ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

16-06-11

Everything you always wanted to know

Tout le monde s'y met, c'est le concept d'une chaîne, voilà donc mon tour pour les Kreativ Blogger Awards, le truc dont on ne sait pas trop d'où il vient ni d'où il tient son nom, mais c'est pas une raison pour être impolie et bouder, pas vrai ?
Merci donc à Lorna qui m'a taggée.

Kreativ
Pour ceux qui n'ont pas déjà lu vingt fois les règles du jeu, un petit récapitulatif ; quand vous recevez ce tag, vous devez :
1. remercier la personne qui vous a donné ce prix
2. mettre le logo sur votre blog
3. mettre le lien vers la personne qui vous l’a envoyé
4. dévoiler 7 choses sur vous
5. nommer 7 blogs qui devront faire comme vous
6. mettre le lien des 7 blogs
7. prévenir les personnes concernées

Voilà alors ça part mal, j'ai pas procédé dans l'ordre vu que j'ai mis le lien avant de mettre le logo ; et allez ça commence, c'est déjà n'importe quoi !
Bon. Je vous avoue en plus que vu le blindage de ma page Formspring, je ne sais pas si je vais trouver 7 choses que vous ne savez pas sur moi, mais on va tenter. A vos risques et périls, hein. De quoi ? Ces 7 choses doivent être de l'ordre du téléphagique ? J'vais voir ce que je peux faire, mais je vous promets rien. Alors...

1 / J'ai régulièrement l'envie de migrer ce blog sous Wordpress, pour à la fois pouvoir sauvegarder les textes (car on va être clair, tout perdre me ferait franchement flipper et je pense que ce jour-là, si ça devait arriver, je plaquerais vraiment tout), et pour pouvoir aussi faire des choses qu'actuellement je ne peux pas faire, ou moins bien. Les albums qui servent pour la rubrique Cagoulage, par exemple. Ou bien pour rendre le Pilot Watch plus agréable à la mise à jour comme à l'utilisation. Mais aussi des articles "de fond" voire des tutos pour mieux utiliser ce blog parce qu'il y a encore des tas de requêtes genre "ladytelephagy [nom de la série]" alors qu'il suffit d'utiliser les tags, moi je n'utilise que ça pour faire mes liens ! Le problème c'est que je ne me fais pas confiance pour gérer ça toute seule et du coup je n'ai de cesse de reporter. J'ai déjà installé Wordpress plusieurs fois sur divers hébergements, à titre de test pour telephagy ou pour Teruki Paradise, donc voilà, et je sais même qu'il existe un module pour importer depuis Canalblog, mais seule, je crains de me lancer là-dedans et qu'au final, le mieux soit l'ennemi du bien. Alors voilà. Je reste sur Canalblog. Et souvent ça me frustre.

2 / Je suis épouvantablement fidèle sur internet. Ca me demande un effort intellectuel intense de faire la démarche d'aller, mettons, cliquer sur Allociné. Ce n'est pas que je trouve que SeriesLive est le meilleur site de la planète, mais c'est mon alma mater et, même quand quelque chose m'y déplait, je pars du principe que ça peut être changé (à force de beaucoup d'insistance, certes) et que changer de crèmerie ne résoud rien. Je suis arrivée sur ce site fin 2004, il y a eu les périodes où j'étais dans l'équipe (presque dés mon arrivée) et où je n'y étais pas (quand je me suis concentrée sur le défunt Teruki Paradise), mais ça a toujours été le site que je consulte quoi qu'il arrive et je pense que ça ne changera jamais, quoi qu'il arrive. Je dis souvent pour déconner qu'un lien vers SeriesLive par post, sur ce blog, c'est contractuel, mais en réalité même quand je ne faisais plus partie de l'équipe, que j'avais peu de temps à consacrer à ce site voire pas du tout, et même, pendant quelques mois, quand j'étais fâchée avec l'équipe dirigeante, je continuais à lier. Là en ce moment je suis en train de réfléchir à une meilleure façon de présenter les récap du Monde du dimanche, mais dés que j'aurai trouvé une formule qui me plaise plus que l'actuelle, vous pouvez être sûrs que la promo va reprendre de plus belle. C'est un site bien, et je fais mon possible pour qu'il se porte le mieux possible, et si je suis la première à reconnaitre qu'il n'est pas parfait et que certaines choses demandent des corrections ou du travail, vraiment, c'est un site incontournable pour moi.

