ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

20-12-12

The end is nigh

Ok, que tout le monde respire un grand coup : pour le moment, tout va bien !
Les internautes néo-zélandais et australiens sont toujours actifs, le monde n'est donc pas encore plongé dans l'Apocalypse.

Bon, je vous accorde que ça se trouve, l'Apocalypse ne tombera que le 21 décembre à minuit, heure guatémaltèque, hein ; mais disons qu'on peut commencer à se dire que tout ça est une affaire à peu près classée. Je vais quand même garder ma hache près de mon lit, mais en me disant que les zombies ne débarqueront pas forcément cette nuit.
Bien.
Donc ça, c'est fait.

Cependant la question de l'Apocalypse est intéressante, même si elle ne tombe pas un 21 décembre, parce que, eh bien, il y a des tas de personnages de fiction dont on se demande s'ils en mourraient.
Eh non, ce n'est pas nécessairement une évidence !

Highlander

Prenez Duncan McLeod, par exemple. On ne pense plus à ce bon vieux Duncan McLeod, alors que Highlander a quand même égayé les fins d'après-midi de M6 pendant de nombreuses années. Et pourtant, eh bien, pour Duncan McLeod, le deal c'est qu'il est immortel, sauf si on lui coupe la tête. C'est comme ça. Si l'Apocalypse consiste en un nouveau Déluge, par exemple, il est plutôt peinard. Vous allez me dire : ça ne marche pas, Duncan McLeod est devenu mortel dans Highlander: The Source. Soit. Mais la question vaut pour tous les immortels... dont L'Immortelle, Amanda, dont, pour autant qu'on sache, l'immortalité est toujours bel et bien valide.
Mais plus drôle encore, rappelons que les immortels ne se révèlent l'être que si la personne meurt une première fois. C'est-à-dire que quelque soit la façon dont l'Apocalypse s'abat sur le monde... certains d'entre nous vont y survivre et découvrir qu'ils sont immortels. Et à partir de là, non seulement le monde sera probablement détruit voire même invivable (genre si c'est une boule de feu qui s'abat sur notre monde ou qu'une guerre nucléaire explose dans les prochaines heures), ce qui en soi n'est déjà pas marrant à supporter, mais en plus, les autres survivants voudront leur trancher la tête pour déclencher un Quickening ; que du bonheur en perspective, donc.
Dans un registre proche, je pense aux vampires de Buffy et donc Angel. Théoriquement, il faut impérativement leur planter un pieu dans le coeur pour les tuer (ou décapiter, pour ne pas changer, d'après ce que je lis), ce qui explique la fascination des vampires pour les Apocalypses quasi-annuelles de Sunnydale : ils ne risquent rien. A plus forte raison si l'atmosphère de la planète devient irrespirable, puisque les vampires du Whedonverse ne respirent pas (bon, ils fument, mais ils ne respirent pas). Ce qui veut dire que pendant que nous périrons dans d'atroces souffrances, des créatures comme Spike auront droit à la vie éternelle (qu'elles partageront donc avec les immortels, ce qui veut dire que les arts martiaux ne s'éteindront pas avec notre civilisation).

La question se pose d'ailleurs de façon similaire pour les loup-garous puisque, comme chacun sait, seule une balle en argent tirée dans le coeur vient à bout de ces effroyables bestioles. Bon, je ne suis pas très versée en mythologie Teen Wolf (seulement en mythologie Le loup-garou du campus, ce qui d'ailleurs me fait me sentir très vieille), mais a priori ça signifie que plein de lycéens nous survivront. Là encore la perspective est terrifiante, vous en conviendrez !

En revanche, certains autres personnages de télévision ont assez peu de chances d'en réchapper, si jamais l'heure venait à sonner.
Ainsi, comptons parmi les victimes : les sorcières de Charmed et Ma Sorcière Bien-Aimée, les personnages de conte de fée de Once Upon a Time, les mutants de Heroes (dans le cas de Claire Bennet, tout dépend de la façon dont la fin du monde se manifeste, puisque les scénaristes ont déclaré qu'elle pourrait être incinérée ou décapitée) ou de Mutant X, les X-5 de Dark Angel, et bien d'autres.

Quant aux personnages humains, que vous soyez amateur de comédie, de drama, de thrillers conspirationnistes ou dramédie politique, de séries policières, juridiques ou musicales... ils sont tous morts, n'espérez même pas, et inutile d'entrer dans le détail. Quel que soit votre personnage préféré du moment, il y passe, point barre.

