ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

02-04-11

Le bonheur des uns...

C'est vrai, c'est vrai : je ne consacre pas de posts à des saisons entières. Ou disons qu'aucun de mes posts ne s'intitule ou ne comporte de tag [Bilan de saison]. Tout simplement parce qu'en général, lorsque j'ai vu une saison, je ne ressens pas nécessairement le besoin d'en faire un bilan (même si ça s'est quand même déjà produit), une rétrospective, appelez cela comme vous voulez. De la même façon, on ne trouve pas sur ce blog de review épisode par épisode mais plutôt des posts, çà et là, consacrés à un épisode ou une suite d'épisodes qui m'ont marquée, fait réagir ou déclenché une forme de réflexion ou une autre. Mes visionnages s'inscrivent dans l'intégralité de ma consommation téléphagique, et pas en tant que série prise individuellement (ce qui explique également qu'il soit rare que je ne mentionne qu'une série dans un post, les tags sont assez parlants à cet égard).
Je conçois que ce soit un peu étrange, quand la plupart des autres blogs téléphagiques sont si structurés. Simplement ça me semble impossible : parce que je ne me sens pas assez rigoureuse, parce que je ne me sens pas assez régulière, parce que je n'aime pas donner de spoilers dans un post (j'essaye d'éviter mais quand on parle de toute une saison, comment faire ?), et parce que tout simplement je n'aime pas m'obliger à me concentrer sur une saison comme s'il s'agissait d'une entité à part entière.

Mais je vais essayer de vous proposer quand même, une fois de temps en temps, en tous cas plus souvent qu'avant, une vue d'ensemble résultant du visionnage d'une saison et/ou d'une série, quand l'humeur s'y prêtera ou que je le jugerai possible.

En l'occurrence, pendant cette saison hivernale, je vous ai peu voire pas parlé de dorama, rapport au fait que déjà la saison était assez peu appétissante dans l'ensemble, et aussi parce qu'elle a coïncidé avec une forte baisse de ma motivation, qui s'est traduite par plein d'autres conséquences pour mes visionnages, et donc ce blog.
Alors je me suis dit que j'allais me pousser un chouilla à vous parler quand même un peu d'Utsukushii Rinjin, un petit thriller de Fuji TV que j'ai achevé cette nuit, et au générique duquel on pouvait retrouver Yukie Nakama, plus belle que jamais et bien plus à son avantage que dans Untouchable. Série dont d'ailleurs j'ai fait un post de bilan de saison. Voyez, ça m'arrive !

UtsukushiiRinjin
La genèse de cet angoissant face à face commence un après-midi d'été, en banlieue éloignée de Tokyo, alors qu'un petit garçon échappe à la surveillance de sa mère, laquelle se lance à sa recherche, sans succès. Lorsque son mari rentre à la maison, tous les deux sont appelés au poste de police afin d'identifier le corps d'un petit garçon retrouvé noyé dans une mare. Fort heureusement, ce n'est pas le leur : Shun est vite retrouvé, perché dans un arbre dont il n'avait pu redescendre. Un an plus tard, pourtant, cet incident donne toujours des angoisses et des cauchemars à sa mère, Eriko, qui l'a d'ailleurs inscrit à un cours de natation. Dans le doute, voyez.

Nous sommes donc un autre soir d'été et la voisine d'Eriko, Kana, s'apprête à déménager pour Oosaka avec son mari. C'est la fin d'une ère pour Eriko, Kana, et leur amie Mayumi, trois trentenaires inséparables qui vont devoir s'ajuster à cette situation nouvelle. Car si Mayumi et Eriko emmènent toujours leurs enfants respectifs à la garderie et à la piscine, désormais les choses ont vraisemblablement changé. Dans l'ancienne maison de Kana, c'est vite le défilé de nouveaux occupants potentiels, avant que la très belle et très douce Saki finisse par y poser ses valises ; une nouvelle tête qui tombe à point nommé pour Eriko, qui rapidement se lie d'amitié avec elle.
Saki emménage seule, mais explique être l'épouse d'un Américain travaillant au loin. Elle n'a pas d'enfant, mais elle les adore, c'est évident, et très vite elle se rapproche de Shun, offrant prestement d'aider Eriko, elle aussi seule à la maison puisque son mari Shinji travaille à Oosaka, et ne revient que, de temps à autres, le weekend. Isolées dans leurs deux maisons voisines mais un peu éloignées du reste de la ville, les deux femmes se lient et échangent, outre des coups de main, des confidences.

Bon, à partir de là, pour les spoilers, je ne peux plus rien promettre.

