ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

30-07-11

Piège en haute mer

PieceVote
Imaginez un bateau en pleine mer, des caméras partout, et des inconnus qui se réveillent pour apprendre que leur vie est en jeu tant qu'ils n'auront pas reconnu le crime dont un narrateur invisible les accuse d'être coupables. Non, ce n'est pas la saison 2 de Persons Unknown, mais le pitch de Piece Vote, une petite série que NTV nous a sortie d'un chapeau en cette saison pour l'instant plutôt décevante. Les amis, les choses commencent doucement à s'arranger. Un peu.

Pour être tout-à-fait sincère, je ne serais pas surprise d'apprendre qu'on trouve à la réalisation de Piece Vote les coupables de Clone Baby. Coupables est un peu dur, car comme vous le savez, Clone Baby n'était pas si mauvaise du point de vue de la réalisation, c'était même son seul point fort ; quoique... disons qu'il y avait des idées, pas forcément le budget pour les faire aboutir. Mais en tous cas le principe était de ne pas se reposer sur ses lauriers, d'essayer de chambouler un peu les habitudes de la plupart des dorama, et au final, Clone Baby y avait à peu près réussi du point de vue de la réalisation (...hélas, seulement de celui-là). Ici on retrouve un certain nombre de points de détail qui prouvent qu'on veut dépasser les codes (souvent plan-plan) du dorama classique, et essayer d'innover ne serait-ce que par petites touches. La séquence de fin, qui montre les réactions des internautes, est à ce titre démonstrative et fait son petit effet, notamment de par le choix subtil mais qui pourtant change tout du chuchotement. Dans une moindre mesure, l'étrange scène de club du début, que ne renierait probablement pas Lynch, montre à la fois qu'il n'y a pas de budget, mais aussi et surtout qu'on a envie de se donner du mal avec ce qu'on a. Et d'ailleurs avec son format d'une demi-heure, son envie de raconter quelque chose de profondément différent, et ses dialogues alambiqués, Piece Vote a plus d'un lien avec Clone Baby. Vraiment, faudra que je creuse cette parenté.

Le gros inconvénient de Clone Baby résidait dans son écriture. Dans le pilote de Piece Vote, on échappe à peu près à ça, et c'est une bonne nouvelle. Comme on est en plein dans l'épisode d'exposition, tout est très décomposé, très lent, du genre compréhensible par un enfant de trois ans, ce qui n'est pas vraiment un tort pour un pilote à condition que ça ne se prolonge pas. Sur un épisode d'une demi-heure, quand la capture du "héros" prend la moitié de l'épisode, on est en droit de se demander ce qu'il se passe. Ok, ok, épisode d'exposition, admettons, mais attention quand même.

Mais on n'est pas totalement pris pour des imbéciles et ça fait plaisir.
Par exemple, le personnage mystérieux qui va de toute évidence capturer le héros n'est pas si mystérieux que ça, par exemple, et ça n'aide pas que l'acteur soit über-connu pour sa looooongue liste d'apparitions à la télévision. Du coup, on le repère assez rapidement quand il se déguise grossièrement plus tard dans l'épisode, et si les personnages semblent totalement abrutis (ils ont l'excuse d'avoir été drogués avant d'arriver, mais quand même), on ne part pas du principe que le spectateur l'est aussi, et le traitement du personnage étrange, s'il n'est guère approfondi, est au moins logique. C'est à ce genre de détails qu'on voit que Piece Vote se donne du mal pour essayer de ménager la chèvre et le chou, tentant de compenser ses faiblesses sans les camoufler vu qu'elle n'en a pas les moyens. Reste à savoir si sur le long terme ça fonctionnera parce que ça reste un travail d'équilibriste un peu risqué.

PieceVote-Sinners
En tous cas le concept est bon. Et ça compte quand même beaucoup. Et ce qui compte encore plus c'est que le scénariste a l'air d'avoir une idée assez claire de ce qu'il veut en faire, ce qui est toujours plus facile dans un dorama à durée limitée, je vous l'accorde, mais des fois on sait jamais. On a déjà vu des dorama maltraiter leur concept de départ même en ayant le temps d'en faire quelque chose de bien, hein.
Donc à la base, l'idée est donc de faire en sorte que les inconnus "criminels" se retrouvent tous dans un jeu malsain, et le jeu malsain commence en fait plus rapidement que je ne l'aurais imaginé, avec un twist délectable : le contenu de la fameuse "boîte de Pandore" qu'ils doivent ouvrir dans le pilote. Là comme ça j'ai l'air de parler par énigmes mais j'ai pas trop envie de vous spoiler, sachez simplement que c'est une idée très sympa qui apporte du piquant à l'idée de départ et laisse augurer du meilleur pour nos "prisonniers". La façon de bien traiter le concept est aussi de ne pas juste dire "ok, il va falloir deviner quel est le crime" mais de nous donner une sorte de clé pour ça, le fameux numéro, et j'avoue que ça pique encore plus ma curiosité.

