ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

26-09-12

Love at second sight

Avec la rentrée, certaines séries ont repris. New Girl, par exemple ; j'avais rattrapé la saison vite fait cet été, je me demandais si j'allais suivre la saison 2 de façon régulière, eh bien pour le moment je n'ai trouvé aucune raison de le faire. Up All Night, aussi, puisque j'ai fini la saison 1 et embrayé sur la seconde ; la série est égale à elle-même (en dépit des changements) mais il n'y a pas de quoi en faire son coup de coeur de l'année ou même de la semaine.
Et du côté des pilotes, c'est pire : je redoute le moment où, parce que je n'aime pas laisser un défi inachevé, je vais devoir m'atteler à la review de Vegas. C'est atroce, j'ai à peine tenu une vingtaine de minutes. La dernière chose dont je me souviens avant d'avoir stoppé la lecture de l'épisode, c'est que j'en étais arrivée au point où j'essayais de trouver une formule à succès qui ne soit pas rempompée dans Vegas... un autre genre de challenge, en quelque sorte.

Unite9-ByNight

Alors, après cette soirée pas franchement concluante téléphagiquement, j'ai décidé de lancer le deuxième épisode d'Unité 9, et là, ouf, enfin, j'ai passé 45 vraies bonnes minutes de télévision. Il n'est pas dans mes habitudes d'écrire un post pour chaque épisode que je regarde pour une série donnée, mais il faut quand même que je vous dise : Unité 9, c'est vraiment de la qualité.

La première journée de Marie en prison (l'épisode reprend en effet quelques secondes après la fin du pilote) est de nature à faire pleurer le plus endurci des vikings comme une fillette. Sérieusement, l'atmosphère est incroyable, les silences sont terribles, et le regard de Guylaine Tremblay.. nom d'un chien, j'en tremble encore. A un moment, l'ambiance était tellement saturée de frustration, de colère et d'humiliation que j'avais envie de hurler. C'est très puissant et c'est sans aucune surenchère, c'est incroyable.
Que certaines scènes du pilote de Capadocia (qu'il faut vraiment que je reprenne un jour quand j'aurai le temps) me reviennent encore, et me vrillent les nerfs, bon, normal. Comment rester de marbre quand on voit ce qui se passe pendant l'émeute ? C'est violent, extrême, animal, c'est la démonstration de ce qu'il y a de pire en l'être humain, on ne peut pas rester insensible à ça, c'est même fait pour heurter le spectateur. Mais le deuxième épisode d'Unité 9 ne fait appel à rien d'extrême. Elle est là, la violence, dans le fait que c'est la procédure, tout ce qu'il y a de plus normal, tout ce qu'il y a de plus habituel... Shandy n'est pas révoltée, elle a vu ça on ne sait combien de fois. Mais on se met dans la peau de Marie, ce personnage pourtant si difficile à comprendre (on ne sait pas vraiment ce qu'elle a fait, encore moins pourquoi ; en plus elle parle très peu), et on vit cette arrivée en prison avec elle, et il est absolument impossible de ne pas ressentir la même claque au visage qu'elle.
Et ça fonctionne en fait d'autant mieux que rien n'est fait pour être choquant. Au contraire, la camera s'attarde sur le regard des surveillantes, et on n'y lit aucune haine, ou volonté d'humilier. Peut-être éventuellement du mépris, et encore, en interprétant déjà un peu. Ce que fait Unité 9, c'est attraper quelque chose de puissamment réaliste et de l'utiliser à des fins de dramatisation, et ça fonctionne incroyablement bien.
Sans compter qu'il y a des personnages qui commencent vraiment à devenir intéressants. Outre Marie, avec laquelle on apprend à se mettre au diapason, il y a Elise, vraiment touchante sur la fin de cet épisode ; Jeanne, qui a vraiment une énergie incroyable et qui en plus a une crisse d'alchimie avec Shandy ; Suzanne, qui est vraiment un personnage émouvant... On apprend aussi à connaître un peu mieux les surveillantes, dont Caroline, et ça fonctionne vraiment très bien d'introduire cet équilibre.

Quand je vois une série québécoise comme celle-là (et il y en a eu d'autres avant : Mirador, Malenfant, Apparences... pour ne citer que quelques unes parmi les meilleures), j'essaye de comprendre pourquoi je suis proprement incapable de trouver des séries françaises qui m'inspirent autant, qui me donnent à penser autant.
Je discutais la semaine dernière avec quelqu'un à qui j'expliquais que, oui, j'avais bien aimé les premiers épisodes d'Ainsi Soient-Ils, aussi choquant que ça puisse paraitre quand on me connait ne serait-ce qu'un peu. Mon plus gros problème en matière de fiction française, et cela inclut Ainsi Soient-Ils (j'en parlais au moment du pilote), c'est le phrasé des acteurs, rigide, incroyablement peu naturel. Ce n'est pas le seul problème que j'ai avec les séries françaises, mais c'est le plus difficile à surmonter parce que c'est, par essence, omniprésent pendant la quasi-totalité des dialogues (bien que ce soit plus prononcé, si vous me passez l'expression, chez certains acteurs que d'autres). Mon interlocuteur de dire alors : "ah, mais ça c'est à force d'écouter de l'anglais, moi je regarde tellement de séries françaises, j'ai l'habitude". Eh bien non, pourtant... J'en écoute aussi, des séries québécoises (mon Dieu, ne me dites pas que c'est au point où maintenant je pense "écouter une série"...), il y a du Français dans mes séries, j'en entends régulièrement. Et je me rappelle pourtant avec la plus nette des précisions combien les dialogues d'Apparences sonnaient juste, par exemple ; le mérite en revenait, c'est sûr, en partie, au scénariste Serge Boucher, mais aussi aux acteurs qui étaient capables de rendre les conversations naturelles. Ca, je suis désolée, mais j'ai énormément de mal à le retrouver dans des séries françaises.

Bon, non. Même en mettant de côté le travail que je fais sur moi-même en matière de séries françaises depuis quelques mois, Unité 9 est vraiment le genre de séries que j'aimerais suivre plus souvent, toutes nationalités confondues. Ce n'est même pas une question de drapeau : la série est bonne.
Tout simplement parce que c'est une série dramatique pure ! C'est pas du soap à la Revenge, c'est pas un procedural qui mange à tous les râteliers genre Vegas, c'est pas un gros concept qui camoufle de grosses lacunes comme Revolution. C'est 45mn de série dramatique, et rien que ça. Et j'adore la perspective d'avoir en tout 25 épisodes devant moi avec ce genre de promesses.

Vous l'aurez compris, je ne vais pas tarder avant de m'envoyer l'épisode suivant d'Unité 9 (le troisième ayant été diffusé hier soir).
A chaque rentrée, il y a des pilotes que j'aime bien, mais dont les épisodes suivants se dégonflent comme des baudruches. Je lis parfois que le pilote, c'est le plus difficile ; je ne conteste pas que l'exercice soit compliqué, mais de mon point de vue, la difficulté est plus grande encore pour le deuxième épisode. C'est tellement facile de bluffer le spectateur d'entrée de jeu... mais le tenir, lui faire sentir qu'il a envie de s'engager, qu'il est là pour le long terme ? Ce n'est pas à la portée de toutes les séries.
Il y a des tas de séries que je commence sans problème en début de saison pour lâcher quelque part au milieu de l'année. Je vous parie tout ce que vous voulez qu'à la fin de la saison d'Unité 9, je serai encore là. Une série comme ça, on ne la lâche pas.