C'est sur cette base que s'épaissit le mystère Saki, qui dés sa première apparition, donne tout de suite le ton. Elle est à la fois terrifiante (mais bien-sûr on ne saisit pas totalement pourquoi) et absolument délicieuse. C'est la voisine idéale. Elle est charmante, toujours serviable, et une compagne parfaite pour une maman solitaire. Mais elle file quand même grave les jetons.
Naturellement ce n'est pas si simple. L'intérêt de Saki pour Shun est trop pressant, trop tactile, trop malsain. Et très vite le spectateur (ainsi qu'un observateur proche de tout ce petit monde, mais en retrait) en vient à se demander si Saki n'est pas la mère de l'autre petit garçon, celui qui est vraiment mort noyé. Et alors qu'on pensait avoir affaire à une femme dérangée et donc dérangeante qui souhaite "simplement" faire main basse sur le petit garçon qui a survécu, il s'avère rapidement que son objectif est plus sournois encore, alors qu'elle se rapproche à la fois d'Eriko à Tokyo, et de Shinji à Oosaka.

Parlons d'abord chiffons : au niveau de la réalisation, Utsukuhii Rinjin est dans la moyenne supérieure de la plupart des séries grand public. On est loin d'être dans une recherche esthétique poussée, mais force est de constater que la réalisation y est maîtrisée, et qu'elle s'agrémente de quelques bonnes idées franchement fascinantes. Il y a une scène pendant laquelle Saki décrit à Eriko la vision irréelle de lucioles sur un lac du Myanmar, qui s'avère absolument enchanteresse de simplicité et de grâce. D'autres petites trouvailles (comme une façon sérieusement épatante d'amener un flashback) ponctuent avec une subtilité bienvenue les épisodes pour leur donner ce fameux "petit supplément d'âme" qu'on attend tous d'une production propre. En bref c'est élégant, mais pas plus, rien de bluffant, juste de quoi améliorer l'ordinaire de vos yeux.
Ajoutez à cela une excellente bande-son (à l'exception de la chanson de fin d'épisode, assez efficace dans un autre contexte mais ici un peu trop teintée hip hop, qui donne l'impression que Fuji TV a acquis les droits juste parce qu'avoir les Tohoshinki pour signer un générique de fin, c'est vendeur), avec un thème assez classique pour un thriller, mais efficace, et une petite chanson lyrique pleine de légèreté mais devenant vite intrigante de par sa récurrence, et vous obtenez un résultat bien plus que décent.

Et maintenant, passons au coeur du sujet.
D'abord, si Utsukushii Rinjin fait un si bon travail, c'est parce qu'on construit un cadre sécurisant dans lequel la banlieue où vivent Eriko et ses amis est un petit coin verdoyant, presque un village, dans lequel tout le monde se connaît et où les mamans forment une communauté soudée qui se retrouve à la sortie de la garderie, à la piscine, au supermarché, au café... Bref, de vraies femmes au foyer pas du tout désespérées, qui forment une véritable communauté, fiable, solide, rassurante, chaleureuse. Les rapports cordiaux, et/ou de bon voisinage, permettent à chacune de ne pas avoir à vivre sur ses gardes : quand Eriko ne peut pas emmener son enfant à la piscine, Mayumi s'en charge, et quand Mayumi est indisponible, on peut toujours demander à... Saki. On s'invite à prendre un thé, un café, ou, s'il est un peu tard, on s'encanaille avec un verre de vin, pour tromper la solitude ou tout simplement vivre en bonne intelligence, mais en préservant en permanence les apparences, sans rien montrer de ses doutes ou ses craintes aux visages qu'on côtoie pourtant depuis des années. C'est en cela que l'arrivée de Saki s'inscrit à la fois dans une véritable mission d'infiltration, et à la fois dans une démarche totalement différente, car très vite elle pousse Eriko à se confier à elle, à lui confier son enfant, bref à brûler les étapes de la confiance.
Mais en tous cas, on sent que tout ce petit monde est parfaitement fréquentable, gentil, serviable, mon Dieu des voisins comme ça on en rêve, pas vrai ? Des gens bien.
D'ailleurs, si la série comporte essentiellement des tête-à-tête et des face-à-face, elle s'avère incroyablement efficace, et donne l'apparence de la spontanéité, dans les scènes de groupe. Dés qu'il y a quatre ou cinq personnages minimum, on a l'impression d'assister à des vraies rencontres de voisins, d'amis ou de famille, comme le dernier dîner de Kana et son mari à Tokyo avant de déménager, ou la petite fête familiale lorsque la mère de Shinji sort de l'hôpital. C'est toujours très vivant, et j'ai vraiment eu le sentiment que ça participait beaucoup à la construction de l'ambiance de la série, et à l'abaissement des défenses d'Eriko. Les échanges entre deux personnages seulement donnent vite une impression plus claustro, plus lourde, et plus rigide.
En cela, les expressions parfois figées de Rei Dan ou Yukie Nakama jouent parfaitement leur rôle, et le côté obséquieux du jeu de Nakama est parfaitement à sa place. Je l'avais déjà observé dans Untouchable, où sous des dehors extrêmement polie, elle s'attachait à extirper la vérité de ses interlocuteurs, mais cela avait souvent quelque chose de caricatural. Ici, quand les acteurs se détendent (à mesure que la série progresse en fait), ça se sent, mais on sent aussi que c'est pour appuyer sur quelque chose, servir mieux l'histoire. Ça m'est en tous cas apparu comme totalement voulu là où ça pouvait sembler forcé dans d'autres séries, ou disons, dans le cas de Nakama, du moins, puisque je connais un peu mieux ses méfaits. Comme Aya Ueto dans Nagareboshi, Yukie Nakama m'a semblé en grand progrès.