Le pilote est loin d'être parfait, pourtant. Outre l'extrême indigence du budget, on a un VRAI problème de casting. Des acteurs mauvais yen a partout, mais malgré toute l'affection que je porte aux séries nippones, les mauvais acteurs asiatiques, ce sont les pires. Alors avec un bon pitch, c'est encore plus douloureux d'assister au gâchis. Je veux dire, bon, qu'on ne soit pas sorti de Julliard, admettons, tout le monde n'est pas armé pour l'excellence ; et pour prendre un exemple qu'on a déjà évoqué, Yukie Nakama ou Aya Ueto ne sont peut-être pas des pointures, mais entre de bonnes mains, elles ont leurs moments, on peut pousser un peu le moteur et voir qu'il y a un petit quelque chose sous le capot. Eh bien là, vous voyez, ces acteurs-là, même pas ils méritent la prime à la casse, et Jinnai Takanori a beau se démener comme un diable, c'est quand même pas génial, tout ça. Gros, gros défaut de la série, à plus forte raison parce que quand on organise un huis clos comme celui-là, et qu'en plus on n'a pas de pognon, il faut un cast en béton armé pour compenser, et là, force est de constater qu'on ne l'a pas. Du tout. Mais alors... du tout. Et ça c'est quand même un putain de problème.

Dernier bémol mais alors c'est très mineur, pour lequel je remets ma casquette (évidemment violette) de rédactrice sur Jmusic : qui est le demeuré qui a embauché Kumi Kouda pour le générique de fin ? Et sur cette chanson précisément, en plus ? Parce qu'elle en a faites quelques unes par le passé qui auraient pu concorder, mais celle-là, pas du tout. Alors je sais, la Kuu, c'est un gros coup pour NTV qui n'en espérait sûrement pas tant pour une petite série méconnue en nocturne, mais bon, c'est pas DU TOUT la bonne ambiance, cette chanson.

Mais bon, globalement, en faisant abstraction de ci et de ça, le budget, le cast pas finaud (le second ayant de fortes chances d'être la conséquence du premier, à la décharge de la prod), les dialogues pas fulgurants... on a quand même une très bonne idée qui semble partie pour être très bien exploitée du point de vue de la progression de l'histoire et de la narration. Donc je dis oui. Si vous êtes du genre patients, c'est plus que jouables. Et comme je me goinfre méchamment de Friday Night Lights en parallèle, j'ai ce qu'il faut du côté de l'excellence, je peux tout-à-fait m'octroyer une demi-heure plus vacillante par semaine au nom d'un bon concept. Complètement jouable.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Piece Vote de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:02 - Dorama Chick - Permalien [#]

21-11-10

[DL] The Walking Dead

A part le masochisme, je ne sais pas du tout pour quelle raison je continue de regarder cette série. Après j'en ai pour une ou deux nuits à rêver de zombies (bon, je reconnais qu'il est arrivé une fois ou deux que les zombies aient le beau rôle dans mes cauchemars lorsqu'il y avait des vampires), vraiment ce n'est pas sain. Aucune, mais alors aucune idée de la raison pour laquelle je suis devant le troisième épisode, et pour laquelle je vais, ça va pas faire un pli, cagouler un nouvel épisode demain.
C'est pas comme si la série était un bijou. C'est même pas comme si le troisième épisode était à la hauteur du premier, qui n'était même pas vraiment un coup de cœur. Je sais pas quoi vous dire. Je me comprends pas moi-même.

TheWalkingDead
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Même le générique est bof. C'est comme dans la série : on dirait qu'il y a un potentiel qui ne veut pas se déclarer.
L'idée de montrer tous ces endroits vides, plutôt que de banquer sur les zombies, c'est pas mal, mais franchement, on ne peut pas dire que ce soit transcendant ; disons qu'en gros, vous n'avez pas le droit de trouver que The Walking Dead a un bon générique si vous avez adressé des critiques au générique de Persons Unknown (qui m'apparait comme assez voisin). Pis musicalement c'est pas le thème de l'année non plus.
Sérieusement, tout ça parce que j'ai bientôt fini la saison 5 de Doctor Who, je me cherche des trucs à regarder ? Je vous le dis, ça craint. Je vais sérieusement avoir besoin d'un nouveau coup de cœur d'ici la fin de la semaine.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Walking Dead de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:14 - Médicament générique - Permalien [#]

24-09-10

What is (the fuss about) The Event ?

