ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

13-11-09

[DL] Mei-chan no Shitsuji

Vous savez, plus le temps passe, plus je me dis que j'ai vraiment perdu un temps fou à rédiger un post sur Mei-chan no Shitsuji, il y a quelques semaines, pour rien du tout. C'est vrai, j'ai écrit quoi ? Huit paragraphes ? N'importe quoi, quand même !

MeichannoShitsuji
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Alors que je m'aperçois que le générique synthétise totalement ma pensée ! Mieux encore : tout peut se résumer en un seul mot ! Et ce mot, c'est "rococo". Vraiment, il n'y en a pas d'autre, et celui-ci s'impose comme une évidence.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mei-chan no Shitsuji de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:59 - Médicament générique - Permalien [#]

06-11-09

[GAME] Défi nippon !

Je suis bien obligée de l'admettre, jusque là, aux jeux des génériques, vous avez toujours déchiré. D'un côté je suis fière de vous, ça veut dire que vous êtes de bons petits, sérieux, bosseurs, vous regardez bien toutes vos séries, vous êtes attentifs, en un mot je vous ai à la bonne. M'enfin, pour moi tout le challenge, c'est quand même bien d'essayer de vous piéger. Alors attention, de plus en plus fort. Cette fois, le thème du jour est : les dorama !
Comment ça, "vous l'aviez vu venir" ?

Eh bien si vous êtes si malins, je présume que vous saurez deviner de quelles séries il s'agit ? Voici donc, comme il est de coutume de le faire, une liste de 10 séries dont vous devez retrouver le titre pour en découvrir le générique.

Attendez ! Avant, je précise avant toute chose que TOUTES les séries à deviner ont été citées sur ce blog, certaines plusieurs fois. La majorité sont retrouvables facilement (je ne vous fais pas l'affront de vous dire comment) car elles ont eu tout un post à leur honneur, le reste est laissé à votre déduction et aux éventuels renseignements que vous pourriez trouver, je ne sais pas, mettons... sur un site, mettons. J'en sais rien, j'imagine. Bref, même si vous n'avez pas vu ces séries, le simple fait d'avoir fait preuve d'un tantinet de curiosité vous qualifie pour en trouver le titre et donc en découvrir le générique. Je trouve qu'il y a beaucoup à gagner dans cette affaire...
Conformément aux règles du jeu en vigueur en ces lieux, tous ces génériques sont inédits sur ce blog, donc introuvables dans le flacon ; alors inutile de me dire "je sais, c'est Innocent Love !" parce que j'ai déjà posté le générique.

Prêts ?
1 - Une série qui n'est pas sur un roi qui s'appelle Henri > Ooku
2 - Une série pour bien chialer > 1 Rittoru no Namida
3 - Une série qui se déroule dans les locaux de la police scientifique > MR. BRAIN
4 - Une série avec des roses partout > Mei-chan no Shitsuji
5 - Une série avec de la musique ringarde > Enka no Joou
6 - Une série d'épouvante moderne > Monster Parent
7 - Une série avec des hélicoptères > Code Blue
8 - Une série où il devrait être interdit de pleurer > Around 40
9 - Une série avec deux flics que tout oppose > Tokyo DOGS
10 - Une série qui aurait pu s'appeler La vie avant tout > Gyne

Concentrez-vous, amusez-vous, trouvez-moi tout ça... Allez, c'est à vous ! On va voir ceux qui suivent et qui ont l'âme du téléphage curieux... Vous avez tout le weekend.
Et si vous trouvez les 10 génériques, je vous en offre un 11e gratuit !

Posté par ladyteruki à 13:18 - Games On - Permalien [#]

28-08-09

I can't live without you

Depuis quelques jours, ma marotte, c'est BOSS, l'une des séries qui a le plus marché au printemps. Et c'est justement pour ça que je n'y avais pas encore touché, en fait. Il faut dire que quand on voit que des Mei-chan no Shitsuji remportent des récompenses, on développe une certaine méfiance vis-à-vis des séries couvertes de statuettes. Évidemment, j'étais aussi pas mal refroidie par l'idée de regarder une série policière, car comme chacun sait, c'est loin d'être mon violon d'Ingres.

