ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

18-09-12

Still haven't found what I'm looking for

Pas facile, ce défi, hein ? Ouais, je trouve aussi. Des pilotes, plus on en reviewe, plus il en vient. Notez bien que je ne me plains pas mais, bon, faut tenir le rythme ! Ca se calmera sans doute quelque part en novembre... enfin, je l'espère ! Et encore, dites-vous que vous ne faites que les lire, whisperintherain et moi devons les écrire ! C'est de l'organisation, et quand les intégrales et les coups de coeur s'en mêlent, c'est un peu compliqué, forcément.
Aujourd'hui, direction l'Irlande et le Royaume-Uni avec Moone Boy, une étrange série dont, je préfère autant vous prévenir, je ne sais pas trop quoi penser... En espérant que la review de whisper soit plus claire que la mienne !

MooneBoy

Alors, de quoi parle Moone Boy ?
Bonne question. Je ne suis pas très convaincue de savoir y répondre. Difficile d'en déterminer le héros, par exemple, tant ce premier épisode semble partir dans plusieurs directions.

A première vue, j'aurais dit que le personnage principal de cette étrange dramédie est Martin, un garçon sur le point de fêter ses 12 ans, et pour qui l'école n'est pas un lieu de tout repos. Mais en réalité, vu que Chris O'Dowd est au générique de la série et qu'il incarne l'ami imaginaire de Martin, on pourrait penser que c'est lui, le personnage central de la série. Sauf que non, parce que l'épisode s'attarde tellement sur le père de Martin, que le petit garçon en deviendrait presque anecdotique. Et finalement le petit monde de Moone Boy semble dépourvu d'un héros clair et défini ; pour beaucoup de séries, on pourrait penser que ce n'est pas une mauvaise chose, qu'il s'agit d'un ensemble show, mais ça ne s'applique pas vraiment au cas présent ; j'ai ressenti cette absence de focus comme un échec pour m'attraper.

L'idée de l'ami imaginaire me plaisait pourtant beaucoup. Quand j'ai entendu parler de la série pour la première fois, j'ai trouvé le concept poétique et émouvant. Dans les faits, la présence de Sean, le meilleur ami invisible de Martin, est si sporadique et si peu significative qu'on pourrait presque, si ce n'était pas ironique, la qualifier d'inexistante. Moone Boy n'est donc ni Wilfred dans les années 80/90, ni Calvin & Hobbes. Et c'est tout le problème ! Comment apprécier une série qui ne se donne aucun mal pour, dans le pilote, nous faire ressentir le genre de lien qui unit un enfant à son ami imaginaire ? C'est injuste, mais c'est comme ça : d'autres sont passés avant, sur un thème similaire, et Moone Boy ne parvient pas à rivaliser.
Je pensais que dans ce cas, d'une façon plus générale, ce serait l'imaginaire de Martin qui prévaudrait ; l'utilisation de ses dessins en début d'épisode me l'avait en tous cas laissé espérer. Mais là encore, ce point de vue est largement délaissé, et les séquences pendant lesquelles le jeune garçon imagine des choses vont être reléguées au rang des gadgets transitoires d'un acte à l'autre de l'épisode.
Pour un peu, les déboires de Martin, martyrisé par deux affreux à l'école, pourraient en réalité servir de pont afin de nous mener doucement vers l'intrigue du père. Mais ce n'est pas le cas, puisque les séquences dédiées à celui-ci seront entrecoupées de scènes totalement anodines concernant Martin et l'une de ses soeurs. Ce qui est dommage car j'aimais énormément l'idée d'un club entre pères désespérés, mais l'idée n'est pas allée très loin non plus pendant l'épisode, du fait du temps d'antenne réduit.

Le problème de Moone Boy, évidemment, c'est que j'en attendais quelque chose de précis, trop précis peut-être. Pas sur le plan du ton, où je me retrouve bien dans le côté dramédie pas trop outrancière mais ponctuellement drôle, mais plutôt du point de vue de l'histoire et des personnages. C'est comme si la série avait dû choisir une direction mais qu'elle s'y était refusée : à trop vouloir en dire, on finit par ne plus rien dire du tout. Pour ce pilote, j'attendais de toute évidence des choix plus marqués, plus radicaux, dans le point de vue de l'enfant ou de son ami imaginaire. Mais en-dehors de quelques petites remarques sarcastiques ou affectueuses, Sean n'apporte rien au cours des évènements.
...Mais peut-on réellement reprocher à une série de n'être pas celle que l'on voulait ?

