ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

23-08-12

[DL] Zakon i Porjadok: Odel Operativny Rasledovany

SemaineRusse

Les journées précédentes de notre semaine russe ont été chargées ! Si vous n'avez pas encore jeté un oeil à notre semaine d'étude de la télévision russe, alors voici, à mi-parcours, ce qui s'est passé dans les épisodes précédents :
- bah, déjà, on a fait les présentations dans une lettre d'intention,
- ensuite, on a regardé un documentaire sur un showrunner américain qui va bosser sur l'adaptation de sa série en Russie,
- et puis, tant qu'on était là, on a testé le pilote de l'adaptation en question.
La problématique récurrente, vous le voyez, aura été la question de l'adaptation et du remake. Alors aujourd'hui, prenons une courte pause pour parler un peu d'autre chose : l'implantation d'une franchise télévisuelle mondialement connue.

Cette franchise, c'est celle de Law & Order, la série procédurale de Dick Wolf mêlant, eh bien, un versant policier et un versant judiciaire. Vous n'êtes pas sans savoir que certains pays ont eu droit à leur version de la fameuse série : en France, d'abord (et quand la France est la première à faire quelque chose, il faut le dire) avec Paris Enquêtes criminelles, orientée vers l'esprit de New York Section Criminelle, mais aussi la Grande-Bretagne avec Law & Order: UK, tout simplement, et... la Russie, donc. Ah, ça, vous le saviez peut-être un peu moins.

En 2007 naissait ainsi Zakon i Porjadok: Odel Operativny Rasledovany, s'inspirant plutôt du concept de New York Unité Spéciale, mais sans en reprendre les scénarios. L'idée est, comme pour les autres versions internationales, de favoriser l'aspect franchise, mais de permettre une adaptation conforme au système judiciaire de chaque pays, et la série a donc sa propre équipe de scénaristes qui, toujours en s'inspirant de faits réels, écrivent les scripts sur la base du canevas de la franchise. Après une commande initiale de 12 épisodes, Zakon i Porjadok: Odel Operativny Rasledovany a trouvé le succès. Mieux encore, la même année, un spin-off a été lancé, Zakon i Porjadok: Prestupni Umiciel, qui trouve son origine plutôt du côté de New York Section Criminelle. La boucle est bouclée ! Les deux séries en sont à l'heure à actuelle à quatre saisons de diffusion chacune sur la chaîne privée NTV.

Mais comme aujourd'hui, on a dit qu'on faisait relâche, voyons plutôt le générique de Zakon i Porjadok: Odel Operativny Rasledovany ; un exercice de style sympathique qui, j'en suis sûre, vous amusera autant que moi, puisqu'il s'agit de jouer au jeu des 7 erreurs !

ZakoniPorjadok
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Avis personnel qui n'engage que moi, mais je trouve certaines photos présentées dans ce générique plus sensationnalistes que celles de la version américaine. Vous me direz ce que vous en pensez.

Le point de détail qui tue dans ce générique, c'est que si le  panneau de titre de fin de générique reprend (évidemment) les mêmes codes que celui de la franchise américaine, il est amusant de constater que les couleurs... représentent le drapeau russe ! Bien joué, non ?

Posté par ladyteruki à 18:09 - Médicament générique - Permalien [#]

26-12-11

[#Ozmarathon] 2x03, les grands hommes

Après un weekend de relâche (le prochain promet d'ailleurs d'être du même genre), revoilà notre Ozmarathon avec un nouvel épisode de la 2e saison. L'occasion de voir apparaitre des visages féminins, pour changer (mais après tout, derrière chaque grand homme...), mais pas seulement.

Ozmarathon-2x03

Avec ce nouvel épisode, c'est plus l'impression que la saison a trouvé son rythme de croisière qui domine, plutôt que la sensation, pourtant récurrente jusque là, de se prendre des baffes à répétition. Mais vous savez quoi ? On ne peut pas toujours se prendre des morniffles dans la gueule. Oh bordel ça me rappelle que j'ai jamais posté mes dernières reviews de The Slap !

