ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

05-09-10

[DL] Memphis Beat

Ce que Memphis Beat a voulu faire avec la musique, je dois à la vérité de reconnaître que la série l'a réussi, en tous cas pour ce que j'en ai vu. Musicalement, le pilote était relativement bon, et surtout, le générique est excellent. En même temps, c'est à souhaiter parce que concrètement, c'est tout ce que la série a pour elle : le talent de créer une ambiance qui fasse couleur locale. Mais, bon, une fois n'est pas coutume, je ne vais pas persiffler, car c'est bien le seul élément de Memphis Beat que j'aie aimé.

MemphisBeat
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Si dans quelques années on me pose la question "tu te souviens de l'été 2010, téléphagiquement parlant ?", je pense que je pourrai probablement le résumer ainsi : beaucoup de séries pénibles de banalité, mais de bons génériques. Memphis Beat, Rizzoli & Isles... C'est bien, au moins, ça servira de moyen mnémotechnique. A défaut d'autre chose, c'est déjà pas si mal.
Mais ce n'est pas non plus la raison pour laquelle on regarde des séries, pas vrai ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Memphis Beat de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:50 - Médicament générique - Permalien [#]

03-09-10

[GAME] Voyage, voyage

Beaucoup d'entre vous êtes en train de rentrer de vacances, et vous avez l'impression, peut-être, que les ensoleillées journées de voyages exotiques sont derrière vous. Difficile d'être plus éloigné de la vérité. Le temps que nous avons passé ensemble sur ce blog, à parler de séries de tous horizons, ne vous a donc rien appris ?!
La téléphagie, c'est déjà voyager !

Bon, je vois ce que c'est. Vous avez besoin d'un petit peu de soleil, vous. Ça tombe bien, ya du générique à gagner !
Ça fait un mois que le dernier jeu des génériques a eu lieu et ma besace déborde déjà de nouvelles trouvailles. C'est tout juste si j'ai le temps de mettre en ligne les posts rédigés, en ce moment, alors uploader des videos... donc voilà, j'ai tout fait d'un coup ce dimanche, 10 uploads en rafale, et maintenant, ces 10 génériques peuvent être vôtres.

Alors, pour ceux dans le fond qui ont eu une insolation pendant leurs vacances et qui ont oublié comment on joue, je rappelle que le jeu des génériques, traditionnellement, propose de deviner le titre de 10 séries dont le générique, j'insiste, n'a JAMAIS été posté sur ce blog ; ce qui veut dire que si vous avez une idée de réponse, et que la série se trouve déjà dans le flacon, c'est que vous avez mis à côté. Les génériques ici présents peuvent venir de n'importe quel pays, absolument n'importe lequel... pourvu que la série ait déjà été mentionnée sur ce blog. Pour s'en assurer, il y a une liste des tags fort utile, et un petit CTRL+F devrait en tirer tous les avantages. Sinon, sachez que ces séries ont toutes été évoquées ces trois derniers mois, donc au pire...
Chaque fois que vous postez dans un commentaire une réponse exacte, vous avez droit au générique correspondant.

Bonus ! Si vous trouvez les 10 génériques avant dimanche 20h00, je vous proposerai un 11e générique en prime ! Bon, pas de panique, la dernière fois vous n'avez pas réussi à trouver les 10 génériques dans les délais impartis pour gagner le bonus, et personne n'en est mort. M'enfin, vous avez loupé, je ne vous dis que ça...

Ça y est ? Tout le monde est en pleine possession de ses moyens ? Fort bien.
On est donc partis, voilà les 10 titres de séries à trouver :
1 - Une série que j'aime d'amour > The Big C
2 - Une série qui était plutôt attendue > Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku
3 - Une série qui m'a chamboulée > Capitu
4 - Une série qui ne sert qu'une moitié de pathos > Mioka
5 - Une série dont les téléphages pourraient parler, quand même > Underbelly
6 - Une série bien moite > Mandrake
7 - Une série qui est un gros coup de cœur > Huge
8 - Une série que j'ai enfin finie de cagouler > Lockie Leonard
9 - Une  série qui a un bon générique, et rien d'autre > Memphis Beat
10 - Une série que je ne verrai pas tout de suite, mais c'est prévu > The Good Guys

11 - Bonus !!! Félicitations à tous ! > Jeonwoo

Comme j'ai pitié de vous, voilà la répartition des pays : 4 séries américaines, 2 séries australiennes, 2 séries brésiliennes, et 2 séries japonaises. Mais si, mais si allons.

Maintenant, à vous de jouer ! Montrez-moi que vous avez fait preuve de curiosité, et que vous avez retenu quelques petites choses dans tout ce qui s'est dit ces derniers temps. Eh, sinon, à quoi ça sert que lady se décarcasse, té !

Posté par ladyteruki à 21:00 - Games On - Permalien [#]

16-07-10

Est-ce que j'ai ronflé...?