A mon goût en tous cas, Moone Boy manque de fantaisie, ou de nostalgie, ou de tendresse. Le pilote avait le choix des armes mais n'en a dégainé aucune. Le plus effrayant, c'est que rien n'indique au vu de cet épisode que Moone Boy ne sera pas constitué de 6 épisodes totalement indépendants, ce qui, grosso-modo, en fait une sorte de Malcolm tiède et vaguement rétro. Un deuxième épisode a été diffusé à la suite du pilote vendredi, mais toute envie de m'y atteler m'a abandonnée à l'issue du visionnage du pilote.

Est-ce que j'aurais mieux donné sa chance à Moone Boy si je n'avais pas lu son pitch ? Probablement que j'aurais été plus ouverte en lançant l'épisode, et que j'aurais placé mes espoirs un peu moins haut pour le personnage de l'ami imaginaire, par exemple. D'autres points, par contre, m'auraient probablement déçue, comme la place très restreinte des dessins de Martin, mettons. On ne saura évidemment jamais ce que j'en aurais pensé si j'étais venue à Moone Boy vierge de toute idée préconçue...
L'expérience de ce pilote n'aura donc pas été concluante, mais me conforte dans ma volonté de vouloir éviter au maximum de me renseigner sur une série avant de la découvrir. J'aurais donc retenu au moins une chose de ce pilote...

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 23:21 - Review vers le futur - Permalien [#]

22-08-12

Nos voisins les Voronine

SemaineRusse

Hier, nous avons parlé du développement de la série russe Voroniny... mais c'est resté assez théorique. Laissez-moi à présent passer à la phase pratique.

Il a été dit dans ces colonnes, en de maintes reprises, combien le remake de sitcom américain était une hérésie dont les coupables méritaient, à défaut de l'interdiction d'approcher un studio de télévision, rien moins que la peine capitale ; j'exagère à peine. Mais chaque série est un cas particulier et, avec une persistance qu'Einstein aurait probablement assimilée à de la folie, je tente régulièrement des pilotes de remakes étrangers de sitcoms américains parce que, eh bien, je suis masochiste, probablement.
Plusieurs de ces saligauds ont été évoqués dans ces colonnes, je ne vous refais pas la liste globale, mais en particulier, pour la Russie, quelques unes ont pu être évoquées, comme évidemment Maia Prekrasnaia Niania (pour Une Nounou d'Enfer), Maia Liubimaia Vedma (Ma Sorcière Bien-Aimée) ou Kak ia Vstretil Vashu Mamu (How I met your mother). On ne vous demandera pas plus de les prononcer que de les regarder, rassurez-vous !

Mais puisqu'hier, nous avons assisté aux tribulations de Philip Rosenthal alors qu'il allait travailler, aux côtés de l'équipe russe de la série, sur l'adaptation de Tout le monde aime Raymond, je me suis dit que c'était l'occasion en or de comparer le travail avant/pendant/après. C'est-à-dire, en connaissant la série d'origine, en voyant le documentaire Exporting Raymond, et maintenant, avec le pilote de Voroniny.
Pour commencer, je crois que chacun ici a vu au moins un épisode de Tout le monde aime Raymond, non ? Non ? Bon bah allez-y, je vous attends.
...
Donc maintenant, tout le monde a vu Raymond et nous avons tous les bases pour avoir cette discussion.

Comme expliqué dans Exporting Raymond, Philip Rosenthal a suggéré aux auteurs de ne pas commencer par adapter le pilote, mais de plutôt choisir, comme premier épisode pour la série russe, un scénario ultérieur. L'idée est donc de quand même piocher dans les scripts acquis par STS, ce qui signifie que cela reste conforme à l'esprit de la série, mais en rendant le scénario plus accessible au public russe.

La démarche peut surprendre, et en tant que téléphage, j'avoue que l'idée m'a un peu rebutée : un pilote a une raison d'être ! Et si on écrit un pilote correctement, normalement il n'est pas interchangeable avec n'importe quel autre épisode de la série. Le pilote est un exercice de style qui réclame une structure particulière ; l'exposition a son importance. C'est d'ailleurs bien pour ça que j'aime tant les pilotes.
Mais bien-sûr, après réflexion, je me suis dit : après tout, pourquoi pas ? dans le cadre d'une série non-feuilletonnante, c'est moins pénalisant.

