ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

19-01-13

Message d'avertissement

Comme vous le savez maintenant, parce que ça fait quelque chose comme six mois, whisperintherain et votre serviteur s'aventurent à tester tous les pilotes de la saison, puis à venir les reviewer pour vous, histoire que vous sachiez dans quoi vous mettez les pieds quand vous n'avez pas décidé si vous alliez les regarder à votre tour. J'aime voir ça... comme une mission de salut public. Dans le fond, nous sommes des veilleurs, et nous sommes là pour tirer le signal d'alarme quand un pilote est réellement mauvais. Je ne sais pas pourquoi je parle de mauvais pilote, d'ailleurs.
Ah, si, ça me revient : je voulais qu'on parle de Legit ce soir.

Legit

Parfois il m'arrive d'avoir l'illusion d'être bon public en matière d'humour trash. C'est une croyance que j'ai héritée de quelques visionnages de trop de séries comme Action!, et hélas, j'entretiens cette auto-fiction depuis lors. J'en suis la première victime, croyez-moi. Parfois je lance un pilote où l'humour est franchement de mauvais goût, et je m'attends à aimer, mais pas du tout. Parfois ça marche encore, cependant, alors ça fait perdurer le mythe et c'est encore pire.

Avec Legit, curieusement, j'étais dans les deux situations. A certains moments, j'étais tellement mal à l'aise que j'étais à un clic d'éteindre l'épisode et juste oublier que j'avais vu ce pilote. Et d'autres fois, j'ai sincèrement ri.

Le passage le plus difficile de ce premier épisode a été... le début. Un début de pilote, c'est un moment important, qu'il ne faut pas rater ; quand un début de pilote est raté, il faut le dire, et c'est le cas de Legit. C'est lamentable. La scène au service de l'immigration traine en longueur et n'est pas drôle.
Clairement, l'épisode a commencé volontairement sur cette scène histoire d'annoncer la couleur tout de suite, et de frapper un grand coup, indiquant ainsi dans quel type d'humour on était. Sauf que ce n'est pas juste une blague de mauvais goût, c'est une blague de mauvais goût pas drôle... Ce sont les pires.

Fort heureusement, à partir du moment où Jim commence à s'occuper de Billy, le frère de son meilleur ami Steve, les choses commencent à s'arranger. Enfin, disons... ponctuellement. Il y a des passages où la blague continue d'être de mauvais goût et pas drôle, mais il y a aussi des moments sincèrement drôles, notamment parce que Billy est joué par D.J. Qualls qui derrière son apparence maladive (ainsi que le prouve son CV) cache un solide comique.

Il y a dans le seul pitch de cet épisode beaucoup de choses qui sont douteuses ; après tout, il s'agit d'emmener un paraplégique sur le point de mourir dans un bordel afin qu'il se fasse dépuceler avant de rencontrer son Créateur. Pas très classe, il faut l'admettre. Mais étrangement, le road trip qui s'en suit est à la fois drôle et touchant, et il y a de vrais bons moments même pendant la séquence avec les prostituées... même si tout cela est en minorité, noyé dans un épisode pas franchement futé. Et quand c'est drôle, c'est essentiellement parce que, même quand Jim Jefferies met à côté, les moues de D.J. Qualls remettent tout de suite la bonne ambiance (un peu aidées par le montage, certes).
En fait, plus j'y pense, plus c'est à Qualls et non à Jefferies qu'il faudrait offrir d'avoir son propre show, mais bon...

Alors on passe l'épisode dans une situation d'inconfort, avec, parfois, un rire qui s'échappe, dont on aurait presque honte, pour un peu. Mais personne ne nous regarde, alors ça va.

Même quand on a traversé tout ça, au final, Legit reste assez peu claire sur ses intentions. On sait juste que Jim est un connard fini qui veut vaguement essayer d'être un chic type (il le fait parce qu'il espère que ça lui permettra de faire tomber les filles, bon, c'est une raison qui en vaut une autre...), mais l'épisode n'est pas très clair sur la structure à attendre derrière : va-t-il dorénavant uniquement être bon vis-à-vis de Billy (et tirer partie de son statut de paraplégique pour attendrir les femmes) ou essayera-t-il d'aller au-delà ? En tous cas on n'est clairement pas dans un épisode de My Name is Earl, ça c'est clair ; le personnage n'est pas spécialement motivé pour améliorer ses actions, il n'y a ni évènement déclencheur qui l'y pousse initialement, ni vague gimmick pour lui rappeler sa bonne résolution ensuite, et puisqu'on en est à faire des comparaisons, le personnage n'a rien de sympathique et son meilleur ami Steve n'a rien d'un sidekick amusant non plus.

Au final, en dépit d'un très mauvais démarrage, et de passages parfois tombant à côté de la plaque, le pilote de Legit est... regardable. Tout juste. Disons qu'il y a deux, peut-être trois scènes qui méritent d'être vues. Mais je ne continuerai pas à regarder la série, ça c'est sûr. Qu'on soit bien clairs : les termes du défi, c'est juste regarder le pilote ! Hors de question que je m'en inflige plus.
Vous voilà prévenus.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 23:59 - Review vers le futur - Permalien [#]

19-02-11

Where young people go to retire

Chose promise, chose due, voici un nouveau post consacré à Portlandia, et je vous avoue, de vous à moi, que je n'en suis pas totalement mécontente. Déjà parce que ça fait du bien d'être motivée pour poster (ne serait-ce qu'un peu), ensuite parce que je me suis vraiment donné du mal sur ce coup.