Posté par ladyteruki à 22:49 - Review vers le futur - Permalien [#]

19-09-12

Gémeaux sans jumeau

Bon, tant qu'à visiter le Québec aujourd'hui, je me permets une petite parenthèse sur les Prix Gémeaux, qui, comme je vous l'annonçais dans le dernier world en date, se sont déroulés dimanche soir.

Pour rappel, si vous vous souvenez, les prix célébrant l'audiovisuel canadien ont un peu changé ces derniers temps. Désormais, le cinéma anglophone et le cinéma francophone seront célébrés lors d'une récompense unique, les Canadian Screen Awards, incluant également la télévision anglophone (les prix Gemini ont donc disparu pour se fondre dans cette grande cérémonie)... mais la télévision canadienne francophone a conservé ses Prix Gémeaux.
Avec seulement deux rendez-vous canadiens par an (surtout que les Canadian Screen Awards sont prévus pour le mois de mars), nous aurons un peu moins d'occasions de parler de récompenses canadiennes, alors ne laissons pas filer celle-ci !

PrixGemeaux

Commençons d'abord avec les prix d'interprétation, si vous le voulez bien. L'avantage des Gémeaux, c'est qu'ils sont très détaillés !
Ci-dessous, la liste des nommés, avec un joli * pour les gagnants.

Meilleur premier rôle masculin dans une série dramatique
- Alexis Martin dans Apparences *
- Daniel Parent dans Apparences
- David Boutin dans Le Gentleman
- Roy Dupuis dans Les Rescapés
- Émile Proulx-Cloutier dans Toute la vérité

Meilleur premier rôle féminin dans une série dramatique
- Myriam LeBlanc dans Apparences *
- Anne Casabonne dans La Galère
- Guylaine Tremblay dans Les Rescapés
- Nathalie Coupal dans Mirador
- Fanny Mallette dans Vertige

Meilleur premier rôle masculin dans un téléroman
- Sébastien Delorme dans La promesse
- Stéphane Demers dans O’
- Guy Nadon dans O’ *
- Denis Bernard dans Yamaska
- Michel Dumont dans Yamaska

Meilleur premier rôle féminin dans un téléroman
- Isabelle Brouillette dans Destinées
- Évelyne Brochu dans La promesse *
- Marie Tifo dans O’
- Maxim Roy dans O’
- Elise Guilbault dans Yamaska

Meilleur premier rôle masculin dans une comédie
- Michel Charrette dans Les Boys
- Rémy Girard dans Les Boys
- Daniel Brière dans Les Parent
- Rémi-Pierre Paquin dans Mauvais karma
- Éric Bernier dans Tout sur moi *

Meilleur premier rôle féminin dans une comédie
- Anne Dorval dans Les Parent *
- Julie Le Breton dans Mauvais karma
- Anick Lemay dans Mauvais karma
- Valérie Blais dans Tout sur moi
- Macha Limonchik dans Tout sur moi

...Et puis, il y a les prix plus techniques, aussi...

Meilleure réalisation pour une série dramatique
- Francis Leclerc pour Apparences
- Alexis Durant-Brault pour La Galère
- Louis Choquette pour Le Gentleman
- Brigitte Couture pour Toute la vérité
- Patrice Sauvé pour Vertige *

...Et pour finir, les prix ultimes, ceux célébrant la qualité d'une fiction dans son ensemble.

Meilleur téléroman
- Destinées
- La promesse
- O’
- Providence *
- Yamaska

Providence-QC

Meilleure comédie
- Les Parent *
- Mauvais karma
- Tout sur moi

LesParent

Meilleure série dramatique
- Apparences *
- La Galère
- Le Gentleman
- Mirador
- Vertige

Apparences-Title

Voilà, vous l'aurez compris : champagne pour tout le monde ! Reconnaître Apparences pour son incroyable complexité, et, autant le dire, sa perfection, ne me fait pas qu'un peu plaisir. Les Prix Gémeaux ont résolument su trouver Manon !

D'ailleurs, si vous n'avez d'ailleurs pas encore jeté un oeil à la série (en dépit de mes multiples posts sur le sujet au début de l'année...), vous pouvez retrouver le post que j'avais rédigé à l'occasion du pilote, et profitez-en, c'est garanti sans spoiler !

Hm, laissez-moi réfléchir, il y a d'autres récompenses prochainement dont on pourrait parler...?

Posté par ladyteruki à 21:09 - Love Actuality - Permalien [#]

L'âme en peine

Puisque le Québec a fait sa grande rentrée ces derniers jours, attendez-vous à ce que whisperintherain et moi-même vous parlions de plusieurs pilotes proposés à nos cousins francophones d'outre-Atlantique. Après la comédie à sketches Les Bobos, voici venue l'heure d'un pilote à l'opposé : Tu m'aimes-tu?

TuMaimesTu-promo

Et je suis en mesure de vous annoncer que Tu m'aimes-tu ? est mon premier véritable coup de coeur de la saison. Voilà, comme ça vous savez à quoi vous en tenir. J'ai été émue par Go On, mais là, on est dans la gamme au-dessus, et de loin. C'est sans commune mesure.

Un soir, alors qu'ils se baladent dans une rue, Fred et son ami Dave découvrent avec horreur que la belle Valérie est tranquillement assise dans un restaurant en train de déguster une soupe de langues avec un type. Sauf que Valérie, c'est la copine de Fred... ou disons l'ex-copine, parce qu'en réalité, voilà deux mois qu'elle l'a plaqué et qu'elle a quitté leur appartement, simplement Fred n'en avait pas soufflé un mot à son entourage. Pendant que Fred tente de se remettre de sa rupture, Dave partage sa surprise avec sa propre compagne, Judith, laquelle commence à se demander si l'essoufflement de son propre couple n'augure pas également d'une rupture. Et puis, il y a la nouvelle voisine de Fred, Mélanie, celle qui passe ses nuits avec des inconnus auxquels elle refuse de se lier, mais qui a pris Fred en affection...

Ce qui fait la force de Tu m'aimes-tu ?, ce n'est pas du tout son pitch, vous l'aurez compris. D'ailleurs, la première fois qu'on l'a évoquée, il y a quelques mois, cette histoire n'avait pas spécialement agité les foules. Ce n'était pas le but, car c'est dans son traitement que résidait la beauté de Tu m'aimes-tu ?, dans sa sensibilité, dans sa façon d'aborder le sujet en berçant ses personnages, en les cueillant comme des fruits fragiles. Il y a une délicatesse extrême dans ce pilote, une volonté d'user de la plus grande douceur pour ne rien brusquer.