Dans Exporting Raymond, Rosenthal suggère d'adapter en guise de pilote pour Voroniny l'épisode "Baggage" ; c'est un épisode de la 7e saison de Tout le monde aime Raymond dans lequel, en rentrant de weekend, le couple laisse une valise dans l'escalier, qui devient l'objet d'un bras de fer pendant des semaines, car aucun des deux ne veut prendre être celui qui rangera la valise.
Cela avait occasionné plusieurs discussions dans le documentaire, car les scénaristes russes ne comprenaient pas les gags ni la dynamique de couple qui était mise en lumière par cette petite situation absurde (l'histoire ne dit pas pourquoi personne n'a pensé à protester que, à des fins de réalisme, la série russe se déroulait dans un appartement... où il n'y a pas d'escalier, donc). Mais on était restés, en fin de documentaire, sur l'impression que c'était tout de même, après bien des explications, l'épisode retenu.
Pas du tout : l'épisode choisi finalement pour ce pilote russe n'est pas "Baggage", car le pilote de Voroniny est finalement l'adaptation de l'épisode "Your place or mine?", le 7e épisode de la 1e saison dans lequel une dispute entre les parents de Raymond pousse la mère de celui-ci à s'installer avec son fils et sa bru, au grand désespoir de cette dernière.

Voroniny

Force est de constater pourtant que, si le coeur de l'épisode est directement adapté, et de façon relativement litérale, ce n'est pas le cas de l'intro ni de l'outro qui ne sont pas présents dans "Your place or mine?". Ces gags indépendants (qu'on retrouve dans de nombreuses séries comiques, et qui est une figure de style que des séries comme Malcolm ont porté au rang d'art dans l'art) n'étant en effet pas liés à l'histoire de l'épisode, on peut ainsi les mélanger à volonté sans que cela n'ait aucune incidence.
Pour le spectateur russe, en fin de compte, la série Voroniny commence alors que Kostya (l'équivalent de Raymond) est devant la télé en train de manger des chocolats, et il n'en reste plus qu'un. Sa fille, débarque alors, repère le dernier chocolat, et espère le manger ; Kostya lui propose de jouer à cache-cache : si elle trouve la friandise, elle pourra la manger... mais en guise de cachette, pendant qu'elle ne regarde pas, il se dépêche de l'avaler goulûment lui-même tout en la guidant avec des "tu chauffes"/"tu refroidis" histoire de l'occuper pendant qu'il mâche. Sauf que, retournement de situation, finalement la petite découvre une boîte entière de chocolat, soigneusement cachée. C'est Vera, la femme de Kostya, qui l'avait mise là pour se les garder et que Kostya ne mange pas tout. Une amusante façon de dépeindre habilement la dynamique de la maisonnée ; mais les connaisseurs de Tout le monde aime Raymond auront remarqué que les grands-parents sont totalement absents de cette introduction, alors qu'ils sont au coeur de la série.
L'outro de l'épisode reprendra d'ailleurs ce petit gag en montrant Kostya dans la cuisine de ses parents, avec son père. Et devinez quoi, il ne reste plus qu'un chocolat ! Kostya essaye de le récupérer mais c'est son père qui le lui arrache des mains comme si c'était la chose la plus naturelle au monde. De retour chez lui, Kostya veut se mettre devant la télé, mais la télécommande a disparu : c'est sa fille qui l'a planquée, et pendant qu'il cherche la télécommande, la petite lui assène des "tu chauffes"/"tu refroidis" narquois...
Nul doute que ces scènes doivent se retrouver dans l'un des 210 épisodes de la série originale (ou au moins dans les quelques dizaines de scripts achetés initialement par la chaîne russe), mais ils ont le mérite de brosser un portrait assez révélateur des dynamiques au sein de la famille, et de la "chaîne alimentaire" de cette petite tribu.

