ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

09-06-13

Down Under Abbey

Changement de registre, et accessoirement de continent, avec un nouveau pilote qui nous vient cette fois d'Australie : A Place to Call Home, dont vous vous souvenez peut-être que nous l'évoquions depuis plusieurs mois parmi les projets australiens. Alors que la série était initialement prévue pour la fin 2012, la voilà qui a finalement commencé en avril. Avec un peu de chance, voilà qui remontera le niveau du #pilotmarathon...

APlacetoCallHome

Parfois on a l'impression de pouvoir deviner ce qui s'est dit dans les bureaux des exécutifs d'un network. C'est tellement évident.
Par exemple, chez Seven Network, en Australie, on a regardé les ventes des droits de Downton Abbey, les récompenses ramassées un peu partout, bref, on a regardé le phénomène Downton Abbey, et on s'est dit : "hey, pourquoi yen a toujours que pour les Britanniques ? Nous aussi on pourrait faire ce genre de série !". Un petit coup de fil à Bevan Lee, créateur des succès Packed to the Rafters et Winners & Losers, et voilà, l'affaire était entendue. Par un curieux hasard, car ce ne peut être qu'un hasard, la série a été lancée dans la case précédemment occupée par... Downton Abbey.

Cela ne signifie pas que le résultat, A Place to Call Home, soit une vulgaire copie. De la même façon que de nombreuses séries japonaises savent s'inspirer du meilleur de la télévision étrangère sans pour autant perdre de vue leur identité ou leur tradition télévisuelle, A Place to Call Home s'inspire profondément des recettes de Downton Abbey, mais ne la copie pas ; en piochant quelques idées ailleurs (un côté "médecine de proximité" vu dans Call the Midwife, par exemple), mais surtout en trouvant un contexte et un esprit ancrés dans l'identité australienne, A Place to Call Home trouve un parfait juste milieu. La seule chose qui semble lui manquer, vous l'aurez compris, est le goût du risque, mais la prise de risque est loin d'être un prérequis pour une série.

Mais au fait, de quoi parle cette série ? D'une infirmière, Sarah Adams, qui revient en Australie après 20 ans d'absence. Ces deux décennies sont assez brumeuses pour le spectateur au début du pilote (le voile est levé progressivement sur le passé de Sarah, mais de façon, reconnaissons-le, un peu brouillonne et confuse, cherchant à créer du mystère de façon peut-être un peu trop visible), mais visiblement, le personnage est blessé, et il devient rapidement clair que Sarah se dédie toute entière à sa profession dans l'espoir de penser le moins possible à son passé. Sarah fait la connaissance, dans le bateau de croisière qui l'amène chez elle, et où elle officie comme infirmière (étant entendu qu'elle ne pourrait s'offrir la croisière par ses propres moyens), de la famille Bligh, plus qu'aisée, qui rejoint sa cossue demeure en Nouvelles Galles du Sud.
Elizabeth, la matriarche de la famille Bligh ayant la santé un peu fragile, et le caractère robuste de façon inversement proportionnelle, Sarah a l'occasion de se distinguer par sa capacité à tenir tête à la têtue vieille femme, ce qui rend Sarah immédiatement sympathique aux yeux de George Bligh, son fils aîné. Lorsqu'à son retour à Sydney, auprès de sa mère, Sarah ne rencontre pas le succès escompté, elle contacte George qui lui offre donc de venir travailler dans l'hôpital que sa famille a fait construire, et qui est gérée par le docteur Duncan. Voilà donc Sarah plongée dans la vie des Bligh, espérant pouvoir commencer la sienne et ainsi tourner une nouvelle page.

Ce qui donne énormément d'intérêt à A Place to Call Home, c'est l'apparente légèreté de beaucoup de scènes, pas seulement au niveau du ton mais aussi de la narration, offrant un rude contraste avec la densité des personnages. Au stade du pilote, on ne connaît que rarement les vraies raisons de leurs tourments, mais ces personnages sont tous rongés par quelque chose, leur complexité est palpable en dépit des dialogues badins. Cela donne immédiatement l'impression non pas vraiment qu'ils cachent de lourds secrets, mais qu'il s'offrent tous, plutôt, un visage plaisant, gardant leurs souffrances pour eux-mêmes. C'est une façon intéressante et fine d'écrire les personnages d'une série qui, sans ce genre de nuances, virerait au primetime soap raté à la Deception.
Sarah, par exemple, se présente d'abord comme une infirmière, puis une nonne, puis une ex-nonne. On apprend au cours du pilote qu'elle a abandonné la religion catholique toute entière pour se convertir au judaïsme (une problématique intéressante, et à ma connaissance inédite dans une série dramatique ; contredisez-moi en commentaires). Il manque plusieurs années de sa vie sur son CV, également. Pour autant, elle ne semble pas avoir quelque chose à cacher, elle le cache plus à elle-même qu'aux autres ; la nuance est de taille. D'autres personnages, tel l'autre fils d'Elizabeth, le torturé James, vivent une situation similaire, par exemple. Ils veulent aller de l'avant mais ne le peuvent pas, parce que ce qui encombre leur âme les retient ; pour une série qui se suit de façon plutôt légère, A Place to Call Home fait donc un brillant travail pour ne pas vider ses héros de leur substance.

Le pilote de A Place to Call Home, à mesure qu'il progresse, tire de plus en plus partie des grands espaces, sortant de l'asphyxie claustrophobe qui est parfois celle de Downton Abbey pour nous montrer une Australie à la fois domptée et encore un peu sauvage, parfaite métaphore des transitions que vivent les personnages. La comparaison peut sembler redondante, mais il est visible (et c'est ce qui participe à l'identité propre de la série) qu'un effort a été fait non seulement pour jouer sur le côté historique, les toilettes, les beaux décors, mais aussi un côté plus naturel, plus libérateur. A Place to Call Home montre des personnages qui se libèrent, lentement, parfois malgré eux, de l'étau des conventions, et avoir choisi pour cela les années 50 est absolument parfait. J'ajoute que musicalement, ça fait aussi énormément de bien !

Bref, sans se consummer d'ambition, A Place to Call Home offre un spectacle peu osé, mais certain d'avoir à offrir plus, bien plus, qu'une pâle copie d'un succès international, avec de l'émotion peut-être rare, car dissimulée sous des échanges polis et des conversations parfois peu profondes, mais authentique.
C'est pour ça que le #pilotmarathon existe, voyez-vous. Pour rattraper mon retard sur des perles que j'ai laissé échapper ces derniers mois.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 12:36 - Review vers le futur - Permalien [#]

17-05-12

lady's world tour - Escale n°11

Ca fait déjà quinze jours qu'on n'a pas eu de world tour et comme d'habitude, c'est quand on a le moins de temps qu'il tombe le plus de news. Vous vous rendez pas compte, avec le boulot que j'ai, je peux pas me permettre de vous... de... quoi ? C'est pas vos oignons ? Vous réclamez tout de même le world tour à corps et à cris ?
Bon. Bien parce que c'est vous. Mais vite fait, alors.

Yuusha

- JAPON : le héros est de retour
Alors on commence tout de suite avec les bonnes nouvelles, du coup. Et non des moindres : la comédie Yuusha Yoshihiko to Maou no Shiro reviendra pour une nouvelle saison en octobre ! Yuusha Yoshihiko to Maou no Shiro, c'était absolument hilarant, c'était complètement déjanté, c'était vachement artisanal... et c'était sans exagérer la meilleure comédie de l'année 2011 au Japon. Et je ne suis pas la seule à le dire : sur Amazon Japan, la série était la meilleure vente de dorama de l'année écoulée ! Cela en dépit de sa diffusion relativement obscure (la case Dorama 24, le vendredi soir en nocturne sur TV Tokyo) et ses audiences pas franchement épatantes (3% de parts de marché en moyenne). Mais le bouche à oreille semble l'avoir emporté et du coup, toute l'équipe de cette parodie de RPG sera de retour pour une nouvelle salve de délires. Peut-être aussi importante que la nouvelle de ce retour elle-même, est la précision de ses modalités : strictement les mêmes. Aucune augmentation de budget, équipe créative et cast de retour au grand complet, bref tout est en place pour que rien dans cette nouvelle saison ne vienne dénaturer le succès initial de la première mouture. Mais la 2e saison de Yuusha Yoshihiko to Maou no Shiro, c'est encore l'acteur principal, Takayuki Yamada, qui en parle le mieux : "Comme la dernière fois, je vais me donner à 70%, et espérer que ce soit aussi marrant et stupide". Je ne pourrais mieux formuler mes voeux pour cette nouvelle saison. Bon, c'est encore loin, octobre ?!

- JAPON puisqu'on y est : 8 ans et toutes ses dents
Plus près de nous, les projets pour l'été commencent également à se dessiner. Parmi eux, Beautiful Rain, un dorama que Fuji TV destine à sa case du dimanche à 21h. On y suivrait l'histoire d'une petite fille qui s'occupe de son père, un homme frappé par Alzheimer. Jusque là rien de très sexy, on devrait obtenir un drame-dramatique-qui-fait-pleurer dans la plus grande tradition nippone, mais c'est surtout niveau cast que ça fait plaisir : Etsushi Toyokawa (présent l'an dernier dans Gou) dans le rôle du père... et Mana Ashida dans celui de la fille ! Mana Ashida, une jeune actrice de bientôt 8 ans qui, comme vous le savez, incarnait la jeune héroïne du fantastique dorama Mother il y a deux ans (rôle pour lequel elle a dûment été récompensée), et qui depuis s'est taillé la part du lion dans le coeur des spectateurs japonais. La combinaison de ton et de talent devrait donc nous promettre un bel été, bien qu'un peu humide au niveau des joues.

- JAPON et après on change : un projet d'anthologie
Si vous regardez des séries japonaises, vous ne pouvez pas avoir échappé à l'oeuvre de l'auteur Keigo Higashino : ses romans ont été adaptés pour devenir les séries Shinzanmono, Ryuusei no Kizura ou encore Galileo, pour n'en citer que quelques unes. Cet auteur prolifique a également produit 11 nouvelles, dont Fuji TV a annoncé cette semaine qu'elle allait les porter à l'écran sous forme d'omnibus, soit une anthologie, plutôt orientée vers le mystère, genre de prédilection de l'écrivain. Avec pour narrateur l'acteur Kiichi Nakai, les épisodes proposeront 11 histoires différentes, avec 11 casts différents. La série sera diffusée sous le nom de Mokuyo Gekijou - Higashino Keigo Mysteries, tous les jeudis à 22h cet été, une case qui, il est vrai, a souvent été destinée à des séries ayant cette tonalité. Les anthologies en revanche ne sont pas légion au Japon, alors il ne faudra pas oublier de jeter un oeil à cette curiosité.

PackedtotheRafters

- AUSTRALIE : six ça suffit ?
Selon l'adage bien connu selon lequel ce n'est pas parce que les audiences baissent qu'il faut annuler une série (non ? on dit pas ça ?), Seven Network a décidé de renouveler l'une des séries les plus regardées d'Australie, mais en léger désamour depuis quelques semaines, Packed to the Rafters, pour une sixième saison. Déjà parce que même si les audiences sont moins bonnes depuis que la saison 5 a été lancée, les scores restent largement supérieurs à beaucoup de séries. Et ensuite parce que Packed to the Rafters est toujours auréolée d'une certaine gloire, et que les spectateurs australiens, même quand ils la regardent moins, lui portent toujours une grande affection (comme en témoignaient voilà quelques semaine les Logie Awards). Beaucoup d'acteurs devraient signer pour cette nouvelle saison, mais Hugh Sheridan et James Stewart (l'époux de Jessica Marais) sont déjà sur le départ. Le départ de plusieurs personnages (notamment quand il s'agit d'enfants de la famille Rafters) ainsi que l'âge des protagonistes (la série était supposée parler du rapport de jeunes adultes au nid familial) posent la question de la longévité de la série. Plusieurs observateurs estiment que cette 6e saison sera la dernière... ça tombe bien, les projets de séries pour prendre la relève, en Australie, ce n'est pas ça qui manque.