3 / Je n'ai jamais été shipper. C'est vraiment une notion abstraite pour moi parce que concrètement, la romance dans les séries, je m'en suis toujours remarquablement bien passée, et suis infiniment plus sensible aux histoires d'amitié et/ou aux histoires qui finissent mal, deux types d'intrigues qui se mêlent tout de même rarement à la romance. Et accessoirement c'est aussi ce qui explique que je sois plus imperméable à la fiction coréenne qui, bien souvent, tourne essentiellement autour de ça. Parfois j'ai l'impression de complètement passer au travers des préoccupations de téléphagiques de beaucoup d'entre vous et ça me fait de la peine, parce que c'est vraiment une émotion qui m'est inconnue. De la même façon, je n'ai pas un tempérament de fan. Pas par rapport à des personnes en tous cas, sauf évidemment quelques rares exceptions genre Fran Drescher (un nom qu'évidemment vous relirez très bientôt dans ces colonnes). Il y a des gens qui portent des T-shirts Joss Whedon, moi je vois pas trop pour quoi faire. Les rencontres avec les célébrités m'attirent rarement, et m'émeuvent peu quand elles se produisent, que ce soit dans le cadre de mes attributions sur SeriesLive (je pensais vraiment avoir au moins une petite faiblesse dans les jambes quand j'ai rencontré Alexandre Astier, en fait j'étais plus nerveuse à l'idée de rater l'interview, qu'à l'idée de parler à quelqu'un que j'estime beaucoup, allez comprendre) ou dans le cadre de mon boulot où les personnalités ne sont pas rares non plus. J'étais contente de causer à la belle Kandyse McClure l'an dernier, vraiment, mais j'étais pas hystérique ni rien, et là encore c'était presque décevant. J'ai mes têtes, c'est sûr. Mais j'arrive pas à être fan. Si, j'arrive à être réellement hardcore fan de certains personnages, et faire des fixations monomaniaques sur des séries. Mais sur des gens, vraiment rarement. Et pour Fran Drescher, ça vire pas franchement à l'hystérie, c'est plus de l'admiration inconditionnelle. Vraiment, j'ai l'impression de passer à côté d'un truc.

4 / J'ai l'immense vice de ne jamais rien effacer. Ni ce que j'enregistrais, du temps de la VHS, ni ce que je cagoule aujourd'hui que cette pratique a remplacé l'enregistrement des programmes télé. Mes bras m'en remercieront, d'ailleurs, le jour du déménagement. Mais parfois, je le fais. Parfois, quand la place vient à manquer, je commets cet acte qui pourtant me répugne au plus profond de mon être (ne serait-ce que parce que c'est comme ça qu'on perd des épisodes qu'il devient impossible de retrouver), aussi j'ai une espèce d'algorythme mental qui me fait calculer le rapport intérêt/rareté de chaque épisode que je m'apprête à supprimer. La logique voudrait que je grave tout ça mais sérieusement, je ne connais rien de plus usant. Il faudrait un jour que je me bloque un aprem pour graver des séries mais pardon de le dire, ça me fait chier. Alors ça traine et j'en viens à supprimer le pilote de Capadocia. Un jour je vais m'en mordre les doigts.

5 / Au fur et à mesure que j'achète des DVD, il y a des cagoules que j'avais gravées qu'il ne devient plus nécessaire de conserver. Pourtant là encore, impossible de le jeter, ça me fait trop mal au coeur. Je garde donc tous ces doublons en me disant que si je les donne à quelqu'un, c'est encore pire aux yeux de HADOPI (ne parlons même pas de recevoir un dédommagement), mais qu'en même temps c'est vraiment trop con. Le seul truc qui pourrait résoudre mon problème, c'est si un jour ces rondelles disparaissaient par magie de mon bureau. Je ne poserai pas de question, je me dirai simplement que ces cagoules sont parties vers un monde meilleur où elles contribuent à l'éducation des téléphages les plus démunis.

