ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

01-02-12

Une vie après la mort

C'est un fait, je regarde assez peu de séries diffusées en Amérique du Sud. La raison est simple : je ne cause pas un mot d'Espagnol (et c'est pas mieux pour le Portugais, dans le cas du Brésil).
Alors une fois de temps en temps, je fais un effort, mais quand on sait que les sous-titres sont rares pour ne pas dire inexistants (un jour ça va finir que je vais la lancer, cette team de subs internationale pour tous les pays mal-aimés !), on se doute bien que ça ne dépassera pas le stade de l'expérimentation du pilote, si je le trouve (et croyez-moi je cherche toujours le pilote de Los Héroes del Norte).

C'est dommage mais fort heureusement, il existe des gens qui ont été mieux avisés que moi au moment de choisir leurs options pendant leur scolarité.

Dans ce contexte, j'avais envie de vous parler d'une initiative intéressante : une série venue d'Amérique latine qui débutera sur la chaîne Moviecity en mars prochain. La chaîne Moviecity est diffusée dans de nombreux pays sur son continent, ce qui lui donne une belle opportunité de commander des productions internationales. Ce n'est pas tout-à-fait une co-prod au sens strict, mais chaque pays envoie ici une actrice principale, là un second rôle, là encore un réalisateur, et tout ça se tourne ensuite (dans le cas présent, c'est en Colombie, grâce à la société de production colombienne Fox Telecolombia), avant la diffusion dans plusieurs pays.
C'est très finaud parce que comme ça, plein de pays y trouvent leur compte (même si en réalité, la série est colombienne) et ça permet à la série de plaire à des spectateurs situés sur un peu tout le continent. Bref, quand on peut faire ce genre de choses, notamment grâce à un socle commun linguistique, pourquoi se priver, pas vrai ? Eh bien ça arrive très souvent en Amérique du Sud, et la série dont je m'apprête à vous parler ne fait pas exception.

Lynch
Cette série se nomme Lynch, et sa date de lancement vient d'être ajoutée au Pilot Watch.

Sur le papier, ce n'est pas une révolution (elle succède à Kdabra qui reposait exactement sur la même recette), mais pendant longtemps, ce type de productions était essentiellement de l'ordre des soaps et/ou des séries pour la jeunesse.
Et ici, on est dans une série dramatique de 13 épisodes. Un format bien éloigné du cliché de la telenovela. Du sérieux, quoi. Et ça, c'est relativement nouveau ou disons, c'est un marché qui se réveille depuis quelques années en Amérique du Sud, après avoir été souvent cantonné soit à des projets exceptionnels, soit à HBO Latino. D'ailleurs il faut voir la pagaille que c'est au Chili par exemple, où en ce moment, les séries de 2e partie de soirée font l'objet d'une véritable ruée vers l'or, là où il y a encore 10 ans, c'est au niveau des telenovelas que les chaînes se livraient une guerre farouche.

Mais outre son modèle de production, la série Lynch, c'est aussi sur le fond qu'elle attire l'attention. En tous cas la mienne ; vous me direz s'il en va de même pour vous.

Lynch, c'est donc le nom de la série, mais aussi celui du patron d'une entreprise de pompes funèbres, qu'il gère avec son épouse. Pourant, en réalité, derrière cette activité en apparence sans histoire, Lynch est au coeur d'un étrange trafic : il aide des gens à simuler leur mort et à disparaitre sans laisser de trace ! Sa clientèle peut ainsi espérer démarrer une nouvelle vie...

Même si je déteste le streaming, je ne résiste pas à l'envie de vous les premières images de la série disponibles actuellement, déposées sur Youtube par un fan de l'actrice principale, impatient. La présence de sous-titres en anglais (c'est suffisamment rare pour être souligné) est due au fait que ces images font en fait partie de la dernière video de promo de Fox Telecolombia (dispo en intégralité sur leur site, on y voit du coup des gens de Mental ou Burn Notice se dire bien contents d'être venus tourner en Colombie). Donc du coup, c'est court, mais c'est intéressant.

A vue de nez, Lynch cumule tout ce que j'aime dans une production étrangère : la capacité de partir de quelque chose qui rappelle curieusement une série américaine à succès (ici, difficile de ne pas penser à Six Feet Under... difficile aussi de ne pas envisager le côté typiquement formulaic des séries US qui s'exportent si bien), puis de s'approprier complètement l'histoire et le ton, pour en faire quelque chose d'original et d'abordable à la fois.
Résultat, Lynch a le potentiel pour être à la fois intéressante sur le fond, et pleine d'action et de suspense, bref, accessible.

