ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

27-09-12

lady's world tour - Escale n°16

-- World Tour --

Alors, qui est prêt pour un tour du monde en ce jeudi maussade ? Il faut avouer que ça met toujours du baume au coeur de prendre le pouls des télévisions du monde... enfin, en tous cas, ça marche sur moi. Vous me direz si ça a des effets similaires chez vous.
Et alors, en plus, aujourd'hui, je vous avoue qu'il y a plein de séries sur le point de débuter aux quatre coins de la planète qui font furieusement envie. En Argentine, en Belgique, au Chili, au Pays-bas... plein de choses alléchantes ! Mais jugez plutôt.

Babylon

- ARGENTINE :

* Sur Canal9, c'est officiellement la rentrée : deux séries hebdomadaires s'apprêtent à débuter sur la chaîne. La première, prévue pour demain, s'appelle 23 Pares et, à l'instar de Perfidia ou El Donante, elle a remporté le désormais fameux (en tous cas dans ces colonnes) Concurso Series de Ficción Federales. Basée sur un roman de Viviana Bernath, cette nocturna (le lancement se fera à 23h30) montrera le quotidien d'une famille travaillant dans un laboratoire d'analyses génétiques. Deux jours plus tard, soit le dimanche 30 septembre, ce sera Babylon qui débutera, cette fois en primetime, mais vous allez voir que le concept est bien plus original. Babylon est en effet une dramédie policière et politique en 13 épisodes, dont l'originalité tiendra entre autres dans ses scènes presque totalement en noir et blanc, à l'exception de quelques unes aux couleurs saturées lorsque les évènements se dérouleront dans la mystérieuse ville de Babylon. Inspirée par le film noir, Babylon aura pour héros un étrange flic que la malchance poursuit, et qui se retrouve notamment impliqué avec un étrange cabaret ; bien qu'une enquête occupe chaque épisode, un fil rouge se dénouera également pendant la saison, couvrant une vaste période dans la vie des personnages : de 1973 à nos jours ! Tout ça ne nous donne qu'une vague idée de ce que sera Babylon, mais ça donne méchamment envie...

PubertyBlues-Friendship

- AUSTRALIE :

* Quand on est l'adaptation d'un bouquin qui fait une centaine de pages à tout péter, obtenir une saison de 8 épisodes semble déjà inespéré en termes de durée. Mais Puberty Blues semble avoir conquis son public à un tel point que la série pourrait bien être renouvelée pour une deuxième saison ! Celle-là alors, je l'avais pas venue venir ! Surtout que les audiences ne sont pas éblouissantes, même si la série parvient à doubler les scores de son lead-in, ça reste décent, sans plus. Bon, on se calme, on respire, ce n'est pas encore fait, mais la production semble visiblement confiante, et commence à penser aux histoires que cette nouvelle saison pourrait raconter (en même temps, jusqu'à présent, s'éloigner du matériau d'origine ne leur a jamais fait peur).
* Un autre renouvellement, celui-là bien officiel : House Husbands, qui a commencé le mois dernier. C'est la première fois qu'une nouveauté du network Nine gagne une seconde saison depuis... pfiulala, depuis Rescue: Special Ops, en 2010. C'était un peu la crise, quand même ! Mais avec un lancement suivi par 1,24 million de spectateurs, et des audiences consistantes depuis lors, House Husbands est une réussite incontestable pour la chaîne... pour ce qui est de la qualité, je vous donne rendez-vous dans ma review du pilote (...je me rends compte à l'écriture de ces news que j'ai énormément négligé les pilotes australiens dans le cadre de mon défi avec whisperintherain, ce sera vite corrigé).
* Au rayon des nouveautés, c'est la dernière série en date de la franchise Underbelly qui se prépare, puisque le tournage a commencé cette semaine en vue d'une diffusion courant 2013. Underbelly: Squizzy (après "Badness", ça fait un peu petit joueur quand même...) s'étendra de 1915 à 1927 et s'intéressera au gangster Squizzy Taylor.

PaulKempAllesKeinProblem

- AUTRICHE :

* Oh, regardez-moi ça ! Un petit nouveau dans la grande famille du world tour ! Eh bien oui, on se ballade aujourd'hui en Autriche aussi, où la chaîne publique ORF2 se prépare à accueillir dans sa programmation Paul Kemp - Alles kein Problem, une dramédie en 13 épisodes qui raconte les affaires de Paul Kemp, un médiateur chargé de résoudre les divers problèmes de ses clients : mariages en crise, familles brisées, et autres cas divers et variés l'attendent, alors que le pauvre Paul doit également gérer sa vie de famille. En effet, sa femme l'a trompé et on ignore s'il est le père du bébé que porte son épouse... Produite avec l'aide de l'allemande ARD, Paul Kemp - Alles kein Problem a été tournée en deux temps, d'abord à l'automne 2011 pour les 6 premiers épisodes, puis entre mai et juillet dernier. La série devrait apparaitre dans les grilles de la chaîne autrichienne début 2013.

CrimiClowns

- BELGIQUE :

* Sur la chaîne 2BE, une nouvelle dramédie s'apprête à débuter lundi : Crimi Clowns. Il s'agit d'une co-production avec les Pays-Bas (c'est la chaîne Veronica qui diffusera la série là-bas, plus tard pendant l'automne) écrite par Luk Wyns, qu'on connait en France pour son travail sur Matrioshki. Derrière les costumes colorés se cache donc, vous l'imaginez, un peu plus que des clowneries. Crimi Clowns suit en effet Ronny Tersago, un homme qui s'est fait connaître avec son personnage du clown Norry, mais qui un jour voit l'un de ses faux-pas publié dans les tabloids, grillant ainsi sa carrière. Pour ne pas tout perdre, il décide, avec quelques uns de ses proches, de se recycler dans les cambriolages et les braquages (en costume, donc) ; leur premier "coup" les emmène dans un magasin de hi-fi et videos, où Norry a l'idée de voler une camera afin de filmer leurs exploits criminels, mais aussi leur quotidien perturbant... Et pour répondre à votre question, oui, il y a un trailer, et avec sous-titres anglais par-dessus le marché. Pardonnez mon langage, mais putain, ça donne méchamment envie !