Bon, mais l'épisode lui-même, alors ? En-dehors de ces deux scènes, le déroulement de l'épisode est conforme à l'original américain dans le scénario, au moins dans la structure de l'histoire : les parents de Kostya se disputent, la mère emménage avec Kostya et Vera, commence à traiter Kostya comme s'il était un enfant et à récurer l'appartement de Vera de fond en comble, excédant celle-ci au point de faire son possible pour rabibocher le couple.
Il y a des différences dans le choix des scènes explicitant le déroulement du conflit : certaines scènes ont été écourtées, rendant les réactions de certains personnages plus unidimensionnelles. Ainsi, le soir de la dispute, Vera décide d'aller dîner avec le père de Kostya dans sa maison où elle le sait seul, afin de lui tenir compagnie (et implicitement d'échapper à sa belle-mère, ainsi que dans l'espoir de plaider pour une réconciliation). Dans la version américaine, la scène commence alors que Debra se régale parce que le père de Raymond mange de la junk food et que c'est quand même bien sympa ; même si ensuite le plat principal qu'il a cuisiné lui-même est une horreur. Dans la version russe, on attaque tout de suite le plat dégueulasse et l'expression écoeurée de Vera. Bon, ça apporte moins de complexité aux personnages et à leurs réactions, mais ça relève du détail, dans le fond. Pourquoi pas ? C'est un bon exemple d'appropriation, et du coup, dans le fond ça valait peut-être mieux qu'une adaptation au pied de la lettre.
Qui plus est, en choisissant de commencer par cettte histoire, Voroniny fait aussi un choix dans la façon dont il expose ses personnages : l'épisode, et donc la série, commence sur une dispute, qui montre les parents de Kostya comme des gens très sanguins. C'est notamment l'occasion pour le grand-père de passer pour un colérique, ce qu'il n'est pas exactement "en temps normal" (mais il n'y a pas encore de "en temps normal" pour le spectateur russe). On voit bien, en mettant cette scène en avant d'entrée de jeu, comment la perception des personnages est modifiée.

Mais le plus frappant dans ce pilote de Voroniny, en matière de différences avec l'original, c'est certainement le jeu des acteurs.
Que Philip Rosenthal se rassure : ses prières ont été entendues. Certes, les Russes semblent avoir eu du mal à se départir des rires enregistrés, qui hantent l'épisode (mais de façon moins insupportable que dans Maia Prekrasnaia Niania, qui hante encore mes nuits).
Mais on n'est pas du tout dans les singeries montrées dans Exporting Raymond sur le tournage de la série. Les acteurs russes font preuve d'un grand sens de la mesure, et en fait, à l'exception peut-être des grands-parents qui sont un peu plus expansifs (mais c'est aussi le rôle qui veut ça), ils sont au contraire d'une grande sobriété, tournant l'humour de la série en une festival de répliques pince-sans-rire.
Regarder l'épisode équivalent de Tout le monde aime Raymond renvoie, et c'est finalement une sacrée ironie, une solide impression de surjeu. En comparaison, la plupart des acteurs russes sont d'une grande sobriété, et en particulier l'interprète de Vera, Ekaterina Volkova, bien plus drôle et pourtant bien plus modérée que Patricia Heaton.
Et c'est finalement assez fascinant de voir comment ils incarnent les mêmes personnages, sans aucun doute possible, reconnaissables immédiatement, et répondant aux mêmes caractéristiques, tout en les rendant moins extrêmes, plus naturels.

Au final, il ressort de Voroniny l'impression troublante d'avoir assisté à une version moins théâtrale de Tout le monde aime Raymond. Pour moi qui n'aime pas la série d'origine, c'est un compliment, et pas des moindres, que d'avoir trouvé l'épisode pilote de cette adaptation convaincant, et pas du tout agaçant. L'absence de Ray Romano n'y est pas étrangère, mais n'est pas non plus la seule explication.
En tous cas, preuve est ainsi faite qu'un remake (a plus forte raison de sitcom américain) n'est pas forcément synonyme de merde honteuse ! Et ça, c'est quand même une sacrée bonne nouvelle, non ?

Posté par ladyteruki à 16:34 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

13-07-11

Le poing levé

Tout a commencé il y a un peu moins d'un mois et demi, sept semaines, en fait. Nous voici arrivés 222 épisodes plus tard, et j'ai fini mon intégrale de Roseanne. Ce fut toute une épopée qui a notamment comporté un achat de l'intégrale, des semaines de délice, et une dernière semaine où j'ai bien souvent été à la torture, mais j'y reviens en temps utile.