Ajoutez à ça un duo d'acteurs principaux qui viennent l'un de Cuba, l'autre d'Uruguay, ainsi qu'un festival de guests venus du Mexique, du Pérou, d'Argentine... et on tient un truc qui en impose ! J'en profite pour mentionner qu'on retrouvera d'ailleurs María Fernanda Yépez dans l'un des épisodes ; vous connaissez peut-être cette actrice depuis le post consacré au générique de Mentes en Shock (personnellement je n'ai pas non plus perdu l'espoir de la découvrir un jour dans Rosario Tijeras) ; à cela rien d'étonnant me direz-vous, puisque Mentes en Shock est également une production de Fox Telecolombia ! Le monde est petit, à bien y regarder...

Personnellement c'est le genre de séries que j'aimerais bien pouvoir découvrir plus facilement, en tous cas.
Alors qu'est-ce qu'on décide ? En mars, Lynch, on essaye de lui mettre la main dessus ?

Posté par ladyteruki à 10:13 - Love Actuality - Permalien [#]

20-04-11

[DL] Mentes en Shock

Vous vous souvenez de ma déception devant le générique prometteur mais jamais abouti de Mental ? Eh bien avec Mentes en Shock, j'ai ma revanche. Et quelle revanche, puisque non seulement le générique est bon, mais en plus, on parle ici d'un remake de Mental ! C'est comme avoir vu le brouillon et assister au chef d'oeuvre final !!!
Bon j'exagère un peu parce que, quand même, le pilote reste assez moyen (encore plus moyen que ne l'était le pilote de Mental, si ça a du sens), et que le cast est pas terrible. Mais bon, restons sur le générique, voulez-vous ?

MentesenShock
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Quand je m'ennuie, je fais une playlist avec des génériques qui vont bien ensemble. Depuis que j'ai mis la main sur celui de Mentes en Shock, il a aussitôt rejoint celui de Huff avec lequel il partage le même univers étrange, trouble et un peu onirique. La musique est plus rythmée, c'est sûr, mais je trouve que ces deux thèmes forment un joli duo.

J'ai aussi une pensée pour les gens comme Nakayomi, qui vont se découvrir de soudains et tout-à-fait compréhensibles atomes crochus avec la série en voyant ce générique. On ne pourra pas dire que je ne fais pas ce qu'il faut pour vous donner envie de tenter le coup. Pis franchement, si vous avez vu le pilote de Mental, vous pouvez voir celui de Mentes en Shock, ya pas grande différence.
A part peut-être l'annulation ; ça, il faudra surveiller. Maintenant vous savez .

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (mais qui aiment bien Alejandro Tous) : la fiche Mentes en Shock de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:04 - Médicament générique - Permalien [#]

30-10-09

Souvent femme varie

En regardant un même pilote, je me dis souvent que mon opinion pourrait prendre deux directions : la positive et la négative. C'est surtout vrai pour les séries qui ne sont ni excellentes, ni pourries, un peu au milieu quoi ; et vous l'aurez remarqué, des séries comme ça, chaque rentrée télévisuelle nous en livre une imposante cargaison, quasi-majoritaire dans les grilles. C'est encore plus vrai pour la saison américaine 2009-2010, j'ai envie de dire. Et comme vous allez le voir, il n'y a pas de raison pour que ça ne s'applique pas à la rentrée nippone de cet automne.

Alors voilà un post sur le pilote de Gyne qui emploie deux points de vue : l'un comme si je m'étais levée fraîche comme la rosée, l'autre comme si je m'étais levée du pied gauche. Vous pouvez donc choisir de lire l'un, l'autre, ou les deux, selon votre propre humeur.

