ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

06-01-13

L'hiver est là (et tant mieux)

Eh oui, on est repartis pour une nouvelle saison nippone ! Ce que le temps passe vite, j'aurai à peine eu le temps de dire du mal de la précédente...! Comme toujours, ce récapitulatif, s'il se veut aussi complet que possible, peut éventuellement n'être pas totalement exhaustif, parce que, eh bien, bon, mon Japonais est un peu rouillé et toute cette sorte de choses. Pour autant, je crois que l'aperçu que je vous offre ce soir est quand même assez détaillé pour qu'on puisse tous se faire une idée de ce qui nous attend.

Le coup d'envoi de la saison hivernale a été donné il y a quelques heures (20h, heure locale, pour être précise), ainsi que c'est la tradition en ce mois de janvier, par le dorama annuel de la NHK, du nom de Yae no Sakura. Une cinquantaine d'épisodes sont prévus et espèrent bien être l'un des gros succès de 2013, puisque les jidaigeki de la NHK sont souvent les fictions qui forment les meilleures audiences de la chaîne publique, et parfois les meilleures audiences de la télévision japonaise, quand tout se passe vraiment bien.
Comme souvent, il s'agit d'un biopic romancé basé sur les incroyables actions d'une figure historique, en l'occurrence, une femme. Et vous allez voir que pendant un an, Yae no Sakura va rappeler les spectateurs nippons à beaucoup d'humilité...

Mais ne grillons pas les étapes, et repassons la grille japonaise du trimestre au peigne fin.

En quotidienne  
   

MomeruKadoniwaFukuKitaru

- Momeru Kado ni wa Fuku Kitaru / モメる門には福きたる (Fuji TV)
L'histoire : ou comment une apprentie avocate à la vie personnelle un peu brouillonne tente de faire ses premiers pas dans le métier, sous la tutelle d'une avocate de la vieille école avec laquelle elle ne s'entend pas.
L'avis : construite comme une buddy comedy entre deux femmes avocates, cette nouvelle série daytime ambitionne aussi d'être un procedural, et apparemment même une comédie romantique puisque l'héroïne commence le pilote en se réveillant dans le lit d'un homme marié.
> A partir du 7 janvier à 13h30
   
Lundi  
   

Hanchou-Saison6-300

- Hanchou / ハンチョウ (TBS) - saison 6
L'histoire : retour de la série policière Hanchou, alors que l'équipe de Tsuyoshi Azumi est promue au titre d'unité expérimentale afin de remuer un peu les méthodes figées du reste de la police métropolitaine.
L'avis : j'aime comment le pitch de la saison sert magnifiquement d'explication à son existence : faire du neuf avec du vieux, parce que c'est dans les vieux pots et toutes cette sorte de choses.
> A partir du 14 janvier à 20h
   

BibliaKoshodounoJikenTechou-300

- Biblia Koshodou no Jiken Techou / ビブリア古書堂の事件手帖 (Fuji TV)
L'histoire : dans une librairie spécialisée dans l'occasion, une jeune femme discrète mais experte en livres est capable de découvrir tous les secrets qui se cachent entre leurs pages...
L'avis : basée sur des romans (évidemment), cette petite série pourrait se présenter comme un procedural à l'ambiance un peu à part. A surveiller.
> A partir du 14 janvier à 21h
   

ShuudenBYEBYE-300

- Shuuden BYE BYE / 終電バイバイ (TBS)
L'histoire : un homme rate le dernier train et n'a aucun moyen de rentrer chez lui. En une nuit, il va faire diverses expériences extraordinaires de la vie nocturne autour de la gare...
L'avis : j'aimerais énormément ce pitch si le trailer ne laissait pas présager une comédie assez lourde.
> A partir du 14 janvier à 00h20
   
Mardi  
   

LASTHOPE-300

- LAST HOPE / ラストホープ (Fuji TV)
L'histoire : un médecin de génie, capable de diagnostiquer les gens mieux que personne et doté d'une empathie incroyable, est un excentrique un peu lunaire qui a un secret... dont il pourrait bien lui-même ignorer l'existence.
L'avis : c'est intéressant cette espèce de anti-Dr House-mais-pas-trop, on reconnaît bien là le talent des grandes chaînes nippones pour recycler des concepts sans en avoir l'air.
> A partir du 15 janvier à 21h
   
   

Saki-300

- Saki / サキ (Fuji TV)
L'histoire : derrière ses apparences d'infirmière modèle et attentionnée, Saki est une briseuse de ménage. Ses nouvelles cibles sont des hommes mariés très en vue...
L'avis : la série repose sur l'idée que Saki n'est pas un être vraiment bon ni mauvais (les hommes dont elle brise le couple considèrent même qu'elle n'est pas responsable de leur déchéance et sert juste de déclencheur), qui rappelle un peu une certaine Jackie, en plus pervers. J'aime déjà.
> A partir du 8 janvier à 22h
   

ItsukaHinoAtaruBashode-300

Itsuka Hi no Ataru Basho de / いつか陽のあたる場所で (NHK)
L'histoire : deux femmes qui se sont rencontrées en prison, une fois sorties, tentent de revenir à la vie civile avec l'espoir de faire du passé table rase.
L'avis : la réinsertion fait généralement de belles histoires dont je suis friande. Et vu qu'Aya Ueto s'est bien améliorée ces dernières années, ça peut carrément valoir le coup de jeter un oeil.
> A partir du 8 janvier à 22h
   

ShoteninMichirunoMinoUeHanashi-300

- Shotenin Michiru no Mi no Ue Hanashi / 書店員ミチルの 身の上話 (NHK)
L'histoire : Michiru est une petite provincialeavec un gentil petit ami et sans histoire... si ce n'est qu'elle entretient une liaison avec un Tokyoite de passage. Lorsqu'elle suit celui-ci à Tokyo sur un coup de tête, et gagne au loto peu de temps après, sa vie change du tout au tout. Mais c'est peut-être aussi le moment de découvrir le vrai visage de ses proches.
L'avis : pas franchement de quoi s'affoler pour ce petit thriller qui ne fait montre d'aucune originalité.
> A partir du 8 janvier à 22h55
   

KodomoKeishi-300

Kodomo Keishi / コドモ警視 (TBS)
L'histoire : après avoir été transformé en enfant par une organisation criminelle, un enquêteur décide d'entrer à l'école primaire afin d'y enquêter sur diverses affaires, des tricheries pendant les contrôles au vol de l'argent du déjeuner. Une enquêtrice se fait passer pour une instit afin de le soutenir.
L'avis : spin-off de la série Kodomo Keisatsu (souvenez-vous), cette série devrait faire, vu son pitch, l'objet d'autant d'attention dans ces colonnes.
> A partir du 22 janvier à 00h55
   

Mercredi

 
   

ShareHousenoKoibito-300

- Share House no Koibito / シェアハウスの恋人 (NTV)
L'histoire : réalisant que sa vie morne et solitaire de gentille petite employée de bureau pourrait la conduire à mourir seule, une jeune femme décide d'emménager dans une colocation pour mettre du piment dans sa vie. Elle se retrouve alors au centre d'un triangle amoureux avec deux hommes, dont un marié.
L'avis : ah, j'oubliais, l'autre homme est un extraterrestre. Ouais, tout d'suite, hein...
> A partir du 16 janvier à 22h
   
Jeudi  
   

KasoukennoOnna-300

- Kasouken no Onna / 科捜研の女 (TV Asahi) - saison 12
L'histoire : suite des aventures de l'une des rares légistes de la télévision nippone.
L'avis : je vais être totalement honnête avec vous, je n'ai même jamais eu la curiosité de voir s'il existait l'ombre d'un sous-titre pour cette série. Pourtant, depuis le temps...
> A partir du 10 janvier à 20h
   

Otomesan-300

- Otomesan / おトメさん (TV Asahi)
L'histoire : une femme qui a énormément souffert à cause de sa belle-mère se promet d'être gentille avec sa bru. Mais elle soupçonne progressivement que celle-ci ait des intentions cachées et finit tout de même par lui être hostile, ce contre quoi personne ne s'interpose. Que veut vraiment l'épouse de son fils unique (si seulement elle veut quelque chose) ? Qui dans la famille saura faire le bon choix ?
L'avis : c'est rare que TV Asahi diffuse le jeudi soir une série non-procédurale. Et en plus j'aime bien le concept. Mon Dieu, je vais regarder une série du jeudi de TV Asahi ! Rien ne m'avait préparée à cela.
> A partir du 17 janvier à 21h
   

Apoyan-300

- Apoyan / あぽやん (TBS)
L'histoire : engagez-vous, rengagez-vous qu'ils disaient ! Sauf qu'au lieu d'être tour operator, Keita est envoyé dans un agence de voyages d'un aéroport pour aider les voyageurs qui ont un problème. Entre les collègues pas fiables et les femmes (ici en majorité) avec lesquelles il est impossible de s'entendre (...euh, of course ?!), sauf une (ah, j'y suis), Keita va pourtant découvrir l'importance de la relation clients.
L'avis : voilà, et puis après vous vous étonnez de devoir expliquer aux gens pourquoi vous regardez des séries japonaises.
> A partir du 17 janvier à 21h
   

SaikounoRikon-300

- Saikou no Rikon / 最高の離婚 (Fuji TV)
L'histoire : Kousei est en train de divorcer de sa femme Yuuka, avec laquelle il est profondément incompatible (mais hélas il leur aura fallu endurer 2 ans de mariage pour le découvrir). C'est à ce moment-là que son ex de l'époque de la fac réapparait. Elle s'est depuis mariée avec un type qui continue d'avoir des aventures, et n'est pas non plus heureuse en ménage...
L'avis : *humph* *humph* ...vous sentez cette odeur ? Ca sent pas un peu, chais pas, dans le fond de l'air... comme une romcom sud-coréenne ?
> A partir du 10 janvier à 22h
   

OtatsukeyaJinpachi-300

- OtatsukeyaJinpachi / お助け屋★陣八 (NTV)
L'histoire : Jinpachi Kurumaya est le riche héritier d'une famille d'Oosaka, qui découvre qu'il a hérité d'un business "secret" de sa famille, consistant à secourir les gens dans le besoin. Il est aidé pour cela d'une geisha costaude et d'un ancien médecin.
L'avis : qu'est-ce que c'est que cette chose, encore ?! J'imagine bien les salarymen bourrés rentrer chez eux un soir, tomber là-dessus, et se dire "nan mais merde, faut que j'arrête mes conneries avec l'alcool".
> A partir du 10 janvier à 23h58
   
Vendredi  
   

Kaen-300

- Kaen / 火怨 (NHK BS Premium)
L'histoire : dans ce dorama historique, un guerrier valeureux mène de nombreux combats, même s'il en comprend de moins en moins le sens...
L'avis : j'ai jeté un oeil aux photos de promo, et tout ce que j'ai envie de dire, c'est : les années 90 ont appelé, même elles ne veulent surtout pas récupérer ce dorama tout pourri. Mais après, vous connaissez mon biais envers la plupart des séries historiques.
> A partir du 11 janvier à 20h
   