Et avant de vous faire un petit post de bilan (je sais bien, je n'ai jamais le réflexe d'en faire et il faudrait que je prenne le temps de vous reparler de Cloudstreet, par exemple, ou de mon revisionnage de The No. 1 Ladies' Detective Agency, mais je n'ai simplement pas pris le pli...), je voudrais revenir sur cette expérience incroyable qui consiste à assister à la fin d'une série. En ces temps d'annulations souvent intempestives (même quand on fait tout ce qui est en notre pouvoir pour les éviter), on a tendance à oublier. Et puis, suivre une série sur plusieurs années, et s'envoyer l'intégrale en quelques semaines, ça transforme aussi le regard qu'on a ce sur final. Bref, on a parfois tendance à oublier ce que c'est que de voir grandir une série et la voir se préparer à disparaître, et à le faire en quelques heures.
Pour tout vous dire je suis encore ébranlée. Des personnages qu'on avait appris à aimer, qui s'en vont sans espoir de retour, ce n'est pas un spectacle dont on sort avec le sourire.

Conner-1

Pourtant comme je l'ai dit, ces 7 semaines ont été des véritables montagnes russes. C'est le danger des intégrales : le visionnage condensé fait qu'on voit mieux la plupart des choses. Parfois c'en sont de bonnes, on repère des références, des petits rappels, des marques de continuité qui nous auraient échappé si on avait laissé passer une semaine entre deux épisodes. Et puis parfois, il s'agit de mauvaises choses, et ça rend les choses douloureuses à regarder.

Il y a 7 semaines et 9 saisons de ça, Roseanne (re)commençait comme un sitcom honteusement drôle. Pas de famille dysfonctionnelle ici, mais un personnage central et un parti-pris atypiques, et des revendications à la pelle. Parce que la mission première de la série n'a jamais été de simplement faire rire, mais de faire rire pour faire passer la pilule d'une masse de prises de position assumées et pas forcément bien vues, Roseanne se devait d'avoir d'excellents dialogues, et elle a longtemps brillé par leur verve sans fioriture. La série met en scène des personnages qui sont peut-être pauvres, peut-être pas très éduqués, peut-être pas sortables... mais définitivement intelligents (sauf Mark). Jamais ses personnages ne sont pris à défaut de ce côté, leur répartie ne les diminue jamais, les saillies ne sont pas là pour les tourner en ridicule. C'est donc un univers où il n'existe pas de gag à proprement parler, mais plutôt des vannes constantes et échangées allègrement par tout le monde. Et avec tout le respect que je dois à de nombreux sitcoms qui pourtant m'ont fait rire, c'est une qualité qu'on trouve rarement dans ce genre où le rire vient avant tout du ridicule.

Mais outre le fait qu'elle ne prend pas ses personnages pour des imbéciles, la série a aussi décidé de choisir ses sujets avec intelligence, décidant par là de ne pas prendre ses spectateurs pour des imbéciles. C'est l'angle social dont se prévaut tant la série.
Les premières saisons (ça s'atténue fortement lorsque Roseanne et Jackie tentent de monter leur propre affaire) sont consacrées à des intrigues vues peu ou pas du tout ailleurs, et quand elles ont un pitch de départ similaire, elles ne sont jamais traitées selon les canons du genre et surprennent toujours. La série ne nous emmène pas où tant d'autres sont allées : ainsi, quand Roseanne quitte son travaille à l'usine, elle paye le prix de sa démission et ne trouve pas de travail tout de suite. Les cordons de la bourse familiale se resserrent et elle passe plusieurs épisodes à vivoter d'un boulot de vendeuse d'abonnements par téléphone. Ainsi, chaque décision quant à l'avenir de la petite famille ne se décide pas pour nous faire rire ou provoquer un changement, mais avec toujours un oeil sur le point d'horizon, et les étapes réalistes qui se produiront forcément si un changement intervient. Le plus souvent, dans les premières saisons, ces changements sont de l'ordre professionnel et n'interviennent ni par hasard, ni de façon miraculeusement résolue. S'imprime vite un schéma, qui je pense doit être moins évident pendant un visionnage hebdomadaire, de format feuilletonnant subtil.