C'est-à-dire que, déjà, je suis partie du constat que le dernier post La preuve par trois datait de novembre 2010 (il s'agissait du pilote de la série australienne The Circuit, et si vous l'avez loupé, il n'est pas encore trop tard pour bien faire et aller cliquer sur le petit icône magique). Et ensuite, j'ai réalisé, en les cherchant pour l'un de mes collègues, qu'il n'existait pas de sous-titres français pour la série Portlandia. Alors j'ai pris un peu de temps et je m'en suis chargée moi-même. Voilà, vous savez tout. Donc ce post La preuve par trois, ce n'est pas juste l'occasion de vous parler du pilote de Portlandia, ce n'est pas juste une façon de vous encourager à le découvrir, c'est carrément une offre clé en main, comme ça, vous n'avez plus d'excuse pour ne pas l'avoir vu.

Portlandia_1
Parce que Portlandia est certainement la série la plus originale du moment, osons le dire. Sa formule fait d'elle un ovni : il ne s'agit ni d'un formula show, ni d'une série feuilletonnante, c'est quelque chose qui n'a rien à voir mais qui emprunte pourtant ponctuellement au feuilleton (on verra comment ensuite). Et ça se sent dés la scène d'ouverture de ce pilote, qui nous plonge directement dans la genèse de la série (pourquoi se déroule-t-elle à Portland, et qu'est-ce que cette ville a de si particulier ?), avec une histoire qui nous permet de mettre le pied à l'étrier, et nous embarque dans un univers complètement barré, avec des personnages absurdes, des situations banales qui virent au n'importe quoi, et de la musique. Ce sont les éléments de base de la série et il se retrouvent tous, parfaitement condensés, dans cette première scène d'exposition.
Et pourtant, la structure-même de la série fait que, aussi parfaitement écrite puisse-t-elle être, avec deux personnages attachants qui débarquent à Portland pour des raisons un peu ridicules... elle s'arrêtera là. Avec son côté anthologique, Portlandia nous présente systématiquement des personnages qu'on n'est jamais sûrs de revoir, et des histoires dont on n'est jamais certains de connaître la suite. C'est l'héritage des comédies à sketch, qui tombe sous le sens vu la présence de Fred Armisen à la barre (co-auteur et un des deux acteurs principaux), qu'on peut voir depuis plusieurs années dans Saturday Night Live. Et pour expliquer l'importance de la musique dans la série, eh bien là encore, quand on sait que Fred est musicien, mais aussi que Carrie, sa partenaire dans cet exercice, est elle-même musicienne, tout s'explique. Rien que pour ça, sans même parler de ses origines sur internet, Portlandia est une série à part, qui arrive avec sa propre personnalité, ses propres références, sans chercher à faire quelque chose qu'on aurait déjà vu ailleurs (ou alors je veux bien qu'on me cite des noms). Attendez-vous à basculer dans l'inconnu et à n'y trouver aucun de vos repères habituels en termes de fiction.

Portlandia_2
Ainsi, le pilote de Portlandia se lance dans une étrange tentative de nous présenter plusieurs personnages (tous interprétés par Fred et Carrie). On trouvera donc Jason et Ronnie, qui habitent Los Angeles et tombent sous le charme de Portland au tout début du pilote, Peter et Nance, qui voulaient simplement manger du poulet bio, Fred et Carrie, en prise avec une boucle technologique, les deux propriétaires (pour l'instant anonymes) d'une librairie féministe, et Stewart et Susan, qui font partie de la ligue de cache-cache pour adultes de Portland. Seul un couple de ces personnages aura droit à plusieurs scènes en fil rouge, et il s'agit de Peter et Nance. Ils personnifient parfaitement tout ce que critique Portlandia : ce sont des bobos qui intellectualisent des choses ridicules à l'excès, comme ici leur volonté de manger bio à tout prix, au risque d'abandonner le restaurant au beau milieu de leur commande pour aller vérifier sur place si la ferme qui a élevé le poulet qu'ils s'apprêtent à commander est bien "éthique". Et ça s'emballe, naturellement.
C'est là que les choses sont feuilletonnantes ou à peu près pour Portlandia, quand on suit une histoire plutôt qu'une autre. Et l'ironie du sort c'est que dans les épisodes suivants, on ne verra plus Pete et Nance, mais qu'un autre couple de personnages, par contre, réapparaitra, et que Stewart sera cité par un personnage que jusque là nous ne connaissons pas, etc... En créant un monde dense de la sorte (alors que pourtant totalement absurde), Portlandia parvient à fabriquer pièce par pièce, à travers une suite de scènes en apparence indépendantes, quelque chose d'incroyablement cohérent, alors qu'il n'y a même pas d'histoire. C'est fascinant de voir tout ce que la série parvient à faire simplement avec des portraits, finalement.

