ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

29-07-11

Si c'est comme ça eh ben...

Ce soir, ils reviennent ! Les trublions du SeriesLive Show comme vous ne les avez jamais entendus...

Ces mots étaient supposés introduire un post extatique sur le retour du SeriesLive Show en ce mois de juillet. Mais un bug m'en a vicieusement empêchée. J'avais une ou deux heures pour trouver une nouvelle idée de post et agir en conséquence, rédiger un post l'air de rien, et pas faire ma chieuse.

Parler de mon tout nouveau DVD de Downton Abbey. Parce que je trouve que je me vante pas assez souvent.
Faire un post sur mon visionnage des 10 premiers épisodes de Friday Night Lights (oui j'ai commencé dimanche soir, pourquoi ?)
Finir d'ajouter des arguments à mon post sur le sexe dans les séries, dû à l'abus de Noah's Arc et Exes & Ohs.
Evoquer mes projets pour le blog parce qu'il s'avère qu'il y en a. Et qu'ils prennent presque forme, dites donc.

Les idées ne manquaient pas.

Mais non. Je suis infiniment trop fâchée. Ouais, je suis un bébé qui boude, on peut le dire.
Nan mais des fois, on voudrait juste que les gens soient un peu rigoureux, quoi. Alors juste une fois, c'est moi qui ne vais pas l'être. Je sais pas encore si vous serez plus indulgents que moi mais pour ma défense, on ne peut pas dire que vous manquiez de lecture ce mois-ci avec mes posts quasi-quotidiens...

Posté par ladyteruki à 23:01 - Point Unpleasant - Permalien [#]

20-07-11

The X Word

C'est en cagoulant mes épisodes de Noah's Arc que je suis tombée sur Exes & Ohs. Encore une série dont personne ne s'est dépêché de parler, et pourtant il s'agit d'une co-prod entre Showcase au Canada et LOGO aux USA, et dont la 2e saison vient de démarrer. Mais faut pas compter sur mes sources habituelles sur le Canada pour m'en parler, apparemment. Vous comprendrez que je fasse un peu la tête de devoir à un hasard total de découvrir une série pourtant pas spécialement confidentielle.

On ne peut pourtant pas vraiment dire que je sois spécialement friande de séries lesbiennes. Déjà niveau séries gay, sortie du pilote de Queer As Folk qui est un absolu classique pour moi (comment ça lequel ? Mais le britannique, évidemment), je n'en regarde pas souvent, d'où d'ailleurs le statut très exceptionnel de Noah's Arc ce weekend (c'était vraiment circonstanciel plutôt qu'autre chose), et pourtant j'aime les hommes. Mais alors des lesbiennes...
Mais enfin, zut à la fin, un pilote reste un pilote et j'aime pas me priver. Vous me connaissez.

Il faut aussi que je vous raconte quelque chose sur une expérience téléphagique traumatisante : le soir où j'ai découvert The L Word. Je n'en parle pas souvent parce que j'ai fait plusieurs années de thérapie pour réussir à occulter ce souvenir. J'avais attaqué le pilote sans idée préconçue, simplement en sachant que les réactions positives avaient été nombreuses. Mais l'étalage de vulgarité avait eu vite raison de moi. Ai-je regardé ce premier épisode jusqu'au bout ? Je le crois mais n'en suis pas sûre. C'était vraiment à la limite de l'écoeurement... Le monde dégageait une aura malsaine ce soir-là, et désormais dans ma tête, The L Word est associée à la folie de ce monde décadent. M'en souviendrai toute ma vie de cette soirée-là ; je l'ai finie, recroquevillée dans un coin de mon lit, en me disant qu'il y a des soirs où le monde est moche.
Alors les séries de lesbiennes, allez savoir pourquoi, mais depuis lors, ça m'attirait encore moins. Déjà c'est pas mon univers mais si c'est pour le retranscrire avec un mauvais goût prononcé, franchement je m'épargne le voyage.

