ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

04-02-13

Chacune à sa façon ?

Un mois s'est écoulé, légèrement plus, depuis le début de mon challenge cinématographique de l'année. Je m'étais juré de regarder au moins quelques films non-américains pendant ce défi (règle n°5), et notamment de regarder au moins un film asiatique avant la fin janvier. Bon, je suis un peu en retard sur le planning de quelques jours, mais ça y est ! Et sur de bonnes recommandations (ici celle d'Eclair), j'ai tenté Aruitemo Aruitemo (Still Walking de son titre international) dont vous pouvez trouver la mini-review, comme d'habitude, dans le Secret Diary.

AruitemoAruitemo

Je crois que paradoxalement, je n'avais aucune idée de ce à quoi je devais m'attendre avec ce film, et qu'en même temps je n'en attendais pas moins. Au sens où Aruitemo Aruitemo est exactement la raison pour laquelle j'adore la fiction nippone ; il y a maintenant 15 ans, j'avais commencé mon incursion "sérieuse" dans la fiction japonaise avec des nouvelles et de romans (Kitchen de Banana Yoshimoto restant mon absolu préféré), je suis depuis passée aux séries, mais c'est toujours la même chose que je vais y chercher, et c'est toujours la même chose que j'aime y trouver. C'est aussi, accessoirement, la raison pour laquelle je n'arrive pas à accrocher aux séries sud-coréennes : l'humain y est décrit dans toute son authenticité, un mot qui prend un sens auquel Lena Dunham ne pourra jamais même prétendre.
Mais d'un autre côté, la littérature et la télévision nippones ne sont pas les seules à avoir ce credo comme fondement de leur art ; il y a un manga dont je me souviendrai toujours précisément pour cela.

Le plus bouleversant, le plus dérangeant, le plus magnifique dans Aruitemo Aruitemo, comme dans toutes les oeuvres nippones qui me touchent profondément, c'est que même si tout cela se passe à l'autre bout de la planète, avec des coutumes totalement différentes, et une nourriture supposément exotique sur la table, l'universalité est totale.

Les bouffées de nostalgie amère que j'ai ressenties devant le film m'ont rendue folle. Je voyais à la fois cette famille qui n'a rien de commun avec la mienne, et pourtant tout me rappelait les fois où, avec mes parents et ma soeur, on allait rendre visite à mes grands-parents paternels dans leur Bourgogne, et que ma grand'mère faisait mille fois trop à manger, qu'on tenait des conversations totalement badines qui ne faisaient que couvrir les souffrances et rancoeurs du passé, et où, au nom de la "réunion de famille", on se forçait à plaquer un sourire sur nos visages en attendant que ce soit fini et qu'on reparte. Avec quelques kilos de plus et, dans une bouffée nauséeuse, la promesse qu'on ne le fera jamais plus. Mais trois mois plus tard on reprenait la route tout pareil. Parce que c'est la famille.
Chaque carreau de carrelage, chaque tintement d'assiette, chaque cri d'enfant, chaque gorgée qu'on boit en espérant que l'instant désagréable passe, tout y était. J'ai même eu envie de vomir lorsque les personnages ont repris la voiture pour rentrer !

Et pourtant, je le répète, cette famille et la mienne n'avons rien de commun. Si ce n'est que...
Toutes les familles ont des petites histoires qui ne sont pas résolues, des petites politesses qu'on échange pour ne pas dire qu'on n'aime pas certaines pièces rapportées, et certaines choses dont on ne parle qu'à voix basse. Mais certaines ont des tragédies, aussi, autour desquelles la danse de la "réunion de famille" est forcément plus douloureuse et risquée. Cela encore, j'ai eu le sentiment de le retrouver trait pour trait les heures passées à attendre que la salle de bains se libère, les souvenirs anodins ressassés quand on garde ceux qui comptent pour soi, les assiettes qui débordent alors que les estomacs aussi, les coups de coude qu'on file aux enfants pour qu'ils entrent dans la danse, car un jour il le faut bien.
A la différence que j'ai refusé de danser lorsque j'ai arrêté de voir ma famille.