SessaodeTerapia

- BRESIL :

* J'ai découvert il y a quelques jours qu'une adaptation de BeTipul (encore une !) démarre cet automne. Cette fois, c'est donc au Brésil que ça se passe, sur la chaîne du câble et satellite GNT. Sessão de Terapia, puisque c'est son nom, démarre le 1er octobre, et je ne vous pitche pas la série, ce serait insultant.
* De son côté, Rede Record a décidé d'adapter Patito Feo, la telenovela pour ados venue d'Argentine qui a suscité un enthousiasme dans de nombreux pays (en France, rappelons qu'elle a été diffusée par Gulli sous le titre De tout mon coeur), décrochant un International Emmy Awards en 2008. La série a déjà été adaptée quatre fois, dont au Mexique, et c'est à partir de cette version que la scénariste Ecila Pedroso prépare le script de la version brésilienne... La série devrait prendre la relève, en 2013, de la telenovela Rebelde (elle-même un remake d'une telenovela mexicaine, Rebelde, elle-même adaptée de la telenovela argentine Rebelde Way... notice a pattern here ?) qui va s'achever au bout de deux années de diffusion.
* Et puisqu'aujourd'hui, on ne va apparemment pas trouver de preuve de l'originalité de la télévision brésilienne, SBT aussi a commandé un remake d'une telenovela argentine. Nan mais, faut le dire, c'est sympa l'ambiance entre chaînes de télévision en Amérique du Sud, on s'emprunte des formats à qui mieux-mieux, on se fait des tresses et on commande des pizzas... Mais je m'égare, pardon (c'est la douleur). Cette fois c'est une série des années 90, Chiquititas, qui est concernée, une série musicale à destination des préados ; la version brésilienne de la série remplacera ainsi Carossel en mai 2013. L'original avait tenu huit saisons, ce qui évidemment suscite l'envie...

Motive

 - CANADA anglophone :

* Après The Killing, Kristin Lehman retombe sur ses pieds et décroche le rôle principal de Motive, un procedural de CTV dont le tournage a commencé le 17 septembre dernier, en vue d'une diffusion en janvier prochain. L'enquêtrice de Motive, Angie Flynn, est capable d'entrer dans la tête des tueurs et de comprendre comment ils réfléchissent... sauf qu'il ne s'agira pas pour les spectateurs d'essayer de deviner qui a perpétré les crimes sur lesquelles elle travaillera, puisque la victime comme le criminel seront connus dés les premières minutes de l'épisode. Le retour du whodunit, c'est maintenant ! Lehman sera rejointe par Louis Ferreira, Brendan Penny et Lauren Holly dans cette nouvelle série.

Unite9

- CANADA francophone :

* Maintenant que je pense avoir chanté les louanges d'Unité 9 sur tous les tons, je pense qu'il est temps qu'on parle de la série de façon plus objective... pour célébrer ses audiences ! Les deux premier épisodes avaient en effet totalisé de beaux scores, mais le téléroman O' revenant lui faire concurrence cette semaine sur TVA, rien n'était joué. Eh bien résultat, le season premiere de O' a attiré 926 000 spectateurs... contre 1,2 million pour le troisième épisode d'Unité 9, qui reste donc leader du primetime le mardi soir. Qu'est-ce que je fais, j'en remets une couche, ou vous avez compris qu'il FAUT regarder Unité 9 ?

SolitaCamino

- CHILI :

* Accrochez-vous, les enfants, parce que la nouveauté de la chaîne Mega n'est pas là pour rigoler, au contraire. Solita Camino, qui commence le 1er octobre, est en effet une série qui parle... d'inceste. La série raconte en effet l'histoire de Manuela, une jeune fille de 14 ans qui a été abusée par son beau-père, mais dont l'histoire n'a pas fini de se compliquer. Vous pouvez découvrir les neuf premières minutes de la série dans cette preview.

IRIS

- COREE DU SUD :

* Peut-être vous souvenez-vous du succès incroyable de la série d'espionnage IRIS, diffusée à l'automne 2009 par KBS. A l'époque, la production se faisait une joie de clamer à qui voulait l'entendre (c'est-à-dire beaucoup de monde vu le succès de la série, qui a quasiment atteint les 40% de parts d'audience sur la fin de sa saison) qu'IRIS aurait un spin-off ET une seconde saison. Or, les deux phénomènes sont extrêmement rares en Corée du Sud, à plus forte raison pour une série de primetime aussi coûteuse. Le spin-off, on l'avait eu : il s'appelait Athena, et il avait été lancé fin 2011 sur la chaîne concurrente SBS, avec des audiences, eeeh, ma foi, pas mauvaises au début, mais en nette dégringolade au fur et à mesure de la diffusion. De la seconde saison d'IRIS, on avait craint de ne plus trop entendre parler, et pourtant, depuis cet été, les choses s'agitent ; on apprenait par exemple que Byung Hun Lee, héros de la première saison, ne reviendrait pas, étant trop occupé par sa carrière aux USA. Les choses sont désormais plus que concrètes encore, puisque plusieurs acteurs viennent officiellement de rejoindre la série : Da Hae Lee (qui n'a pas connu de grand succès à la télévision coréenne depuis Chuno), et Hyuk Jang (récemment vu dans Ppurigipeun Namu), incarneront les deux rôles principaux de la saison. Seung Woo Kim et Min Jong Kim reprennent quant à eux du service et, comme dans la première saison d'IRIS et dans Athena, ils incarneront des agents nord-coréens. Le tournage de IRIS 2 devrait commencer dés octobre, avec pour objectif une diffusion en février 2013.

MuhtesemYuzyil-Orage

- EGYPTE :

* Vous savez, le Ramadan, c'était il y a deux mois ? Bon, eh bien à la télévision égyptienne, on prépare déjà le prochain. L'acteur Ahmed Adam vient en effet de signer pour le rôle du scientifique Mostafa Mahmoud dans un biopic écrit par Waleed Youssef. Médecin, philosophe, journaliste et écrivain, Mahmoud a écrit plus de 100 ouvrages. Une idée de topic intéressante, du genre à donner des regrets que les séries égyptiennes ne connaissent généralement qu'une diffusion assez limitée géographiquement.
* Ce n'était qu'une question de temps avant que la série turque Muhtesem Yüzyil soit adaptée (ce qui explique la photo ci-dessus). Quand on tient un succès pareil, on ne le laisse pas s'échapper ! C'est le cas de l'Egypte, où le réalisateur Enas El Deghedi, coutumier du cinéma, a annoncé son premier projet pour la télévision, avec Mustafa Muharam au scénario. On peut se demander comment un biopic d'une figure historique turque aussi importante peut être adaptée par un autre pays, il faudra donc s'armer de patience pour avoir (peut-être) une chance de voir ce que ce projet donnera.