Et pourtant ce premier épisode est efficace en diable, parce que la réalisation de Tu m'aimes-tu ?, très exigeante, n'accepte aucun temps mort, aucun relâchement. Maintenant une émotion constante et à fleur de peau, l'épisode va essentiellement accompagner Fred dans sa rupture, ne nous épargnant rien de ses crises de larmes, par exemple. Mais au-delà de la simple victimisation de son héros, l'épisode s'attache à nous renvoyer à nos propres larmes passées.
Impossible de ne pas revivre une vieille rupture devant ce magistral épisode inaugural, tant il saisit avec grâce et exactitude la notion de perte qui correspond à ce genre de situations. Si vous avez déjà eu le coeur brisé, alors vous avez été Fred, et c'est en partie la raison pour laquelle ces scènes fonctionnent si bien.

Mais plus encore, Tu m'aimes-tu ? est d'une infinie justesse dans sa mise en images de l'inconscient et du souvenir. Des éléments forcément essentiels dans une période aussi sensible et émouvante que la rupture de Fred, mais qui s'intègrent incroyablement bien à son histoire personnelle. Le problème, c'est que c'est probablement la partie la plus difficile à décrire dans cette review...
Ainsi, abandonné dans un vaste appartement que son ex a déserté, Fred, qui est photographe quand il arrive à fonctionner normalement (c'est-à-dire certainement pas en ce moment), est entouré de photos. Quand il pense à un souvenir commun avec Valérie, c'est l'une de ces photos qui lui apparait. Mais quand il l'imagine, elle, avec lui, le nouveau copain, il se représente également leurs corps enlacés sous la forme d'instantanés. Ou encore, l'écran de son appareil photo numérique offre au spectateur la vision du héros en train de pleurer douloureusement, tandis que Fred tente comme il peut de se reprendre "dans la vraie vie", offrant ainsi un superbe rappel de l'émotion qui domine le personnage même quand il tente de faire bonne figure. Le jeu avec les images est parfait, et fonctionne comme une magnifique palette supplémentaire pour enrichir l'émotion des scènes.

Si Fred est, résolument, le personnage central de ce premier épisode, de par la crise qu'il traverse, son ami Dave n'est pas en reste. Visiblement atteint par la nouvelle, et choqué parce que Fred vit sa rupture depuis deux mois sans oser se confier à lui, il s'inquiète énormément pour lui... mais en oublierai presque qu'il a lui-même une femme à laquelle donner de l'attention. C'est elle qui va justement se poser la question : comment faire pour qu'il leur arrive la même chose qu'à Fred et Valérie ?

Et puis, je dois dire que j'apprécie énormément le personnage féminin, Mélanie. Il est dans un premier temps assez difficile de l'appréhender, parce qu'elle apparait assez tard dans l'épisode et ne semble pas, en apparence, liée au "drame" qui se joue dans le coeur brisé de Fred. Lorsqu'on fait sa connaissance, Mélanie est la voisine du dessus de Fred, qui s'envoie bruyamment en l'air, ce qui a pour effet, évidemment, de ne pas vraiment arranger les choses pour notre pauvre photographe. Insensible au premier abord (elle est assez sèche avec son compagnon d'une nuit), elle finit par se montrer très émouvante lorsqu'elle entend des pleurs venir de chez Fred, et qu'elle se déplace au beau milieu de la nuit pour aller voir si elle peut le consoler. Mais dans sa vision de l'amour très pragmatique, Mélanie s'avère, en fin d'épisode, elle-même touchante... Je vous laisse découvrir pourquoi.

Outre l'incroyable réalisation toute en finesse, et les personnages tendres et attachants, Tu m'aimes-tu ? nous offre aussi de très jolies performances. Ainsi, Steve Laplante (découvert pour ma part dans Mirador), qui est également co-auteur, nous propose un Dave en proie au doute, mais au doute pour autrui ; il est par contre, dans ce premier épisode, assez aveugle en ce qui concerne ses propres questionnements sur l'amour. Mélanie, incarnée par une Magalie Lépine-Blondeau pleine de fraîcheur, n'est pas une simple voisine décomplexée, comme le pitch l'aurait laissé penser ; elle apparait rapidement être capable d'une grande empathie. Mais la véritable révélation, pour moi, de cet épisode, est Sébastien Huberdeau, que je ne pense pas avoir déjà vu quelque part (hélas !), et qui est simplement superbe ; son air perdu, qui m'a un peu rappelé celui de Michael C. Hall dans ses habits de David Fisher, est absolument magnifique. Il incarne à la perfection, sans le moindre excès mais sans retenue pudique, cet homme brisé par une rupture qui passe ses journées les yeux rougis.

Les prochains épisodes, nous promet-on, parleront de l'amour sous diverses formes, de ce que cela représente pour ces trois protagonistes qui en sont à un stade différent de leur vie. A ce stade, je suis obligée d'admettre que Tu m'aimes-tu ? m'a tellement conquise que je suis prête à suivre les yeux fermés ses 13 épisodes.

Il est difficile d'expliquer, je m'en rends bien compte, combien Tu m'aimes-tu ? est une réussite. Si je vous parle de la musique quasi-permanente à la guitare, ou des jeux de lumière, vous n'allez pas vraiment saisir pourquoi ce premier épisode est une merveille touchante et émouvante. Je crains même un peu, de vous à moi, que vous dire que l'épisode est si bon ne vous donne des espoirs surdimensionnés.
Mais voilà, il faut quand même que je vous le dise : je suis sous le charme de cette dramédie (car il y a des moments plus légers, l'air de rien) parce que je la trouve très humaine, très touchante, très juste. Il y a quelque chose que cet épisode a su saisir qui est magnifique, et impossible à vraiment retranscrire, mais qui est parfaitement efficace, même pour quelqu'un qui n'a plus eu le coeur brisé depuis des années.

Du coup, je ne sais pas quoi vous dire. Il va sans doute vous falloir regarder ce pilote vous-mêmes, désolée. Mais si vous optez pour cette solution, soyez prévenus, ça risque de vous filer un petit coup au moral. Mais c'est pour la bonne cause : vous allez regarder de la vraie bonne télévision. Pardon pour le jeu de mots, mais... ça en vaut bien la peine.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 01:36 - Review vers le futur - Permalien [#]

28-03-12

lady's world tour - Escale n°6

BlackMarch

Il vous avait manqué, le world tour ? Je m'en doutais un peu.
Le revoici après une dizaine de jours d'absence, et il y a du lourd. On ne va pas se mentir, le world tour du jour va faire une longue escale en Australie et au Canada ; il s'y est passé plein de trucs ces derniers jours ! Fort heureusement, ce ne sera pas tout, et je vous réserve aussi des destinations autrement plus exotiques... D'ailleurs, vous savez quoi ? On va commencer par des soaps, ça nous fera du changement.