Portlandia_3
Pour finir, et après je vous laisse goûter les plaisirs de Portlandia tous seuls comme des grands, voici une série qui ne se prive pas de se moquer de son propre public. C'est facile d'écrire des répliques mordantes sur un "ennemi" commun, genre un redneck complètement abruti avec le spectateur, hilare, pourra se dire qu'il n'a rien en commun. Des séries comme My name is Earl n'ont pas grand mérite à faire rire, car elles ne font pas rire de soi-même. Mais le public premier de Portlandia, et c'est là que c'est brillant, ce sont ses cibles, en fait. Mieux encore : ses auteurs sont dans sa cible. Critique du hipster qui voudrait se croire meilleur que les autres, plus cultivé, plus éco-responsable, plus capable de penser et s'amuser en électron libre, et qui au final finit par rentrer dans un nouveau moule qui souligne le ridicule de l'opinion qu'il a de lui-même, la série Portlandia est aussi, et c'est important, diffusée sur une chaîne... indépendante (IFC, dont on a déjà pu parler à l'occasion de Bollywood Hero). Donc en fait, si Fred Armisen et Carrie Brownstein y ont leur série, c'est parce qu'ils collent à l'identité de la chaîne, et qu'ils écrivent pour plaire à un public qui s'est installé devant cette chaîne précisément parce qu'il pense être différent, et n'être pas concerné par le "mainstream". La boucle est ainsi bouclée !
Et pourtant, ces personnages se font écorcher vif, à l'image de ce dialogue (prolongé pour notre plus grand plaisir pendant le générique de fin, pour un "encore" délicieux) entre Stewart, chef de l'équipe des Sherlock Holmies qui disputent un match de la Ligue de cache-cache pour adultes de Portland, et une vieille dame, et qui démontre combien cette volonté de penser "hors du moule" s'exprime de façon ridicule. Dans la première scène, on affirmait que Portland était "la ville où les jeunes prennent leur retraite", mais en réalité, c'est plutôt le Pays Imaginaire, peuplé de jeunes qui ne veulent pas grandir mais veulent se sentir importants. Et Portlandia ne leur fera pas de cadeau.

Alors oui, c'est différent de la plupart des choses que vous avez vues jusqu'à présent à la télévision, et non, ça ne plaira pas à tout le monde, mais c'est justement pour ça qu'il faut tenter Portlandia. Parce que vous découvrirez une perle totalement différente de vos comédies habituelles, et franchement, ça fait du bien de découvrir une série qui s'aventure hors des sentiers battus.
Sans compter que si vous aimez, vous aurez l'impression de faire partie d'une élite capable de rire des choses que le commun des mortels ne saurait apprécier... et là vous saurez que vous êtes parfaitement à votre place devant cette série. Ça tombe bien, elle a été renouvelée en début de semaine pour revenir avec 10 épisodes supplémentaires l'an prochain.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Portlandia de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 18:18 - La preuve par trois - Permalien [#]

23-09-10

You bring a tear of joy to my eyes

RaisingHope

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Raising Hope de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 13:31 - Review vers le futur - Permalien [#]

24-03-10

Fils de...

Le preair de Sons of Tuscon ? Regardé, oui. Mémorisé... pas vraiment.
Je me rappelle vaguement m'être dit que beaucoup de critiques assassines l'étaient exagérément, et que ce n'était pas si terrible que ça. J'ai ri une ou deux fois, quand même, c'est pas si mal. Peut-être pas ri aux éclats, et je ne saurais me souvenir de ce qui m'avait fait rire, mais enfin, les faits sont là.

Alors me voilà, bien des lunes plus tard, devant la version définitive du pilote (quelques changements de casting ayant eu lieu dans l'intervalle), à me demander si Sons of Tuscon mérite le costard bien taillé que lui ont cousu main bien des blogueurs, pour ceux qui ont daigné lui accorder de l'attention. Ah, je comprends, Tyler Labine dans le rôle, c'est pas très sexy... mais j'ai quand même l'impression qu'il y a un gros biais de départ quant à cette série.

J'ai pourtant eu l'impression, en (re)découvrant ce pilote, de trouver, pas vraiment une série dans la lignée de l'humour de Malcolm (la série manque trop de fantaisie et de gadgets scénaristiques pour cela ; je comprends le rapprochement mais il ne se justifie que par des simplifications exagérées entre les deux séries), mais plus un univers à la My name is Earl. La scène chez la grand'mère, notamment, est du genre à rappeler cette Amérique bête, sale, méchante, et bourrée de petits tics bizarres (les écureuils dans le frigo, la collection de perruques...), qu'on aime dans la série du grand moustachu (pas Magnum ; l'autre moustachu) et qui ne font pas rire, mais plutôt amusent et provoquent une sorte d'émerveillement écœuré.

Sonsof

Mais c'est sûr, Sons of Tuscon est loin d'être la comédie messianique que nous attendons tous (l'attendons-nous, seulement ?) qui révolutionnerait notre menu téléphagique. Le pilote souffre d'un gros handicap, et qui réside précisément dans la scène que j'ai mentionnée plus haut : on cherche à y inclure des éléments dignes, dans le meilleur des cas, d'un opus tardif de Maman j'ai raté l'avion, avec un gros méchant tout bête et tout méchant qui vient casser du héros. On ne rit pas dans cette scène, non, on sourit juste quand elle est finie, parce qu'elle est finie. Ainsi, la comédie grosses tatanes s'incruste ponctuellement dans un épisode qui, sans cela, ne manque pas de charme.