Gyne_banner

Un regard positif
Un regard négatif

Dans mon article de cette semaine sur les genres télévisuels au Japon, il y a certains thèmes que je n'ai pas abordés, et la série médicale en est un. Mais c'est normal, puisque les japonais ont des séries médicales ; seul le traitement change à la rigueur. Et Gyne semble avoir appris toutes les bonnes leçons qui étaient à retirer d'Urgences, pour ne citer que celle-là. Avec émotion, on retrouvera par exemple comme point d'entrée un jeune interne avec lequel on n'aura aucun mal à se lier. Pourtant, des pilotes de séries médicales, j'en ai vu, ces derniers mois, de Mental à Three Rivers, de Nurse Jackie à Mercy. Mais c'est résolument Gyne qui a su lui donner de l'âme et de la personnalité, tout en utilisant consciencieusement les codes du genre.
Certaines scènes atteignent parfaitement les objectifs qu'aurait fixé le cahier des charges d'Urgences : scènes tendres, scènes tristes, scènes choc, scènes d'action. On n'est pas dans le superficiel, tout en gardant à l'esprit qu'on est là pour faire de la fiction grand public. Un équilibre impeccable.
De même, l'épisode aborde des thèmes difficiles, et s'engage à chaque fois (et une fois de plus, comme dans 14 Sai no Haha, il est intéressant de constater combien la morale religieuse est absente du débat, permettant un angle nouveau ; l'idée directrice est d'être toujours en faveur du souhait du patient, de ce qui est pratique pour lui et de son confort, et la seule voix pro-life étant marginalisée de facto par le personnage qui l'incarne).
Le pilote de Gyne est aussi tout ce qu'on attend d'un pilote : introductions consciencieuse des personnages-clé, petites pichenettes pour piquer notre curiosité au sujet de leur background, et on s'arrête là. Le pitch promettait une mise à mort judiciaire de la protagoniste principale, mais ce sera vraisemblablement l'affaire de l'épisode suivant. Gyne prend son temps, s'installe, s'étire, se met à l'aise, et le spectateur appréciera cette absence de précipitation, de plus en plus absente des séries américaines, et qui est encore plus louable puisque pour Gyne, le temps est compté. On ne cherche pas à placer les sacro-saints enjeux, on se contente de distribuer les cartes, de vivre dans l'instant présent.
Peinture honnête, me semble-t-il, de l'univers médical, avec ses réunions de service où tout le monde a mieux à faire ailleurs, et où personne n'a rien à dire, son rythme éreintant, ses jalousies entre internes quant à celui qui a le formateur le plus pédagogue, etc... Gyne m'apparait comme une série bien plus en prise avec le réel que Code Blue qui reposait pourtant sur un principe très similaire.
La preuve qu'on peut faire quelque chose de conventionnel tout en le faisant bien.

S'il y a bien une chose que je déteste, c'est quand on me ment sur la marchandise juste dans le but de me faire regarder un pilote. Or (et vous le verrez en suivant les tags), tout portait à croire que le pitch de Gyne porterait plutôt sur le problème de l'erreur médicale ; normalement, la série devait suivre une obstétricienne qui avait fait un choix contestable et se trouvait trainée en Justice par la famille de sa patiente. Eh bien, ne retenez pas votre souffle, parce que dans le pilote, on n'aborde pas le sujet. Oh, si, bien-sûr, on nous introduit timidement l'avocate de l'hôpital, les réunions de service, la hiérarchie mollassonne, le médecin borderline et critiqué... mais ça s'arrête là.
D'ailleurs, ce médecin, il est épouvantablement cliché. Interprété par Norika Fujiwara (vue en meilleure forme dans Oishii Gohan) et ses joues de hamster inexpressif, ce médecin va rester muet, allez, disons 90% du temps. Et je suis gentille. Mal aimable, entêtée, asociale, elle a évidemment tous les travers, mais comme par hasard elle est très compétente, donc tout de suite ça excuse tout. Même de maltraiter son interne (un vibrante hommage à la relation Benton/Carter, d'ailleurs), ou les patients, au nom de ses idées personnelles sur l'avortement ou la pilule. Mais comme c'est l'héroïne, on lui pardonne de faire passer ses valeurs morales avant l'intérêt de ses patients ; on croit rêver.
Au programme du pilote de Gyne, on trouve aussi une bonne louche de bons sentiments, sur des refrains bien connus type "les bébés c'est beau", "les vieilles femmes qui meurent c'est triste", "il faut faire de ton mieux", etc...
Si la réalisation est propre (et je dis bien propre, pas réussie... ça vaut un Code Blue, au mieux), il manque dramatiquement les idées de génie qui permettraient à la série d'avoir son identité propre. C'est blanc, c'est bleu, sans déconner. Comparativement, Three Rivers, c'était de la folie pour les yeux, c'est dire. Quant au casting, il avait visiblement reçu des consignes pour rester dans l'ombre de l'amorphe Fujiwara, qui n'a même pas la bonne idée de cabotiner pour nous divertir ; le résultat est lassant, même si on appréciera au passage l'absence presque tout le long de toute forme d'hystérie. Mais à la limite ça devrait aller sans dire.
Une fois de plus, Gyne présente un univers médical stéréotypé, une série en hôpital de plus. Franchement, on en voit suffisamment pour ne pas avoir besoin d'une nouvelle série, fût-elle courte, pour jouer dans cette catégorie sans aucune forme d'imagination.