Bon, voilà, ça y est, je l'ai vu votre pilote de The Event, vous êtes contents maintenant ? Votre matraquage ("what is The Event ?", eh bah euh, une série pourquoi ?) dés que j'allais sur un quelconque site d'information téléphagique anglophone, ça commençait à me gonfler. Si vous vouliez en rajouter dans la promo pour vendre votre série dans 200 pays, c'est gagné. Si vous vouliez en rajouter dans la promo pour faire monter artificiellement l'attente des spectateurs, c'est gagné.
Par contre, si vous vouliez en rajouter dans la promo parce que votre produit valait le coup, vous vous êtes plantés.

Quand on crée de la demande, il faut que derrière, l'offre suive. Or The Event est pénible de bout en bout. Sa narration décousue, destinée à artificiellement créer un effet de compte à rebours totalement inutile, qui laisse présager d'une suite de mises en haleine factices assez usante. Épisode un : compte à rebours avant un micro-évènement. Épisode deux : compte à rebours avant le micro-évènement suivant. Et ainsi de suite jusqu'à ce que tous les spectateurs soient morts d'une crise d'apoplexie à force d'attendre qu'il se passe le vrai Event. Une recette qui symbolise, en gros, l'accomplissement de saisons et de saisons et de saisons de thèses conspirationnistes et autres mystères insolubles, genre X-Files, Lost, ou plus récemment Flash Forward et Persons Unknown. On notera à la lecture de cette liste que le genre est casse-gueule, c'est un peu la consécration ou le néant qui attend The Event avec une technique pareille.
Je penche pour le néant.

Tout ça donne l'impression de brasser du vide. De mon point de vue, attention aux spoilers dans les deux prochains paragraphes, les scénaristes semblent avoir procédé comme suit :

Phase 1 - L'histoire : dans le pilote, un jeune homme voit sa future épouse disparaitre mystérieusement, tandis que le père de celui-ci, attaqué par un groupe mystérieux, est contraint à un détournement d'avion (il est pilote de ligne) afin de percuter la maison de vacances du Président des USA, lequel est sur le point de donner une conférence de presse importante sur la libération de prisonniers mystérieux, sur conseil d'une mystérieuse scientifique. Un mystérieux agent tente d'arrêter le jeune homme pour de mystérieuses raisons.

Phase 2 - On reprend les mêmes, on mélange, et on recommence : alors en fait le jeune homme monte dans l'avion et l'agent tente de l'arrêter. Mais ça rate et le jeune homme est soulagé, l'avion décolle. On retourne dans le passé pour voir le jeune homme demander la main de sa belle à son beau-père. Les amoureux partent en vacances pour qu'il puisse faire sa demande dans un lieu paradisiaque. Retour dans l'avion, après le décollage, le jeune homme brandit une arme et veut entrer dans le cockpit, un marshall embarqué à bord tente de l'intercepter. Retour en arrière, on voit le Président fêter l'anniversaire de son fils dans sa maison de vacances en Floride, mais ses conseillers demandent une réunion. Retour en arrière, le Président a eu connaissance d'un rapport sur une prison où 97 personnes sont détenues illégalement, il veut la faire ouvrir. Retour dans l'avion, le jeune homme explique qu'en fait il veut sauver la vie des passagers et que le pilote ne doit pas crasher l'avion... Oh puis attend on va remettre un coup sur la demande en mariage, et puis là on va découvrir que finalement la scène dans l'avion n'était pas finie... Bref on passe son temps à revenir d'avant en arrière avec un petit chrono pour vous dire quand on recule mais jamais quand on avance, ce qui rend l'expérience désagréable plus qu'excitante (ce que je suppose être le but initial de la production).

TheEvent

Si je comprends parfaitement le but de l'exercice, la méthode a de quoi émousser la patience de plus d'un téléphage consciencieux : pour faire trainer les choses, on joue avec la chronologie. C'est peut-être spectaculaire dans une certaine mesure, mais c'est quand même drôlement irritant.