Utsukushii Rinjin met aussi à plat les rapports à l'intérieur d'un couple. Je vous dirais bien qu'on entre dans leur intimité, mais il n'en ont pas, si tant est qu'ils en aient eu une. Car bien qu'Eriko et Shinji vivent à des kilomètres l'un de l'autre, leur relation est finalement celle d'un couple normal : les années ont passé, désormais l'un se consacre à son travail, et l'autre à son foyer. Leurs contacts sont ceux, distants, de deux personnes qui sont devenues de "familiers étrangers", comme de nombreux couples avant eux. Et si Eriko sent sur ses épaules le poids des charges du quotidien peser un peu plus de par l'absence physique de son mari à la maison, en tous cas l'absence émotionnelle est-elle acquise et tenue pour normale par l'un comme par l'autre, dans une sorte de vie commune silencieuse où personne ne parle d'autre chose que des petites questions quotidiennes, et certainement pas de ce qui le travaille intérieurement. Ce statu quo, constat blasé d'une vie de couple comme tant d'autres, ne survivra pas à l'arrivée de Saki. Au milieu de tout ça, les problèmes soulevés progressivement par la présence de Saki dans leur vie vont poser une grosse question : le mutisme de leur couple est-il la cause ou la conséquence de leur éloignement ? Finalement, chacun a sa petite vie, ses habitudes, et c'est pas plus mal comme ça. Et surtout, ce que Saki provoque, on a un peu l'impression qu'une autre aurait pu le provoquer, simplement Saki y met bien plus d'habileté que la petite secrétaire qui travaille avec Shinji et le convoite, mais pas assez subtilement pour le charmer.
L'air de rien, c'était la première fois que je voyais un dorama passer autant de temps à détailler le quotidien d'une mère au foyer japonaise. On sent bien que l'existence d'Eriko ne serait pas tellement différente avec son mari à la maison ; mais aussi qu'elle est, en quelque sorte, dans des fonctions de représentation. Elle doit donner une bonne image du foyer, de son mari, de sa vie de femme, de sa vie de mère, de sa vie de belle-fille, et finalement on touche avec Utsukushii Rinjin au coeur de ce qui constitue le culte des apparences, dont on sent bien que, s'il est très fort au Japon, il n'est pas exclusif à ce pays. Des apparences dont, une fois de plus, Saki va se servir à la fois pour s'intégrer dans la vie de ses "proies", et pour sortir du lot, devenant la voisine sympa, la confidente attentive, la maman parfaite, la belle-fille idéale, la maîtresse rêvée, alors qu'elle n'est de toute évidence rien de tout cela, mais qu'elle connait parfaitement les codes.

Le problème c'est que la série s'ingénie justement un peu trop à jouer de ces codes, et là c'est sûr, ya du spoiler dans ce paragraphe.
La plupart des épisodes reposent sur le principe qu'on va voir comment Saki se fond encore mieux dans le décor pour mieux faire le mal, mais en définitive, le spectateur est mis dans la position d'attente. On a bien compris que Saki était un scorpion dangereux, mais on attend qu'elle frappe et le coup d'aiguillon ne vient pas. Ses motivations s'éclairent progressivement, mais pas tellement l'objet de sa vengeance : en veut-elle à l'intégrité physique du petit Shun ? Ou plutôt au couple d'Eriko et Shinji ? Ou simplement au petit bonheur simple d'Eriko ? Variant sa cible mais ne frappant jamais vraiment, Saki est un personnage qui dépense tout son capital "terreur" en regards par en-dessous et en manipulations sournoises, mais qui semble au bout d'un moment assez inoffensif. Alors quoi, elle va embarquer Shinji dans une relation extra-conjugale ? La belle affaire, il faudra attendre l'épisode 7 pour qu'enfin le pot aux roses soit découvert par Eriko ! Sur 10 épisodes ça fait beaucoup. Et dans ce cas pourquoi avoir passé tant de temps à cajoler le petit et le mener sur des sentiers borderline ? Il est évident que Saki voudrait être Eriko, ou plutôt avoir sa vie (devenir l'une permettant à ses yeux d'obtenir l'autre), mais on a l'impression que pour entretenir un suspense de façon artificielle, la série veut nous raconter la même histoire dans chaque épisode, au lieu de la faire évoluer de façon sensible et régulière. A cet égard, Utsukushii Rinjin aurait gagné à être raccourcie d'au moins, disons, trois épisodes, pour condenser un peu l'action ; l'ambiance d'un thriller est importante, mais le thriller ne peut non plus se résumer à son ambiance.

