ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

24-04-12

Back to the future

La différence entre une bonne série et une... autre série, disons, tient à des facteurs assez variables. Cela peut venir de l'histoire elle-même, des dialogues, de la réalisation, ou du jeu des acteurs.
Dans le cas de Mirai Nikki, c'est surtout ce dernier point qui supporte le poids de la faute.

MiraiNikki

Et pourtant Mirai Nikki promettait d'être une série à suspense sympathique, à défaut d'être originale (je crois avoir, déjà, souligné combien son pitch me rappelait celui de LIAR GAME). On est supposés y retrouver deux personnages adolescents plongés dans un jeu infernal et terrifiant ressemblant plutôt à une partie de chasse, et dont ils ignorent tout avant de devoir choisir, au pied du mur, entre devenir la proie ou se transformer en chasseur. Pour une petite série à suspense sans grande ambition si ce n'est celle de divertir le public adolescent pour quelques semaines, on ne demandait pas grand'chose de plus.

Mais même ça, Mirai Nikki n'arrive pas à l'accomplir. Tout simplement parce que la série commet la faute de goût suprême : recruter des acteurs médiocres. Et pas qu'un peu.
Pour qui veut un échantillon de ce que les acteurs nippons ont de plus caricatural (je m'explique mal qu'on puisse vouloir pareille chose, mais admettons), Mirai Nikki est un véritable abécédaire. C'est assez incroyable. Vous voulez l'ado je-m'en-foutiste qui en fait des tonnes ? On a. Vous voulez l'héroïne exagérément péchue au sourire indélébile ? On a aussi. Vous voulez une mère éplorée qui s'effondre sous la douleur ? Figurez-vous qu'on a, brièvement, mais on a. Tous les clichés sont réunis, sans oublier le mystérieux tueur masqué qui ne pense qu'à brandir sa lame comme s'il était dans un film de Hitchcock sans piper le moindre mot. Tout, je vous dit. Ils nous ont tout fait.
Sauf bien jouer.

C'est extrêmement pénible parce qu'une série avec un cast lamentable, ça vous ruine tout. Même un thriller adolescent sans grande ambition.
Car Mirai Nikki est l'héritier de ces dorama qui semblent connaitre un boom depuis quelques années en soirée ou deuxième partie de soirée sur les chaînes nippones, genre Clone Baby ou Piece Vote. Le format est d'une demi-heure, ce qui est loin d'être la norme sur l'Archipel, le budget n'y est pas élevé, mais l'envie de faire un divertissement à suspense prenant et pas trop mal gaulé y est en revanche présente. Et surtout ces séries appartiennent systématiquement à un genre de mystère jouant avec les nouvelles technologies, ce qui est un lien de parenté pour le moins singuler.
Mirai Nikki n'a hélas pas les ambitions de Piece Vote au niveau de la réalisation (et niveau musique il faut bien avouer que Mirai Nikki est franchement à côté de la plaque à plusieurs reprises), mais c'est un peu la même famille de séries tout de même, et on peut regretter que le recrutement des acteurs principaux cause tant de tort à une série qui autrement s'en tirerait relativement bien.

Je ne recommande pas vraiment Mirai Nikki pour commencer la saison nippone (pas de chance, ça a été mon cas), mais au moins cela me donne l'occasion de rappeler combien la suite des sous-titres de Piece Vote se fait attendre.

Posté par ladyteruki à 19:08 - Dorama Chick - Permalien [#]

30-07-11

Piège en haute mer

PieceVote
Imaginez un bateau en pleine mer, des caméras partout, et des inconnus qui se réveillent pour apprendre que leur vie est en jeu tant qu'ils n'auront pas reconnu le crime dont un narrateur invisible les accuse d'être coupables. Non, ce n'est pas la saison 2 de Persons Unknown, mais le pitch de Piece Vote, une petite série que NTV nous a sortie d'un chapeau en cette saison pour l'instant plutôt décevante. Les amis, les choses commencent doucement à s'arranger. Un peu.