Enfin, quelques inconnues subsistent.
D'abord, les personnes touchées par Ned dans Pushing Daisies sont-elles immortelles ? On peut supposer que oui, au sens où elles ne vieillissent pas : on sait que Digby n'a pas pris une ride depuis que Young Ned l'a ressucité ; cependant, rien ne dit qu'une maladie, un accident ou une mort violente n'auraient pas de tragique conséquences. Le cas n'a jamais clairement été abordé. Qui peut être certain que, par exemple, Chuck ne serait pas frappée par une épidémie foudroyante ? Elle reste humaine.
Dans un autre domaine, quid des humains "améliorés" ? Super Jamie, L'homme qui valait trois milliards, et Michael Wiseman de Now & Again, par exemple, sont tellement tunés qu'il est tout-à-fait possible qu'une de leurs options leur permettre de survivre ; dans le cas d'une zombie apocalypse, mettons. D'ailleurs Michael Wiseman est un cerveau greffé dans un corps bionique, ça se trouve même une attaque de zombie ne peut rien sur lui (si, comme l'explique The Walking Dead, les zombies sont en fait des victimes d'une maladie contagieuse provoquant la dégénérescence du cerveau), il y a sans doute toutes sortes de protections pour que le cerveau ne soit absolument pas atteint en cas de morsure.
Enfin, un petit tour par nos amis les extra-terrestres, de l'ado de KYLE XY à Alf en passant par les visiteurs de V et les voisins de The Neighbors : nous n'avons que trop peu d'éléments sur la biologie de ces créatures pour pouvoir avancer ; même dans le cas des héros de Roswell, nous n'avons aucune donnée concluante (le seul cas de décès est celui d'un personnage hybride/alien).
Bon, j'ai arrêté 666 Park Avenue en cours de route (d'autant que, hein), mais on se situe où, avec les Doran, dans la mythologie de cette série-là ? Mortels ou pas ?
Une dernière interrogation pour finir : qu'adviendra-t-il des glisseurs de Sliders ? Si c'est l'Apocalypse, est-ce que ça signifie que c'est l'Apocalypse dans tous les mondes parallèles, ou existe-t-il une dimension dans laquelle l'Apocalypse va se produire ? Si tel est le cas, ils ont peut-être une chance... à condition de se trouver dans le bon monde au bon moment.
Il y en a sans doute d'autres, je vous laisse lever ces lièvres en commentaire.

De toute façon, je sais pas pourquoi on s'inquiète, le Docteur va venir empêcher l'Apocalypse, comme d'habitude, ça se trouve il est même déjà à l'oeuvre pendant qu'on plaisante.
Bon, circulez, demain, vous le voyez, yaura vraiment rien à voir.

Posté par ladyteruki à 16:33 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

02-10-12

Chambre avec vice

Courageusement, whisperintherain et moi-même poursuivons notre défi : regarder puis reviewer absolument chaque pilote de la rentrée. Ne nous laissons pas effrayer par l'ampleur de la tache, et passons donc à un nouveau pilote de cette rentrée américaine. Après les eaux profondes de Last Resort, voici maintenant d'autres ténèbres autrement plus urbaines, avec 666 Park Avenue...
Comme c'est la tradition, le lien au bas de ce post vous permettra d'accéder au blog de whisper ; ce lien sera mis à jour sitôt qu'il aura mis en ligne sa propre review.

666ParkAvenue

La soirée du dimanche soir sur ABC ne me fait pas rêver ; pour prendre la relève d'une série qui s'était dégonflée assez rapidement à mes yeux (Desperate Housewives, vite passée de critique des banlieues huppées à simple soap dramédique) et qui faisait tenir la soirée debout, désormais la chaîne mise sur une combo Once Upon a Time / Revenge / 666 Park Avenue. C'est bien, parce que les formats d'une heure cheap du network sont tous regroupés le même soir ! Et pourtant, 666 Park Avenue, sans jouir du meilleur pilote de tous les temps (loin s'en faut) parvient à donner un semblant de sérieux à cette soirée peu crédible en termes de qualité.

A mesure que la rentrée approchait, j'avais eu l'impression que la série serait essentiellement une chronique de la vie parfois un peu perturbante des habitants d'un building cossu de New York, où se dérouleraient des phénomènes étranges ; la situation semblait idéale pour utiliser la vie privée de ces différents voisins de pallier pour servir une fois de plus un soap, sauf que cette fois, on aurait quelques frissons de temps à autres...
A ma grande surprise, 666 Park Avenue n'est pas si soapesque que ça, et le fantastique n'est pas du tout un prétexte. Le pilote nous montre une série lorgnant sur le thriller surnaturel, assumant relativement bien son choix de genre, et c'est, il faut l'admettre, l'un des deux objets de mon réconfort à l'issue de ce premier épisode. Le pilote ne perd qu'assez peu de temps à disserter de la vie privée des uns et des autres (la seule notable exception étant le couple Brian/Louise, mais apparemment à dessein si on en croit la tournure des évènements) et se focalise énormément sur les caractéristiques redoutables des Doran, ainsi que sur l'emprise du couple sur les jeunes protagonistes de la série.

Le problème de 666 Park Avenue réside, si vous me passez l'expression, justement dans ce couple. Incarné par un Dave Annable aux airs éternels de ravi de la crèche et une Rachael Taylor très décorative mais pas franchement charismatique, ce duo nous promet quelques heures d'insupportable télévision. Le cliché des provinciaux qui débarquent dans la grande ville et qui est facile à berner et manipuler est insultant pour les provinciaux autant que pour les spectateurs ; du coup, la naïveté confondante des personnages augure du pire. Vu qu'à eux deux, ils cumulent tout juste le quart d'un QI d'huître, c'est pas demain la veille qu'ils vont comprendre ce qui se trame entre les murs du Drake. Pourtant, Jane est dépeinte comme une femme intelligente, mais seulement quand il s'agit de béton et de mosaïque, apparemment ; pour le reste elle est totalement stupide. D'un autre côté elle est blonde, certes. Mais ça n'excuse pas tout (et puis c'est même pas une vraie blonde).