Après, cela n'empêche pas Utsukushii Rinjin de faire un excellent travail dans ce qu'elle dit de son personnage central qu'elle détaille avec une grande précision (Saki, et non Eriko, car comme chacun sait, dans un thriller, le plus délectable, ce n'est pas de voir le danger, mais de le lire sur le visage de la victime) et dont elle décrit bien les problèmes psychologiques. Le thème de la mort d'un enfant, du deuil par sa mère, est très bien transcrit, et l'enfilade de scènes au cours desquelles on revient dans le passé pour montrer comment Saki a vécu la mort de son petit est impeccable de désespoir. Qui ne deviendrait pas un peu fou après une pareille expérience ?
Et puis, à la toute fin de l'ultime épisode, on est bien obligé de reconnaître que le thème de la série est aussi plus dense que cette simple histoire de perte d'enfant, de vie qu'on voudrait voler, de revanche sur le deuil. C'est amusant parce que d'un côté ça semble assez soudain (le dernier épisode était gonflé à bloc de rebondissements, dont quelques uns plutôt inattendus), et de l'autre, je suis bien obligée d'admettre que j'aurais dû m'écouter quand, dans le pilote, je me suis dit "mais ça va pas la tête de dire ça ?!". Voilà, en gros, le suspense s'était construit sur quelque chose d'effectivement trivial, mais parfaitement puissant. Et absolument, profondément, définitivement... TERRIBLE. Joli coup.

En fin de compte, l'histoire d'Utsukushii Rinjin est bonne, très bonne même, elle met juste trop de temps à se dérouler. Le thème est bon, la réalisation est bonne, le cast est bon, seulement voilà, ça dure juste un peu trop longtemps pour être parfait de bout en bout.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Utsukushii Rinjin de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:12 - Dorama Chick - Permalien [#]

07-12-10

La radasse de la méduse

RadassedelaMeduse

Avec mes états d'âmes puis mes changements professionnels en novembre, j'ai l'impression de vous avoir parlé de très peu de dorama de cette saison. C'est pas comme si ceux que j'attendais le plus (Mori no Asagao et Marks no Yama) s'étaient précipités pour être sous-titrés, d'un côté. Mais c'est pas une raison. Je manque à tous mes devoirs. Je m'en vais donc réparer cette erreur en vous parlant ce soir de Nagareboshi.
Oui alors déjà, rien que le titre, on sait qu'on va donner dans la romance. Je sais pas pourquoi mais, vous me parlez d'étoile filante, je pense romance. J'ai sans doute regardé trop de séries asiatiques.

Mais Nagareboshi s'annonçait comme une romance d'un genre un peu à part, plus tragique. Et quand, comme moi, on en a soupé de la romance sirupeuse, et qu'en plus on aime bien les personnages qui souffrent (oui je suis sadique), Nagareboshi revêtait presque de l'intérêt. Songez un peu que l'héroïne principale, interprétée par Aya Ueto qui est quand même la petite fiancée des spectateurs japonais, était rien moins qu'une prostituée ! Une prostituée comme enjeu féminin principal d'une série ? Je dis oui.
En fait j'ai tellement dit oui que je me suis enfilé les deux premiers épisodes l'un à la suite de l'autre.

Et pourtant on nous a encore fourgué du pathos par cagettes entières, jugez plutôt : l'élément déclencheur de l'intrigue, c'est que la petite sœur du personnage masculin, atteinte d'une je sais pas quoi au foie (je m'en fous, en toute sincérité), a besoin d'une greffe. Si, ils ont osé : une gamine malade. Puis pas une pisseuse chiante, non, une gosse adorable, naturellement, pleine de vie et d'entrain, et avec une personnalité d'artiste, des projets d'avenir... n'en jetez plus.
Mais il fallait bien ça pour provoquer l'impossible : faire en sorte qu'un gentil employé de l'aquarium, pas spécialement expansif, décide d'épouser une prostituée dans un mariage arrangé. Pourquoi ? Parce que lui, veut sauver sa frangine et que la putain est potentiellement compatible, et qu'elle, elle a une grosse dette à éponger et que si elle contracte ce mariage, elle a négocié quelques millions de yen. Vous excitez pas, on parle en yen. Jamais on ne parviendrait à les faire se marier sans cette gamine, donc. Car l'idée c'est vraiment, encore une fois, de rapprocher deux personnes que tout oppose, et là, la catin, c'est fort, quand même.

J'ai l'air méchante, là, comme ça, mais attendez. Je suis juste en train de vous dire que Nagareboshi marche sur une corde raide.
La bonne nouvelle, c'est que Nagareboshi a un bon sens de l'équilibre.

