ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

02-11-08

Le jeune bouseux, le vieux sorcier, l'épée magique, tout ça

Combien y a-t-il de chances pour qu'une série de fantasy soit réellement originale ? Une sur cent, grand max ; plutôt même une sur mille en fait. C'est toujours le même tralala : on prend un bouseux de base, on lui fait découvrir un Destin héroïque, on le flanque de quelques comparses aux capacités complémentaires, si possible avec un love interest dans le lot, on saupoudre d'un peu de magie et on ajoute toute une panoplie d'armures et d'armes étincelantes, ptet même en incluant deux ou trois créatures magiques...
Bon ça va, hein, moi aussi je connais mes classiques. Tu parles d'une affaire. Qu'un Merlin ne me surprenne pas, c'est normal, mais qu'un Legend of the Seeker énumère un par un tous les poncifs du genre, c'est hyper lassant.
Au début je voulais faire un post La preuve par trois, mais ensuite je me suis aperçue que j'avais bien mieux à faire de ma bande passante, surtout pour un pilote de cette taille, et d'ailleurs vous aussi, alors laissons les choses comme ça ; si vraiment vous avez besoin de cagouler en ce moment, allez donc faire un tour sur le post d'hier, plutôt. Cependant, les captures étant déjà faites, je les ai laissées dans mon post final quand même. Mais ne vous étonnez pas qu'il manque un petit quelque chose en fin de post, quoi...

Allez, c'est qu'un mauvais moment à passer, courage.

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Tout commence alors que la toujours aussi jolie Elsa (ah bon, c'est pas la chanteuse ? Ah, au temps pour moi) gambade gaiement à cheval à travers bois, avec sa frangine. Elles semblent jouer à chat avec des vilains messieurs, et c'est la frangine qui perd. Ah, s'il-vous-plaît un peu de tenue, essayez au moins de réprimer votre bâillement. Alors Elsa décide d'aller vers un mur d'eau verte... certainement en cure thermale, je pense. J'ai pas tout compris mais toujours est-il qu'elle se la joue Moïse, sépare les mystérieuses eaux vertes en deux et se retrouve... euh, bah ailleurs. C'est là que l'attend son Destin... et euh en fait son Destin, c'est d'aller apprendre son propre Destin à un avorton local qui s'éclate à couper du bois pour faire des zoulis ponts. En même temps ya pas de sot métier me direz-vous. C'était ça ou garçon de ferme de toutes façons ; et puis page, c'était déjà pris.

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Bon alors évidemment, le jeune gredin, que par commodité je vais appeler Moustique parce qu'il a vraiment le physique de l'emploi, et que je n'ai aucunement l'intention de me fatiguer à retenir son nom, va découvrir que d'une part il est une sorte d'élu (la Tueuse, mais en plus viril, si vous voulez... encore que), mais aussi que d'autre part il a gagné une épée en inox à une tombola, et aussi la panoplie habituelle des parents adoptifs qui meurent brutalement dans des circonstances qui nous le mettent en pétard. Et pendant que vous réprimez un bâillement, il a aussi le temps de se fritter avec son frère d'adoption qui savait qu'il n'était pas son frère même quand il était son frère. Ça devient un peu Dallas mais bon. Ce qui est bien c'est que Moustique a vraiment hérité de tout l'attirail du héros de fantasy lambda : il est con comme la lune mais fait illusion, il passe son temps à s'énerver après tout le monde (crise d'adolescence et Destinée valeureuse font rarement bon ménage), il est super impulsif et il n'oublie pas de reluquer le décolleté d'Elsa, qu'en même temps elle a fort charnu alors pourquoi se priver, c'est vrai. Réprimez encore un bâillement, on est presque au bout.