RizzoliIsles

Pfff... Cet été, j'essaye de me motiver, mais j'ai du mal. J'ai l'impression qu'entre Rizzoli & Isles, Memphis Beat, The Glades... les chaînes se sont donné le mot pour vraiment faire le minimum. C'est pas que les séries soient mauvaises, c'est qu'il y a un tel air de déjà vu !

Rizzoli & Isles repose sur un certain nombre de poncifs usés jusqu'à la corde, qu'on attendrait d'habitude d'une série de network. Mais maintenant, même le câble cherche à s'adresser au plus petit dénominateur commun...
Nous voilà donc avec, sur les bras, un tandem d'enquêtrices diamétralement opposées, l'une est une fliquette (aaaah, les fliquettes, on en aura bouffé ces dernières années ; eh bah c'est pas encore fini) au caractère bien trempé, un peu dure à cuire et pas très raffinée, et l'autre est une scientifique (aaaah, les scientifiques, on en aura bouffé ces dernières années ; eh bah c'est pas encore fini) au tempérament plutôt doux, toujours sage et tirée à quatre épingles.
Et plutôt que de se creuser pour leur trouver un contexte un peu original, leurs enquêtes s'annoncent comme particulièrement classiques. Dans le pilote, il s'agit de mettre la main sur un serial killer également un nécrophile. Certes, c'est pas spécialement le truc qu'on voit tous les jours, mais néanmoins on a l'impression d'en avoir un peu fait le tour.

L'enjeu du pilote est de nous montrer à quel point Rizzoli s'est construite autour de sa première rencontre avec le criminel, et il y a eu un moment, rapide mais bien réel, pendant lequel j'ai pensé que peut-être, la gestion à la fois de cette enquête revenue sur le tapis et du traumatisme, seraient l'objet de toute la série. Attention, spoiler après la virgule, mais non, le gaillard sera mis hors d'état de nuire à la fin du pilote. Dommage, ça nous aurait permis de trouver quelque chose d'un peu différent de l'habituel procedural.

Quelques petits échanges vaguement pétillants, un love interest inséré vite fait dans l'épisode, une famille qui peine à s'imposer comme un vrai piment mais pourtant voulue telle, des collègues qui sont en permanence éclipsés par le duo (alors que l'ancien partenaire et le partenaire actuel ont tous les deux des éléments a priori intéressants dans leur relation avec Rizzoli)... c'est affligeant. Il ne manque vraiment que le patron bourru pour que le tableau soit complet.

Si au moins Rizzoli & Isles avait été une série avec au moins UN élément original... je sais pas... disons, une série où les deux héroïnes sont lesbiennes, par exemple... on aurait pardonné le reste (comme pour Nikki & Nora), mais même pas.
Heureusement que j'ai été charmée par Huge et Louie pendant cette saison estivale, sinon, franchement, je serais horriblement négative. Oui, plus que je ne le suis actuellement. Et encore, il va falloir que je vous parle de Haven, aussi... Non, ça me déprime trop, remettons ça à un prochain post, ok ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Rizzoli & Isles de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:17 - Review vers le futur - Permalien [#]

14-07-10

Sunny with a chance of boring

Ah l'été ! Oui, l'été, cette saison-même pendant laquelle tout est différent. Nouvelles séries, nouveaux univers, nouveaux horizons inexploités... et puis, plein de séries qu'on aurait aussi bien pu voir le reste de l'année. Comme The Glades, par exemple. Bon alors, en fait, c'est simple, si vous aimez les séries policières pas trop compliquées pendant la saison "normale", mais que vous en avez marre des mêmes villes encore et toujours, eh bien voici The Glades qui se passe sous le soleil de la Floride. Moui, comme Les Experts Tbilissi, bon. Nan mais, tout de suite, je vous sens négatifs, là... Bref The Glades, c'est la même chose que d'habitude, mais pas au même endroit que d'habitude, et ça c'est exactement ce qu'on cherche dans une série d'été, n'est-ce pas ?
Non ?
Ah. Vous non plus, hein...? Bon. Je pressens le post ravageur.

TheGlades

Chez A&E, on est des petits malins. On a bien compris que s'il fallait braconner sur les terres des networks, c'était pendant les vacances, quand les séries qui rameutent du peuple sont en hiatus. Et c'est probablement la raison derrière l'achat de The Glades, qui picore à tous les râteliers. Par exemple, le coup du flic pas très conventionnel et qui tape sur les nerfs de tout le monde, mais super doué, on ne nous l'avait pas fait du tout avec The Mentalist. Oh mais pardon ! Là c'est différent, car Jim Longworth a la particularité de... de... eh bien, il pose des questions. Vous admettrez que c'est pas courant, pour un flic. Bon, et il se repose sur les preuves aussi. Aha ! Ça c'est très anticonformiste ! Sans compter que, pour capitaliser sur une mode dont je parlais récemment avec Memphis Beat, on a ajouté un truc qui fait vaguement couleur locale, puisque le premier crime se déroule au coeur des Everglades, et que vu le titre de la série, on devine que ça ne va pas s'arrêter là. C'est bien, ça donne l'impression de voyager tout en contenant les spectateurs locaux, c'est vraiment la marotte télévisuelle du moment, ça.