Pour être tout-à-fait sincère, je ne serais pas surprise d'apprendre qu'on trouve à la réalisation de Piece Vote les coupables de Clone Baby. Coupables est un peu dur, car comme vous le savez, Clone Baby n'était pas si mauvaise du point de vue de la réalisation, c'était même son seul point fort ; quoique... disons qu'il y avait des idées, pas forcément le budget pour les faire aboutir. Mais en tous cas le principe était de ne pas se reposer sur ses lauriers, d'essayer de chambouler un peu les habitudes de la plupart des dorama, et au final, Clone Baby y avait à peu près réussi du point de vue de la réalisation (...hélas, seulement de celui-là). Ici on retrouve un certain nombre de points de détail qui prouvent qu'on veut dépasser les codes (souvent plan-plan) du dorama classique, et essayer d'innover ne serait-ce que par petites touches. La séquence de fin, qui montre les réactions des internautes, est à ce titre démonstrative et fait son petit effet, notamment de par le choix subtil mais qui pourtant change tout du chuchotement. Dans une moindre mesure, l'étrange scène de club du début, que ne renierait probablement pas Lynch, montre à la fois qu'il n'y a pas de budget, mais aussi et surtout qu'on a envie de se donner du mal avec ce qu'on a. Et d'ailleurs avec son format d'une demi-heure, son envie de raconter quelque chose de profondément différent, et ses dialogues alambiqués, Piece Vote a plus d'un lien avec Clone Baby. Vraiment, faudra que je creuse cette parenté.

Le gros inconvénient de Clone Baby résidait dans son écriture. Dans le pilote de Piece Vote, on échappe à peu près à ça, et c'est une bonne nouvelle. Comme on est en plein dans l'épisode d'exposition, tout est très décomposé, très lent, du genre compréhensible par un enfant de trois ans, ce qui n'est pas vraiment un tort pour un pilote à condition que ça ne se prolonge pas. Sur un épisode d'une demi-heure, quand la capture du "héros" prend la moitié de l'épisode, on est en droit de se demander ce qu'il se passe. Ok, ok, épisode d'exposition, admettons, mais attention quand même.

Mais on n'est pas totalement pris pour des imbéciles et ça fait plaisir.
Par exemple, le personnage mystérieux qui va de toute évidence capturer le héros n'est pas si mystérieux que ça, par exemple, et ça n'aide pas que l'acteur soit über-connu pour sa looooongue liste d'apparitions à la télévision. Du coup, on le repère assez rapidement quand il se déguise grossièrement plus tard dans l'épisode, et si les personnages semblent totalement abrutis (ils ont l'excuse d'avoir été drogués avant d'arriver, mais quand même), on ne part pas du principe que le spectateur l'est aussi, et le traitement du personnage étrange, s'il n'est guère approfondi, est au moins logique. C'est à ce genre de détails qu'on voit que Piece Vote se donne du mal pour essayer de ménager la chèvre et le chou, tentant de compenser ses faiblesses sans les camoufler vu qu'elle n'en a pas les moyens. Reste à savoir si sur le long terme ça fonctionnera parce que ça reste un travail d'équilibriste un peu risqué.

PieceVote-Sinners
En tous cas le concept est bon. Et ça compte quand même beaucoup. Et ce qui compte encore plus c'est que le scénariste a l'air d'avoir une idée assez claire de ce qu'il veut en faire, ce qui est toujours plus facile dans un dorama à durée limitée, je vous l'accorde, mais des fois on sait jamais. On a déjà vu des dorama maltraiter leur concept de départ même en ayant le temps d'en faire quelque chose de bien, hein.
Donc à la base, l'idée est donc de faire en sorte que les inconnus "criminels" se retrouvent tous dans un jeu malsain, et le jeu malsain commence en fait plus rapidement que je ne l'aurais imaginé, avec un twist délectable : le contenu de la fameuse "boîte de Pandore" qu'ils doivent ouvrir dans le pilote. Là comme ça j'ai l'air de parler par énigmes mais j'ai pas trop envie de vous spoiler, sachez simplement que c'est une idée très sympa qui apporte du piquant à l'idée de départ et laisse augurer du meilleur pour nos "prisonniers". La façon de bien traiter le concept est aussi de ne pas juste dire "ok, il va falloir deviner quel est le crime" mais de nous donner une sorte de clé pour ça, le fameux numéro, et j'avoue que ça pique encore plus ma curiosité.