On commence, comme c'est désormais la tradition, par l'intrigue la plus faible de l'épisode, autour de la fille de Glynn. Dans l'épisode précédent, elle servait avant tout de prétexte à noircir un peu le portrait jusque là trop parfait de notre directeur, ainsi qu'à faire passer, une fois de plus, Alvarez pour un pauvre chiot (un domaine dans lequel, il faut le reconnaître, il excelle). Ici, la continuité de l'intrigue n'est nourrie que par une idée : ramener sur le devant de la scène la relation compliquée entre ce même Alvarez et le père Mukada. En clair, on n'en a pas grand'chose à faire que la fille de Glynn ait été violée, le sujet n'est ramené sur la table que pour que Miguel soit protégé par Ray Mukada, dans une scène qui propose un cruel négatif à celle de l'émeute, quand Alvarez n'avait pas bougé le petit doigt pour l'écclésiastique. Voilà, c'est tout. Pour le reste, la petite vendetta de Glynn est sans conséquence, sa confrontation avec le fiston Schibetta est toujours aussi vide de toute substance, se contentant de rappeler que Glynn a une dette envers les Italiens (ce n'est pourtant pas dans les habitudes d'Oz de faire trainer ce genre de mystère bien longtemps), et même la scène finale à l'hôpital n'avait rien d'émouvant. Mais on ne me verra jamais me plaindre de la présence d'Alvarez à l'écran, alors soit.

Une intrigue relativement intéressante, mais pas forcément épatante, est celle d'Augustus Hill. Lui aussi est de ces prisonniers dont les intrigues les montrent toujours comme des coeurs qui saignent, et on aimerait bien que Hill soit un peu plus badass, surtout quand il sait être si charismatique dans ses attributions de narrateur (même si évidemment on peut arguer que ce n'est pas vraiment Augustus Hill qui commente les épisodes). Le voilà donc avec un maigrichon espoir de libération, et il s'en remet pour cela à Kareem Saïd.
Ah, Kareem, à nouveau en très grande forme à ce que je vois. Il a fait profil bas juste assez longtemps pour avoir l'impression de s'être racheté une conduite, et le revoilà de nouveau avec sa folie des grandeurs. Cette fois il veut utiliser le système judiciaire pour le détruire ; comme c'est une bien grande tâche, il utilise l'affaire de Hill pour sa petite vendetta contre la Justice, mais il ne remporte pas le succès escompté. Surprise, là où on pensait que l'intrigue se rapporterait essentiellement à ses éternelles prêches contre la société et sa machine à broyer du Noir, il s'avère que Kareem va être trahi par la seule chose dont on ne l'entend jamais parler : sa vie privée. Le sagouin se tapait quand même Melina Kanakaredes.

Pour nous rappeler les bonnes résolutions de McManus, on a ensuite droit à la rapide réintroduction de Diane Wittlesey en milieu sauvage. Il lui file un vent magistral (elle s'était pourtant faite toute jolie pour lui), preuve qu'il a toujours ses burnes avec lui. Après ce petit intermède, finalement plus amusant qu'autre chose, on revient à sa mission, plus sérieuse, de vouloir travailler sur la réinsertion de ses petits protégés.
C'est l'occasion, sans doute pour la première fois de la série, de nous montrer Kenny Wangler comme autre chose qu'un suiveur sans saveur ; on se prend réellement d'affection pour le petit bonhomme, guettant ses progrès en lecture, espérant secrètement qu'il se tienne à ses nouveaux engagements, priant pour qu'il ne cède pas aux pressions de cette brute épaisse (et jalouse) d'Adebisi. Quand vient la confrontation entre wangler et McManus, la tension est à son comble, chargée d'une forte implication émotionnelle tant de la part de McManus, que du spectateur. On en est presque rendus à supplier, de notre côté de l'écran, que Kenny fasse le bon choix. Vas-y Kenny, ne foire pas tout, pas maintenant...