Isabel

- ESPAGNE :

* Canal+ Espagne se motive sur la fiction nationale. Après avoir commandé quelques projets originaux. En 2011, la chaîne avait commandé deux séries : un drama, Crematorio, et une comédie/dramédie, Qué fue de Jorge Sanz (qu'on avait évoqués sur SeriesLive, si vous m'y lisiez à l'époque). Les deux séries étaient clairement inspirées par les formats américains : Crematorio avait par exemple des épisodes de 45mn, alors que le 70mn est la norme sur les chaînes espagnoles. Mais depuis ? Depuis pas grand'chose, en-dehors de la diffusion de séries américaines telles que Boss, Girls, True Blood, The Newsroom (depuis ce mois-ci), ou encore Boardwalk Empire (la 3e saison démarre en Espagne ce samedi). Mais la chaîne n'a pas dit son dernier mot en matière de fiction espagnole, et commande cette fois une série documentaire similaire à celle de PBS, America in Primetime (diffusée par Canal+ Espagne en janvier dernier). España en serie, ce sera le nom de cette émission, sera composée de 4 rendez-vous de 50mn revenant sur l'histoire de la télévision espagnole, avec des images d'archive et des entretiens avec des réalisateurs et acteurs espagnols. Ca sera intéressant à regarder, si jamais les videos nous parviennent (et encore plus si on trouve le moyen d'avoir des sous-titres). En ce qui concerne les projets de fictions originales, Canal+ Espagne n'est d'ailleurs pas totalement en reste, car elle a bouclé au printemps le tournage de Falcón à Séville, en co-production avec ZDF en Allemagne et Sky Atlantic au Royaume-Uni.
* Bon et puis, ça y est, c'est officiel : Antena3 a annoncé hier que cette fois, la fusion avec laSexta, c'était sûr et certain ! Tellement sûr et certain que la fusion sera effective le 1er octobre... La chaîne a donc accepté les conditions qui lui ont été soumises cet été par le Gouvernement espagnol (pour un résumé des épisodes précédents, direction l'un des précédents world tours). C'est la seconde grande fusion de ce genre en Espagne, après qu'en décembre 2010, Cuatre ait fusionné avec Telecinco, du groupe Mediaset. Outre les chaînes publiques, le panorama espagnol sera donc, à partir de lundi, dominé par deux grands groupes de télévision : le groupe A3 d'une part (incluant Antena3 et maintenant laSexta) et Mediaset de l'autre. A eux deux, ces groupes représenteront 85,5% du marché...
* Puisqu'on parle de Telecinco, mauvaise nouvelle pour Familia, la comédie qu'elle préparait. Le tournage a été interrompu afin de procéder à une réorientation, la chaîne n'étant pas du tout satisfaite des épisodes tournés jusqu'à présent. Pour ne rien arranger, la comédie La que se avecina, qui doit entamer sa 6e saison lundi, a causé quelques soucis à la chaîne alors que le premier épisode a leaké sur internet. Voilà donc Telecinco en guerre contre le piratage, la chaîne ayant annoncé qu'elle avait tracé le site d'origine du fichier sur internet ("un site qui propose déjà des programmes de plusieurs chaînes"), et que les choses n'allaient pas en rester là. Reste que pour le moment, la grande inconnue c'est : comment ce site a réussi à se procurer une copie de l'épisode en avant-première... il se dit que l'épisode, mis sur les serveurs du service de VOD Mitele, aurait tout simplement été récupéré par un petit malin.
* Du côté du public, place à notre désormais habituelle constatation des dégâts. Déjà, les choses vont très, très mal pour TVE en ce qui concerne sa comédie Stamos Okupa2. Le sitcom familial a démarré le 14 septembre avec des audiences lamentables (8,8% de parts de marché),suivie d'un deuxième épisode encore plus bas (5,4% de parts de marché). Alors, cette semaine, la comédie bascule dans la case du vendredi soir à 00h45, parce que ça va bien, hein. Je ne voudrais pas m'avancer mais je crois que Stamos Okupa2 n'aura pas de saison 2. D'autant que la série est vraiment affublée de tous les maux : l'un des responsables de Canal9, Toni Beltrán, prétend que c'est lui qui a pitché la série à TVE en 2009, et que l'idée avait été alors refusée par la chaîne, avant de finalement lancer le projet Stamos Okupa2 sans lui. A vrai dire, vu les résultats, il n'y a pas de quoi se vanter, mais maintenant l'affaire va aller en justice. C'est un peu ce qui s'est passé pour Toledo. Vous vous souvenez de Toledo ? Les spectateurs espagnols non plus. Stamos Okupa2 est le premier projet de comédie produit en in-house par la chaîne publique depuis Paco y Veva, en 2004.
* La chaîne publique a dû faire une croix sur la telenovela Amar en tiempos revueltos. On se souvient que TVE rencontre d'énormes difficultés financières, et ne peut payer les droits de diffusion de nombreuses séries qu'elle a pourtant commandées. La série, dont le tournage s'était mis en stase, va finalement atterrir en janvier 2013 sur Antena3. Les ennuis de TVE sont loin d'être finis, puisque la chaîne pourrait subir l'an prochain une coup de 50 millions dans son budget.
* Allez, une bonne nouvelle quand même : sur la chaîne publique, il y a aussi des succès ! En témoigne Isabel (en photo ci-dessus), la fameuse série historique qui a failli croupir à jamais dans un tiroir de la chaîne et qui, finalement voit ses audiences rester stables... voire même augmenter : après un premier épisode à 20,1% de parts de marché (3,52 millions de spectateurs), et un deuxième à 20,2% (3,73 millions), le troisième épisode de la série, diffusé lundi, a totalisé 20,3% des parts de marché (3,88 millions). Avec ce genre de scores, la série s'impose comme le leader de la soirée. Alors, ça valait pas le coup de la diffuser, cette fiction ? A ce stade, la chaîne publique doit même se mordre les doigts d'avoir loupé le coche pour une deuxième saison.
*  Un petit mot, enfin, sur Polseres Vermelles, la série catalane qui a fait l'évènement cet été sur Antena3, s'est achevée avec 11,7% de parts de marché (2 millions de spectateurs) pour son 13e et dernier épisode. Certes les audiences de la série ont baissé au cours de l'été (la série avait démarré avec 17,8% de parts de marché, soit devant 3 millions de curieux), mais elle reste tout de même l'un des gros succès du hors-saison en Espagne, prenant à vrai dire tout le monde par surprise, y compris chez Antena3 où on pensait simplement diffuser un petit truc vite fait pendant l'été. En-dehors de ses deux derniers épisodes, la série catalane (la première diffusée à l'échelon national) avait été le leader de sa case horaire cet été. L'aventure de Polseres Vermelles ne s'arrête pas là : outre une deuxième saison en préparation, située deux ans après la première (Albert Espinosa, le créateur de la série, a évoqué son objectif d'avoir en tout 5 saisons, chacune séparée de 2 ans), la série catalane sera également diffusée aux USA par le network hispanophone V-me. Les droits auraient également été vendus à des chaînes au Mexique, en Finlande et en Corée du Sud ! Et alors, ce projet d'adaptation Red Band Society, ça avance, Martha Kauffman ?