Pourtant, en décidant de sauter le pas, j'ai pris la bonne décision. Comme quoi, même les plus curieux d'entre nous gagnent à se pousser à encore plus de curiosité !
Contrairement à mes craintes, BOSS n'est pas une pâle copie d'un show américain genre Les Experts Santiago, mais parvient tout de même à se démarquer pas mal de séries japonaises d'enquêtes (bien que je confesse avoir plutôt regardé des Maid Deka ou Q.E.D. que des séries strictement policières). L'équilibre se trouve dans le fait que si on y trouve effectivement une équipe de police où chacun a ses compétences techniques, avec passage au labo et tout, en revanche on s'y autorise d'une part des personnalités plus ambivalentes (les personnages sont des ratés, c'est même pour ça qu'on les a regroupés dans la même unité) et un aspect plus feuilletonnant autour des déboires de l'unité pour se trouver une crédibilité.

BOSS parvient également à surprendre dans ses orientations scénaristiques. Les rebondissements surprennent réellement, du moins une bonne partie d'entre eux, et on n'a pas ce sentiment désagréable d'avoir résolu l'enquête avant tout le monde, qui en ce qui me concerne est assez récurrent (sauf quand le scénario fait exprès de me laisser dans le noir, ce qui m'agace au moins autant). Non, ici, quand on entend les conclusions de l'héroïne principale, Eriko Osawa, on se dit "mais ouiiiiii ! je l'avais vu ça en plus ! mais c'est tellement évident !", le genre de réaction que j'aime bien avoir devant une série policière, en fait.

Ce que j'aime aussi, c'est la façon dont la comédie est présente, mais largement moins appuyée que dans des NCIS qui se targuent d'être des comédies policières mais ne font que tartiner indéfiniment les mêmes gags d'épisode en épisode. Non, ici c'est plus subtil. Par exemple dans le pilote, l'assistant d'Eriko, un jeune flic pas bien mature, à qui il faut dire que la porte se tire au lieu de se pousser, ça dure 2 secondes, ya pas de musique débile, on est dans le pince sans rire le plus total, et pouf, c'est déjà oublié, l'enquête suit son cours. Un regard, une phrase, c'est tout. Cette façon de ne pas chercher à faire rire mais juste de ménager des respirations, ça marche à fond sur moi.

BOSS utilise aussi un grand nombre d'effets spéciaux (dont la majorité se trouve être très réussie), d'effets de montage (la caméra donne l'impression d'être perpétuellement en mouvement alors qu'on a juste retiré 1 seconde au plan pour lui donner un effet de rapidité), de jeu sur les musiques (pour l'instant le deuxième épisode a été le plus doué à cette petite technique), bref, les petites idées fusent pour qu'on sorte de la routine télévisuelle, et ça fait un bien fou.

Du coup, moi qui ne suis pas tellement branchée séries policières, vous savez quoi ? En 48h, j'ai déjà regardé 4 épisodes.
Je me prends presqu'à rêver que pour une fois, celle-ci va être prolongée... c'est pas totalement exclu mais hélas c'est quand même trop rare pour que je me berce d'illusions. Dommage, mais du coup je vais savourer les quelques épisodes qu'il me reste à découvrir avec d'autant plus de bonheur.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche BOSS de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:41 - Dorama Chick - Permalien [#]

26-08-09

Prison Fake

C'est pas que j'aie ressenti une certaine pression, mais disons qu'une certaine série m'avait été chaudement recommandée. Quelques jours plus tard, je repêche, noyé dans un océan de pilotes nippons, le premier épisode de Shiroi Haru que j'avais déjà eu le temps d'oublier ; j'en ai donc profité pendant que je le tenais.

Il n'a pas fallu bien longtemps pour que je comprenne d'où venaient les recommandations. En fait, il a suffit que le personnage principal à peine sorti de prison claque tout son pognon dans son premier repas de liberté pour que je sois entière acquise à sa cause. Et qu'il se baffre à s'en rendre malade tellement manger dehors représentait tant pour lui. C'est peut-être un détail pour vous, etc. Il y avait un grand sentiment de "ça, c'est fait" suite à cette scène : Haruo aurait pu faire n'importe quoi, j'étais avec lui. Et plus l'épisode avançait, plus je le trouvais drôle, touchant, tragique, bref, plus je m'attachais (non, pas comme ça, c'est pas mon style les grands tous secs).