Aruitemo Aruitemo encapsule la raison pour laquelle je serai toujours une amatrice de fictions dramatiques avant tout, parce que ce sont elles qui touchent le mieux ce que nous sommes, ce que nous avons éprouvé à un moment, ce que nous supposons éprouver un jour. Ce sont celles qui nous touchent personnellement, qui nous obligent, pour en parler, à nous mettre à nu, à nous forcer à nous étudier nous-mêmes, à regarder droit dans les yeux les fantômes du passé. Je suppose que d'autres n'ayant eu aucune expérience commune de la famille avec les personnages d'Aruitemo Aruitemo en parleront avec plus de détachement que moi ; et je suppose qu'il y a des fictions pour lesquelles c'est l'inverse, j'y suis insensible parce que je ne suis pas concernée au premier chef. Peu importe.
L'essentiel est de regarder, au moins une fois de temps en temps, des histoires qui nous déshabillent de nos vêtements de critiques à peu près érudits, et qui nous mettent face à nous-mêmes ; de sorte que si on en parle, on est obligé d'avancer sans déguisement.
Eh bien voilà, amis lecteurs, je suis une téléphage vaguement cinéphile toute nue. J'ai un peu froid, mais ça va. Ça valait le coup. Tout à l'heure j'irai m'emitouffler dans le final de Miranda, histoire de, mais je ne pourrai pas échapper, ce soir, avant de fermer les yeux, au papillon jaune.

Si vous en avez d'autres, des films comme ça, allez-y, balancez des titres. Le temps de me remettre, et je les regarde dans la foulée.

Posté par ladyteruki à 23:57 - Comme au cinéma - Permalien [#]

15-01-13

A l'encontre de toute logique

Miranda-Season3

C'est un étrange cocktail qu'a trouvé Miranda. Après une interminable absence, la série a su revenir absolument telle quelle, sa formule ne varie pas d'un pouce... et pourtant ça fonctionne au premier regard.

Je m'étais envoyé le "Christmas special" (mais vu sa durée et la saison qui a suivi, c'était surtout un season premiere dans l'air du temps) à Noël, mais j'avais complètement oublié de regarder les épisodes suivants. C'est désormais chose faite et grand bien m'en a pris. Dommage que les saisons soient si courtes : à peine a-t-on rattrapé trois semaines de diffusion qu'on est déjà à deux semaines de la fin des réjouissances...

...Mais ce qui frappe, c'est qu'en dépit du format ultra-ringard, des blagues parfois un peu idiotes, des gimmicks répétés jusqu'à ce que mort s'en suive, et globalement, de la prédominance du slapstick sur tout le reste (slapstick qui est loin d'être la plus noble forme d'humour du point de vu de nombre d'entre nous...), Miranda reste une série qui se suit avec plaisir, faisant mentir absolument toutes les certitudes téléphagiques qu'on peut avoir sur la comédie. Les épisodes sont tous "pires" les uns que les autres, mais rien à faire, on finit par adorer. Sincèrement je ne me l'explique pas.

Moi qui de surcroît ait absolument en horreur les séries qui persistent à humilier leur personnage via des situations embarrassantes (comme en témoignent les références à The Comeback faites sur ce blog), je ne comprends même pas d'où vient la magie de la série, qui fait qu'on finit par être ensorcelé et quand même rire des contre-exploits de son héroïne. Et il y a la romance ! Comment je peux regarder une série où l'enjeu principal pour l'héroïne est de réussir à être en relation avec le beau Gary ?!
Je devrais avoir Miranda en horreur, la série va à l'encontre de tout ce en quoi je crois téléphagiquement !

Sans doute que faire tomber le quatrième mur régulièrement aide, mais on ne fonde pas toute son appréciation d'une série sur ce seul procédé. Il est sûrement très efficace pour entretenir une relation de connivence avec le spectateur, ajouter un peu de tendresse et de complicité dans la relation avec le personnage central, mais ce seul outil n'est pas assez rédempteur pour compenser tout le reste. Il doit bien y avoir quelque chose qui fait qu'on accepte de se mettre devant une comédie aussi ridicule semaine après semaine !

