j'apprécie déjà bien trop de séries ABC. Et puis, par principe, un remake de série anglaise sur les pétasses oisives qui suivent des sportifs au crâne vide... nan, merci mais non merci.
- Gossip Girl (The CW) : The CW a visiblement besoin de son nouveau soap richissime de l'année.
- I'm in Hell (CBS) : même en n'arrêtant pas la lecture au nom de Jason Biggs, je sais que ça me plaira pas.
- Law Dogs (CBS) : ça alors, comme c'est inédit ! Par les mêmes somnifères que Numb3rs en plus !
- Leverage (TNT) : on dirait la même série que toutes celles de 2001-2002, mais... en 2007. Faut arrêter avec le terrorrisme maintenant, ça va bien.
- Literary Superstar (ABC) : même pas en rêve, et certainement pas pour Jenna Elfman.
- Mary Sunshine (USA Network) : the Earth says hello, je dis goodbye. Voir Canterbury's Law et la bouse avec Alyssa Milano.
- Playing Chicken (FOX) : ça part d'une bonne idée (les séries politiques sont trop rares et c'est vraiment le moment), ça finit en eau de boudin. Mais peut-être que la série aura mieux à offrir que des engueulades privées ?
- Projet avec Alyssa Milano (ABC) : pour Alyssa, non, pour Mary, désolée mais non, et pour le concept, toujours pas. Voir Canterbury's Law et Mary Sunshine.
- Projet avec Rutger Hauer (The CW) : encore une formidable série sur l'expatriation ? Ou, vu la chaîne, plus vraisemblablement une série qui n'aura rien à dire ?
- Projet de sitcom par les créateurs de Will & Grace (Will & Grace II - CBS) : on reprend les mêmes, on mélange les statuts sociaux et on recommence ?
- Projet de J.J. Abrams (HBO) : j'arrive pas à y croire, je sais pas, ça m'inspire simplement pas.
- Projet de Martin Scorsese (HBO) : on dirait que le titre et le producteur sont sensés à eux seuls nous convaincre qu'Atlantic City (je rappelle : l'ersatz de Vegas) est digne d'intérêt. J'attends qu'on me le prouve.
- Projet de Steven Bochco (FX) : j'attends de voir parce que pour le moment, le concept de départ ne prend pas trop de risques.
- Projet sans nom avec Famke Janssen (NBC) : projet sans idée avec Famke Janssen ?
- State of Mind (Liftime) : pourquoi Lifetime se sent obligé de mettre de côté et/ou diaboliser systématiquement les mecs dans ses séries ? Le féminisme à l'américaine ?
- Swingtown (CBS) : si ça se résume vraiment à ça (soit : le casting), je trouverai le moyen de m'en passer.
- The Best Awful (HBO) : je suis moyennement enthousiasmée par le casting, pour le reste j'attends d'en savoir plus.
- The Bionic Woman (NBC) : rien qu'à cause du spoiler que ça implique pour Katee Sackhoff, je suis contre, formellement contre, rageusement contre. Et même sans ça, le fait que Lee Majors ait sa propre série est bien plus attirant et original que... ça.
- The Cure (FOX) : eh oui, pourquoi pas, mais... Tomb Rider ?!
- The Mastersons of Manhattan (NBC) : hein ?! Je sais qu'on fait des sitcomas avec pas grand'chose mais n'est-ce pas justement pour ça qu'on les oublie aussi vite ?
- Thirteen Songs (The CW) : ce n'était qu'une question de temps avant que cette chaîne ne se tourne vers un concept aussi simpliste permettant la revente de produits dérivés aux ados.

Je n'ai bien-sûr pas encore d'idée plus précise sur les séries au résumé le plus sommaire, mais déjà, je sens que mon programme sera chargé, même si seulement la moitié de tout ça nous parvient à l'écran à la rentrée !
On prend les paris sur ce qui va vraiment marcher ? Combien on parie sur le fait que celles qui survivront seront en majorité dans ma dernière catégorie ?

Posté par ladyteruki à 17:17 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


  1