A mes yeux, deux éléments de ce pilote me semble être des promesses porteuses d'espoir : d'une part, le personnage du garçon aîné. Le changement d'acteur a mené à un changement de personnage, le rendant un peu plus "précieux", et j'ai aimé cette variation, qui transforme les trois garçons en personnages plus variés, au lieu d'avoir le génie et les deux butors. Je ne me souvenais pas du passage où il dit que s'il devait être adopté, il choisirait une famille de célébrités, mais là c'était quasiment hilarant quand ça ne m'avait pas marquée la première fois. L'autre, c'est que jusqu'à présent, personne n'a essayé de nous sortir les violons pour montrer que les 3 garnements sont un peu tristes sans leurs parents, et que la relation avec leur papa de substitution va aussi leur apporter un petit quelque chose sur ce plan. Ça me semblait inévitable et pourtant, ça a pu être évité. Même sur la fin, quand l'épisode pourrait s'achever une petite scène mignonne, on finit sur une bourde, je préfère, sincèrement, que ça se passe comme ça.

J'y vois donc du potentiel pour une très bonne comédie, pourvu de se débarrasser de quelques mauvais réflexes, et, s'il venait à me rester 20mn de libres par semaine (ce qui en ce moment est très improbable mais ya pas le feu au lac), je pense que je lui donnerais encore une ou deux semaines pour se décider et s'épanouir dans un sens ou dans l'autre.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Sons of Tucson de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:21 - Review vers le futur - Permalien [#]

26-02-10

Au coin !

Nul n'est parfait. Toute téléphage que je sois, pire : toute pilotovore que je sois, en 2004, je n'ai pas bien fait mes devoirs. Cette saison-là, j'ai effectivement regardé les pilotes de Bones (hélaaas), Criminal Minds ou My name is Earl. Et pourtant, je n'ai aucun souvenir d'avoir regardé le pilote de Teachers.
Contrairement aux autres séries que je viens de citer, inutile de chercher Teachers dans les grilles récentes, car elle n'a pas eu autant de chance, et a été annulée au bout de 6 épisodes.

Si vous croyez que c'est ça qui m'arrête...!
Eh, vous savez ce qu'on va faire ? Un post La preuve par trois, voilà ce qu'on va faire. Parce que je ne dois pas être la seule à avoir zappé cette série, à mon avis...

Teachers___1
Si Teachers a toutes les apparences d'un sitcom classique... c'est parce que c'est très exactement ce dont il s'agit. La scène d'ouverture annonçait un univers complètement décalé et loufoque, mais sitôt le générique fini, ça devient plus sage et plus classique. Le personnage principal, Jeff, se présente avant tout comme un petit rigolo qui passe le plus clair de son temps à tenter d'impressionner Alice, la prof britannique sur laquelle il a des vues. L'épisode consacre une bonne partie de ses scènes à le montrer en train de faire la roue devant elle, à se faire repousser, et aller en rire avec son meilleur copain.

Teachers___2
Et juste avant qu'on ne commence à se dire que c'est un peu lassant, cette histoire, un élément perturbateur est introduit : une plantureuse prof remplaçante débarque pour la journée, interprétée par la belle Sarah Shahi (pré-Life). Et on sent immédiatement une bien plus intéressante alchimie entre les deux acteurs, bien que la dynamique avec son personnage commence par être la même qu'avec Alice : il se fait rejeter. Mais le dialogue dans le bureau de Jeff est plein de mordant et rappelle que la série peut avoir aussi de très bons côtés.

Teachers___3
Teachers a choisi son camps, finalement : il s'agira d'une comédie romantique avant d'être une comédie sur la vie de prof. Ce contexte professionnel, qui au vu du titre de la série pouvait sembler en être l'ingrédient principal, n'est en fait utilisé qu'afin d'opérer un rebondissement de dernière minute sur la personnalité de Jeff, et finalement il ne s'agit que d'un prétexte à lancer cet espèce de triangle amoureux. Ce n'est d'ailleurs pas nécessairement un mal : le petit coup de théâtre atteint parfaitement son objectif, on ne l'a que modérément senti venir. La galipette autour de la façon qu'a Jeff d'exercer son métier n'est qu'une façon de revenir au sujet principal : will they or won't they ? Teachers étoffe son genre, mais ne perd pas de vue qu'il va être question avant tout d'une romance, et pas une satire de la vie d'enseignant.

Parmi les scènes que j'aurais envie de mentionner, il y a le coup du blouson, les explications brumeuses sur le thé chaud, et la réplique finale, dont l'effet est soigneusement préparé. Mais je n'en parlerai pas puisque, comme vous le savez, la règle c'est que dans un post La preuve par trois, je ne parle que de trois passages, et pas un de plus. Donc tant pis, vous ne saurez pas que ces moments valent le coup aussi.

Avec son grand bain de comédie romantique et ses quelques fulgurances hilarantes, Teachers a fait un choix net, mais qui ne plaira pas à tout le monde. Ce n'est pas ce qu'on vient chercher instinctivement dans une série qui s'appelle Teachers et dont le générique (faites-moi penser à vous découper le générique) est au contraire si focalisé sur l'univers scolaire. Quelques moments bien barrés montraient qu'il y avait tout de même du potentiel pour être drôle, mais sans que ce soit le principal.
Teachers aurait certainement mieux fonctionné en Asie qu'aux États-Unis, à bien y réfléchir...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Teachers de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 23:05 - La preuve par trois - Permalien [#]

02-10-09

Non, rien de rien...