Et puis il y a O'Reily. Ce ne sera une surprise pour personne que de m'entendre dire que j'ai adoré tout ce qui se rapportait à lui. Déjà parce que sa si romantique histoire d'amour avec sa femme a quelque chose d'incroyablement authentique. On l'a déjà entendu se vanter que personne ne toucherait à son derrière en prison, on comprend maintenant, à demi-mot, que c'est moitié pour éviter le viol, moitié pour éviter de tromper sa femme à nouveau. Il y a quelque chose de terriblement Bonnie & Clyde dans la relation que les deux époux ont ensemble, à la fois brutal, réaliste, et passionné, qui impressionne. Moi aussi, si j'étais en prison et que j'avais un truc comme ça qui m'attende dehors, je pilerais probablement du verre pour survivre. Certes, depuis qu'il doit se soucier de son cancer du sein, Ryan ne se préoccupe plus trop d'être dans les petits papiers des rois de la prison (normal, il ne quitte plus le quartier médical), mais ça reste effroyablement fidèle au personnage tel qu'on le connait.
Accessoirement, on a droit à un joli rapprochement avec le Dr Nate, ce qui est toujours ça de pris. L'occasion d'ailleurs d'une série de scènes effroyables, dénonçant en filigrane la gestion des frais de santé des prisonniers, et mettant le Dr Nathan dans une épouvantable situation vis-à-vis d'O'Reily qu'elle soutient du mieux qu'elle peut. A l'instar du ptit père Mukada pour Alvarez, ou de Sister Pete pour Beecher, il semblerait qu'O'Reily ait trouvé son ange rédempteur dans le médecin de la prison.
Je n'ai pas pu m'empêcher, enfin, d'exploser de joie en retrouvant Cyril. Comme de plus en plus souvent, Ryan était très touchant, mais je dois avouer que j'ai toujours trouvé Cyril adorable, il est, un peu comme l'était Groves, le genre de personnage un peu retardé mais surtout très enfantin, qui offre de belles scènes dans un contexte carcéral comme celui d'Oz. Vivement qu'on te revoie, petit frère, j'adore la moindre des choses dont je me souviens à ton propos.

Bon. Je sais que normalement, on dit que le meilleur vient à la fin, mais avec Vern, on se fait brutalement chier. Evidemment la série ne peut pas éviter de mentionner les conséquences de ses actions précédentes, et notamment ce, oh, tout petit détail, quand il a voulu engager Wittlesey pour assassiner Beecher, ce genre de broutilles. Mais les conséquences sont tellement peu intéressantes que ça ne méritait certainement pas de nous occuper une si grande partie de l'épisode. Même Beecher est un peu en boucle, d'ailleurs. Vivement que cela évolue, comme ça ne manquera pas de le faire.

AH MAIS SI ! Je sais pourquoi le meilleur vient à la fin ! Shirley Bellinger fait son apparition à la toute fin de l'épisode. Un grand moment de froid dans le dos, cette petite chose en chaussures et chaussettes blanches qui a tué son enfant, et atterrit dans le couloir de la mort. J'ai d'excellents souvenirs de Kathryn Erbe dans ce rôle (bien plus que dans tous les L&O: Criminal Intent réunis) et je suis ravie de la retrouver enfin.

Hélas pour le speech d'Augustus Hill, ce n'était pas forcément l'épisode le plus mémorable à ce jour, mais plus j'y repense, plus il tient de merveilleuses promesses que les suivants se feront une joie de tenir. LA SUITE !

Posté par ladyteruki à 23:49 - Plus on est de fous - Permalien [#]

17-05-09

Guacamole, nouvelle recette

Je n'avais pas vraiment fait attention au fait que TF1 diffusait une saison récente de Law & Order en 712e partie de soirée le samedi. J'en étais restée à Affaires non classées, et comme vous le savez, moi, les séries britanniques... même avec une excellente musique de générique... Alors j'avais pris l'habitude d'éteindre après ma dose hebdomadaire de New York Unité Spéciale.
Grand bien m'a pris ce soir de terminer ce que j'étais en train de faire avant de faire taire ma télévision ce soir.

Comme toutes les séries de la franchise, à la notable exception de SVU que j'adore (même si je me réjouis plus facilement des rediffs que des inédits depuis quelques saisons), la série originale ne fait pas partie de mes priorités. Je n'en suis pas l'actu, ni même les diffusions, et reste assez distante affectivement. Et même si j'apprends quelque chose, ça me rentre par une oreille et ressort par l'autre. Cela ne m'empêche pas de beaucoup aimer son intelligence aiguisée, et notamment le charismatique McCoy, mais sortie de là, je ne suis pas à proprement parler une fan.

D'autant qu'entre elles, les séries de la franchise ont des différences notables : une majorité des épisodes de Law & Order que j'ai vus semblaient faire la part belle plus souvent au côté tribunal, tandis que dans Criminal Intent, c'est complètement l'inverse et d'ailleurs je ne suis même pas certaine qu'ils aient encore un procureur à temps complet dans cette série, non ? Quant à Trial by Jury, je crois le titre suffisamment évocateur pour indique clairement de quel côté penchait la balance. SVU, plus équilibrée ou disons, oscillant plus facilement entre l'un et l'autre de ces aspects entre deux épisodes, m'a toujours paru mieux proportionnée.