Vous l'aurez compris, la machine The Event n'aura pas pris sur moi, et le fait que j'ai eu du mal à échapper à sa promo (alors même que j'évite les news et trailers de tous poils depuis le printemps) n'a pas aidé, au contraire. Il va donc se passer un gros évènement qui va totalement m'échapper. C'est pas grave, je le prends avec philosophie : contrairement à ma difficulté à prendre du temps pour regarder Mad Men qui me donne d'amers regrets, je sais ce que je rate en arrêtant de regarder The Event dés maintenant, et je le fais sans le moindre petit pincement au cœur. Je l'ai dit, cette saison, je vais être sélective sur les séries au long cours ; c'est pas pour m'embarquer dans un festival de poudre aux yeux et perdre mon temps à essayer d'excuser l'absence de fond par l'excès de forme.
Désolée, Bill, j'étais pourtant contente de te retrouver.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Event de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:28 - Review vers le futur - Permalien [#]

29-08-10

There's no way out, only a way through

Key

Je refuse de dire que j'ai vu le dernier épisode de Persons Unknown ; j'ai vu le dernier épisode de la première saison, voilà tout. Non, on ne me fera pas dire que c'était la fin. N'y comptez pas. Je sais que les choses ne sont pas forcément bien engagées pour la série, mais j'ai l'intention de vivre dans le déni encore quelques temps. Après tout c'est la spécialité d'ABC de me laisser tomber, pas de NBC...

Le parcours de Persons Unknown a été compliqué depuis son démarrage en juin, et moi-même je n'ai pas toujours été des plus convaincue. Pourtant, les éléments intéressants que j'avais perçus m'ont persuadée de rester, et je trouve que j'ai bien fait. C'est sur le long terme que Persons Unknown joue sa plus grande carte. La série est pensée sur du long terme. Et avec du recul, c'était finalement évident depuis le début.

Il y a eu, naturellement, des maladresses, et je suis la première à le reconnaître, à plus forte raison que j'en ai moi-même soupiré une fois ou deux. Mentionnons entre autres, mais certainement pas à des fins d'exhaustivité, les tests de personnalité du début, qui disparaissent sans raison, l'enquête des journalistes qui semble n'avancer que par à-coup, le langage conspirationniste employé par plusieurs personnages destiné à en dire le moins possible... Ces choses-là m'ont énervée comme vous !

Mais ces maladresses ne changent rien au fait que le concept de la série, son fil conducteur, ses personnages, ses thèmes, et sa réalisation, sont épatants.

Et surtout, un certain nombre d'éléments décousus trouvent une raison d'être à la fin. Cet épisode un peu étrange où Joe se fait épingler comme un papillon sur une table ? Bah oui mais si. Ce passage où on a voulu nous faire croire qu'on allait éliminer les participants parce que ça a dégénéré ? Bah oui mais si. Toutes ces fois où on nous a répété l'importance de Janet alors qu'il n'y a pas plus transparent qu'elle ? Bah oui mais si.
En fait, tout a un sens, une raison d'être, ça n'a peut-être pas été bien dit, ça a pu sembler lourd, ça a pu mettre des plombes à sortir, mais en dépit de tout ça, ce n'était pas juste pour nous balader. Il y avait quelque chose au bout.

Du coup, ce qui n'a pas encore été expliqué, je peux commencer à m'en faire une idée. Il n'y a pas toutes les réponses à la fin de la saison, mais il y en a suffisamment pour que je n'aie pas l'impression qu'on m'a bourré le mou, arrivée au terme de ces 13 épisodes, je suis sûre et certaine qu'il y a une idée directrice et que les choses qu'on voudra m'expliquer, on me les expliquera en temps voulu.
Si le Dieu de la Téléphagie nous en laisse le temps à tous, naturellement.

Certaines scènes semblent destinées uniquement à dégager une atmosphère particulière, et c'est ce qui donne l'impression de longueur, voire, quand on est de mauvaise humeur, de remplissage. Je suis passée par là ! Par ces soupirs et ces fois où j'ai levé les yeux au ciel ! Au final, cette atmosphère, c'est que j'aime le plus. Entre envie de faire confiance et suspicion. Entre envie de sortir et envie de tout déballer. Entre espoir et désespoir.

Je ne cherche pas à dire que Persons Unknown est une série parfaite. Mais elle est meilleure que ce qu'on pourrait penser, et elle devrait avoir le droit à un peu de temps pour accomplir ce qu'elle semble avoir en tête. La saison 2, si elle devait se faire, devrait exister sous conditions (probablement qu'avoir un horizon fixe allègerait les doutes des scénaristes sur ce qu'on peut faire trainer ou non, par exemple), et je serais NBC, j'exigerais en échange du précieux sésame vers une nouvelle saison qu'il y ait un effort de régularité et de consistance. Mais ce serait aussi incroyablement dommage de jeter le bébé avec l'eau du bain, car Persons Unknown relève de toute évidence d'un projet qu'il faut voir avec une vue d'ensemble. Et puis, Christopher McQuarrie n'est pas coutumier de la télévision, non plus, et je pense que ça joue, même s'il s'est bien entouré.