ExesandOhs
Dans ce contexte, Exes & Ohs (parce que XOXO, fallait y penser) se révèle être en fait une gentille comédie rafraîchissante. Certes, après avoir passé ces dernières semaines devant du Single Ladies ou du Noah's Arc, bien que sporadiquement, mes standards avaient quand même bien baissé, mais d'un autre côté je n'attends pas vraiment de révélation ébouriffante dans ce registre amoureux qui généralement a plutôt tendance à me rebuter (la seule romance que je trouve réellement transcendante est celle de Pushing Daisies, et ça tient plus à la réalisation et aux inventions autour de l'interdiction de se toucher, qu'aux enjeux amoureux eux-mêmes et notamment le triangle avec Olive).

Alors Exes & Ohs, dans cette pluie de références, ça se situe où ? En fait, ça m'a fait penser à une version lesbienne de 30 Rock. Dans le sens où, mentalement et physiquement, Jennifer, l'héroïne de Exes & Ohs ressemble déjà énormément à Liz Lemon, et en plus on a une comédie qui s'ingénie à placer cette héroïne dans des situations embarrassantes (mais pas humiliantes) qui la rendent juste ce qu'il faut de pathétique et de sympathique aux yeux du spectateurs.
A cela s'ajoute une galerie de portraits pas lourdingue, puisque les copines de Jennifer sont relativement en retrait (ce qui permet de ne pas avoir trop le temps de se plaindre de leur côté un peu stéréotypé), mais tout de même divertissante et diversifiée.
Et puis surtout, LA bonne idée de la série, c'est le personnage de Sam, qui plus est parfaitement castée en la personne de la ravissante Marnie Alton, une raison à elle seule de devenir lesbienne, fraîche, drôle, ravissante, ah zut je l'ai déjà dit, pétillante, pleine d'énergie et de naturel. Et ravissante.
Jennifer et Sam forment un parfait binôme, un duo à la fois dynamique (les éternels opposés) mais pas trop déséquilibré (si sur le papier, Jennifer serait plutôt genre Charlotte York, et Sam... Samantha Jones, dans les faits ça donne quelque chose de moins radical), et du coup leurs échanges fonctionnent bien.

Exes & Ohs prend aussi le parti pris de ne pas trop se préoccuper de sexe : il ne s'agit pas vraiment d'en parler, et pas plus d'en montrer. Un peu comme Noah's Arc, l'idée est avant tout de parler romance, et le reste viendra ou pas. Il faudrait regarder les épisodes suivants pour s'en assurer (pour le moment, je ne suis pas sûre de le faire, mais j'avoue l'envisager), mais a priori c'est pas une priorité de la série (en fait, MOINS que Noah's Arc qui aimait quand même bien en rajouter dans le eye candy pour gays en manque de gros muscles huilés, d'abdos en acier forgé et de fessiers rebondis ; ici il n'y a pas un nichon qui dépasse, rien). On peut trouver ça niais mais, vu mon expérience avec The L Word, j'étais pas déçue. Et puis pourquoi parler de lesbiennes devrait-il forcément conduire à voir des lesbiennes s'exhiber ?
Voyez, c'est à ça qu'on voit que ce blog est tenu par une femme hétérosexuelle à presque 100%, c'est que pour les mecs ça m'a pas dérangée (bien que les montagnes musculeuses de Noah's Arc ne soient pas mon genre), alors que les lesbiennes pas trop démonstratives d'Exes & Ohs étaient pile ce que je voulais en voir. Ce serait intéressant de savoir ce qu'une femme lesbienne en penserait, ce qu'un homme hétéro en penserait, etc...