DekhBhaiDekh

- INDE :

* Pas tous les jours facile de produire une campagne pour expliquer le passage au numérique au plus grand nombre ? Challenge accepted. En Inde, les chaînes ont toutes diffusé 2mn de noir complet pendant trois jours, ce mois-ci, à 19h58, 20h58 et 21h58, avant de montrer un message d'information "Go digital or go blank" (et son équivalent en hindi). Problem solved.
* En 1993 apparaissait Dekh Bhai Dekh, une série diffusée par la chaîne publique Doordashan. Rien que de très classique : un sitcom familial montrant les tribulations de la famille Diwan, une maisonnée multigénérationnelle. La chaîne publique envisage de produire un remake dans les 6 prochains mois, et est actuellement en pourparlers pour ressuciter l'une des comédies les plus populaires de son temps avec le producteur d'origine, Anand Mahendru. En 2009, une sorte de film spin-off avait connu une sortie en salles.

PRICELESS

- JAPON :

* Si au Japon, il n'est plus rare qu'une série fasse son comeback sur les petits écrans après quelques années d'absence, cette fois-ci, on a échappé à une nouvelle saison d'un succès passé. Mais de justesse. La série d'enquêtes Galileo va en effet revenir début 2013... mais au cinéma. Rappelons que Galileo est l'adaptation de romans de Keigo Higashino (le même dont les écrits ont servi de support à l'anthologie Higashino Keigo Mysteries sur Fuji TV cet été), et a donné, outre une série en 2007, un téléfilm (ou "SP") en 2008, et enfin un film sur grand écran en 2008 également. L'acteur et chanteur Masaharu Fukuyama reprend une fois de plus son personnage de Manabu Yukawa, un professeur d'université au don d'observation hors du commun, même si évidemment il est insupportable au quotidien. Rappelons encore qu'au Japon, quand une série a du succès, elle devient un film, et si le film a du succès, il redevient série. Prudence, donc...
* Juste un petit mot pour vous prévenir que je prépare comme d'habitude mon traditionnel récap de la saison nippone, et qu'on verra les détails des séries qui s'apprêtent à débuter sur les écrans japonais. D'après mes estimations et sachant que je ne suis pas dispo samedi (mon post quotidien sera d'ailleurs programmé à l'avance, j'en profite pour le glisser l'air de rien), ce récap devrait être en ligne dimanche. On y parlera entre autres de la nouvelle série de Takuya Kimura, PRICELESS (en photo ci-dessus) qui a déjà été évoquée précédemment dans ces colonnes.

LaTeniente

- MEXIQUE :

* Les chaînes hispanophones investissent le créneau de la websérie. Televisa (au Mexique) et Univision (aux USA) vont en effet lancer le 29 octobre prochain la toute première webnovela, intitulée Te Presento a Valentín. Pourtant, en dépit de son appellation rappelant la formule des telenovelas, cette nouvelle série aura un format assez classique pour le support web, avec 15 épisodes de 6 minutes chacun, mis en ligne en parallèle sur les sites d'UVideos et Televisa.
* Tournée l'été dernier, la série La Teniente (en photo ci-dessus) débarque le 1er octobre sur la chaîne TV Azteca. La série raconte l'histoire d'une femme lieutenant (si-si !) travaillant dans la Marine mexicaine, avec María Fernanda Yepez (Rosario Tijeras...) dans le rôle principal. Les 24 épisodes de la série ont été conçus pour s'appuyer sur des histoires vraies, comme c'est le cas pour Paramedicos, qui a démarré sur Once TV le mois dernier, et comme ça l'a été pour El Equipo. A la différence de ces séries, TV Azteca n'a eu recours à aucun financement de l'Etat, et notamment de la part de la Marine (je sais pas si c'était clair dans ma news...). Bon alors, faut pas pousser, l'armée mexicaine a tout de même prêté des équipements (des bateaux, des avions, ce genre de petites choses) et des lieux de tournages pour faciliter la production de la série. Diffusée sur la même chaîne dans le cadre du projet Azteca Series, La Teniente est considérée comme un spin-off officieux de la série Drenaje Profundo, diffusée en octobre 2010 au Mexique, et à l'automne de l'année dernière par France O.
* Enfin, HBO Latino commence à parler de sa série mexicaine Señor Avila, une série en 13 épisodes sur laquelle elle communiquait assez peu jusqu'à présent. Ecrite par les frères Walter et Marcelo Slavich (déjà auteurs d'Epitafios), la série raconte l'histoire d'un père de famille qui exerce la profession d'agent en assurances... ainsi que celle, en parallèle, de tueur à gages. La date du 13 janvier prochain commencerait à être évoquée pour le lancement de la série sur les écrans d'Amérique du Sud.

NewZealandTelevisionAwards

- NOUVELLE-ZELANDE :

* Les New Zealand Television Awards, au nom plutôt transparent, seront remis le 3 novembre prochain à Auckland. L'occasion de parler des nominations, qui concernent un total de 46 catégories. Evidemment, on ne va s'intéresser qu'à la fiction... Attention, en Nouvelle-Zélande, les nominations sont courtes, avec en général 3 compétiteurs maximum dans chaque catégorie (bah oui, sinon il faut nommer tout le monde !). Dans la catégorie Meilleure comédie ou série de comédies (les programmes de non-fiction, y compris les évènements unitaires, entrent en effet dans cette catégorie), on trouve la compétition humoristique 7 Days, le spectacle Wilson Dixon: The New Zealand Tour et, hourra, Hounds. Du côté du prix du Meilleur programme pour enfants/la jeunesse, ce sont Girl vs Boys (une dramédie qui s'autoproclame "romantic whodunit" dans laquelle une adolescente enquête sur la raison pour laquelle le couple le plus populaire de la ville s'est séparé), le programme Let’s Get Inventin’, etThe Erin Simpson Show (une compétition sportive entre 30 écoles du pays) qui se disputent le titre. Pour la Meilleure série dramatique, enfin, on trouve la première saison de Nothing Trivial, la saison 4 de Go Girls, et Underbelly: Land of the Long Green Cloud.