Du temps. C'est tout ce que je demande.
Je suis prête à négocier.

Shot

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Persons Unknown de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:33 - Review vers le futur - Permalien [#]

25-07-10

[DL] Persons Unknown

Je vais être honnête avec vous, si les possibilités, dans le pilote de Persons Unknown, semblaient ouvertes, et que j'avais effectivement décidé de voir la suite pendant quelques temps encore, en revanche je ne me suis vraiment pas pressée. Je n'ai regardé les 2e et 3e épisodes que cette semaine. C'est dire si j'y vais doucement. C'est vrai aussi que j'ai plein d'autres trucs sur ma liste, mais quand même.

PersonsUnknown
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Rien d'extravagant dans la conception du générique de Persons Unknown. Ça me rappelle un peu le concept du générique de Lost : surtout, ne pas risquer de dire quoi que ce soit pour ne pas démystifier l'histoire. Mais avec un générique de plus de 5 secondes, faut pas pousser non plus.
Il y a des éléments qu'on connaît, et vraiment juste eux : les rues désertes de la bourgade où les "otages" ont atterri, l'hôtel au couloirs vides et oppressants, les caméras. L'accent est mis sur celles-ci, de toute évidence, ce qui renforce, mais à peine, l'impression qu'on a un enjeu différent de celui développé dans Lost (parce que, je le répète, les recettes sont quand même diablement les mêmes à part ça). On n'est pas plus avancés. Mais c'est le principe, apparemment, et du coup, le générique s'inscrit bien dans la façon de voir de la série. C'est juste qu'on voudrait que ça s'active un peu, tout ça, quand même...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Persons Unknown de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:26 - Médicament générique - Permalien [#]

24-07-10

[GAME] Génériques de tous pays, unissez-vous

Et ce qui devait arriver, arriva : je commence à avoir un joli butin de génériques pour des séries venant de tout un tas de pays. Comme ça fait un bail qu'on n'a pas joué au jeu des génériques, je me suis dit que plutôt que de poster ça comme une brute, n'importe comment, j'allais vous les faire gagner.

Mais j'ai bien conscience que ces séries-là, on est très peu à en avoir entendu parler, encore moins à les avoir vues, et là, comme ça, a priori, ça ne vous parlera pas. Alors pour une fois, le jeu des génériques ne se jouera pas sur vos seules connaissances télévisuelles, mais bien avec l'aide de quelques recherches. Je vous rassure, rien d'ardu. Toutes les séries de ce jeu des génériques ont été citées sur ce blog, au moins une fois, au cours des dernières semaines. Si vraiment vous n'avez pas suivi, il suffit de lire les posts de juillet, et ptet quelques uns de juin, et vous êtes bons.
Pour résumer : si vous n'avez pas envie de vous creuser les méninges, vous cliquez sur les archives, et vous gagnez des génériques inédits sans effort. Franchement, j'ai déjà proposé plus dur, comme jeu.

Les séries dont il faut deviner le titre peuvent donc provenir de n'importe quel pays du monde. Leurs points communs, en revanche, est qu'elles ont toutes été mentionnées sur ce blog ces deux derniers mois (donc qu'elles apparaissent aussi dans la liste des tags, CTRL+F...), et qu'elles ont toutes une fiche sur SeriesLive. Avec tout ça, si vous ne trouvez pas, je suis au désespoir.

Et je rappelle évidemment, parce que c'est toujours comme ça dans le cadre du jeu des génériques, qu'aucune de ces séries n'apparait dans le flacon ; c'est tout le principe, puisque chaque fois que vous trouvez le nom d'une série du jeu, je poste son générique !

1 - Une série très sombre à la scène d'intro prometteuse > Hatufim
2 - Une série où, au moment du pilote, tout est possible > Persons Unknown
3 - Une série qui aurait mieux fait d'être lesbienne > Rizzoli & Isles
4 - Une série dont le début du pilote m'a bien amusée > Mesudarim
5 - Une série dans laquelle l'intrigue est actuellement difficile à cerner > Naznaczony
6 - Une série que je suis plus que prête à regarder ! > GOLD
7 - Une série qui fait partie des plus attendues de l'été > JOKER
8 - Une série coquine > Moteki
9 - Une série qui m'a complètement refroidie alors que j'étais motivée > Ayrilik
10 - Une série avec un roux dedans > Louie

Et pour faire monter les enchères, j'ajoute que si vous les trouvez toutes les 10 avant dimanche, 23h59, pour le même prix, j'en rajoute un 11e en guise de bonus !
Allez, à vous de jouer !