Mais enfin, bon, les personnages de Jennifer et Sam dégagent un fort potentiel de sympathie, l'intrigue de ce premier épisode était pas trop mal, et on sent qu'il y a une volonté derrière (clairement affichée par le titre du court-métrage dont la série est inspirée) de parler des règles du jeu en matière de relations sentimentales dans le monde lesbien, puisqu'apparemment le fonctionnement diffère. Et j'avoue que j'étais pas mécontente de tomber sur Heather Matarazzo, quittée il y a quelques jours à peine puisqu'elle était dans les tous derniers épisodes de Roseanne (décidément le monde est petit en ce moment !) dans un rôle qui lui sied parfaitement, même s'il faisait partie de ceux qui étaient peu développés.
Donc bilan positif pour ce pilote, pas de quoi changer la face du monde, mais un bon petit moment. Et puis la première saison ne compte que six épisodes, alors franchement, je pense que la décision va être vite prise. Enfin, j'ai d'autres chats à fouetter, et je pense qu'à un moment je vais avoir besoin d'avoir quelque chose de plus solide à me mettre sous la dent, quand ma convalescence de mon intégrale de Roseanne, justement, sera finie, mais bon. Franchement, je me ferai plus facilement six épisodes de Exes & Ohs que de The L Word.

Faites-moi penser à vous filer le générique à l'occasion, il n'est pas extraordinaire lui non plus, mais il a un petit quelque chose de sympathique qui rend les personnages tout de suite très agréables. Faut que je vous en reparle.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Exes & Ohs de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 15:46 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

17-07-11

Total ellipse of the heart (Part. 2)

En période de décompression téléphagique, c'est la même chose qu'après une relation amoureuse intense : il y a toujours un effet "rebound". Dans le cas (le mien) qui nous préoccupe (beaucoup), mon ex serait donc Roseanne, et mon rebound guy... Noah's Arc. Question 5
Ne me demandez pas, je ne sais pas d'où ça me vient. J'avais déterré les cagoules suite à mes posts sur Single Ladies (ça devient effrayant le nombre d'occurrences de ce tag sur ce blog...) et avais revu le pilote, dans le cadre d'un mini-cycle de séries blacks. Je persiste à penser que c'est une sous-culture américaine qui gagne à être approfondie, et je persiste à dire que j'ai pls de mal avec les comédies que les dramédies. Je cherche toujours mon pilote de Soul Food, d'ailleurs.
Bref.

NoahsArc
Donc voilà, j'ai passé le weekend (outre les deux excellentissimes épisodes de The Yard qui sont sortis après le pilote, outre le pilote de Crownies, outre le revisionnage de plusieurs scènes-clé de Game of Thrones, outre le pilote que je comptais vous proposer ce soir pis finalement ce sera la semaine prochaine, outre le pilote de Exes & Ohs, outre, outre, outre) devant Noah's Arc, et je dois dire que, quand on n'attend rien d'une série, celle-ci n'est pas si dégueulasse que ça. Étrangement on s'attache à certains personnages avec le temps (principalement Noah, qui en fait, malgré ses drôles de lèvres supersoniques, finit par être mignon comme un chaton ; un chaton avec de drôles de lèvres supersoniques, mais quand même), les intrigues sont indigentes mais maintenant que je regarde Single Ladies j'ai plus le droit de me plaindre de ce côté un peu Harlequin. Les mecs sont pas beaux, tout en muscles et dans des fringues pas possibles, donc je peux même pas dire que c'est parce que je me rince l'oeil. Non, c'est vraiment une pure série de transition.
Pourtant, une ou deux fois, j'ai versé une vague larmouchette (rapport au fait que Noah a des moues de chaton... avec de drôles de lèvres supersoniques, mais quand même), et il faut quand même reconnaître que la façon qu'a la série de traiter du HIV est plutôt courageuse (c'est pas le final de Corky mais ça se regarde, quoi).
C'est fou comme, quand on baisse un peu ses standards, on peut apprécier vaguement une série qu'on avait sévèrement flinguée il y a quelques années.