Voilà deux avis, à vous de vous faire le vôtre !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Gyne de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:44 - Dorama Chick - Permalien [#]

27-05-09

Crazy dreams linger on, as I face an empty dawn...

Inévitablement, ce post consacré à Mental, la nouvelle série médicale de la FOX, va entrainer des comparaisons avec House, bien qu'il soit intéressant de souligner que beaucoup tendront, ironiquement, à opposer l'un et l'autre. C'est la dure loi qui régit l'accueil de nouveautés : elles ne peuvent jamais être prises hors-contexte. Se démarquer des séries préexistantes est à la fois leur objectif et leur pire cauchemar, et avec ce nouvel volet de la rubrique La preuve par trois, nous allons en avoir une nouvelle preuve. (Et je pressens que cette rubrique va être très active dans les semaines à venir...)

Mental___1
Dans cet hôpital présentant de curieuses similitudes architecturales avec le Seattle Grace de Grey's Anatomy (la série ne s'encombrant nullement d'un univers clairement identifiable, comme ce peut être le cas pour Nurse Jackie), les données de départ son les mêmes que pour House : un médecin (anglais...) peu conventionnel, une équipe complètement obtue qui va devoir se mettre à son pas, des patients aux cas étranges... Donc à la base, rien de très follichon. Le pilote s'ouvre justement sur une de ces scènes ultra-atypiques comme on n'en fait que dans ce cas-là, où tout le monde est dépassé par un patient violent (n'oubliez pas qu'on se limite aux maladies mentales dans cette série), et où tel un chevalier blanc en armure, ou plutôt sans armure, le nouveau médecin (qui lui au moins ne boite pas...) vient sauver la situation, et la santé de ses futurs collègues par la même occasion, en intervenant à sa manière. Tout est là : le médecin futé aux méthodes originales, le reste de l'équipe médicale pas du tout prêt à affronter les changements qu'il amène avec lui, et des situations abradacabrantesques histoire de surenchérir un peu.

Mental___2
A intervalles réguliers, Mental nous propose donc de vérifier à quel point ce charmeur de Dr Gallagher peut être à contre-courant : il impose des pratiques peu orthodoxes, fait ami-ami avec les patients, et en plus il n'hésite pas à se montrer enjôleur (ça change un peu des éternels râleurs...). Il va aussi faire irruption dans la vie privée de son patient afin de comprendre un peu mieux le cas auquel il a affaire (ce qui à la limite s'avère aussi cohérent que dans le cas des cambriolages médicaux de House, mais j'ai des réserves à ce sujet quand même... rendez-vous sous la 3e capture). Bref il a la panoplie intégrale, la seule chose qui lui manque, c'est d'être intéressant par lui-même, comme son compatriote Hugh Laurie a eu l'opportunité de le faire très vite. Évidemment il a droit à quelques petits flirts, à peine prévisibles, mais c'est pas grand'chose pour le moment. Le Dr Gallagher a un côté pile, celui du gentil médecin taquin qui parvient à ses fins parce qu'il ne suit pas les règles du jeu de trop près (et dans son domaine, c'est sans doute le mieux ; on notera qu'il a une fois de plus droit à une bonne conscience féminine pour le gronder lorsqu'il sort trop du droit chemin), mais il manque dramatiquement d'un côté face (enfin, si, mais il est balancé de façon précipitée au tout dernier moment). C'est d'ailleurs le cas de la série en général : elle a un aspect médical relativement intéressant à proposer, mais côté perspectives dramatiques, personnages secondaires et tout le toutim, c'est le désert du Gobi.