BadeAchheLagteHain

- INDE : sex sells (NOT)
Les critiques indiens commençaient à s'affoler, alors que plusieurs séries commençaient à montrer de plus en plus de scènes "chaudes". Alors bon, pour mémoire, rappelons qu'un simple baiser est déjà bien souvent le temps fort d'une série indienne, le moment où les spectatrices ont soudainement des bouffées de chaleur, où les forums s'affolent, où les spectateurs innocents détournent les yeux. Je caricature, mais à peine, vraiment. Dans la culture télévisuelle indienne, le terme liplock est un véritable déclencheur de fantasmes, tout simplement parce que la société indienne est encore très conservatrice (insérez ici une référence narquoise au Kama Sutra). Alors, vous pensez, des scènes au lit ? Les critiques n'en pouvaient plus et glosaient déjà abondamment, interviews d'experts à l'appui, sur les dérives de la télévision... C'est là qu'intervient Bade Achhe Lagte Hain, un soap qui a démarré au printemps de l'année dernière et qui raconte, en gros, le mariage d'un homme ayant la quarantaine bien sonnée à une femme ayant une toute petite trentaine, qui tombent amoureux après avoir contracté un mariage de raison. Quand le couple s'est retrouvé dans une scène au lit la semaine dernière, sous l'impulsion des scénaristes qui espéraient bien faire un gros coup d'audiences... eh bien les audiences ont méchamment dérapé, pour la première fois dans l'histoire de la série, et la tentative d'attirer le public avec un peu de sensationnalisme a lamentablement échoué. Tiens, est-ce que Game of Thrones passe en Inde ? Je me demande bien comment la série est reçue, si c'est le cas.

- AFRIQUE DU SUD : retour sur investissement
Décidément c'est la série noire chez les soaps. Vous vous souvenez peut-être d'Inkaba, la toute première telenovela sud-africaine lancée par la chaîne Mzansi Magic plus tôt ce mois-ci. Eh bien, les nouvelles ne sont pas très bonnes, car les audiences ne sont pas du tout au rendez-vous ; pire encore, la critique n'est pas extatique non plus, beaucoup trouvant que les intrigues font plutôt "vieux soapie des années 90". Pour une série supposée innover, c'est quand même ballot. A côté de ça, Inkaba est quand même partie pour 208 épisodes sur Mzansi Magic (un an tout pile de diffusion, en fait), donc il va falloir faire quelque chose à un moment... Pour le moment, la chaîne n'a en tous cas rien décidé, mais comme les épisodes ne sont pas tournés très longtemps à l'avance, on va peut-être assister à des changements rapidement, à l'instar du soapie Isidingo qui avait exécuté la moitié de ses personnages au bout de 2 mois d'antenne afin de repartir du bon pied (et plus de 3000 épisodes plus tard, l'Afrique du Sud n'imagine plus de télévision sans Isidingo, pari réussi donc). Surtout que Mzansi Magic, une chaîne toute jeune (elle est apparue en 2010) a dépensé l'équivalent d'1,77 millions d'euros dans la production de contenus originaux, plutôt que de se contenter de remplir les grilles avec des séries importées. C'est bien, ça doit lui faire plaisir de voir les résultats.

- ALLEMAGNE : ZDF revient sur ses pas
Je n'en parle pas souvent dans ces colonnes et c'est un tort (juste une fois avec Majka, je crois ?), mais la telenovela, ça marche aussi relativement bien à l'Est de nos frontières (mieux qu'en Afrique du Sud en tous cas...!). Disons qu'il y a des hauts et des bas, mais clairement, le format s'est fait une place dans les grilles. ZDF, par exemple, propose ce genre de séries l'après-midi ; et même si malheureusement, les séries Lena, Liebe meines Lebens et Herzflimmern n'ont pas du tout eu le succès escompté ces derniers temps, ce qui est un euphémisme pour dire que c'étaient des flops, la chaîne ne se décourage pas. Elle a annoncé que Wege zum Glück - Spuren im Sand ("le chemin du bonheur - empreintes dans le sable") arriverait dans ses programmes à compter sur 7 mai prochain, à 16h15. C'est un total de 240 épisodes qui a été commandé, et vous allez voir que le titre de cette nouvelle série n'est pas anodin du tout. En effet, en 2004, ZDF avait lancé la toute première telenovela allemande, Bianca, Wege zum Glück ("Bianca, le chemin du bonheur"), qui avait donné lieu à un spin-off de 2005 à 2009, Wege zum Glück. ZDF l'avait donc transformé en soap classique, puis avait fini par l'annuler au terme de 4 saisons quand les audiences avaient décliné. Avec cette nouvelle série, où les protagonistes principaux seront des amis qui se connaissent depuis l'enfance, mais qu'une tragédie a séparés, ZDF revient donc aux fondamentaux... L'occasion de vérifier si une franchise aimée par le public peut sauver la case de l'après-midi de la chaîne.

PaperGiants
- AUSTRALIE : divorce consommé
Allez, chose promise chose due, on passe par l'Australie, où l'actrice Asher Keddie a confirmé sa non-participation à Howzat!, la mini-série qui avait été lancée suite au succès de Paper Giants au printemps dernier. En soi, la nouvelle n'a rien d'incroyablement surprenant, car le personnage interprété Keddie, j'ai nommé Ita Buttrose, était essentiellement lié à l'aventure du magazine CLEO et pas tellement aux tentatives de Kerry Packer de s'aventurer dans le domaine sportif, mais cela prouve bien que la production de Howzat! sera radicalement différente de celle de Paper Giants. On rappellera à toutes fins utiles (on a déjà pu en discuter dans le SeriesLive Show) que le personnage de Kerry Packer lui-même sera interprété par un acteur différent dans Howzat! ; du coup le divorce est bel et bien consommé, et cela montre bien que miser sur le succès de Paper Giants pour lancer Howzat! en coupant cependant les ponts avec la mini-série d'origine est une tâche ardue. On verra bien comment Howzat! finira par s'en sortir, mais il est certain qu'en ne reprenant aucun des deux acteurs qui ont fait le succès de la mini-série de départ, la production prend un parti-pris à la fois compréhensible et décevant. Autant dire que rien n'est joué pour cette production, et que ce sera un peu quitte ou double.

- AUSTRALIE : ABC1 mise sur la famille
On poursuit nos folles aventures australiennes avec deux séries qui sont entrées en production ces derniers jours pour ABC1 : la comédie New Christmas, et la dramédie Please Like Me. Ce que j'adore c'est que ya quelques semaines, les chaînes ont fait part de leur plans pour 2012, et résultat le mois suivant on annonce d'autres nouveautés ; on peut vraiment compter sur personne. J'vous jure, hein... Alors faisons les présentations : prévue pour 6 épisodes, New Christmas s'intéresse à la famille Moody, une famille dysfonctionnelle, comme on dit, où les liens ne sont pas très forts. L'idée est de voir comment cette famille qui n'a pas trop l'esprit de famille célèbre la fête la plus familiale de toutes : Noël, vous l'aurez compris. Le personnage principal, Dan, revient donc tous les ans à Noël dans cette famille alors qu'il voudrait être à peu près n'importe où ailleurs ; apparemment le concept est de montrer 6 Noël différents dans la vie de Dan Moody. Ambiance pourrie, cadeaux ratés, secrets familiaux dévoilés au plus mauvais moment, en gros New Christmas promet de montrer tout ce qu'il faut faire pour rater ses fêtes de fin d'année. Alors du coup devinez quoi, la série sera diffusée pour Noël, évidemment ! Quant à Please Like Me, qui comptera elle aussi 6 épisodes prévus pour le courant de l'année 2012, elle s'inspirera du spectacle de stand-up du comédien Josh Thomas (qui y tiendra également le rôle principal), dans lequel il partageait ses réflexions sur le fait de grandir, de réaliser que les parents ne sont pas des héros mais des gens ordinaires voire même parfois décevants, et de se lancer dans la vie sans savoir vraiment qui on est ni ce qu'on veut. Et alors pardon, mais ce qui fait la différence, c'est que ce sera réalisé par Matthew Saville, qui a signé des épisodes de The Slap (les épisodes de Harry et Connie) ainsi que Cloudstreet ...vous la sentez monter l'excitation téléphagique ?! Voilà qui fait de cette série un must-see immédiat à mes yeux. Rendez-vous plus tard cette année, donc.