6 / En ce moment, quasiment un jour sur deux, je reçois dans ma boîte aux lettres des commandes relatives à l'univers des séries (je vous raconte pas quel aura été mon budget séries ces dernières semaines, c'est indécent). La dernière en date n'était pourtant pas un coffret DVD mais un petit ouvrage de François Jost intitulé "De quoi les séries américaines sont-elles le symptôme ?". Je recommande parce que c'est pas cher (4€), très court (62 pages), et que les éditions du CNRS livrent par la Poste. Il y a des erreurs factuelles ("la même année", Profiler, The Inside et Medium, vraiment, ya pas comme un intrus ?) et l'analyse semble parfois pousser un peu loin certaines choses, mais l'un dans l'autre c'est pas mal du tout et au moins ça change un peu des autres bouquins francophones sur les séries, qui finissent toujours par vouloir réhabiliter le genre plus que l'étudier.

7 / Ca fait 10 ans que je veux apprendre le Suédois ; ça, vous le saviez déjà. Ce que je n'ai pas encore dit c'est qu'au début du mois, je me suis commandé ma toute première méthode pour m'y mettre, lentement mais sûrement. Et ça m'attriste beaucoup parce qu'évidemment, vous le devinez, je vais être obligée de regarder des séries suédoises pour m'améliorer... Quand j'avais cagoulé Himmelblå il y a quelques temps (que j'ai pas reviewé parce qu'on va le dire sincèrement, je l'avais vu à cause des retours qui semblaient bons et de la nomination aux Gullruten, et que j'ai fini par découvrir une version norvégienne de Ruri no Shima, et qu'en plus c'est Koselig Med Peis qui a gagné), j'avais eu le plaisir de découvrir que le fichier comportait des hardsubs sous-titrés en norvégien ; j'espère pouvoir en trouver aussi pour des séries suédoises. C'est un changement vraiment important pour moi parce que c'est un pas que je n'ai jamais franchi auparavant pour les séries étrangères... Une drôle d'aventure s'annonce.


Bon, pour le dernier point... Je vous avoue qu'à part La Sorcière (que je n'ai encore jamais vue répondre à un tag), Shoone (s'il me lit), et Scarlatiine (qui a dit que sur son blog elle parlerait parfois séries, donc tentons), tous les blogs que je lis de près ou de loin ont déjà répondu à ce tag ou s'apprêtent à le faire. Du coup, si vous voulez, prenez donc, et dites que c'est de ma part !

Posté par ladyteruki à 19:21 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

30-09-10

In memoriam

L'air de rien, Lone Star, c'est fini, mais ça n'empêche pas de repenser à ce que signifie cette annulation, en général bien-sûr, mais aussi dans le cas particulier de chaque téléphage. Car chacun y réagit différemment, comme à toute annulation, mais de façon exacerbée vu les circonstances. Même ceux qui s'en foutent ont l'air d'y mettre plus d'entrain qu'à l'ordinaire !

Alors que j'avais l'impression d'avoir fait le point, d'avoir pris de la distance hier, et d'être "passée à autre chose", je suis tombée sur le post de Fabien, sur Critictoo. Sur certains points, je le comprends, bien que ne partageant de toute évidence pas son avis ; et sur certains je comprends la logique, à plus forte raison parce que moi-même je ne suis pas partisane de laisser des plombes à une série pour s'améliorer ! Mais il ya un point qui m'a quand même relancée dans mes réflexions post-annulation de Lone Star :

Memories

Bah écoute, moi, au moins, et certainement pas que. Et je ne me considère vraiment pas comme ayant de la mémoire (ne me demandez pas ce que j'ai mangé hier ; si, en fait ça c'est facile parce que je mange toujours la même chose. Ptet que c'est parce que j'ai oublié que j'en ai déjà mangé la veille ? Bref.), je considère simplement que c'est pas parce qu'une série est annulée qu'elle doit pour autant être oubliée.
Alors oui, ces séries citées n'ont pas eu le succès (vraiment pas !) de certaines autres annulées également. Et ne le méritaient pas forcément de toute façon (comme le souligne l'adjectif accolé à Do Not Disturb). Et alors ? On n'est pas des poissons rouges ! On n'est pas forcés d'oublier une série simplement parce qu'elle n'a pas fait ses preuves, quelle qu'en ait été la raison. Et je suis à peu près sûre qu'on peut trouver pour chacune des gens qui ont aimé (j'ai au moins un nom à l'esprit pour Viva Laughlin...).