Fort heureusement, Terry O'Quinn sauve les meubles. Son interprétation est comme toujours juste, il n'en fait pas des tonnes dans le mystère, et qui plus est, son personnage de Mister Doran est écrit sans lourdeur. Au lieu de prendre des airs énigmatiques, Doran passe à l'action à plusieurs reprises lors de cet épisode inaugural, ne laissant absolument pas planer le doute quant à sa véritable nature.
Ce qui en revanche est intéressant, c'est que les profils de ses "victimes" varient énormément. Pour un homme qui contracte un "bail" pour une raison noble, d'autres sont sans doute moins innocents. Le vice n'est pas l'apanage du propriétaire... En cela, le procédé n'est pas si éloigné de ce qu'explorait The Booth at the End (avec un concept sans doute plus propice à la complexité cependant), dans lequel aucun des co-contractants n'est vraiment tout blanc.
Mais ce qui évite d'avoir l'impression que le personnage est inutilement insondable est aussi, précisément, ce qui donne envie de se heurter brutalement et répétitivement la tête contre les belles pierres du Drake : comment pouvons-nous nous passionner pour la découverte progressive de l'identité de Doran par Jane, si nous savons tout d'entrée de jeu ? Jane ne semble-t-elle pas d'autant plus agaçante ? Evidemment, elle n'assiste pas aux scènes qui nous ont indiqué qui est Doran, on ne doute donc pas plus de son intellect que nécessaire, mais pour autant, cela ne change rien à l'impression de lenteur qui se dégage lentement des investigations de la jeune femme.

Mais peut-être que 666 Park Avenue a prévu ce problème, et qu'il y sera donné un tour de vis rapidement ; à ce stade, il n'est pas encore certain que la série va entièrement reposer sur la façon dont Jane va lentement comprendre quels genres de phénomènes se produisent dans l'immeuble. Il n'y a pas de quoi être défaitiste : pour l'instant, les deux personnages centraux sont stupides, mais les scénaristes ont l'air d'être en plutôt bonne possession de leurs moyens. Certes, ce ne sont pas des dialoguistes de génie, mais enfin, ce pilote est suffisamment bien ficelé pour ne pas craindre, à ce stade, qu'on se fasse trimbaler sempirternellement. Même s'il y a quelques lourdeurs, essentiellement dues au fait que les héros en savent moins que les spectateurs (ce qui implique toujours un problème de rythme et d'impatience), le pilote n'est pas de mauvais augure en ce domaine.

Un mot sur la réalisation, également : elle est plus léchée que ce que j'attendais. Par rapport aux effets spéciaux atroces de Once Upon a Time, ou au visuel toc de Revenge, il est clair à mes yeux que ça remonte le niveau de la soirée. Sans que l'apparence de l'épisode ne soit l'objet d'attentions aussi soutenues que pour certaines autres séries fantastiques (American Horror Story vient à l'esprit), il y a une volonté visible de soigner à la fois le contexte huppé de l'immeuble, et de montrer une série qui ne lésine pas trop sur les moyens lorsqu'il s'agit des angles plus fantastiques. Pas d'écran vert malheureux, pas de maquillage cheap... je m'attendais à pire et j'ai à plusieurs reprises été rassurée. 666 Park Avenue n'est pas un bijou, et n'impose pas forcément un style ultra-personnel d'entrée de jeu, mais il n'y a en tous cas, le résultat est élégant et efficace. Rien de pire pour une série fantastique qu'avoir des visuels qui décrédibilisent tout (I'm looking at you, Once Upon a Time) !

J'ai parlé plus haut de deux choses qui m'avaient réconfortée dans le pilote de 666 Park Avenue. La seconde, et non des moindres, est que je n'ai pas eu peur. Il y a des gens qui recherchent ça, grand bien leur fasse, en ce qui me concerne c'est vraiment un soulagement que de ne pas avoir eu besoin de regarder l'épisode avec une alèze sous les fesses. J'apprécie que ce premier épisode repose sur un fantastique qui ne cherche pas à vous faire attraper votre ours en peluche en appelant votre mère, le visage baigné de larmes, mais plutôt à bâtir une ambiance, un personnage même, calmement. Certes, on doit cela en partie au fait qu'on est sur un network, mais 666 Park Avenue n'est pas une série d'horreur ni d'épouvante, et ça fait du bien d'avoir du fantastique sans serrer les miches ; cependant, la scène dans la cave était plutôt réussie même sans faire piailler les spectateurs comme des fillettes, preuve d'un sens de la mesure fort appréciable pour la froussarde pathologique que je suis (et ça s'est aggravé ces dernières années, donc merci). Et j'ai regardé l'épisode de nuit, en plus ! Nan vraiment, c'est gentil d'avoir pensé aux chochottes comme moi.