Dorama-NoPhoto

- Ooka Echizen / 大岡越前 (NHK BS Premium)
L'histoire : un biopic retraçant la vie du magistrat éponyme qui a géré les affaires administratives et judiciaires d'Edo au 18e siècle. Son humanité et son sens de la justice en ont fait une légende.
L'avis : à noter qu'une série du même nom (et forcément avec le même sujet) avait été diffusée par TBS entre 1970 et... 1999 ! L'un des jugements de ce personnage historique est absolument délicieux : à un marchant qui prétendait que sentir ses plats était du vol, Ooka Echizen a réclamé le paiement de l'odeur de ses plats par le son des pièces équivalant à son prix. Perfection.
> A partir de mars 2013 à 20h
   

YakouKanransha-300

- Yakou Karansha / 夜行観覧車 (TBS)
L'histoire : en emménageant dans un endroit huppé, Mayumi pensait que sa vie allait changer pour le mieux, mais entre sa fille qui tourne mal et les maltraitances verbales du voisinnage, ce n'est pas le cas. Il y a en revanche une famille où tout semble aller bien, mais un jour, le père est assassiné, puis l'un des fills disparait. Cependant, la police se demande progressivement si cela signifie que c'est le fils le coupable...
L'avis : et au pire, si cet excellent pitch ne donne pas les résultats espérés, il restera toujours les revisionnages d'Utsukushii Rinjin.
> A partir du 18 janvier à 22h
   

NobunaganoChef-300

- Nobunaga no Chef / 信長のシェフ (TV Asahi)
L'histoire : un grand chef français se retrouve envoyé dans le passé, où il devient le chef personnel du grand Oda Nubunaga.
L'avis : subtil, le coup du JIN cuisinier, très subtil.
> A partir du 11 janvier à 23h15
   

MahoroEkimaeBangaichi-300

Mahoro Ekimae Bangaichi / まほろ駅前番外地 (TV Tokyo)
L'histoire : dans un petit village (fictif), deux hommes font un bout de chemin de leur vie ensemble, et vivent de petits boulots en tous genres. Ils ne s'entendent pas, mais curieusement, ils sont devenus inséparables.
L'avis : des fois je me demande s'il n'y a pas des scénaristes qui m'espionnent pour ensuite écrire une série sur-mesure pour moi. Et castent ensuite Eita dans un des rôles principaux pour être sûrs que j'ai bien compris le message.
> A partir du 11 janvier à 00h12
   

Samedi

 
   

Dorama-NoPhoto

Kyokuhoku Rhapsody / 極北ラプソディ (NHK)
L'histoire : dans un hôpital de Hokkaido à l'agonie, un jeune médecin idéaliste voit l'arrivée d'une nouvelle responsable à la fois comme le dernier espoir pour sauver l'établissement, et le début de nombreuses concessions avec ses valeurs.
L'avis : moi qui cherchais une série médicale nippone qui m'intéresse, je viens d'être exaucée. Et il y aura Eita (ça accrédite la thèse de mon appartement sur écoute). Accessoirement, le pitch rappelle un peu une partie d'Osozaki no Himawari.
> En mars
   

NakunaHarachan-300

Nakuna, Hara-chan / 泣くな、はらちゃん (NTV)
L'histoire : elle est ouvrière et sa vie est morne, mais Echizen dessine un personnage, Hara-chan, pour se changer les idées. Sauf qu'un jour... Hara-chan découvre qu'il est sorti du cahier dans lequel il était dessiné ! Et sa dessinatrice Echizen est un peu amoureuse de lui...
L'avis : j'ai beau retourner ça dans tous les sens, il n'y a aucune façon de rendre ce pitch moins niais qu'il n'en a l'air, je le crains.
> A partir du 19 janvier à 21h
   

NeoUltraQ-300

Neo Ultra Q / 新·奥特Q (WOWOW)
L'histoire : dans un futur proche, des créatures monstrueuses débarquent ! Un professeur en psychologie, une journaliste et le patron d'un bar font équipe afin de percer leur mystère... approchant aussi bien le monstre qui tombe amoureux d'une adolescente à celui qui organise le commerce entre notre planète et la sienne.
L'avis : ils fument quoi chez WOWOW ? Ca a l'air d'être drôlement fort.
> A partir du 12 janvier à 21h
   

MadeInJapan-300

Made in Japan / メイドインジャパン (NHK)
L'histoire : une entreprise à la dérive n'a plus que 3 mois devant elle avant de fermer boutique. Trois hommes vont tenter de la remettre sur pieds en créant une cellule de crise, mais un ancien employé aujourd'hui embauché par une compagnie chinoise lance un produit concurrent sur le marché afin de les écraser.
L'avis : de plus en plus de pitches de la NHK sont très audacieux, et l'audace, j'aime ça chez une chaîne publique. Si la série est aussi solide qu'elle semble patriotique, ça me va (mais on y reviendra sans doute).
> A partir du 26 janvier à 21h
   

KaramazovnoKyoudai-300

Karamazov no Kyoudai / カラマーゾフの兄弟 (Fuji TV)
L'histoire : basée sur l'oeuvre de Dostoievski, cette série s'intéresse à trois frères très différents.
L'avis : à l'origine, cette adaptation était un manga lancé en 2009. Mais n'ayant lu ni le roman russe, ni le manga japonais, je ne sais quoi attendre de cette version.
> A partir du 12 janvier à 23h10

   

NagekinoBijo-300

Nageki no Bijo / 嘆きの美女 (NHK BS Premium)
L'histoire : convaincue d'être laide, une jeune femme obèse passe ses journées à troller sur internet et se remplir de junk food. Un jour, elle découvre un blog sur lequel trois beautés s'épanchent sur leurs problèmes. Mais par un curieux retournement de situation, en voulant les harceler, elle se retrouve à vivre avec elles.
L'avis : certains meurent d'une excès de gras, moi ce sera d'une overdose de clichés. Triste fin.
> A partir du 12 janvier à 23h15

   

Shinryouchuu-300

Shinryouchuu / 心療中 (NTV)
L'histoire : les chroniques d'un conseiller qui accueille dans son bureau les adolescents souhaitant se confier à lui.
L'avis : entre le pitch maigrichon et l'absence de vraie photo de promo, c'est difficile de déterminer si la série vaudra le coup d'être tentée. Regardera ? Regardera pas ? Surtout qu'il y a plein de membres de boys bands pour jouer les ados (...ça serait donc plutôt non, alors ?).
> A partir du 12 janvier à 01h50

   
Dimanche  
   

YaenoSakura-300

- Yae no Sakura / 八重の桜 (NHK)
L'histoire : surnommée la "Jeanne d'Arc de la période Edo", Yae Niijima est une jeune femme qui, en dépit des efforts de sa mère pour la rendre féminine, va devenir une guerrière légendaire, mais aussi l'épouse d'un homme influent. Entre ses batailles (on dit qu'elle s'est barricadée avec 500 femmes pendant un siège pour défendre son palais), l'utilisation d'armes à feu, un voyage aux Etats-Unis, Yae n'en aura jamais assez. Elle deviendra aussi une des toutes premières infirmières volontaires pendant la guère russo-japonaise.
L'avis : et sinon vous, vous avez fait QUOI de votre vie ?
> Depuis ce soir à 20h
   

dinner-300

- dinner / dinner (Fuji TV)
L'histoire : un chef pointilleux et insupportable est embauché, en dépit de son tempérament détestable, pour son expertise, afin de sauver un restaurant à la dérive.
L'avis : you had me at "restaurant". Oui ça a pris un peu de temps, mais bon (eh, connaissant les Japonais, il aurait pu être recruté dans un lycée, hein, donc méfiance).
> A partir du 13 janvier à 21h
   

Tonbi-300

- Tonbi / とんび (TBS)
L'histoire : Yasuo Ichikawa est un homme peu intelligent et au tempérament vif, mais qui, depuis la mort de son épouse, est devenu un papa-poule pour son fils unique Akira, qu'il éduque avec l'aide de ses amis et voisins... mais alors que celui-ci s'apprête à entrer à l'université, Yasuo lui révèle le secret de la mort de sa mère.
L'avis : le plus intéressant est qu'on suivra son fils à 4 âges différents de la vie d'Akira, la série commençant en 1962.
> A partir du 13 janvier à 21h
   

Dorama-NoPhoto

- Mayonaka no Panya-san / 真夜中のパン屋さん (NHK BS Premium)
L'histoire : l'histoire d'un étrange boulanger dont l'échoppe n'ouvre qu'à minuit...
L'avis : un boulanger ? C'est sûr, pas un restaurateur qui n'a pas de menu ? Ah bon. J'ai cru.
> Etait prévue pour avril mais serait apparemment avancée à cette saison
   

OnnatoOtokonoNettai-300

Onna to Otoko no Nettai / 女と男の熱帯 (WOWOW)
L'histoire : en 2005, une bombe a explosé dans un restaurant de New York, faisant plusieurs blessés et morts. En 2012, une journaliste blasée reçoit une information selon laquelle le veuf d'une victime serait de retour au pays pour préparer sa vengeance...
L'avis : mais euh, elle a l'air chaude, cette affiche, dites-moi ! Je veux dire, euh : bon pitch. Ahem.
> A partir du 20 janvier à 22h
   

xxxHolic-300

xxxHolicxxxHolic (WOWOW)
L'histoire : Kimihiro est un adolescent qui peut voir des esprits... ce dont il se passerait bien. Il tombe sur une étrange femme qui lui promet de le soulager de ce don, s'il l'aide dans ses étranges affaires avec divers personnages parfois bien étranges.
L'avis : y a-t-il des experts en manga pour nous éclairer sur l'intérêt de ce projet ? Merci par avance.
> A partir du 24 février à 22h

Quant au asadora Jun to Ai, qui a démarré en octobre, il effectue également son second semestre de diffusion tous les matins.
Avez-vous remarqué à quel point la chaîne NHK BS Premium (la petite soeur de la NHK sur le satellite) a décuplé ses efforts ces derniers temps en matière de séries ? Je crois que je n'ai jamais mis autant de séries de cette chaîne dans un récap de saison !

Une fois de temps en temps, il y a un pitch qui vous donne des frissons. Moi je dis qu'il est possible de tomber amoureuse d'un pitch, voilà. Peut-être que ce n'est pas une "décision" très informée, mais ça me suffit. Aujourd'hui, je suis tombée follement amoureuse du pitch de Mahoro Ekimae Bangaichi... jusqu'à ce que je voie la photo de promo. Et donc maintenant je suis aussi très amoureuse de ce poster super cool et plein de sérénité. Je l'adore tellement, d'ailleurs, ce poster, que si vous cliquez, vous l'aurez en plus grand ; eh ouais chuis comme ça, moi.
C'est juste trop parfait : l'histoire (vous savez combien j'aime les histoires d'amitié masculine), le cast (Eita a la côte d'ailleurs cette saison, la vache !), la photo de promo et donc probablement l'ambiance... je craque. IL FAUT que je voie cette série. Donc je vais vous en reparler. Je ne regarde pas beaucoup de VOSTM asiatique mais, s'il le faut, on en passera par là ! Je dois jeter un oeil à Mahoro Ekimae Bangaichi coûte que coûte. Considérez-vous prévenus.