Mais ces nouveaux épisodes, de par le départ de M. le Président d'Arthur Branch, donnent tout de même un souffle très différent. McCoy est aujourd'hui devenu District Attorney. Voilà qui le relègue à un rôle plus administratif, de supervision, qui d'ailleurs est extrêmement bienvenu car on en avait marre du toujours obtu Branch, ce carriériste aux idées parfois exagérément réactionnaires. Une fois sur deux, McCoy et Branch avaient pris l'habitude de se prendre le bec sur les questions de fond, parce que leurs valeurs étaient diamétralement opposée, et c'était certes très intéressant, mais au bout d'un moment on avait compris la dynamique. On arrivait à la caricature d'un McCoy toujours droit dans ses bottes et moralement irréprochable, face au vilain patron qui ne pensait qu'aux coups de fil du maire et à faire des exemples à tous bouts de champs, ce qui portaient quand même un sérieux coup à ladite intelligence de la série. Heureusement, les intrigues étaient toujours intéressantes, donc ça n'était pas décourageant pour le spectateur, mais lassant, ça c'est clair.

Voilà donc McCoy promu patron, et comme du coup il faut un nouveau procureur pour profiter du droit de cuissage sur les diverses procureur adjointes, il est remplacé par le procureur Michael Cutter. Lequel apporte donc de nouvelles nuances bienvenues : cette fois, il a relativement les mêmes positions politiques que McCoy, ce qui lui évite d'être systématiquement en opposition avec McCoy sur le fond (et on verra sur le long terme si cela est dommageable à l'échange d'idées qui avait lieu jusqu'alors). Mais ce qui est excellent, c'est qu'il a une interprétation toute personnelle des procédures. Ca renouvelle quand même très largement la dynamique de la série de le voir transgresser le code pour arriver à ses fins, qui finissent par être les mêmes que McCoy puisqu'ils ont, pour ce que j'en vois ce soir, les mêmes opinions.

Voilà qui permet de nouveaux questionnements, aussi. Auparavant, quand McCoy transgressait ces règles, c'était pour passer outre les ordres du vilain méchant Branch, dans l'espoir de ne pas laisser la politique politicienne gagner au détriment de la Justice. Ca faisait un peu chevalier en armure mais bon. A présent, on sent que Cutter va vouloir faire au mieux sans s'encombrer des procédures, juste parce que c'est dans l'intérêt du dossier, mais que ces boulettes vont inévitablement lui poser des cas de conscience, notamment lorsqu'il fait foirer une enquête pour avoir été trop tête brûlée. Et cela met aussi McCoy dans un rôle moins caricatural de patron qui n'est pas foncièrement opposé à ce qu'il veut faire, mais juste à la façon dont il veut le faire.

De nouvelles nuances dans la façon de rendre la justice, ou au moins d'essayer, même quand le système est complexe, même quand le système est mal foutu, même quand des détails techniques peuvent tout gâcher, voilà la promesse de Law & Order depuis ce rafraîchissement de casting. Donc : merci.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Law & Order de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 02:14 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

04-02-09

C'est toujours le premier concerné qui est le dernier au courant

"Toi t'es le génie, et moi je suis l'assistante ?!"

Bah, non, enfin, voyons ! Ça se saurait ! Goren, un génie ? Eames, un faire-valoir ? Mais enfin, mais d'où vient cette drôle d'idée ?
Sept ans, il aura fallu sept ans à Alex Eames pour découvrir qu'elle jouait les seconds couteaux dans L&O: CI.

C'est dire si effectivement la pauvre n'est vraiment pas une flèche.

Posté par ladyteruki à 21:33 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

16-01-09

La vérité, ou le bonheur...

Très petite, et pour des raisons sur lesquelles ni vous ni moi n'avons envie que je m'étende, j'ai pris l'habitude de mentir à tout un tas de gens, et mes meilleurs clients étaient bien évidemment mes parents. C'est ma mère qui me l'a appris, en m'y encourageant, et c'est mon père qui m'y a perfectionnée, en me tombant dessus chaque fois qu'il pressentait que je mentais. C'est comme ça qu'on devient plutôt bon, et qu'on apprend à "bien" mentir.
C'est un peu triste mais c'est une histoire vraie (ou ptet pas, vous ne saurez jamais).