MoederikwilbijdeRevue

- PAYS-BAS :

* Rendez-vous le 8 octobre prochain sur Ned1, pour découvrir la série Moeder Ik Wil Bij de Revue, une fiction historique se déroulant pendant les années 50. A la fin de la guerre, Bob, un ancien soldat, revient dans sa famille, constituée par son père Jacob et ses quatre soeurs. Si de son côté, le pays connait un boom de la consommation, il n'en est rien pour la petite famille, qui est toujours sans le sou. Mais lorsque le cousin de Bob l'invite à assister au spectacle de musichall qu'il dirige, notre ex-militaire a soudain une épiphanie : il va rejoindre la revue ! ...Et c'est pour qui la bande-annonce ?

TaGordin

- USA qui fait faire ses devoirs par les copains :

* Dans le world tour du jours, les adaptations de séries étrangères en cours de développement aux Etats-Unis comptent : le thriller israélien Ta Gordin (on l'a dit), le drama mexicain Terminales, la série britannique Pulling, et j'en oublie probablement.
* Hulu a décidé d'acquérir les droits de la série australienne The Straits ; rappelons qu'en France, c'est Sundance Channel qui a acquis les droits de la série.

GameofThrones

- EVENEMENT :

* Si vous êtes en Irlande (ou que vous pouvez y aller) les 5 et 6 octobre prochains, le Galway Film Centre organise pour la deuxième année consécutive "Talking TV Drama", sur l'écriture de séries dramatiques (sans rire). Y sont prévus différentes rencontres, sur l'état de la fiction en Irlande mais aussi sur la fiction scandinave, et la série à l'honneur est Game of Thrones (...tournée en partie en Irlande, ceci expliquant cela).
Voici une liste (non-exhaustive) des scénaristes qui y seront présents : Hans Rosenfeldt (Bron/Broen), Richard Cottan (Wallander UK), Tom Farrelly (Raw), James Moran (Torchwood), Declan Croghan (Waking the Dead), Bryan Cogman (Game of Thrones)... Plus d'infos sur le site du Galway Film Centre.

SON

- DIVERS :

On finit sur une info qui donne à réfléchir... Le groupe suédois SVT a décidé de faire l'acquisition de sa toute première série turque, SON, l'histoire d'une femme à qui on apprend que son mari est mort dans un accident d'avion, mais qui se demande s'il n'a pas en réalité disparu, étant donné qu'on refuse de lui restituer le corps et que rien n'indique qu'il soit monté à bord de l'appareil. Ce thriller est la première fiction turque à être diffusée en Europe occidentale ; les épisodes seront diffusés en primetime à partir de janvier par SVT (soit un an après son lancement sur la chaîne turque ATV, comme en atteste le Pilot Watch puisque SON était l'une des séries turques que j'ai guettées la saison dernière).
Pour ma part, je suis impressionnée (et c'est ce qui explique que, même si je parle rarement des acquisitions d'un pays à l'autre, j'évoque celle-ci). Imaginez : en pleine Scandiwave, SVT pourrait très bien se reposer sur la proportion fiction anglophone/fiction locale de sa grille ! Mais non, elle décide d'aller chercher des séries en Turquie (effectivement en plein boom elle aussi depuis quelques années). J'admire le fait que SVT ne se repose pas sur ses lauriers et tente quelque chose de ce genre, à plus forte raison avec un thriller et en primetime (il aurait été tellement facile d'opter pour un soap, comme cela se passe souvent pour les telenovelas, alors reléguées dans une case secondaire). Il faudra vraiment surveiller les audiences de cette expérimentation... je me demande si ça va prendre dans d'autres pays européens ?
Accessoirement je suis étonnée de n'avoir jamais lu qu'une chaîne allemande faisait ce genre de tentative ; vu la taille de la communauté turque en Allemagne, ç'aurait pourtant du sens. Personnellement je n'avais pas trop été bluffée SON (moins qu'avec Uçurum, à laquelle j'avais dédié une review de pilote), mais bon, ça ne diminue en rien le mérite de cette acquisition. Il est cependant bon de noter qu'à l'origine, la série est constituée de 25 épisodes de 90 minutes, mais que SVT2 (puisque c'est cette chaîne du groupe qui en a fait l'acquisition) optera pour un format de 50 épisodes d'une demi-heure, en quotidienne. 50 épisodes sur les bras, c'est un sacré défi ! (mais si je sais encore compter, ça implique de sacrées coupes, non ?)
Des nouvelles de ce genre, on pourrait bien en entendre d'autres dans les prochains jours, à mesure que le MIPCOM se rapprochera. Le grand rendez-vous de la fiction internationale se tiendra en effet entre le 8 et le 11 octobre à Cannes.

Ah, si, encore une chose, pour ceux qui ne l'ont pas lu quand j'ai RT l'info sur Twitter : Äkta Människor va sortir en DVD au Royaume-Uni ! Merci qui ? Merci Nordic Noir !

Voilà, promis cette fois, c'est fini !
Alors, la traditionnelle question : quelles sont les infos qui ont le plus piqué votre intérêt/curiosité aujourd'hui ? Ah je vous avais prévenus, il y a de bonnes choses...

Posté par ladyteruki à 22:24 - Love Actuality - Permalien [#]

08-06-12

Une époque formidable

On vit une époque formidable, non ? Bon alors évidemment, la musique est pourrie (du moins c'est ce que vous répètent vos parents et quelques autres aigris), la mode est moins exubérante, ce genre de choses, bon. N'y revenons pas, ça plus les histoires de crises économiques mondiales, c'est clair, il y a des inconvénients. Mais à part ça ?
A part ça c'est formidable ! On vit à une époque où téléphagiquement, les télévisions de la planète échangent comme jamais ! Outre les co-productions qui font florès, outre les séries qui se font, se défont et surtout se refont d'un pays à l'autre... on a surtout la possibilité de vivre dans un monde de perméabilité totale. Et ça c'est une chance !

Tenez, prenez un exemple. Les séries pour ados, mettons.
Totalement au hasard.