- AUSTRALIE à nouveau : des audiences qui tiennent la route
Cette semaine, vous le savez, les spectateurs australiens ont eu droit à deux nouveautés nationales d'un coup : Tricky Business sur Nine, et Bikie Wars sur Ten. Malheureusement, Tricky Business a joué de malchance (ou de maladresse) en étant diffusée à la suite d'un live de The Voice, et a commencé sa carrière sur les écrans australiens avec près d'un quart d'heure de retard sur l'heure annoncée. Pas cool. Les conséquences n'ont pas manqué de se produire dans les audiences : 987 000 spectateurs. Ce n'est pas dramatique en soi (en général une série australienne trouve le succès autour du million), sauf si l'on considère la rétention : 2,19 millions de spectateurs avaient suivi The Voice... De son côté, le lendemain, Bikie Wars débutait sans lead-in spectaculaire, mais à l'heure, et de toute évidence, la série a attiré du monde : 1,26 million de spectateurs, avec un pic à 1,43 en cours d'épisode. Et là franchement il n'y a pas débat : Ten a dominé la case horaire avec Bikie Wars, mettant une raclée à Packed to the Rafters au passage (1,21 million).
Du coup j'en profite pour vous rappeler que vous avez jusqu'à ce soir pour voter pour le pilote australien dont je parlerai en priorité ce weekend. Mais je sens que là vous êtes biaisés pour répondre...!

- USA mais avec un twist : l'autre face des upfronts
En cette période d'upfronts américains, n'est-il pas triste d'oublier les chaînes hispaniques ? Si fait. Ainsi, Telemundo, qui se vante d'avoir augmenté ses commandes originales de 40% cette année, a décidé d'annoncer 6 nouvelles telenovelas : El Rostro de la Venganza, El Señor de los Cielos, La Patrona, Pasión Prohibida et Nace un Idolo, toutes produites en interne par Telemundo, ainsi que Fina Estampa, une co-production de Telemundo avec Globomedia. Plus intéressant encore, dans le soucis de capitaliser sur ce qui a été son plus gros succès historique, la chaîne a décidé de commander La Reina del Sur 2, dont on ignore s'il s'agira d'une saison 2 ou d'un sequel plus indépendant à ce stade. Ces telenovelas sont dédiées au primetime de la chaîne, et pour la journée, Telemundo a également lancé la production de Virgen Morena, un daytime drama anthologique inspiré d'anecdotes réelles dans lequel des gens en pélerinage auprès de la Vierge de Guadalupe espèrent changer leur vie.
De son côté, Univision peut se vanter d'une progression d'en moyenne 7% de ses parts de marché, un phénomène devenu rare chez les networks anglophones du pays : "Nous avons battu NBC sur 195 nuits en primetime sur les 18-49 ans", s'est vanté David Lawenda, ajoutant : "il y a une nouvelle réalité américaine", une phrase qui fait référence au dernier recensement qui estimait à 50 millions le nombre d'hispaniques aux USA. Pour le reste de la présentation d'Univision, c'est sur les épaules de stars comme Sofia Vergara ou Shakira que les upfronts reposaient. Si la chaîne commande assez peu de fictions originales, faisant une grande part de son marché chez les chaînes sud-américaines (à l'instar de la telenovela mexicaine Por ella soy Eva), elle va en revanche lancer un site de VOD dés cet été et y proposer deux webnovelas, une initiative inédite. Bref, ça bouge sur les chaînes hispaniques, et vous deviez le savoir.

AguilaRoja

- ESPAGNE : tout le monde s'arrache l'aigle rouge
Même langue, autre continent. Peut-être vous souvenez-vous que la chaîne espagnole RTVE émettait de sérieuses réserves quant à l'avenir de sa série-phare, Aguila Roja. Les audiences n'étaient pas en cause, mais plutôt les dépenses : la chaîne publique est mise au régime par les restrictions budgétaires gouvernementales, et à raison 913 000 euros par épisode, produire la série à succès grève sacrément les finances. Mais, en vertu de la 7e Rule of Acquisition, il y en a qui n'en ont pas perdu une miette quand RTVE a commencé à faire marche arrière sur Aguila Roja ; désormais la concurrence se montre très intéressée pour récupérer les droits de la série. Antena3 et Telecinco ont toutes deux fait savoir qu'elles pourraient se porter acquéreur de saisons supplémentaires de la série. Pour autant, Aguila Roja n'a pas encore été annulée par RTVE qui en a simplement reporté la commande indéfiniment. Une façon de se donner du temps pour considérer toutes les options tout en continuant de ramasser la monnaie des droits de la série historique, vendue à ce jour dans une vingtaine de pays. Mais si Aguila Roja pourrait se trouver un avenir en cas d'abandon par RTVE, les autres séries mises en stase par la chaîne publique, comme Isabel et La República, pourraient bien ne pas avoir cette chance.

- ALLEMAGNE : un pitch révolutionnaire
Vous savez ce qui manque cruellement à la télévision allemande ? Des séries policières. Apparemment. ZDF vient en effet de commander une nouvelle fiction du nom de Heldt, dont les 6 épisodes entrent en tournage cette semaine. La série s'intéressera à Nicholas Heldt, un enquêteur de la police de Bochum décrit comme peu conventionnel : il est passionné, engagé, et a un grand sens de la Justice (je fais que traduire, ne me regardez pas comme ça). Il formera un tandem improbable avec la procureur Ellen Bannenberg qui le rejoint mais ne supporte pas ses excentricité (tout cela est au comble de l'innovation). La série unira pour l'occasion les acteurs Kai Schumann (Doctor's Diary) et Janine Kunze (Hausmeister Krause). On en ignore pour le moment la date de diffusion.

Kontoret-2

- SUEDE : le bureau rempile
Après une première saison couronnée de succès, TV4 a décidé de renouveler la comédie Kontoret, une adaptation de The Office servant aussi de spin-off à la comédie à succès Solsidan. Avec en moyenne 840 000 spectateurs le samedi soir, la chaîne s'estime parfaitement satisfaite de ses audiences mais aussi de la qualité de cette série : "Nous continuons à investir dans les sitcoms de haute qualité et Kontoret est un ingrédient important de cette démarche", explique-t-on chez la chaîne. La nouvelle saison de Kontoret est attendue pour le courant de l'année 2013.

- SUEDE toujours : mauvais tempo
SVT prépare une nouvelle série du nom de Molanders, dont la production a commencé voilà quelques jours. La trame principale de cette série dramatique est assez classique : la famille Molander déménage, à la faveur d'une promotion du chef de famille qui obtient la possibilité de diriger l'orchestre symphonique local, et les Molander quittent alors la grande ville pour aller s'installer dans un petit patelin de province. Le problème est qu'évidemment, ce changement de décor n'est pas exactement comme la famille l'imaginait, et que des tensions commencent à se faire sentir parmi les Molanders. Les acteurs Eric Ericson (Irene Huss) et Livia Millhagen (vue dans le Wallander suédois) incarneront le couple central de la série. C'est le scénariste Ulf Kvensler (Solsidan) qui a créé et écrit ce drama, dont 12 épisodes sont actuellement en tournage en vue d'une diffusion au printemps 2013.

- NORVEGE : sans rancune
Bon. Allez. Un mot quand même sur les Gullruten, je suis pas rancunière. Pas tant que ça, disons. Ils se sont tenus, comme vous le savez, le weekend dernier, et au cours de la soirée, la chaîne publique NRK a collecté en tout pour ses programme 13 titres. Du côté des séries, les prix ont été décernés comme suit : Helt Perfekt a décroché le prix de meilleur programme humoristique, Ine Jansen (Helt Perfekt) a été récompensée en qualité de meilleure actrice, le poupin Anders Baasmo Christiansen (DAG - saison 2) comme meilleur acteur, et le prix de meilleur drama a été attribué à Taxi (et non à Buzz Aldrin, je suis colère). Comme ni Taxi ni Helt Perfekt ne sont disponibles avec des sous-titres, il faudra croire les Norvégiens sur parole sur ce coup-là.

LesRescapes

- CANADA : ils n'en sont pas revenus
C'est fini pour Les Rescapés. La série fantastique de Radio-Canada, dans laquelle une famille vivant en 1964 se retrouve subitement transportée en 2010, ne sera pas reconduite pour une troisième saison. C'est d'autant plus gênant que la 2e saison, qui s'est achevée début avril, n'apportait pas de conclusion aux intrigues ; il faut dire que depuis le départ, Les Rescapés était planifiée pour une durée de 3 saisons. Seulement voilà : les finances de Radio-Canada ne sont pas au plus fort, et la mise en chantier d'une troisième saison, outre son coût, allait entrainer des difficultés puisque le développement de l'ultime saison était estimé à deux ans ; on se souvient que c'est également ce qui a valu une annulation à Mirador. Le temps et l'argent jouaient donc contre Les Rescapés qui jouissait pourtant d'audiences très convenables: 735 000 fidèles en moyenne pendant la seconde saison. La production de la série se console en expliquant que la fin ouverte colle finalement assez bien à l'univers de la série, mais plusieurs acteurs n'ont pas caché leur déception.

- CANADA il en reste : quand il n'y en a plus
Radio-Canada avait par contre le budget pour commander une nouvelle série. Tu m’aimes-tu ?, une comédie dramatique d'une demi-heure, fera son apparition cet automne sur l'antenne de la chaîne québécoise. Ses 13 épisodes permettront aux acteurs Sébastien Huberdeau (La Job), Magalie Lépine-Blondeau (19-2) et Steve Laplante (Mirador) d'explorer les différentes problématiques liées à l'engagement amoureux de nos jours : avec qui s'engage-t-on, pourquoi, et pour quel type de relations ? N'en demande-t-on pas trop à l'âme soeur (ou supposée telle) ? Le tournage des 13 épisodes, produit par Podz (Minuit, le soir, 19-2...) a commencé au début du mois.

- DANEMARK : ex fan des sixties
C'est au détour d'une interview avec le Nordisk Film & TV Fond que la nouvelle direction de DR dévoile la mise en chantier d'une nouvelle série, dont pour le moment on ne connait que le titre international : The Heritage after Veronika. C'est Maya Ilsøe (dont la dernière série, Pagten, remonte à 2009) qui signe ici le scénario, et les trois premiers épisodes devraient être réalisés par l'actrice Pernilla August. Le thème de se drama sera axé autour de l'expérience des enfants des années 60, de la façon dont ils ont grandi dans un univers hippie et l'impact de leurs extravagants parents sur leur construction et donc leur avenir. Vu que DR1 ne répond pas à mes mails, on n'en saura guère plus pour le moment, mais ce projet original est une preuve de plus que la fiction danoise a toujours plus à offrir. Au passage, DR devrait développer des formats d'une demi-heure à l'avenir, ce qui devrait encore diversifier l'offre du groupe...

Voilà, c'était bien pour vous faire plaisir, mais désolée, là il faut que je file, j'ai pas du tout le temps pour plus ; je vous donne donc rendez-vous dans quelques jours pour la seconde partie de ce que ce world tour a à dire...
Du coup dans l'intervalle, c'est à votre tour de papoter, tiens.

Posté par ladyteruki à 05:36 - Love Actuality - Permalien [#]

10-05-12

What's up down under ?

Il y a quelques semaines, je vous avais proposé de faire le tour de ce qui nous attendait dans les mois à venir du côté de la fiction scandinave.
Eh bien aujourd'hui, si vous avez le temps pour une petite balade, je me suggère de vous emmener dans une promenade parmi les prochaines séries australiennes, qui ne manqueront pas de tenir une large place sur ce blog quand viendra le moment de leur diffusion puisque, vous le savez, j'ai développé ces dernières années une tendresse toute particulière pour ce pays dont les fictions ne me déçoivent (presque) jamais, comme peuvent en témoigner mes post exaltés sur Woodley, Outland ou encore Woodley. Pardon, je voulais dire Miss Fisher's Murder Mysteries.