...je n'en pense rien ! (air connu)
Vraiment, j'ai eu beau me concentrer, je n'ai rien réussi à retenir de The Middle. Un costume de superhéro, peut-être ? Et encore...

Sur le moment, j'ai eu l'impression d'avoir affaire à un mauvais My name is Earl (ce qui déjà rend les choses douloureusement claires sur ce que ça m'évoque), entre la narration brouillonne, les personnages bêtes à manger du foin et l'histoire pas vraiment captivante d'une mère absolument loser dans tous les domaines, mais qui tente d'en rire, j'ai failli en attraper des boutons.

Je ne sais d'ailleurs pas vraiment ce que les scénaristes eux-mêmes voudraient qu'on pense du personnage principal. C'est la nana qui, comme par hasard, doit tout mener de front, mais qui y échoue lamentablement de toutes façons, et j'imagine que ce devrait entraîner, je ne sais pas, une sorte de tendresse. Mais en même temps, elle est si loin d'essayer très fort (en témoignent les pancakes complètement congelés qu'elle donne à son fils à lécher au petit déjeuner), qu'on a du mal à vraiment se prendre d'affection pour elle. En fin de compte, c'est juste une bonne femme qui pourrait avoir tout ce dont elle rêve si elle faisait preuve d'un peu plus d'organisation et de bonne volonté, et qui n'a qu'à s'en prendre à elle-même. Du coup, la superhéroïne qui se plante, ça ne fonctionne pas vraiment.

Donc en fait, si : j'en ai bien pensé quelque chose. Mais c'est tellement pas probant qu'il vaut mieux ne rien en dire.
D'ailleurs, ma maman me l'a toujours dit : "si tu n'as rien de gentil à dire, ne dis rien du tout". Mais ce blog serait drôlement moins rempli si j'écoutais tout le temps son conseil.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Middle de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:35 - Review vers le futur - Permalien [#]

08-11-07

Ratées

Nous sommes le premier jeudi du mois et... ah bah tiens, c'est l'heure du podcast ! Comme le temps passe vite quand même, je suis même pas sûre d'être déjà remise de certaines révélations sur KYLE XY...

Pour vous faire patienter jusqu'à la mise en ligne, j'ai décidé de ce soir de vous parler de femmes. De nanas. De gonzesses. Non désolée yaura pas de photo à l'appui. Je me demande si par féminisme, ou peur du féminisme je ne sais pas, il ne manque pas un type de personnage féminin à la télé, en matière de rôle principal : la nana-looser ou au moins, sacrément marginale.

En cette saison où les geeks ont plus de temps d'antenne que jamais, après le succès remporté par My name is Earl par exemple, je me demande sincèrement où est l'équivalent féminin de tels personnages. Les femmes ont finalement toujours le beau rôle. Si elles ont des problèmes dans la vie, c'est parce qu'elles sont torturées par leurs démons intérieurs, pas parce qu'elles ont clairement fait les mauvais choix. Si elles sont dans la panade, c'est parce que si, ou parce que ça... J'étais frappée par la condescendance de Saving Grace vis-à-vis de son personnage principal, par exemple, même alcoolique le regard reste complaisant (elle a buté un mec nom d'un chien !). Je cherche les femmes ratées. Je ne comprends pas qu'aucun exemple ne me vienne à l'esprit d'une femme qui, franchement, ne serait un exemple pour personne, tandis que j'en vois au rayon hommes.

Pourquoi trouver des circonstances atténuantes à ces femmes ? Pourquoi tenter de les comprendre quand on peut condamner sans retenue plusieurs personnages masculins. Pourquoi cette sorte de... discrimination positive ?

Les femmes ne sont pas vouées à s'en sortir mieux dans la vie que les hommes. Il n'est pas dit qu'elles trouvent plus facilement leur place dans la société. Pourquoi le fait d'être une femme nous garantit, au moins à la télé en tous cas, un regard plus complaisant sur nos agissements, les conséquences de nos actes, et notre mode de vie ? Pourquoi ces femmes se retrouvent-elles excusées soit par des tragédies antérieures, ou des amis qui la soutiennent tout de même ?

Eh bien non, je refuse ces personnages féminins auxquels on trouve des circonstances atténuantes ou des personnes pour les aimer malgré tout ! Je revendique le droit au néant intellectuel, à la moralité zéro et la marginalisation totale !!! Vous faites ce que vous voulez, mais à la saison prochaine, entre deux grèves, messieurs les scénaristes, trouvez donc le moyen d'écrire un rôle du genre d'une terrorriste et infanticide ! Merde à la fin, nous aussi on a le droit au ratage complet, quoi !