MahoroEkimaeBangaichi-BIG
A part çaaa, euh... Voyons voir. Qu'est-ce qui est tentant parmi les nouveautés de ce trimestre ?
Eh bien, pas mal de choses, il y en a vraiment pour tous les goûts en plus ! Mentionnons ainsi Made in Japan, Yakou Karansha, Saki, Itsuka Hi no Ataru Basho de, Otomesan, Kyokuhoku Rhapsody et dinner (parce que je suis faible). Je sais plus, j'ai évoqué Mahoro Ekimae Bangaichi ? Bon et évidemment, les pitches de la pluplart des séries WOWOW me font de l'oeil, même si Neo Ultra Q a l'air quand même méchamment décalée.
J'ai aussi très envie de voir Tonbi ; la série est inspirée du roman éponyme, et surfe sur le succès de la mini-série en deux partie de la NHK également appelée Tonbi, laquelle avait reçu une Nymphe d'Or lors du dernier festival de Monte-Carlo dans la catégorie mini-série, cet été. Vu que je n'ai pas vu la mini-série, et étant donné la popularité de l'histoire, il semble inévitable de jeter un oeil. Qui plus est, j'aime bien les photos de promo (faut croire qu'aujourd'hui je suis particulièrement sensible à ce genre de choses, parce que c'est aussi le cas d'Onna to Otoko no Nettai !). Mais évidemment, ça dépendra de la bonne volonté des sous-titreurs...
Quant aux autres séries sur lesquelles je me tâte, mentionnons Biblia Koshodou no Jiken Techou ou Mayonaka no Panya-san, mais j'aurai peut-être besoin de me laisser convaincre.

Comme le veut la tradition, maintenant, c'est votre tour de me dire ce qui vous met l'eau à la bouche parmi ces nouvelles séries ! Et si vous ne mentionnez pas Mahoro Ekimae Bangaichi, je ne vous en voudrai presque pas, d'ailleurs...

Posté par ladyteruki à 23:10 - Dorama Chick - Permalien [#]

31-12-12

Remix

Des bilans de saison, j'en ai posté quelques uns ces derniers temps, mais je voulais vous en proposer un autre, plus complet, en l'honneur de cette fin d'année. Voici donc ma review... de mon année 2012.

Si vous voulez la version courte, disons que le pilote de 2012 avait commencé sur les chapeaux de roue. Plein de personnages fascinants et attachants se sont vite distingués, tels que Smash, Äkta Människor, House of Lies ou encore 30° i Februari, et ont vite pris une place particulière dans mon coeur. Je ne vous cache pas qu'au printemps, l'ambiance était retombée, avec beaucoup moins de coups de coeur, et des séries qui progressivement s'éteignaient, nombre limité d'épisodes oblige. Narrativement, 2012 a connu un méchant coup de mou pendant l'été, d'abord parce qu'il n'y avait pas grand'chose à se mettre sous la dent, mais aussi à cause d'une rupture brutale d'internet ; je me suis alors retrouvée avec pas mal de rediffs sur les bras, mais c'était peut-être pas plus mal, comme on va le voir si vous vous sentez de lire la version longue ! Clairement, toute la série 2012 n'aura pas été au niveau de son premier épisode, mais malgré ce rythme très inégal, je suis quand même en mesure de dire que le bilan a été positif.
Bon alors, qu'est-ce qu'on fait, on se lance dans la revue de détail ? Allez, suivez-moi. Mais mettez des chaussures de marche.

Etant donné que la rentrée américaine 2012 aura été l'occasion de lancer un gargantuesque défi avec whisperintherain, et qu'en outre, je sais plus si j'ai pensé à le mentionner, mais il s'avère que j'adore les pilotes, il y a eu dans les parages, cette année, énormément de reviews de pilotes de séries d'absolument tous les horizons.
Evidemment, loin de moi l'idée de vouloir toutes les répertorier, mais voici celles qui, en tous cas à mes yeux, ont été les plus importantes. Pour les (re)lire, il suffit de cliquer sur l'image !

Smash-promoL'un de mes tous premiers, si ce n'est le premier coup de coeur de 2012, aura été Smash. Aucun doute possible à ce sujet, je me suis immédiatement attachée à la série, en dépit des quelques défauts qui étaient éventuellement les siens dés le départ, et qui ont manqué d'être corrigés (empirant même, parfois) pendant le reste de la saison. Le pilote de Smash aura été, sans doute possible, l'un des plus exhaltants, et l'attente entre sa disponibilité et sa diffusion aura qui plus est permis à mon excitation de monter crescendo, un fait suffisamment rare pour être noté vu ma personnalité un rien volage !

30graderiFebruaryCela en dit long sur mon année téléphagique quand l'une des séries que je considère comme les plus importantes est une série suédoise, regardée en VOSTM, et en quasi-simultané avec la diffusion originale sur SVT. Et, non, je ne parle pas d'Äkta Människor, en dépit de mon attachement pour cette série d'anticipation qui est une vraie réussite, mais de 30° i Februari, qui m'aura sincèrement émue et touchée, et dont je tente comme je peux de faire le deuil de l'absence de sous-titres anglais sur les DVD (ce qui entre nous soit dit est illusoire : je ne m'en remettrai jamais). Et comme quasiment seuls les crime dramas scandinaves ont les honneurs des sorties en DVD dans nos contrées (Äkta Människor étant l'exception qui s'apprête à confirmer la règle), mes espoirs d'un jour pouvoir me faire une intégrale digne de ce nom sont très, très minces. Ce sont les risques du métiers, je suppose. Mais même avec une compréhension imparfaite de la série (fort heureusement, il y a un peu d'anglais de temps à autres, et surtout, elle repose en grande partie sur l'observation de ses personnages), il est juste impossible pour moi de vous citer un défaut de la série, je n'en ai trouvé aucun ! Par voie détournée, ça m'a aussi rappelé combien il est important qu'un jour, même si c'est dans dix ans, je parle un Suédois immaculé qui me permette de me mettre devant ce genre de perles sans ciller (Kommissarie Winter en étant une autre). Oui, il y a d'excellentes séries partout dans le monde, et non, je ne peux pas apprendre toutes les langues de la planète, mais le rêve que je nourrissais, adolescente, d'apprendre le Suédois, n'est que ravivé par ce genre de séries. Un jour...

WoodleyWoodley, c'était un peu la petite perle sous-estimée de mon début d'année, et même si j'ai tenté de partager cette découverte avec quelques proches et que ça s'est avéré être un échec (ma frangine, rei, m'a dit qu'elle avait l'impression de regarder Mr. Bean, et dans sa bouche ça ne sonnait pas bien du tout !), je conserve un souvenir ému de cet épisode inaugural parfaitement réussi, drôle et poétique, et pourtant, profondément triste : tout ce qu'il faut pour me charmer, donc. Souvenir qui n'a d'ailleurs pas matière à en être un, puisque je me suis ruée sur les DVD après avoir vu le final, qui n'a fait que confirmer les impressions du premier épisode...

BuzzAldrin-TitleLa première review de Buzz Aldrin n'aura, en réalité, pas été celle d'un pilote mais celle des trois premiers épisodes (sur 4). Vous me pardonnerez cette tricherie, mais la série aura tant compté pour moi, se classant aisément parmi les plus marquantes de l'année, que n'en faire aucune mention aurait été criminel. D'ailleurs régulièrement, ...alors que je n'ai cagoulé puis acheté les épisodes qu'au printemps ! Ca en dit long sur l'impact de la série, laquelle a en outre frappé mon imaginaire et stimulé, une fois de plus, mes désirs de Scandinavie. Un jour, ce qui va se passer, c'est que je vais vraiment partir m'installer dans les îles Færoe, et puis c'est tout.

Unite9Dans un automne foisonnant de reviews de pilote (lesquelles sont consultables dans la catégorie Review vers le futur, dédiée à ce qui n'est pas encore diffusé sous nos lattitudes, sinon on ne s'en sort pas), quelques séries ont tiré leur épingle du jeu. La québécoise Unité 9 était de celle-là, confirmant que la télévision québécoise nous en remontre régulièrement, même si, diantre, on le savait déjà et c'était pas forcément la peine de nous mettre le nez dedans. Mais quel panache, quelle excellence dans la façon dont Unité 9 révèle ses personnages à eux-mêmes, et prend le contrepied absolu de tous les clichés sur les séries carcérales, a fortiori féminines (Capadocia, qui s'est éteinte cette année, a des vertus, mais pas celles du réalisme). En offrant un univers et des personnages ancrés dans le réel et l'authentique comme, de vous à moi, seuls les Québécois savent faire (mais après tout, à chacun ses points forts), la série s'est taillée la part du lion à la fois dans mon coeur, et dans les audiences de son pays natal. Et je dis que c'est amplement mérité !

SoumatouKabushikigaishaAprès un premier semestre assez peu dédié aux séries asiatiques (il y a bien eu Cleopatra na Onnatachi, mais la baudruche s'est très vite dégonflée, d'ailleurs je voulais initialement en faire un post de bilan pour étudier l'anatomie de cet échec, mais je n'en ai pas trouvé le courage), sans vraie grande raison pour tout vous avouer, je me suis reprise en main à l'automne, en revenant à la fois sur les pilotes de la saison qui a commencé début octobre, mais aussi sur quelques autres séries, soit achetées en DVD, soit tout simplement exhumées de mes archives des mois précédents. Soumatou Kabushikigaisha a certainement été l'un des plus impressionnants, avec sa formule intelligente, sa narration impeccable, et son excellente réalisation. Mon Dieu, rien que d'y penser, j'en ai des frissons !

OsozakinoHimawari-580

Dans un autre registre, et toujours chez nos amis nippons, Osozaki no Himawari est une chronique plus humaine, mais qui m'a touchée... écoutez, c'est bien simple, comme l'avait fait Buzz Aldrin. Il y avait donc du niveau. Sauf que seuls les Japonais sont capables de fournir en un temps record une série profondément ancrée dans l'air du temps et en même temps, délictatement subtile et humaine ; rien que pour ça, mon amour pour les séries nippones est indestructible, parce que quoi qu'il arrive, il se trouve toujours une série pour vous réduire le coeur en bouillie. Pour des raisons essentiellement techniques, je n'ai pas fini la saison, mais nul doute que quand je lui aurai fait un sort, ça va se finir en post de bilan !

2012 n'a pas été qu'inédits, loin de là, et j'ai tenté mon lot de rediffusions, de fouilles archéologiques et/ou de re-visionnages, comme chaque année. Cela fait partie de mes petits plaisirs, il faut l'admettre, que de tenter des pilotes plus anciens, les séries achevées voire oubliées, ou même de me recoller devant un pilote déjà regardé par le passé, juste pour le plaisir de vérifier si j'en pense la même chose ! Il y a aussi eu, comme toujours avec moi, des petites "phases" assez sympathiques, aussi, comme la semaine russe, le moment où je me suis intéressée aux séries d'espionnage (de Covert Affairs à Spy, en passant par Spooks et Get Smart ; hélas je n'ai jamais réussi à cagouler le pilote de I, Spy et du coup ça m'a coupée dans mon élan), je me suis bien amusée à butiner des pilotes selon des thèmes ou des destinations originaux, en tous cas pour moi puisque jusque là, j'avais vu très peu de séries d'espionnage par exemple. Et en plus de tout ça, un peu de lecture et de cinéma... voire les deux en même temps ! Franchement, on s'est pas ennuyés.
Comment tout ça a tenu en une seule année ?!