Le pilote est loin d'être parfait, pourtant. Outre l'extrême indigence du budget, on a un VRAI problème de casting. Des acteurs mauvais yen a partout, mais malgré toute l'affection que je porte aux séries nippones, les mauvais acteurs asiatiques, ce sont les pires. Alors avec un bon pitch, c'est encore plus douloureux d'assister au gâchis. Je veux dire, bon, qu'on ne soit pas sorti de Julliard, admettons, tout le monde n'est pas armé pour l'excellence ; et pour prendre un exemple qu'on a déjà évoqué, Yukie Nakama ou Aya Ueto ne sont peut-être pas des pointures, mais entre de bonnes mains, elles ont leurs moments, on peut pousser un peu le moteur et voir qu'il y a un petit quelque chose sous le capot. Eh bien là, vous voyez, ces acteurs-là, même pas ils méritent la prime à la casse, et Jinnai Takanori a beau se démener comme un diable, c'est quand même pas génial, tout ça. Gros, gros défaut de la série, à plus forte raison parce que quand on organise un huis clos comme celui-là, et qu'en plus on n'a pas de pognon, il faut un cast en béton armé pour compenser, et là, force est de constater qu'on ne l'a pas. Du tout. Mais alors... du tout. Et ça c'est quand même un putain de problème.

Dernier bémol mais alors c'est très mineur, pour lequel je remets ma casquette (évidemment violette) de rédactrice sur Jmusic : qui est le demeuré qui a embauché Kumi Kouda pour le générique de fin ? Et sur cette chanson précisément, en plus ? Parce qu'elle en a faites quelques unes par le passé qui auraient pu concorder, mais celle-là, pas du tout. Alors je sais, la Kuu, c'est un gros coup pour NTV qui n'en espérait sûrement pas tant pour une petite série méconnue en nocturne, mais bon, c'est pas DU TOUT la bonne ambiance, cette chanson.

Mais bon, globalement, en faisant abstraction de ci et de ça, le budget, le cast pas finaud (le second ayant de fortes chances d'être la conséquence du premier, à la décharge de la prod), les dialogues pas fulgurants... on a quand même une très bonne idée qui semble partie pour être très bien exploitée du point de vue de la progression de l'histoire et de la narration. Donc je dis oui. Si vous êtes du genre patients, c'est plus que jouables. Et comme je me goinfre méchamment de Friday Night Lights en parallèle, j'ai ce qu'il faut du côté de l'excellence, je peux tout-à-fait m'octroyer une demi-heure plus vacillante par semaine au nom d'un bon concept. Complètement jouable.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Piece Vote de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:02 - Dorama Chick - Permalien [#]

24-07-11

La guigne

A un moment je vais commencer à avoir peur de regarder des pilotes, cette saison.

Parce qu'entre Soredemo, Ikite Yuku (décevant), Bull Doctor (même pas je vais me fendre d'un post !) et maintenant Hanawake no Yon Shimai, c'est pas franchement brillant. Là ça fait depuis hier que j'ose même pas lancer le pilote de IS, parce que je suis sûre que ça va être décevant, alors que j'ai été étonnée de la bande-annonce qui était moins ridicule que je ne l'anticipais (en dépit de la présence de Saki Fukuda). Et IS n'est même pas sur la liste des séries que j'avais envie de découvrir cette saison. Et Piece Vote ? A ce stade j'ai même plus envie de surveiller s'il y a des sous-titres.
C'est vraiment la dèche. Si l'un de vous a déniché une série où les personnages ne sont pas a) hystériques b) caricaturaux, ou bien c) dénués de tout intérêt (les uns n'excluant malheureusement pas les autres), faut vraiment me le faire savoir fissa parce que je désespère comme rarement.

Bon. Parlons donc un peu de Hanawake no Yon Shimai, la série qui était supposée être ma dramédie nippone de l'été. Et qui a échoué lamentablement, vous l'aurez compris.

HanawakenoYonShimai-Sisters

Il y avait plusieurs options, pourtant, et c'était pas si compliqué de faire un petit dorama sympa.
Première option, une série où chaque soeur avait ses problèmes de boulot et/ou de coeur, avec un peu de comédie pour pas rendre le tout trop sérieux, et hop, vogue la galère. De vous à moi c'est un peu pour ça que je signais. Deuxième option, qu'on découvre avec le début du pilote comme potentiellement réalisable, un dorama de la trempe de Seigi no Mikata, avec une grande soeur qui plait aux hommes mais réduit sa famille en esclavage (avec le petit twist que cette fois il s'agissait de 3 soeurs, et qu'elles étaient plus âgées). A un moment, j'ai cru à cette option parce qu'effectivement, les filles se plaignent beaucoup de leur aînée (plus précisément alors que celle-ci se marie pour la troisième fois, si vous me suivez), et parce que quand celle-ci revient vivre dans la maison familiale, elles sont paniquées. Je me suis dit : ok, c'est un peu du déjà vu, mais à la limite pourquoi pas, c'est pas comme si ça m'avait dérangée de regarder Seigi no Mikata jusqu'au bout !