Mais c'est pas vraiment de Noah's Arc dont je voulais parler, mais de ce qui s'est passé au début de l'avant-dernier épisode de la saison 2. Du coup si jamais vous comptiez regarder la série, on sait pas ça peut arriver, genre si vous êtes en manque de Roseanne, je préconise de sauter ce paragraphe. Dans l'épisode précédent, Noah s'est fait attaquer dans une station-service, et méchamment abîmer because juste parce qu'il est gay (là encore, pas forcément le sujet que je pensais voir exploré en détail par une série dont le ton est de la gamme de Sex & the City), la scène clôturant l'épisode nous montrant Noah évanoui par terre. Et donc, l'épisode suivant, qui est l'avant-dernier épisode de la série, reprend... eh bien, à l'hôpital. Fin des spoilers mais restez sur vos gardes parce que je vais me servir de cette exemple dans ma démonstration.

Je vais reprendre ma diatribe anti-ellipse, parce que vraiment les ellipses m'énervent. Mais ici, ce n'est pas parce que je pense que l'ellipse rend la scène ridicule, ni lui confère un côté cliché. C'est parce que, dans notre cas, l'ellipse vient de gâcher un beau moment de téléphagie.

Est-ce que dramatiquement, ce n'était pas plus intéressant de se demander comment la suite se passait pour Noah ? Le mec est à terre, comment va-t-il s'en sortir ? Il appelle de l'aide ? Quelqu'un vient à son secours ? Combien de temps est-il resté comme ça (bon ça n'a pas besoin d'être en temps réel non plus, évidemment) ?

Même en ayant passé mon weekend avec Noah, Wade, Ricky et les autres, je me rends bien compte que le drame qui fait frémir, ce n'est pas vraiment la priorité de la série. On parle d'une dramédie avant tout. Mais si une dramédie veut explorer une intrigue sombre comme celle-ci, j'attends qu'elle le fasse avec un minimum de dramatisation.

Mais quand j'y réfléchis, combien j'ai vu de séries nous faire le coup de plonger le personnage dans une terrible situation, et après pouf, il est entouré par ses proches, à l'hôpital, ou à la maison, ou qu'importe, et on aborde directement la phase où le personnage va essayer de dépasser cette expérience traumatique. Moi je veux bien mais on ne m'a même pas vraiment montré à quel point elle était traumatique. Parce que le vrai traumatisme, on ne m'ôtera pas de l'idée qu'il n'a pas eu lieu pendant, mais bien après, quand l'adrénaline et les tentatives pour échapper au pire sont derrière. Pas pendant l'agression ou l'accident. Mais les secondes qui suivent, quand la douleur débarque et qu'on comprend ce qu'il vient de se passer. Et qu'il faut maintenant se tirer de là. Là on a un personnage qui agonise par terre, je voudrais savoir ce qui se passe dans sa tête ! Comment il fait pour se retrouver dans un endroit où il est en sécurité ?

Donc je n'aime toujours pas les ellipses (certaines sont nécessaires évidemment, mais je n'en démordrai pas, beaucoup n'ont pas autant d'intérêt que les scénaristes le croient), et cette fois j'ai une nouvelle raison de m'en plaindre.

Bon, sur ce je vous laisse, le dernier épisode m'attend. J'ai pas encore décidé si j'allais cagouler le film. J'espère que dans tous les cas, le Dieu de la Téléphagie me pardonnera ce weekend de péchés contre le bon goût téléphagique, et me guidera vers une série un peu plus solide rapidement. Je voulais me refaire le pilote de Friday Night Lights depuis plusieurs mois, c'est peut-être justement le moment ? Sinon évidemment j'ai plein d'autres trucs sur ma liste, comme finir l'intégrale de Gilmore Girls, m'envoyer enfin celle de Jack & Bobby, et tout et tout, mais vous savez ce que c'est, dans ces cas-là, on n'a envie de rien.