En dépit de ma réputation, qui je le reconnais est méritée, de pilotovore... eh bien, en y réfléchissant, j'ai cependant réalisé que j'avais regardé énormément de saisons complètes et d'intégrales cette année. Mais qui a vraiment besoin de dormir plus de 4 heures par jour, hein, qui ?

Carnivale-PromoRegardée dans le cadre de ce bon vieux SeriesLive Show, l'intégrale de Carnivàle n'aura pas été un marathon de tout repos. D'abord, parce que la série est très exigeante, impliquant une concentration de chaque instant alors que l'ambiance a aisément de quoi vriller les nerfs (ça n'aide pas que je sois une petite nature). Mais aussi parce que la seconde saison aura été épouvantablement longue. J'ai rarement éprouvé de telles difficultés à finir un marathon, mais il n'en reste pas moins que Carnivàle est une excellente série dont on parle trop peu... au moins la première saison. Je suis contente de l'avoir vue, tout comme je suis soulagée d'en être venue à bout ; j'espère bien ne plus jamais vivre ça.

NoWonderWhytheWonderfallsC'était l'un de mes objectifs du mois de mars : me refaire la première et unique saison de Wonderfalls ; après un visionnage du pilote couronné de succès, l'intégrale est passée comme une lettre à la poste en une semaine ! L'univers de Fuller est toujours un ravissement sans pareil pour moi, je ne m'en lasse pas... et pourtant, cette intégrale a été l'occasion de (re)découvrir des défauts de la série qui m'avaient échappé avec le temps. Il y a une raison pour laquelle Wonderfalls n'a eu qu'une saison, même si elle aurait probablement été capable de s'améliorer avec le temps (on ne le saura jamais), que la diffusion chaotique d'origine n'a probablement pas aidées. Mais Wonderfalls reste une vraie petite merveille pleine de tendresse, de bonnes idées et de bons sujets, même parfois traités de façon brouillonne, et elle constitue en outre une pierre angulaire du Fullerverse, tant elle cristallise de choses sur son créateur.

Apparences-TitleLe Québec a connu une très bonne année sur ce blog, il faut bien le dire. L'année avait commencé sur les chapeaux de roues avec Apparences, un thriller familial du meilleur goût, captivant, intelligent, formidablement bien filmé et interprété... Si on ferme les yeux et qu'on arrive à mettre de côté l'accent, on a presque l'impression d'assister à ce qu'une excellente série française pourrait être ! Ca fait rêver, non ?

Cloudstreet-MonologueDiffusée en 2011, Cloudstreet était déjà devenue une sorte de monstre sacré à mes yeux. Mais la première fois, je n'avais pas osé m'atteler à une review. C'est au moment d'un revisionnage qui m'avait laissée sur les genoux, dans le plus excellent sens du terme, que j'ai finalement remonté mes manches et tenté de lui rendre justice. Inutile de préciser que la tâche est surhumaine, et qu'en-dehors d'un visionnage, il n'existe aucun moyen de célébrer convenablement le génie et la beauté de Cloudstreet. Ecrire sur Cloudstreet est une tâche ingrate, mais il faut que quelqu'un s'en charge, parce que vous laisser passer à côté serait criminel de ma part. Et d'ailleurs rien que d'en parler, j'ai envie de me re-faire une intégrale. Ah, si je m'écoutais...

FamousinaSmallTownUne brutale rupture de connexion internet m'a poussée à me tourner vers mes DVD de Gilmore Girls cet été, dans un de ces marathons impromptus qui semblent avoir jalonné l'année (et qui d'ailleurs m'a poussée à achever d'acquérir tous les coffrets). La surprise de cette intégrale aura été de découvrir que, si lorsque j'avais découvert la série, j'avais adoré Lorelai, avec les années, je suis dorénavant bien plus portée vers Rory (les questionnements amoureux de sa mère ayant fini de m'insupporter vers la fin, allergie à la romance aidant). C'était intéressant de découvrir que mon point de vue avait changé sur mon "personnage préféré", alors que j'ai toujours la même tendresse pour la série, laquelle est parvenue, avec une efficacité rare, à aborder des sujets familiaux sans jamais tomber dans l'excès de chamallow (sauf lors des soirées Charlie et la Chocolaterie, évidemment). C'est ça, une série qui vieillit bien, une série qu'on continue d'aimer même si les raisons pour le faire changent...

TheStarterWife-Promo

Aurais-je regardé les DVD de The Starter Wife sans le visionnage de Smash ? Et plus encore, aurais-je seulement eu l'idée de jeter un oeil au prix des coffrets ? C'est à cela qu'on voit que Smash a décidément été importante cette année... The Starter Wife, idéale pour l'été, aura été un petit marathon sans prise de tête, valant principalement pour la présence lumineuse de Debra Messing et la mini-série, la saison qui suit étant à oublier totalement. D'ailleurs, pouf, à partir de demain, la saison 1 de The Starter Wife, on n'en parle plus jamais, jamais, jamais !

ItsDangeroustogoalone-1

C'était l'un de mes derniers marathons de l'année (avec Jack & Bobby qui se concluera l'an prochain). Scrubs, que je n'avais jusque là jamais vue en intégralité, m'aura bouleversée. Et m'aura aussi rappelé combien les intégrales sont importantes pour avoir une vision à la fois large et détaillée d'une série, car tant de choses nous échappent lors d'un visionnage hebdomadaire ou, pire, ponctuel... Si je devais parler d'un coup de coeur de la fin de l'année, Scrubs serait probablement celui-là, avec ses pitreries, certes, mais aussi et surtout son constant soucis d'innover, du moins si l'on exclut la dernière saison pour ABC, et son sens aiguisé de la narration, retournées régulièrement comme une crêpe sous les yeux ébahis de votre serviteur. Le final de la saison 8, qu'à des fins de préservation de notre santé mentale collective, nous allons estimer être le series finale, est également l'un des plus réussis et, en dépit du fait que ça fasse 15 jours que je l'ai regardé, il m'arrive encore d'avoir une larme à l'oeil en y pensant... La séparation d'avec Scrubs est vraiment difficile, et même si c'est sur le tard, on peut dire que la série compte vraiment à présent.

Piemarathon-1x01-TitleVous l'aurez peut-être remarqué, 2012 aura aussi été l'occasion d'une tentative de marathon Pushing Daisies, surnommé le Piemarathon, mais les plus observateurs parmi vous auront remarqué que je ne suis pas allée au bout. La raison en est simple : je n'ai jamais vu le dernier épisode de Pushing Daisies (non, jamais), et comme je n'arrivais pas à me décider pour savoir si, cette fois, j'allais le regarder et réellement "laisser partir" la série, j'ai tout simplement fini par abandonner le marathon pendant la saison 2, plutôt que de me retrouver à devoir faire un choix. Dans ma logique tordue (et en réalité totalement dictée par les sentiments, donc illogique), ça a du sens, même si je suis bien consciente que ce soit un peu dérisoire, la série n'en étant pas moins annulée pour autant. Peut-être trouverai-je un jour le courage de finir ce marathon. Ou bien, me connaissant, vais-je regarder le pilote encore plusieurs fois, finir par me lancer dans une nouvelle intégrale de la série, et m'interrompre encore avant la fin ; c'est beaucoup plus mon genre, sachant combien j'ai du mal à admettre la fin de cette série. Etrangement, probablement un peu par associations d'idées même si ce n'est pas la seule raison, c'est aussi pour cela que je n'ai pas [encore] vu Mockingbird Lane...

TheonlyeasydayisyesterdayJ'avais aussi commencé à regarder SPACE 2063, après environ 16 années d'attente pour posséder les DVD (gloire d'ailleurs à ma toute première carte bancaire, elle aura été joyeusement étrennée pendant l'année !), mais j'ai fini surtout par revoir mes épisodes préférés. Une intégrale plus sérieuse et moins émotive sera probablement dans les cartes l'an prochain... et vu que j'ai aucun soucis avec le final de la série, je sens bien arriver les reviews épisode par épisode. Et puis d'ailleurs, regarder SPACE 2063 en 2013, ça prend tout de même une signification toute autre, non ?

Il y a eu beaucoup, beaucoup d'autres séries, évidemment. Il est impossible de toutes les citer, ces intégrales plus ou moins plannifiées (souvent moins que plus, en réalité) qui ont jalonné l'année... D'ailleurs même les tags de Canalblog abdiquent devant le nombre ! New Girl, Revenge, la saison 2 de Downton Abbey (là encore dans la souffrance), la première saison de Srugim (vu que j'ai conscience d'être seule à regarder cela, je ne me suis pas apesantie sur les saisons suivantes), Girl vs. Boy, Outland, la première saison d'Intersexions (en attendant, avec impatience, la suivante...), Sherlock, Call the Midwife, et bien d'autres : autant de saisons et/ou de séries que je me suis enfilées d'un trait, et qui sont autant d'exemples qui me donnent envie de vous dire que 2012 a quand même été une p*tain d'année !
Je vous laisse cliquer sur "Outils de recherche avancés" pour remonter les tags qui vont bien, et en apprendre plus sur ces bilans, si le coeur vous en dit. Il y a quelques temps, Eclair m'avait fait remarquer que je n'écrivais pas beaucoup de bilans de saison ; je pense m'être améliorée depuis !

Et puis, 2012 aura aussi eu des retournements de situation totalement imprévisibles !!! Eh oui, car contre toute attente, j'aurai testé un nombre jusque là inégalé de séries françaises, dans le souci de me réconcilier avec la fameuse "fiction française" (coup de tonnerre, frissons dans l'assemblée, cri d'effroi d'une femme qui s'évanouit, tout ça). Bon, reconnaissons-le, ça n'a pas toujours été chose facile, et il m'est arrivé de me résigner.
Mais entre Le Visiteur du Futur, Kaboul Kitchen, Hénaut Président, Ainsi Soient-Ils, dans le camps des bonnes nouvelles, mais aussi Mafiosa, Clash, Workingirls, du côté des échecs en ce qui me concerne, jamais je n'ai donné leur chance à autant de séries françaises, et je dis tant mieux, car c'est quand même le dernier bastion de mes vieilles habitudes géographiquement sectaires en matière de téléphagie.
Là encore, les tags explosent, alors n'hésitez pas à aller faire votre marché dans les archives (encore une fois en cliquant "Outils de recherche avancés" puis en abusant de la fonction de recherche de votre navigateur).

LesRevenants-PosterJ'aurai même fini sur un absolu d'excellente série française, Les Revenants, dont je m'achète le DVD en janvier (bon, j'ai un peu remis l'achat de quelques jours par rapport à ce que je m'étais promis, mais surtout parce que je me suis quand même déjà bien gâtée en 2012 !!!) et qui est certainement... j'ose à peine le dire... un coup de coeur français ? Ca fait bizarre à écrire, je ne vous le cache pas. J'espère que, vu la mini-polémique qui a suivi sa diffusion, le final (que je n'ai pas encore vu) ne me découragera pas de mon enthousiasme nouveau. L'an prochain, je m'attaque, c'est dit, à Engrenages, avec peut-être une retentative d'Un Village français, j'espère que mon petit nuage ne va pas se transformer en vapeur d'eau...