Un petit avertissement cependant : certains projets que j'ai pu évoquer ces dernières semaines, comme la mini-série Carlotta avec Jessica Marais, mettons, ne figurent pas dans ce gigantesque récapitulatif qui ne couvre que les projets de séries prévus pour une diffusion en l'an 2012. Pour ce qui se passera au-delà... on aura le temps d'y revenir une autre fois !
Prêts ? Alors on est partis !

TrickyBusiness

Du côté du network Nine, d'abord, les festivités commencent dés la semaine prochaine avec le lancement, le 14 mai, de la nouvelle série Tricky Business. Dans cette série dramatique déjà fort comparée à Packed to the Rafters, mais empruntant aussi à une formule procédurale, on suivra une famille dont le coeur de métier est de procéder au recouvrement de dettes. Au casting, plein de visages bien connus des spectateurs australiens : Shane Bourne (City Homicide), Gigi Edgley (Farscape), Debra Byrne (The Secret Life of Us), Kip Gamblin (Home and Away), Antony Starr (Rush et prochainement dans Banshee) et Lincoln Lewis (Neighbours, SLiDE...).

Howzat

On attend maintenant la date de diffusion pour la mini-série Howzat!, lancée par Nine suite au succès public et critique de Paper Giants chez la concurrence. J'ai déjà eu l'occasion à plusieurs reprise de vous expliquer le challenge qui attend cette série qui va tenter de jouer sur la réputation de la série dont elle est officieusement le spin-off, en ayant toutefois pris de la distance avec son équipe créative ou le cast qui avait fait son succès. Howzat! sera diffusée en deux parties avec Lachy Hulme dans le rôle principal, celui du magnat des médias Kerry Packer.

Underbelly-logo

Difficile de mentionner les séries australiennes sans passer par Underbelly : Nine n'a aucun intérêt à laisser mourir la franchise, et celle-ci reviendra pour une nouvelle mini-série de 8 épisodes, quelque part pendant le second semestre 2012. Underbelly: Badness (c'est vous dire) continuera de s'intéresser à l'histoire criminelle de l'Australie, mais sera plus moderne qu'aucune autre série de la franchise à ce jour, puisqu'elle s'intéressera à la période 2001-2011, une période qui couvre la durée de l'enquête sur le parrain Anthony Perish, campé par Jonathan LaPaglia, qui profite de la gloire de The Slap pour se refaire une santé sur le petit écran australien.

L'un des rares projets de Nine en matière de dramédie s'appelle House Husbands ; la série s'intéressera en 10 épisodes à 4 pères au foyer, et sera produite par l'équipe de la série adolescente SLiDE. On nous promet d'apprendre à faire la connaissance avec des hommes qui découvrent qu'éduquer des enfants... ne signifie pas nécessairement qu'il faut cesser d'en être un soi-même.

BikieWars

Du côté de Ten, on n'est pas en reste. A l'instar des Underbelly (c'est d'ailleurs la même équipe), mais aussi de fictions comme Paper Giants, la mini-série Bikie Wars: Brothers in Arms s'intéressera à l'histoire récente de l'Australie en retournant en 1984, pour raconter l'affrontement entre deux bandes rivales de bikers ; la série démarre le 15 mai prochain, et nous permettra de retrouver Todd Lasance (Crownies), Luke Ford (Home and Away), Anthony Hayes (The Slap), Damian Walshe-Howling (Terra Nova) et Callan Mulvey (Hartley, Rush...). Voici la première bande-annonce...

Pour ce qui est des plans du network Ten pour la suite de l'année, on vient d'annoncer officiellement la mise en chantier d'une dramédie policière du nom de Mr & Mrs Murder, dans laquelle l'incontournable Kat Stewart et Shaun Micallef (tous deux au générique d'Offspring) incarneront un couple de spécialistes en nettoyage de scènes de crime, qui décident de mener des investigations trop complexes pour la police.

ReefDoctors

Reef Doctors est également au programme. La série, pensée plutôt comme un drama familial, suivra une mère célibataire qui dirige une équipe de médecins, dans une clinique travaillant dans une communauté près de la grande barrière de corail. La série devrait marquer le retour sur le petit écran de l'actrice Lisa McCune dans le rôle principal, qui n'avait plus travaillé depuis l'annulation de la série Sea Patrol.

PubertyBlues

Le projet le plus ambitieux de Ten pour 2012, c'est l'adaptation du roman Puberty Blues. Avec un cast à tomber par terre et les producteurs John Edwards et Imogen Banks, très en forme ces dernières années, nul doute que la série fera partie de celles qui comptent.
Le roman Puberty Blues, écrit à quatre mains, racontait quelques mois de l'adolescence de deux jeunes filles prises dans le tourbillon d'un groupe de surfeurs ; assez glauque et dur (on y parle, pêle-mêle, d'alcool, de drogue et de viols...), le roman avait fait l'objet d'une adaptation ciné très édulcorée dans les années 80. De par la moyenne d'âge du cast (cf. l'une des premières photos de promo, ci-dessus), on devine ici que la série devrait aussi aborder le point de vue des adultes, certainement des parents, ce qui est un ajout original et risqué par rapport au matériau d'origine. Il faudra garder l'oeil sur cette série dont on souffle qu'on pourrait la découvrir cet été.

H2O

Du côté des séries pour la jeunesse, Ten a aussi prévu de mettre du budget dans Mako Mermaids, spin-off de la série H2O (dans laquelle a débuté Phoebe Tonkin, aujourd'hui dans The Secret Circle). Le tournage de ces 26 épisodes d'une demi-heure a débuté mardi, et raconte comment trois jeunes sirènes tentent de défendre leur île magique... Lucy Fry (également au générique de Reef Doctors), Ivy Latimer (Home and Away, Love My Way) et Amy Ruffle, une inconnue, enfileront à leur tour les nageoires en plastique qui ont fait le succès de leurs aînées. Le budget total de cette production s'élève à près de 10 millions d'euros...

WinnersandLosers

Chez Seven, on y va plus doucement. La chaîne doit encore annoncer ses plans pour la série Winners & Losers, dont la saison 2 n'a toujours pas de date de démarrage. C'est d'autant plus étrange que tous les facteurs devraient être réunis pour faire de cette nouvelle saison un véritable succès : excellentes audiences l'an passé, cliffhanger, et le tournage date même de l'été 2011... On se demande ce qui retient le network.

Quant aux nouveautés, elles sont pour le moment un point sur l'horizon. A Place to Call Home, un feelgood drama produit par l'équipe de Packed to the Rafters, est en projet, mais pour l'instant sans date d'arrivée sur les écrans. On souffle  qu'un projet de Jane Turner et Gina Riley serait également en développement. Mais, attendez, ne seraient-ce pas les créatrices de Kath & Kim ? Un nouvel indice, peut-être, dans notre chasse au scoop sur le retour de la série...!
Seven a aussi en projet une série pour la jeunesse du nom d'In your dreams, dans laquelle deux adolescentes australiennes, les jumelles Samantha et Beth Haselton, font l'expérience d'un choc des cultures alors qu'elles passent des vacances avec leur lointaine famille excentrique dans un château allemand.

...Mais c'est bel et bien du côté du public que les projets sont les plus nombreux : le groupe ABC développe de plus en plus de séries australiennes, et on ne va pas s'en plaindre. Il faut dire que ce sont sur ses publiques épaules que reposent les principales subventions et obligations relatives au développement de la fiction nationale, et ABC1, notamment, a énormément de commandes en cours.

Ainsi, Devil's Dust, une mini-série en deux parties, s'intéressera-t-elle au scandale de l'amiante. On a vu il y a quelques semaines que le cast comporterait à nouveau Anthony Hayes (The Slap), ainsi que Don Hany (East West 101) et Ewen Leslie.

JackIrish

ABC1 toujours, qui nous prépare également Jack Irish, dont là aussi on a déjà eu l'occasion de discuter et qui signe le retour à la télévision australienne de l'acteur Guy Pearce (Mildred Pierce), accompagné par Anthony Hayes (décidément l'acteur de The Slap qui mène le mieux sa barque cette année), Damien Garvey (Terra Nova, Sea Patrol), Shane Jacobson et Roy Billing. Deux affaires d'une heure et demie chacune sont prévues, au cours desquelles ledit Jack Irish tentera de mettre la main sur des personnes qui font exprès de disparaitre pour échapper à leurs dettes. On nous promet un drame sombre, et cette première image de promo confirme effectivement cette prédiction.

Très attendue, mais pour des raisons différentes, Redfern Now est une série en projet depuis un bon bout de temps maintenant, et qui ambitionne d'être une fiction écrite, tournée et interprété par des australiens aborigènes (en tout, ils sont 250 à travailler sur le projet), avec pour seule aide extérieure, excusez du peu, le Britannique Jimmy McGovern (Cracker, Accused) qui en a supervisé l'écriture. La série s'intéressera à six foyers de Redfern, un quartier où se croisent tous les contrastes. Un projet qui prend en plus une saveur particulière alors que SBS s'apprête à lancer une chaîne publique à destination des aborigènes, et vient de débloquer 63 millions de dollars australiens (un peu moins de 50 millions d'euros) dans ce but...

ThisChristmas

Vers la fin de l'année, This Christmas (auparavant titrée New Christmas lorsqu'elle avait été annoncée) fera également son apparition. Cette comédie originale proposera six épisodes, dont chacun se déroule à une année d'écart alors que la famille Moody célèbre les fêtes de fin d'année. On trouve derrière ce projet Phil Lloyd (At Home With Julia) et Trent O’Donnell (Laid), qui ont déjà travaillé ensemble sur un épisode spécial Noël de Review with Myles Barlow, au concept similaire.
Ce projet de comédie est rejoint par un autre qu'on avait déjà abordé, Please Like Me, sur le difficile passage à l'âge adulte d'un jeune homme qui pensait prendre son indépendance et finit par retourner vivre avec sa mère divorcée, pour découvrir que les parents, c'est plus ce que c'était... Les deux séries jouissent chacune d'une commande de 6 épisodes d'une demi-heure.

Il se murmure également que la chaîne aurait mis en chantier The Time of our Lives, qui n'est pas du tout le soap auquel vous pensez, mais une gigantesque série chorale radiographiant la vie de protagonistes dans la trentaine et la quarantaine. Le développement de ce projet n'a cependant pas encore été confirmé officiellement, mais les mêmes murmures indiquent qu'on pourrait s'attendre à une diffusion dés la fin des Jeux Olympiques de cet été, ce qui serait très, très rapide.

La petite soeur ABC2 proposera de son côté un ambitieux projet de série multiplateforme, avec The Strange Calls : les épisodes diffusés sur la chaîne seront complétés par des webisodes, ainsi qu'une narration parallèle via Twitter et Facebook. On trouve au coeur de ce projet Toby Truslove (Outland) dans la peau d'un flic de la ville qui se retrouve muté dans une brigade de nuit d'une petite bourgade côtière, où il va se trouver confronté au paranormal... Les 6 épisodes de cette série étonnante ont été tournés entre février et mars dernier, et je vous avoue que la curiosité risque de l'emporter !

Rake

Au rayon des retours, ABC ramènera la dramédie légale Rake pour une deuxième saison. Le tournage a repris le mois dernier, donc il va falloir s'armer de patience... Et en parlant de patience, la comédie journalistique Lowdown revient pour une seconde saison, près de 2 ans après sa première diffusion ; on y retrouve Adaw Zwar, l'un des créateurs de la série Wilfred d'origine.

Tangle

Un tout petit mot sur le câble, vite fait parce que ce n'est pas encore là que ça se passe.
Outre la grande inconnue que représente le renouvellement de Tangle pour une quatrième saison (vu le budget dépensé par Showcase l'an dernier sur la mini-série Cloudstreet, la troisième saison était déjà un miracle), tous les regards sont tournés vers Wentworth, la série carcérale de FOXTEL dont je vous expliquais la genèse voilà deux mois. Très attendue, la série produite par Jo Porter (Packed to the Rafters) est pourtant baignée de mystère : on ignore le nombre d'épisodes commandés, la distribution, et ne parlons même pas d'une date de diffusion !