Posté par ladyteruki à 20:19 - Série de valeurs - Permalien [#]

11-06-09

Carrie Bradshaw n'a qu'a bien se tenir

...A moins que ce ne soit le contraire et qu'il faille la décoincer.
Darren Star a beau gloser sur Sex & the City, on ne m'ôtera pas de l'idée, depuis quelques temps, qu'il n'a rien inventé avec cette série, voire qu'il l'a honteusement copiée sur une autre. Sauf que l'autre, elle est méconnue. Donc on va en parler.

Mais avant de débuter ce post La preuve par trois, on va faire un petit retour en arrière, histoire de resituer le contexte. C'est toujours intéressant, le contexte. Après des années passées à regarder Sex & the City (bien aidée par les multiples rediffusions de M6), et à lire les divers articles sur le sujet ("oh comme c'est courageux, oh comme c'est original"), je pensais avoir fait le tour du sujet de la nana qui écrit sur sa vie sexuelle et dont on porte ensuite les publications sur le petit écran. Laissez-moi donc vous présenter Zane, une femme qui écrit sur le sexe et dont on a ensuite porté les publications sur le petit écran... en 1997  (plusieurs mois avant que ne naisse Sex & the City... on ne pourra donc guère taxer la série d'opportunisme). En 2007, Zane's Sex Chronicles est mise en chantier et d'ailleurs c'est fou ce qu'on apprend sur une série en lisant les annonces de casting qui s'y rapportent, sur le principe de décrire la vie sexuelle de femmes de couleur. Pas forcément riches et new-yorkaises soit dit en passant. Diffusée sur une chaîne moins prestigieuse que HBO (en l'occurrence CineMax), la série ne compte que 12 épisodes.
Les présentations étant faites, on est lancés.
Ah, non, avant que je n'oublie :
___avertissement_16_ans___

ZanesSexChronicles___1
Ah oui, l'avertissement est nécessaire. Bon, à la rigueur, je pourrais mettre -12 mais je suis de la vieille école. Car il faut bien le dire : Zane's Sex Chronicles est plus une série érotique qu'autre chose. Non que ce soit un mal mais il faut quand même bien admettre que niveau scénario, on reste assez limités. Et comme la réalisation n'est pas non plus tip-top (j'aime bien cette expression, pourquoi je ne l'utilise pas plus souvent ?), on a l'impression d'assister à quelque chose d'assez bas de gamme. Il faut dire que les scènes au lit se succèdent avec une rapidité déconcertante, et dans des situations un peu trop rocambolesques pour être prises au sérieux. "Oh tiens, je suis dans une laverie, si je m'envoyais en l'air sur le sèche-linge ?", "une fliquette me soupçonne de transporter de la drogue et me fait une fouille au corps", et autre commodités. Et on ne s'amuse pas à garder le soutien-gorge ici : ça reste relativement explicite. Bon, c'est pas hardcore non plus, mais on est quand même déjà un cran au-dessus.

ZanesSexChronicles___2
Arrivée à une vingtaine de minutes, la série a fini de juste... hm, introduire ses personnages, et commence à parler histoires. Un peu. Enfin disons qu'on a droit aux éternels bavardages de poulettes, et très franchement, comme Miranda, j'ai envie de dire "on est des femmes adultes intelligentes, on travaille... on ne peut pas parler d'autre chose pour une fois ?". D'accord ce n'est pas le propos de la série, mais de toute évidence on n'ira pas tellement plus loin dans l'analyse des relations hommes/femmes que Sex & the City. Plutôt le contraire. Pourtant, en s'appuyant d'une part sur les écrits de la mystérieuse Zane (lus à l'écran par les différentes héroïnes), et d'autre part sur les répliques à peu près humoristiques du personnage de Anna Marie sur scène, la série aurait les instruments pour aller plus loin.