Pour autant, est-ce que je vais poursuivre 666 Park Avenue ? Le plus fou c'est que je n'arrive pas à trouver d'éléments totalement négatifs, mais que je n'en ai pas envie plus que ça.
C'est vrai qu'il y a le fait que les deux benêts auxquels on est supposés se lier pour entrer avec eux dans l'univers du Drake sont assez insupportables, ce qui n'aide pas. Sans doute que sans eux, mon impression serait plus positive ; la perspective de suivre les deals de Mr Doran aurait revêtu de l'intérêt, sûrement.
Cette nuit, à l'issue de mon visionnage, j'étais assez pessimiste. Mais c'est à l'écriture de ce post que j'ai réalisé que je n'avais pas vraiment de grief contre le pilote ; simplement il ne m'a pas enthousiasmée. 666 Park Avenue n'est peut-être, tout simplement, pas mon genre. J'ai rarement été très enthousiaste pour une série fantastique (la science-fiction a, comparativement, plus souvent mes faveurs), après tout, et ces choses-là ne se forcent pas. Peut-être me laisserai-je tenter à nouveau dans quelques mois, à la faveur d'un trou dans mon emploi du temps téléphagique (mais certains disent que ces choses-là sont des mythes urbains ; on connait quelqu'un qui connait quelqu'un qui connait quelqu'un, mais le trou dans l'emploi téléphagique n'a jamais vraiment existé). Mais ce n'est pas garanti.

En tous cas, même si je ne reviens jamais à la série, disons qu'on se quitte bons amis. Je n'ai aucune envie de la réduire en charpie, je suis juste pas envoûtée. Vu le contexte, c'est peut-être pas plus mal, d'ailleurs !

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 12:07 - Review vers le futur - Permalien [#]

24-06-12

Not even trying

Ce sont les derniers jours pour que les membres de l'Academy of Television Arts & Sciences votent, afin de pouvoir déterminer les nominations aux Emmy Awards de cette année.
J'ai lu plusieurs articles, certains plus ouvertement narquois que d'autres (mon préféré reste celui sur Rob Lowe), sur le processus qui préside à ces votes : en gros, n'importe qui ou presque peut présenter sa candidature, pourvu de s'acquitter d'une somme ridicule permettant d'entrer dans la compétition (200 dollars plus les frais, pourrait-on dire).

C'est comme ça que les membres de l'Academy se retrouvent à voter parmi un petit millier de candidatures (qu'ils n'ont certainement pas vues dans leur immense majorité, évidemment) pour les acteurs, disons ; on parlait ce soir de la candidature d'Anjelica Huston pour son rôle dans Smash, par exemple, et la liste des prétendants à l'Emmy est vertigineuse.
A partir de là on peut discuter, se moquer et/ou hausser les épaules en décrétant que ce seront toujours les mêmes qui seront nommés, au choix.

Mais par curiosité, j'ai aussi glissé un oeil à une catégorie moins mise en avant, celle des génériques.

Et parmi les productions qui ont soumis leur candidature dans cette catégorie, il y a un nombre ahurissant de séries qui n'ont même pas de générique !

Je peux comprendre qu'on ne soit pas tout-à-fait objectif sur une performance d'acteur : l'acteur lui-même, ou son entourage, ou la production d'une série, tentent le coup même si l'acteur n'a rien fait d'incroyable, parce que ça coûte pas grand'chose et que, bon, on sait pas, sur un malentendu ou une petite gâterie, ça peut marcher.

Mais comment une série comme GCB ose-t-elle présenter ce "truc" qui dure CINQ SECONDES ?

GCB-generique

Tous les génériques soumis au vote n'ont pas forcément du génie, bien-sûr. On pense ce qu'on veut du générique d'Alphas, mettons : il n'est pas mauvais, il n'est juste pas inoubliable. Je comprends honnêtement que la production d'Alphas se soit dit "eh, on n'a pas un générique si mal que ça, tentons !", parce qu'ils ont vraiment essayé de produire un générique avec de la substance, ils ont cherché un thème musical, trouvé un moyen de mettre en scène leur sujet et leur cast... pourquoi pas ? Ils ont bossé sur leur générique, après tout.
Même chose pour New Girl, qui vraisemblablement a essayé de faire quelque chose qui introduise bien son univers et ses personnages, tout en tirant partie de sa star. Le générique de New Girl brûle peut-être la rétine, mais il a le mérite d'avoir une existence tangible.
Pareil, Suits, bon, clairement c'est pas le même genre de générique que Homeland, mais ça se tient, quand même, de candidater quand on a trouvé le moyen de faire un générique qui a de la gueule, et qui a un petit quelque chose d'emblématique et de difficile à oublier. Sans être du grand art comme le générique de Game of Thrones l'an passé, qui forcément place la barre assez haut (comme beaucoup de gagnants précédents dans cette catégorie, d'ailleurs), Suits n'a pas à rougir de son générique.

Mais GCB ? Je sais que la rubrique s'appelle "main title" et qu'il suffit théoriquement que le nom de la série apparaisse, mais quand on n'a même pas eu le courage d'insérer le nom du créateur, sans même parler du cast, dans ce "générique", on est quand même un peu mal placé pour espérer un Emmy, non ?
Ou The Secret Circle ? Ou Smash ? Ou Once Upon a Time, tiens ?
C'est un peu comme si dans les catégories des performances d'acteurs, les gens étaient juste apparus en photo lors d'un épisode au lieu de, vous savez, fournir une performance ! Bon alors je sais, Ellen Burstyn a failli réussir à obtenir un Emmy pour un rôle de 14 secondes ; pour la soumettre au vote, il fallait déjà faire preuve d'un certain culot. Mais c'est quand même 9 secondes de plus que le générique de GCB...
Je sais pas mais, tant qu'à vouloir être nommé dans une catégorie, encore faut-il avoir quelque chose à y présenter ! Même Lab Rats a plus de raisons de postuler que ces séries !