Mais probablement que ce qui restera comme le temps fort de cette année 2012, c'est l'aspect communautaire ; désormais, ce blog vit une part non-négligeable de son activité... sur Twitter. Entre les réflexions à chaud qui ne méritent pas forcément un post (déjà que j'écris quotidiennement, si en plus je me mettais à écrire sur tout ce que je regarde !) et les échanges autour de sujets de débat, comme ça a été le cas avec nombre d'entre vous au fil des mois, il va sans dire que désormais, Twitter et le blog sont devenus inséparables et complémentaires.
Plus encore, l'année aura été rythmée par des évènements téléphagiques de groupe. C'est une tendance qu'on peut tous observer, mais regarder des séries tout seul n'est tout simplement plus possible de nos jours. Et tant mieux ! D'ailleurs, quand on se sent seul, on ne sait plus comment le gérer, alors que les téléphages de ma génération ont pourtant bien connu ça ; c'était avant l'adsl et les réseaux sociaux, évidemment. Aujourd'hui, non seulement on peut parler de ce qu'on regarde, mais on peut partager les visionnages. Et ça change tout.

OzmarathonAinsi, le désormais fameux Ozmarathon, né à la toute fin 2011 mais dont l'essentiel a en réalité été regardé en 2012, aura jalonné toute l'année. C'est une expérience collective de la EmCrew, avec whisperintherain, LL, Elvr et Aur0re, qui nous demande de développer des trésors d'organisation, mais s'avère toujours payant parce qu'il rend chaque épisode dix fois plus appréciable pour l'avoir lancé au même moment aux quatre coins du pays, et pouvoir en deviser en direct sur Twitter (ou en léger différé pour ceux d'entre nous qui affectionnent le plein écran par-dessus tout). Le Ozmarathon trouvera une conclusion en 2013, et ça me déchire rien que d'y penser. D'ailleurs, c'est pas pour rien que j'écris moins vite mes reviews, ça me pèse d'arriver au bout...

Smash-5678Smash, encore ! Le SmashEnsemble, comme il se surnomme, a réuni des téléphages différents et variés (l'équipe a été un peu plus mouvante que pour le Ozmarathon, parce que certains d'entre nous ont préféré suivre la diffusion en direct quand les autres ont scrupuleusement suivi le Black March). Définition-même de l'expérience sociale réussie et enrichissante, les visionnages collectifs du SmashEnsemble ont permis de décupler l'effet de certaines chansons, de deviser gaiement des intrigues (ou des personnages insupportables, oui Leo, c'est de toi qu'on parle), ou plus simplement de passer 45mn devant un épisode... puis 2h à se remémorer les meilleures scènes ! De toutes les fois où j'ai regardé des séries avec d'autres téléphages sur Twitter, le visionnage de la première saison de Smash compte parmi les plus excitants et amusants. On recommence en saison 2, hein, dites les gars ?

En 2013, un truc que je voudrais essayer de mettre en place, c'est un visionnage similaire à celui du Ozmarathon ou de Smash, mais au lieu d'être sur Twitter au moment de lancer l'épisode simultanément, les participants se rejoindraient sur Skype, par écrit et/ou oral. Nous faisons si rarement l'expérience du ressenti des autres téléphages... Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais dans mon entourage, il n'y a pas de téléphages (même si j'en forme quelques uns en ce moment, et que l'un d'entre eux, à qui j'ai fait regarder Réttur et qui a découvert le pilote de Bron/Broen avec moi, me donne de solides espoirs), et du coup ça m'intéresserait de voir comment chacun vit ses visionnages, à condition bien-sûr d'être entre téléphages qui ne s'auto-censurent pas. Moi par exemple, je sais que j'applaudis quand quelque chose est vraiment, vraiment drôle, ou parfois à la fin d'un numéro musical vraiment réussi ; d'autres jurent probablement comme des charretiers ou poussent des soupirs ou Dieu sait quoi. Les téléphages s'investissent comme nuls autres dans leur visionnage, émotionnellement, et j'aimerais tourner cela en expérience commune ; l'épisode importe peu, je n'ai pas d'idée arrêtée, mais je pense que ce sera amusant et intéressant. J'espère pouvoir organiser ça avec des téléphages de bonne volonté prêts à donner d'eux-mêmes... pour la science !

Alors évidemment, 2012, c'était ça et bien plus encore. Plein de découvertes, de trouvailles, de coups de coeur, d'intégrales, d'achats, de news (d'ailleurs pas d'inquiétude, les world tours reviennent en 2013, même si je me suis un peu laissée distancer par les boulots en cette fin d'année), avec évidemment, ce que cela comporte de coup de blues, d'accès de rage ou de désespoir, parce qu'aucune année n'est parfaite... mais quand on est téléphage, elles sont toujours fascinantes !

Pour finir ce post, je voudrais vous adresser mes meilleurs voeux pour la nouvelle année. Vous avez été des lecteurs formidables (même si les commentaires sont toujours trop rares à mon goût, enfin j'dis ça...), passionnés, intéressants, ouverts et toujours curieux, et il s'avère que, eh bien, c'est comme ça que j'aime les téléphages de mon entourage, voilà tout. Bah ouais, j'vous aime, allez, comme ça c'est dit !
J'espère que votre année télévisuelle a été aussi riche que la mienne, et je vous invite à partager vos temps forts et vos meilleurs souvenirs en commentaires, si le coeur vous en dit... Et surtout, sur-tout, je vous souhaite une excellente année 2013, avec plein de bonnes choses sur votre écran, bien-sûr, mais aussi dans votre vie.

Bon et puis, de toute façon, on se retrouve demain pour un nouveau post quotidien, alors, hein, on ne se perd pas de vue. Ciao 2012 !
PS : ce post a été programmé à l'avance mais il n'en a pas moins été fait avec amour... ne lui en veuillez pas juste parce qu'il est conçu in vitro !

Posté par ladyteruki à 22:00 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

03-12-12

Tout plaquer

Qui n'a pas connu des moments de doute ? Des moments où l'avenir semblait incertain, où aucune décision ne semblait être la bonne, et où chaque route, (jusqu'au plus infime chemin de traverse) semblait bouchée. Il y a eu des moments où, comme chacun, j'ai eu envie de tout plaquer. De fermer boutique et de partir recommencer ailleurs. Je ne sais pas, moi, aller élever des chèvres dans le Larzac ? Même si j'ai horreur de la nature et que j'ai du mal à survivre dans une connexion internet décente, sans compter que je suis incapable de situer le Larzac sur une carte, mais quand bien même : qui n'a pas au moins une fois songé à aller refaire sa vie dans le Larzac ? D'ailleurs si on m'avait donné l'option, ou si on m'avait dit que c'était la dernière option parce que le reste était sans espoir, je suis sûre que je serais partie avec la conviction de pouvoir y vivre un nouveau commencement ; parce que quand on est au bout du bout, on trouve de l'espoir n'importe où, même auprès de chèvres dans le Larzac.
Certains jours, pendant les périodes les plus sombres, je rentrais chez moi tête nue sous la pluie, et j'espérais qu'elle ruisselle sur moi et me lave de tous les doutes et de toutes les peurs ; mais il n'existe pas de telle pluie. Tout ce que j'en ai retiré, c'est des bronchites.

Même quand on pense avoir mis sa vie en ordre, et que les choses vont plutôt bien, on reste sensible à ce moment, je pense. Il reste ancré en soi ; on se rappelle toujours de l'endroit où on n'a pas pied. Et il n'y a pas d'âge pour les incertitudes.

C'est de tout cela dont parle Osozaki no Himawari. La série, avec le don qui est celui des séries japonaises, nous ramène là où on n'a pas pied ; mais nous rappelle aussi qu'on ne croit jamais si fort en l'espoir d'un avenir meilleur que dans ces moments-là, et que le coeur est prêt à s'ouvrir tout grand au moindre petit bonheur et à l'avaler tout cru  on ne sait jamais, ce sera peut-être la dernière bouchée avant longtemps.

OsozakinoHimawari-580

Osozaki no Himawari n'a rien inventé ; ni dans ses personnages, ni dans ses thèmes. Mais ce qu'elle fait, elle le fait remarquablement bien, et avec le supplément d'âme qu'on est en droit d'attendre d'une série qui a choisi de nous emmener loin, loin du bord, loin de là où on a pied. On a besoin qu'elle ne soit pas surprenante parce qu'on sent rapidement qu'elle va être émouvante, ô combien, et qu'on a besoin de lui faire un peu confiance quand même ; c'est dans son degré minimal d'originalité qu'on tire la confiance nécessaire à suivre son pilote sur les routes cahoteuses de Shimanto.

Shimanto, c'est cette petite ville de province où Joutarou et Kahori débarquent un beau jour.
Joutarou vient de perdre son boulot d'intérimaire dans une entreprise tokyoite ; on lui avait dit qu'il aurait peut-être un poste en CDI, mais avec la crise, les postes en CDI, on ne les donne pas, on les supprime... Joutarou avait bien espéré revenir chez ses parents, mais son frère l'a pris de vitesse, alors comme le compte en banque commence à donner des signes alarmants de faiblesse, il faut bien passer du plan B au plan C... Va pour le plan C, comme campagne, et plus précisément Shimanto, donc, là où la vie est moins chère. Là où, d'ailleurs, on cherche désespérément à recruter pour des petits boulots peu qualifiés, parce que les zones rurales se désertifient, les commerces ferment, les jeunes fuient, et ne restent que des petits vieux qui ont besoin de tout et surtout de compagnie. Mais le coin a l'air chouette, sur les photos ; il aura un véhicule, une petite maison planquée sous les arbres, et le samedi, il pourra peut-être aller faire du kayak dans la rivière, alors comment Joutarou pourrait-il ne pas tenter le coup ? Shimanto, c'est son Larzac. C'est le pays de Cocagne.
Kahori est dans le même avion que lui. Puis dans le même train. Puis le même train régional. Mais Shimanto, ce n'est pas son Larzac. C'est là où elle n'a pas pied. Kahori se destinait à travailler sur la recherche sur le cancer, peut-être à intégrer le programme de jummelage d'une grande université américaine, mais Kahori, son directeur de recherches lui a gentillement dit que des diplomés de son niveau, il y en avait des tas. Elle n'irait pas très loin. Alors voilà, tout ça pour ça. Mais c'est quand il lui a suggéré d'aller jouer les médecins de campagne dans son village natal qu'il lui a donné le coup de grâce. La voilà à présent, faisant contre mauvaise fortune mauvais coeur, de retour à Shimanto, le trou paumé qu'elle a voulu plaquer pour l'avenir, et qui l'a tirée par le pied pour la ramener en arrière. Shimanto, là où elle a laissé sa famille et notamment sa charmante grande soeur qui a un gentil mari et deux jolies petites filles, mais qui n'a même jamais posé le pied en ville... C'était pas la vie qu'elle voulait, Kahori, mais voilà, il y a des choix qu'on ne vous autorise simplement pas à faire.
Et voilà, après une saine période d'exposition, Osozaki no Himawari à cheval sur deux thèmes, le retour à la terre et le retour au bercail, l'un porteur d'espoir, l'autre qui signe de la fin du chemin, avec le spectateur qui hésite entre l'optimisme un peu forcé de Joutarou et le pessimisme un brin de mauvaise foi de Kahori.