ZanesSexChronicles___3
Mais finalement, peut-être que ce n'est pas le but du jeu. Peut-être que le but du jeu, c'est juste de faire part d'expériences de femmes. Et ici, l'expérience est finalement typiquement féminine : il s'agit de parler de fantasmes plus que de passages à l'acte. Je trouve ça assez féminin d'utiliser le concept des histoires qu'on écrit (ou qu'on dit, dans le cas d'Anna Marie), pour se faire rêver, mais sans nécessairement chercher à les faire devenir réalité (ou pour se consoler parce que ce n'est pas le cas). D'ailleurs Zane's Sex Chronicles, à travers ses situations un peu téléphonées, est finalement le portrait d'un groupe de femmes assez frustrées dans leur vie émotionnelle et/ou sexuelle, à l'instar de Maricruz qui s'envoie en l'air avec son ex-mari, et qui donc est plutôt satisfaite sexuellement, mais culpabilise à mort sur cette relation d'autant qu'elle sait que si ça s'est fini avec l'ex étalon en question, c'est parce qu'il l'a trompée (et n'y voit pas grand mal). Ces portraits sont finalement moins outranciers que ceux de Sex & the City. Ils parlent autant d'envie, de désir, que de sexe.

La question se posera surtout, à mes yeux, de savoir en quoi les chroniques de Zane sont spécifiquement adaptées aux femmes de couleur. Autant Sex & the City défend de toute évidence un style de vie qui n'est pas celui de la première trentenaire venue (mais comment le saurais-je après tout, je n'ai que 27 ans ?), autant ici on a affaire à des parcours plus réalistes qui ne jouent sur aucune particularité sociale. Je peux comprendre qu'une série comme The DL Chronicles, ou à l'extrême rigueur Noah's Arc, dont le parti-pris est également de se pencher sur la vie sexuelle d'une communauté en particulier (et où d'ailleurs le style et les moyens sont assez similaires... hm, on va croire que je cherche à concurrencer sexactu, maintenant...), aient opté pour une étiquette "black", mais rien ne le justifie, du moins dans le pilote. Ce n'est pas gravissime, mais ça demande quand même réflexion...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Zane's Sex Chronicles de SeriesLive. Merci Maxx !
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Posté par ladyteruki à 10:07 - La preuve par trois - Permalien [#]

27-05-09

Fiching

Un quatrième post aujourd'hui (quelle santé, quelle jeunesse !), mais plus mineur que les précédents, un tout petit 3615 My (So-Called) Life, histoire de tirer mon chapeau à Eske pour sa patience. Il a en effet mis en ligne sur SeriesLive une partie des fiches que je lui avais envoyées, et qui sont les suivantes :
- Dante's Cove
- Guiding Light
- Noah's Arc
- Space Precinct
- The DL Chronicles
- The Lair

Evidemment, les posts sur ces séries ont été mis à jour, et si ce n'était encore fait, vous pouvez aller y jeter un oeil en suivant les tags... Quelle petite machine bien huilée, tout ça !
Prochaine fournée dans quelques jours, avec cette fois les fiches de séries nippones que j'ai envoyées...

Et tant que j'en suis aux messages personnels, félicitations à rei, ma frangine, qui s'est hissée à la 4e place du quizz de SeriesLive cette semaine. Bravo soeurette ! Continue à tenter de ramener les biffetons à la maison, je suis toujours en désintoxication...

Posté par ladyteruki à 21:42 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

11-05-09

[DL] Noah's Arc

On se calme, dans les rangs... vous croyez quoi, que ça va être la fête du slip ? Bah ne retenez pas votre souffle, le générique de Noah's Arc, c'est vraiment pas la panacée. Au moins, c'est à l'image de la série : sage comme une image. Ou plutôt, comme des images, qui défilent en un ravissant petit diaporama... l'imagination, c'est juste beau, vous ne trouvez pas ?