Ce qui est fascinant c'est aussi la façon dont ces choix sont conduits. La famille Conner ne prend jamais de décision mûrement réfléchie, ou presque, et ne se dit pas qu'il faudrait peut-être se montrer raisonnable et/ou essayer de faire quelque chose pour redresser la barre (comme on a vu plusieurs fois le faire les familles de séries comme Malcolm). Ce sont des impulsifs, ils payent le prix de leur choix, et la série ne leur trouve pas d'excuse autre que "c'était comme ça qu'on le sentait". Impossible de voir Roseanne traiter son job, en apparence parfait, dans un salon de coiffure, sans se dire que la pauvre femme a perdu la tête. Mais à aucun moment la série ne cherchera à lui donner à se justifier. Les choix de Conner, quels qu'ils soient, leur appartiennent entièrement, comme s'ils n'avaient que faire de ce que le spectateur en pensera, drapé dans son assurance de savoir ce qui est le mieux pour les personnages, ou comment il faudrait se conduire pour arranger les choses. Les Conner sont pauvres et parfois semblent tout faire pour le rester, mais c'est parce que dans le fond, ce sont des indépendants, et il y a certaines choses qu'ils ne feront jamais juste pour pouvoir payer les factures.

Derrière cette apparente désinvolture repose donc une grande part de volonté de rester libre des carcans sociaux. Les nombreuses démonstrations de Roseanne pour prouver que c'est elle qui porte la culotte, et qu'elle n'est pas une femme soumise, en sont une autre manifestation.

Au-delà du constat social, ou plutôt de la déclaration de guerre contre l'ordre social, Roseanne est aussi une série qui parle du rapport parent/enfant avec une sincérité désarmante, et la volonté là encore de ne pas donner de leçon. Parce que les parents eux-mêmes en sont bien incapables. Ils ne veulent pas tenir leurs enfants, ils ne veulent même pas leur inculquer quoi que ce soit, ils les laissent vivre même si après, pour parvenir à ce qu'elle veut, cette manipulatrice de Roseanne finir par tenter de tordre leur volonté. Mais les Conner ne peuvent jamais vraiment contrôleur leurs enfants et, sur le long terme, cela se prouvera de nombreuses fois.

J'ai dit que Roseanne était un personnage manipulateur : ce n'est pas là son pire défaut. Bruyante, désagréable, constamment en quête du contrôle total (qu'elle n'exercera jamais vraiment parce qu'elle est trop électron libre pour se contraindre elle-même à exercer longtemps son pouvoir de coercition sur la famille et les amis), cette femme qui est, comme le titre de la série l'indique clairement, au centre de tout, est aussi le personnage le plus détestable du lot, celui qu'on a envie de baffer par moments, celui qui semble toujours manquer de coeur ou de finesse pour apprécier ce qu'elle a. Ajoutez à cela que Roseanne Barr (or whatever) n'est pas la meilleure des actrices, et de loin ; fort heureusement, John Goodman est un homme de grand talent qui sauve chaque scène et porte Barr autant de fois que nécessaire.
C'était en tous cas assez osé de réussir à rendre le personnage si antipathique et en même temps de le rendre incontournable, jamais totalement haïssable parce que, admettons-le, il a aussi quelques unes des meilleures répliques.

Conner-2

La réputation de Roseanne la précède : il est de notoriété publique (téléphagiquement publique, disons) que sa fin est une erreur de la nature. Après bien des rires et des épisodes engloutis avec gloutonnerie, je suis arrivée dimanche à la saison 9. On m'avait dit que c'étaient les trois dernières qui étaient moins bonnes, et la 7 comme la 8 se montrant appréciables (même si franchement moins abouties), je partais avec une relativement bon a priori sur la question.

C'était sans compter sur notre ennemi à tous, téléphages de bon goût : le saut de requin. Tremblez ! Roseanne effectue un jump the shark de toute beauté, exécuté avec autant de souplesse qu'une baleine et autant de doigté qu'un manchot. Et tout ça, en nous regardant droit dans les yeux avec défi, l'air de dire que c'est comme ça et puis c'est tout, à prendre ou à laisser.
Plusieurs fois je vous avoue que l'envie ne m'en a pas manqué ! Tout laisser, peu importe la loyauté qu'on ressent instinctivement envers une série qu'on a suivie assidûment et à fortes doses pendant 8 saisons dévorées en une courte période de temps.

