ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

02-09-10

C'qu'il faut pas faire, quand même...

Eh bah voilà, ça devait arriver : à force de cagouler à tours de bras, on a fait peur aux éditeurs et aux diffuseurs. Maintenant, ils sont tellement inquiets à l'idée de ne pas réussir à fourguer une came qu'on se serait déjà procurée ailleurs, qu'ils en arrivent à des extrémités telles que... le mensonge ? Naaaan, appelons ça plutôt l'énergie du désespoir.

Pièce à conviction : la pub de Koba Films pour le DVD de Flashpoint. Série d'action n°1 aux États-Unis ? Mouais. D'une part je conteste le chiffre, d'autre part je rappelle que Flashpoint est une série canadienne (avec 15 nominations aux Gemini Awards de cette année, soit dit en passant pour culture perso).
Mais bon, il y aura long à dire sur le Canada quand viendra le jour de son article sur SeriesLive (car il viendra, soyez-en sûrs).

Toujours est-il que proclamer une série n°1, c'est toujours un peu le gag qui fait pas rire.
Je fais toujours la comparaison avec les chanteurs américains ou français dont on proclame (ça se produit peut-être moins qu'avant, ou bien j'ai juste rompu toute relation diplomatique avec la musique occidentale, voire les deux) qu'ils sont n°1 au Japon. Si vous voulez, on peut aller comparer le Top Oricon de vente de singles (ou albums, for that matter) avec les chiffre avancés. Je m'étais amusée à le faire une fois ou deux, d'ailleurs, et admirablement, le "n°1 au Japon" était en fait "l'artiste occidental n°1 au Japon, mais bon 30e quand même dans le top général" ; dans un classement où désormais les ventes en dizaines de milliers sont la règle, crise de la vente de support physique oblige, convenez que ça ne signifie plus grand'chose.
C'est bon, c'est bon, j'arrête de parler de Jmusic, ne vous inquiétez pas. Ça me manque juste un peu, voilà tout.

Sur la même lancée, essayons de réfléchir aux audiences des séries d'action, et voyons si Flashpoint (série canadienne mais également diffusée aux USA sur CBS) fait mieux ou pire que, par exemple, au pif, NCIS: LA. Là encore, patatras.

Ils pensent donc qu'on n'a pas les ressources pour vérifier leurs dires, tous ces gens-là qui nous pondent des slogans choc ? Sérieusement, je serais curieuse de savoir si cette accroche change vraiment quelque chose dans le comportement des acheteurs. Le DVD de Flashpoint se vendrait-il moins avec un "la meilleure série canadienne du moment" ? (quoi, vous arrivez à m'en citer une autre de mémoire, là, de suite, sans consulter le lien sur les Geminis ?) Au moins ce serait subjectif, donc éloigné de tout mensonge. Euh, pardon : de tout acte désespéré.

Pub_Flashpoint

Tant que j'en suis à parler de publicité pour une série, je voudrais revenir sur la pub de Canal+ pour The Pacific...

"Vous n'en reviendrez pas. Eux non plus". Je suis la seule à trouver qu'il y a surenchère ?
La raison principale de ma réprobation, c'est que franchement, vendre une série de guerre en appuyant sur le fait que tous les personnages vont crever, c'est quand même une vision de la série de guerre qui fait frissonner. Ho, hé, Canal+, on ne va pas voir une version filmée d'un shoot'em up là ! Mais qu'est-ce que c'est que cette mentalité ? C'est la guerre, ya des armes et des bombes et des ennemis, alors on est là pour tenir le score, c'est ça ? Mais enfin, c'est vraiment comme ça que vous voulez vendre une série de guerre ? Vous l'avez regardée ?! Je l'ai regardée (bon, seulement trois épisodes, certes, m'enfin je pense que ça donnait une petite idée du propos quand même), et franchement je n'en étais pas à faire des soustractions parmi les personnages ! C'était bien plus que ça, et ce serait quand même plus honnête (et plus digne de ce que vous essayez de faire passer pour votre ligne éditoriale en matière de séries) de dire qu'on va y voir un peu plus que du sang qui gicle et des mecs qui clamsent dans la boue.
Pourquoi appâter les gens par le mensonge, encore une fois ? Rha, oui, c'est vrai, pardon, appâter les gens par le désespoir, j'oubliais.
J'ajoute une deuxième raison à mon haut le cœur devant cette affiche, c'est que ce slogan-là, ça passe parce que c'est des soldats américains. Collez ce slogan sur, je sais pas, moi, la promo d'un DVD pour Holocaust, mettons, et on va bien voir les réactions. Que je sache, on parle d'êtres humains dans les deux cas...