- AUSTRALIE / CANADA : prouve que tu existes
Prêts pour une petite dernière ? Hélas, c'est une mauvaise nouvelle pure et dure, celle-ci. La série de science-fiction pour la jeunesse intitulée Resistance, commandée par ABC3, et co-produite par Persistence Productions avec la boîte canadienne Shaftsebury Films, connait un retard à l'allumage. La série a été commandée pour 26 épisodes à la fin de l'année 2011, et son tournage devait commencer rapidement ; à l'origine, 23 semaines de tournage devaient commencer dés la fin octobre/début novembre. Le budget était alors très impressionnant : l'équivalent de 10 millions d'euros ! Finalement on apprenait en décembre que la commande était passée à 13 épisodes seulement, et que le tournage avait été repoussé à février. Maintenant, SyFy US a décidé de lever l'option qu'elle avait posée sur l'achat de la série en vue d'une diffusion, et les choses empirent encore un peu. La production se cherche de nouveaux financements pour au moins se lancer dans le tournage... ABC3 jure ses grands dieux que la série n'est pas abandonnée pour si peu, mais c'est quand même pas très bon signe. Resistance se présentait comme une série très ambitieuse, mélange auto-proclamé d'Alias et de Buffy, dans un univers où notre survie ne repose plus qu'un groupe de résistants adolescents, aidés par un millionnaire qui leur a dédié sa fortune afin d'améliorer leur équipement et leurs armes. Ces jeunes sont notre dernier espoir face à l'invasion extraterrestre... Et l'espoir, aussi, des 450 personnes impliquées dans la production de cette série ; la South Australian Film Corporation a injecté de l'argent dans la production afin d'essayer de sauver ces emplois en attendant de voir si la production parvient à soulever les fonds nécessaires.

Claude Legault, parce que l'esthétisme sur un blog, c'est important <3

- CANADA : BFF
Vous n'aimez pas ça, vous, quand on parle de séries québécoises ? Moi, si. Ah, qu'il me tarde que le Black March s'achève pour qu'on réaborde la question d'Apparences ! Et du pilote de Vertiges, qui a commencé il y a peu sur Séries+. Et justement, Séries+ vient d'annoncer la mise en chantier de son projet pour 2013 : Mon meilleur ami. On y retrouvera Claude Legault (miam, souvenez-vous de Minuit, le soir et plus récemment 19-2) et David La Haye (l'enflure dans Mirador) qui seront des amis pour la vie... jusqu'à ce qu'une séance d'escalade laisse l'un des deux paralysé. Mais quand le meilleur ami commence à se rapprocher juste un peu trop de la femme du paralysé, ce dernier décide de se venger... Eh oui, encore un thriller, mais quand c'est bon, on ne se lasse pas, et en l'occurrence, c'est le réalisateur d'Apparences qui s'y colle, avec la même société de production que Minuit, le soir, on ne va donc pas faire les difficiles. Par contre, on ne s'excite pas : Séries+, c'est une série originale par an en moyenne (souvenez-vous, l'an dernier c'était Malenfant), donc Mon meilleur ami est prévu pour l'hiver 2013...

- CANADA : ils sont de retour... Nin ? Si !!!
Vous en avez rêvé, Télé-Québec l'a fait : l'incroyable duo qui vous a donné mal aux côtes à force de rire devant Le coeur a ses raisons, j'ai nommé Marc Labrèche et Anne Dorval, va se réunir une nouvelle fois à la télévision ! Ils seront en effet cet automne au générique de la série Les Bobos, une comédie fonctionnant sur le principe d'une série à sketches comme Un gars, une fille, passant au vitriol plusieurs bourgeois bohème. D'autres comédiens devraient se joindre à eux dans l'aventure, mais leurs noms sont inconnus à l'heure actuelle. Un bonheur n'arrivant jamais seul, Marc Brunet, créateur et scénariste du Coeur a ses raisons, sera également de la partie ; c'est la nouvelle directrice des programmes qui, à peine arrivée dans ses fonctions en janvier, s'était promis de ramener tout ce petit monde sur sa chaîne. On comprend aisément pourquoi !

Lynch_promo

- AMERIQUE DU SUD : la mort lui va très bien
Vous vous souvenez de Lynch ? Mais si ! Lynch, la série sud-américaine qui me tentait énormément ! Eh bien on dirait que je n'étais pas la seule. Pour un coup d'essai, c'était un coup de maître : la première production 100% originale de Moviecity (la chaîne s'était inspirée du modèle de sa co-production avec FOX, Kdabra, qui avait fait ses preuves) a battu tous les records. Un peu avant la diffusion à la télé, elle avait commencé par mettre le pilote en ligne sur son site de VOD Moviecity Play, et le nombre de vues avait explosé : 40% de connexions en plus par rapport à la semaine précédente ! Deux jours plus tard, le pilote de Lynch diffusé sur Moviecity avait, selon le communiqué de la chaîne, dépassé les performances de la diffusion de Spartacus, sa meilleure audience pour une fiction à ce jour. La chaîne est donc excessivement satisfaite de son aventure. Hélas pour Moviecity, pour le moment, seulement 13 épisodes de Lynch sont prévus, mais la chaîne a annoncé avoir plusieurs projets en vue, ce qui veut probablement dire que Moviecity vient de devenir une chaîne à surveiller pour les téléphages hispanophones, d'un coup d'un seul. Et notez au passage que le matériel promotionnel est un peu plus alléchant à mesure que le temps passe. Elle est pas super cool, cette photo, sérieux ? Et cette video de promo, elle fait pas envie, des fois ? Bon, rendez-vous est pris post-Black March pour se mettre en quête du pilote de Lynch, je crois qu'on est tous d'accord.