Insupportable, le premier quart de la saison va détruire tout ce que la série avait mis en place avec tant d'intelligence, d'audace et de bonne humeur incisive. La saison tombe totalement à plat. Les cosplay quasi-permanent est insultant. Le défilé complètement gratuit des guests est insupportable. Les intrigues tiennent sur du papier à cigarette (un cas d'école : l'épisode dans le train). Ne sont à sauver que quelques épisodes (déjà initiés dans des saisons précédentes, maintenant plaqués sans le moindre remords sur une intrigue moribonde) qui servent d'hommages aux grandes comédies de la télévision américaine, comme Gilligan's Island, That Girl, I Dream of Jeanie, et bien d'autres (on retrouve la même volonté dans Une Nounou d'Enfer, qui n'a jamais renié ses influences).

C'est une abomination, et il n'y a pour cela qu'une personne à blâmer : John Goodman. Chaque fois que Dan disparaît pendant la saison, c'est une torture que de voir les intrigues se déverser dans le tout à l'égoût. Chaque fois que Goodman accepte de se coltiner Roseanne Barr, certes l'alchimie est diminuée entre eux (rarement vu une série où les tensions se ressentent autant à l'écran), mais les intrigues reprennent des couleurs.

Tout ça pour s'achever sur une fin de saison encore radicalement différente, totalement sentimentale, avec des gags plats mais beaucoup d'émotion tirée d'une intrigue qui prend une tournure incroyablement dramatique. Impossible alors de rester de marbre même si on s'étonne un peu, dans le fond, de s'être autant éloigné de la comédie (mais avec le talent des meilleurs tear-jearkers). S'ajoutent à cela de nombreuses mais très fines touches du type "bouclage de boucle", comme autant de rappels des premières saisons et/ou des gimmicks de la série, qui complètent parfaitement l'effet recherché lorsqu'on aborde la saison finale d'une série qu'on connaît sur le bout des doigts.

Hélas, Roseanne se clôt sur un dernier affront, la scène finale du dernier épisode nous inflige encore quelques blessures en balayant d'un revers de la main (comme une vengeance de la créatrice de la série) les éléments auxquels on s'était le plus attachés.

Conner-3

Pleine de surprises, bonnes comme mauvaises, Roseanne est une série qui change radicalement la face du sitcom. On peut ne pas en aimer les recettes, on peut en déplorer l'évolution finale, on peut adresser des reproches et beaucoup seront fondés.
Mais on ne peut lui enlever le caractère proprement révolutionnaire de son ton et de son propos dans ses premières saisons, et la galerie de personnages épatante qu'elle développe (la série se montre très fidèle à nombre d'entre eux, qui n'apparaissent ni ne disparaissent jamais vraiment de façon soudaine dans la vie des Conner, et s'applique à nous montrer comme normale la réapparition de certains d'entre eux, témoignant d'une forme de tendresse à laquelle j'ai rarement assisté dans une série).

Même fâchée, même en larmes, je finis ces 7 semaines de visionnage avec la conviction d'avoir assisté à une des plus grandes comédies de l'histoire de la télévision. Au moins au début.

Pour vous en assurer, je vous invite donc à ne pas hésiter à tenter le pilote de la série, qui devrait compter parmi les épisodes vus de tout téléphage qui se respecte. Tout le monde ici sait comment tirer le meilleur d'un post La preuve par trois, dites ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Roseanne de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:35 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

05-09-10

[DL] Lockie Leonard

Ça m'a pris un peu de temps pour réussir à cagouler cette série, mais finalement le pilote était mignon. C'est pas tout-à-fait comparable à Malcolm, mais c'est quand même un peu la même école : une famille et des situations barges, mais un gamin tendrement réaliste, partageant des émotions finalement universelles.

LockieLeonard
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Le générique appartient à cette race qui a choisi de servir d'introduction autant que d'identité à la série : on rappelle le déménagement dans un trou perdu, l'entourage avec son rôle dans la vie de Lockie, et du bleu, beaucoup de bleu, rapport au fait que Lockie est passionné de surf et que ses parents ne sont pas sadiques au point de l'avoir fait déménager en plein cœur du bush. Et je suis sûre que ça, ça serait pire que d'habiter dans un marais...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Lockie Leonard de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:41 - Médicament générique - Permalien [#]

24-03-10

Fils de...