NoahsArc
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Ce qui est bien, c'est qu'au moins, on vous résume tout ce qu'il y a à savoir sur la personnalité des protagonistes en un générique, grâce aux quelques petites bandes de texte qui passent rapidement avec les images (oui, il faut essayer de ne pas loucher sur les sourires adamantins et se concentrer sur ce qui est écrit, mais c'est faisable, juré). Je pense d'ailleurs que c'est en fait la totalité des indications données aux acteurs qui apparaissent ici...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Noah's Arc de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:35 - Médicament générique - Permalien [#]

Those were the gays !

Woah, attendez, que je sois certaine d'avoir bien compris... il existe quelque part dans l'univers une série gay dont Nakayomi n'a pas encore parlé ? J'ai forcément loupé quelque chose au moment de ma recherche, c'est pas possible.

Alors permettez que je vous présente à Noah's Arc, série américaine de deux saisons, dont à l'instant précis je suis sûre que d'aucuns se demandent comment diable ils ont pu ne pas en entendre parler plus tôt. C'est pourtant une jolie histoire que je m'en vais vous raconter ici, car le pilote de Noah's Arc a été tourné de façon entièrement indépendante (= attention, c'est cheap), avant de remporter un franc succès en festival et sur le circuit indépendant (je ne savais même pas qu'il existait un circuit indépendant pour la télé jusqu'à ce que Wikipedia me le dise) et de finir par se voir offrir une carrière télévisuelle presque digne de ce nom. Presque parce que, bah, je répète, qui ici en a entendu parler ? Normal, reprenons les choses au commencement : qui connait la chaîne LOGO ? C'est bien ce que je pensais.

J'ai attaqué le pilote de Noah's Arc sans a priori : c'est pas parce qu'une série est labellisée "gay" qu'elle est forcément nulle. Je veux dire par là que tout le monde n'est pas Dante's Cove, quoi (d'un autre côté Dante's Cove est sorti en DVD même en France alors, bon, c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres à partir de là...).

Mais c'est hélas à ce stade qu'on bascule dans la tragédie, quand ce post se change en mauvaise nouvelle de plusieurs milliers de caractères sur votre écran. Bah croyez bien que j'en suis désolée.
Parce qu'une chose était sûre, en tous cas : c'est que je n'avais pas besoin de Wikipedia pour m'expliquer que la série fait amateur. Notamment au niveau du jeu des acteurs. C'est d'une fluidité assez spéciale, quand même... Non, n'y voyez pas là un jeu de mot. Disons que tout ce petit monde a autant de talent à eux tous à l'écran qu'un ongle incarné de Miley Cirus, ce qui est pas loin d'être la pire insulte que j'aie en stock... Et puis, comme ils sont bourrés de talent, ils sont aussi d'un naturel épatant... ou pas. Car chaque personnage est stéréotypé au possible, et c'est assez vite lassant. Le scénario n'aide pas, je vous l'accorde. Mais les acteurs, ils s'embourbent, les pauvres.

Alors d'un côté, il me faut quand même l'avouer, c'était largement moins chiant que The DL Chronicles (rien à voir avec ce que vous pensez... ni avec ça non plus) qui par rapport, se prenait beaucoup plus au sérieux, peut-être aussi parce qu'un thème commun aux deux séries, l'homosexualité dans la communauté afro-américaine, poussait à un peu plus de militantisme que dans Noah's Arc, qui a décidé de tout simplement nous servir un Sex & the City gay, black, et situé à Los Angeles (donc oui, ça n'a plus grand rapport avec Sex & the City, je l'admets, mais j'ai trouvé la séance de drague sur le canapé assez ressemblante), bref de ne pas chercher à démontrer ci ou ça, dénoncer un problème de société ou un cas particulier de la condition homosexuelle, mais juste de raconter des histoires où tous les personnages sont gays, blacks, et avec des T-shirt fashion parce qu'il faut pas déconner non plus.
The DL Chronicles, on va faire d'une pierre deux coups, était l'occasion de montrer du doigt les hommes qui n'assument qu'à moitié leur sexualité pour de bêtes raisons culturelles, ce qui n'empêchait pas, dans mon souvenir (mais le test du pilote remonte à des mois de cela... cela dit j'ai ptet un générique quelque part, faut que je regarde), quelques léchouilles d'usage dans ce type de fiction. Mais à trop vouloir dénoncer une certaine omerta, The DL Chronicles devenait épouvantablement rasoir avant même que le pilote soit fini, ce qui, dans une série comportant quelques scènes à peu près affriolantes, est quand même désolant. Voilà, ça, c'est fait, comme ça on n'aura pas à y revenir.