Mais par les temps qui courent, on ferait tout et n'importe quoi pour vendre une série. Surtout n'importe quoi, visiblement.

Posté par ladyteruki à 22:38 - Point Unpleasant - Permalien [#]

20-03-10

Justify my letdown

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Aaaaaaah, ok ! J'y suis ! Non mais, en fait, il y a eu incompréhension. Moi, bêtement, je pensais que les critiques extatiques sur Justified étaient... justifiées. C'est là qu'il y a eu malentendu ! Mais ok, c'est bon, je comprends mieux. En fait, tout le monde dit du bien de Justified parce qu'on n'a pas beaucoup mieux à se mettre sous la dent.

Non parce que, soyons-clairs. Quand je lis des choses comme :

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Subtil, Justified ? Oui, évidemment, si on a regardé NCIS: LA juste avant, je suppose qu'on peut parler de subtilité sans trop se risquer. Mais si une telle subtilité existe, ce n'est pas dans le scénario.

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Quand j'ai lu ce post, j'ai cru pour de vrai qu'il y avait une étude sociologique dans Justified ! Les trucs qu'on serait prêts à croire en cette morne saison, quand même.

Parce que si je veux bien reconnaître que dans le genre sévèrement burné, Justified fait partie des séries qui ne nous prennent pas pour des bœufs avides d'action décérébrée, en revanche, crier au génie est très largement exagéré.

Le "western moderne" dont je lis tant de bien depuis quelques jours (permettez-moi de pouffer), il est avant tout stylistique. Si on est effectivement loin de l'univers d'un Deadwood, comme le souligne Adam, on en est pas moins dans un exercice entièrement tourné autour du cosmétique : accents, vêtements, musique... tout est pensé pour indiquer clairement qu'on est dans le Sud, le vrai, celui qui n'a pas encore bien percuté sur cette histoire d'États-Unis d'Amérique, et reste bloqué dans sa vision pré-Sécession du monde. L'univers est merveilleusement troussé, il n'y a pas à dire. Mais ça reste totalement superficiel. Plaqué. Le scénario reste celui du petit gars qui revient contre son gré au pays, et cette histoire-là, on nous l'a faite dix, quinze, cent fois.

Et si le portrait de cette Amérique profonde est bien dépeint, il est triste de constater qu'il ne porte aucun propos, aucun thème. Techniquement, je le redis, il n'y a rien à redire, mais il n'y a rien non plus à en dire. Au contraire, les thèmes sont abordés avec négligence ; tenez, c'est bien beau des supremacists, mais encore faut-il les doter d'un peu plus que de beaux tatouages et de mines patibulaires. Je ne dis pas qu'une mise au pilori était nécessaire, il était possible de ne pas dire juste bêtement que les extrémistes c'est des méchants, et une apologie inconditionnelle semble trop politiquement incorrecte pour être espérée ;  Justified pouvait très bien se refuser à les traiter en méchants absolus ou en chevaliers incompris, et apporter de la nuance. Pourvu d'en dire quelque chose, au moins. Ne pas avoir l'air de s'en servir comme d'un vulgaire artifice pour faire couleur locale. C'est tout ce que je demandais.

Le problème derrière Justified, c'est qu'on sent qu'il y a quelqu'un qui aime beaucoup ses personnages et son ambiance, mais que le scénario remplit le strict minimum de ses offices. Le personnage principal Raylan est aux petits oignons, on sent que c'est écrit pour le présenter sous toutes les coutures, appuyé par la prestation effectivement charismatique de ce bon Olyphant. Quant à Boyd et Ava, bien que bénéficiant de moins de temps d'antenne, ils ont tout le temps nécessaire pour se rendre à la fois attachants et un peu rebutants, et pour nous donner envie de les voir interagir le plus possible avec Raylan.
Mais le reste ? Le reste est creux. Passé le retour à la terre natale (qui est réglé, grosso-modo, dans le premier quart d'heure), il n'y a pour ainsi dire pas d'histoire. Juste une confrontation entre deux vieux potes qui sont désormais chacun d'un côté de la barrière. C'est intéressant mais insuffisant.

