ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

15-04-12

Fées du Logie

Il est un peu plus de minuit trente à Melbourne et le gratin de la télévision australienne est probablement en train de se mettre minable au champagne à l'heure qu'il est. Le moment est donc venu de revenir sur les résultat de la 54e cérémonie des Logies, les récompenses de la télévision australienne qui se sont tenues ce soir (heure locale, ça va de soi).
Les Logies ont la particularité d'être remises sur la base des votes des lecteurs de TV Week, un procédé qui permet de récompenser les programmes essentiellement sur la base de leur popularité, a contrario des AFI Awards qui dépendent d'un vote professionnel. L'occasion est donc rêvée de voir ce qui plait vraiment aux Australiens.
Outre les prix dont je fais volontairement abstraction, tels que les émissions sportives, musicales ou informatives, voici donc les récompenses remises aux acteurs de fictions et à ces fictions elles-mêmes, dont vous avez pu entendre parler dans ces colonnes. Du coup, quand une série ne vous parle pas, n'hésitez pas à aller glisser un oeil dans les tags au bas de ce post. Prêts ? Allez, on y va.

LogieAwards

Asher Keddie a remporté le TV Week Silver Logie de l'actrice la plus populaire ; il faut dire qu'en étant nommée pour deux personnages (dans Offspring et dans Paper Giants), elle partait grande favorite. Elle bat ainsi, entre autres, Jessica Marais, mais celle-ci pourra tenter de se rattraper avec un Emmy puisqu'elle est maintenant au générique de Magic City. Pour l'équivalent masculin, c'est Hugh Sheridan qui a décroché la statuette, pour son rôle dans Packed to the Rafters.

Du côté des révélations (alias Most popular new talent), c'est Steve Peacocke, un acteur arrivé l'an dernier dans le soap Home and Away qui a décroché le titre masculin. Plus intéressant, le versant féminin a été remis à Melissa Bergland pour son rôle dans la dramédie Winners & Losers (dont on attend d'ailleurs la date de retour).

On monte d'un cran avec le TV Week Silver Logie du meilleur acteur. Alors là, il y avait du lourd : Alex Dimitriades, de The Slap, était en lice face à Don Hany pour East West 101 ou Geoff Morrell de Cloudstreet, mais c'est finalement Rob Carlton qui a remporté la récompense pour son interprétation dans Paper Giants ; oh oui, il va beaucoup manquer à Howzat!. La récompense de la meilleure actrice était aussi l'occasion d'un choc des titans : Asher Keddie, encore (pour Paper Giants), mais aussi Kat Stewart pour Offspring ou encore Essie Davis pour The Slap. C'est effectivement une actrice de The Slap qui l'a emporté, mais sans nul doute encore plus méritante que la belle Essie : Melissa George a reçu la statuette ; les dernières fois que ç'avait été le cas, c'était pour son rôle dans Home and Away dans les années 90...

Home and Away Offspring Packed to the Rafters Underbelly: Razor Winners & Losers

Last but not least, le prix du drama le plus populaire se jouait entre 5 séries : Home and Away, Offspring, Packed to the Rafters, Underbelly: Razor, et Winners and Losers. C'était un tout petit peu prévisible, mais le trophée a été décerné à Packed to the Rafters, certainement l'un des plus grands succès publics de la télévision australienne actuellement.

Et même si je parle rarement de programmes pour la jeunesse, laissez-moi souligner que la deuxième saison de la série My Place a reçu un prix également, l'emportant notamment face à Lockie Leonard.
Parmi les grands moments de la soirée, on notera qu'une promo du film dérivé de Kath & Kim a été diffusée en présence des deux interprètes qui sont venues présenter une catégorie sur scène ; pour le moment ça ne confirme ni n'infirme la rumeur qu'on évoquait précédemment, mais ce n'est peut-être pas idiot de le garder dans un coin de tête.