Je me rappelle d'Emily Reasons Why Not. J'avais vu le pilote vite fait, il ne m'avait guère convaincue, je n'aime pas Heather Graham en plus, mais je me souviens l'avoir vu, bien-sûr. Il y a un ou deux ans j'ai eu envie de le revoir, pour comparer (mes fameux revisionnages). Je ne sais plus pourquoi le projet n'a pas vraiment abouti, mais finalement ça ne s'est pas fait. Toujours est-il que, voilà un peu plus d'un an, j'ai utilisé le titre de cette série pour nommer l'une de mes catégories. C'est une histoire téléphagique parmi des millions d'autres, car cette série n'a pas compté pour moi. Mais comment oublier ? Ce sont 20 minutes de ma vie, vous avez 20 minutes de votre vie que vous avez effacées de votre mémoire, vous ? Je ne dis pas que je suis capable de dire quel jour j'ai regardé le pilote de cette série, et je ne suis pas capable de vous fredonner la chanson du générique (à la réflexion il n'y en avait probablement même pas), mais enfin, je me souviens l'avoir vue.

Puisqu'on parle de générique, oui, je me souviens de Happy Hour. Sur mon disque dur qui est passé de vie à trépas par une nuit d'avril que je n'oublierai jamais, j'avais le générique et je l'écoutais régulièrement, d'abord parce qu'il faisait partie de ma playlist de génériques, et ensuite parce qu'il était plutôt classe. Aujourd'hui je ne l'ai plus, mais tant pis. Et pourtant je ne suis même pas sûre d'avoir vu le pilote, pour le coup. Je me souvenais de Wonderland avant même de l'avoir vue, par son générique saisissant de beauté, par exemple.
Car c'est assez incroyable : on n'a pas besoin d'avoir vu une série pour la connaître au moins un peu.

Pendant des années, j'entendais parler de Firefly. La série a été annulée en 2002 dans des conditions sur lesquelles je ne suis même pas certaine qu'il soit nécessaire de rappeler tant la culture téléphage les porte comme une cicatrice ; il y a des séries qu'en tant que conscience collective, nous avons continué à faire vivre. Firefly était-elle une bonne série ? Quand j'ai fini par la découvrir en 2005 ou 2006, je vais vous dire : elle n'était pas aussi bonne que ce qu'on m'en avait dit. Mais elle avait du potentiel, il lui aurait fallu du temps pour s'améliorer, avant de pouvoir devenir une excellente série. Alors, la critique ne fait pas le succès d'une série ? Certes, mais quand je vous parle de Firefly, vous savez de quoi je cause. Et très sincèrement, si la série n'avait pas été de Whedon, aujourd'hui elle figurerait parmi la liste des oubliées-parmi-tant-d'autres de Fabien.