Dans ce genre de situations, j'ai envie de dire aux responsables de GCB : un peu d'humilité ! Des séries avec des génériques décents n'ont pas postulé (il était bien celui de Death Valley, en comparaison !) ; des séries qui partent avec un avantage critique et un meilleur buzz n'ont pas postulé (sinon moi je vote pour le générique de The Good Wife, tant qu'on y est !). Suburgatory avait un générique de 10 secondes, il est potable mais la production n'a pas osé le soumettre, c'est plutôt classe position comme comportement.

Evidemment, à côté de Homeland, Luck, American Horror Story, Boss ou Magic City, il va falloir se lever tôt pour que GCB soit nommée dans cette catégorie le mois prochain. On est relativement tranquilles, de la même façon que Rob Lowe ne devrait pas non plus être nommé non plus pour son incroyable performance dans un téléfilm de Lifetime...
Mais quand même, vous êtes d'accord avec moi, c'est honteux non ?

Posté par ladyteruki à 23:40 - Point Unpleasant - Permalien [#]

02-12-11

Séries créativement contrariées

Cet automne, je n'ai accroché ni sur Once Upon a Time, ni sur Grimm. Les deux m'ont paru manquer dramatiquement de profondeur : Once Upon a Time s'est contentée d'être une série de Robert Halmi prolongée sur toute l'année, et Grimm rajoute simplement du folklore à des intrigues policières dont la teneur ne me semble pas spécialement sortir des sentiers battus.
J'avais pourtant un véritable a priori positif vis-à-vis de ces séries, dans le sens où utiliser les contes de fée pour des séries modernes est, nécessairement, une bonne idée.
Mais j'ai sans doute trop regardé Pushing Daisies, qui reste le conte de fée morbide et merveilleux le plus abouti de la télévision à ce jour.

Ce soir, dans The SeriesLive Show, nous nous sommes attaqués aux séries de contes de fée, et j'ai même résisté à la tentation d'imposer un Into the Show sur Pushing Daisies. Que restait-il à évoquer ? Bien plus de séries que vous ne l'auriez sans doute imaginé au départ, car entre le lancement ce weekend de Neverland, et les vieilles séries inspirées par les contes et légendes, il y avait plus de choix qu'espéré.
En particulier, nous avons passé le Into the Show sur La Caverne de la Rose d'Or, qui à première vue n'est pas forcément une série de contes de fée stricto sensu mais qui en réalité a su incorporer de nombreux contes dans sa narration... Mais on vous en dit plus dans l'émission.

La Caverne de la Rose d'Or, hélas, fait partie de ces fictions qui, comme La Légende d'Aliséa (spéciale dédicace à ma frangine) et autres Desideria, m'ennuient profondément quand elles sont presque invariablement diffusées à Noël. Tout cela manque... de fantaisie. Les moyens financiers, le jeu des acteurs et les effets spéciaux sont moins en faute que l'obsession des scénarios à vouloir créer un conte de fée en copiant des recettes qui doivent une partie de leur charme aux siècles écoulés depuis leur écriture, et à leur pouvoir de métaphore et de paraphrase.
Alors, comment est-ce possible ? Comment suis-je incapable d'apprécier la plupart des fictions touchant de près ou de loin aux princes et princesses alors que le sujet, a priori, m'enchante ?

La réponse est simple. J'ai lu, il y a bien des années maintenant, des contes qui ont transformé à jamais mon regard sur ces récits, et plus rien ne sera jamais pareil. Je veux parler bien-sûr des contes de James Finn Garner, dans lesquels, avec un humour décapant, il remet "au goût du jour" des histoires qui manquaient dramatiquement de politiquement correct.

ContesPolitiquementCorrects
VOILA une série basée sur les contes de fée que je voudrais réellement voir adaptée à la télévision. Avec un vrai parti pris, du recul, le second degré qui manque dramatiquement aux deux séries de cet automne (en particulier Once Upon a Time qui, vu l'état de ses effets spéciaux, n'a pas, en réalité, le luxe de se prendre au sérieux comme elle le fait), du décalage, et énooooormément de créativité. Politiquement correct fait plus pour l'univers des contes de fée que Grimm et Once Upon a Time réunis... leur offrant à la fois une relecture drôle, mais aussi une véritable gourmandise, piochant dans les univers de ces contes énormément d'idées et de personnages, sans jamais oublier le côté terriblement sordide de certaines situations, ni déposséder les histoires de leur merveilleux.
J'ai même un peu envie d'envoyer un exemplaire de chaque recueil de nouvelles de Garner à Bryan Fuller (sait-on jamais, des fois qu'il s'ennuie).