Et pour ceux qui manquent cruellement de son : SeriesLiveOnAir_Purple_mini

Posté par ladyteruki à 19:35 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

29-03-07

Au stabilo bleu

Lors de l'époque bénie où j'étais une téléphage organisée, j'étais abonnée à Télé Z, qu'on ne présente plus tant le magazine a parrainé d'émissions télé et notamment de séries. Mon abonnement s'est achevé il y a deux ans environ, je pensais que l'usage d'internet le remplacerait avantageusement (bien que ce ne soient pas les 15 euros par an que ça me coûtait, qui m'étranglaient).
A l'époque, Télé Z était en noir et blanc (dans une pub récente j'ai en effet appris qu'il était enfin passé à la couleur), sur du papier journal ou presque, avec des résumés succints (et souvents épouvantablement faux) et une grille particulièrement compacte. C'était donc le support idéal pour que, chaque samedi, dans le train de banlieue me ramenant chez mes parents, je puisse établir mon programme de téléphage de la semaine suivante, surligneur fluo à la main. Ainsi chaque semaine, je surlignais pour la suivante ce que j'allais voir, et ce que j'allais enregistrer, parmi les chaînes qui m'étaient accessibles (et par accessible je compte également les chaînes que mes proches recevaient, et pour lesquelles je négociais parfois les enregistrements). C'était une sorte de rendez-vous avec ma téléphagie qui me permettait à la fois de la canaliser et de m'y ébattre avec délectation.

Je repensais récemment à cette habitude, qui me manque souvent  encore (ce n'est décidément pas la même chose avec un programme télé sur internet, je n'en ai pas trouvé à ce jour qui me satisfasse pleinement d'ailleurs), lorsque je me suis attaquée à l'article de SeriesLive sur les projets de la prochaine saison. Article que, la première fois, je m'étais jurée de ne pas lire avant quelques semaines, histoire d'attendre qu'il soit plus complet puisque l'équipe a promis de le mettre à jour, mais... les nouvelles continuent de tomber et c'est dur d'attendre la réactualisation. La preuve, maintenant il faut aussi lire celui-là, c'est un bourbier sans fin, mon impatience me perdra (la lecture de ces deux articles est impérative, si possible en parallèe, pour comprendre les gribouillis qui suivent).

Bref j'ai commencé à regretter ce temps lointain où, sur du papier journal, le stabilo bleu faisait baver l'encre noire et grasse de mon Télé Z pour me permettre de marquer les séries que je comptais bien regarder, et anticiper avec plaisir les heures passées ainsi à découvrir de multiples univers.
Aujourd'hui je n'ai plus de stabilo bleu qui traine dans mon sac, je n'ai plus d'abonnement à Télé Z, et je ne passe plus autant d'heures devant des séries (notez bien que je regrette chacun de ces petits plaisirs). Mais j'ai un blog, alors...

Les séries doublement stabilotées : je regarderai le pilote quoi qu'il m'en coûte !
- Babylon Fields (CBS) : c'est noir, c'est malsain, c'est dérangeant et ça donne bien envie !
- Don King : Only in America (HBO) : je comprends pas bien le titre, mais j'ai bien compris qu'entre de bonnes mains (et ça semble être le cas), cette série pourrait nous dire plein de choses sur... eh bien, pas seulement sur le 12e siècle, évidemment.
- Eli Stone (ABC) : un avocat qui se prend pour un prophète, c'est presqu'aussi intéressant (mais plus riche en possibilités côté humour noir) qu'un médecin qui se prend pour Dieu.
- Ft. Pit (NBC) : le plus intéressant c'est pas tellement le quartier pourri et ce qu'il apportera en intrigues, mais surtout le fait que les flics y travaillant n'auront strictement rien à perdre.
- Greek (ABC Family) : le digne héritier d'Undeclared ?
- Life (NBC) : mon coeur bat déjà rien qu'à lire cette idée. Hm, ça va certainement être bien sombre, comme j'aime !
- Preacher (HBO) : non j'ai pas dit Carnivàle, qui a dit Carnivàle, non rien à voir. Ca pourrait même être mieux.
- Sam I Sam (ABC) : idée tirée d'un mauvais téléfilm de Lifetime, mais je sais pas, j'ai un bon sentiment quand même. Et puis... Applegate is back !
- Skip Tracer (CBS) : idée bien plus prometteuse en drames personnels que FBI Portés Disparus dont on sent quand même bien l'influence.
- Supreme Courtship (FOX) : miam. Enfin, pas trop personnelle, la vie des greffiers, si possible.
- Suspect (ABC) : joli casting, un concept qui à la base ambitionne de renverser les habitudes... pourquoi ne pas changer un peu ?
- The Call (ABC) : sans l'idée du temps réel, je ne sais pas si ce projet aurait piqué ma curiosité. Mais, là...
- The United States of Sara (Showtime) : c'est du Spielberg, donc on peut attendre le pire comme le meilleur, mais la bonne nouvelle, c'est que l'idée me plaît vraiment.