- ESPAGNE : deux projets et demi pour Telecinco
On en profite pour rester dans les fictions de langue hispanique, avec deux projets de Telecinco qui n'ont rien de commun. A part Telecinco, donc. La chaîne s'aventurera d'abord dans le registre de la comédie (tiens, tiens...) avec Familia, qui se concentrera sur 3 soeurs, Carlota, Malena et Natalia, qui à l'approche des 30 ans vont tenter d'aborder cette nouvelle phase de leur vie et les changements qui vont avec. Problèmes familiaux avec leur père, leur boulot ou bien-sûr les hommes, tout devrait y passer, mais uniquement sous l'angle de la comédie ; on y retrouvera entre autres l'actrice Alexandra Jiménez (issue de la comédie Los Serrano mais également la version espagnole de Cheers, qui a tourné court). Clairement, la chaîne vise ici un public plutôt féminin, et la production s'annonce comme relativement onéreuse. Il s'agit du second projet le plus risqué de la chaîne, et l'autre est également destiné plus spécifiquement aux femmes : Telecinco a également en projet depuis la toute fin 2011 l'adaptation de la série Ghost Whisperer, sous le titre de El Don de Alba. Mais Telecinco n'a pas l'intention de se la jouer Téva, et elle a annoncé cette semaine un autre projet, bien différent : El Principe sera un thriller situé dans un quartier de Ceuta en proie à la délinquance, l'échec scolaire, et au trafic de drogue. Mêlant le quotidien difficile d'un policier des stups et affaires de coeur, la série est en projet depuis l'automne 2011 et a subi de nombreux changements ces derniers mois, y compris au niveau des personnes attachées au projet ; il semblerait par exemple que l'acteur José Coronado soit de la partie pour le moment. Actuellement, Telecinco la décrit comme la digne héritière de Sin Tetas No Hay Paraíso, une adaptation espagnole qu'elle avait diffusée sous la forme de série hebdomadaire en transformant la telenovela colombienne du même nom, en 2008. On verra bien ce que ça donne pour El Principe maintenant qu'elle lui a donné le feu vert... normalement les choses devraient être plus claires à mesure que le projet se concrétise.

- EGYPTE : préparatifs du Ramadan
On commence à voir apparaitre quelques nouvelles concernant les séries du prochain Ramadan, et c'est tant mieux ! En fait, des nouvelles, il y en a un peu toute l'année, mais généralement dans des langues que je ne parle pas, voyez-vous. Du coup quand j'en trouve une qui me soit compréhensible, même si elle est succincte, je lui saute dessus, parce que pour changer, quand on parle d'un projet, on ne parle pas d'un mini-scandale à des fins essentiellements politiques. C'est de la vraie information téléphagique, au moins. Apprenez-donc que le réalisateur Wael Fahmi Abdel Hamid prépare actuellement une série en collaboration avec l'auteur Tark Badawi. Le projet, intitulé Nousa, proposera aux spectateurs d'aborder les problèmes que rencontrent les habitants d'un quartier très populaire, à travers les yeux d'une jeune fille qui y réside. On devrait également voir des interactions entre les habitants dudits quartier et des hommes d'affaires, une idée intéressante dont j'attends de voir si je trouve plus d'infos à son sujet, mais qui a du potentiel pour sortir de la simple chronique et porter, comme ça a l'air d'être souvent le cas avec les séries du Ramadan, un regard sur la société dans son ensemble. Pendant que le scénariste et le réalisateur mettent les derniers détails au point, le tournage devrait commencer courant avril. Je suis impressionnée par la rapidité de ce projet, quand je lis d'autre part qu'un chanteur vient de refuser son premier rôle à la télévision, en déclinant l'offre de Youssef Maati qui lui proposait de tenir le rôle principal d'une série qu'il prépare pour... le Ramadan 2013. Il y a encore tant à apprendre...

- SCANDINAVIE : prêt à réserver votre billet d'Eurostar ?
Pour le grand final, je vous ai gardé le meilleur... Attention les yeux : le distributeur britannique Nordic Noir, que vous avez peut-être remarqué pour les sorties DVD nombreuses qu'il fournit alors qu'il n'a que quelques mois d'existence, a décidé d'organiser le tout premier festival dédié à la fiction scandinave (film et télévision confondus). Carrément. Il n'y a pas encore de date mais ce devrait avoir lieu cet automne ; vous pensez bien que je guette toute information plus précise dés qu'il s'en profile une ! Je soupçonne une invasion de téléphages amateurs de fiction scandinave en Grande-Bretagne ce jour-là... pas vous ?

Bon, et puis je crois que tout le monde est au courant pour la saison 2 de The L.A. Complex, mais juste un mot pour dire : yaaaay ! Sérieusement, en voilà une nouvelle qu'elle est bonne, non ?

On arrête là ? Non ? Vous en voulez une dernière pour la fin ? Attention ya du scoop : M6 aurait acheté les droits de la série espagnole Gran Hotel en vue d'une adaptation. Je n'ai trouvé que des sources espagnoles à ce sujet, cependant, et pour tout vous dire l'attachée de presse de M6 ne peut ni me le confirmer... ni même l'infirmer. Bon. On en saura sans doute plus avec le MIP TV début avril, où plein de choses vont être plus facilement officialisées ; en tous cas je l'espère. En tous cas, comme le veut l'expression consacrée : vous l'avez lu ici en premier ! :P

Non, non, n'en réclamez pas plus, c'est tout pour aujourd'hui ! Et puis après tout, j'ai consacré un long post hier à la prochaine saison japonaise, donc si vous êtes en mal d'infos de la planète, eh bien vous avez plein d'idées de découvertes pour le mois prochain à votre disposition...

PS : j'en profite pour saluer l'arrivée du nouveau-né de Whisper ! Félicitations, c'est un blog !

Posté par ladyteruki à 22:46 - Love Actuality - Permalien [#]

15-01-12

Notre pas si belle famille

Ah, comme j'aimerais regarder plus de séries québécoises ! J'ai un peu de mal à suivre aussi bien les nouveautés canadiennes francophones que leur pendant anglophone, qui tendent à trouver bien plus d'échos sur internet (c'est peut-être aussi un problème de sources, me direz-vous ; c'est toujours un peu un problème de sources, non ?). J'ai été ravie par un grand nombre de séries québécoises que j'ai découvertes ces derniers temps, à l'instar d'Un Homme mortMirador, Malenfant ou Prozac (pas Trauma, mais on ne peut pas tout avoir) ; sincèrement, l'impression que j'en ai, c'est que les meilleures fictions francophones ne sont pas françaises, même si on sent quelque chose de similaire, peut-être dans les moyens financiers. Les séries québécoises sont, sans aucun doute possible, de la même famille que les séries françaises, et pourtant, elles réussissent là où si souvent les nôtres ont du mal.

Apparences

La preuve par l'exemple : la construction du pilote dans Apparences est assez classique dans son déroulement.
Mais ce qui est intéressant, c'est le choix de rendre non pas la disparition de l'une des héroïnes extraordinairement inquiétante, mais au contraire, de rendre étouffantes la plupart des scènes familiales, à la fois via l'esthétique sombre, froide et gris-bleutée des images, et par le fait que les personnages qui constituent cette famille ont tous l'air de cacher quelque chose. La disparition, si elle est au centre des dialogues, n'est en réalité qu'un prétexte à explorer cette famille en apparence si fonctionnelle, et pourtant, un peu boiteuse dans le fond, parce que ses membres ne sont pas si lisibles que ça.

Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Ils n'ont pas un terrrrrrible secret à cacher, en tous cas c'est pas l'impression qui ressort de l'épisode, mais par contre ils ont cette manie de s'envoyer des regards de côté, d'être constamment sur les dents les uns vis-à-vis des autres, même avant que les choses soient réellement inquiétantes. Ca construit vraiment vite l'ambiance.
On sait assez vite qu'une partie de ces comportements en apparence suspects sont dûs au fait que l'un des garçons de la famille est un toxicomane qui vit en désintox (on ne veut d'ailleurs pas trop le dire, mais il y est un peu enfermé contre sa volonté), et que du coup, c'est plus cette espèce de culpabilité familiale qui s'exprime en de nombreuses occasions. Mais ce n'est pas tout. Les protagonistes de la famille Bérubé ont tous un côté légèrement maussade qui attire l'attention.