Vous me trouvez cruelle avec Once Upon a Time (à laquelle j'ai pourtant donné une chance au-delà du pilote) et Grimm ? Si j'étais James Finn Garner, je ne dirais plus : "Once Upon a Time est une série sans la moindre once d'originalité, tout juste bonne à amuser les enfants pendant la soirée du réveillon, et les adultes s'ils ont abusé du champagne au point de ne pas saisir le ridicule de la situation"... Je dirais : "Once Upon a Time est une série créativement contrariée idéale pour des spectateurs étant d'une exigence intellectuelle modeste, et loin de nous l'idée de vouloir réfuter leur droit à l'être".
Mais je ne suis pas du tout James Finn Garner. Et je ne suis pas aussi complaisante qu'il peut l'être avec les sorcières à la "bonté défectueuse". Je regrette que ce soient ces deux séries qui aujourd'hui tentent de faire vivre les contes de fée à la télévision américaine avec aussi peu de panache et d'inventivité.

Fort heureusement, ce soir, nous vous parlerons aussi d'autres séries inspirées de contes et légendes, parmi lesquelles The Charmings qui, si un bon rire vaut un bon bifteck, vaut toutes les boucheries-charcuteries de France et de Navarre...

TheSeriesLiveShow-MEAThe SeriesLive Show - 2x03 : Rien que des histoires

Mais le conseil téléphagique du jour, finalement, c'est un peu de laisser tomber les séries, et de foncer lire les nouvelles de James Finn Garner...

Posté par ladyteruki à 21:33 - Entre potes (cast) - Permalien [#]

03-11-11

Désenchantée

Desenchantee

Il y a eu une période pendant laquelle on a connu une crise du générique. Il m'arrive d'en discuter parfois avec d'autres téléphages et de les entendre en parler au passé, comme si c'était résolu. Je n'en suis pas si convaincue. Cette saison nous a apporté très peu de nouveaux génériques, en particulier sur les networks, qui semblent avoir totalement abandonné.
Les rares à être apparus n'ont pourtant rien à envier à leurs aînés. Suburgatory (qui entre parenthèses est la preuve qu'on peut faire quelque chose de sympathique en 9 secondes), Homeland, Boss... autant de séries qui ont su, chacune à sa façon, tirer un avantage de leur générique pour apporter une nouvelle dimension à leurs épisodes, Homeland portant même cela au rang d'art puisque le générique vient même compléter l'exploration de l'un de ses personnages principaux, au lieu de simplement présenter la série ou lui apporter une signature.

Mais je crois que ce qui me fâche plus encore, c'est quand une série reposant en grande partie sur des effets spéciaux ne se donne pas la peine de fournir un générique. C'est la seule chose que je n'ai jamais vraiment pardonnée à Pushing Daisies, bien qu'appréciant les deux petits écrans que la série a proposé pendant sa brève existence. Et c'est ce que je n'arrive pas à tolérer chez Once Upon a Time, Terra Nova... on verra bien ce que décide Grimm.

On en regarde pas Once Upon a Time pour sa mythologie complexe, ses dialogues au cordeau et ses prestations d'acteur impressionnantes. On le regarde, comme un gentil divertissement qu'elle est, comme une série qui a pour avantage premier de faire rêver. Ne serait-ce qu'un peu. Et je vous le demande, où est le rêve dans un malheureux panneau de quelques secondes ? Je serais même prête à mieux accepter un diaporama des différents posters promotionnels plutôt que ce bête écran sans saveur.
Encore moins que les autres, les séries fantastiques ou de science-fiction n'ont pas le droit de se priver de générique. Déjà à titre symbolique, mais aussi parce qu'elles ont un univers à générer et que cela passe par un générique, aussi absurde que ça puisse paraitre au premier abord. On a besoin de se remettre dans le contexte irréel de ce genre de séries. On a besoin de lancer notre imaginaire, qui a vagabondé et s'est même bien souvent mis en veille entre deux épisodes qu'une semaine sépare, parfois plus. C'est encore moins pardonnable à une série de genre.

Alors, cause ou conséquence, je l'ignore, mais mes séries préférées de la rentrée ont quasiment toutes un générique (PanAm et Enlightened faisant exception, mais curieusement, mon attrait pour ces séries est plus fragile en cas d'épisode plus faible, alors que j'ai tendance à pardonner très facilement à Suburgatory, par exemple).
Oh et au fait je confirme : Once Upon a Time ne m'a vraiment pas accrochée au terme de son deuxième épisode. Rapport ou coïncidence, à votre avis ? Ce qui est certain, c'est que ne pas voir de générique m'a mise dans de mauvaises dispositions pour les minutes suivantes. D'ailleurs, cette semaine, Raising Hope m'a semblé plus drôle, et je me demande si le retour du générique (uniquement le temps d'introduire une modification de statut, à tous les couos) n'y est pas pour quelque chose. Voyez ? C'est fou l'influence que peut avoir un générique.