Ah, avant de vous quitter, juste un dernier mot pour vous signaler que la saison 2 de Laid a repris en ce mois de mai, pour ceux qui avaient accroché à cette comédie romantique morbide, et avec tout ça, vous êtes parés pour faire votre marché dans les prochaines séries australiennes de l'année !

Posté par ladyteruki à 18:24 - Love Actuality - Permalien [#]

25-04-12

lady's world tour - Escale n°9

Quatorze jours sans world tour. Autant dire une éternité !
J'espère que vous avez envie de voyager ce soir, parce qu'on va pas mal bouger, et inspecter... attendez je vérifie... oui c'est ça, absolument chaque continent du globe. Si vous ne trouvez rien que vous intéresse au cours de ce périple, c'est bien simple, je rends mon tablier !

JessicaMarais

- AUSTRALIE : Jessica Marais change de sexe
La belle Australienne Jessica Marais, connue dans son pays natal pour son rôle dans Packed to the Rafters, mais par le public américain pour sa présence sensuelle dans Magic City, incarnera le personnage principal d'une mini-série s'intéressant à Carlotta, la personnalité transgenre la plus célèbre d'Australie. Probablement afin de ne pas contrarier le planning de Marais (puisque Magic City a déjà été renouvelée pour une seconde saison), le tournage de cette mini-série australienne ne devrait pas commencer avant la toute fin de l'année, en vue d'une diffusion courant 2013.

- AUSTRALIE : soeurs ennemies
Et tant qu'on en est à parler de casting, la rumeur court que Rachel Griffiths, oui-oui, celle de Six Feet Under et Brothers & Sisters, aurait été approchée pour interpréter le rôle principal de la série faisant suite à Paper Giants. Oui, rappelez-vous : suite au succès de Paper Giants sur ABC1, la mini-série Howzat! (dont je vous ai pas mal parlé) avait été immédiatement mise en branle par Nine afin de surfer sur ce succès, mais ABC1 avait elle aussi bien l'intention de produire une suite pour Paper Giants ! C'est donc de ce projet-là qu'il s'agit, il n'a d'ailleurs pas encore de nom, et cette fois, il s'agirait de suivre la guerre entre deux publications féminines des années 90, Woman's Day dirigée par Nene King, et New Idea dirigée par Dulcie Boling. C'est le rôle de King qui aurait été offert à Griffiths, laquelle a déjà manifesté plusieurs fois son désir de revenir travailler dans son pays natal. On se souviendra qu'elle était apparue dans la première saison de Rake et elle sera également au générique d'un téléfilm-biopic sur Julian Assange aux côté d'Anthony LaPaglia ; c'est également à l'occasion des Logies de 2011 qu'elle avait annoncé à demi-mots et en avant-première l'annulation de Brothers & Sisters.

- LITHUANIE : premier-né
Vous ne connaissez pas forcément la comédie Mother & Son (si ça peut vous rassurer, j'ai vu le pilote, ça n'a rien d'excitant), pourtant ce sitcom de 40 minutes fait partie des plus célèbres fictions du petit écran australien. Ses six saisons, diffusées sur une période de 10 ans (entre 1984 et 1994), ont récolté plusieurs Logie Awards, et sont restées dans les mémoires des spectateurs, qui ont ainsi pu profiter du tandem entre un homme dans la quarantaine et sa mère souffrant d'Alzheimer. Cela semble donc être un bon choix lorsqu'un pays veut s'aventurer plus en avnat dans le domaine de la fiction, et c'est bien comme cela que semble l'entendre TV3 qui vient d'en acquérir les droits pour en lancer le remake. C'est la toute première fois que la Lithuanie fait ainsi l'acquisition d'un format étranger pour l'adapter, ce qui ne rend le geste que plus symbolique. 16 épisodes ont été commandés pour la version lithuanienne qui sera diffusée en septembre prochain. Mother & Son a déjà été adaptée pour de nombreux pays dont les States, le Chili, la Suède, le Danemark, la Turquie, la Grèce et le Royaume-Uni.

Luna

- ESPAGNE : audiences lunatiques
Quelques petites nouvelles de ce qui est supposé être le nouveau hit d'Antena3, la série fantastique Luna, el misterio de Calenda, qui raconte l'arrivée d'une adolescente dans un patelin perdu avec ses parents, et qui découvre qu'en réalité il se pourrait bien que les parages hébergent des loup-garous. On avait déjà eu l'occasion de dire combien la série avait été un énorme projet pour la chaîne, qui misait beaucoup dessus notamment en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors, qu'en est-il des audiences, trois semaines après le lancement de cette super-production ? Le pilote, diffusé le 10 avril, avait réussi à capter l'attention de 3,51 millions de spectateurs (soit 19,2% de parts de marché), un chiffre très honnête. La semaine suivante, 280 000 spectateurs avaient déserté, mais on restait tout de même dans des scores très corrects avec un peu plus de 3,2 millions de spectateurs (16,8% de parts de marché). Les résultats de la diffusion de l'épisode d'hier confirment que les audiences ont du mal à se stabiliser : à peine 3 millions de spectateurs pour seulement 15,8% de part de marché. Ca commence donc à sentir le roussi pour cette série fantastique qui ne parvient pas à se stabiliser, et a perdu un spectateur sur sept, en seulement trois semaines...

- ALLEMAGNE : le câble se réveille
Vous avez peut-être entendu parler un peu plus tôt ce mois-ci de Sky Deutschland, qui a décidé d'aligner les biftons pour faire main basse sur les droits de diffusion de la Bundesliga (le championnat national de foot allemand). Il semblerait que le groupe allemand soit actuellement dans une période de dépenses (ou d'investissement, selon le point de vue) puisqu'en prenant pour modèle les chaînes à péage comme HBO ou Showtime, ou encore TNT Serie qui en septembre proposera sa première fiction originale (Add a Friend, sur les relations humaines dans les réseaux sociaux), Sky Deutschland commence à envisager de se lancer elle aussi dans les séries. Pour l'instant Sky D n'en est qu'à rencontrer des producteurs pour jauger les projets qui lui sont proposés ; si les choses suivent leur cours, la première fiction de la chaîne pourrait apparaitre début 2014.

- ALLEMAGNE : commande massive de poulet chez Sat.1
Pensant visiblement qu'on était en pénurie, Sat.1 vient de lancer le tournage de deux nouvelles séries policières de plus. La première, Familie Undercover, s'intéresse comme vous l'aurez deviné à la famille d'un commissaire de police qui, relocalisée dans le cadre de la protection des témoins, doit s'adapter à sa nouvelle vie. L'autre série, répondant au nom de München Bayerstraße, est plus classique puisqu'elle suivra les enquêtes d'un tandem improbable entre un commissaire rôdé à la vie de la rue et un comte devenu enquêteur. Ce sont respectivement 7 et 6 épisodes qui sont prévus pour ces nouvelles fictions qui viennent s'ajouter à deux autres séries en développement : la dramédie Es kommt noch dicker, qui se déroule dans un hôtel thermal de luxe et dont la commande vient d'être portée de 7 à 13 épisodes, et une série médicale, Die Docs.

DanniLowinski

- UKRAINE : Danni fait des heures supp'
STB, le 5e network du pays, vient d'acquérir les droits pour un remake de la dramédie allemande Danni Lowinski. Rebaptisée Masha v Zakone, la série a également été achetée par la chaîne féminie Domashniy, l'équivalent russe de Téva au sein du groupe STS. Outre le sujet, celui d'une ex-coiffeuse qui reprend ses études pour devenir avocate et défendre Monsieur et Madame tout le monde, il est certain que ce qui a encouragé les chaînes ukrainienne et russe à se lancer dans cette aventure est le succès de la version belge de la série (elle aussi baptisée Danni Lowinski), lancée le 1er mars dernier sur VTM. La CW, qui avait en projet une adaptation pour les Etats-Unis l'an dernier, est-elle passée à côté de quelque chose en ne retenant pas le pilote ?

- EGYPTE : politique mais pas trop
L'une des séries en préparation pour le Ramadan commence à étoffer son casting. Um Assabereen, un biopic sur l'activiste Zainab al Ghazali, dont l'organisation féminine était liée aux Frères musulmans. C'est l'actrice Rania Mahmoud Yassin qui incarnera le rôle central de cette série, et elle a prévenu qu'il ne s'agit pas de délivrer un message pro-Frères musulmans via cette fiction : "flirter avec les Frères ou tout autre parti politique ayant du succès actuellement serait une idée stupide puisque personne ne peut prévoir quel parti conservera le pouvoir ou pas". Ca n'a l'air de rien, mais ne pas chercher à plaire à un parti (et du coup, potentiellement de lui déplaire) aurait été hors de question avant la révolution. Alors que les élections présidentielles égyptiennes auront lieu en juin et que le Ramadan commence vers le 20 juillet, on comprend d'autant mieux le désir de ne pas s'impliquer politiquement vis-à-vis d'un parti...

- INDE : danse avec les fous
La semaine dernière, Zee TV a lancé un nouveau soap, Phir Subah Hogi, en remplacement de la romance Ram Milaayi Jodi. Conformément à la tendance actuelle qui consiste à essayer d'ancrer les séries dans un contexte régional spécifique, cette nouvelle fiction nous emmène dans une région d'Inde où traditionnellement, les femmes de la tribu Bedia sont destinées à la prostitution afin de subvenir aux besoins de leur famille. Charmante petite coutume que voilà. Mais l'héroïne, Sugani, ne rêve que d'une chose : se marier. C'est pour elle le symbole de la liberté (comme quoi) et elle va donc faire son possible pour échapper à son destin de "danseuse" avant que ne vienne le moment fatidique de l'initiation. Fort heureusement, elle peut compter sur l'aide de sa mère. Bon, outre le pitch de la série, qui n'a rien de familier avec les soaps de la plupart des pays occidentaux il faut bien le reconnaître (une fois de plus, grâces en soient rendues aux Dieux du soap indien), le plus produit de Phir Subah Hogi, c'est que cela pourrait bien être la première série en Inde à prendre en compte internet dans son effort de promotion, notamment en démarchant des journalistes, blogueurs, et même activistes pour les droits de la femme présents sur internet afin de se faire l'écho de la série comme du phénomène social qui y est dépeint.

SuperCity

- NOUVELLE-ZELANDE / USA : comédie low cost
En 6 épisodes, la comédie Super City a apparemment réussi à se faire remarquer. Construite sur un principe qui me rappelle un peu Angry Boys, c'est-à-dire avec un acteur transformiste qui incarne une grande variété de personnages, la série repose donc sur les épaules de la comédienne Madeleine Sami qui incarne ici 5 personnalités différentes vivant dans une mégalopole. Ladite comédienne vient d'obtenir la possibilité d'exporter son talent aux USA puisqu'une adaptation de Super City pourrait voir le jour pour ABC, nous dit Deadline. Bon bah je vois ce que c'est, il ne me reste plus qu'à aller chercher le pilote de Super City pour voir de quoi il retourne.

- DANEMARK : Saint Somewhere Else
Les projets recevant des subventions ne sont pas toujours ceux qu'on croit. TV3 a donné le feu vert au développement d'un nouveau soap, nommé Sankt P. Ecrite par John Stefan Olsen, scénariste qui avait signé 2900 Happiness (le premier soap danois intégralement tourné en HD, et un grand succès pour TV3), la série connaitrait comme son aînée une première commande initiale de 48 épisodes. Le fonds public pour l'audiovisuel vient de lui fournir 350 000 couronnes danoises (un peu plus de 47 000 euros) pour lui donner un coup de pouce. Sankt P, plutôt que s'intéresser à de riches familles comme le faisait 2900 Happiness, se déroulerait dans un hôpital et ambitionnerait d'être hybride entre un soap opera classique et une série dramatique. Pourtant, comme l'emploi du conditionnel vous l'indique, Sankt P n'est pas encore certaine de voir le jour : la décision finale ne devrait être prise qu'à l'automne en vue d'une diffusion au printemps 2013. Pour faire monter les enchères, Olsen assure avoir une star au générique de la série, mais refuse de dévoiler son nom... Oh et tant qu'on en est à parler de fiction danoise, sachez que le tournage de Dicte a débuté cette semaine, soit un peu plus tôt que prévu, avec l'actrice Iben Hjejle dans le rôle principal.