Posté par ladyteruki à 11:09 - Games On - Permalien [#]

09-06-10

What has been seen cannot be unseen

UnknownNotUnseen

Ce qui est sympa avec Persons Unknown, c'est qu'on sent immédiatement les gars qui ont des références. Voire un peu trop, éventuellement...

Ce qui est vraiment dommage dans ce pilote, par contre, c'est surtout la façon dont il commence. On nous présente une gentille maman qui a l'air d'avoir de gros soucis, et qui va en avoir plus encore lorsqu'elle va se faire kidnapper à deux pas de sa petite fille. Bon, à la limite, ça évite le flashback par la suite, mais dans l'ensemble c'est un peu convenu. On se serait très bien contentés d'un réveil froid et sordide dans une chambre d'hôtel vide... commencer de cette façon aurait été une bonne manière d'assumer l'ambiance oppressante à la Silent Hill qui se dégage de la suite des évènements.

Mais pas que Silent Hill. Persons Unknown connait décidément ses classiques, et même ses un peu moins classiques. Il y a du Prisonnier, du LOST et un rien de Harper's Island sur la fin (mais ne vous enfuyez pas tout de suite, car aussi surprenant que ça puisse paraitre, c'est une bonne chose). Tout ça peut sembler un rien opportuniste (ou suicidaire, selon le point de vue), mais étrangement, ça fonctionne bien.

Pourtant Persons Unknown se montre dans un premier temps assez simpliste, et peu surprenant. La première partie du pilote nous montre comment se constitue l'équipe des personnages principaux, tous des "otages" retenus dans un petit bourg mystérieux et désert, comme il se doit, placés sous surveillance permanente, et baignant nécessairement dans une ambiance pesante de suspicion mutuelle permanente. Ce sont les règles du jeu et Persons Unknown va les suivre à la lettre pendant un bon moment : opposition des personnages sur la conduite à tenir, climat d'angoisse généré par l'ignorance dans laquelle ils sont plongés, solitude insoutenable d'un groupe totalement perdu et qui va vite se rendre compte qu'il est coincé dans un huis clos on-ne-peut-plus classique.

Si cette partie du pilote manque résolument d'originalité, elle compense largement sur l'atmosphère et la mise en place de l'univers. C'est là que les références se font le plus sentir, et cette façon de sacrifier à tous les clichés du genre est une manière comme une autre de construire les bases à partir desquelles on pourra éventuellement être surpris par la suite. Bien qu'étant visuellement assez peu recherché, les prises de vue permettent cependant de donner des indices assez subtils sur l'éventuel développement de la situation.
Il y a notamment une séquence très intéressante au cours de laquelle les personnages parviennent à sortir de l'hôtel dans lequel ils se sont réveillés, et découvrent la rue autour d'eux ; les enseignes des magasins environnants donnent une petite idée des perspectives d'avenir de la série. Quand la caméra choisit de mettre en avant la devanture d'un magasin de chasse et le bureau du shérif, on se dit que ce serait très étonnant si tout ce beau monde se contentait de partager une seule arme à feu...
Avec quelques suggestions fugaces mais volontairement montrées, on peut se risquer à penser que les scénaristes de Persons Unknown savent où ils vont, ce qui, vu le genre choisi, est une excellente nouvelle.

Car dés qu'on commence à s'attaquer à la mythologie potentielle de la série, on se retrouve en terrain très glissant ; d'autant qu'avec la fin de LOST, on est en droit de craindre un effet d'opportunisme. Le huis clos n'est pas anodin.
A ce stade, et jusqu'à la fin du pilote, on va nous amener à nous poser beaucoup de questions (c'est normal, là aussi c'est le but du jeu), mais les réponses sont à double tranchant. Il y a moyen d'y répondre avec beaucoup d'intelligence, et au vu du pilote j'en crois Persons Unknown capable, mais il est encore possible de choisir la facilité plutôt que l'excellence, et c'est un peu quitte ou double.