Posté par ladyteruki à 16:36 - Love Actuality - Permalien [#]

28-09-10

Jardins secrets

L'enfance à la télévision. Image d'Épinal qui s'impose immédiatement à moi de l'enfant d'une dizaine d'années qui fait des conneries pas trop graves, comme aller se battre à la récré ou casser le vase de tante Hilda, et qui à la fin, va se faire à la fois gronder et câliner par ses parents. Je sais, j'ai une vision étrange de l'enfance à la télévision, elle est censée représenter un idéal d'enfance qui n'existe certainement plus que dans quelques endroits reculés de nos propres contrées...
Je pense que c'est à rapprocher de mon problème avec les séries pour adolescents : il y a un décalage entre ce que devrait être un ado à mon sens (quelque chose dans le genre de l'ado que j'ai été, mais en mieux, et élevé dans un environnement plus sain) et les ados qu'on voit en général à la télévision. Je suis une vieille peau, on l'a déjà établi, non ?

Et pourtant, des séries comme ça, il s'avère que non seulement il y en a eu (j'en regardais quand j'étais dans le public-cible, puis quand ma sœur a été dans le public-cible et qu'il n'y avait qu'une télévision à la maison), mais qu'en plus il y en a encore. Quelque part sur la planète, j'ai trouvé une série qui ne cherche pas à abrutir le public des 10-12 ans comme peut le faire avec une dextérité sans cesse surprenante une série comme Hannah Montana, mais bien une série parlant d'enfance, telle qu'elle est, ou telle qu'elle devrait encore être, avec un petit supplément d'âme et une intelligence sans se la jouer barbante.

MyPlace

Le premier épisode de My Place est donc l'occasion pour Laura de faire une bêtise qui n'a l'air de rien, de s'en mordre les doigts et de finir par grandir juste un tout petit peu suite à cette expérience. C'est tout. Pas de grande leçon, et pas de grand spectacle, mais un juste équilibre entre le réalisme et la fiction.

Quand j'ai découvert l'existence de My Place, je vous avoue que j'en ai presque pleuré. En tous cas les larmes me sont montées aux yeux car j'ai immédiatement aimé son concept : chaque épisode correspond à un personnage vivant près d'un figuier, chacun y vivant pendant une décennie différente. Faites le calcul : la première saison compte 13 épisodes. 130 ans !
L'occasion de faire des portraits d'enfants (car c'est avant tout ça l'idée) dans des époques différentes, et donc avec des variations dans la culture. On se doute bien que Laura, l'héroïne du premier épisode (en 2008) ne vit pas dans le même contexte, avec la même éducation, avec la même liberté que Victoria (en 1888). C'est ce qui rend ce défilé de personnages si intéressant.

Mais l'expérience n'est pas encore tout-à-fait complète tant qu'on n'a pas été faire un tour sur le site internet de la série. Les différents sites sur lesquels j'avais entendu parler de My Place le présentaient comme un outil "interactif" employé même par les parents et les professeurs. Oui, comme vous dites : aïe. Un site interactif, c'est une appellation qui regroupe tout et n'importe quoi, plus souvent n'importe quoi que tout, d'ailleurs, et on a appris à s'en méfier. J'y suis allée après avoir vu le pilote (alors que j'aurais pu procéder dans l'autre sens), relativement perplexe. Quelle n'a pas été ma surprise : on peut entrer dans l'univers de chaque enfant et donc de chaque décennie, avec un luxe de détail que j'avais rarement vu sur un site internet. Chaque enfant est l'occasion (je comprends mieux l'aspect pédagogique, du coup) de découvrir une petite anecdote sur ce que c'était de vivre à son époque : ainsi, pour Victoria, on peut découvrir l'histoire des maisons de poupées, et apprendre si on l'ignorait que ce n'étaient pas des jouets pour enfants mais des décorations pour les adultes. Ça n'a l'air de rien, mais ce genre de précisions donne une profondeur incroyable à l'univers de la série ! Plus classique, la page du figuier permet de replacer l'enfant dans son entourage ; mais l'ensemble présente une telle cohérence qu'on ne peut qu'être épaté par la portée de la chose.