Mais c'est pas ça non plus ! En fait je suis même pas certaine de pouvoir vous dire ce que c'est, parce que finalement, oui, chaque soeur a ses histoires de boulot et/ou de coeur, mais c'est tellement survolé que je ne peux pas dire qu'on a choisi la première option (en particulier, Michiko Kichise est laaaargement sous-exploitée, mais on va vite réaliser que de toute façon, elle n'est pas à sa place en comédie, ou bien tout simplement y est-elle allée de façon half-assed et dans ce cas je ne saurais la blâmer), et oui, les frangines ont peur de leur aînée, mais sans aucune raison parce que celle-ci n'est ni effrayante, ni un tyran, bon elle est un peu remuante et elle a trois enfants, mais c'est pas une mauvaise bête, quoi.

De vous à moi, la seule chose que je retiendrai du pilote de Hanawake no Yon Shimai, c'est... la maison de la famille Hanawa. J'ai une sérieuse envie de la transposer dans les Sims (comme je l'avais fait pour celle de Utsukushii Rinjin ; il avait fallu ruser d'ailleurs : je me suis rendue compte qu'une partie du rez-de-chaussée n'était pas du tout montrée dans la série), parce que primo j'adore le jeu sur les différents niveaux, et deuzio, ça fait une habitation super pratique pour jouer ensuite, rapport au côté "décor de théâtre" (ou de sitcom) de cet espace très ouvert, avec cependant ce détail amusant : la porte d'entrée est dans le couloir, sous les chambres des filles, et pas du tout à un bout ou un autre de la pièce comme on pourrait s'y attendre.

Hanawake-Uchi-1 Hanawake-Uchi-2 Hanawake-Uchi-3

Pardonnez, hein. Mais bon, vous n'êtes pas sans savoir que je ne suis pas insensible à un logis bien agencé dans une série (fût-il invarablement décoré en bois-blanc-beige).

Donc voilà, pendant les trois quarts du pilote, je me suis raccrochée à ça (d'autant plus intriguée qu'il y a une porte à l'étage qui mène à quelque chose au-dessus de la cuisine, et que je n'ai pas encore déterminé si c'était la salle de bains, mais je ne saisis pas trop le concept d'une salle de bains avec une porte vitrée, ou bien oh mon Dieu, ça se trouve, c'est une petite terrasse !). C'est vous dire si mon esprit a eu le temps de vagabonder.
Pour faire plus clair : si vous comptiez regarder le pilote de Hanawake no Yon Shimai, et passer un bon moment : FUYEZ ! Je peux pas faire plus claire.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Hanawake no Yon Shimai de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 15:39 - Dorama Chick - Permalien [#]

01-07-11

Summer nights

Premier jour de juillet, l'heure pour nous, comme vous vous y attendez certainement si vous fréquentez un peu ce blog, de faire le point sur les nouveautés nippones de l'été. Et non, je ne fais pas la même chose pour la rentrée américaine, parce que d'abord je fais ce que je veux, et ensuite parce que c'est quand même plus pratique comme ça.
Et puis de toute façon c'est pas ça qui manque sur le net pour les USA. Alors que pour le Japon...

Donc voilà à quoi s'attendre cet été ; j'ai essayé d'être exhaustive, donc forcément il en manque.

En quotidienne


- Asu no Hikari wo Tsukame - saison 2 (Fuji TV)
L'histoire : un centre conçu pour aider les jeunes à gérer leur problème... aide une jeune fille à gérer ses problèmes.
L'avis : c'est pas tous les jours qu'on voit une série quotidienne nippone être renouvelée (déjà que des séries quotidiennes nippones, yen a pas 712 chaque saison). Mais comme justement, ce genre de série, j'ai du mal à me les procurer puis à tenir la longueur, donc hélas, ce sera sans moi. Mais je voudrais pas dégoûter les autres, alors si le coeur vous en dit, ne vous fiez pas à moi !
> A partir du 4 juillet à 13h30

