ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

28-11-08

Et un post sur Ned de plus, un !

Alors qu'il y a pas si longtemps, je vous parlais du pilote de Will & Grace, j'ai eu la surprise de tomber, en un haut lieu de cagoulage, sur celui de Ned & Stacey, lequel ne partage pas uniquement avec le premier un goût pour les titres de série simplistes, mais aussi la présence de Debra Messing. Et moi, vous savez bien, dés que je vois une chevelure rousse...
Du coup, ayant le mobile comme l'opportunité, je n'ai pas pu résister à la tentation de le cagouler pour vous l'offrir ! Là, comme ça, en cadeau, parfaitement, et ce n'est même pas encore Noël !
En plus, ce sera ça de moins à numériser à partir de mes VHS plus tard, et sans le logo d'AB1, en prime !

On est donc partis pour un nouveau post La preuve par trois, et je parie qu'il y a moins de monde qui connaît Ned & Stacey que Will & Grace, pas vrai ?

NedStacey___1
D'ordinaire, quand deux personnages se rencontrent, et font des étincelles, on est plutôt dans la logique du coup de foudre à la Dharma & Greg. Bon. Bah là, pas trop. Ce serait plutôt les foudres de guerre ! Dans le cas de Dharma et Greg, les différences sont tout de suite présentées comme étant ce qui attire les personnages l'un vers l'autre, mais pour Ned et Stacey, c'est absolument le contraire. C'est tellement violent qu'on voit mal comment ces deux-là vont tenir tout l'épisode sans s'étriper...

NedStacey___2
Même si on devine rapidement que l'objectif de la série sera de rapprocher deux personnages que tout oppose (un classique), on reste quand même bluffé par le cynisme qui domine cet épisode, et notamment ses dialogues. Mais aussi, d'une façon plus générale, la situation qui est en train de naître sous nos yeux, celle d'une cohabitation complètement intéressée, égoïste, et fondée sur des préoccupations tellement terre-à-terre, qu'on a du mal à se rappeler que Ned & Stacey est pensé comme une comédie romantique ! Ce mariage blanc, mariage d'intérêt, appelez-le comme vous voulez, est en fais profondément glauque !

NedStacey___3
Un petit air de déjà vu ? Eh oui, Debra Messing est encore en robe de mariée ! Bon, j'ai bien conscience que, chronologiquement, c'est l'inverse, mais bon... tiens, il faudrait que je revoie le pilote de Prey pour vérifier un truc...
C'est un coup classique : les deux personnages qui n'ont rien à faire ensemble mais qui finalement... Cela dit, on parvient à être surpris par cet échange, puisqu'en fait, ici, c'est Stacey l'idéaliste qui a contracté ce mariage avec le plus de cynisme... Ned ayant en effet une pointe de sentiments pour elle ! Double surprise, à vrai dire, puisqu'on aurait mal imaginé qu'il ait des sentiments tout court, pour commencer. Voilà qui donne lieu à un échange acerbe, mais d'un autre côté, il faut reconnaitre que la série a des dialogues très vifs de toutes façons, c'est d'ailleurs son atout majeur, avec Thomas Haden-Church.

Il y aurait très certainement un peu plus à dire de ce pilote, à commencer par la présence de Greg German, fishiste avant la lettre, mais bon, les règles sont les règles, trois captures, et pas une de plus !

Voilà, je suis sûre que ça vous fait du bien que je ne parle pas toujours d'un seul et même Ned, pas vrai ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Ned & Stacey de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 22:34 - La preuve par trois - Permalien [#]

11-06-07

Desperate Staterwife

Certaines séries ont le défaut de tout de suite vous en évoquer une autre. Cette année, ce n'est pas étonnant outre mesure qu'on ait des relents de Desperate Housewives régulièrement, toutes les chaînes ont leur remake dans la grille. D'ailleurs je vous ai déjà parlé de Army Wives... eh bien voilà, tout le monde a sa variation sur le même thème. La bonne nouvelle, c'est que la ménagère de moins de 50 ans américaine va enfin se reconnaître dans les séries de cette saison, où le jeunisme prend un sacré uppercut.