Mental___3
Sur la méthodologie, je reste cependant très sceptique, et c'est, en plus des problèmes déjà évoqués, mon plus gros bémol. Je ne suis pas au fait des techniques en matière de soins psychiatriques, mais il me semble que le plus important, c'est quand même ce qui se passe dans la tête des gens. A ce titre, chercher une "vérité" absolue sur le contexte dans lequel le patient vit, sur sa famille, et ses antécédents, n'a que peu de sens. Quand on parle de maladies de ce type, on se rend souvent compte que la maladie ne trouve qu'une source indirecte dans les faits, mais tient surtout de leur perception par le patient. C'est tout l'objet des thérapies psy : aider le patient à comprendre ce qui se passe dans sa tête pour parvenir à le gérer, le surmonter, que sais-je (que ce soit avec une aide médicamenteuse ou pas n'étant pas le problème à proprement parler). En cela, il aurait vraiment fallu s'affranchir de House, et pas juste la décliner dans un nouvel univers : la recherche du diagnostic ne suffit pas. En matière de maladies mentales, le traitement est bien plus compliqué que le diagnostic, il ne suffit pas de faire des examens pour trouver le bon médicament à administrer et qui, dés qu'il a fait effet, suffit à guérir le malade ; cela implique un suivi à long terme, et en l'occurrence, Mental ne se préoccupe à première vue pas tellement de suivi, et d'ailleurs dans cette scène que je vous ai capturée, la série nous annonce plus ou moins clairement que ce ne seront pas ses oignons. Ces enquêtes médicales trouvent leur conclusion avec la fin de l'épisode, et on passera vraisemblablement à autre chose, ce qui est extrêmement frustrant vu la particularité du thème choisi.

Voilà donc un divertissement médical, un de plus, qui a beaucoup de peine à passer derrière House dont il s'inspire tellement qu'il n'a pas réussi à couper le cordon. A ce stade, autant avouer très franchement qu'on était face à un spin-off, on en attendrait moins.
Trop nombreuses sont les similitudes, trop rares sont les tentatives de se trouver une personnalité propre... un comble quand on parle de psychiatrie.

Une dernière chose, à propos des petits écrans de transition dont la série se sert de façon trop redondante, mais qui ferait une bonne base (j'ai dit une base, pas l'intégralité) pour le générique. On me prolonge ça d'une quinzaine de secondes minimum, on me fait du beau boulot et on se trouve un thème musical qui a de la gueule, et au moins on tiendra déjà un générique original. Merci d'avance de ne pas rater ça aussi.

Mental___Bonus

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mental de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 16:20 - La preuve par trois - Permalien [#]

05-05-09

Quand il reviendra, le temps des surprises...

Ça vous dit, un petit coup de stabilo bleu ? Je me suis dit que j'allais jeter un oeil à ce que l'été nous prépare. Vous me connaissez, moi, dés qu'il est question de pilotes...
Voyons donc ce qui a été prévu pour nous gâter cet été !!! Nan mais, parce que là, vous vous moquez, j'ai l'air de m'y prendre exagérément tôt, mais songez que l'été, c'est dans même pas deux mois, quand même. Hein. Bon. Donc il est amplement temps de faire le nécessaire pour préparer l'arrivée de ces nouveautés. D'autant que certaines chaînes commencent à parler de programmation d'été dés la fin mai, alors bon...

Stabilo bleu : prêt. Mauvais esprit : prêt. Biais envers Dylan McDermott : prêt. On peut y aller !

- Showtime
Dans la famille "personnalité barrée avec de gros problèmes psy à régler", je demande... l'infirmière ! On a déjà abordé le sujet, Nurse Jackie vient pour vous faire une piquouse dés le 8 juin, et attention, ça risque de faire mal. Personnellement je ne suis pas emballée par le cast, mais surtout ce qui m'énerve c'est qu'en-dehors du personnage mal-aimable en milieu hospitalier (toute ressemblance avec le personnage d'une autre série serait purement fortuite), pour le moment, il ne me semble pas y avoir grand'chose pour démarquer la série des multiples autres qui l'ont précédées dans la catégorie "personnages décadents auxquels on va s'attacher quand même parce que ça fait de la peine". Mais si, je suis enthousiaste ; pourquoi, ça ne se voit pas ?

- NBC :
On n'attend plus grand'chose de la part de NBC depuis un sacré bout de temps. Eh bah moi je dis, on sait pas, on pourrait être surpris. Par exemple, imaginons que The Philantropist soit aussi prometteur que le pitch veut bien le dire, eh bah on tiendrait ce qui pourrait être l'une des meilleures nouveautés de l'année (c'est-à-dire aussi qu'on part pas de très haut, en 2009 pour le moment, c'est un peu craignos dans la majorité des cas, il faut bien le reconnaître). Vérification possible à partir du 24 juin, si ABC ne rachète pas la série dans l'intervalle, évidemment...