Nous entretenons le souvenir de certaines séries et pas d'autres. Les sites d'information et les blogs en sont en grande partie responsables : cela commence dés la rédaction de news. Personne ne vous parle de certaines séries au point que vous n'êtes même pas sûrs qu'elles soient encore à l'antenne, mais d'autres, on fera des news tous les quatre matins ; problème constaté à plusieurs occasions pour des séries à longévité équivalente... Peu de news sur Medium, apparue la même année que Bones ou le revival de Doctor Who. Drop Dead Diva, on n'en parle que quand elle est renouvelée, on se tamponne le coquillard de ses guests ou ses audiences (je ne sais même pas si ce dernier point a de l'intérêt, je me contente de constater), quand n'importe qui est capable de vous parler de Flash Forward quand il s'agit de faire des parallèles avec The Event.
Nous avons une mémoire sélective, mais elle est aussi largement dirigée par les médias téléphagiques que nous consultons. Je suis prête à parier que les lecteurs réguliers de ladytelephagy ont entendu parler de certaines séries que Fabien jugerait tout-à-fait oubliables. Et elles le sont sans doute. Pour autant quand je vous parle de Rude Awakening, vous finissez par vous en souvenir (le contraire serait un comble :P ), et le post d'hier, avec ses tags et ses liens, prouve que j'ai parlé de plusieurs des séries qui ont été les premières à être annulées. Les lecteurs de Critictoo voient aussi défiler des noms de séries annulées pour lesquelles je n'ai qu'un souvenir vague, d'ailleurs.
Si ceux qui écrivent sur les sites spécialisés sur les séries ne font pas l'effort de la culture téléphagique, s'ils se contentent de jouer les blogs à review de luxe, que font-ils ? Ils consomment et éventuellement poussent à la consommation, c'est tout. C'est tellement dommage ! Et je sais que l'équipe de Critictoo veut souvent faire bien plus, alors pourquoi diminuer Lone Star au seul prétexte qu'elle est annulée et que ça veut bien dire qu'il faut aller de l'avant ? Nous ne le faisons pas toujours, et quand nous le faisons, ce n'est d'ailleurs pas toujours pour les bonnes raisons.

Qui se souviendra de Gravity dans quelques années ? Moi. Peut-être juste moi. Pendant que mon voisin se souviendra de Dante's Cove et qu'un autre gardera la nostalgie de la poignée d'épisodes de Studio 60 on the Sunset Strip. Cela n'ôte ni n'ajoute rien aux qualités de ces séries. Mais c'est plus sincère d'admettre que l'affectif joue son rôle dans notre effort de mémoire, en plus du conditionnement de certains sites et/ou rédacteurs qui choisissent également leurs sujets à l'affectif ou selon des paramètres moins louables. Je préfèrerais que Fabien explique honnêtement que la série ne l'a pas conquis et qu'il ne va pas la pleurer. Ça me semblerait moins contradictoire avec la mission-même du site sur lequel il passe une énergie considérable à parler même de séries qui semblent oubliables à d'autres.

Quand je lis ça, j'ai pas envie de tourner la page sur quoi que ce soit. Quand je lis ça, j'ai envie de parler de séries oubliées. Peut-être même créer une rubrique, tiens ! Aujourd'hui, tiens, je sais pas... si on parlait de 3 Lbs. ? Qui se souvient de 3 Lbs. ? Pas grand'monde.
C'est pas une raison.

3LBS

Posté par ladyteruki à 16:47 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

13-01-09

Pour ceux qui devaient se lever ce matin...

Après voir râlé parce que l'horaire était ridicule, j'ai mis à profit une brèche dans mon emploi du temps pour jouer les téléphages noctambules, comme au bon vieux temps, et j'ai regardé le pilote de la série britannique Afterlife.
Ouais, comme vous dites.

Bon, alors, tout commence quand une médium du nom d'Allison (comme Allison Dubois de Medium, mais en moins sexy... si-si, c'est possible) s'installe dans une nouvelle maison, espérant apparemment changer de vie. On se demande comment puisque pas un seul instant elle ne cherche un nouveau job pour subventionner ladite nouvelle vie ; en fait, sa seule activité rémunérée sera de participer à une séance de spiritisme... on sent tout de suite la nana qui cherche à tourner la page, hein.

En parallèle, Robert, un prof de psychologie, explique à ses élèves que les médiums sont tous des charlatans. A cette seconde précise, on sait déjà qu'il va rencontrer Allison et se fritter avec elle avant de la suivre dans de trépidantes aventures ; on pourrait presqu'aller se coucher à ce stade, mais dans ce cas, on aurait revu Thelma et Louise pour la centième fois pour rien (c'est vrai que rien ne fait plaisir comme la vision de Geena Davis plongeant tête la première dans le Grand Cañon, mais quand même, cent fois c'est beaucoup même pour un bon film). Mais Robert est bien gaulé et il a de jolis yeux, un peu comme Adrian Pasdar dans Mysterious Ways, mais en moins sexy. D'ailleurs les ressemblances entre les deux séries sont tellement frappantes que j'en ai un bleu. Bref on reste quand même devant Afterlife, on n'est pas resté éveillé à des heures indues pour se pieuter maintenant... pour tenir le coup, j'ai ouvert une bouteille, et je suis restée courageusement devant ma télé.