Mission pleinement accomplie pour My Place : si elle voulait être une série tendre de portraits réalistes, c'est réussi, et si elle voulait se montrer pédagogique, l'objectif est parfaitement atteint sitôt qu'on le complète d'une visite du site. J'ajoute donc My Place à la liste des séries à montrer à d'éventuels rejetons sans assommer leur glorieux géniteur s'il s'aventurait à regarder aussi. Et je m'excuse humblement de ne vous en parler qu'une semaine après l'avoir découverte, quand vous auriez pu passer ce temps avec nous, sous le figuier. Si j'avais le temps, je regarderais presque la série jusqu'au bout, dites donc.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche My Place de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:12 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

26-09-10

Une curieuse semaine

Ami téléphage, tu l'auras sans doute remarqué, il n'y a pas eu d'article ce dimanche, après le bilan de la semaine passée. Ne t'inquiète pas, ami téléphage, je prépare quelque chose pour ton plus grand bonheur, et satisfaire ta curiosité, mais ce n'est pas pour cette semaine.

Tu l'auras également vu, ami téléphage, depuis quelques temps, ton serviteur bosse sur SeriesLive pour t'offrir l'opportunité de satisfaire ta curiosité sus-mentionnée. Comme je te sais intéressé par ces sujets, mais pas nécessairement pourvu du réflexe d'aller vérifier quand je poste une news sur SeriesLive, je me suis dit que ça t'intéresserait peut-être d'avoir un petit récap des news de la semaine, histoire d'aller faire un tour, lire, et peut-être réagir si on a tous de la chance.
Bref, ami téléphage, permets que j'inaugure aujourd'hui une nouvelle rubrique dont le succès, osons le dire, dépend de toi : CuriosityLive, du nom de... eh beh, ma foi, ça me semble assez transparent.

Voici donc ce qui s'est dit sur les séries du monde entier cette semaine sur SeriesLive :

Lundi
LosHeroesdelNorte_MEA
Ce soir au Mexique : rires et chansons (pourries)
La chaîne musicale Bandamax lance dans quelques heures sa première série.
Mardi
WinnersLosers_MEA
Winners & Losers, le prochain drama de Seven Network
Le network australien offre de l'espoir à tous les lycéens qui aujourd'hui finissent dans la benne à ordures...
 
InternationalEmmyAwards
International Emmy Awards : et le présentateur est...
Les Emmys vous manquaient ? Séchez vos larmes, leur version internationale revient pour une 38e édition dans exactement deux mois.
Mercredi
TranchesdeVie_MEA
Ce soir au Canada : les francophones découvrent Tranches de vie
Une comédie à sketches sur le couple et la famille...
 
JaeWookKim_1
Le cast de Maerineun Oebakjjung est fin prêt
Il y a quelques jours, on cherchait l'homme parfait pour cette comédie romantique... Trouvé !
Jeudi
World
En bref : l'actu des télés du monde
Des séries qui commencent, qui se vendent, qui s'annoncent... ça bouge dans le monde cette semaine !
 
listener
The Listener, toujours à l'écoute même sans NBC
Ce n'est pas parce qu'une chaîne américaine n'en veut plus que The Listener va s'arrêter là...!
Vendredi
JeppangwangKimTakGoo_MEA
Audiences coréennes : comme des petits pains !
Mission accomplie : le fameux boulanger de Jeppangwang Kim Tak Goo a finalement réussi son pari qui consistait à capter l'attention de 50% des spectateurs coréens. Pour le reste... c'est par là que ça se passe.

Ojichanwa25Sai_MEA
Une chaîne japonaise tente la comédie en quotidienne
La comédie de 30 minutes n'est pas exactement le fort des chaînes japonaises, mais TBS fera un effort en novembre.
Samedi
MyPlace_MEA
ABC3 revient au pied du figuier de My Place
Quand l'adaptation d'un livre original décide d'aller encore plus loin...
Dimanche
RosedOr_2010
Rose d'Or : les récompenses de la 50e édition
C'était la 50e fois que la TSR organisait le festival de la Rose d'Or, destiné à récompenser la télévision internationale.

Est-il besoin de souligner à quel point tes réactions, ami téléphage, sont les bienvenues sur ces news...?
(traduction en langage skyblog : lâche ton com !)

Posté par ladyteruki à 20:29 - Love Actuality - Permalien [#]