Est-ce que la vie à Shimanto est si terrible ? Certes pas. Certains y ont vécu toute leur vie et ne s'en portent pas plus mal ; plein de petits vieux y vivent leurs dernières années dans la verdure et ils n'ont pas l'air malheureux.
La petite maison planquée sous les arbres et la petite fourgonnette ont pourtant du mal à dissimuler la déception que représente la nouvelle vie de Joutarou. La vie est peut-être moins chère que dans la capitale, mais elle n'est pour autant pas une partie de plaisir ; il faut sans cesse qu'il sourie, qu'il soit aimable en toute circonstance, serviable à tout instant, qu'il contente tout le monde : n'est-ce pas la meilleure façon de ne pas se contenter soi-même ? Alors dans un moment d'abandon, Joutarou arrête de sourire, d'être aimable, d'être serviable, de contenter qui que ce soit, il va s'enfermer dans sa petite maison planquée sous les arbres... et il ne se le pardonnera probablement jamais. Kahori, elle, qui ne voulait pas être médecin pour soigner les gens, découvre aussi, progressivement, qu'elle ne sait pas comment être médecin pour soigner les gens. Elle va, à son tour, être mise face à ses limites.

Nos deux héros, et plusieurs jeunes locaux de Shimanto, vont découvrir qu'il n'y a pas d'ailleurs, il n'y a pas de pays de Cocagne, pas plus qu'il n'y a de Larzac, pas vraiment. Il y a soi, partout où on va ; on ne peut y échapper. La pluie ne nettoie pas de ça. Il va falloir faire face, accepter le changement, accepter de prendre une voie qui semble sans issue, surtout si c'est un minuscule chemin de traverse au milieu des herbes hautes, et prendre les choses comme elles viennent, au jour le jour. Réapprendre à avoir pied.
Avec son ensemble show porté par deux personnages au parcours à la fois si différent et tellement similaire, Osozaki no Himawari ne promet pas que tout va aller bien, son pilote le prouve. Mais elle promet en revanche, comme en son temps des séries comme Last Friends ou Orange Days, que quelque soit le doute qui vous éreinte, quelque soit l'angoisse des lendemains qui déchantent, et que la décision soit la vôtre ou non, vous pouvez trouver quelques raisons de sourire de temps à autre. Trouver le bonheur dans la résignation, le temps de réapprendre à faire des choix ; exister humblement le temps de guérir des plaies infligées par le monde.
Osozaki no Himawari vous emmène non pas à Shimanto, mais là où, derrière les déceptions modernes, se cache la personne en vous qui saura grignoter quelques gourmandises de vie, en attendant que l'appétit revienne.
...Seigneur ! Ca faisait longtemps que je n'avais plus ressenti ça devant une série. Depuis Buzz Aldrin !

Posté par ladyteruki à 23:07 - Dorama Chick - Permalien [#]

19-11-12

Passé refoulé

Ca fait un mois et demi que la rentrée nippone a officiellement démarré, et je suis loin d'avoir vu tous les pilotes qui m'intéressaient. Mais puisque j'ai un peu de temps, ce soir, et que vous aussi... vous avez un peu de temps ? Bon, alors vous voyez bien, on a le temps d'évoquer un autre pilote japonais de l'automne. Aujourd'hui, place à une série dramatique avec Osozaki no Himawari, une série qui... Hein ? Qu'est-ce que c'est que ce bruit ?

SifflementDrCox

Euh, oui, je sais plus si je vous ai dit, mais dernièrement je m'envoie quelques épisodes de Scrubs derrière la cravate (je vais finir la saison 3, en fait), pendant les trajets et les pauses déjeuner, ce genre de choses. Donc aujourd'hui, le rôle de ma conscience sera interprétée par Perry Cox.

FaitCentFois

Bah c'est pas vraiment un quatrième mur, au sens où ce blog n'est pas une fiction, mais c'est vrai que ce genre de technique de narration postmoderniste, c'est un peu usé, même si personnellement ça me fait toujours rire quand j'en vois dans une série, mais là encore j'insiste, ce blog n'est pas une série et d'ailleurs...

RienOublie

Non, je vois pas... Ah ! Si, peut-être. Tu veux dire qu'avant de parler de nouveautés de la rentrée automnale, je pourrais profiter d'avoir un peu rattrapé mon retard sur la saison estivale et parler d'un pilote tant que je l'ai en tête, avant de l'oublier et/ou de passer aux épisodes suivants ?
C'est pas faux.
Alors si vous le voulez bien, on va remettre le post sur Osozaki no Himawari à une prochaine fois, et aujourd'hui, on fait un sort à Soumatou Kabushikigaisha, d'accord ? Il vous reste un peu de temps ? Alors on se lance. Ah, et merci Dr Cox, vous êtes un mentor pour moi.

SoumatouKabushikigaisha

De toutes les séries nippones de cet été que j'avais mises de côté à cause de mes problèmes de connexion de juillet-août, Soumatou Kabushikigaisha est la seule qui me donnait des regrets. Il faut dire que c'était vraiment un pitch de rêve, jugez plutôt : imaginez qu'une société ait la possibilité d'enregistrer toute votre vie, de vos premiers pas à votre dernier soupir, en camera subjective, et de la transférer sur DVD. Mieux encore : vous avez une chance de voir ces videos, si une succursale de cette entreprise croise votre chemin.
Regarderiez-vous un tel film ? Si vous pensez que vous n'avez rien à en apprendre, vous vous trompez...

Reprenant la structure de nombreuses séries d'anticipation japonaises de ces dernières années,  Soumatou Kabushikigaisha fonctionne sur une formule destinée à se répéter d'épisode en épisode, comme une anthologie procédurale. Le pilote propose donc d'apprendre à connaître cette étrange société à travers un personnage qui n'est pas voué à être le héros pendant toute la série ; en réalité, le seul personnage ostensiblement écrit pour être présent chaque semaine est une étrange femme, assez avare de ses paroles, qui officie en tant qu'hôtesse et accueille les clients qui vont venir voir le film de toute une vie : la leur. Ce personnage n'est pas voué (contrairement aux maîtres de cérémonie de séries comme The Quiz Show ou LOVE GAME) à avoir une intrigue servant de fil conducteur, et à première vue dans ce pilote, cette étrange femme est surtout là pour aider à installer l'ambiance.
Pour le pilote, notre héros sera Takahiro, un jeune homme qui revient dans sa province natale avec sa fiancée, qu'il souhaite présenter à sa mère en vue des noces prochaines. Et si sa vie semble parfaite, c'est peut-être aussi un peu parce qu'elle l'est : sa mère est une crème de femme, sa fiancée s'entend à merveille avec elle, et globalement il est quand même bien content de passer quelques jours dans la maison de son enfance, ça lui rappelle plein de souvenirs, certains plus clairs que d'autres, qu'il partage avec sa dulcinée, trop ravie de découvrir plein de choses sur l'enfance de son bien-aimé.

Donc évidemment ça ne pouvait pas durer.
Lorsque l'un de ses amis d'enfance mentionne une étrange société, l'information pique la curiosité de Takahiro, qui comble du hasard tombe sur une enseigne de l'entreprise juste après en avoir discuté. Entre alors en scène l'étrange hôtesse, qui lui explique qu'il peut regarder le film de sa vie s'il le souhaite.
...Mais ce qu'il va découvrir pendant ce visionnage dépasse tout ce que la téléphagie m'aura jamais montré !

Ce qui est intéressant dans Soumatou Kabushikigaisha, c'est d'abord le ton. Presque totalement dénué de musique, extrêmement authentique dans sa façon d'écrire les échanges entre les personnages impliqués, et doté d'une ambiance feutrée qui n'insiste pas sur le mystère, mais installe parfaitement le contexte dans lequel le DVD va être vu et compris, le pilote fait un formidable travail. On est loin de la réalisation m'as-tu-vu de séries tout aussi conceptuelles, genre Clone Baby. C'est d'ailleurs ce qui renforce les effets du scénario, ce naturel apparent... c'est terrifiant, quand on y pense.

Mais surtout, la façon dont Soumatou Kabushikigaisha traite son sujet mérite plus d'une salve d'applaudissements. Déjà parce qu'elle refuse d'emblée de s'enfoncer dans des questions mythologiques : on ne saura pas comment ces enregistrements sont faits, personne ne pose la question ; on prend le DVD pour ce qu'il dit, et non pour ce qu'il implique. La société a-t-elle recours à des pratiques douteuses ? Pas de jugement éthique non plus. Quant aux problématiques soulevées par l'enregistrement de la vie d'une personne, sur ce que cela signifie pour sa vie privée et pour celle de ses proches, on n'abordera pas plus le sujet. En réalité, une question n'a même pas été soulevée : que peut bien avoir à y gagner l'entreprise (et/ou l'hôtesse), puisque le visionnage a l'air d'être gratuit, il se fait dans une suite tout confort avec rafraîchissements à volonté, et euh, bon, ce truc de filmer la vie des gens, ça doit bien avoir un coût. Mais ce n'est pas du tout mentionné, pas une fois.
Pour quelqu'un qui, comme moi, attendait d'une telle série qu'elle aborde des sujets de fond, curieusement, ça n'a pas du tout été une déception (même si un jour j'aimerais bien voir une série d'anticipation capable d'exploiter quelques uns des riches sujets évoqués dans The Final Cut). On sait d'emblée, on le sent, que ce DVD (ou plutôt, si on veut être précis, ces DVD, puisqu'il y en a un par an... punaise, une année de ta vie réduite à 4 Go, ça doit faire un choc quand même) est surtout un outil pour nous raconter quelque chose d'autre, pour offrir la possibilité de plonger dans les souvenirs, de questionner la nature et la texture de ces souvenirs. Il faut vraiment prendre Soumatou Kabushikigaisha comme une parabole, et ne pas s'attarder sur ce côté pratique qui n'est pas du tout la vocation de la série. Elle a décidé de prendre une autre direction, et puisqu'elle s'y engage fort bien, je n'ai pas de réclamation sur les problématiques évitées.

Mais une question se pose, par contre : à quoi bon voir notre propre vie telle que nous l'avons vue ? On sait déjà ce qu'on a vu et vécu !
Eh bien justement non, et c'est aussi ce que raconte Soumatou Kabushikigaisha. Dans ce pilote, les souvenirs de Takahiro vont être évoqués plusieurs fois, alors qu'il parle avec sa fiancée ; mais ces souvenirs sont parfois vagues, flous, incomplets. La perception sur le moment, et le souvenir qu'il reste d'un évènement, sont clairement deux choses distinctes. C'est bien ce sur quoi compte la série, et effectivement, cette façon de considérer la friabilité des souvenirs va être le pivot du pilote. La prochaine fois que vous retournez dans votre ville natale et/ou chez vos parents, le souvenir (même flou) de ce pilote risque de vous faire passer un sale quart d'heure de doutes et de sueurs froides...

Mais bien-sûr, Soumatou Kabushikigaisha, c'est avant tout un thriller, pas juste une réflexion philosophique. On attend de la série qu'elle étonne, qu'elle bouleverse. Je vous confirme qu'elle y parvient, c'est même un peu trop efficace pour les âmes sensibles (dont je suis). En fait, même si on a vu arriver une bonne partie de la conclusion avant que Takahiro ne comprenne ce qu'il a vu sur le film, il reste une glaçante conclusion qui fait pleinement son effet.