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Il faudra à peu près une heure à Elsa pour s'apercevoir que Moustique a quelque chose dans le pantalon. Pour ça il faudra qu'il sauve la vie à quelques locaux ainsi qu'à elle-même, pour s'entendre dire à plusieurs reprises qu'il est le Siqueur sur un ton épaté, car Elsa est très impressionnable. J'ai pas trop compris de quoi il s'agissait mais tout le monde a l'air de trouver ça très important. Alors d'accord. Tant mieux pour lui, après tout. Ya aussi une grosse baston aux abords du centre thermal, avec des mecs qui sont pas contents parce que le Siqueur a un bouquin qui les intéresse (alors que vu leur tronches on n'aurait jamais pensé qu'ils sauraient lire, comme quoi les préjugés c'est vraiment trompeur). Mais on l'a vu plus haut, Moustique est en pleine crise d'adolescence, donc pas très prêteur, il flanque le bouquin au feu sans vérifier s'il y a une fiche de bibliothèque dedans ni rien, et il bastonne tout le monde, c'est rien, tout va bien, c'est les hormones. Là-dessus arrive le vieux pouilleux de service qui fait office à la fois de mentor et de nudiste (je vous en ai pas parlé parce qu'il aurait fallu faire une capture mais il est là depuis le début de l'histoire, enfin pas vraiment, des fois il est aussi un peu dans le coaltar, il a pas toléré la chaleur de la cure thermale, un truc comme ça, oh eh, ne m'embêtez pas avec les détails voulez-vous ?), bref tout est bien qui finit bien, ou plutôt qui commence mal parce que ni Moustique ni Elsa n'ont clamsé, et apparemment il va falloir tenir pendant toute la série avec ces deux grands couillons. Et là, on se dit que finalement, Les Experts ont trouvé leur maître en matière d'abus sur les lumières et les couleurs... Puis là, bon, c'est à peu près la fin, si, ya bien un vilain méchant de service qui fait son numéro après mais bon, on a compris l'idée, quoi.

Voilà, c'était vraiment très intéressant.
Finalement je ne sais pas pourquoi je vous ai écrit une intro si pessimiste. Quand on prend du recul, on s'aperçoit que Legend of the Seeker, c'est quand même une pure histoire avec une demi-portion qui va en cure thermale avec sa copine chanteuse et son grand-père naturiste. On voit pas ça tous les jours à la télé...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Legend of the Seeker de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:53 - Review vers le futur - Permalien [#]

10-10-08

100 Centre Street

Comme je vous l'expliquais hier, un petit timide parmi vous m'a confié qu'il aurait aimé voir le pilote d'une série dont j'ai posté le générique. Je suis une brave bête, va : même quand on m'en fait la requête par voie non-officielle, je reste d'une grande générosité téléphagique. Et du coup : un article La preuve par trois. En sus, je promets même pas que ce sera le seul de la journée, 'zavez qu'à voir comme je suis de bonne composition.
Par contre je le reconnais, ya une feinte dans le titre... en fait c'est une requête masquée. Je me suis aperçue que le pilote que j'avais sur VHS de 100 Centre Street, bah en fait, la VHS était mourrue. Si vous connaissez un fil de laine que je puisse tirer, un beau geste, les enfants, pensez à ma cagoule.

Bon, donc prêts pour un pilote d'une série des années 80 probablement jamais mirée sous nos latitudes ? On est partis. Mais j'vous aurai prévenus, moi, j'ai pas ri. Vous me direz si ç'aura eu plus d'effet sur vous !

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Alors déjà, on ne la voyait pas venir celle-là. D'un autre côté, regarder de vieilles séries me fait fréquemment me poser la question de savoir si c'est du déjà vu, ou si depuis j'ai vu d'autres séries qui elles, étaient du déjà vu, mais que je considérais à l'époque comme de l'inédit. Chais pas si je suis claire, là... m'enfin je me comprends. Reste que Sheila porte avec brio les 3 premières minutes de ce pilote, ce qui reste une performance honorable.

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La première fois, j'ai pas compris la blague. C'est parce qu'en fait je m'attendais à ce qu'elle soit drôle - au temps pour moi. Les pseudo-gags de ce type sont un peu trop nombreux à mon goût (en blague carambar on trouve aussi le coup du bazooka dans le bureau du juge, par exemple), et témoignent à mon sens d'une fénéantise patentée. C'est scolaire, c'est sans surprise, c'est... c'est une sitcom à cahier des charges. Et ya rien qui fasse aussi peu rire qu'une série où on nous impose des blagues plaquées pour s'assurer un rire du public à intervalles réguliers. D'façons, je suis sûre qu'on lâche du gaz hilarant dans les gradins avant de tourner certaines scènes. Ou alors le public est payé... je sais pas.

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Et là, par contre, j'ai esquissé un sourire. Si, vraiment, parce qu'en fait, c'est le seul moment de toooout le pilote (et qui aurait pensé que 24 minutes soient si longues ?) où d'une part, on sait pourquoi ça se passe dans un tribunal plutôt que dans une boucherie chevalline (on me dit dans mon oreillette qu'il n'existe pas de boucherie chevalline aux Etats-Unis ; ils ne savent pas ce qu'ils ratent, ces amerloques), et surtout on voit un peu ce qui fait le talent du juge de Harry Stone, ce qui reste quand même la raison pour laquelle on regarde une série qui se déroulerait en milieu judiciaire : l'intelligence.