Toute la seconde partie du pilote est justement dédiée au développement des questionnements sur la série :
- Qui a kidnappé les "otages" ? La première et la plus évidente des questions pour les "otages" (c'est leur terme, pas le mien). Spontanément, ceux-ci commencent à envisager le monde avec eux-mêmes d'un côté, et "les autres" en face. Des autres invisibles dont on essaye de comprendre les motifs, ce qui complique passablement la tâche.
- Pourquoi les a-t-on kidnappés ? La question de l'argent est abordée en premier, mais d'autres pistes sont esquissées, forcément plus intéressantes, et pouvant ouvrir sur quelque chose d'autrement plus intellectuellement stimulant que le voyage dans le temps (suivez mon regard). Le passage au cours duquel le journaliste se rapproche de la mère de Janet pour enquêter sur la disparition de cette dernière ouvre quelques intéressantes perspectives en forme de poupée gigogne : la mère de Janet a des choses à cacher, mais est-elle complice ou victime ?
- Qu'attend-on des "otages" ? Pourquoi ne pas simplement les tuer ? C'est certainement ma question préférée, mais c'est aussi celle qui est la plus risquée à ce stade. La question de l'argent balayée, on se retrouve avec d'intéressantes perspectives, renforcées par la présence constante de caméras et, bien-sûr, par le cliffhanger.

Parmi les thématiques que les plus optimistes d'entre nous peuvent espérer voir abordées dans la série, mentionnons naturellement le problème de la (video)surveillance et du voyeurisme, les problèmes moraux que poseront sans doute les fortune cookies (lesquels sont d'intéressants gimmicks en puissance), le hasard, et peut-être même quelques expériences psychologiques de l'extrême. A contrario, si tout ça ne se concrétise pas, on est dans la configuration Harper's Island et sa façon très littérale d'aborder son sujet de départ, voire dans l'art de se faire balader selon LOST, ce qui serait très décevant mais encore totalement possible à ce stade. Comme je l'ai dit, c'est vraiment quitte ou double.

Les théories sont stimulées pendant toute la seconde partie du pilote, là encore ça fait partie du jeu, et l'épisode s'en moque même ouvertement (avec le passage sur les Chinois). On essaye en permanence d'essayer de deviner ce qui se passe, et c'est vraiment agréable d'en être à ce stade où tout est possible, et où on ne se rappelle pas que Persons Unknown est une série diffusée sur un network et pas forcément aussi ambitieuse qu'on pourrait l'espérer. Non, pour l'instant, tous les espoirs sont permis. J'ai aimé jonglé avec les idées et les perspectives. Si l'enlèvement relève de l'expérience humaine et psychologique, c'est intéressant. Si l'enlèvement est le fait d'une organisation quelconque, par exemple permettant de se débarrasser de personnes encombrantes sans les tuer, c'est encore plus prometteur. On verra bien...

Globalement, Persons Unknown fournit un bon pilote, et propose résolument un background solide sur lequel elle peut fonder une mythologie convaincante. Mais dans ce genre de situations, les choix faits ultérieurement peuvent tout faire basculer. Du coup, je veux bien me dévouer pour voir comment ça tourne... disons que j'attends jusqu'à l'arrivée de Kandyse, et j'avise...?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Persons Unknown de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:54 - Review vers le futur - Permalien [#]

08-06-10

[DL] The Mary Tyler Moore Show

Si je devais faire une liste des séries que j'ai le plus souvent vues citées comme références, The Mary Tyler Moore Show serait sans aucun doute dans le tiercé de tête (sans doute juste derrière I Love Lucy). Malgré cela, en France, rares sont les opportunités de combler ses lacunes, aussi ai-je pris le taureau par la cagoule et décidé de m'y mettre.

Alors que j'aborde tristement la 5e saison des Craquantes, consciente qu'une fois la 7e passée, c'est fini, je me mets doucement à la recherche d'une autre comédie datée pour prendre le relai, et la perspective de retrouver Betty White à partir de la saison 4 n'est peut-être pas totalement étrangère à cette décision. Pour toutes ces raisons et quelques autres (je trouve que Mary Tyler Moore a un air de ressemblance fou avec quelqu'un que j'ai connu...), me voilà devant le pilote.
Si vous vous montrez motivés, je me mettrai peut-être un coup de pied dans l'arrière-train pour en faire un La preuve par trois, tiens.

TheMaryTylerMooreShow
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Je ne sais pas pour vous, mais ce générique, je le connaissais depuis longtemps... ou plutôt je connaissais la chanson, elle aussi souvent réemployée, une référence à elle seule. Mais là je dois avouer que c'est finalement très touchant. Je vous l'ai dit et répété, les personnages qui tentent de changer de vie, ça me touche, et le générique capture à la perfection cette impression.