Le problème de Shiroi Haru, toutefois, c'est qu'en dehors de l'immmmmmense sympathie qu'on ressent pour son héros, le reste est d'une banalité sans nom.
Gnagnagna je suis un ex-yakuza qui voulait s'acheter une conduite, gnagnagna j'ai tué un homme pour payer les soins de la femme que j'aimais et qui était malade, gnagnagna elle est morte mais je le découvre qu'au bout de 9 ans, gnagnagna elle a laissé une petite fille derrière elle... Plein de gnagnagna partout. Affreux. L'angoisse.
Et pire que tout, il y avait le : gnagnagna la petite fille que je sais pas qu'elle est ma fille et elle non plus, elle m'adore déjà. Ouh pinaise, retenez-moi je vais faire un malheur.

Alors d'accord. Je sais. J'ai tendance à regarder des dorama aussi parce que je trouve qu'on y déniche plein d'histoires touchantes. Entre autres. Mais quand même pas mal pour ça. Par mon téléphagique masochisme, je recherche ce genre de choses. Mais là, c'était juste trop. D'un personnage si bien parti (et si bien interprété), on en arrive à une intrigue dégoulinante de chamallow fondu. Le chamallow fondu c'est bon, hein, sur un ptit feu de bois et tout... mais c'est vite trop. Et après on a mal au cœur. On se sent nauséeux. On regrette le dernier coup de dents. Ohlala, ça va pas passer tout ce sucre.

J'sais pas si c'est supposé s'arranger avec le temps, mais pour le moment, la rédemption du ce grand délinquant tout sec, ça sonne creux pour moi. Ya un côté cheap qui vraiment ne passe pas. Il me faut ajouter aussi que le reste du cast est désespérément transparent. Ce qui n'aide pas.
Trois Television Drama Academy Awards pour Shiroi Haru ? Oh, si Mei-chan no Shitsuji a pu en glaner deux, pourquoi pas, tant qu'on y est... Mais là, non. Sans moi.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Shiroi Haru de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 02:18 - Dorama Chick - Permalien [#]

17-08-09

Best of both worlds

Toute la semaine, j'ai eu l'impression de découvrir la fiction japonaise ; ça fait pourtant quelques années que j'en regarde occasionnellement, mais jamais de façon aussi intensive que ces derniers jours. Tout a commencé avec Futatsu no Spica la semaine précédente, en parallèle de l'annonce sur le lancement à l'automne du dorama Shoukoujo Seira. Et bizarrement ça a suffi à allumer la mèche.

Un bref bilan sur ce qui a suivi :
- 11 épisodes de 14 Sai no Haha
- 4 épisodes d'Aishiteru ~Kayou~
- 3 épisodes de Kaze no Garden
- 1 rediff de 1 Rittoru no Namida
- 1 pilote pour At Home Dad
- 1 pilote pour Oniyome Nikki
- 1 pilote pour Mei-chan no Shitsuji
- 1 pilote pour Seigi no Mikata
- 1 pilote pour Maid Deka
- 1 pilote pour Kimi wa Pet
- 1 pilote pour Ryoukiteki na Kanojo
- 1 pilote pour Tokyo Friends

L'heure est donc à l'accalmie, du moins juste le temps de prendre un peu de recul.

La fiction nippone soutient-elle la comparaison avec sa consœur américaine ?
On est tenté de se poser la question, parce que de toutes façons, la comparaison, on la fait inévitablement. Sur des aspects techniques mais aussi scénaristiques, sans compter le jeu des acteurs.

Concernant la comédie, le Japon déçoit puisque les siennes ne tirent parti que de grosses ficelles, appuyées par une musique caricaturale (on arguera que ça remplace les rires forcés du public et/ou enregistrés). On est dans un comique de situation reposant souvent sur un jeu physique déluré, plutôt que sur des saillies brillantes.
Concernant les séries que j'ai envie de qualifier d'intervention (policier, médical), on reste beaucoup plus dans les sentiers battus, et c'est alors à double tranchant de constater à quel point les deux pays œuvrent sur le même registre, je pense notamment à Code Blue et BOSS. Parfois ces séries se mâtinent-elles d'aspects empruntés, pourrait-on dire, au séries sentai et à l'animation, auquel cas elles deviennent plus typiquement japonaises (à leurs risques et périls car il s'agit de genres eux aussi particuliers).