Je suis admirative. Des séries à concept, au Japon, on en voit tous les 3 à 6 mois en moyenne maintenant, on pourrait croire que tout a été fait, dit, tenté. Bon, je veux dire, soyons clairs : passé le brio de The Quiz Show et l'efficacité de FACE MAKER, on peut plier les gaules et rentrer chez soi, tout a été dit. Eh bien non, et chaque fois je parviens à être éblouie par la façon dont ces séries maîtrisent à la fois un pitch original, un ton bien à part, une fascination évidente pour la nature humaine, et un soucis de vérité criant. Le mélange de tout ça donne des séries qui pourraient, si elles manquaient d'imagination, être des séries policières toutes bêtes, mais qui grâce à leur inventivité et leur audace, parviennent à donner à des histoires classiques une tournure passionnante, troublante, et surprenante. Soumatou Kabushikigaisha est la digne héritière de ces excellentes séries, et la preuve qu'on peut encore vraiment innover, même dans une niche qui semble parfois un peu bouchée (mais sitôt que j'oublie l'existence de Clone Baby, la moitié de mes doutes sur le genre disparaissent).

Nan mais, j'ai bien fait de parler du pilote de Soumatou Kabushikigaisha ce soir. Maintenant, je vais me dépêcher de rattraper la suite... et vous devriez en faire autant.

Posté par ladyteruki à 23:33 - Dorama Chick - Permalien [#]

30-09-12

Les séries se ramassent à la pelle...

Eh bah je sais pas pour vous mais, je trouve que l'été, on l'a pas vu passer, c'est atroce. C'est vrai qu'avec ma coupure internet d'un mois, la saison ne s'est pas exactement déroulée comme prévu, ce qui m'a obligée à faire des choix, mais finalement, la saison japonaise, je l'ai un peu zappée, il faut le dire. Tiens, le bilan de Cleopatra na Onnatachi, par exemple, je n'en ai encore pas écrit une ligne ! Vraiment c'est pas sérieux.
...Et voilà que l'automne arrive, une nouvelle saison commence, plein de pilotes débarquent, et on repart pour un tour !

On ne va pas se laisser décourager pour autant. Je vous propose donc le traditionnel récapitulatif des séries à attendre cette saison, qui commence donc avec le mois d'octobre, même si quelques séries ont déjà démarré.

En quotidienne  
   

JuntoAi

- Jun to Ai / 純と愛 (NHK)
L'histoire : l'histoire d'une jeune femme qui quitte son île natale d'Okinawa pour aller travailler dans un hôtel d'Osaka, où elle va rencontrer un jeune homme dont elle va tomber amoureuse.
L'avis : nouveau semestre, nouvel asadora, c'est la règle. Un jour il faudra que je me prenne par la main et en regarde un jusqu'au bout... mais probablement pas celui-là.
> A partir du 1er octobre à 8h15
   

AkaiItonoOnna

- Akai Ito no Onna / 赤い糸の女 (Fuji TV)
L'histoire : Yumi, une riche étudiante, ne s'entend pas avec sa belle-mère et vit donc sur le campus, dans un logement qu'elle partage avec une amie. Lorsqu'une troisième étudiante, Seria, emménage, l'ambiance change...
L'avis : entre les questions de mère biologique et le lourd passé de Seria, ça m'a l'air d'un petit thriller sans conséquence.
> Depuis le 3 septembre à 13h30
   
Lundi  
   

PerfectBlue

- Perfect Blue / パーフェクト・ブルー (TBS)
L'histoire : une jeune enquêtrice d'une agence de détectives privés exclusivement féminine, se lance dans une affaire, dont elle ignore en la commençant qu'elle pourrait lui apprendre des choses sur le suicide de son père.
L'avis : et... il y a un chien qui parle. Patatras, comment perdre toute mon attention en quelques mots.
> A partir du 8 octobre à 20h
   

PRICELESS-300

- PRICELESS / PRICELESS (Fuji TV)
L'histoire : il avait un job super, mais ses patrons ne l'aimaient pas. Voilà aujourd'hui l'homme le plus positif du monde à la rue... et pourtant, il ne va pas se laisser abattre. Grâce à l'iade de deux enfants, il va même changer la vie d'une ex-collègue...
L'avis : on a beau savoir qu'une série n'a pas un pitch alléchant a priori, on a quand même envie de la voir juste pour Takuya Kimura. C'est ça, l'effet KimuTaku.
> En octobre à 21h
   

DoubleFace

- Double Face / ダブルフェイス (TBS)
L'histoire : dans ce thriller prenant pour contexte le monde du crime organisé, un caïd de la drogue et la police joue au chat et à la souris, à cause d'une fuite provenant des services de police. Il y a un agent double quelque part !
L'avis : ce qui semble le plus prometteur est le face à face promis entre l'un des flics et un "agent double" infiltré au sein du gang, mais qui a dérapé. La série s'intéressera à ce duel du point de vue du flic.
> A partir du 15 octobre à 21h
   

DoubleFace

Double Face / ダブルフェイス (WOWOW)
L'histoire : dans ce thriller prenant pour contexte le monde du crime organisé, un caïd de la drogue et la police joue au chat et à la souris, à cause d'une fuite provenant des services de police. Il y a un agent double quelque part !
L'avis : ce qui semble le plus prometteur est le face à face promis entre l'un des flics et un autre, infiltré au sein du gang, mais qui a dérapé. La série s'intéressera à ce duel du point de vue de cet agent.
> A partir du 27 octobre à 20h
   

IrodoriHimura

Irodori Himura / イロドリヒムラ (TBS)
L'histoire : Bananaman est le personnage central de cette série qui change d'acteurs secondaires, d'auteur et de réalisateur à chaque épisode, montrant ainsi une même histoire avec des points de vue radicalement différents.
L'avis : la photo de promo envoie du rêve, mais le concept est original.
> A partir du 15 octobre à 00h20
   
Mardi  
   

OsozakinoHimawari

Osozaki no Himawari / 遅咲きのヒマワリ (NHK)
L'histoire : ils sont jeunes, l'avenir est devant eux, et pourtant le système les a laissés tomber. Joutarou, qui vient de perdre son emploi sans raison, et Kahori, qui allait exercer la profession de ses rêves dans un institut de recherche cancérologique, mais qui est envoyée dans un petit cabinet médical au bout de monde, se retrouvent par hasard dans la petite ville de Shimanto pour un nouveau départ.
L'avis : au Japon aussi, on a apparemment le sentiment qu'il y a une génération sacrifiée, et cette série est justement pour eux.
> A partir du 23 octobre à 21h
   

GoingMyHome

- Going My Home / ゴーイングマイホーム (Fuji TV)
L'histoire : un homme de 45 ans, bourreau de travail et effacé à la maison, qui est appelé d'urgence dans sa ville natale lorsque son père fait un malaise. Il apprend alors l'existence d'une créature étrange, Kuna, que son père cherchait... Se mettre en chasse à son tour de la curieuse créature va lui faire reconsidérer son rapport au travail et à la vie de famille.
L'avis : un étrange pitch qui a de fortes chances de masquer un feelgood drama peu original. Mais avec Hiroshi Abe, ça peut valoir le coup...
> A partir du 9 octobre à 22h
   

Dorama-NoPhoto

- Single Mothers / ? (NHK)
L'histoire : en s'enfuyant du domicile familial avec son fils, une femme commence un périple qui l'emmènera, avec l'aide d'autres mères célibataires, jusque devant la Diète !
L'avis : intéressant, ça a l'air de pouvoir soulever plein de questions... on dirait presque le pitch d'un dorama de WOWOW !
> A partir du 23 octobre à 22h
   

Mercredi

 
   

TokyoZenryokuShoujo

Tokyo Zenryoku Shoujo / 東京全力少女 (NTV)
L'histoire : bien que jusque là elle n'ait rien réussi à faire de sa vie, Rei décide de partir pour Tokyo, où elle retrouve son père, qui a abandonné le foyer voilà bien longtemps. En dépit de sa rancoeur, elle décide cependant que venir au secours de la vie amoureuses chaotique du paternel pourrait bien être au moins un truc qu'elle saurait faire.
L'avis : les mots "n'importe" et "quoi" viennent à l'esprit.
> A partir du 10 octobre à 22h
   

KodokunoGourmet

- Kodoku no Gourmet / 孤独のグルメ (TV Tokyo) - saison 2
L'histoire : l'histoire d'un négociant en produits importés qui aime bien fréquenter des restaurants quand il a le temps.
L'avis : la première saison, diffusée pendant l'hiver 2012, était totalement passée sous mon radar... et nom d'un chien, si ça a été traduit, c'en est fini de moi !
> A partir du 10 octobre à 23h58
   

Sugarless

- Sugarless / シュガーレス (NTV)
L'histoire : un lycée où les élèves masculins font rien que de se battre pour décider celui qui a la plus grosse qui est le caïd du coin.
L'avis : j'ai du mal à me passionner pour si peu.
> A partir du 3 octobre à 01h29
   
Jeudi  
   

Aibou-saison11

- Aibou / 相棒 (TBS) - saison 11
L'histoire : la série policière revient, avec cette fois un nouveau partenaire pour Sugishitaaaaaaa.
L'avis : pardon, le bâillement m'a prise par surprise.
> En octobre à 21h
   

SousaChizunoOnna

Sousa Chizu no Onna / 捜査地図の女 (TV Asahi)
L'histoire : elle connait Kyoto comme sa poche, elle dessine des cartes de la ville pour les investigations de la police... Tamako Tachibana est un "GPS humain" qui, en dépit de ses cartes si utiles pour plannifier une opération ou une enquête, est parfois un peu maladroite.
L'avis : je ne serais pas étonnée d'apprendre que le syndicat d'initiative de Kyoto a quelques deniers dans l'affaire. Cependant : Miki Maya = must watch.
> A partir du 18 octobre
   

DoctorX

- Doctor X / ドクターX (TV Asahi)
L'histoire : Michiko Daikon est une chirurgienne freelance qui passe d'hôpital en hôpital sans avoir de port d'attache. Qui est-elle ? Cette façon de ne pas s'attacher cache-t-elle un passé scandaleux ?
L'avis : je vous parie que le personnage va être super cool, laisser tout le monde coi dans les services hospitaliers, et qu'au final ce sera un procedural médical sans aucune plus-value.
> A partir 18 octobre à 21h
   

Resident

- Resident / レジデント (TBS)
L'histoire : le quotidien de 5 jeunes internes débarquant dans un service d'urgence.
L'avis : oho ! Les dorama médicaux... il ne peut en rester qu'un !
> A partir du 18 octobre à 21h
   

KekkonShinai

- Kekkon Shinai / 結婚しない (Fuji TV)
L'histoire : à travers des personnages qui vont, qui ne peuvent ou ne veulent se marier, une exploration de la vie amoureuse à mesure que le temps passe.
L'avis : la pression japonaise pour le mariage, on la connait. Si les portraits ne sont pas caricaturaux, il pourrait être intéressant de suivre les interrogations de ces personnages sur la question. Mais en plus, avec Yuuki Amami ? Vendu.
> A partir de juillet à 22h
   