Je crois que depuis le tout premier post de cette rubrique, je n'avais plus été médisante à ce point. Mais d'un autre côté, je suis sûre que ça vous rendra curieux de voir que j'ai été aussi mesquine, non ? Le rire, c'est résolument une chose compliquée, et elle ne se commande pas. Vous avez lu ces articles qui disent que se forcer à sourire, c'est se préparer des accidents cardio-vasculaires pour plus tard. Et moi je veux vivre vieille. Ne serait-ce que parce que personne ne me garantit qu'il y a des lecteurs DVD au Paradis. Alors, bon, voilà... m'enfin on sait pas, vous ça vous plaira peut-être...?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Night Court de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 15:57 - La preuve par trois - Permalien [#]

30-09-08

S.L. Law

J'adore le film La guerre des Rose. Non, je ne me suis pas trompée de blog, mais c'est mon intro, un peu de patience.
Dans ce film, le personnage de Danny DeVito a une réplique sublime : "un bateau coule avec 100 avocats à son bord, que reste-t-il ? ...un immense espoir".
Parce qu'en fait, j'adore les blagues d'avocat.

J'aime en fait tout sur les avocats, avouons-le. J'ai souvent du mal avec les séries policières, mais les séries judiciaires, je suis partante ! Avant même d'être une téléphage acharnée, je regardais L.A. Law avec amour, le soir à des heures indues, sur France 3. Eh oui les gars, j'ai idolâtré John Spencer bien avant de découvrir A la Maison Blanche ! Qui l'eut cru ?

Ce qui me plaît le plus, ce n'est d'ailleurs pas tellement le procès en lui-même. Je suis assez indifférente aux peines et aux condamnations. Ce qui m'interpelle, c'est la façon qu'ont les personnages de réagir aux questions qui se posent à eux : morales, éthiques, juridiques ; d'essayer d'en faire un paquet cohérent pour l'homme, alors que ce n'est pas fait pour.
J'aime aussi la faculté qu'ont ces personnages à souvent modeler les mots et les idées avec intelligence ("wit" est le mot idéal), avec des éclairs de génie qui sont d'une intense stimulation pour le spectateur.
Voilà, et c'est ça qui est bon. Et quand une série parvient à faire les deux, c'est encore mieux !

Quand on regarde, les avocats sont partout, même dans les séries non-judiciaires. Plusieurs personnages, dans A la Maison Blanche, étaient avocats de formation. Pourtant, de tribunal il n'est que peu question. En ce moment, je vois un avocat omniprésent dans Brothers & Sisters, comme une sorte de personnage incontournable dans les affaires familiales et professionnelles des uns et des autres.
Les avocats sont là pour nous faire réfléchir sur notre société, pour la faire avancer, parfois dans la laideur, et ce même si parfois, ils le font sur des sujets aussi farfelus qu'Ally McBeal a pu le faire. On n'est pas obligés de se prendre la tête pour apprécier les qualités des séries d'avocats d'ailleurs !

Evidemment, toutes ne sont pas forcément bonnes, je l'ai vu récemment avec Night Court dont je parlais il y a peu... Mais globalement, c'est vraiment un genre formidable qui recèle de grands trésors dramatiques, notamment. Et rien que pour ça, on n'avait vraiment pas trop de 15mn pour en faire notre sujet de débat dans le numéro de SeriesLive On Air de ce soir.

Et vous, quelles sont vos préférées dans ce registre ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de son : SeriesLiveOnAir_Purple_mini

Posté par ladyteruki à 20:42 - Entre potes (cast) - Permalien [#]

12-09-08

[DL] Night Court

J'hésite à faire un article La preuve par trois pour Night Court, principalement parce que je n'ai pas tellement ri, ce qui est problématique vu qu'il s'agit d'un sitcom. J'ai pratiqué un peu de lecture sur la série et apparemment, il semblerait qu'elle ait duré plutôt longtemps, eu de relativement bons scores et même des récompenses. Ce qui m'inciterait presque à quand même faire une petite bafouille sur le sujet...
J'me tâte, on verra.

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Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Si je vous dis que la série date des années 80, vous me croyez, ou bien ? La musique, les graphismes très pauvres (c'est pas que je n'aime pas le violet, notez bien), les plans académiques... c'est vraiment la fête ! Et personnellement ça me fait bien rire. Ptet même plus que la série elle-même...?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Night Court de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:46 - Médicament générique - Permalien [#]


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