Lundi


- Zenkai Girl (Fuji TV)
L'histoire : une jeune avocate qui souhaite progresser professionnellement se retrouve avec, oh horreur, la responsabilité de garder la fille de 5 ans de sa boss. Sa promotion en dépend... et bientôt, sa vie sentimentale aussi, lorsqu'elle va rencontrer à la maternelle un séduisant père divorcé.
L'avis : j'apprécie les tentatives de Fuji TV pour innover dans la romance du lundi soir. J'apprécie... mais je suis pas sûre de regarder. Enfin on verra.
> A partir du 11 juillet à 21h00

- Piece Vote (NTV)
L'histoire : un homme sans histoire se trouve embarqué dans une émission de télé-réalité extrême lorsqu'il est accusé d'avoir tué son frère. Prisonnier avec quelques autres "candidats" sur un bateau, sa vie privée jusque là discrète va être mise à jour devant tout le pays.
L'avis : wow mais NTV ça déchire ce pitch ! Mais qu'est-ce qui se passe, mais c'est génial ! Bon, encore faut-il que ce soit bien fait mais, wow quoi !
> A partir du 4 juillet à 23h58 (ça rigole pas, les horaires des chaînes nippones)

Mardi


- Zettai Reido - saison 2 (Fuji TV)
L'histoire : une enquêtrice qui s'occupait jusque là des affaires non-classées est transférée dans une division criminelle "classique".
L'avis : autant au départ, le pitch pouvait être à peu près original (on appréciera en tous casl e fait que Zettai Reido ait été lancée quasiment sitôt la loi correspondante votée au Japon), autant là, la 2e saison, c'est juste une façon de traire la vache à lait.
> A partir du 12 juillet à 21h00

- IS (TV Tokyo)
L'histoire : ces deux lettres désignant en fait le terme "intersexuel", c'est-à-dire des personnes dont on ne peut définir si elles sont de sexe masculin ou féminin. Haru Hoshino a été enregistré(e) comme une fille à sa naissance mais éduqué(e) comme un garçon. Naturellement, à l'adolescence, les histoires de cœur s'en mêlent...
L'avis : la question que je pose, c'est : pourquoi à l'adolescence ? Pourquoi j'ai l'impression qu'on va se taper des teenageries pour ce sujet ? N'y a-t-il donc pas de Dieu ?! Non ? Ah bon bah ok alors.
> Quelque part en juillet à 21h00

- Team Batista no Eikou - saison 3 (Fuji TV)
L'histoire : un nouveau système d'autopsie est mis en place, mais il apparait que le département de médecine légale de l'hôpital où il est installé a aussi ses parts d'ombre...
L'avis : je vous avoue tout de go que j'avais pas accroché sur le pilote. Du. Tout. Mais des pitches comme ça, ça donne presque des regrets.
> A partir du 12 juillet à 22h00

- Kurumi no Heya (NHK)
L'histoire : l'une des filles d'une famille de 6 enfants prend en charge sa famille quand le père décide de se faire la malle suite à une aventure.
L'avis : ça va être gai, tiens. Enfin bon, faut voir, ça peut être pas mal, sur ce genre de sujet NHK n'est pas trop mauvaise.
> A partir du 26 juillet à 22h00

- Arakawa Under the Bridge (TBS)
L'histoire : sauvé des eaux par une mystérieuse jeune femme qui vit sous un pont, un homme répare sa dette en devenant le "colocataire" de ladite jeune femme, qui n'exige de lui rien d'autre que de l'amour.
L'avis : il parait que c'est un évènement, cette adaptation, rapport au fait qu'il y a déjà du manga, de l'anime, etc... sur ce sujet. Sauf que je touche pas à ces trucs-là, moi, donc je sais pas ce que ça vaut. Ca peut être pas mal si on explore le côté marginal et outsider de l'univers, mais si c'est encore une comédie romantique, je mords.
> A partir du 26 juillet à 00h55 (enfin techniquement le 27, mais ne nous lançons pas dans des explications des heures japonaises)

Mercredi


- Keishichou Sousa Ikka 9 Gakkari - saison 3 (TV Asahi)
L'histoire : des... du... bah... un commissariat, quoi.
L'avis : insérer ici un commentaire sarcastique incluant un jeu de mot sur le terme "poulet".
> A partir du 6 juillet à 21h00