Il apparait d'ailleurs assez clairement qu'en dehors du personnage principal qui a disparu et de sa soeur jumelle, les relations ne sont pas vraiment radieuses chez les Bérubé. Celui de leur deux frères qui n'est pas en désintox n'est pas vraiment charmant, son épouse semble un peu apeurée par lui, la mère cache un tempérament peu commode sous ses apparences de gentille grand'mère, etc... Tous s'inquiètent pour la gentille maîtresse d'école sans histoire qui s'est évaporée dans la nature, mais tous s'observent aussi avec une certaine méfiance. Le climat est incroyablement bien installé même si on a l'impression qu'il s'appuie sur trois fois rien, des regards, des gestes, des silences, un mot légèrement plus haut que l'autre. C'est assez édifiant.

Avec tout ça, l'épisode se déroule lentement, sans grand retournement de situation. Le pilote ne cherche pas à nous tenir en haleine avec des twists ou des mystères, et se concentre donc sur le drama en construisant surtout ses personnages avec minutie, leurs relations, leur angoisse grandissante. La fin de l'épisode, si elle surprend, n'est pourtant pas tant dirigée vers le mystère de la disparition d'un personnage, que vers sa personnalité, et cela a quelque chose de rafraîchissant par rapport aux thrillers classiques.

Apparences2

A ce stade, l'idée semble être plutôt de bâtir un huis clos, en fait. Les personnages ne sont pas, techniquement, enfermés ensemble, mais on élimine très vite les suspects extérieurs au cercle familial (même si au moins l'un d'entre eux est quand même pas très net) pour se concentrer sur la petite cellule qui fonctionne tant bien que mal, et où, même si tout le monde s'inquiète pour ce qui semble être une victime, on ressent un certain malaise quand ils sont ensemble. C'est un parti pris intéressant pour qui préfère les séries dramatiques aux thrillers souvent prévisibles.

Une vraie bonne surprise dont trop peu de monde va vous parler. Maintenant que c'est fait, je compte sur vous pour donner sa chance à cette série québécoise. Quant à moi, je serai au rendez-vous pour les épisodes suivants.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Apparences de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:55 - Review vers le futur - Permalien [#]

19-04-11

[DL] Malenfant

Ah ! Je vois qu'il y en a qui suivent, c'est bien ! Je repensais à Malenfant ces deux derniers jours... je vous dirai pourquoi dans un post ultérieur. Mais toujours est-il que je trouve ce générique intéressant, parce qu'il est ultra-simple et pourtant il envoie un message clair. Pas vraiment sur la série. Plutôt sur son sujet. "Regardez, on a fait une série sur Raymond Malenfant ! Le type qui faisait la une des journaux ! Pas besoin de vous présenter les personnages ou l'histoire, aha ! C'est Raymond Malenfant, on n'a pas besoin de ça pour vous attirer, vous y viendrez tous seuls...". Et, de fait, la série a en effet capitalisé de belles audiences. Alors finalement c'était pas utile d'en faire tout un foin, de la promo, je comprends le point de vue.

Malenfant
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Bon, blague à part, j'avais quand même bien aimé cette mini-série, comme j'avais bien aimé Mirador, donc si certains parmi vous ont des titres de séries québécoises vraiment bien à me proposer, vous connaissez à connaître mes goûts, donc n'hésitez pas. D'ailleurs je vais ptet reprendre Prozac en désespoir de cause (ouais, le sujet est dur quand même, alors bon...), donc pressez-vous de me glisser vos suggestions. Et oui, j'ai déjà vu Le Coeur a ses Raisons, mais c'est pas exactement ça que je recherche. Enfin bref, toute idée sera examinée, je vous écoute avec la plus grande attention. Pas toujours dans le même sens, hein. Après tout, je vous ai bien offert un post-bilan de Malenfant, je trouve que j'ai fait ma part.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Malenfant de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:43 - Médicament générique - Permalien [#]

23-03-11

Grandeur et décadence

Difficile de savoir sur quel pied danser avec Malenfant, une mini-série québécoise en quatre épisodes qui s'est achevée jeudi dernier et qui se base sur la vie de Raymond Malenfant, l'un des entrepreuneurs les plus médiatiques de la seconde moitié du XXe siècle.

Mais avant de vous parler de la série elle-même, laissez-moi vous parler d'abord de l'étonnante expérience que cela peut être que de regarder une série à vocation historique québécoise. Il n'y a pas, ou disons presque pas, de barrière de la langue. Du coup on peut être conduits à penser qu'on comprendra tout ; c'est une erreur qu'il ne faut pas faire.

Lorsque j'avais regardé la première saison de Mirador, à la fin de l'année dernière (et maintenant j'en ai pour plusieurs mois à attendre la deuxième saison, d'ailleurs...), je n'avais pas autant été frappée par ce phénomène. Tout simplement parce que les différences culturelles qui pouvaient exister étaient minimes, et n'avaient pas vraiment d'incidence sur l'intrigue. Mais dans le cas présent, j'ai réalisé, pour la première fois, que regarder une série francophone n'impliquait pas de la comprendre réellement.
On a tellement l'habitude d'assimiler la différence culturelle à la langue que quand on regarde une série en français, on s'attend à ne rencontrer aucun obstacle. Pourtant, j'ai dû me rendre à l'évidence : Raymond Malenfant a certainement fait bien du raffût en son temps, mais je n'avais pas le moindre embryon d'idée de qui il était en lançant le pilote. C'était à la fois excitant, pour l'aspect découverte, et effrayant, parce que je n'avais aucun outil pour prendre du recul sur ce biopic, finalement. Mais je me suis lancée, décidant d'aller me documenter une fois le visionnage de la série achevé, découvrant l'histoire telle qu'on avait voulu me la livrer, quitte à la nuancer ensuite avec des éléments non-fictionnels que j'irais chercher. C'était un pari comme un autre ; c'est peut-être ça aussi que je cherche quand je lance le pilote d'une série étrangère, allez savoir.

Malenfant
Alors Malenfant, finalement, de quoi ça parle ? Si comme moi vous ne connaissez pas le personnage, la série se charge d'en dresser un portrait plus que détaillé. Raymond Malenfant est un homme ambitieux, un self-made man qui part du bas de l'échelle pour bâtir un empire immobilier. Dévoré par son envie de réussir, il va connaître la richesse et le pouvoir qu'apporte cet argent... mais aussi ensuite tout perdre. Loin d'être un sujet pour faire rêver sur les miracles qu'on peut accomplir quand on se donne du mal et qu'on travaille dur, l'histoire de Raymond Malenfant est plutôt une fable sur l'ambition et la folie des grandeurs, au bout du compte.

C'est avec un luxe infini de détails que la série s'attache à montrer son personnages avec un maximum de relief. Ambitieux, oui, mais pas mauvais homme. Et finalement, plus qu'un bête biopic qui s'intéresserait à retranscrire sa trajectoire, Malenfant parle de son personnage principal presque avec admiration, comme si, en écrivant, l'auteur avait réussi à approcher toute l'humanité de la personne, avec ses qualités comme ses défauts, et s'était attaché à lui ; la tendresse n'empêche pas la critique, parfois acerbe, de l'ambition, l'orgueil et l'obstination de l'entrepreneur, mais permet de ne jamais oublier l'homme derrière.