Sincèrement, quelle que soit la recette de Miranda Hart pour réussir à nous donner l'impression de faire partie de cette grande famille de zouaves, il ne faut pas qu'elle arrête, jamais. Car le pire c'est que, toute simpliste qu'elle soit, toute répétitive qu'elle soit, toute kitsch qu'elle soit, Miranda fait partie des comédies auxquelles on s'attache rudement...
Je m'en fiche si ça prend plus de deux autres années, il faudra une saison quatre, hein.

Posté par ladyteruki à 23:54 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

19-11-11

Viande d'élevage

"Oh bah allez, boude pas quoi. Allez, laisse pas tomber les comédies britanniques, c'est trop con".
Mon ange d'épaule est du genre insistant. Il me veut seulement du bien, mais il a tendance à me répéter la même chose pendant plusieurs jours jusqu'à obtenir gain de cause.

Allez, ange d'épaule, je sais bien, va, que je ne vais pas arrêter les comédies britanniques juste à cause de Life's too short, fais pas cette tête-là. Déjà parce que j'ai le final de Threesome à regarder lundi soir, ensuite parce que Miranda revient en février et que je suis faible, et pour finir, parce que si un pilote de comédie britannique me passe sous la main, je vais pas le bouder ne serait-ce que parce que c'est un pilote.
D'ailleurs ça fait deux semaines que j'ai commencé une comédie britannique que je regarde en dilettante, et j'ai l'intention d'aller jusqu'au bout de la saison. Et pour vous montrer que je suis pas rancunière, je vais vous parler du pilote, même si ça fait deux semaines que je l'ai vu. Ma review manque un peu de fraîcheur, mais bon.

FreshMeat
Mais en toute sincérité, Fresh Meat est plutôt une dramédie. Pour autant, elle est gorgée de moments absurdes, et d'autres qui font relativement sourire.

Fresh Meat est une curiosité pour moi. Mon expérience de la fac, et c'est le cas pour la plupart des étudiants français, n'a pas été celle de la vie en communauté, comme dans les pays anglo-saxons, avec ce que cela implique de relations largement documentées dans des séries comme GREEK. C'était plus le temps de l'indépendance que celle de la vie en groupe ; le premier studio plutôt que la colocation, en somme. Et du coup ça m'a toujours un peu fascinée, ce genre de passage à l'âge adulte qu'on fait aux côtés d'autres personnes, plutôt que seule.

Fresh Meat retranscrit bien l'esprit que je me figure être celui d'une maison que plusieurs jeunes étudiants se partagent. Il en ressort une saine impression de bordel ambiant, d'adolescents qui se prennent pour des grands. Les deux petits tourteraux, Josie et Howard, illustrent parfaitement cet exemple, ils sont dans la représentation et c'est ce qui est à l'origine de leur chassé-croisé amoureux. JP aussi, dans une moindre mesure, se donne un genre. Et puis bien-sûr, il y a Oregon dont on sent bien qu'elle cherche à se faire passer pour autre chose que la première de la classe qu'elle est malheureusement au plus profond d'elle-même.
On sent bien qu'on a expliqué à ces jeunes que la fac, c'était une expérience unique, et qu'ils tentent de la vivre à tout prix, même si ce n'est pas réellement ce dont ils ont envie.
La limite de la série est justement là-dedans. Parce que les personnages ne se connaissent pas encore et qu'ils peuvent encore à peu près faire se faire passer pour ce qu'ils veulent. Mais rapidement les dialogues où un personnage fait semblant d'être d'accord avec ce que vient de dire le précédent deviennent répétitifs. Le jeu des apparences doit à un moment évoluer vers quelque chose.

Les intrigues ne sont pas forcément captivantes ni originales, mais elles sont sympathiques, en-dehors des déboires amoureux qui, comme vous le savez maintenant, ont le don de venir à bout de ma patience très rapidement ; on s'amuse quand même un peu. Et puis pour 8 épisodes, autant aller jusqu'au bout de la saison, même si je suis à la bourre sur la diffusion qui s'est achevée cette semaine. Mais je continuerai tant que les situations ne me sembleront pas... avariées.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Fresh Meat de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:49 - Review vers le futur - Permalien [#]

16-12-10

Tout ça ne me semble pas très naturel

Voilà. Alors. Ce qui va se passer, c'est que vous n'allez pas faire de commentaire sur le choix de la série pour ce nouveau post La une est à VOUS. Comme ça déjà c'est clair. Parce que je suis très consciente d'une part que j'ai passé les 29 dernières années de ma vie à critiquer la CW (si-si, 29, absolument), et d'autre part que je vous demande de faire beaucoup pour me convaincre.