- Bull Doctor (NTV)
L'histoire : une pathologiste confirmée mais ayant de graves problèmes relationnels au foyer (donc fuyant la maison), et une enquêtrice de la police incapable et désireuse de mener une vie de femme et surtout d'épouse épanouie (mais toujours célibataire), enquêtent sur divers décès mystérieux.
L'avis : contrairement à ce que je pouvais éventuellement suggérer dans mon post d'hier, le sexisme, yen a pas qu'à Atlanta...
> A partir du 6 juillet à 22h00

- Rokudenashi BLUES (NTV)
L'histoire : un jeune lycéen champion de boxe et accessoirement chef de gang se voit empêtré dans toujours plus de combats pour pour se porter au secours de la gent féminine qui l'entoure.
L'avis : si ça, c'est pas tiré d'un manga quelconque, alors là ! Mais alors, vraiment quelconque, quoi !
> A partir du 6 juillet à 00h59 (voir ci-dessus)

Jeudi


- Kyoto Chiken no Onna - saison 7 (TV Asahi)
L'histoire : les trépidantes aventures d'une femme procureur à Oosaka.
L'avis : je sais pas pourquoi mais j'ai jamais vu un seul épisode de cette série, en fait. Dont acte.
> A partir du 7 juillet à 20h00 (voir ci-dessus)

- Hi wa Mata Noboru (TV Asahi)
L'histoire : la nouvelle mission d'un flic aguerri est de devenir formateur auprès de la bleusaille nouvellement recrutée, et encore pleine d'illusions sur le métier de policier.
L'avis : en dépit de mon aversion pour tout ce qui peut être policier, et en fonction du ton choisi par la série, je pourrais bien décider de regarder. Parce qu'au moins, c'est pas des enquêtes. Et parce que c'est supposé être la suite de Saigo no Bansan et que tant de chemin a été parcouru pour sauvegarder le personnage (en changeant tout le reste) que j'ai envie de découvrir pourquoi.
> A partir du 14 juillet à 21h00

- Soredemo, Ikite Yuku (Fuji TV)
L'histoire : la mort d'une jeune fille en 1996 continue d'avoir des répercussions 15 ans plus tard, pour sa famille mais aussi celle de son tueur. Justement, le frère de la victime rencontre la soeur du criminel...
L'avis : pourvu que ça ne devienne pas une romance sur fond de drame-dramatique-qui-fait-pleurer, on devrait tenir là une des valeurs sûres de l'année. J'insiste en particulier sur la présence d'Eita.
> A partir du 7 juillet à 22h00

- Meitantei Conan (Fuji TV)
L'histoire : une enquête du fameux détective Conan suite au décès d'un homme empoisonné par une mystérieuse organisation.
L'avis : j'attends de mes lecteurs les plus érudits en la matière un éclairage critique sur la question. Perso, j'ai jamais mis le nez dans les manga ni anime, donc mon opinion vaudrait pas tripette.
> A partir du 7 juillet à 23h58

Vendredi


- Ikemen Desu ne (TBS)
L'histoire : remake de la série coréenne Minami Shineyo, dans laquelle un boys band recrute en secret la soeur jumelle de l'un de ses membres.
L'avis : si j'ai pas vu la version sud-coréenne, c'est grave ? Non ? Bon bah on va faire assorti, je regarderai probablement pas la version japonaise non plus.
> A partir du 15 juillet à 22h00

- Jiu (TV Asahi)
L'histoire : les enquêtes d'un tandem de fliquettes aux tempéraments radicalement opposés.
L'avis : tout ça c'est bien captivant, mais c'est trop bête, j'ai dentiste ce jour-là.
> Quelque part en juillet à 23h15

- Yuusha Yoshihiko to Maou no Shiro (TV Tokyo)
L'histoire : un jeune héros part trouver une plante magique capable de traiter une étrange épidémie, accompagné par divers compagnons, dont un sorcier inefficace ou un puissant guerrier.
L'avis : on vous l'a dit dans le SeriesLive Show, les séries de fantasy nippones, ça ne court pas les rues, donc : pourquoi bouder ? On verra bien.
> A partir du 8 juillet à 00h12

- Ouran Koukou Host Club (TV Asahi)
L'histoire : dans l'un des établissements scolaires les plus huppés du Japon, une jeune fille doit intégrer host club masculin pour réparer une dette.
L'avis : des adolescents, une fille plongée au milieu des garçons... ne retenez pas votre souffle en attendant mon post sur le pilote.
> A partir du 22 juillet à 00h20