Le boom est né aux USA, où Disney lancé un modèle de produits basés sur un concept, l'ado qui chante. Résultat : Hannah Montana en 2006. Ah on en a bouffé. Mais n'empêche ! Le sitcom pour la jeunesse faisait ainsi son grand retour sur le devant de la scène, après avoir été un peu relégué au second rang par les primetime soaps hebdomadaires et assimilés qui avaient été si populaires depuis Beverly Hills.
Mais de par la perméabilité des écrans internationaux, qu'est-ce qui s'est passé ? Plein de séries vaguement musicales d'une demi-heure sont nées un peu partout ! Pourquoi ? Parce que le business c'est le business, et que la cupidité n'a pas de nationalité. Et c'est comme ça qu'en Argentine, la société de production Ideas del Sur d'est dit : ah tiens, si je lançais moi aussi une héroïne avec des penchants vaguements musicaux ? Et c'est ainsi qu'est née Patito Feo un an plus tard. Sauf qu'on était en Argentine et que du coup cette série a été diffusée au format telenovela ; en quotidienne, donc, et sur un format de 45mn. D'ailleurs la branche latino-américaine de Disney ne s'y est pas trompée, et a ensuite fait main basse sur cette série pour la diffuser sur tout le continent sud-américain. Mission accomplie.
Il y en a eu plein d'autres qui ont suivi, comme les vénézuéliennes Isa TKM ou plus récemment Grachi, chez la concurrence, Nickelodeon Latinamerica. Et ça a fait un carton. De son côté, MTV Latinamerica a flairé le truc et a lancé également des telenovelas pour ados, genre Niñas Mal.

Tout ça commençait à tellement bien marcher, en fait, qu'au lieu de garder les histoires de chansons, mettons, qui avaient permis à la recette de s'exporter et d'inspirer de nouvelles tendances, c'est le format qui a commencé à voyager, plutôt que le pitch. Et c'est comme ça qu'à peu près à l'autre bout de la planète, la série fantastique Het Huis Anubis voyait le jour sur les écrans de Nickelodeon en Belgique et aux Pays-Bas, également au format telenovela.
Et là encore ça a bien marché. Alors qu'est-ce qui s'est passé ? Pas bête, Nickelodeon a repris son format et l'a adapté pour son marché allemand, et puis pour son marché nord-américain tant qu'on y était, et ça a donné notamment House of Anubis. Et ça a plutôt bien marché.

Mais mieux encore, vous savez ce qui s'est passé ensuite ? D'autres diffuseurs américains ont commencé à être intéressés par le format telenovela pour la jeunesse. Ma foi, si ça marche pour Nickelodeon, pourquoi pas moi ?
Et puis des telenovelas pour les ados, après tout, il fallait y penser ! C'est tellement moins risqué que des telenovelas pour le public adulte, qui est moins ouvert aux changements de format et qui a ses petites habitudes... sans compter les exigences en termes de narration et de production value (tandis qu'une telenovela pour ados, ça coûte pas très cher à faire). Alors plusieurs chaînes à destination du public adolescent ont commencé à faire leur marché parmi les telenovelas de la planète : ABC Family a acheté les droits de La Pecera de Eva (bon pour l'instant on n'a pas des masses de nouvelles), Telemundo a décidé d'adapter Fisica o Quimica... et même des séries préexistantes se sont adaptées, comme Degrassi.

Alors, que ce mois-ci, nick@nite décide de lancer son propre primetime soap, intitulé Hollywood Heights (elle-même une adaptation d'une telenovela de Televisa), avec l'espoir de le diffuser en quotidienne les soirs de semaine, ce n'est pas très étonnant. Je vous le disais, on vit une époque formidable. Bah si. Vous êtes bien obligés de le reconnaitre.
Si les épidémies se transmettaient et mutaient aussi facilement que les séries, on serait dans la merde, par contre, ça je le reconnais.

HollywoodHeights

Hollywood Heights ne démarrera que dans une dizaine de jours sur la chaîne, mais nick@nite propose déjà le premier épisode via iTunes depuis lundi, et évidemment il n'a pas fallu attendre longtemps avant de pouvoir trouver ce pilote un peu partout.

Et effectivement, sans aucune équivoque, on est en présence ici d'une série tournée exactement dans les conditions d'une telenovela. La réalisation est à ce titre parlante ; la vraie chance qu'on a dans le cas de Hollywood Heights, c'est qu'il n'y a pas de doublage pourri.
Pour le reste, tout est similaire, ce qui veut dire qu'on est quand même dans quelque chose de plus haut de gamme qu'un sitcom pour ados en classique multi-camera. Ici il donc est clair que la production est dans la tranche haute de ce qu'on propose aux ados sur une chaîne comme Nickelodeon (avec laquelle teen@nite partage son antenne), avec un budget forcément serré qui ne permet pas d'atteindre le niveau de "raffinement" d'une production hebdomadaire (visible par exemple sur The CW ou ABC Family), mais sans avoir à rougir du résultat final.
Si ce n'était pour quelques acteurs franchement médiocres (essentiellement dans des rôles secondaires, genre les parents), l'épisode pourrait même faire illusion la majeure partie du temps.

Ce n'est d'ailleurs pas très étonnant. Derrière Hollywood Heights, il y a un véritable savoir-faire : la série est co-produite par Televisa (qui abritait la série d'origine), et des habitués du soaps à l'américaine sont aux commandes de la série : Jill Farren Phelps (dont la carrière recouvre près de 30 années d'expérience dans divers soaps de Santa Barbara à General Hospital, en passant par One Life to Live), titulaire de pas moins de 6 Emmy Awards, est présente en tant que productrice, et Josh Griffith comme head writer (outre la co-création de perles comme Sunset Beach, il peut justifier de 25 ans d'expérience dans diverses équipes de soaps). Plus intéressant encore, on trouve également à la co-production Hisham Abed, qui a travaillé sur de la télé réalité comme The Hills et son spin-off The City.
Ce mélange est une excellente idée, puisque cela permet de ne pas perdre de vue tant le format d'origine que le public de destination, a priori peu habitué aux telenovelas. A ce titre, la quête d'un produit plutôt actuel, sans trop vouloir faire djeunz, mais ne trahissant pas les recettes du succès qui ont présidé au choix du format telenovela, est palpable en permanence pendant l'épisode.

L'histoire est plutôt classique, et en l'occurrence la production a vraiment mis toutes les chances de son côté, sur le fond comme la forme : ici non seulement le format telenovela a été conservé, mais l'aspect musical a aussi été incorporé à l'intrigue qui, comme beaucoup avant elle (et pour cause !), semble plutôt être la réalisation d'un fantasme d'adolescente qu'un scénario à proprement parler. On me dirait que c'est adapté d'une fanfiction écrite par une ado en fleur de 14 ans que ça ne m'arracherait pas le moindre soubresaut de sourcil.
La petite adolescente qui chante timidement dans son coin et est folle amoureuse du chanteur du moment va se retrouver à son concert et le rencontrer pour de vrai, tandis que fort opportunément la petite amie dudit chanteur est écartée lentement... Il y a assez peu de suspense. On n'est pas venus pour ça, en même temps.