Et maintenant : Persons Unknown. Anxiété. Curiosité.
..Conclusions demain !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Mary Tyler Moore Show de SeriesLive.
PS : utiliser cette police pour le logo du site, et n'avoir pas de fiche pour cette série, c'était vraiment un comble...

Posté par ladyteruki à 21:39 - Médicament générique - Permalien [#]

07-06-10

C'est pas la taille qui compte (mais quand même des fois ça aide bien)

Qu'une bonne surprise est une douce chose ! Surtout en ces temps troublés... Certains pilotes déçoivent, d'autres sont aussi médiocres qu'attendu... et très peu sont capables de nous rendre heureux, à plus forte raison lorsqu'ils figurent sur la grille d'une chaîne comme MTV.

Les séries de MTV, on les connait mal et ça se comprend quand on voit les titres. En-dehors de Undressed dont j'avais vaguement vu le pilote (et, vu les souvenirs que j'en garde, je ne devais avoir qu'un œil sur l'écran ce jour-là), les titres me parlent assez peu. Mais avec les années, et surtout avec les émissions de real tv, MTV se traine une si mauvaise réputation que toute nouveauté est forcément suspecte.

C'est là qu'intervient The Hard Times of RJ Berger, qu'on nous présentait comme le Hung pour ados (rapport à la taille de l'engin du personnage principal), ce qui n'aide pas vraiment, vu que le contexte social et économique de Hung est tellement fort qu'on ne croit pas une seconde que MTV puisse nous servir un équivalent avec des ados.

HardTimes

Effectivement, il vaut mieux ne pas s'attendre à un équivalent de Hung. Ce serait quand même un peu trop optimiste.
Mais vu la cible, je trouve plus sain d'avoir un RJ Berger que des Gossip Girl, des Hannah Montana ou des The Secret Life of the American Teenager, toutes trois présentant un côté excessif franchement repoussant à mes yeux. Tandis que The Hard Times of RJ Berger est finalement équilibré, quasiment réaliste dans sa façon de dépeindre l'univers du lycée (si ce n'est son pitch), et finalement, on a un résultat très honnête sur l'adolescence, sans forcément virer au tragique ou au tape-à-l'œil.

Alors oui, RJ Berger en a une grosse, mais c'est avant tout un pauvre loser comme on est les aime, et comme on en a tous été à un moment ou à un autre (ne mentez pas : combien d'entre vous ont réellement été quaterbacks ou pompom girls ? C'est bien ce qu'il me semblait), dans une certaine mesure. Le contraste entre ces deux éléments permet d'osciller avec un regard assez lucide sur le réel tout en se permettant une certaine dose de fantaisie.

The Hard Times of RJ Berger ne se vautre pas dans la luxure comme les jeunes délurés de Gossip Girl, mais n'en est pas non plus à l'abstinence prônée par The Secret Life of the American Teenager. Et bien-sûr, quand on est bien monté, difficile de faire comme dans Hannah Montana et de faire semblant de ne jamais penser à la chose tout en abordant des tenues minimalistes. Ni hypocrisie, ni caricature. Ados libidineux mais encore gauches, egos encore mal assurés qui tentent de se rassurer sur le désir qu'ils provoquent ou souhaiteraient provoquer, en dépit de son pitch rocambolesque (et de sa façon assez improbable de révéler au grand jour l'unique atout de RJ Berger) la série parvient à brosser un portrait franchement convaincant du public auquel elle s'adresse, sur le sujet du sexe en tous cas.

Si le ton de la série est en général dans la gentille petite comédie, quelques scènes se montrent en plus franchement hilarantes. Par-dessus le marché, une caractéristique de RJ est employée juste ce qu'il faut pour ne pas être trop lourde, mais suffisamment pour exploiter le filon : le fait qu'en parfait binoclard, notre héros soit féru de dessin. Ce qui nous vaut la petite scène suivante...

HardTimes_manga

Alors voilà, c'est à ce genre de détails qu'on reconnait une teenagerie réussie, et c'est un fait assez rare pour être noté, alors j'insiste : The Hard Times of RJ Berger est franchement sympa. Pas indispensable, ça on est d'accord. Mais franchement sympa. En un mot comme en cent : une bonne surprise.
Mais le vrai pied, je le prendrai demain devant Persons Unknown. Enfin... j'espère.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Hard Times of RJ Berger de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:10 - Review vers le futur - Permalien [#]


  1