- SUEDE : a licence to kill
Pour une fois, on va parler de Suède sans parler directement de fiction. En effet, la forme actuelle de la redevance pourrait bien disparaitre : en septembre prochain, une proposition de loi sera déposée pour que la taxe sur les diffusions télé et radio soit directement intégrée à l'impôt sous la forme d'une taxe complémentaire, demandée à absolument tous les contribuables. A l'heure actuelle, la redevance suédoise n'est demandée qu'aux foyers possédant une télévision ; ce prélèvement systématique permettrait donc de prendre en compte les nouveaux médias, qui permettent de regarder ou écouter des programmes via internet ou les portables, des outils actuellement non-imposés. Cette réforme fiscale pourrait prendre effet dés 2014 ; en l'occurrence, les choses sont en bonne voie puisque le projet a bonne presse auprès de la majorité.

Preamar

- AMERIQUE DU SUD : vague de fond chez HBO
Il y a du nouveau chez HBO Latino, et pas qu'un peu. De toutes les petites soeurs de la chaîne américaine éponyme, elle est celle qui a toujours montré le plus de dynamisme en matière de fiction originale, et elle ne se repose pas sur ses lauriers ! Outre la saison 3 de la série mexicaine Capadocia, la chaîne a aussi décidé de renouveler la série chilienne Prófugos, une sorte de road movie dans lequel un groupe de quatre jeunes chiliens devenait passeur de drogue, pour une seconde saison qui devrait être prête pour une diffusion en 2013. Vous croyez que c'est tout ? Absolument pas. Une autre série devrait faire dans les prochains mois ses débuts sur la chaîne : la comédie brésilienne FDP, qui s'intéresse au monde du football mais vu à travers les yeux d'un arbitre peu apprécié de son milieu. Plus mystérieux, un projet de série est actuellement en développement, à mi-chemin entre le drame et le thriller, par l'équipe d'Epitafios, mais pour le moment les détails sont tenus secrets. Cela fait beaucoup pour HBO Latino qui doit déjà lancer le mois prochain sa nouvelle série dramatique, Preamar. Ce drame chronique en 13 épisodes comment un promoteur immobilier en faillite, à qui il ne reste plus qu'une propriété sur la côte d'Ipanema, va tenter de faire repartir son business tout en cachant sa situation financière à sa famille.

- CANADA : gala Artis, demandez la dernière édition
Dimanche soir, c'était l'heure du gala Artis, une sympathique récompense québécoise qui met en avant plutôt les personnalités du monde de la télévision que les émissions et séries à proprement parler. Tout l'intérêt de ce prix, comme pour les Logies dont on a parlé plus tôt ce mois-ci, est de faire voter le public et donc d'avoir un véritable vote de popularité, donc une idée précise de ce qui plait à nos cousins les spectateurs québécois. Ainsi, du côté des acteurs, puisqu'on ne va pas s'embarrasser avec les présentateurs de talk shows et autres chroniqueurs sportifs, Daniel Brière et Anne Dorval l'ont emporté dans la catégorie des comédies pour leur rôle dans Les Parent, tandis que ce sont deux acteurs de Toute la vérité, Denis Bouchard et Hélène Florent, qui ont gagné une récompense dans la catégorie des téléséries.

- CANADA : dix-neuf deux fois deux
La chose n'est pas courante : une série québécoise de Radio-Canada qui pourrait connaître une adaptation sur son pendant anglophone CBC. Ce sera peut-être le cas de 19-2, une série policière de et avec Claude Legault (mais 'zavez vu, j'ai fait un effort pour pas remettre une photo pour la troisième fois de l'histoire des world tours...) dont d'ailleurs la deuxième saison devrait être produite cet été, ce qui est un peu un miracle puisqu'initialement, on se souviendra que Radio-Canada l'avait annulée. Un pilote sera donc produite pour 19-2 (prononcer nineteen-two, donc) afin de voir si une version anglophone est envisageable pour la chaîne publique. Le producteur de 19-2, Jocelyn Deschênes, est également en train d'attendre les upfronts pour voir si l'adaptation de la série Le Monde de Charlotte va atterrir à la rentrée sur NBC. Ca en fait, des adaptations anglophones tout d'un coup !

- CANADA : serrage de ceinture
Et tant qu'on en est à aborder le cas de CBC, je vous propose un petit récapitulatif du sort des séries de la chaîne, puisque celle-ci, suite aux coupes budgétaires énormes dont elle a fait l'objet (115 millions de dollars canadiens sur les trois prochaines années, et 650 emplois à supprimer pour amortir le choc), a bien été obligée de réduire la voilure. Les comédies InSecurity et Michael: Tuesdays and Thursdays ont ainsi été officiellement annulées, la chaîne préférant donner la priorité aux programmes d'une heure plutôt que d'une demi-heure. Reviendront par contre pour une nouvelle saison les séries Mr. D et Arctic Air, lancées en ce début d'année 2012 (rien d'étonnant vu les audiences d'Arctic Air, d'ailleurs), Heartland, et Republic of Doyle. Côté nouveautés, puisqu'il en faut bien, CBC a toujours dans ses prévisions la série Titanic: Blood & Steel en 12 épisodes (oui, c'en est encore une autre), et a racheté Murdoch Mysteries il y a quelques mois, sauvant la série de l'annulation sur Citytv.

Une dernière bonne nouvelle pour finir le post avec le sourire, quand même : la diffusion de Bron-Broen sur BBC4, le weekend dernier, marque un nouveau record pour la fiction scandinave outre-Manche : tout cumulé, c'est 1,097 million de spectateurs qui a découvert le premier épisode de la série. Pour vous faire une idée, le lancement de la diffusion de Borgen, dans des conditions de diffusion similaire, n'avait attiré que 629 000 spectateurs en janvier.

Oh et j'ai reçu un communiqué indiquant que la nouvelle version de DramaPassion serait en ligne le 5 juin, ça vaut ptet le coup de garder un oeil dessus, tiens...?

Bon alors, j'avais deviné ? Il y a un truc qui a retenu votre attention ? Dites-moi tout.

Posté par ladyteruki à 22:19 - Love Actuality - Permalien [#]

15-04-12

Fées du Logie

Il est un peu plus de minuit trente à Melbourne et le gratin de la télévision australienne est probablement en train de se mettre minable au champagne à l'heure qu'il est. Le moment est donc venu de revenir sur les résultat de la 54e cérémonie des Logies, les récompenses de la télévision australienne qui se sont tenues ce soir (heure locale, ça va de soi).
Les Logies ont la particularité d'être remises sur la base des votes des lecteurs de TV Week, un procédé qui permet de récompenser les programmes essentiellement sur la base de leur popularité, a contrario des AFI Awards qui dépendent d'un vote professionnel. L'occasion est donc rêvée de voir ce qui plait vraiment aux Australiens.
Outre les prix dont je fais volontairement abstraction, tels que les émissions sportives, musicales ou informatives, voici donc les récompenses remises aux acteurs de fictions et à ces fictions elles-mêmes, dont vous avez pu entendre parler dans ces colonnes. Du coup, quand une série ne vous parle pas, n'hésitez pas à aller glisser un oeil dans les tags au bas de ce post. Prêts ? Allez, on y va.

LogieAwards

Asher Keddie a remporté le TV Week Silver Logie de l'actrice la plus populaire ; il faut dire qu'en étant nommée pour deux personnages (dans Offspring et dans Paper Giants), elle partait grande favorite. Elle bat ainsi, entre autres, Jessica Marais, mais celle-ci pourra tenter de se rattraper avec un Emmy puisqu'elle est maintenant au générique de Magic City. Pour l'équivalent masculin, c'est Hugh Sheridan qui a décroché la statuette, pour son rôle dans Packed to the Rafters.

Du côté des révélations (alias Most popular new talent), c'est Steve Peacocke, un acteur arrivé l'an dernier dans le soap Home and Away qui a décroché le titre masculin. Plus intéressant, le versant féminin a été remis à Melissa Bergland pour son rôle dans la dramédie Winners & Losers (dont on attend d'ailleurs la date de retour).

On monte d'un cran avec le TV Week Silver Logie du meilleur acteur. Alors là, il y avait du lourd : Alex Dimitriades, de The Slap, était en lice face à Don Hany pour East West 101 ou Geoff Morrell de Cloudstreet, mais c'est finalement Rob Carlton qui a remporté la récompense pour son interprétation dans Paper Giants ; oh oui, il va beaucoup manquer à Howzat!. La récompense de la meilleure actrice était aussi l'occasion d'un choc des titans : Asher Keddie, encore (pour Paper Giants), mais aussi Kat Stewart pour Offspring ou encore Essie Davis pour The Slap. C'est effectivement une actrice de The Slap qui l'a emporté, mais sans nul doute encore plus méritante que la belle Essie : Melissa George a reçu la statuette ; les dernières fois que ç'avait été le cas, c'était pour son rôle dans Home and Away dans les années 90...

Home and Away Offspring Packed to the Rafters Underbelly: Razor Winners & Losers

Last but not least, le prix du drama le plus populaire se jouait entre 5 séries : Home and Away, Offspring, Packed to the Rafters, Underbelly: Razor, et Winners and Losers. C'était un tout petit peu prévisible, mais le trophée a été décerné à Packed to the Rafters, certainement l'un des plus grands succès publics de la télévision australienne actuellement.

Et même si je parle rarement de programmes pour la jeunesse, laissez-moi souligner que la deuxième saison de la série My Place a reçu un prix également, l'emportant notamment face à Lockie Leonard.
Parmi les grands moments de la soirée, on notera qu'une promo du film dérivé de Kath & Kim a été diffusée en présence des deux interprètes qui sont venues présenter une catégorie sur scène ; pour le moment ça ne confirme ni n'infirme la rumeur qu'on évoquait précédemment, mais ce n'est peut-être pas idiot de le garder dans un coin de tête.

Posté par ladyteruki à 16:36 - Love Actuality - Permalien [#]

24-02-12

lady's world tour - Escale n°4

Si vous vous demandiez pourquoi yavait pas eu de wold tour ce mardi, c'est parce que les world tours n'ont pas nécessairement lieu le mardi. Pis j'ai eu fort à faire. Pis j'ai euh... bah... vous avez même pas commenté partout alors vous pouvez difficilement la ramener de toute façon !
Bon, plus sérieusement, revoilà le world tour, qui va faire des heureux, je l'espère, et des déçus, je le pressens, parce que cette fois j'ai rien trouvé en Irlande alors que je sais que ça fait partie de vos chouchous. Mais on va aller juste à côté, promis, puisqu'on parlera entre autres de l'Ecosse.

Allez, prêts ? Décollage immédiat !

LaCertosadiParma

- ITALIE :
Avis aux amateurs de classiques... les 3 et 4 mars, Rai Uno diffusera la mini-série La Certosa di Parma, autrement dit La Chartreuse de Parme. Au menu, un casting international : le Français Hippolyte Girardot, la Québécoise Marie-Josée Croze, l'Argentin Rodrigo Guirao, et l'Italienne Alessandra Mastronardi. Si vous me lisiez à l'époque sur SeriesLive, il ne vous aura pas échappé que la mini-série a été tournée de mai à juillet dernier, il était donc grand temps de la diffuser ! Pour mémoire, la Rai Uno avait déjà proposé une fiction du même nom en 1982. Sur les sites italiens (dont celui de la réalisatrice Cinzia Th. Torrini), on précise que la fiction est co-financée par France 2, mais aucune source en Français sur le sujet. Cela signifie-t-il qu'on ne verra pas la série en France ? Du coup, si vous connaissez un peu le roman de Stendhal et/ou que vous parlez l'Italien, la diffusion peut vous intéresser...