Posté par ladyteruki à 23:09 - Médicament générique - Permalien [#]

24-10-11

We're not in Maine anymore

J'avais 29 ans, 8 mois, 30 jours, 18 heures et 11 minutes lorsque j'ai lancé le pilote de Once Upon a Time. Et immédiatement, j'ai senti une certaine familiarité avec son univers. Oh bien-sûr, nous connaissons tous l'univers des contes de fées dont il s'inspire ; mais ce que je veux dire, c'est que cette envie de n'en faire qu'à sa tête, cette manière de faire son possible avec son budget pour offrir un monde imaginaire, cette tentation de nous divertir avec des couleurs et des personnages étranges... ça me disait quelque chose.
Sans avoir (pour le moment ?) le charme inaltérable de la série à laquelle immédiatement j'ai pensé en regardant les premières images du pilote, Once Upon a Time a réussi au moins sa première mission : capter mon attention en étant réellement différente.
Parce qu'il y a les séries qui le sont, et les séries qui prétendent l'être.

Et Once Upon a Time, sous une forme qui certes nécessite encore un peu de perfection et devra en permanence craindre de devenir ridicule (elle roule déjà à plusieurs reprises sur la ligne blanche) a réellement envie d'apporter quelque chose de nouveau, et y parvient, dans un certain sens. Par effet de comparaison avec la plupart des nouveautés de la rentrée.
Certes dans un premier temps, ce pilote ne nous offre rien que les mini-séries et téléfilms Hallmark Entertainment n'aient déjà proposé plus tôt, pour des raisons évidentes d'ailleurs, mais la simple ambition d'en faire une série sur le long terme tend à indiquer que Once Upon a Time va aller plus loin, du moins faut-il le lui souhaiter.

Sur moi, l'effet de surprise aura donc parfaitement fonctionné, car c'était l'élément capital de l'arrivée de cette série dans les grilles d'ABC une fois toutes les autres nouveautés (ou presque) passées, lorsqu'on a trouvé quelques séries qu'on apprécie mais qu'on a l'impression que la plupart des networks ont manqué d'audace. L'audace d'ABC cette saison, c'est Once Upon a Time qui la porte en étendard, avec une histoire réellement différente des autres séries, et pas juste une variation sur le même principe, genre cette fois l'enquêteur se souvient de tout, ou bien au lieu d'une famille qui vit en banlieue c'est une famille qui déménage en banlieue, etc... C'est aussi cette audace que Once Upon a Time m'a rappelée.
Mais au-delà de la surprise et de l'originalité, ai-je aimé le pilote de Once Upon a Time ? C'est la vraie question et à vrai dire j'ai beau me la poser, je ne suis pas capable d'y répondre.

Parce que la réalité, c'est aussi que les effets spéciaux sont parfois vraiment ratés (le plan avec la Reine qui s'avance parmi la foule au début de l'épisode, lors du mariage, est juste ignoble), qu'une grande partie du cast manque carrément de subtilité et que l'histoire est, on l'a dit, un peu vue et revue.

Au stade du pilote, Once Upon a Time a le mérite de détonner dans le panorama télévisuel du moment, ça joue énormément en sa faveur. Pour moi qui passe un peu ma vie à me plaindre des comédies copiées les unes sur les autres, des procedurals qui ne sont créés que parce que les proedurals ont été les meilleures gagneuses de la télévision américaine pendant une décennie, et tout et tout, eh bien, je voulais qu'on m'emmène ailleurs et qu'on me propose quelque chose de nouveau, voilà, c'est fait. Once Upon a Time ne pourra pas éternellement se reposer là-dessus mais son pilote peut au moins profiter de l'effet de surprise et l'attrait de la nouveauté. C'est éventuellement après que ça se corsera.

Mais vous savez quoi ? Je ne suis pas enchaînée à Once Upon a Time. Je ne lui dois rien. Alors je vais continuer un peu avec cette série pour voir ce qu'elle a dans le ventre, et j'aviserai. C'est l'avantage d'être dans une relation tout-à-fait libre avec un pilote : je vais continuer pour voir ce que ça devient, mais du jour où j'ai l'impression que c'est du grand n'importe quoi, je fais mes valises et bye bye Storybrooke.
Moi, ya rien qui me retient.

OnceUponATime
Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Once Upon a Time de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:36 - Review vers le futur - Permalien [#]

04-08-11

Be gentle, I'm a virgin

En général, à partir du mois de mai, ma politique sur les projets a tendance à se renforcer. Cette politique est la suivante : les annonces ne passeront pas par moi. Je ne veux rien savoir. Pas un résumé, pas un trailer, rien, j'attends le pilote.
Que c'est beau, ces idées toutes arrêtées ! Que c'est noble, ces grands principes !

Et puis, intervient le principe de réalité. Par exemple quand, l'été aidant (ou plutôt empirant), je commence à "devoir" faire des news US sur SeriesLive en l'absence d'autres rédacteurs disponibles/motivés/s'élagant le poil dans la main (rayez la mention inutile). Et là je suis bien obligée de fourrer mon nez dans les projets, y compris les séries qui commencent à l'automne et dont je préférerais me garder la surprise jusqu'au moment de découvrir le pilote.

J'aime bien lancer un pilote sans savoir de quoi ça parle. Je vous l'accorde, parfois ça réserve des surprises moins bonnes que d'autres (on l'a vu avec Against the Wall), mais globalement c'est un procédé qui me correspond mieux, et depuis deux ou trois saisons que j'aborde une nouvelle saison américaine de la sorte, on peut dire que je suis satisfaite du système. C'est la raison pour laquelle je vous prépare souvent de modestes résumés des séries nippones à venir sur une saison donnée, sans faire la même chose pour les USA. Bon pis, ya suffisamment de monde qui le fait sur les USA, z'avez pas besoin de moi en plus, hein.