Pour crier au génie, il faudrait, quand même, un peu, je trouve que c'est un minimum, une histoire. Sans quoi, Justified n'est que poudre (à canon) aux yeux.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Justified de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:03 - Review vers le futur - Permalien [#]

28-02-10

Fear is the mind killer

Ma grand'mère, qui était une femme fort sage, me disait souvent que l'Enfer est pavé de bonnes intentions. Le sens profond de ce dicton populaire vient de me frapper.
Je vous présenterais bien COMA, mais enfin, rien de ce que je pourrais dire sur le pitch n'apporterait grand'chose de plus que ce qu'en disait Livia il y a quelques heures et ce qu'en dit la fiche de SeriesLive. Mais enfin, soulignons qu'il s'agit d'une série d'angoisse, voire d'horreur. Et que je me suis rappelé à quel point je n'aimais pas ça.

COMA

Alors après, il faut le dire, COMA est une série sacrément bien gaulée. Enfin, je vous parle du pilote, hein, parce que j'ai pas eu les burnes de regarder la suite.
Prouvant une fois de plus que les séries coréennes savent piocher leur inspiration dans le cinéma (chose que, quand même, les séries japonaises font très rarement), on a ici un produit fini remarquablement bien travaillé, tant sur le plan de la réalisation que du scénario. On sent la maîtrise.

Il y a eu de nombreux passages pendant lesquels je pensais (espérant sans doute conserver un semblant de contrôle de moi-même) à Kingdom Hospital ; et pourtant, hormis le fait que la série se passe dans un hôpital lugubre, les points communs sont limités (pas de fourmilier géant dans COMA par exemple...). Mais l'ambiance est similaire : on ne comprend pas tout, mais on sait qu'on ne se marre pas DU TOUT.

COMA parvient même à utiliser un gadget suremployé ces dernières années, le flashback, sans griller toutes ses cartouches et se décrédibiliser. Au contraire, les aller-retours entre le présent et le passé sont fluides, efficaces, et en même temps suffisamment cryptiques pour qu'on ne comprenne pas tout tout de suite. De la même façon (mais j'ai cru comprendre à la lecture du post de Livia que ce n'était pas forcément le cas de tous les épisodes), les ingrédients angoissants ne sont pas de l'ordre de l'explicite, et en même temps on n'a pas cet horrible sentiment de se faire balader, juste que la production connait son sujet.

Mais enfin, au bout du compte, COMA est le genre d'expérience un peu trop secouante qui fait que je me refuse à dire trop de bien de la série. Alors oui, le casting est bon, la réalisation est bonne, le scénario est bon, le... tout ce que vous voulez. Mais je déteste cette série du plus profond de mon âme.

C'est tout juste si je ne préfère pas aller regarder le pilote de NCIS: LA, à la place de suivre la série.
...
Nan, je déconne. Même mon masochisme a ses limites.

Je suis ressortie du visionnage du pilote de COMA avec une puissante envie de hurler, de pleurer, et de me détester. Je sais pas pourquoi je m'impose des trucs pareils.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche COMA de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:45 - Dorama Chick - Permalien [#]

11-12-09

[DL] NCIS: Los Angeles

J'ai essayé de rattraper tout mon retard. Avec les meilleures intentions du monde, j'ai envie de dire. Intégrale de Glee en quelques jours (histoire de me remettre dans le bain pour les inédits), intégrale de Better Off Ted en une journée (la saison 2 a commencé et j'avais presque tout oublié de la saison 1... et je devrais avoir honte de moi, j'adore toujours autant cette série), pilote de White Collar sur lequel j'avais fait l'impasse (on peut éventuellement en reparler à l'occasion), pilote de Men of a Certain Age dont je vous ai chanté les louages l'autre jour... Ok, je suis bonne élève, je m'applique, vraiment je fais de mon mieux pour ne rien laisser de côté.

NCISLosAngeles
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Mais NCIS: Los Angeles... je suis désolée, c'est au-dessus de mes forces. Quand je vois le générique, j'ai presque plus envie de regarder... le NCIS original. C'est dire si ça me désespère.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche NCIS: Los Angeles de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:48 - Médicament générique - Permalien [#]


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