Et l'explication tient en un mot : casting. Je suis la première surprise, croyez-le bien, mais il s'avère que le casting est solide ; oui, je parle d'une série avec Aya Ueto dedans. On s'attendrait à une certaine facilité ou, tout du moins, un peu de caricature. La prostipute qui est forcément vulgaire ou désabusée, le mec renfermé qui vit isolé... balancez tout ça aux ordures, Nagareboshi propose des personnages nuancés, grâce à une interprétation moins factice que la moyenne, voire carrément convaincante (un peu de surjeu ponctuel n'ayant jamais tué personne, mais comme c'est vraiment ponctuel, c'est pas grave).
Aya Ueto a beaucoup progressé. J'étais étonnée. En gros, à part dans une scène où elle se fritte avec... je vous dirai pas qui, c'est pas mon genre... elle reste très posée, très mesurée, c'est de la belle ouvrage. Il y a un gros travail sur les regards, sur les attitudes, et quand on l'a vue dans... mon Dieu, à peu près tout, on mesure le chemin parcouru. Ça me donnerait presque des regrets de n'avoir même pas jeté un œil à Juunen Saki mo Kimi ni Koishite, dites donc. Et puis en face, Yutaka Takenouchi, même fichtrement vieilli (diantre !), a du répondant. Sans compter que Yuuka Itaya s'en sort pas mal aussi dans de nombreuses scènes. Bref, il y a du monde qui s'est donné du mal pour éviter à Nagareboshi de verser dans l'ornière et ça fait plaisir.

Du coup, c'est plus touchant qu'il n'y parait, leur histoire. Et je pressens que d'intéressantes questions peuvent encore se poser sur la prostitution, puisqu'après tout, Risa va épouser un homme pour de l'argent, hein...
Car ce n'est pas fait. Non, ils ne sont pas mariés dés le pilote, et ça, j'apprécie. Plutôt que de nous les mettre à la colle pour les faire tomber amoureux vite fait bien fait, oui mais finalement non, ah mais si, là, on prend le temps. Au bout de deux épisodes, les choses se mettent en place lentement, on peaufine le ressenti des personnages, on explore leurs motivations, leurs regrets, et on prépare la réaction de l'entourage. C'est bien vu.

Ah, ça c'est sûr. Nagareboshi n'est pas une révélation. Faut rien exagérer. Mais dans son genre, elle est plutôt pas mal, cette série. Elle sacrifie aux clichés du genre et parvient néanmoins à faire un travail décent sur le plan de la dramatisation. C'était pas gagné, vu le pitch et l'évènement déclencheur, et pourtant, ils l'ont fait, ils ont réussi une série du lundi soir. Un grand bravo à Fuji TV, ça fait quand même 6 mois qu'ils y avaient échoué. Vu que la prochaine série du créneau devrait se dérouler dans un lycée, avec Erika Toda dans le rôle principal, essayons d'en profiter le temps que ça dure...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Nagareboshi de SeriesLive.
Je persiste à penser que Kimi ni Tsuita Uso faisait un meilleur titre...

Posté par ladyteruki à 20:02 - Dorama Chick - Permalien [#]

07-10-10

How do you like it Japan ?

Ouhlà, mais je suis à la bourre moi ! La première série hebdomadaire de la saison commence ce soir à la télévision japonaise, et je ne vous ai pas encore indiqué le top des séries les plus attendues de la saison ! D'un autre côté, ledit classement n'est paru que depuis quelques heures... je l'ai échappé belle !

J'aimais bien le top des attentes de la saison précédente ; ce n'était pas mon classement idéal mais enfin, l'idée qui s'en dégageait était encourageante. On avait l'impression que le public (peut-être rendu plus exigeant par la saison très inégale du printemps ?) avait envie qu'on le bluffe, et pas juste qu'on lui offre sur un plateau des séries clé en main. Et c'est d'ailleurs en partie ce qui s'est passé cet été. Au cas où vous auriez bêtement oublié de le faire, je vous rappelle que vous pouvez lire le bilan de cette saison dans mon article trimestriel sur SeriesLive.

Donc, cet automne, que veulent les spectateurs japonais interrogés par ORICON ?