Samedi


- Don Quixote (NTV)
L'histoire : deux hommes radicalement opposé, l'un effacé, et l'autre un yakuza, collaborent pour réhabiliter des jeunes âmes à la dérive...
L'avis : c'est absolument fascinant le nombre de séries sur l'éducation (et ici, la rééducation) au Japon. C'est aussi symptômatique que les séries judiciaires et légales aux USA.
> A partir du 9 juillet à 21h00

- Ningen Konchuki (WOWOW)
L'histoire : une femme navigue avec une aisance surprenante d'une profession à un autre, se révélant toujours brillante dans chaque univers. Est-elle particulièrement douée...ou capable de s'approprier les dons de ceux qui l'approchent ?
L'avis : un thriller de WOWOW, ça ne se refuse simplement pas. Sauf quand ils ne sont pas sous-titrés, évidemment.
> A partir du 30 juillet à 00h00

Dimanche


- Tempest (BS NHK)
L'histoire : un period drama dans lequel une femme superbe est destinée à cacher sa féminité pour entrer au gouvernement.
L'avis : dans le genre gloubiboulga, ça se pose là. Etrange pitch entre la comédie romantique, l'historique et le politique, qui, s'il nous parvient, méritera au moins un test attentif du pilote.
> A partir du 17 juillet à 18h45

- Shitamachi Rocket (WOWOW)
L'histoire : thriller économique et politique autour de la construction d'une fusée spatiale.
L'avis : sur le principe, on est dans le Soratobu Tire : des entreprises et des administrations se renvoient la balle, permettant de découvrir les gros grains de sable dans les rouages de la société.
> A partir du 17 juillet à 18h45

- Hanawake no Yon Shimai (TBS)
L'histoire : quatre soeurs nées d'une mère extrêmement féminine et d'un père volage ont des soucis avec leur vie privée.
L'avis : peut-être le genre de série qu'on regrettera dans 3 mois : ce genre de choses a tendance à mieux fonctionner à long terme. Surtout qu'on y verra Michiko Kichise !!!
> A partir du 10 juillet à 21h00

- Hanazakari Kimitachi he - saison 2 (Fuji TV)
L'histoire : un reboot/spin-off/sequel de la fameuse comédie romantique lycéenne.
L'avis : oh bah ça c'est trop bête, j'ai pas vu la première saison ! A coup sûr, je vais rien comprendre... tant pis, hein, faudra que je m'en passe.
> A partir du 10 juillet à 23h00

- Bara Iro no Seisen (TV Asahi)
L'histoire : une femme bafouée, trompée par son mari, décide de changer de vie de tout au tout et se lance dans le mannequinat.
L'avis : avec ce genre de pitch je m'attends à tout : la série sur la condition de trentenaire divorcée au Japon, le dorama qui dit que quand on veut on peut... on a l'embarras du choix. Hélas, aucune de ces solutions n'est alléchante.
> Quelque part en juillet à 23h00

YonShimai
Si, comme toujours finalement, se détachent quelques bonnes idées, globalement le constat est clair : on n'a pas de gros hit assuré comme au printemps, mais d'un autre côté, le printemps n'a pas brillé par son originalité. Les séries qui reviennent ne sont pas exactement des grosses pointures, mais en plus, ya quand même une belle tripotée de séries policières.

Mais l'été dernier, il y a eu la surprise Atami no Sousakan, après tout, alors tout peut arriver, parfois là où on s'y attend le moins. Mais dans l'intervalle, voici les séries sur lesquelles assurément je jetterai un oeil : Piece Vote (Persons Unknown, saison 2 ?), Arakawa Under the Bridge, parce que j'en ai tellement entendu parler que je me dis qu'il doit y avoir une raison, Hanawake no Yon Shimai, j'hésitais au début mais après, en voyant la promo (ci-dessus) je me suis dit que ça ferait une gentille dramédie familiale (bonus non-négligeable : Michiko Kichise), Ningen Konchuki si c'est traduit et que je meurs pas de vieillesse avant la fin, Shitamachi Rocket dans le même ordre d'idée, Soredemo, Ikite Yuku parce que je vais quand même pas refuser une série sur la mort et le deuil, et sans doute quelques autres qui n'ont pas l'air trop mal.

Et vous, ya des trucs qui vous tentent ?

JP Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la page Japon de SeriesLive

Posté par ladyteruki à 22:52 - Dorama Chick - Permalien [#]


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