Car quand on lance le pilote de Hollywood Heights, on sait pour quoi on signe. Il ne s'agit pas d'innover, c'est d'ailleurs rarement le cas en matière de télévision pour adolescents de toute manière, mais bien de trouver une nouvelle façon de raconter des histoires qui sont, de toute évidence, universelles. La marge de manoeuvre est offerte par le format et non l'histoire.
Ne reste plus qu'à voir si le public ciblé accrochera à l'idée de se rendre tous les jours à 21h devant son soap qui ne dit pas son nom trop fort.

Et puis, de façon plus générale, cela rend d'autant plus amusant à observer la prochaine transformation des séries pour ados, d'ici une demi-douzaine d'années, et par où elle va passer ! On vit une époque formidable, faite de métissage télévisuel constant... on n'est juste pas obligés de tout aimer, mais ça n'en est pas moins fascinant.

Posté par ladyteruki à 06:22 - Review vers le futur - Permalien [#]

28-05-12

Expérience concluante

Quand je n'ai rien de mieux à faire, je teste des pilotes de séries Disney. Parce que je n'ai pas encore totalement perdu espoir, peut-être. Plus vraisemblablement parce que je ne vois pas pourquoi, simplement parce que la série est destinée à une autre tranche d'âge que la mienne, je devrais snober une fiction.
Bon en vrai c'est parce que j'ai une consommation d'une demi-douzaine de pilotes par semaine en moyenne et qu'à un moment on tombe nécessairement sur des séries Disney. Sue me.

C'est comme ça que je me suis retrouvée devant le premier épisode de Lab Rats, et euh... bah... Zut alors, ils chantent pas, ya un problème dans mon fichier, ou...?

LabRats

Eh non, ya pas d'erreur.
C'est pour ça que, toute proportions gardées, Lab Rats, après des années de Hannah Montana, JONAS, Sonny with a Chance, et j'en passe, avec en prime les variations pour les marchés locaux genre Patito Feo, et sans compter les séries de la concurrence genre Victorious ou Ruby and the Rockits ...ça soulage. A l'instar de Jessie, qui avait vraisemblablement montré la voie (mais pas la voix), aucun des héros de Lab Rats ne pousse la chansonnette, et ça, c'est le BIEN.

Mais mieux encore que Jessie, qui une fois de plus présente une héroïne sortie de l'usine Disney, Lab Rats propose quelque chose d'un peu original, si bien qu'on se demande presque si ça vient de Disney ; on n'était plus habitués.

Ce qui entretien l'effet de désorientation, c'est que le pilote s'ouvre sur une scène... avec deux adultes. Comprenez-moi bien : traditionnellement, dans les pilotes de séries Disney, pour bien vendre l'héroïne, on se dépêchait de la montrer, jolie, pimpante, tout bien quoi, histoire que les petites filles ne se trompent pas et enregistrent bien quel est le nom qu'elles scanderont pendant les années à venir, notamment au rayon jouets/CD/whatever. Ici pas du tout : les Davenport viennent de se marier et roucoulent à l'écran pendant 10 interminables secondes. Ca parait court, comme ça ; mais 10 secondes lorsqu'on regarde un pilote pour la première fois, ça peut paraitre siginificatif.
Quand Leo, le fils de la nouvelle Madame Davenport issu vraisemblablement d'un premier mariage, fait son entrée, il n'a même pas l'air d'être le héros, en dépit de quelques blagues (certaines bonnes) ; il faut dire que la série se dépêche de dresser également le contexte de Lab Rats. En moins d'une minute, le pilote va donc expliquer quelle est la profession de Monsieur Davenport, pourquoi il est riche, et surtout, pourquoi la maison regorge de high tech ; ça aura une importance pour la suite. En effet, le nouveau beau-père de Leo est un inventeur de génie qui se spécialise non pas dans les jouets, comme dans Ricky ou la Belle Vie, mais dans la technologie de pointe. Les effets spéciaux, la domotique poussée (il y a un personnage entièrement virtuel légèrement inutile... dont la voix est celle de Will Forte, oh hi !), tout ça semble un peu être une démonstration superflue et superficielle, mais cela joue malgré tout un rôle vital pour installer très vite l'intrigue. Eh oui on peut dire ce qu'on veut de l'usine à séries Disney, mais les mecs savent y faire un produit efficace, ça c'est clair.

Ce n'est qu'une fois que la série nous introduit les trois autres personnages adolescents que le pilote de Lab Rats commence réellement, au bout de 5mn ; c'est la preuve qu'on a ici affaire à un véritable ensemble show, et pas une série où les autres personnages servent de faire-valoir à une star en préfabriqué. Le génial Davenport compte en effet parmi ses multiples projets scientifiques délirants... des adolescents avec des super-pouvoirs. Il n'a simplement pas l'air d'ailleurs de réaliser que ce sont des adolescents avant d'être des projets scientifiques, et c'est justement ce que le pilote va se charger d'exploiter à partir de là.

Leo se lie donc d'amitié avec Adam, Bree et Chase, les trois rats de laboratoire de Davenport, que ce dernier garde enfermés dans sa cave (c'est moins glauque que ça n'en a l'air dit comme ça, promis), et va finir par les emmener au lycée, qui a l'air d'être toujours le même lycée dans tous les séries Disney depuis au moins Phénomène Raven.
Evidemment cela cause des problèmes... et pas simplement parce que le lycée est mis sens dessus dessous, mais bien parce qu'à ce moment, l'épisode tourne à la farce. Ce n'était pas forcément le passage le plus intéressant de l'épisode, mais force est de constater qu'il ne représente pas la majorité de l'épisode. Peut-être que les suivants, avec un peu de bol, ne considèreront pas qu'il s'agit du milieu dans lequel les personnages sont forcés d'évoluer ; je n'irai pas vérifier, mais en tous cas à ce stade, ça parait possible.
En tous cas, on a ici un univers qui propose bien plus que des chansons ou le thème du don que personne ne doit découvrir, et là encore c'est vraiment un angle plutôt frais.