En fait j'ai menti, ce n'est pas tout-à-fait avec le captivant déménagement d'Allison que l'épisode a commencé, mais bien avec un bon gros poncif du genre : le flashback qui met en situation. On y voit donc une famille mourir dans les gaz de pot d'échappement, à l'exception d'une petite fille qui en réchappe, ce qui est logique sinon il n'y a pas d'épisode. Comble de chance, le monde est vraiment petit, la gamine a grandi et est maintenant l'une des élèves de Bob. Et chose encore plus incroyable, on voudrait le faire exprès qu'on pourrait pas, il va faire rencontrer la petite survivante et Allison, et ce qui devait arriver arrive : Allison réveille les démons du passé en apercevant le fantôme de la mère de la gamine, qui, on s'en souvient, est morte dans les gaz de pot d'échappement. Et on en est tous très surpris.

Cet épisode introductif est surtout l'occasion pour Allison de répéter trois ou quatre fois son petit numéro de médium : elle a l'air décontenancée, elle regarde ailleurs, et pouf, ya quelqu'un dans un coin, vous le voyez vous, moi je le vois. Elle fait donc le coup à plusieurs personnes qui sont toutes très émues, parce qu'évidemment Allison met toujours dans le mille, après tout elle est l'héroîne de la série, il ne s'agirait pas qu'elle soit faillible. Donc elle va faire le coup plusieurs fois : deux fois pendant la soirée de spiritisme dont une fois à la petite survivante, puis chez elle, à Bob, qui, ça alors on l'a pas vu venir, a rappliqué chez elle pour lui dire que ce qu'elle fait c'est rien que des conneries. Hips. Parce que comme Bob est prof à la fac, il a beaucoup de temps libre et il n'a rien trouvé de mieux que l'employer à aller insulter Allison chez elle. Ils sont vraiment payés à rien foutre, ces fonctionnaires.

Donc une fois qu'on a bien pigé le truc ("I see dead people"), on est forcément contents de voir que la petite survivante a pété un câble et va chercher chez Allison la sérénité. Allison et son mascara magique qui donne de la gentillesse dans les yeux lui fait son petit speech, et l'étudiante semble aller mieux. La preuve, elle marche dans la rue et elle sourit. Si c'est pas un signe, ça. Du coup tout va bien dans le meilleur des mondes, mais zut de zut, qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire d'ici au générique de fin. Peut-être qu'il va y avoir un revirement de situation, on sait pas... Il va sans dire qu'à ce stade je me suis sentie très triste parce que j'avais fini ma bouteille de scotch et qu'il restait encore plusieurs minutes d'épisode à se farcir.

Le plus incroyable c'est qu'un revirement de situation se produit : la petite étudiante s'est tranché les veines. Donc du coup on l'emmène très vite à l'hôpital et là, Bob, les amis de la petite étudiante survivante et Allison sont effondrés parce que la gamine a clamsé. Et évidemment Allison se sent très coupable et je crois même qu'elle se prend une giffle, j'ai pas fait très attention j'étais en train d'ouvrir une seconde bouteille. Mais tout va bien parce que la petite a rejoint sa mère et qu'elles sont réunies.
Evidemment Allison en a quand même gros sur la patate, mais le prof vient la voir pour lui dire qu'il va écrire un livre sur elle, et tout de suite elle se sent mieux parce que le livre sera adapté en série télé et qu'elle va se faire des co*illes en or, ce qui est d'autant plus agréable qu'elle en avait marre de donner des séances de spiritismes dans une salle des fêtes de banlieue le jeudi soir. Et puis ce qu'il y a de bien, c'est qu'elle a des péripéties toutes trouvées pour le bouquin, puisqu'elle voit le fantôme du fils de Bob... Angoisse, suspense, à suivre, tout ça.