Or, donc, cet été, il s'avère que j'en vois passer, des projets. Evidemment ça dépend de l'actu, et du contenu de cette actu (si ce sont des posters promotionnels, je ne risque pas grand'chose si ce n'est découvrir le thème de la série, genre avec The Secret Circle, par exemple, je peux déjà vous dire que le visionnage du pilote ne va pas être triste, vu que ados + sorcières, c'est plutôt un tue l'amour qu'autre chose pour moi). Mais reste que pour CERTAINS projets, j'ai quand même quelques petites notions qui progressivement commencent à entrer dans ma caboche ; et le problème, c'est que quand on écrit une news, on en intègre infiniment vite le contenu. Je fais mon possible pour me débarrasser d'un maximum de souvenirs, éviter les videos de promo quand c'est possible et tout et tout, m'enfin, on peut pas totalement échapper à tout ça une fois qu'on commence à écrire des news dessus.

Aussi, je ne vous ferai pas plus de tour d'horizon de la saison cette année que je n'en ai fait les années précédentes. Mais je voulais quand même dire un mot sur quelques remarques que je me suis faites avec le peu d'information que je lis et les choses que je vois passer sur Twitter (vu que Twitter se fiche bien de ma politique de pré-rentrée et me bombarde d'informations). Il n'y a pas exactement de séries que j'attends : ce concept m'est, pour les raisons expliquées ci-dessus, devenu étranger : si on en sait peu sur un projet, on peut l'aborder avec le moins possible d'a priori ; c'est d'ailleurs bien le but de la chose. Mais il se dessine malgré moi un vague croquis des séries qui me semblent intéressantes, parce que profondément différentes.

AmericanHorrorStory
Ainsi, American Horror Story me semble original. Le problème c'est que je m'en serais tenue à ça, je n'aurais aucune idée préconçue et ç'aurait été parfait ; mais depuis que je sais qu'on y trouve Dylan McDermott et Connie Britton, j'ai des attentes côté cast, et depuis que je sais que Ryan Murphy est à la barre, je suis dubitative (on se souviendra que je jette mentalement des fleurs à la moindre mention de Pretty Handsome, mais conspue Glee depuis le 4 ou 5e épisode de la deuxième saison). Rien que pour ça je sens que le visionnage du pilote sera sensible, outre le fait que je ne raffole pas du concept de se faire peur à la télévision (ou au cinéma, d'ailleurs).
De la même façon, Once Upon a Time aurait été tentant si maintenant je n'en connaissais pas l'histoire qui me semble bateau et digne d'un téléfilm de SyFy réalisé par un quelconque membre de la famille Halmi. En l'état, et sauf si je parviens à m'extraire les extraits de la mémoire par je-ne-sais-quel miracle, je vais probablement regarder le pilote à reculons alors que c'est quand même vachement plus original qu'encore une série policière supplémentaire.
J'ai aussi entendu parler de 2 Broke Girls, par exemple, et j'aurais au contraire voulu me sentir moins enthousiaste alors que j'en sais peu sur la série, mais que le peu que j'en sais me plaît.
Au bout du compte, ça se produit quand même pour pas mal de séries. Et c'est bien ce qui m'ennuie.

J'aimerais trouver, en fait, la façon d'atteindre une réelle objectivité au moment de lancer un pilote qui m'est inédit. Je regarde tellement de pilotes que c'est souvent impossible : pour les séries étrangères, il faut surveiller les news pour savoir que la série sort, parce qu'on ne risque pas d'être noyés sous les infos, et donc on ne parvient pas à être "vierge" de tout présupposé en lançant le premier épisode. Sans compter que, de par mes attributions sur SeriesLive, il m'est impossible d'ignorer volontairement une série australienne ou japonaise qui s'apprête à débuter. Toute l'année, je regarde des pilotes, mais on ne cagoule jamais un pilote réellement par hasard : il y a les séries anciennes, dont on a nécessairement entendu parler, les séries méconnues mais sur lesquelles on va se renseigner pendant que ça cagoule, ne serait-ce que pour s'assurer qu'on va bien tomber sur une série et pas une émission quelconque, et ainsi de suite. Sans compter les pilotes que j'ai déjà vus, il y a quelques mois ou une décennie, que je retente avec, forcément, une idée derrière la tête.
Alors, ce laboratoire de l'objectivité, je ne peux le mener que sur les séries américaines de la rentrée prochaine, parce que je peux plus facilement gérer les flux d'informations à leur sujet (je sais où regarder, et donc où ne pas regarder). Mais ça reste encore insuffisant.

Et je continue d'entamer chaque année des séries tout en ayant un biais, et ça me dérange. Je voudrais bien leur laisser une chance de remplir leur office uniquement par elles-mêmes, à toutes ces nouveautés. Dans une ère de communication instantanée, de promo à outrance et de buzz permanent, je sais que ça relève de la gageure. Mais ce serait un défi intéressant à réussir au moins une fois. Mais comment ?

Posté par ladyteruki à 23:32 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


  1