C'est Debra Messing qui se commet dans The Starter Wife, objet du post d'aujourd'hui. Arrêtons-nous d'ailleurs sur ce choix de casting : Debra est une plutôt bonne comédienne, et surtout elle est bien bankable, du coup voilà un show taillé sur mesure pour elle. D'abord parce qu'il est léger : nous n'avons pas trop de scènes exagérément dramatiques, même quand elles seraient en droit de l'être, vu que Debra est plus douée dans l'humour (il suffit de voir sa prestation déplorable dans Prey) que dans la tragédie. Ensuite, pas de gags : le temps perdu à refaire inlassablement les prises d'une série qui n'est pas tournée en public est ainsi gagné, et ce, juste parce qu'elle fait partie de ces comédiennes incapables de dire une tirade drôle sans exploser de rire (c'était évident dans Will & Grace mais aussi dans Ned & Stacey). Que reste-t-il ? Un rôle doux-amer qui lui va comme un gant, donc, et qui lui permet d'être efficace.

D'ailleurs bien des choses sont efficaces dans The Starter Wife : le scénario, qui en dépit d'un pilote d'1h30, ne possède pas un temps mort, pas une petite digression ; les dialogues, dont on ne peut pas dire que la prod' ait fait son soucis majeur, du coup au lieu d'être excellents, ils sont efficaces... et enfin les acteurs, qui rentrent tous sagement dans leurs petites boîtes, sans chercher à nous épater, juste à servir l'histoire. Bref, une bonne machine bien huilée qui prouve que devant et derrière la caméra, tout le monde sait ce qu'il fait. C'est du travail bien brossé.

Inutile de vous faire une dessin : il manque donc un éclair de génie à cette série, le truc qui crée le coup de coeur, la seule raison pour laquelle vous allez accrocher à la série plutôt que de simplement la regarder si vous tombez dessus en zappant. The Starter Wife n'est pas une série qui vous fait tomber en pâmoison, c'est juste une bonne série, ce qui, certes, est déjà pas si mal. Elle ne possède pas un casting à tomber raide, juste un bon casting. Son générique n'est pas épatant, juste marrant. Sa bande son n'est pas amusante, elle est... ah bah non, là c'est pire, c'est la B.O. de Desperate Housewives. On oublie la musique.

Alors, pourquoi regarder The Starter Wife ? La réponse n'est pas une énorme affirmation enthousiaste, du genre de "oh mon Dieu c'est trop génial il faut absolument regarder c'est énorme", en fait c'est plus subtil que ça, et c'est la raison pour laquelle The Starter Wife n'aura sans doute pas le succès du DH dont elle s'est si visiblement inspiré.
Je pense que le charme classieux de Debra Messing (toujours sublimissime et altière, c'est le rôle qui le veut mais on a la classe ou on l'a pas), les décors hollywoodiens (cette maison sur la plage, je pourrais tuer pour y emménager vous savez ???), et les mille petites intrigues des uns et des autres (certaines commençant assez tardivement comme les problèmes d'argent du quota gay) ont leur intérêt, leur charme, et peuvent toucher une partie du public qui appréciera cette sobriété et cette sorte de subtilité. En plus, ces éléments peuvent gagner en impact à mesure que la série vieillira et larguera les amarres.

Et puis, quand bien même de nombreux éléments de la série sont très conventionnels, scolaires pourrions-nous dire éventuellement, on ne peut que se prendre d'affection pour le personnage de Molly : c'est un personnage extrêmement attachant, finement drôle (pour les raisons énoncées plus haut, elle ne fonctionne pas par tirades étincelantes mais par l'accumulation de petites attitudes charmantes et amusantes), bref plein de qualités que toutes les Desperate Housewives, non plus que beaucoup de leurs clônes, n'ont pas à ce point, optant plus souvent pour la comédie franche. Un équilibre très féminin, pas du tout caricatural, finalement assez naturel : voilà la force de ce personnage, et donc de la série.

Arriverai-je à me préoccuper des déboires de Molly pendant longtemps ? Déjà, 1h30, ça ne m'a pas semblé si long que ça, c'est déjà bon signe, surtout venant de quelqu'un qui est paramétré pour avoir envie de zapper au bout de 45mn. Certains personnages de second ou troisième rang ont piqué ma curiosité aussi, certaines interactions de Molly avec ces personnages sont intéressantes, le final est touchant sans jouer les violons, bref il y a finalement des raisons... comment dire ? Raisonnables ? De donner sa chance à The Starter Wife. Au moins une chance. Vous aviserez ensuite.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Starter Wife de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:27 - Review vers le futur - Permalien [#]
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