Aussi la découverte des premières minutes de Lie to Me m'ont-elles donné une étrange sensation de déjà vu, mais pas tout-à-fait la sensation de déjà-vu qu'on a quand on découvre le pilote des Experts Reykjavik, 792e spin-off très original où un vieux, un plus jeune, une nana et un geek mènent des enquêtes scientifiques. Non, on ne se dit pas en voyant Lie to Me : "quoi, encore ?!". L'impression de déjà-vu, c'était surtout parce que j'étais en milieu connu.

Vous voyez, premier mensonge (ou second, vous ne saurez jamais) : en fait Lie to Me est la riposte de la Fox envers The Mentalist. C'est bien simple, tout y est.
Mais en plus agréable, j'ai envie de dire.
Le personnage qui a la clé pour déchiffrer les gens et comprendre la vérité (et Simon Baker est moins subtil que Cal Lightman à ce petit jeu), la petite nana bien roulée (et qui osera soutenir que l'actrice Kelli Williams n'est pas suprêment plus jolie que Robin Tunney ?), les rapports entre collègues (et franchement, l'équipe de chez Lightman est beaucoup plus fun, même si en échange il faut apprendre à se passer du très ornemental Owain Yeoman), et puis évidemment les enquêtes (dans le pilote, il y en a deux : une criminelle et l'autre non), vraiment, tout y est.

Le gros tort de Lie to Me, c'est surtout de manquer de finesse dans sa démonstration. Le concept, je le rappelle, c'est que Cal Lightman décèle un mensonge grâce au langage non-verbal de son interlocuteur, et ça, pourquoi pas. On se rappellera qu'Angela's Eyes s'y est cassé les dents il y a pas si longtemps, mais pourquoi pas.
Sauf que chaque fois qu'un personnage ment, ce n'est pas avec un petit clignement d'oeil, ou un vague tressautement des lèvres, non, c'est avec une mimique à effrayer les petits enfants. On pourrait penser que c'est un problème qui vient du choix des acteurs, et c'est peut-être en partie vrai, mais c'est aussi une question de réalisation, parce que sincèrement, a-t-on besoin que la caméra se colle au type qui passe à l'interrogatoire, je réponds que non. Ce manque de subtilité énerve parce que, finalement, Lie to Me avait deux options : soit se la jouer série intelligente qui ne prend pas son public pour un troupeau de gnous, soit se la jouer plus-petit-dénominateur-commun. Ce problème dans la réalisation est ce qui empêche de pleinement profiter de ce pilote qui, sur le reste, s'avère très convaincant.

Et je ne parle pas que du personnage principal, auquel il était assez prévisible qu'un certain soin soit apporté.
Par exemple, la relation entre Lightman et Foster équilibrée : elle ne lui sert pas de faire-valoir et le spectateur n'a pas l'impression d'assister, impuissant, à un remake des premières saisons de New York Section Criminelle, où un équivalent pénible de Goren aurait été le seul à avoir un cerveau fonctionnel. Et elle ne passe pas non plus son temps à gober les mouches en soupirant et roulant béatement des yeux, comme le fait l'agent Lisbon de The Mentalist (enfin, comme elle le faisait la dernière fois que j'ai regardé, en tous cas). C'est un personnage solide, qui a de la répartie, et j'ai beaucoup apprécié son apport tant à l'ambiance de la série qu'aux intrigues.

De la même façon, les seconds couteaux ont aussi quelque chose à apporter : le petit Will Loker, qui passe son temps à dire la vérité telle qu'elle est et même si ça ne se fait pas, est un ajout intéressant et rafraîchissant. C'est probablement grâce à ses façons qu'il a eu le poste, et on a l'impression que Lightman le trouve très reposant, quelque part. Et puis la petite nouvelle (il en faut une !), miss Torres, qui joue les dures mais qui a un don, semble également prometteuse.
Ca fait toujours du bien quand on entoure le vieux de la vieille d'une plus jeune, d'une femme et d'un geek intéressants. Ca change des castings habituels.

Ah, vous m'avez découverte, nouveau mensonge : je ne pense en effet pas que le casting soit original. Mais je maintiens que les personnages le sont quand même.