- AUSTRALIE : famille orpheline
On le disait ce matin, la mesure d'audiences a repris en Australie. Et pour ce premier mois de la saison télévisuelle, Seven avait décidé de frapper très fort en ramenant Packed to the Rafters, sa série phare, dans les grilles, avec deux épisodes consécutifs afin de consacrer cette diffusion attendue (la saison 4 était en effet en pause depuis octobre). Pas de chance pour le network, la série dramatique familiale a raté son retour : les épisodes ont été regardés respectivement par 1,45 et 1,25 million de spectateurs ; ce mardi, le troisième épisode, diffusé seul, en a attiré 1,48 million, ce qui permet de faire une moyenne. Pour une autre série australienne, il n'y aurait là pas de quoi se plaindre, ce sont même des chiffres dont on pourrait rêver. Mais pour Packed to the Rafters, cela signifie une perte d'environ 25% de ses spectateurs par rapport à son début de saison en février 2011. Et c'est très préoccupant, évidemment, même si la réponse est dans l'énoncé : en diffusant la saison en plusieurs morceaux, Seven n'a évidemment pas rendu service à sa série, peut-être un peu trop réputée insubmersible. Preuve est faite que ce n'est plus le cas : la télé réalité en a eu raison, et My Kitchen Rules a dominé la soirée ces deux dernières semaines.

- AUSTRALIE : ABC se penche sur le scandale de l'amiante
Pendant ce temps, ABC continue d'avancer dans ses commandes. Cette fois, c'est une mini-série en deux parties, Devil's Dust, qui commence à prendre forme et notamment à recruter ses premiers acteurs. Cette adaptation du livre "Killer Company" revient sur le scandale de l'amiante de la société James Hardie ; Anthony Hayes (qui interprétait Gary dans The Slap) incarnera un ouvrir qui après des années à travailler l'amiante, trainera la compagnie en justice ; Don Hany (que vous pourrez découvrir dans East West 101 cette année sur arte, si ce n'est déjà fait) sera un avocat qui réalisera la gravité de la situation et mettra en balance la respectabilité de la société avec ses questionnements moraux, et Ewen Leslie interprètera un journaliste qui enquêtera sur l'affaire. Le tournage débutera le 19 mars prochain à Sydney.

Penoza

- PAYS-BAS : une femme dans la mafia
C'est amusant que la nouvelle tombe aujourd'hui parce qu'on va précisément parler du succès de cette série dans le SeriesLive Show de ce soir : la série Penoza, qui met en scène l'épouse d'un mafieux qui, suite à l'assassinat de celui-ci, est déchirée entre la perspective de faire entrer ses enfants dans un programme de protection, ou entrer elle-même dans ce milieu dangereux et ne pas se laisser faire. Alors que la saison 2 de la série est en attente d'une date de diffusion, la chaîne KRO a annoncé la commande d'une troisième saison. La société de production néerlandaise, NL Film, ne manque pourtant déjà pas de travail puisqu'elle planche actuellement sur Moeder, ik wil bij de Revue, une série dramatique en 8 épisodes prévue pour une diffusion cet automne et qui sera un biopic sur Wim Sonneveld, une chanteuse de cabaret, et continue de produire deux teen soaps quotidiens : SpangaS sur NCRV, et Vrijland sur KRO, qui d'ailleurs achèvera la diffusion de sa saison 2 le mois prochain.
Ah et, amis Ozophiles, j'en profite pour signaler qu'on apprenait hier que Lee Tergesen rejoignait le pilote de l'adaptation américaine de Penoza. Juste comme ça, en passant. 

- JAPON : we're not in Wonderland anymore
Vous vous souvenez de la gamine qui jouait dans le dorama Mother ? Si vous avez vu la série, vous ne pouvez pas l'avoir oubliée. Mana Ashida, c'est son nom, 7 ans et certainement pas toutes ses dents, vient de décrocher le rôle principal dans un spin-off de LIAR GAME. Enfin, pas LIAR GAME la série, mais LIAR GAME le film, plus précisément le deuxième où la petite tenait déjà un rôle. La série, prévue pour Fuji TV ce printemps, s'appellera Alice in LIAR GAME, puisque le personnage joué par Mana Ashida portait ce nom ; le personnage en question étant responsable de superviser le fameux jeu malsain qui a fait le succès de la franchise, d'en concevoir les pièges et d'en choisir les joueurs, on changera donc un peu de point de vue, d'autant que le dorama fonctionnera comme un prequel montrant comment Alice a "grandi" pour devenir ce personnage inquiétant. Le second film de LIAR GAME sort dans les cinémas le 3 mars et la série sera diffusée du 5 au 8 ; ça devrait inciter les spectateurs à se ruer dans les salles obscures dés la sortie du film afin de tout comprendre de la série.

- JAPON encore : go, go pseudo-Power Rangers !
Si le nom du studio Gainax vous dit quelque chose, c'est probablement parce que vous touchez un peu votre bille en matière d'animation et que des titres comme Nadia le secret de l'eau bleue ou Evangelion, par exemple, ont pu faire partie de votre prime jeunesse. A compter de 2012, ce nom va désormais également être associé aux dorama, puisque le studio Gainax proposera en avril la série EA's rock, mettant en scène des sortes de Power Rangers sur le retour qui, n'ayant plus matière à sauver la planète, se retrouvent dans un bar où ils pleurent leur gloire passée, à l'exception de la force rouge qui continue de poursuivre sa carrière de superhéros. Moui, ça a l'air euh... particulier, aussi vous ne serez pas surpris d'apprendre que la série n'est pas prévue sur un grand network mais sur une ribambelle de petites chaînes, ainsi qu'au format websérie. Ce qui tombe bien parce que les épisodes ne devraient pas excéder 15 minutes. A tenter à partir d'avril sur TV Saitama, Chiba TV, TV Kanagawa, Mie TV, KBS ou SUN-TV, au choix...

JINisback
- COREE DU SUD : docteur qui ?!
Jin, bien-sûr ! Le dorama nippon japonais que vous devriez tous avoir vu si vous prétendez vous intéresser à la fiction nippone, c'est JIN. Non, je ne me suis pas trompée de pays. Peut-être vous demandiez-vous quand une adaptation allait fleurir, après un si grand succès, dans un pays voisin, eh bien ça y est, Time Slip Doctor Jin est sur les rails, et alors qu'on pensait que la série allait finir sur une chaîne du câble, il semblerait que ce soit MBC qui en ait acquis les droits, avec Jae Jong Hero dans le rôle-titre (souvenez-vous, on a pu le voir dans Sunao ni Narenakute). L'histoire étant, si vous vous souvenez, un élément prédominant dans cette série fantastico-historico-dramatico-médicale, la série sera profondément revue et corrigée afin de coller au contexte coréen. On parle donc d'une vraie adaptation et pas d'un vulgaire remake. Pis j'en profite pour remettre la magnifique promo de la saison 2 de JIN, pour le plaisir.

- ECOSSE : où est le docteur quand on a besoin de lui ?
Cette année, BBC Scotland fêtera ses 50 ans ! La chaîne devrait fêter ça dignement, mais les plus grosses spéculations sur les célébrations se focalisent étrangement sur une série en particulier. Les spectateurs semblent en effet attendre avec impatience que la chaîne rediffuse le tout premier épisode de la série Doctor Finlay’s Casebook, une dramédie médicale lancée en 1962 et qui se déroule dans une ville fictive d'Ecosse à la fin des années 20. Au cours de son existence qui a duré 9 ans et pas moins de 191 épisodes, la série est passée d'1 million de fidèles... à 12 millions ! Elle s'était même exportée dans divers pays de langue anglaise et quelques autres. Après son arrêt, Doctor Finlay's Casebook avait poursuivi sa carrière à la radio jusqu'en 1978. Le problème, c'est qu'aucun DVD n'a jamais été édité pour la série ; une intégrale serait très difficile à sortir puisque seuls 66 épisodes ont survécu au poids des années. On imagine quand même assez facilement que ça ferait bien plaisir à tout le monde que dans le cadre de son anniversaire, BBC Scotland face le cadeau d'une petite rediff en faisant avec ce qu'elle a...
Ah pis, tant que je tiens les Whovians, sachez que, oui, notre Ecossais préféré David Tennant y est apparu à plusieurs reprises. Ca y est, je vous ai donné envie, là ?

- CANADA : Hulu perce le mystère des Guidestones
A l'heure où de plus en plus de services de VOD se lancent dans les séries, et où se préparent les premiers Digital Upfronts (pour Hulu, Youtube et quelques autres), il n'est pas anodin de garder un oeil sur les acquisitions des sites internet, qui ambitionnent visiblement de se poser comme de réelles alternatives aux networks (même si évidemment on n'y est pas [encore]). Outre les commandes originales, à l'instar de Lilyhammer pour Netflix dont on va évidemment reparler (ne serait-ce que ce soir dans le SeriesLive Show), il faut aussi noter que les achats de programmes deviennent plus fréquents. C'est le cas pour la websérie Guidestones, qui a démarré ce mois-ci et dont Hulu vient d'acquérir les droits à la fois pour les USA et le Canada ; la série apparaitra sur le service au printemps sous une forme légèrement différente de celle, "interactive", qui est actuellement en place : elle est actuellement prévue pour 50 épisodes de 3mn et passeraà 34 épisodes d'une durée équivalente. On tente d'y percer le mystère des Georgia Guidestones, l'équivalent américaine de Stonehenge dont vous ignoriez même l'existence ; la série est tournée à Toronto, aux States et en Inde, et son intrigue est prévue pour 3 saisons. Jusque là, c'étaient des marques qui sponsorisaient la production de la série (dont Coca Cola ou la franchise Pizza Pizza), dont le tournage devrait reprendre avant la fin de l'année.


J'espère n'avoir rien loupé de vital mais, au pire, vous me connaissez, je ferai un deuxième tour du monde rien que pour vous !

Posté par ladyteruki à 20:36 - Love Actuality - Permalien [#]

07-02-12

lady's world tour - Escale n°1

Entre deux posts consacrés à l'Australie (Outland commence demain... ENFIN !) et avant le post Ozmarathon de ce soir, je voulais vous proposer un petit tour d'horizon de plusieurs news de la planète, là, comme ça, histoire de se mettre de bonne humeur.

J'ai une affection particulière pour les brèves du monde, je dois dire. Même quand on ne regarde pas les séries en question (parce qu'on ne peut pas, parce qu'on ne veut pas, parce qu'un peu des deux, parce qu'autre chose...), ça fait toujours du bien de simplement savoir que des projets intéressants, originaux et/ou sympathiques voient le jour un peu partout.
Cependant, bien-sûr, le plaisir premier du world tour, c'est aussi de se tenir au courant et de trouver dans l'actualité des télévisions du globe des suggestions de découvertes, ce qui est, comme vous le savez, très important à mes yeux.

Vous allez donc FORCEMENT trouver un truc qui vous intéresse dans ce premier world tour, c'est pas possible autrement !

LoveHateDVD

- IRLANDE : c'est définitivement de l'amour
Vous connaissez les IFTAs ? Bah c'est comme les BAFTAs, mais pour l'Irlande. Voilà ça c'est fait. Eh bien les nominations pour l'édition de 2012 de cette cérémonie ont été dévoilées il y a quelques jours, et elles font plaisir à voir. Il faut quand même préciser que pour les Irish Film & Television Awards, sont elligibles toutes les séries co-produites et/ou tournées sur le sol irlandais, ainsi que les acteurs d'origine irlandaise quelle que soit la nationalité de la fiction où ils ont officié. On fait avec ce qu'on a, hein... L'an dernier, c'est la première saison de la série Love/Hate qui avait dominé ces récompenses, mais cette année... eh bien cette année Game of Thrones est elligible ! Pas facile de rivaliser dans ces conditions, pourtant avec 10 nominations Love/Hate (saison 2) domine une fois de plus, et ça c'est chouette pour la fiction irlandaise en général comme en particulier. La série est d'ailleurs assurée d'une 3e saison, ce qui est une bonne nouvelle supplémentaire. A noter que Ruth Negga est nommée deux fois, d'une part pour son rôle dans Misfits, et d'autre part pour son apparition dans le téléfilm écossais Shirley, bravo jeune fille ! La série en gaélique Corp+Anam a également tiré une nomination dans la catégorie meilleure série.