Mon bilan ? Après de longues heures de réflexion, d'analyse et de rédaction, ma conclusion au lendemain de ce visionnage sera qu'Afterlife, ça donne mal au crâne.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Afterlife de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 14:48 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

13-12-08

La double vue courte...

Chaque fois que je tombe sur Medium, je m'aperçois que la série se concentre étrangement sur Ariel, la fille aînée des Dubois, au lieu de continuer à se préoccuper de, mon Dieu, comment elle s'appelle, déjà, leur héroïne ? Allison, voilà !

En général, dans une série, quand on choisit d'introduire et/ou mettre en avant un personnage plus jeune, surtout si c'est une fille, il y a deux explications à cette nouvelle direction :
- on a épuisé toutes les intrigues possibles avec le personnage principal et on espère redonner un coup de fouet à la série avec cette nouvelle orientation (ex : Buffy)
- on met en place une mythologie qui nous prépare, en fait, pendant plusieurs saisons, via la mère, à affronter les capacités encore plus grandes de la fille
Lequel vous semble le plus probable ?

Dans une excellente série, je n'aurais pas tellement de difficulté à me dire que nous sommes dans une phase transitoire, et que les capacités d'Ariel vont devenir quelque chose d'impressionnant. C'est vrai aussi que très tôt dans la série, on nous a préparés à ce que les filles Dubois aient également les pouvoirs psychiques d'Allison, on ne peut donc pas blâmer la prod d'avoir fait un volte-face désespéré et soudain. Cependant, dans une bonne série comme Medium, et surtout quand on connaît son étonnante capacité à ne, surtout, jamais surprendre le spectateur, on a quand même du mal à se dire que cela fait partie d'un plan à long terme. Non que les histoires soient sans intérêt, mais on sent bien que ça ne portera pas à grandes conséquences.
D'autant que cet axe, déjà, n'est pas nouveau, et semble déjà s'embourber en lui-même.

Des séries comme Medium, de toutes façons, on se demande ce qu'on est censés en faire sur le long terme. Je fais partie de ceux qui avaient aimé au début, mais comment ne pas se lasser ? Il n'y a, pour ainsi dire, aucun enjeu. Ou plutôt si, mais seulement des enjeux à court terme. Ceux pour lesquels on n'a pas d'intérêt au-delà d'une semaine.
Que nous propose, finalement, Medium, sur le long terme ? Très logiquement, il fallait qu'on en vienne aux filles, mais d'un autre côté, que feront-elles de plus qu'Allison de leur pouvoir, en étant en plus si jeunes ?

La grande question, en fait, c'est juste : où va-t-on ? Et chaque fois que je tombe sur Medium, je me dis : pas bien loin.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Medium de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:08 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

19-11-08

[DL] Medium

Je viens de voir un trailer sur M6 : apparemment, Medium revient samedi dans la Trilo. Je dis "apparemment", ce qui est une bonne indication sur la façon dont je suis la série, mais je suis quand même contente, Medium est une série parfaite pour la Trilo, et je peux me tromper, hein, mais je n'ai pas souvenir que ça ce soit déjà produit. Je vois la série en fin de semaine, le soir, notamment le vendredi, mais la Trilo, il ne me souvient pas. Je peux être dans le faux et les plus affutés d'entre vous sauront me le faire remarquer.

Medium
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Du coup, c'est l'occasion pour moi de déterrer le si réussi générique de la série, parce qu'il faut bien le dire, je le trouve très bien fichu. On est dans l'onirique, et en même temps j'aime beaucoup les allusions aux tests de Rorschach... le générique a aussi su éviter les poncifs du genre, en utilisant beaucoup de couleurs et de clarté, alors que ç'aurait été si facile de jouer avec le côté nocturne du rêve et de l'angoisse en général...
Dans le fond, je l'aime bien, cette série. C'est juste que sur le long terme, bon, on décroche, quoi.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Medium de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:52 - Médicament générique - Permalien [#]


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