Et puis, très franchement, il y a des passages que j'ai trouvés drôles.
Les dialogues comportent d'ailleurs des gags auquels je ne m'attendais pas tellement, peut-être par excès de scepticisme, peut-être pas : un léger tâcle aux comédies musicales adolescentes genre High School Musical, une blague à base de masturbation (si-si), et pas mal de sorties assez bien vue de la part de notre inventeur fou, qui peut nous sortir des petites répliques bien sympas telles que : "ça ? Nooon, ce ne sont pas des machines à remonter le temps... elles sont en réparation". Il faut dire que Hal Sparks (dont on a du mal à ne pas trouver décalé qu'il ait joué dans Queer As Folk) est très en forme pendant ce pilote, et donne énormément d'énergie à ce savant fou.
Qui plus est, même s'il n'y a parmi ces 4 ados aucun acteur qui mérite un Emmy (bien que l'interprète de Leo se défende plutôt bien), leur dynamique marche parfaitement, et permet aux scènes de conserver leur rythme et leur légèreté (que seuls les habituels rires enregistrés viennent alourdir). Comme Adam, Bree et Chase sont supposés être frères et soeur, les querelles sont par exemple plutôt bien rendues, sans compter que leur nombre permet des petits effets pour certaines répliques, comme celle-ci, qui n'est pas originale, mais qui fonctionne très bien :

Eh bah n'empêche, j'ai souriCliquer pour agrandir

Alors évidemment, Lab Rats n'est pas la meilleure série de tous les temps, mais elle remplit son office, et elle le remplit bien. Au lieu de farcir la tête des préados avec des histoires de célébrité, de musique et de machin, on a ici une petite comédie un peu SF qui n'a pas moins de mérite, en définitive, qu'une série comme Les Incroyables pouvoirs d'Alex, mettons. Avec un peu de bol, Lab Rats pourrait même être moins répétitive ; il ya du potentiel pour des trucs très sympas, en fait, notamment en développant la mythologie ou, dans l'éventualité où Disney aurait un peu d'ambition, des histoires de missions avec nos trois rats de laboratoire (et pourquoi pas, avec Leo dans le rôle de leur boss ; sérieux, Disney, ya du matos pour des films, là).
Mais même sans ça, et en dépit des travers de son "genre" disneyien, il semblerait que Lab Rats tienne quelque chose.

En tous cas ça m'a fait plaisir de voir une série Disney qui ne me donne pas envie de me jeter par la fenêtre, et que je n'aurais pas envie de déconseiller à des parents de préado. C'est peut-être d'ailleurs ce qui explique que la série ait été renouvelée pour une nouvelle saison un peu plus tôt ce mois-ci. Evidemment, je n'ai vu que le pilote, mais j'ai l'impression que ce n'est pas immérité...

Posté par ladyteruki à 02:34 - Review vers le futur - Permalien [#]

10-10-10

Et vous pensiez que votre semaine avait été chargée !

Sacrée semaine que celle qui vient de passer, avec beaucoup d'actu et quelques fiches également (mais on va pas commencer à compter les fiches faites chaque semaine !). L'essentiel c'est que vous sachiez que tout est mis en œuvre pour vous fournir des infos sur ce qui se passe sur les télés étrangères, et que vous n'avez plus qu'à les lire. Elle est pas belle la vie ?

Déjà, vous pourrez faire une balade dans 3 pays nordiques :

Danemark_PastriesTV Norvege_IceCube Suede_Design

Ce qui est assez incroyable c'est que, ces pays ont une télévision interconnectée, à cause de TV3 en Suède qui s'est installée un peu partout alentours, sauf que la Suède n'aurait pas eu la télé si le Danemark n'en avait pas eu une, et la Norvège n'en aurait pas eu si la Suède n'en avait pas eu une...
Mais malgré ça, chacune a connu un développement différent. Dans notre esprit, ces trois pays sont souvent un peu confondus (je vous avoue que même après avoir passé plusieurs semaines sur ces articles, j'hésite toujours à placer la Suède et la Norvège sur la carte, j'ai tendance à les intervertir), et il est vrai qu'ils ont de nombreux points communs, mais chaque pays a pris son propre chemin. Ils n'ont pas géré leur télévision publique de la même façon, ils n'ont pas le même rapport à la fiction, etc...
Je trouve que ça relève presque de l'expérience scientifique à ce stade !

A part ça, voici donc ce qui s'est dit sur les séries du monde entier cette semaine sur SeriesLive :

Mardi HeeRaHa_SooJongChoi A la Maison Bleue : un drama politique sur KBS
Vous voulez de la politique ? Oui ! Vous voulez de la romance ? Oui ! Très bien, vous aurez les deux !

InternationalEmmyAwards International Emmy Awards : les nominations
Annoncer ces nominations pendant le MIPCOM fait certainement des heureux...
Mercredi Daemul_MEA Ce soir en Corée : bientôt une femme Président ?
Quand les intrigues politiques se mêlent à la vie privée...

Stokvel_MEA Et de sept pour Stokvel !
La comédie sud-africaine la plus populaire de son temps revient pour une nouvelle saison.
  World En bref : l'actu des télés du monde
Pas de répit pour les télévisions de la planète...!
 Jeudi FACEMAKER_MEA Ce soir au Japon : dites-lui ce que vous n'aimez pas chez vous
Confiez-lui votre visage... au sens propre du terme.
  underbelly Le premier téléfilm de la franchise Underbelly empêché par la justice australienne
Quand un procès interfère avec le bon déroulement d'une fiction...
  NatsunoKoiwaNijiironiKagayaku_MEA NatsuNiji à la conquête du Nikkan Sports Drama Grand Prix
Le magazine Nikkan Sports a donné les résultats des récompenses attribuées aux séries de l'été 2010.
  StockandAwe_MEA Ce soir au Canada : dans les coulisses du pouvoir financier
BNN donne un nouveau sens à l'expression "apprendre en s'amusant".
Vendredi SPEC_MEA Ce soir au Japon : quand "enquêtes" rime avec "valise à roulettes"
Une bien étrange série policière attend les spectateurs de TBS ce soir...
  DrChamp_MEA Audiences coréennes : un peu de bizutage
Ce n'est jamais facile d'être nouveau quelque part...
Samedi PatitoFeo_MEA MTV adapte De tout mon cœur
Près de 2 ans après s'être achevée, la telenovela argentine continue de plaire au public étranger.

Je n'irai pas jusqu'à dire que j'apprécierais qu'outre la lecture, ceux d'entre vous qui ne l'ont pas encore faire passent également (bien que brièvement) à l'écriture... mais je n'en pense pas moins !
(pour nos amis décérébrés regardant TFHein : lâche ton com !)

Posté par ladyteruki à 22:24 - Love Actuality - Permalien [#]