A la lecture de la biographie de Raymond Malenfant (comme par exemple, pour commencer, du côté de Wikipedia), toutefois, un bémol surgit : la série indique être "librement adaptée" de la vie de l'homme d'affaires, elle est en fait bien souvent dans la totale réécriture. Romançant un peu plus qu'à son tour, Malenfant pose la question : à quel point une série sur un personnage ayant vraiment existé a-t-elle le droit de prendre des libertés ? Si je n'ai jamais été partisane de l'exactitude documentaire pour les séries historiques, il faut tout de même admettre que changer certains éléments du tout au tout, au-delà de la simple volonté de dramatisation, est un peu perturbante. Par exemple, il me semble tout-à-fait acceptable de prétendre que Colette était Madame Malenfant, alors qu'en réalité elle a toujours conservé son nom de jeune fille ; ça ne prête pas à conséquence, c'est typiquement un élément qui permet simplement de servir le récit, et notamment de renforcer le lien extrêmement puissant qui lie les deux personnages, l'attachement sans borne de Malenfant à sa compagne faisant partie des tours les plus touchants que peuvent prendre les explorations du personnage. Par contre, changer la chronologie, voire même zapper sciemment une bonne décennie de la vie de la famille Malenfant (les années 90, comme passées en avance rapide par la toute fin du dernier épisode, alors que c'était au moins aussi intéressant, mais forcément moins glamour), donne à penser que certaines questions sont restées taboues, et qu'on a préféré taire les zones d'ombre plutôt que de tenter de les éclairer un peu. Ca refroidit un peu, ce petit manque de courage.

Mais il n'empêche. Servie par une bonne écriture, une grande fluidité dans le passage d'une époque à une autre (plus que tout sensible dans le pilote), et un cast impeccable, au premier rang desquels les interprètes du couple Malenfant, la série éponyme a tout de même beaucoup de mérite par elle-même, celle de montrer un personnage qui n'est ni un monstre, ni une victime, juste un homme quelque part entre les deux, qui a tout construit par sa seule volonté de se sortir de la misère, et dont au final le mental d'acier a causé la perte, mais qui reste un être humain touchant de sincérité (la dernière petite scène tendant à nous laisser conserver cette image). C'était donc une bonne mini-série que Malenfant, et au diable l'exactitude historique !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Malenfant de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:21 - Review vers le futur - Permalien [#]

27-12-10

Nostalgie de l'inconnu

Pas motivée. J'ai pas envie de me lancer dans le visionnage de quoi que ce soit en ce moment : il faut dire que j'ai le sentiment d'être téléphagiquement en vacances (à défaut de l'être encore professionnellement) et que du coup, je ne me mets pas la rate au court-bouillon côté séries. Je finis quelques visionnages (en ce moment, Mirador, dont j'aurai probablement fini la saison avant la fin du mois), mais l'essentiel du temps passé devant un écran est plutôt dédié aux films en cette fin de décembre.

La vérité c'est aussi que quand je cherche quelque chose à regarder, en ce moment, j'ai envie de voir des "vieilleries". Des pilotes vus il y a des lustres, ou même que j'ai loupés, et auxquels je voudrais offrir une séance de rattrapage.
Le problème c'est que question accessibilité, on a vu mieux.
Ainsi, ces derniers jours, on a pu me voir (mais uniquement les ayant-droit qui m'ont placée sous surveillance) chercher à cagouler le pilote de séries aussi célèbres que Dr Vegas (en plus on peut y voir Amy Adams apparemment), Stark Raving Mad, The Beat... Je sais pas, une poussée de nostalgie, mais portant sur quelque chose que je ne connais pas (ou que j'ai oubliée, je suis quasiment sûre d'avoir vu le pilote de The Beat lorsqu'il a été diffusé parmi quelques autres pilotes sur Jimmy ; soit ça, soit je deviens complètement folle).

Là comme ça, je me doute que ça ne va pas attirer les foules en masse sur mon blog de citer ces séries, mais je sais pas, elles sont logées dans un coin de ma mémoire, je trouvais que les fêtes étaient le bon moment pour tenter de s'y mettre...
...et rien. Impossible de mettre la main dessus. Et ça m'énerve parce que je suis apparemment capable de trouver le pilote d'une série polonaise ou israélienne, mais un bête pilote américain, un truc qui a moins de 10 ans, non.

Nostalgie

En désespoir de cause, je me rabats sur ce que je trouve par hasard pendant mes fouilles, même si ça n'était pas ce que je cherchais. J'ai le pilote de The Jury qui cagoule à l'heure où nous parlons, par exemple. Mais bon, c'était pas vraiment ce que j'avais envie de voir, ça m'agace.
Alors, bon, voilà. Ce soir, j'ai pas le moral, je suis frustrée. Naturellement je pourrais cagouler des trucs plus accessibles, et d'ailleurs je me prive pas pour tout vous dire, j'ai regardé le X'Mas Special de Doctor Who hier par exemple, mais le cœur n'y est pas. La culture de l'immédiateté sur internet a ses limites, au bout du compte, quoi qu'on en dise. Du même coup, la curiosité aussi.

Posté par ladyteruki à 22:52 - Point Unpleasant - Permalien [#]

27-11-10

[DL] Mirador

Ce que j'adore dans mes attributions sur SeriesLive (et qui compense une partie des inconvénients), c'est le cercle vertu-... vici-... le cercle qu'entraine le newsmaking. Le truc dont je ne raffole pas mais qui me donne plein d'idées de trucs à regarder. Je tombe sur une news de récompenses ? Ah, ce sont mes préférées, ya plein de titres à glaner. Je tombe sur une news de renouvellement ? Pif, paf, une série dont j'ignorais l'existence.
La preuve par l'exemple avec Mirador, je savais pas que ça existait ya 24h, et là j'ai vu le pilote et je cagoule déjà la suite. J'ai bien envie de vous en parler un peu plus mais vu l'état des commentaires, chuis pas motivée, alors ça dépend de vous.

Mirador
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

L'opportunité pour moi d'aborder un truc que j'ai découvert assez récemment, par exemple avec Downton Abbey ou Misfits, qui consiste à imbriquer la musique du générique dans l'épisode-même. Ça s'est certainement déjà vu mais ça ne m'avait jamais frappée avec autant d'insistance que ces derniers temps. J'avoue que je perçois la logique qui est derrière mais que c'est très énervant, d'une part pour identifier réellement ce qui constitue le thème musical (on ne le dira jamais assez : le générique, c'est l'identité d'une série, il doit être reconnaissable entre mille), et d'autre part, pour qui, comme moi, collectionne les génériques depuis plusieurs années maintenant (pis maintenant au lieu de deviner la série, je dois deviner le pays !), c'est franchement un casse-tête pour les découper, et pire encore pour les écouter tranquillement ensuite au sein d'une playlist.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mirador de SeriesLive.
Toute fraîche de ce matin.

Posté par ladyteruki à 23:13 - Médicament générique - Permalien [#]


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