1 - Iryuu Team Medical Dragon
2 - Freeter
3 - Aibou
4 - Kogane no Buta
5 - Q10
6 - Guilty
7 - SPEC
8 - Nagareboshi
9 - Juui Dolittle
10 - Himitsu

Si je regrette quelque peu l'absence de séries réellement culottées comme Mori no Asagao (par contre présent sur le classement de BIGLOBE... je connais mal le public de ce site, mais peut-être est-il plus âgé ?) ou FACE MAKER, dont le sujet commence progressivement à me séduire, même si sur le tard, c'est quand même un classement solide, dans la mesure où, outre les incontournables (genre Aibou ou Iryuu) et les remakes (SPEC), on tient quand même des sujets variés et pas nécessairement débiles, même si j'ai de grandes réserves au sujet de Juui Dolittle. Mais au moins, bon, il y a un peu de tout, du thriller à la comédie romantique en passant par une portion nécessaire de séries policières ou assimilées. Peut-être aussi que la grille s'y prête, car à première vue on n'a pas de série ridiculement loufoque comme seuls les Japonais (si, si admettons-le) savent le faire, et pas tellement de thématiques lycéennes ce qui est souvent ma bête noire. Franchement, si au début je pensais que la saison ne pourrait jamais être aussi bonne que l'été, je commence à prendre confiance et me dire, à mesure que les infos sortent, que ça peut être très bon. Et si ça attire du monde, c'est prometteur aussi... en fait c'est un cercle vertueux.

Q10

C'est comme si les pannouilles du printemps avaient obligé la télévision nippone à réviser sa copie et ralentir un peu sur les séries fabriquées au kilomètre pour plaire aux ados : dans ce top des attentes, il y a Q10 bien-sûr... mais il n'y a que Q10 !
Evidemment, je peux me tromper, mais c'est le sentiment que j'ai après avoir vu ces classements, chais pas pour vous ?

Posté par ladyteruki à 12:59 - Dorama Chick - Permalien [#]

06-09-10

L'autre rentrée !

L'été n'est pas tout-à-fait fini, mais quand je fais le bilan, globalement, de la saison nippone, je me sens pleinement satisfaite si ce n'est plus. Limite si j'ai pas envie de pousser un énorme soupir de contentement et m'allumer une cigarette. La saison a été bonne. J'attends juste que les teams de fansubs apprennent à se préoccuper un peu plus de WOWOW, mais à part ça, je suis comblée.
Et pourtant, bon gré, mal gré, il va falloir commencer à dire adieu à ces séries (même si la dépendance au sous-titrage donne un petit sursis), et passer à la saison d'automne !

Ne vous en faites pas, on procèdera à des adieux en bonne et due forme très bientôt, de par le désormais traditionnel bilan de saison sur SeriesLive (c'est devenu l'un de mes rendez-vous favoris, je l'avoue), mais pour l'heure, voyons ce que la prochaine saison réserve !

En quotidienne

- Teppan (NHK)
L'histoire : Une jeune femme charmante comme tout ouvre un restaurant spécialisé en teppanyaki.
L'avis : J'aime cet arrière-goût de Jean-Pierre Pernaut qu'il y a toujours dans les asadora de NHK...!
>  Du lundi au vendredi à 8h15 à partir du 27 Septembre [Fiche SL]

- Tenshi no Dairinin (Fuji TV)
L'histoire : Une femme écrivain s'intéresse au rapport qu'entretiennent diverses femmes avec la maternité.
L'avis : Autant c'est intéressant de pencher sur ces thèmes (à plus forte raison pour série à destination des femmes au foyer)
>  Du lundi au vendredi à 13h30 à partir de, bah, ce soir [Fiche SL]

Lundi

- Cherry Nights (Fuji TV)
L'histoire : Deux puceaux (l'un de 30 ans et l'autre de 18) entrent en colocation.
L'avis : D'après ce que je comprends, c'est Unubore Deka, sans les intrigues policières et en plus cru. Oï.
> Le lundi à 02h00 à partir du 11 Octobre [Fiche SL]

- Kimi ni Tsuita Uso (Fuji TV)
L'histoire : Un homme taciturne et une prostituée contractent un mariage d'intérêt, mais commencent à s'attacher l'un à l'autre.
L'avis : Comme l'idée de la prostituée qui veut mourir mais qui finit par épouser un type pas clair me plaît presque, je vais prendre sur moi et donner une chance à cette romance. A mon corps défendant.
> Le lundi à 21h00 en Octobre [Fiche SL]

- Mori no Asagao (TV Tokyo)
L'histoire : Deux hommes se lient d'amitié : l'un est condamné à mort, l'autre est son geôlier.
L'avis : C'est le genre de projet qui me surprend de la part de TV Tokyo (dont en général je connais plutôt les séries du vendredi soir...), mais qui me ravit par avance. J'vous l'dis, ya intérêt à avoir du sous-titre !
> Le lundi à 21h00 en Octobre [Fiche SL]

Mardi
- Freeter, Ie wo Kau. (Fuji TV)
L'histoire : Un bon à rien prend un boulot parce qu'il faut bien soutenir la famille, mais sans conviction, jusqu'à ce qu'il prenne progressivement goût à ce travail.
L'avis : De la SF japonaise, ben ça alors ! Un mec qui n'aime pas travailler, je vais avoir du mal à m'identifier, quand même...
> Le mardi à 21h00 en Octobre [Fiche SL]