Mais voilà, je vous l'ai dit : en ce moment je ne sais pas trop dans quoi me lancer, j'ai envie de rien, j'en arrive même à regarder des films (au moins quatre ou cinq depuis le weekend dernier !). Je sais pas quoi faire de ma télécommande, et je sais pas, je suis tombée sur une photo, une news, quelque chose, j'imagine, il y a bien dû y avoir quelque chose, toujours est-il que dans le train, je me dis : "ou sinon, je pourrais aussi redonner une chance à Supernatural".

Ah, en fait c'était ça la technique : me laisser me désespérer devant des séries très courtes, pour ensuite pouvoir me proposer une série de plusieurs saisons que sans ça je n'aurais jamais retestée ! Bien joué !
Bon, tout ça ne répond pas à ma question...

Dois-je (re)regarder Supernatural ?

PasTresNaturel

Les pour :
- je suis désespérée. Rien que ça, ça devrait aider.
- je lis La Sorcière qui me fait toujours croire que c'est une série avec une super mythologie, des personnages (surtout un) bien torturés, et des mecs pas trop mal (pas ma came, trop jeunes, mais je ferai un effort d'imagination). Après tout, elle avait raison pour Doctor Who.
- comme Friday Night Lights, ça fait partie des séries dont j'ai vu le pilote ya des siècles et que je n'ai pas aimées, mais dont je me dis, vu ce que j'en lis, que je passe quand même probablement à côté de quelque chose.

Les contre :
- quelque chose me dit que je dois m'attendre, une fois de temps en temps, à des dents. Appelez ça une intuition...
- d'une façon générale je me méfie comme la peste des formula shows fantastiques et de leurs monsters of the week.
- il y a quelques temps, je vous avais raconté avoir vu le pilote de Supernatural il y a des lustres, et ne l'avoir pas aimé. L'un de vous, je sais plus qui (je m'en excuse), m'avait alors rétorqué que j'avais bien fait de ne pas continuer vu que c'était le meilleur épisode de la série. Forcément, ça refroidit !
- l'étiquette CW, les ptits mecs en jean, la réputation de la série... j'ai l'impression de ne pas être dans la cible.

Mais enfin, bon, si je dois donner une chance à cette série, une nouvelle chance du moins, c'est un peu maintenant ou jamais. Dans une phase un peu faible pendant laquelle j'en suis réduite à me repasser l'épisode de Miranda de cette semaine (certainement le pire de tous, en plus). Voyez, chuis fragile, c'est maintenant, faut profiter que je suis vulnérable. Vais-je changer d'avis sur Supernatural ? Bah ça, c'est à VOUS de m'en convaincre.

Posté par ladyteruki à 22:41 - La une est à VOUS - Permalien [#]

13-12-10

Begging for more

Bande d'enfoirés. Vous vous êtes bien foutus de moi. Vous m'avez bien eue. J'espère que vous êtes fiers de vous !
Vous m'avez prise par surprise. Vous m'avez prise en traitre. Vous m'avez fait découvrir des horizons inconnus. Je vivais très bien avant. Je n'expérimentais peut-être pas toute une frange de séries de qualité, mais j'évitais la frustration. Je ne vivais pas dans l'impression de passer d'un effet de manque à un autre.

Vous m'avez fait découvrir Doctor Who. Bon, les saisons sont courtes... mais il y en a 5 ! Plus les épisodes spéciaux. Plus le cagoulage du jeu video (ah oui, je vous ai pas dit ?). Bref, ça m'a occupée pendant un bon mois. Là d'accord. Vous m'avez poussée dans les bras d'une série qui ne m'a pas abandonnée tout de suite. En fait, c'est même moi qui ai voulu l'abandonner avant la fin, puisque c'est vous qui m'avez encouragée à regarder le final quand même alors qu'entre nous, Eleven, hein...
Bon, alors d'accord. Va pour Doctor Who. Mais le reste, bande d'enfoirés ?