La question qu'un esprit désaxé comme le mien se pose est : les affirmations sur le langage non-verbal lancées à plusieurs occasions dans l'épisode sont-elles scientifiquement vraies ? Par exemple, j'ai toujours entendu dire que le regard sur la gauche était une façon d'aller chercher le mensonge, et non de faire appel à la mémoire. Mais si Lie to Me dit la vérité à ce sujet, je pourrais bien décider de m'éduquer hebdomadairement à son contact. Sinon, en toute sincérité, il n'y a pas beaucoup plus de raisons de la suivre que pour toute autre déclinaison de la série d'enquêtes qu'on nous sert depuis plusieurs saisons, et dont on attend avec impatience que la mode se tasse.

Quant à savoir à quel moment j'ai menti dans ce post... à vous de deviner.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Lie to Me de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:43 - Review vers le futur - Permalien [#]

17-12-08

[GAME] A la demande générale

Non, amis téléphages, hélas, je n'ai pas de jeu de génériques à vous proposer avant quelques temps. Alors, bon, j'essaye de surcompenser, si vous voulez. Un peu comme les mecs qui s'achètent une grosse bagnole. Je vous présente donc un nouveau jeu d'illustres inconnus ! Je vous sens joueurs cette semaine... ça doit être l'excitation à l'approche de Noël, je sais pas.
Bref, voilà déjà une seconde édition de notre jeu, pour vous faire patienter en attendant le post du vendredi.

Je rappelle rapidement les règles du jeu : retrouvez les noms de chacun de ces trois acteurs, ainsi qu'une série dans lequel on a pu le voir, et celui qui a le plus de bonnes réponses remporte un cookie ! Allez, sans plus attendre, voilà pour vous : trois visages que vous avez forcément déjà vus, trois noms que vous avez forcément déjà lus, mais voilà : qui et où ? La parole est à vous !

Round2_1 Round2_2 Round2_3
Erika Christensen
(Six Degrees / L&O SVU)
Zack Ward
(Terminator / Titus)
Alicia Witt
(L&O CI / Ally McBeal)

J'ai pas fait exprès, mais le thème du jour, c'est : miam, j'en ferais bien mon quatre heures.

Et, chose promise, chose due : un cookie au gagnant de la session précédente... Jo, nouvelle arrivée (dans les commentaires, en tous cas), qui a décroché deux points d'un coup ! Prenez-en de la graine, et méfiez-vous : on dirait qu'il y a une sérieuse compétition dans les parages...

cookie_Jo

Posté par ladyteruki à 12:07 - Games On - Permalien [#]

13-02-07

Il est grand, il est beau, il est fort !

Je ne regarde pas souvent New York: Section Criminelle. Déjà parce que toutes les sections sont criminelles (traduction de titre miteuse oblige, je boycotte), ensuite parce que j'ai toujours espoir que Shirley Bellinger revienne à la vie au lieu de la donner, et enfin parce que Goren, je ne le supporte pas. Dans cette excellente franchise faite d'ensemble shows plus brillants et subtils les uns que les autres, et se bonnifiant avec les années par-dessus le marché, c'est vraiment un mouton noir.
Mais dimanche soir, on avait envie de se faire une série (BSG et TWW étant indisponibles une fois de plus), on est tombés dessus, on a regardé. C'est parfois aussi simple que ça.

Ce qu'il est grand, Goren ! D'ailleurs dans le générique à un moment il se plie en deux pour regarder un suspect dans les yeux, ça trompe pas. Il est beau aussi... Son sourire charmeur quand il tourne autour de sa proie... Et puis surtout, ah oui surtout, qu'est-ce qu'il est fort !!! C'est bien simple, tout le monde est trop lent pour lui. Goren, s'il n'avait pas un cahier des charges imposé par la chaîne qui scrupuleusement a besoin d'occuper 45 mn de façon la plus formatée possible, il résoudrait non pas une, mais au moins deux voire trois affaires par épisode. Parce qu'il est comme ça : il sait tout avant tout le monde.