- COREE DU SUD : une série d'action sur le câble
Vous ne pouvez pas l'ignorer, le câble sud-coréen est en plein boom. OCN prépare dans ce contexte un nouveau projet intitulé Hero, une série d'action se déroulant dans un futur immédiat, dans une mégalopole où les limites entre le bien et le mal sont devenues floues, et où le crime a envahi la ville... bref, une sorte de Gotham City. Le héros de cette ville et de cette série sera un personnage décrit comme étant hors de contrôle et un peu idiot, ce qui a le mérite d'être original. C'est un scénariste habitué du câble, l'auteur de la série historique Yacha, diffusée en décembre 2010 sur OCN également, qui signe cette série. 10 épisodes sont prévus et la production en a déjà terminé 4... il va falloir s'activer, le lancement est prévu en mars prochain !

- COREE DU SUD encore : un drama nommé aux USA
Alors, je vous l'accorde, ce ne sont pas les International Emmy Awards, mais quand même. Sungkyunkwan Scandal, une série historico-romantique adolescente, vient d'être nommée à l'occasion du New York TV Festival, dans la catégorie "meilleure mini-série". Titre auquel elle peut prétendre non pas par sa brièveté (20 épisodes), mais parce qu'elle ne compte qu'une saison avec un début et une fin, et ça permet de prétendre au titre de mini-série sur le sol américain où on fait une petite fixette sur les renouvellements. Diffusée pendant l'été 2010, Sungkyunkwan Scandal avait été particulièrement populaire auprès des jeunes spectatrices ; les audiences avaient été honnêtes, sans plus, atteignant au mieux 13% de parts d'audience, mais il faut dire que la série était diffusée face à GIANT, qui elle, a atteint 40%. C'est pas pour trouver des excuses mais allez lutter contre ça en seulement 10 semaines ! Toujours est-il que les résultats de ces récompenses seront connues courant mars...

Navya
- INDE : Navya en équilibre instable
Eh bah moi, les séries qui survivent à leur annulation, je trouve toujours que ça fait de belles histoires. Celle de Navya commence en avril dernier, lorsque Star Plus lance ce petit soap sans grande originalité. On y découvre une jeune femme, Navya (vous l'auriez deviné) qui a grandi dans une famille très traditionnelle, mais qui se soigne. La série tourne donc autour de la façon dont Navya tente de concilier à la fois les traditions conservatrices de sa culture, et un mode de vie plus moderne et ouvert, sans offenser qui que ce soit ni aller contre son coeur. C'est beau. Le problème c'est que Navya, le soap, a eu plus de mal à trouver son équilibre que Navya, le personnage, et les audiences commençaient à faire une sale tête. Fin janvier, Star Plus a donc décidé d'annuler la série, expliquant son geste avec une petite video d'annonce, diffusée le 25 janvier, et nommée "Goodbye Navya". Sauf que les fans ne l'ont pas entendu ainsi et ont submergé la chaîne sous les demandes de grâce. Requêtes exaucées : la série, qui devait s'achever le 13 février prochain, se voit finalement accorder un sursis. Elle déménagera simplement de sa case de 22h du lundi au jeudi, pour atterrir à 18h. A charge pour les fans de s'adapter...

- AUSTRALIE : c'est la rentrée !
Bah oui, quoi, qu'est-ce qui vous choque ? Les vacances estivales étant finies, en ce mois de février, les chaînes australiennes dévoilent leurs plans pour les prochains mois, c'est normal. Pour l'heure, deux networks ont ainsi révélé leur programmation à venir, notamment en termes de fictions ; beaucoup de ces infos relèvent essentiellement de la confirmation, mais ça fait quand même plaisir. Ainsi, chez Seven, les fans de Packed to the Rafters seront ravis d'apprendre que la diffusion de la nouvelle saison ne sera pas aussi erratique qu'en 2011, et se fera en une seule fois ; même chose pour Winners & Losers (de retour pour une saison 2), et la série A Place to Call Home, de la même créatrice, qui devrait quant à elle apparaitre plutôt vers la fin de l'année. La chaîne mise donc énormément sur ses séries feelgood, qui occuperont le plus clair de l'année. Du côté du network Nine, une nouvelle série de la franchise Underbelly est d'ores et déjà commandée, ce qui est normal, on ne va pas tuer la poule aux oeufs d'or et la machine est si bien rodée... La nouvelle série Tricky Business est elle aussi confirmée (fans de Farscape, sachez qu'on y retrouvera Gigi Edgley qui s'y est trouvée une nouvelle maison après l'annulation de Rescue: Special Ops), décrite comme un mélange de série procédurale et de drama familial. Quant à la mini-série Howzat!, spin-off officieux de Paper Giants, son tournage devrait prochainement commencer à Melbourne et il faudra encore patienter un peu, mais on en reparle très vite.

- SUEDE : des chiffres et des boulons
Où l'on reparle d'Äkta Människor ! Eh oui, vous pensez bien que je ne vais pas vous lâcher de si tôt avec cette série (pour laquelle il existe des sous-titres...). Cette fois on va s'intéresser aux audiences, puisque j'ai réussi à trouver celles de la première soirée. Le 22 janvier dernier, SVT proposait en effet une soirée de lancement avec les deux premiers épisodes ; le premier, à 21h, a réuni 830 000 spectateurs (9,1% de la population, souffle-t-on), et le second a été suivi par 650 000 spectateurs (7,2% de cette même population). Quand on sait que les deux épisodes de la mini-série Hinsehäxan, diffusée quelques semaines plus tôt, avoisinait plutôt les 13%, ça fait un peu peu, c'est sûr. Mais fort heureusement, Stefan Baron, chef de la fiction chez SVT, s'est dit dans une interview plutôt satisfait de ces chiffres, surtout qu'il se doutait un peu qu'une série de SF, en primetime sur une chaîne publique, dans un pays qui n'a pas une tradition de science-fiction particulièrement marquante, ça n'allait pas forcément déchaîner les foules. Surtout qu'en face, TV4 propose rien de moins que des épisodes de Wallander ! Pour lui, le pari sera réussi si, au terme de ses 10 épisodes, Äkta Människor parvient à une moyenne de 700 000 à 800 000 spectateurs chaque semaine, sachant que maintenant, il n'y a plus qu'un épisode chaque dimanche, la case de 22h étant occupée par Damages. Il y a donc encore un peu de marge avant qu'Äkta Människor ne se fasse débrancher...

BehzatC
- TURQUIE : l'épidémie de vampirophilie s'étend
C'est, avec la joie intense que vous me connaissez, un plaisir inestimable que de vous annoncer qu'une série turque s'intéressant à des vampires est en préparation. Ecrit par le jeune scénariste de la série policière Behzat Ç., Emrah Serbes, le projet de série, pour le moment intitulé Vampire-i Osmani, est d'autant plus intéressant que le folklore turc n'a pas vraiment de mythe du vampire, la créature étant plutôt une importation issue du folklore de la Bulgarie voisine. Pour autant, la série va bel et bien se dérouler en Turquie... mais attention, petit twist : ce sera pendant la période ottomane ! Il s'agirait de s'intéresser à la première et dernière fois qu'un vampire aurait été aperçu en Turquie, en 1833. On aurait donc ici non seulement une exploration du mythe du vampire, vue à travers une investigation pour comprendre si l'apparition est avérée ou non, mais également une série historique. Personnellement, je trouve que l'époque se prête bien mieux que les temps modernes à des séries sur les vampires, il y a quelque chose de "classique" dans ce concept. Si j'étais pas une chochotte, ça me donnerait presque envie de tenter le coup, tiens !

- AFRIQUE DU SUD : une telenovela maison
En Afrique du Sud, les soaps (ou plutôt, les "soapies") sont la norme : qu'elles soient américaines, britanniques, ou évidemment locales, les séries à rallonge, on connait, on adore. A titre d'exemple, Generations est à l'antenne depuis 1994, Isidingo depuis 1998 et 7deLaan depuis 2000. La chaîne payante Mzansi Magic, elle, a décidé de se mettre à surfer sur la vague de la telenovela, et ça c'est vraiment nouveau. Pour la première fois, elle a commandé une telenovela sud-africaine, dont la diffusion commencera le 19 mars prochain à 20h30 (vers la fin du primetime, donc). Inkaba, c'est son nom, commence à un mois de l'échéance à faire le plein d'annonces sur son casting, se vantant de réunir d'anciennes gloires du soapie sud-africain (surtout vu que l'une de ses stars initialement prévues est décédée mi-janvier...). Inkaba, la telenovela sud-africaine qui promet à ses spectateurs qu'elle aura un début, un milieu, et une fin ; ça n'a l'air de rien, mais c'est une petite révolution.

LaFuga
- ESPAGNE encore : succès d'estime pour La Fuga
En janvier, Telecinco lançait La Fuga, une série d'anticipation carcérale et romanesque (excusez du peu) plutôt ambitieuse.  Le pilote avait d'ailleurs été regardé par 3,1 millions de spectateurs espagnols (un peu plus de 16% de parts de marché), et c'était tant mieux. Malheureusement, en un mois, la série a perdu 1 million de spectateurs. A qui la faute ? Eh bien, ce n'est pas pour montrer du doigt, mais il faut quand même admettre que la concurrence est rude. Par exemple, le 3e épisode a dû faire face au match de la Copa del Rey entre le Real Madrid et le FC Barcelone... Allez lutter contre ça. Mais le pire était à venir, quand mercredi dernier, Antena3 a lancé Con el culo al aire, une comédie se déroulant dans un camping et qui a réuni plus de 4 millions de spectateurs. Pas facile pour une série comme La Fuga de faire le poids. Et pourtant, les critiques sont bonnes, à un tel point que, parmi les séries diffusées en Espagne en ce début d'année, on s'accorde à dire que La Fuga est la deuxième meilleure (la première étant Downton Abbey dont la diffusion s'est achevée debut janvier). De quoi encourager Telecinco à tenir bon jusqu'en avril, date prévue pour la fin de saison de La Fuga.

- ESPAGNE : Aguila Roja en danger ?
On peut se demander comment une chaîne peut en arriver à envisager d'annuler ses deux plus gros succès, mais voilà, on en est là. RTVE, la première chaîne espagnole, est en train de sérieusement songer à annuler Aguila Roja et Cuéntame cómo pasó, en dépit du fait qu'il s'agisse là de ses plus grosses gagneuses. Il faut dire que le budget de la chaîne publique vient de subir un sévère resserrement des cordons de la bourse : 200 millions d'euros en moins, ça fait réfléchir aux dépenses... Bon, la décision n'est pas encore prise, et la chaîne tente en parallèle de renégocier son budget auprès du gouvernement, mais en tous cas, c'est officiel, si même des séries qui réunissent plus de 5 millions de spectateurs chaque semaine ne parviennent pas à être renouvelées, c'est qu'il y a un problème. La décision officielle de La 1 sur ces deux séries (ainsi que la série Amar en tiempos revueltos, et le projet de série historique Isabel, mi reina, dont le tournage est bien entamé mais qui est également en danger) se fera le mois prochain. Petite question : si elle ne conserve que les séries qui ne font pas de bonnes audiences, comment RTVE compte améliorer ses rentrées d'argent ?