Levez la main. Je veux vous voir. Qui m'a incitée à regarder Downton Abbey ? Qui ? J'espère que tu es fière. Je me suis enfilé l'intégrale en quatre jours. Suivant. Qui m'a fait regarder Misfits ? Bon, deux saisons, passe encore, mais elles sont courtes, et la première m'a fait moins de 48h. Qui m'a fait regarder Miranda ? Ouais, hein, même chose. Qui est responsable pour Single Father, allez, soyez pas timides ? Éteignez-moi ce sourire, ya pas de quoi se vanter. Et à qui la faute pour Party Animals que je vais finir dans les 24 prochaines heures ? Vous êtes des ordures.

Vous me faites découvrir des séries dont vous pouvez être sûrs que, lorsque je vais commencer à les aimer, elles vont s'arrêter. Parfois définitivement. Mais c'est du vice, du vice et rien d'autre.
Vous vous rendez compte de toutes les intégrales de séries britanniques que je me suis envoyées par votre faute ? Et je ne compte pas les pilotes et autres tentatives prolongées (Merlin, 5 épisodes, Being Human, 2 épisodes, Survivors, le pilote...). Et la prochaine étape, c'est quoi, hein, bande de tortionnaires, la prochaine étape, c'est quelle série ?

Oh oui, vous pouvez être fiers de vous.

UKTV

Posté par ladyteruki à 23:44 - Point Unpleasant - Permalien [#]

05-12-10

We know (period) drama

Je regarde. Je lis. J'apprends.
Depuis quelques semaines, un mois peut-être, j'essaye de m'intéresser à ce qui se passe au sud. Pas juste un peu, comme ça, en passant, non, en lisant plus d'articles, en écumant plus de sites, en testant plus de pilotes. D'ailleurs l'un d'entre vous m'a envoyé un pilote il y a une éternité, le post viendra, comme celui de Community beaucoup sont en travaux et les journées n'ont que 24 heures. Toutes mes excuses aux plus curieux d'entre vous qui mériteraient que je me magne un peu les fesses. C'est un fait, je n'ai jamais été attirée par la fiction européenne. Mais je fais des efforts, je me pousse, je sais qu'il y a de bonnes surprises partout. Il y a 6 mois de ça, vous m'auriez dit que je tomberais amoureuse d'un pilote de série britannique, polonaise ou brésilienne, je ne vous aurais pas crus, après tout. Alors pourquoi pas l'Espagne ? Je ne bite pas un mot. Et alors ? On peut pas dire que je comprenne mieux les Britanniques, les Polonais ou les Brésiliens ! C'est une question d'insistance. Il suffit de quelques découvertes. Il suffit de découvrir ce qui se passe.

Tenez, depuis que je me suis mise aux séries australiennes... bon, j'en découvre des pénibles. Bogan Pride, je ne recommande pas du tout, par exemple. Mais je lis, je collecte des noms, et petit-à-petit, je tombe sur des merveilles. Elles existaient, il suffisait de les trouver. Rake et surtout The Circuit attestent bien qu'il fallait gratter et ne pas se contenter de ce que je connaissais de la fiction australienne jusque là. Le Royaume-Uni, même chose. Chaque semaine je dévore désormais, en plus du reste de mon alimentation, un Miranda, un Misfits et, si j'ai le temps à tête reposée parce que ça ne se regarde pas dans un train, un Accused. Voyez, je progresse.
(Suivez les tags, ya plein de posts que vous n'avez peut-être pas lus sur ces séries)

Alors, l'Espagne, donc. Pas encore trouvé de pépite. Mais j'ai sorti le grattoir et je n'y vais pas de main morte, surtout depuis que Doctor Who est hors-jeu (j'ai finalement regardé le season finale ce weekend d'ailleurs).
Je commence à surveiller un peu plus mes sources habituelles. Je commence à lire plus de trucs. Et surtout je jette un œil aux audiences, ce qui est en général le signe que j'ai vraiment remonté mes manches.