Concernant les séries dramatiques, c'est plus compliqué. Les dorama dramatiques japonais ne font pas les choses à moitié, quitte, il est vrai, à verser intégralement dans le pathos, sans laisser au spectateur le répit d'une série américaine, qui a tendance à ménager des espaces plus légers, en quête d'un équilibre. Mais globalement, dans son exploration de l'âme humaine, le dorama est tout de même plus impressionnant, et tient la dragée haute à son homologue américain. Il s'en dégage une sensibilité presque pas feinte, souvent perdue chez la concurrence US qui est légèrement plus superficielle dans son approche. Le regard nippon est plus pertinent, plus nuancé sur l'être humain ; il permet de mettre véritablement les personnages au cœur de l'intrigue, et non de décliner l'intrigue autour des personnages, ce qui représente une énorme différence. Une spécificité due à leur structure, également, le leur permet : les rebondissements n'ont pas besoin d'être inventés afin de perdurer le show ; se concentrant sur une histoire relativement courte, en l'épuisant et en la laissant mourir une fois que c'est fait, on n'a pas besoin de surenchère dans les intrigues. Voilà qui permet d'éviter de se perdre, et laisse la priorité à la pertinence sur le divertissement. Sur les thèmes abordés, on a le sentiment que la diversité est tout de même plus facilement portée par la série américaine (reflet d'une société probablement). Si les pitches japonais apportent du changement à ce que l'Occident nous offre en général, entre elles, les séries nippones conservent de nombreux points communs, dont la caractéristique est de rester très proche du vécu de ses spectateurs ; on ne s'y offre que rarement des destins incroyables (polygame), des vocations spectaculaires (intervenant auprès d'alcooliques et drogués), des univers inconnus (prison), on est dans le réel, un réel que tout le monde peut appréhender. Le respect souvent trop strict, ou en tous cas récurrent, d'un certain nombre de codes, ne se retrouve pas autant aux Etats-Unis, où on s'est affranchi d'un certain nombre d'entre eux (y rendant le stéréotype plus condamnable encore, cela dit).

La question sous-jacente, c'est de savoir si un spectateur occidental, a priori habitué aux séries américaines, peut tenter le défi de regarder un dorama nippon et de s'en éprendre. Ce ne sera probablement réservé qu'à des téléphages capables d'entrer dans une culture différente, et une culture télévisuelle différente. Je pense cependant que les vrais téléphages (par opposition au spectateur dont ce n'est pas la passion) ont déjà cette compétence en eux, celle de s'imprégner d'un univers différent et s'y adapter. Il n'y a pas de raison pour qu'un téléphage passionné ne trouve pas au moins un dorama à son goût.

C'est aussi la raison pour laquelle j'ai envoyé tant de fiches de séries nippones à SeriesLive ces derniers temps : il ne faut pas opérer de scission inutile entre les fictions de ces deux pays. La différence se fait par la diffusion, c'est évident, puisqu'il est plus facile de voir une série américaine, soit à la télé soit par voie de cagoulage (que la langue rend également plus accessible), mais pour le reste, j'aimerais vraiment que le web téléphagique comprenne que le dorama n'est pas un parent pauvre à snober. Donc à mon échelle...

J'invite donc tous les amateurs de séries qui ne sont pas habitués aux fictions japonaises à regarder le pilote de 14 Sai no Haha ou Aishiteru, pour ne citer qu'eux, et à venir me dire sincèrement ce qu'ils en ont pensé. Je suis sûre que ces séries-là dépassent largement le clivage habituel entre les amateurs de culture nippone et les autres.
C'est ça aussi, l'intérêt d'avoir deux écrans !

Posté par ladyteruki à 21:31 - Dorama Chick - Permalien [#]

11-08-09

Mademoiselle est servie

Dans quelques semaines se tiendront mes réjouissances télévisuelles préférées, les Emmys. Qui dit Emmys, dit d'une part qu'on est en septembre et donc que les pilotes pleuvent, et d'autre part qu'une nouvelle cérémonie va se dérouler, et comme vous le savez j'en suis friande.
Il n'aura pas échappé à la sagacité des plus attentifs d'entre vous qu'actuellement, nous sommes en août. Et qui dit août dit peu de pilotes, et pas de cérémonie de remise de prix. La déprime totale, quoi. Mais heureusement, avec un peu de curiosité, on arrive à tout dans la vie, et me voilà donc à éplucher la liste des Television Drama Academy Awards, l'équivalent des Emmys au Japon.