D'ailleurs on retrouve aussi la même politique côté sexe que dans la célèbre série de HBO : laaaaargement moins explicite que Dante's Cove, Noah's Arc se contente de pitits bisous mouillés, de torses nus (et épilés, pffff...), et deux trois parties de jambes en l'air surtout pas trop choquantes, alors que bon, c'est pas comme si on imaginait que le public n'ait pas vu la chose venir dés les premières scènes du pilote. Bref, rien d'affolant à l'horizon, bien que je ne sache dire s'il s'agit là d'un bon ou d'un mauvais point pour la série. C'est sûr que ça lui évite de tomber dans le racolage facile, mais d'un autre côté, vu que côté scénario c'est le vide intersidéral, et que les performances d'acteurs ne valent pas tripette, il ne reste plus grand'chose à regarder.

Louable était pourtant l'intention de Noah's Arc de simplement nous divertir gentillement, mais son manque de moyens (conduisant à un casting au rabais, à commencer par l'interprète de Noah qui a VRAIMENT besoin d'une chirurgie des lèvres TTU, car, non, retrousser les babines au lieu de sourire, ça n'est pas du tout sexy quand on se cogne le bout du nez avec) et ses personnages épouvantables exténueront jusqu'au plus courageux d'entre vous. Quoique, quand on s'est tapé les 3 saisons de Dante's Cove, on peut tout tenter. Donc si vous n'êtes pas Nakayomi et sa légendaire ouverture d'esprit sur les séries mal gaulées, faites au plus simple : lisez la fiche Wikipedia, ptet la fiche sur tv.com histoire de, et puis hop-là, considérez-vous éduqués. C'est bien d'être curieux, mais on ne vit qu'une fois, alors ne perdez pas votre temps, en plus attention les yeux, le pilote est double, ça fait 45mn de votre vie que vous ne reverrez pas, moi je vous dis ça, c'est un conseil d'amie, hein.

Au pire, je dois envoyer une salve de fiches à SeriesLive la semaine prochaine, bah, revenez sur le post, et vous aurez un lien vers un condensé de mes recherches, quoi. Voilà, c'est aussi simple que ça. Sauf Nakayomi qui, j'en suis sûre, a déjà lancé les recherches qui s'imposent pendant que je papotais, pour vérifier de ses propres yeux, un vrai Saint Thomas. Sacré toi, va.

Non, mais faut bien avouer quand même : entre Dante's Cove (qui ajoutait au fanservice le fantastique de basse extraction), The DL Chronicles (et son cast morose) et Noah's Arc (avec ses personnages à peine tapettes), on ne pourra pas dire que j'ai pas donné à leur chance à des séries sur le sujet. Autre que Queer As Folk, que tout le monde connaît forcément, mais, pardon : Queer As Folk, ya Aidan Gillen dedans, je peux pas en dire du mal. Oui, j'ai pas l'air comme ça, mais je m'éduque.
Bon, je pense que j'ai fait le tour des séries à thème gay, j'ai d'ailleurs aussi exploré le côté lesbien de la chose avec Nikki & Nora et The L Word, donc on va dire que le sujet est clos jusqu'à nouvel ordre, ok ? A moins que...
Et sinon, qui veut du générique ? J'ai de quoi faire la semaine, là...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Noah's Arc de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:06 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]


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