DokuPoison

- Doku / 毒<ポイズン> (NTV)
L'histoire : Toichi Matsui a créé le poison parfait : efficace en 24h, infaillible... et indétectable ! Il parcours dorénavant la ville en injectant le poison à des inconnus, et observe leurs dernières heures. Mais une détective, Naomi Sasamoto, est sur sa piste...
L'avis : le petit thriller fantastique de la saison qui n'aura sans doute pas un gros budget, mais sûrement quelques bonnes idées !
> A partir du 4 octobre à 23h58
   
Vendredi  
   

SarutobiSansei

Sarutobi Sansei / 猿飛三世 (NHK BS Premium)
L'histoire : un dorama historique dans lequel Sarutobi tente de protéger la fille de son seigneur.
L'avis : vous me réveillerez quand ce sera fini. Et alors là, non, la présence d'Asami Mitsukawa ne suffira pas à me faire... regard... bon peut-être juste le pilote, s'il est sous-titré.
> A partir du 12 octobre à 20h
   

OokuTanjou

- Ooku ~Tanjou / 大奥 ~誕生 (TBS)
L'histoire : une épidémie cause la mort de tant d'hommes, qu'ils ne représentent désormais plus qu'un quart de la population japonaise. En conséquence, les femmes ont désormais le pouvoir, et une jeune fille devient la première shogun de sexe féminin de l'histoire.
L'avis : apparemment, rien à voir avec Ooku qui a tenu 5 saisons sur Fuji TV. Mais j'aime bien le concept de revisiter l'Histoire comme ça. Et ça me rappelle un peu l'esprit d'Onna Nobunaga.
> A partir du 12 octobre à 22h
   

TokumeiTantei

- Tokumei Tantei / 匿名探偵 (TV Asahi)
L'histoire : un privé vit dans son bureau, ne prend que les affaires des femmes séduisantes et écoute du jazz en buvant du bourbon... La série suit les enquêtes de ce mystérieux détective sans nom.
L'avis : retour dans les bon vieux polars noirs avec cette série intrigante...
> A partir du 12 octobre à 23h15
   

YuushaYoshihikotoAkuryounoKagi

- Yuusha Yoshihiko to Akuryou no Kagi / 勇者ヨシヒコと悪霊の鍵 (TV Tokyo)
L'histoire : cent ans après leur première aventure (mais sans avoir pris une ride, les héros de Yuusha Yoshihiko to Maou no Shiro reprennent du service...
L'avis : allez, tous avec moi : ouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaais ! \o/
> A partir du 12 octobre à 00h12
   

Samedi

 
   

Dorama-NoPhoto

- Jikken Keiji Totori / 実験刑事トトリ (NHK)
L'histoire : les enquêtes d'un chercheur spécialisé dans les animaux qui s'est reconverti dans la police et qui fait équipe avec un petit jeune à l'esprit excessivement logique et rigoureux.
L'avis : je passe. Même pour 5 épisodes seulement, c'est même pas la peine d'y penser.
> A partir du 3 novembre à 21h
   

Akumuchan

Akumu-chan / 悪夢ちゃん (NTV)
L'histoire : une prof capable de contrôle ses rêves fait la rencontre d'une nouvelle élève, dont les rêves sont capables de prédire le futur. Pourront-elles sauver le monde ? Le neurologue qui veut dévoiler au grand jour le don de cette étudiante pourra-t-il être arrêté à temps même s'il est très séduisant ?
L'avis : oh my God qu'est-ce que c'est que ça ?! Et avec Gackt, en plus ? Il y a écrit "danger" partout sur ce dorama.
> A partir du 13 octobre à 21h
   

Tsugunai

- Tsugunai / 償い (NHK BS Premium)
L'histoire : marié par intérêt professionnel à la fille de son patron, un chirurgien perd, quasiment du jour au lendemain, son fils puis sa femme, qu'il n'a jamais vraiment aimés. Il finit SDF mais rencontre alors une jeune fille qu'il avait aidée voilà 12 ans. Mais alors qu'il commence à ressentir, pour la première fois, un sentiment de paternité, il découvre qu'il ignore bien des choses sur elle...
L'avis : ça se passe où pour supplier les gens pour des sous-titres ?
> A partir du 17 novembre à 22h
   

KoukouNyuushi

- Koukou Nyuushi/ 高校入試 (NTV)
L'histoire : un dorama suivant la journée précédant un examen d'entrée au lycée (le juken)... alors que l'examen d'un lycée important semble sur le point d'être perturbé par des évènements étranges.
L'avis : un thriller original qui apporte, à n'en pas douter, un vent de fraîcheur dans les éternelles séries en milieu scolaire.
> A partir du 6 octobre à 23h10
   

Dorama-NoPhoto

- Tefutefuso he Youkoso / ? (NHK BS Premium)
L'histoire : en répondant à une annonce alléchante, trois inconnus emménagent en colocation dans un appartement... ignorant qu'il est déjà occupé. Par des fantômes.
L'avis : apparemment une version fantastique de l'auberge espagnole, puisque vivants et plus-trop-vivants devraient créer des liens.
> A partir du 27 octobre à 23h15

   

Piece

- Piece / Piece (NHK BS Premium)
L'histoire : il y a trois ans, deux lycéens étaient brièvement sortis ensemble, mais leur immaturité avait conduit leur relation à s'éteindre aussi vite qu'elle avait commencé. La mort d'une de leur ancienne camarade de classe les pousse à se rencontrer à nouveau. Aujourd'hui à l'université, ils ont changé et, peut-être, s'ils arrivent à composer le puzzle de leurs relations amoureuses, ont-il encore une chance ?
L'avis : j'aime bien cette idée de revenir sur les amours adolescents, c'est doux-amer comme concept, mais pour autant je ne me vois pas suivre une romance, même un originale.
> A partir du 6 octobre à 00h55

   
Dimanche  
   

MONSTERS

- MONSTERS / MONSTERS (TBS)
L'histoire : deux partenaires que tout oppose font équipe. Le plus jeune des deux est chargé de surveiller son collègue, soupçonné d'entretenir des relations avec des criminels, lui permettant d'avoir le plus gros taux de résolution de la police.
L'avis : le dimanche, c'est poularde.
> A partir 21 octobre à 21h
   

TOKYOAirport

- TOKYO Airport / TOKYOエアポート (Fuji TV)
L'histoire : le quotidien d'une jeune femme qui rejoint le personnel d'une tour de contrôle.
L'avis : bah oui, hôtesse de l'air, c'était déjà pris. A part ça je pense que je réagirai mieux si la série était un vrai ensemble drama, donc on avisera après le pilote, ok ?
> A partir du 14 octobre à 21h
   

SokowoNantoka

Soko wo Nantoka / そこをなんとか (NHK BS Premium)
L'histoire : après avoir été hôtesse dans un club pour payer ses études, une jeune femme devient avocate mais ne trouve de poste que dans un petit cabinet qui la paye une misère. A-t-elle sacrifié son confort pour aider les autres ?
L'avis : c'est intéressant cette remise en question des choix professionnels altruistes. Je me demande quelle place ça prendra dans la série, par opposition à un legal drama classique ?
> A partir du 21 octobre à 22h
   

HitoriShizuka

Hitori Shizuka / ヒトリシズカ (WOWOW)
L'histoire : alors qu'ils enquêtent sur cinq meurtres différents, les policiers rencontrent une jeune femme qui pourrait avoir un lien avec leur affaire... et leur permettre de lever le voile sur le secret qui se cache derrière ces crimes.
L'avis : eh bah, WOWOW ? Ptite forme ? On nous flanque une affaire policière, comme ça ? Bah je suis déçue, tiens.
> A partir du 21 octobre à 22h

Outre ces séries, le biopic historique Makete, Katsu achèvera sa diffusion entamée sur la fin de la saison estivale. Ce sera aussi pour le jidaigeki Taira no Kiyomori le dernier trimestre de diffusion, comme c'est la tradition.

Avant de passer à mes prévisions pour la saison (qui comme on le sait tous on tendance à être suivies d'effets de façon, hm, assez variable), notons quand même que, si les policiers sont indéboulonnables des grilles nippones, il y a cette saison un nombre vraiment non-négligeable de personnages que se retrouvent sans emploi et/ou SDF. Signe des temps, je suppose, mais ça ne m'avait pas autant frappée les saisons précédentes, là c'est une véritable épidémie. Quand on a une vue d'ensemble comme ça, je trouve que c'est frappant... et un peu dérangeant quand on voit l'usage qui en sera fait par certains dorama (si on se fie à leur pitch).
En tous cas, "perdre son job alors qu'on n'a rien fait de mal" est devenu le "mourir d'une maladie incurable", c'est clair, et de nombreux drames-dramatiques-qui-font-pleurer comptent bien le souligner. Mais quel que soit le traitement, c'est visiblement le sujet de société qui va rythmer l'automne. Au point que c'est même honteux que WOWOW ait laissé passé la "tendance".

Mais il est évident que WOWOW a d'autres chats à fouetter cette saison. L'une des séries qui pique le plus ma curiosité est en effet Double Face, un thriller inspiré par le film Internal Affairs et qui va donc mettre TBS en cheville avec WOWOW. De mémoire de téléphage, on n'avait jamais vu ça : une série dont un personnage soit exploité sur une chaîne nationale, et un autre personnage sur une chaîne du câble. Espérons que le traitement sera à la mesure des ambitions des deux chaînes, qui nous offrent un intéressant partenariat ; ce sera donc TBS qui donnera le coup d'envoi, et WOWOW, dans un autre créneau, reprendra le flambeau à partir de la deuxième semaine de diffusion. Vraiment une initiative intéressante. Les audiences seront peut-être, une fois n'est pas coutume, à surveiller, histoire de voir si les résultats sont incitatifs pour une chaîne historique comme TBS. En dépit de cela, le pitch de Double Face m'inspire peu... et la photo promotionnelle à peine plus.

DoubleFace-580

A part ça, on a une saison plutôt intéressante, où de nombreuses séries donnent de l'appétit. A commencer, évidemment, par Yuusha Yoshihiko to Akuryou no Kagi, suite de Yuusha Yoshihiko to Maou no Shiro, certainement l'une des meilleures comédies de 2011 en dépit de son budget de toute évidence rachitique. On se prépare de sérieux fou-rires cet automne !
Parmi les dorama que je goûterai avec plaisir, on trouve Osozaki no Himawari et Tsugunai (même si, ne nous mentons pas, le second a moins de chance d'être sous-titré), Going My Home qui peut se révéler soit très bon, soit très pas du tout, Single Mothers, Resident (mais pas du tout Doctor X), et enfin Kekkon Shinai et TOKYO Airport si le pilote est concluant. Doku peut également faire son petit effet si on a de la chance. Dans le genre thriller, Koukou Nyuushi a aussi piqué ma curiosité. Une série dont par contre je peux vous dire, avec la plus grande certitude, qu'il est hors de question que j'y touche, est Akumu-chan.
Et puis il sera difficile de résister à la tentation de jeter un oeil à PRICELESS...

OK, maintenant c'est à vous : qu'est-ce qui vous fait de l'oeil dans la grille de cet automne ?

Posté par ladyteruki à 20:57 - Dorama Chick - Permalien [#]