Je dis "équivalent", mais ce n'est pas tout-à-fait vrai. Les Emmys sont la grand-messe annuelle de la télévision américaine, tandis que les TDAA sont remis... quatre fois par an. Vous avez bien lu. En même temps c'est logique, parce que si vous vous en souvenez, je vous ai déjà expliqué qu'il y a quatre saisons télévisuelles par an au Japon, les séries n'excédant pas la douzaine d'épisodes, et ne se prolongeant presque jamais au-delà d'une saison, on arrive à... je vois que ça mouline, je vais vous épargner des calculs : trois mois de diffusion par série. Il y a donc les séries d'été, d'automne, d'hiver et de printemps. Donc vu l'afflux de séries à chaque saison, la cérémonie annuelle, ça ne le faisait pas trop, et puis finalement, c'est cohérent d'organiser une remise de récompenses par saison, non ? Les Television Drama Academy Awards sont donc organisés quatre fois l'an, ce qui fait qu'en 15 ans d'existence, il y a déjà eu 61 cérémonies. Quand un téléphage s'ennuie, il peut toujours se pencher sur les résultats de ces awards, ça l'occupe ! C'est précisément ce que j'ai fait ce weekend, en fait : j'ai consulté la liste des cérémonies passées. Et de la même façon que, quand viennent les Emmys, on se dit "ah bon, eux ils ont eu 712 récompenses ? Je vais ptet jeter un œil, quand même", eh bien j'ai été faire mon marché.

Que l'été dernier, Last Friends ait rafflé à son tour 712 récompenses, comme une espèce de A la Maison Blanche nippon ("et l'awards de la série qui a tous les awards pour la 5e année consécutive est..."), je ne suis pas surprise, et si vous n'avez pas encore vu Last Friends, ne lambinez pas sur ce post, vous avez une dérogation pour en arrêter la lecture et filer vous cultiver. Qu'au printemps, ce soit Mei-chan no Shitsuji, ça m'a laissée un peu plus perplexe. Mais bon, tant qu'on a pas vu, on n'a pas le droit de râler. Pour m'assurer que je pouvais continuer à râler, j'ai donc vu.
J'en ai d'ailleurs encore la rétine irritée.

Mei-chan no Shitsuji (le majordome de Mei), c'est l'histoire d'une ado qui se découvre subitement un héritage incroyable et qui se voit envoyée en pension complète dans la plus prestigieuse des écoles pour filles blindées de thune du Japon. Dans cet internat, chaque étudiante a un majordome intégralement à son service, qui lui sert aussi d'homme de compagnie, de garde du corps, et plus si affinités, et Mei ne fait pas exception à la règle, elle a effectivement un majordome, qui n'a pas oublié d'être hyper charmant, toujours poli, et puis relativement mignon du moins pour les critères en vigueur sur l'Archipel. Ce serait bête de gâcher.
Sauf que comme Mei a été éduquée dans un milieu qu'on pourrait qualifier de modeste (je vous épargne les détails), elle n'est pas trop dans son élément et les autres étudiantes ne vont pas se priver pour le lui faire sentir.

Et tout ça avec des effets visuels à couper le souffle. Principalement parce que vous mourir étouffé semble être un doux apaisement.

MeichannoShitsuji_1 MeichannoShitsuji_2 MeichannoShitsuji_3 MeichannoShitsuji_4

Lumières, roses dans tous les sens, et cet horrible effet de halo qui fait saigner des yeux. L'abomination est totale. Si après avoir regardé des saisons des Experts Funafuti, vous n'êtes pas encore aveugle, ça ne devrait plus trop tarder.

A l'époque où je m'intéressais un peu au monde de l'animation, je lisais pas mal de choses sur Utena, et je dois dire que Mei-chan no Shitsuji présente des similarités confondantes avec cette série sur le papier : pensionnat de jeunes filles ultra-riches, pseudo-complots ourdis dans l'ombre, fleurs dans tous les coins, et love story impossible... Je n'ai jamais vu Utena mais j'ai l'impression que c'est tout comme à présent.

Je réprime donc à grand'peine un soupir, et tourne vite fait la page Mei-chan no Shitsuji. Inutile de s'attarder.
Donc au prochain épisode, on se demandera combien ça coûte d'acheter l'award de meilleure série...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mei-chan no Shitsuji de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 10:29 - Dorama Chick - Permalien [#]


  1