Perfidia

- ARGENTINE : le mieux est l'ennemi du bien
Hier soir débutait en Argentine Perfidia, une mini-série que Canal7 diffuse en quotidienne. La série s'intéresse à une bande de 3 potes lycéens qui se retrouve, 10 années plus tard, alors que l'un d'entre eux revient d'Europe où il a passé la dernière décennie. Les amis, pourtant un peu étrangers, vont décider de se lancer dans un investissement risqué dans une nouvelle entreprise qui va les rendre riche ! Sauf qu'en réalité, la super affaire du siècle va en réalité être une immense arnarque, qui va ranimer à la fois les rancoeurs et jalousies passées, mais aussi des problèmes bien actuels, lorsque les choses dégénèrent. Perfidia a vu le jour grâce au Concurso Series de Ficción Federales, organisé par le ministère chargé de l'innovation et des services publics, , ce qui en fait une double bonne initiative.

- JAPON : de la SF, enfin !
On dirait bien que la SF commence à piquer la curiosité des chaines japonaises. Pendant longtemps, la SF, bon bah euh, en gros, c'étaient les tokusatsu (que les Français connaissent un peu mieux par leur cas particulier, le sentai). Pourtant, au fil des dernières saisons, des dorama comme Uchuu Inusakusen (certes essentiellement parodique), mais aussi Clone Baby ou
Heaven's Flower, ont vu le jour. Cette fois, c'est O-PARTS, une mini-série en 4 épisodes, qui a été commandée par le network Fuji TV, un thriller qui sera diffusé quatre jours d'affilée et qui s'intéressera aux voyages dans le temps tout en reprenant les codes du thriller anti-terroriste (rien que ça). Incidemment, Rin Takanashi, déjà présente dans Uchuu Inusakusen, sera également de la partie, aux côtés de l'éphèbe Ryuuhei Maruyama qui, comme souvent, est issu d'un boys band populaire et portera le rôle principal.


...Comme je vous le disais, je vous encourage vivement à réagir à ces news, individuellement ou globalement, pour pouvoir m'indiquer ce qui vous intéresse (ou pas ?) dans ces brèves sur l'actu du monde. Y a-t-il par exemple des séries que vous avez envie de découvrir, à présent ?

Posté par ladyteruki à 19:43 - Love Actuality - Permalien [#]

16-11-10

Dangereuse empathie

A quel point ce que nous regardons a une influence sur nous ?
On parlait il y a peu des émotions qu'on ressent devant les séries qu'on regarde. Et c'est nécessaire de laisser l'empathie fonctionner pour profiter pleinement de ce qu'on regarde. Je reprends l'exemple de ma sœur rei : rien ne rentre, rien ne sort. Blindage maximal. Pourtant, cette émotion que nous avons devant une scène, si nous la goutons avec plaisir pendant quelques minutes, surtout quand l'épisode a été un temps fort, ne peut-elle pas aussi nous mettre dans une forme de danger ?

Je prends l'exemple de la peur, parce que c'est certainement ce à quoi je suis la plus sensible... et je tiens à remercier entre autres The Walking Dead pour ça.

Quand une scène se finit, je peux sentir tous les muscles de mon cou complètement contractés dans une boule dure à la base de ma nuque, mes dents serrées, mes orteils recroquevillés... et ça me prend une infinie minute à tout désentrelacer calmement. Si des dents sont impliquées dans l'affaire, en général je me suis de surcroit ruée sur la première source de lumière venue et je serre la chose la plus pelucheuse à portée de main (parfois un oreiller, parfois un chat) en essayant de ne pas hurler. Osons le dire, je n'en mène pas large pendant plusieurs minutes. Je me souviens avoir été dans un piteux état longtemps après la fin de Jekyll (dents), avoir été à l'envers pendant une semaine après Dead Set et The Walking Dead (dents), avoir fait des cauchemars longtemps après COMA (...ah ? pas de dents ?). J'ai donc bien emmené ces émotions au-delà de la sphère du visionnage.

BlinkEmpathie

Si ça marche pour la peur, ça le fait sans doute pour d'autres choses mois évidentes.
Après avoir vu quelque chose de particulièrement beau, être de bonne humeur voir exagérément positive (merci Pushing Daisies... avouez, ça faisait longtemps), par exemple, semble un effet plutôt désirable...

Mais au final, il faut sans doute apprendre à dresser la barrière qui permet à la série de ne pas trop entrer en collision avec nos émotions. Le tout-émotif n'est pas non plus une bonne solution. Si vous pleurez la mort d'un personnage trop longtemps, ça devient inquiétant.
C'est ce que des psys sont en train de dire à propos de Packed to the Rafters, d'ailleurs, dont un personnage est décédé il y a deux semaines, et qui semble provoquer un vrai travail de deuil auprès de nombreux spectateurs australiens. Preuve si besoin était que la télévision touche vraiment à quelque chose d'intime en nous, et que ça peut être effrayant sous un certain angle et/ou à un certain degré.

Pour autant, et justement parce que nos vies ne sont pas remplies d'autant d'émotions à forte amplitude, nous recherchons ces émotions fortes, et espérons des évènements-clé d'une série qu'ils nous donneront satisfaction. C'est quand nous ne ressentons pas de frisson durable que nous sommes déçus. Quand nous sommes atteints par les émotions de l'histoire, quand, finalement, nous sommes vulnérables, nous en redemandons. C'est à ça qu'on nous distingue des télambdas, dans le fond.
Et parfois, ça fait peur, justement...

Posté par ladyteruki à 23:56 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

08-11-10

Nul n'est censé ignorer l'actu

Comme le weekend a été consacré à la découverte de trois pilotes (rien que ça), je me suis dit que j'allais vous laisser souffler un instant avant de vous proposer le désormais traditionnel récapitulatif de l'actu des séries du monde. Voilà, considérez que vous avez soufflé. Et puis sans rire, les posts sont accessibles ad vitam aeternam ou presque, en tous cas ils sont encore dans les épisodes récents de la colonne de droite, alors bon.

Voici donc ce qui s'est dit sur les séries du monde entier cette semaine sur SeriesLive :

Mardi KangWooKim_1 Le casting de Poseidon se précise
Le contre-terrorisme attire les visages connus...
Mercredi World En bref : l'actu des télés du monde
Comme chaque mercredi, SeriesLive prend le pouls de la planète !
Jeudi Rake_MEA Ce soir en Australie : sans foi mais avec un peu de loi
L'avocat le plus décadent de la télévision australienne fait ses débuts ce soir.

25GeminiAwards Geminis Awards 2010 : (déjà) des résultats !
La cérémonie n'est prévue que dans 10 jours, mais si vous croyez que ça va arrêter les Geminis...
Vendredi
Teledoce La maltraitance des femmes, le sujet de l'année 2011 ?
Une série uruguayenne semble faire l'évènement avant même sa diffusion...
  OnceUponaTimeinSaengchori_MEA Ce soir en Corée : les courtiers en Bourse se mettent au vert
Changement radical de ton avec la nouvelle série de la chaîne sud-coréenne TvN.

PackedtotheRafters_MEA Packed to the Rafters vers le record !
La série australienne a accompli cette semaine sa meilleure audience historique.

Daemul_MEA Audiences coréennes : Daemul for President
La série Daemul a passé un cap... pas seulement sur les audiences, mais du point de vue financier.
Samedi GeunchogoWang_MEA Ce soir en Corée : destins de femmes et de guerriers
Saga familiale ou saga épique, ce soir en Corée, il y a le choix...

Rake_MEA Rake déjà renouvelée ?!
La série n'a démarré que jeudi soir !
Dimanche KeikoKitagawa_1 Keiko Kitagawa est une lady
...Ce serait en tous cas le titre de sa prochaine série.

ABC1 ABC1 prépare une série gay et geek
Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est un ovni !

J'ai remarqué que ce weekend, beaucoup de news avaient connu un boom de visites et des commentaires, ce qui fait chaud au cœur de la rédactrice qui avait envie de partager ses découvertes et infos (oui, je me réjouis des commentaires parce que d'habitude, les visiteurs consomment sans réagir, alors bon, ça fait un peu kikoolol de skyblog, mais les faits sont là, j'aime lire les réponses, même si parfois elles me surprennent). Après... idéalement, ce serait bien que les news de la semaine aient droit à un peu d'attention de votre part aussi. Moi je dis ça, je dis rien, vous savez bien que c'est pas mon genre d'insister, hein.
(ça me fait penser à une blague dans The Na-... ouais nan mais c'est pas le sujet, on verra ça une autre fois)

Posté par ladyteruki à 08:07 - Love Actuality - Permalien [#]

24-08-10

Gardez votre calme et tout se passera bien

Le truc que je ne fais jamais : un post pour faire le bilan de ce que je fais en ce moment. Mais là, bon, faut que je me pose et que je prenne un peu de recul, quand même. Eh, après tout, la rubrique s'appelle 3615 My (So-Called) Life, non ?

LockieLeonard

La bonne nouvelle, c'est que l'article de la semaine progresse bien. Cette semaine, c'est même un plaisir parce que l'histoire télévisuelle du pays se prête à des trucs franchement sympa, il faut juste trouver l'équilibre pour ne pas oublier aussi de donner des infos intéressantes sur le contexte. Mais dans l'ensemble, c'est l'éclate.
La mauvaise nouvelle par contre, c'est que j'ai l'impression de fatiguer un peu. Voilà deux mois que je tiens ce rythme à raison d'un article par semaine, et il est vrai que je me le suis imposé moi-même et que personne ne m'a rien demandé, mais le défi est intéressant et, sérieusement, c'est très excitant à faire, comme marathon de découverte. En tant que pilotovore curieuse, c'est l'éclate absolue. Mais je n'ai pas non plus beaucoup soufflé et j'ai peur que ça commence à se ressentir. L'article sur l'Argentine, il y a 10 jours, montrait déjà des signes de relâchement, et je ne voudrais pas que ces articles soient bâclés ou soient ennuyeux à lire.
Il faut dire que non seulement je brasse des centaines de pages de lecture (ça pourrait être plus encore si ma FNUC parvenait à commander les livres que je lui demande...), mais je découvre aussi un maximum de pilotes, histoire de savoir de quoi je parle, et je grignote des extraits çà et là sur le Mal (dont je ne me suis jamais tant servie). La tâche chaque semaine est titanesque, et le temps manque un peu quand en plus on a eu un coup de cœur la semaine précédente, Capitu dans ce cas précis, et qu'on a un peu envie de continuer ce qu'on a commencé ; ou qu'on a des pilotes qui débarquent et réclament une place dans l'emploi du temps, comme c'est le cas de The Big C.
Et je n'ai toujours pas fait de place dans mon planning pour Jeonwoo et Nae Yeojachinguneun Gumiho !
Et puis, ma méthode n'est pas forcément parfaite. Connaissant mon planning pour les semaines à venir, je lance aussi des cagoules pour les pays que je sais visiter bientôt, histoire d'avoir le temps de récupérer les épisodes. Ce qui fait que parfois, mue par la curiosité, je les regarde un peu en avance.
D'ailleurs, en corollaire de ce problème, il y a le fait que certains épisodes n'arrivent pas suffisamment vite : j'ai enfin fini de cagouler les pilotes de Packed to the Rafters et Lockie Leonard, alors que j'ai passé l'Australie il y a une éternité (ou en tous cas ça y ressemble).
Il y a aussi ce fichu coffret Wallander qui est maintenant dans ma telephage-o-thèque et que je n'ai pas encore ouvert, c'est épouvantablement frustrant.
Cet été, j'avais aussi des projets téléphagiques, déjà plusieurs fois repoussés, et sans compter la saison américaine qui arrive (plein de pilotes, plein de posts To be continued...), et puis le bilan de la saison japonaise et la nouvelle saison automnale qui suivra...

Pffiu.

...Vous savez le pire ? Ça me panique, mais j'adore ça.
On croit toujours qu'on ne pourra pas être un téléphage plus dingue qu'on ne l'est déjà, et finalement...

Posté par ladyteruki à 23:51 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]