Et après avoir regardé les pilotes de Aguila Rojas, Hispania et Tierra de Lobos ce weekend, puisqu'il faut bien commencer quelque part, je suis en mesure de dire que... quand il s'agit de faire un divertissement historique grand public (mais pas tous publics), les Espagnols en connaissent un morceau.
Ils sont très forts, ces Espagnols. Car toute série historique espagnole moderne doit impérativement comporter :

- des jolies filles avec des cheveux longs et ondulés

AguilaRojas_Femme Hispania_Femme TierradeLobos_Femme

- des messieurs musclés qui savent se battre

AguilaRojas_Homme Hispania_Homme TierradeLobos_Homme

- une scène sanglante et/ou de torture

AguilaRojas_Sang Hispania_Sang TierradeLobos_Sang

- au moins une scène un peu chaude

AguilaRojas_Sexe Hispania_Sexe TierradeLobos_Sexe

Le contexte historique varie, la qualité varie, la prévisibilité varie, l'intérêt varie. Dieu merci, l'histoire varie, aussi. Mais ça, ce sont des essentiels. Jamais vu des fictions aussi cohérentes entre elles ! Et les scores d'audiences, d'après ce que je lis, sont à l'avenant, ces séries figurent parmi les plus grand succès de ces deux dernières années (toujours d'après ce que je lis, les séries historiques font justement un grand retour sur les écrans espagnols depuis deux ans).
Je ne sais pas (encore) pour le reste, mais pour la série historique, les Espagnols ont une recette qui fonctionne, et ils ne sont pas prêts de la lâcher.

Et sincèrement, c'est peut-être pas ma tasse de thé à la base, mais j'admire quand même l'effort qui est fait pour moderniser le genre tout en perpétuant une certaine tradition de la série historique.
Cole disait dans le podcast il y a quinze jours que les networks américains ne pouvaient pas faire de série historique et qu'aujourd'hui, le public attend un certain élitisme. J'y ai repensé pendant ce weekend espagnol, qui remet sincèrement les pendules à l'heure. Hispania n'a sans doute pas les effets spéciaux de Spartacus (qui a dit "tant mieux" ?), mais elle propose des éléments venus du peplum sans jamais ennuyer. Tierra de Lobos est un western européen fait de sueur et de poussière qui parvient à être glamour. Aguila Rojas est à la fois de l'action-concept et une série d'intrigues de cour.
Vous cherchez des séries historiques qui ne vont pas vous ennuyer ? Direction l'Espagne, mes amis.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : les fiches Aguila Rojas, Hispania et Tierra de Lobos de SeriesLive.
PS : Nakayomi, tu VEUX voir au moins Tierra de Lobos, je te jure.

Posté par ladyteruki à 22:57 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

17-11-10

[DL] Accused

Lundi, yavait deux séries britanniques dont une saison commençait, bah vous allez pas me croire mais j'ai regardé les deux. Ouais, moi aussi je m'étonne. Toujours est-il qu'outre Miranda (que sur les bons conseils de Critictoo j'ai dévoré le weekend dernier en vue d'attaquer le season premiere), je me suis assez naturellement mise devant Accused, que j'attends de pied ferme depuis... que je suis tombée amoureuse de Doctor Who.
Ouais c'est ça : depuis moins de 15 jours.
N'empêche que suivre des séries britanniques en parallèle de leur diffusion, je ne l'ai jamais fait de ma vie. Un nouveau pallier a été franchi dans mon ouverture aux séries britanniques !

Accused
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Hm. Je sais pas si c'est fait exprès de la part des créatifs, mais le générique cherche un peu à me vriller les nerfs. Déjà, bon, n'ayons pas peur des mots, musicalement et visuellement, c'est pas vraiment une claque, hein. Mais surtout, soyons honnêtes : je regarde la série pour Christopher Eccleston (duh !), donc le mettre tout à la fin comme ça, c'est un jeu dangereux. Le genre de truc qui me met pas dans de bonnes dispositions, voyez ? Ouais. Bon. Ptet que la semaine prochaine, comme l'épisode ne sera pas centré sur lui, ce sera différent, on verra. D'ailleurs, faut que je me bloque une minute pour vous parler de tout ce que j'ai vu ces derniers temps, mais bon, c'est une semaine pas comme les autres alors...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Accused de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:37 - Médicament générique - Permalien [#]


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