- Guilty (Fuji TV)
L'histoire : Une femme en apparence charmante est en faite une ex-condamnée pour meurtre qui, depuis sa libération, prépare une horrible vengeance.
L'avis : Les Japonais aussi nous sortent des histoires de vengeance maintenant ? Hm, mais non, ce n'est qu'un hasard.
> Le mardi à 22h00 à partir du 12 Octobre [Fiche SL]

- Second Virgin (NHK)
L'histoire : Une femme dans la fleur de l'âge, qui a fait une croix sur les hommes depuis son divorce voilà 20 ans, rencontre un homme marié dont elle tombe amoureuse. En parallèle de leur aventure, elle se lie d'amitié avec sa femme.
L'avis : A ce stade il n'est pas encore très clair pour moi de savoir si cette amitié se fait par quoproquos ou non, ce qui conditionne mon intérêt pour le projet.
> Le mardi à 22h00 en Octobre [Fiche SL]

- Yamiki Ushijima-kun (TBS)
L'histoire : Les tribulations d'un créancier prêt à tout pour récupérer son argent, et donc amené à fréquenter la lie de la société tokyoite.
L'avis : Ça c'est un projet burné ! Et il parait qu'en plus le manga d'origine est super dur dans le traitement.
> Le mardi à 00h55 à partir du 12 Octobre [Fiche SL]

Mercredi

- Aibou - saison 9 (TV Asahi)
L'histoire : Les enquêtes d'un tandem de police qui blablabla.
L'avis : J'ai déjà pas regardé les saisons précédentes, alors bon, si vous voulez...
> Le mercredi à 21h00 à partir d'Octobre (et zou, jusqu'en mars !) [Fiche SL]

- Kogane no Buta (NTV)
L'histoire : Une enquêtrice traque les détournements de fonds publics et autres dépenses indues des agents de l'État.
L'avis : Devinette, à quoi sent-on que c'est la crise ? Aux séries sur ce thème qui se multiplient !
> Le mercredi à 21h00 en Octobre [Fiche SL]

Jeudi
- Kyoto Chiken no Onna - saison 6 (TV Asahi)
L'histoire : Retour des affaires de la femme-procureur la plus célèbre du Japon !
L'avis : ...d'un autre côté c'est la seule.
> Le jeudi à 20h00 en Octobre [Fiche SL]

- Wataru Seken wa Oni Bakari - saison 10 (TBS)
L'histoire : Les histoires d'une petite famille dont les parents sont dotés de trois filles.
L'avis : Bon, bah la question de cette case sur TBS pour l'année à venir est réglée.
> Le jeudi à 21h00 à partir du 14 Octobre... et pour 1 an ! [Fiche SL]

- Nasake no Onna (TV Asahi)
L'histoire : Les enquêtes d'une spécialiste de la fraude fiscale au style particulier.
L'avis : Je disais quoi sur l'obsession des séries japonaises pour les fonds publics depuis une ou deux saisons ? Nan mais, bon, voilà quoi.
> Le jeudi à 22h00 en Octobre

- Iryuu Team Medical Dragon - saison 3 (Fuji TV)
L'histoire : Un chirurgien de talent doit composer avec les réalités sociales et économiques du monde hospitalier.
L'avis : Faudrait d'abord voir à tenter la saison 1, non ? Bon je sais, dans le cas des séries japonaises, c'est pas forcément indispensable...
> Le jeudi à 22h00 en Octobre [Fiche SL]

- FACE MAKER (NTV)
L'histoire : Un chirurgien esthétique peut vous donner un nouveau visage, mais pensez à demander ce qu'il compte faire de l'ancien..
L'avis : Bon, il y a du potentiel, mais j'attends de voir avant de m'enflammer.
> Le jeudi à 00h00 à partir du 7 Octobre [Fiche SL]

Vendredi
- SPEC (Fuji TV)
L'histoire : Un tandem de policiers incapables de s'entendre travaillent dans une division chargée de travailler sur des affaires réputées impossibles à résoudre. Ils devront pour cela mettre leurs différences de côté.
L'avis : J'en ai MARRE de voir toujours les mêmes histoires avec pour seul changement les personnalités soi-disant originales des protagonistes. C'est usé. Moi aussi, à force.
> Le vendredi à 22h00 à partir du 8 Octobre [Fiche SL]

- Himitsu (TV Asahi)
L'histoire : Lorsque son épouse meurt, un homme est au désespoir. Jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que l'âme de sa bien-aimée s'est réincarnée dans leur fille adolescente.
L'avis : Hyper malsain. Je ne connais évidemment pas le manga, donc je n'ai aucune idée sur la façon dont on peut tourner ça sans que ce soit glauque. Mirai Shida est allée se fourrée là-dedans, en plus. Non, non, non, ça va pas, ça.
> Le vendredi à 23h15 en Octobre [Fiche SL]