Les séries que, peut-être, je découvrirai 3 à 6 mois après tout le monde : si j'ai le temps et que les épisodes sont portés à flot de torrent jusqu'à moi.
- Area 52 (NBC) : oui, oui et re-oui... sauf Matthew Lillard.
- Army Wives (Lifetime) : là où The Unit n'a pas osé aller franchement ?
- Burn Notice (USA Network) : je ne suis pas un numéro, je suis un remake libre !
- Cherries in the Snow (The CW) : joli titre, mais idée repiquée à un célèbre film/livre déjà cité dans ce post. Le trouverez-vous ?
- Chuck (NBC) : ça peut être sympa, mais en aucune façon prioritaire.
- Fugly (CBS) : la base de départ n'est pas nécessairement follichonne, jusqu'à ce qu'on imagine le coupable responsable de My name is Earl derrière tout ça.
- Journeyman (NBC) : qui vivra verra, mais un peu de fantastique, de temps en temps. Il en faut quelques uns quand même.
- Judy's Got a Gun (ABC) : le synopsis ne donne pas envie, mais c'est ce que j'ai dit de plusieurs autres séries aussi, et il faudra bien que celle-ci se démarque d'une façon ou d'une autre, alors qui sait ?
- K-ville (FOX) : évidemment qu'on va tous y jeter un oeil, ne serait-ce que pour faire honneur à cette épatante capacité que les Américains ont à parler de leur Histoire avant qu'elle ne soit un chapitre de leurs livres de collégiens.
- Le Diable s'habille en Prada (FOX) : ainsi donc, c'est la FOX qui a les droits du remake d'Ugly Betty ? Un an plus tôt et on arrivait à penser que c'était l'inverse, quel mauvais calcul ! Et pourvu qu'Anne Hathaway se refasse une virginité télévisuelle avec cette série, ça fait trop longtemps.
- Mr. & Mrs. Smith (ABC) : j'aurais juré qu'une série s'appelait déjà comme ça dans les années 90... et j'aurais juré que le film était un blockbuster sans âme vendu grâce à l'histoire entre les deux acteurs. J'me trompe peut-être.
- Nurses (FOX) : les internes sont de nouveau à la mode, profitons-en ! Et les tenues d'infirmières c'est tellement plus sexy !
- Side Order of Life (Lifetime) : ça va grouiller de nanas qui se pleureront dans les bras les unes des autres, mais ça peut être intéressant.
- Steps (The CW) : ça peut même être drôle !
- The Negociator (USA Network) : à moins d'une dramédie incisive et ultra-originale, je crains de ne pas accrocher beaucoup...
- The Oldest Rookie (USA Network) : tout dépend de ce que ça donne au final. Si le côté policier est bien troussé et parvient à rafraîchir le genre, pourquoi pas. Mais ai-je réellement envie d'un nouveau flic à la télé par les temps qui courent ? Pas sûre.
- To Love and Die in L.A. (USA Network) : espérons que Shiri se soit acheté du charisme pendant les soldes, sinon je vais m'emmerder grave.
- Viva Laughlin (CBS) : moui, bon, ouais, faut voir...
- Women's Murder Club (ABC) : certainement tiré du téléfilm (ou mini-série ?) tiré du livre... en tous cas ça me dit quelque chose.

Les séries stabilotées par sentimentalisme : c'est pas tout-à-fait que ça m'intéresse, mais comment résister ?
- A Song of Ice and Fire (HBO) : parce que c'est du HBO, je suis sûre qu'il y aura bien plus à voir que ce qu'on nous dit pour le moment. Et les nouvelles façons de découper les saisons faisant profusion depuis quelques années, voilà une nouvelle variation intéressante.
- American Girl (USA Network) : une série qui se passe à P-P-P-Penis-Poughkeepsie mérite nécessairement qu'on la regarde, en hommage à John Cage.
- Comédie avec Dawn Trachtenberg (ABC) : Eric Christian Olsen ??? Je suis des vôtres !
- Ghosts (The CW) : rien que le principe de dire que c'est Grey's Anatomy avec de la flicaille, ça montre déjà bien où se trouve l'objectif : l'audience ! Et comme chaque fois qu'on tente de copier les recettes d'un succès en les transposant bêtement dans un autre univers, ça va bien me faire chier.
- Grey's Anatomy, le spin-off (Addison's Anatomy ?! - ABC) : mais bien-sûr que je regarderai, comme tout le monde (si j'arrive à finir la saison 3 de l'autre évidemment), mais bon, en fait, on sait tous que je lâcherai prise bien vite.
- Lipstick Jungle (NBC) : oh, oui, un autre remake de Sex & the Desperate !
- Me & Lee ? (FOX) : c'est un peu normal de se laisser aller à la curiosité qu'est cette série, même si je doute d'accrocher sur le long terme car la mise en abîme n'a que peu de chances de durer efficacement. Mais qui sait ? Ca peut être encore plus génial que ça n'en a l'air !
- Projet avec David Duchovny (Showtime) : rien que David devrait suffire, mais la crise de la quarantaine me semble bien partie pour lui en plus.
- Protect & Serve (CBS) : sur le principe je m'en fous, mais la smple perspective de pouvoir reluquer Dean Cain en uniforme sous le soleil torride de L.A...
- Spying in High Heels (USA Network) : une Maddie férue de mode et d'élégance, et qui devient détective ? Ca me dit quelque chose... Si Cybill Shepherd n'est pas au générique, c'est à n'y rien comprendre.
- The Kill Pit (Spike TV) : pov' Donnie Wahlberg qui est toujours si gentil, et qui se retrouve tellement souvent dans des galères ! Il mérite bien qu'on regarde sa nouvelle série.
- The Return of Jezebel James (FOX) : Lauren est nécessairement de bonne augure. Et en plus, les créateurs de Gilmore Girls ne sont pas vraiment des gars dont on craint le pire.