Première enquête hier soir : une jeune femme très influençable et à l'esprit particulièrement malléable qui aime qu'on prenne les décisions pour elle se fait embringuer dans une histoire qui la mène droit au casse-pipe.
Premier coup de génie : le duo Goren/Eames est sur la piste de Donnie, le poseur de lino (et accessoirement poseur de bombes sur ses complices), là ils apprennent qu'il prend des cours de danse, donc Goren entre sur la piste (Goren ne paie pas ses cours de danse, ce serait insultant) et hop ! Première femme entrant dans le champs, elle a son manteau dans la main : il fait trois pas, la drague, et à peine partie, il annonce à sa collègue qu'elle est la nouvelle complice de Donnie ! J'ai peut-être loupé un truc mais à quel moment a-t-on dit qu'il avait UNE nouvelle complice ? Et comment a-t-il su que c'était elle ? Il n'a même pas parlé aux autres ! Il ne s'est pas dit que sur deux cours de danse par semaine, Donnie pouvait avoir plein d'autres possibilités pour recruter un complice ? Mais non, je suis bête : c'est Goren ! Il est dans la confidence des Dieux (= scénaristes).
Après naturellement, on finit par perquisitionner la voiture de la pauvre femme et on trouve deux produits chimiques cachés dans le coffre. Et là, j'aimerais qu'on fasse une pause sur le regard de cocker d'Eames qui attend sagement que Goren l'irradie de la lumière divine de son intelligence pour lui lire les étiquettes et dire à quoi ça sert ! Eames a fait l'académie de police, mais Goren lui, il a pris des cours avec Paster et Einstein, on ne peut rien contre lui ! Eames doit vachement s'identifier à la femme qu'ils cherchent, dans cet épisode, je vous le dis...
Pour finir, naturellement, on a droit une fois de plus au show de Goren. Je ne sais pas si c'est l'acteur ou le rôle qui influent, mais qu'est-ce que ça peut être gonfflant de le voir faire son cirque à chaque épisode... La scène de la danse avec Donnie, c'était en plus le nec plus ultra du ridicule. Mais si c'est spectaculaire, c'est pour Goren ! Dans sa tête, il sait exactement quoi dire, et comment faire en sorte d'obtenir que la complice balance le criminel ! Les rouages de l'esprit humain sont des tobogans pour lui !
Et Eames, elle fait quoi pendant tout ce temps ? Bah, elle, elle assure la phrase de chaque fin de chapitre, la petite accroche un peu piquante. C'est contractuel. Et puis sinon elle pose des questions, pour que les télespectateurs qui n'ont pas le Q.I. à quatre chiffres de Goren puissent comprendre ce qui se passe.

Ce n'est hélas pas toujours facile de suivre. La preuve dans le second épisode (celui-là je suis certaine que c'est une rediff, je m'en souvenais très bien... mais je n'ose pas dire pourquoi à cause de I HATE BRENT SPINNER...). Là, mon homme était complètement largué. Déjà l'enchaînement dans le pré-générique était digne d'un marathon. A la suite de quoi notre héros se fait fort de résoudre toute l'enquête tout seul. Parce qu'il ne peut pas compter sur ses collègues, techniquement, ce serait comme si un cheval de course espérait qu'un petit poney rose à crinière fuschia l'aide à gagner sur l'hippodrome de Longchamps. Donc à partir d'une simple date de naissance, il arrive à conclure non seulement que la victime s'est rendue à la fête d'anniversaire de la psy, mais en plus il trouve le resto du premier coup ! Et là on est obligé d'être soufflé par tant de brio ! Ensuite sa façon de démasquer les actes manqués de la fille des suspects, en interprétant ses mots (pas étonnant qu'il obtienne toujours des aveux s'il interprète tout !) pour les tourner en dénonciation ou en tous cas, pour en faire un témoignage menant à des indices, est simplement bluffante. Mais bon, c'est Goren, à force, on admire en silence.

Vous voulez que je vous dise ? Une part de moi est vraiment ravie qu'il ait fallu ramener Big dans la franchise. Ca ne se dit pas, mais les problèmes de santé de Vincent d'Onofrio nous auront vraiment rendu service. Parce que, que cela vienne de l'acteur ou de l'écriture, au moins, on était certains que ça ne pouvait pas se reproduire dans la même série. C'est vrai, un flic qui résoud une affaire, seul, sans l'aide de personne, en interprétant les témoignages, en comprenant les preuves tout seul, en ne faisant presque jamais appel aux services médico-légaux, et en étant capable de toujours tout savoir sur tout... eh bah merde, c'est l'ennui mortel.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche New York Section Criminelle de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:58 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]


  1