- ABC
On cherche les problèmes, chez ABC. Pour une fois qu'ils diffusent des trucs qu'ils n'ont pas piqués aux voisins pourtant, ça partait d'une bonne intention... A commencer par la mini-série Impact, avec qui on a rendez-vous le 21 mai, qui n'annonce rien de bon (et pour cause, c'est encore une fois la fin du monde ! encore des météorites tueuses ! cette fois elles s'attaquent à la Lune ! mais attention aux effets secondaires sur notre planète ! pourquoi je ponctue comme ça ?! j'ai dû trop regarder la bande-annonce à la Armageddon), et surtout pas niveau casting où on a vraiment l'impression que ces 4 heures vont être très longues et très pénibles... De toutes façons ne vous en faites pas, un peu de patience et TF1 diffusera ça par un samedi après-midi pluvieux.

- FOX
Ce qui est bien avec la FOX, c'est que quand on n'a pas le temps pour ses nouveautés, on sait qu'on peut s'en passer sans avoir trop à y perdre. La preuve par l'exemple cet été avec Mental, un drama médical qui débarque dés le 26 mai (je vous avais dit que l'été approchait !) et qui fleure bon le concept original, ici un repompage de House sans la canne, mais aussi sans la variété de maladies potentielles, puisqu'on va plutôt lorgner du côté psychiatrique de la profession, histoire de varier un peu les (dé)plaisirs. Vous me voyez agiter mes fanions "wow, c'est original" ? Non ? Normal, c'est pas le cas. Franchement, la FOX cet été, une fois de plus, on saura s'en passer.
Au mieux, il y aura la preview de Glee le 19 mai (histoire de se laisser le temps de réviser sa copie ?) pour ceux qui attendent un peu de sang frais, et c'est vrai que pour une fois l'idée de départ est un peu originale, mais méfiance, les séries exploitant leur côté musical ne finissent pas toutes avec la qualité d'un Cop Rock, surtout à l'ère d'Hannah Montana et autres Camp Rockeries (ne pas confondre, merci). Mais même si ça vous plaît, il faudra alors attendre l'automne pour la suite, alors bon...

- TNT
D'une part, on a droit au retour de la vengeance pour Dylan McDermott dans Dark Blue, à compter du 15 juin. C'est marrant comme le titre de la série est assorti à l'image publique de Dylan suite à son rôle dans The Practice : un mec sombre avec de beaux yeux bleus. Du sur-mesure ? Espérons que la série ait un peu plus à offrir que ça, même si pour le moment, on n'a qu'assez peu d'espoir : on va avoir droit à des flics. Vous me voyez déjà grogner, mais non, il faut quand même admettre que le pitch offre un peu plus que ça, puisqu'il s'agit de flics spécialisés en travail en sous-marin. Et ça c'est bien quand même. C'est quasiment original. C'est intéressant. J'ai dit "Dylan McDermott", donc on sait déjà que je vais regarder.
Et puis d'autre part, dans la veine de The Closer et Saving Grace (de son propre aveu), TNT tente de se créer une marque de fabrique avec des personnages féminins qui en ont, avec HawthoRNe, qui commence le 16 juin, et qui sera drama médical  (comment ça Urgences c'est fini, ha boooon ? bah on essaye pas de récupérer les spectateurs désoeuvrés, c'est promis) tournant autour de Jada Pinkett Smith, qui sera chef des infirmières et qui tiendra tête à un hôpital plein à craquer de médecins se prenant pour Dieu et d'administrateurs obtus. On a déjà hâte... heureusement, l'incontournable Cloris Leachman devrait y apparaitre, c'est toujours bon à prendre. Mais si elle n'est pas là dés le pilote, je risque d'être très, très difficile à convaincre.

Comment ça, je suis négative ? Nan mais vous avez vu ce qu'on nous fourgue cet été ? Bon bah moi je m'en fiche, en juin j'aurai mon DVD de Life, et plein de rediffs perso à me faire, sans compter Dieu sait combien de découvertes qui peuvent se faire dans l'intervalle, alors franchement, pas besoin d'inédits.
Vu que quasiment tout sent, au mieux la variation sur un thème connu, au pire la redite de ce qu'on a vu et revu et rerevu cent fois, franchement, l'été, on va pouvoir faire l'impasse dessus.

Les pilotes de cet été ? Pfff, ça va même pas un peu me manquer !!!
Nan mais, bon, on en reparle dans quelques semaines, on sait pas...

Posté par ladyteruki à 19:44 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


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