- Jouou [3e opus] (TV Tokyo)
L'histoire : Certainement encore une histoire d'hôtesses dans des clubs...
L'avis : Dans la continuité de Jouou et Jouou Virgin, mais avec de nouveaux nichons euh, acteurs ! Pourquoi, j'ai dit quoi ?
> Le vendredi à 23h15 en Octobre

- Clone Baby (TBS)
L'histoire : Un thriller construit autour du thème... du clonage (si-si).
L'avis : On n'en sait pas encore grand'chose et pourtant, ça donne déjà envie.
> Le vendredi à 00h20 en Octobre (nouvelle case horaire, et format exceptionnel de 30mn)

Samedi
- Q10 (TV Asahi)
L'histoire : Un lycéen timide découvre que la nouvelle élève qui sème le trouble dans l'établissement est en fait un robot !
L'avis : Bon, ça se passe dans un lycée, l'affaire est réglée. Quoi, sérieusement, vous vous attendez à quoi d'un pitch pareil ?!
> Le samedi à 21h00 en Octobre [Fiche SL]

Dimanche
- Saka no Ue no Kumo - part. II (NHK)
L'histoire : La grande fresque historique en trois volets est de retour.
L'avis : L'hiver dernier, je lui avais préféré Fumou Chitai, mais ça va être dommage de faire l'impasse, quand même.
> Le dimanche à 20h00 à partir du 5 Décembre [Fiche SL]

- Perfect Report (Fuji TV)
L'histoire : Une journaliste au tempérament un peu spécial s'acharne à découvrir la vérité à tout prix.
L'avis : Bon apparemment ça a l'air juste un poil plus compliqué que ça, mais pour l'instant rien d'électrisant.
> Le dimanche à 21h00 en Octobre (nouvelle case horaire) [Fiche SL]

- Juui Dolittle (TBS)
L'histoire : Un vétérinaire mal aimable se trouve pris dans un triangle amoureux, tandis que des clients défilent avec tout un cortège de maîtres ayant bien besoin qu'on les aide à mettre de l'ordre dans leur vie.
L'avis : Une nouvelle série le dimanche face au jidaigeki. Très fort les gars, très, très fort.
> Le dimanche à 21h00 en Octobre [Fiche SL]

- Marks no Yama (WOWOW)
L'histoire : Trois crimes en apparence indépendants les uns des autres pourraient en fait bien avoir un rapport...
L'avis : A priori, l'histoire ne me captive pas, mais bon, c'est WOWOW, alors faut voir.
> Le dimanche à 22h00 à partir du 17 Octobre [Fiche SL]

- Genya (WOWOW)
L'histoire : Un homme qui a tué son oncle par inadvertance se retrouve sous l'emprise d'une femme un peu trop belle pour être honnête.
L'avis : J'avoue mon impuissance à discerner quoi que ce soit à travers le pitch de cette série.
> Le dimanche à 22h00 à partir du 21 Novembre

- Reinoryokusha Odagiri Kyouko no Uso (TV Asahi)
L'histoire : Une surdouée cache son don, qui la complexe, derrière l'identité d'une grande medium. Son aide est bientôt requise pour travailler sur des affaires surnaturelles...
L'avis : Contractuellement, le Japon est obligé de sortir au moins une fois par saison une série dont je ne me souviendrai pas plus du nom que je n'intéresserai au pitch.
> Le dimanche à 23h00 à partir du 21 Novembre

Il en manque encore certainement quelques unes (en tous cas, là, on peut tranquillement avancer que le dimanche est complet !), mais bon, comme chaque saison, en surveillant SeriesLive et en lisant les reviews, vous aurez tôt fait de combler les trous en temps voulu.

MarksnoYama

Parmi les idées intéressantes... bon, les séries de WOWOW s'imposent comme une évidence, Marks no Yama (ci-dessus) semblant mêler le policier au fantastique (mais je peux me tromper), et Genya ayant un côté à la fois sombre et sulfureux. Et puis surtout, il y a du projet sévèrement burné comme Mori no Asagao ou Yamikin Ushijima-kun, des séries qui en ont dans le pantalon, du vrai sujet, du lourd. Clone Baby et FACE MAKER, faut voir, selon le ton employé, et dans un autre registre mais avec le même type de réserves, Kimi ni Tsuita Uso.
Par contre, Himitsu, c'est non. Pas la peine d'y penser. Sauf si les critiques sont bonnes.

Ah, j'adore ce moment où on apprend plein de nouveaux titres, et dont on ne sait pas encore lesquels resteront gravés dans notre mémoire par-delà les saisons ! Pas vous ?
Bon alors, qu'est-ce qui vous parle cet automne ?

EDIT : il semblerait que Kimi ni Tsuita Uso ait été rebaptisée Nagareboshi. Bleh.

Posté par ladyteruki à 23:32 - Dorama Chick - Permalien [#]


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