Les séries anti-stabilotées : c'est tellement pas envisageable que ça mérite une surlignage en noir.
- 22 Birthdays (CBS) : 1 anniversaire par épisode, ce qui d'après mon expérience, mènera à 1 engueulade par épisode, 1 scène de cuisine (ou préparation de cocktails) par épisode, et 1 coucherie à l'étage dans en moyenne 1 épisode par mois.
- Canterbury's Law (FOX) : non seulement c'est pas nouveau mais c'est même pas la seule mère célibataire en projet pour cette saison. Voir aussi plus bas : Mary Sunshine et la grosse bouse avec Alyssa Milano.
- Capital City (The CW) : persiste et signe. Sur une chaîne qui à la base, n'est pas propice à la politique, cf. Jack & Bobby.
- Family Values (USA Network) : vous avez envie d'un mélange entre FBI Family et 3e planète après le soleil ? On dirait que vous avez trouvé votre bonheur, à mi-chemin entre le postulat de l'un et de l'autre. Il faudrait me payer pour regarder ça. Ou que les audiences tiennent du pur délire.
- Flash Gordon (Sci Fi) : j'aimais pas les collants moulants quand on m'obligeait à les porter, et j'arrive pas à les apprécier dans mes séries télé. C'est une sorte de patche anti-superhéros débile, quoi.
- Football Wives (ABC) : je crois que j'apprécie déjà bien trop de séries ABC. Et puis, par principe, un remake de série anglaise sur les pétasses oisives qui suivent des sportifs au crâne vide... nan, merci mais non merci.
- Gossip Girl (The CW) : The CW a visiblement besoin de son nouveau soap richissime de l'année.
- I'm in Hell (CBS) : même en n'arrêtant pas la lecture au nom de Jason Biggs, je sais que ça me plaira pas.
- Law Dogs (CBS) : ça alors, comme c'est inédit ! Par les mêmes somnifères que Numb3rs en plus !
- Leverage (TNT) : on dirait la même série que toutes celles de 2001-2002, mais... en 2007. Faut arrêter avec le terrorrisme maintenant, ça va bien.
- Literary Superstar (ABC) : même pas en rêve, et certainement pas pour Jenna Elfman.
- Mary Sunshine (USA Network) : the Earth says hello, je dis goodbye. Voir Canterbury's Law et la bouse avec Alyssa Milano.
- Playing Chicken (FOX) : ça part d'une bonne idée (les séries politiques sont trop rares et c'est vraiment le moment), ça finit en eau de boudin. Mais peut-être que la série aura mieux à offrir que des engueulades privées ?
- Projet avec Alyssa Milano (ABC) : pour Alyssa, non, pour Mary, désolée mais non, et pour le concept, toujours pas. Voir Canterbury's Law et Mary Sunshine.
- Projet avec Rutger Hauer (The CW) : encore une formidable série sur l'expatriation ? Ou, vu la chaîne, plus vraisemblablement une série qui n'aura rien à dire ?
- Projet de sitcom par les créateurs de Will & Grace (Will & Grace II - CBS) : on reprend les mêmes, on mélange les statuts sociaux et on recommence ?
- Projet de J.J. Abrams (HBO) : j'arrive pas à y croire, je sais pas, ça m'inspire simplement pas.
- Projet de Martin Scorsese (HBO) : on dirait que le titre et le producteur sont sensés à eux seuls nous convaincre qu'Atlantic City (je rappelle : l'ersatz de Vegas) est digne d'intérêt. J'attends qu'on me le prouve.
- Projet de Steven Bochco (FX) : j'attends de voir parce que pour le moment, le concept de départ ne prend pas trop de risques.
- Projet sans nom avec Famke Janssen (NBC) : projet sans idée avec Famke Janssen ?
- State of Mind (Liftime) : pourquoi Lifetime se sent obligé de mettre de côté et/ou diaboliser systématiquement les mecs dans ses séries ? Le féminisme à l'américaine ?
- Swingtown (CBS) : si ça se résume vraiment à ça (soit : le casting), je trouverai le moyen de m'en passer.
- The Best Awful (HBO) : je suis moyennement enthousiasmée par le casting, pour le reste j'attends d'en savoir plus.
- The Bionic Woman (NBC) : rien qu'à cause du spoiler que ça implique pour Katee Sackhoff, je suis contre, formellement contre, rageusement contre. Et même sans ça, le fait que Lee Majors ait sa propre série est bien plus attirant et original que... ça.
- The Cure (FOX) : eh oui, pourquoi pas, mais... Tomb Rider ?!
- The Mastersons of Manhattan (NBC) : hein ?! Je sais qu'on fait des sitcomas avec pas grand'chose mais n'est-ce pas justement pour ça qu'on les oublie aussi vite ?
- Thirteen Songs (The CW) : ce n'était qu'une question de temps avant que cette chaîne ne se tourne vers un concept aussi simpliste permettant la revente de produits dérivés aux ados.

Je n'ai bien-sûr pas encore d'idée plus précise sur les séries au résumé le plus sommaire, mais déjà, je sens que mon programme sera chargé, même si seulement la moitié de tout ça nous parvient à l'écran à la rentrée !
On prend les paris sur ce qui va vraiment marcher ? Combien on parie sur le fait que celles qui survivront seront en majorité dans ma dernière catégorie ?

Posté par ladyteruki à 17:17 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


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