Mais dans le fond, le téléphage averti a vite une overdose de tous ces éléments tellement familiers. Et l'intrigue peu stimulante n'arrange rien à l'affaire : il suffit de voir comment les rebondissements s'enchaînent sans nous émouvoir, comment les personnages nous désintéressent totalement de leur vie, comment les pistes explorées ne suscitent pas le moindre intérêt. Alors, forcément, quand survient le petit retournement final, on n'en a plus rien à faire, surtout que ça semble passablement cliché. Pour résumer : si je m'étais intéressée à l'épisode, je l'aurais probablement vu venir, mais je n'en étais même pas là.

Reste Jim qui cabotine, et cabotine, et cabotine encore ; et il a raison d'en faire des tonnes, la série ne tient que sur ça, sur ces quelques passages pendant lesquels le héros va se rendre indubitablement irritant, mais tellement drôle finalement. Essentiellement parce qu'on n'est pas convaincus qu'il se rende compte du niveau de ridicule de son manège pour se rendre intéressant. Mais on le sait que tu es le héros de la série, on le sait Jim, cesse d'en faire des tonnes, tu vas te la taper la petite Kiele !

Je veux bien que l'été soit une période pendant laquelle on se détend, et pendant laquelle on accepte d'être juste un peu moins regardants. Je regarde Royal Pains et (presque régulièrement) Drop Dead Diva, au nom du ciel, vous pensez que je ne le sais pas ? Mais enfin, soyons clairs... la saison d'été a vu le jour pour qu'on évite les rediffusions, alors est-ce vraiment raisonnable de nous fourguer des polycopies pareilles ? Je vous le demande.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Glades de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 10:06 - Review vers le futur - Permalien [#]

29-06-10

A Big Hunk o' Love

Avant de commencer à cracher mon venin sur un pilote (est-ce que c'est aussi bon pour vous que ça l'est pour moi ?), je voudrais ouvrir ce post sur une déclaration solennelle : j'aime le Sud des États-Unis, son image, son folklore (ses folklores), sa musique (ses musiques), et plus que tout, son accent. Ses accents.
Sans déconner, sans ça, jamais je n'aurais tenu jusqu'au bout de cette saloperie de Brokeback Mountain. Et souvent, quand je regarde une série où quelqu'un a un accent du Sud à couper au couteau, je me repasse des petites séquences et j'essaye de prononcer de la même façon (pourquoi vous croyez que ça me prend autant de temps de finir les Craquantes ? comment vous pensez que j'ai vu certains épisodes de Reba trois fois ? mais vous débarquez ou quoi ?).
Alors, sérieusement, le Sud ? A fond.

Du coup, croyez-moi, quand une série se passe dans le Sud, non seulement je la regarde attentivement, mais j'ouvre les écoutilles.

MemphisBeat

Mais voilà mon problème depuis quelques temps : je trouve un peu trop facilement mon compte. Rien que ces derniers mois, entre Justified et Treme, j'avais l'impression qu'on avait un peu fait le tour du coup du "eh, toi qui habites dans le Sud, t'en as marre que toutes les séries se passent à NYC ou LA ? Bouge pas, j'ai un truc pour toi !".

Plus encore, j'ai l'impression que ça devient une sorte de mode sur le câble de se la jouer "provincial", si je puis m'exprimer ainsi, et de chercher à faire couleur locale... sans rien d'autre en support. Et là, avec Memphis Beat, on est en plein dedans. On nous sort tout un tas de références et de détails qui disent "hello, on est bien à Memphis", mais la question qui me brûle les lèvres, c'est...
...Pourquoi on y est, exactement ?

Qu'apporte Memphis, Tennessee, à l'intrigue, au juste ? Ou aux personnages ?
Ah, pardon, le personnage est très attaché à Memphis, ah d'accord. Par opposition à ceux qui sont attachés au Kentucky ou à la Louisiane, vous voyez, parce que ça change TOUT. Si le mec il est fier d'être né dans le Tennessee, ça fait vraiment une grosse différence. Pourquoi ? Mais parce que c'est le Tennessee et pas l'Alabama, vous suivez ou bien ?

Donc on en fait des tonnes sur Elvis, on fait des jolies prises de vue, on en rajoute sur les filtres de couleur, on met de la poussière partout, on met de la bonne musique, on fait transpirer les personnages, on met des tas de figurants en costume d'Elvis, on cite Memphis toutes les trois phrases, on mentionne Elvis...
Si jamais vous n'avez pas vu le TITRE de la série, on sait jamais, au moins vous êtes certain de situer l'action.

Tout ça est très intéressant mais, et je me rends bien compte que je me répète, à quoi ça sert ?!

Le câble est en train de nous réinventer le concept de la carte postale, et c'est une idée qui vaudra toujours plus que tous les remakes du monde, mais on parle de séries, là. On est en droit d'attendre du fond, et pas que de la forme.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Memphis Beat de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 06:49 - Review vers le futur - Permalien [#]


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