Le preair de Sons of Tuscon ? Regardé, oui. Mémorisé... pas vraiment.
Je me rappelle vaguement m'être dit que beaucoup de critiques assassines l'étaient exagérément, et que ce n'était pas si terrible que ça. J'ai ri une ou deux fois, quand même, c'est pas si mal. Peut-être pas ri aux éclats, et je ne saurais me souvenir de ce qui m'avait fait rire, mais enfin, les faits sont là.

Alors me voilà, bien des lunes plus tard, devant la version définitive du pilote (quelques changements de casting ayant eu lieu dans l'intervalle), à me demander si Sons of Tuscon mérite le costard bien taillé que lui ont cousu main bien des blogueurs, pour ceux qui ont daigné lui accorder de l'attention. Ah, je comprends, Tyler Labine dans le rôle, c'est pas très sexy... mais j'ai quand même l'impression qu'il y a un gros biais de départ quant à cette série.

J'ai pourtant eu l'impression, en (re)découvrant ce pilote, de trouver, pas vraiment une série dans la lignée de l'humour de Malcolm (la série manque trop de fantaisie et de gadgets scénaristiques pour cela ; je comprends le rapprochement mais il ne se justifie que par des simplifications exagérées entre les deux séries), mais plus un univers à la My name is Earl. La scène chez la grand'mère, notamment, est du genre à rappeler cette Amérique bête, sale, méchante, et bourrée de petits tics bizarres (les écureuils dans le frigo, la collection de perruques...), qu'on aime dans la série du grand moustachu (pas Magnum ; l'autre moustachu) et qui ne font pas rire, mais plutôt amusent et provoquent une sorte d'émerveillement écœuré.

Sonsof

Mais c'est sûr, Sons of Tuscon est loin d'être la comédie messianique que nous attendons tous (l'attendons-nous, seulement ?) qui révolutionnerait notre menu téléphagique. Le pilote souffre d'un gros handicap, et qui réside précisément dans la scène que j'ai mentionnée plus haut : on cherche à y inclure des éléments dignes, dans le meilleur des cas, d'un opus tardif de Maman j'ai raté l'avion, avec un gros méchant tout bête et tout méchant qui vient casser du héros. On ne rit pas dans cette scène, non, on sourit juste quand elle est finie, parce qu'elle est finie. Ainsi, la comédie grosses tatanes s'incruste ponctuellement dans un épisode qui, sans cela, ne manque pas de charme.

A mes yeux, deux éléments de ce pilote me semble être des promesses porteuses d'espoir : d'une part, le personnage du garçon aîné. Le changement d'acteur a mené à un changement de personnage, le rendant un peu plus "précieux", et j'ai aimé cette variation, qui transforme les trois garçons en personnages plus variés, au lieu d'avoir le génie et les deux butors. Je ne me souvenais pas du passage où il dit que s'il devait être adopté, il choisirait une famille de célébrités, mais là c'était quasiment hilarant quand ça ne m'avait pas marquée la première fois. L'autre, c'est que jusqu'à présent, personne n'a essayé de nous sortir les violons pour montrer que les 3 garnements sont un peu tristes sans leurs parents, et que la relation avec leur papa de substitution va aussi leur apporter un petit quelque chose sur ce plan. Ça me semblait inévitable et pourtant, ça a pu être évité. Même sur la fin, quand l'épisode pourrait s'achever une petite scène mignonne, on finit sur une bourde, je préfère, sincèrement, que ça se passe comme ça.

J'y vois donc du potentiel pour une très bonne comédie, pourvu de se débarrasser de quelques mauvais réflexes, et, s'il venait à me rester 20mn de libres par semaine (ce qui en ce moment est très improbable mais ya pas le feu au lac), je pense que je lui donnerais encore une ou deux semaines pour se décider et s'épanouir dans un sens ou dans l'autre.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Sons of Tucson de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:21 - Review vers le futur - Permalien [#]


11-01-10

Hit the wall, Jack

Imaginez une série qui soit précédée de sa réputation, en des termes peu flatteurs. Genre :
- il y a un lapin en peluche qui parle dedans
- c'est un mauvais remake de Mariés, Deux Enfants
- elle a été classée par TV Guide comme la 30e plus mauvaise série de tous les temps
Après ça, étonnez-vous que ma curiosité ait été piquée...

Unhappily

Pourtant le pilote d'Unhappily Ever After n'est pas si mauvais. Au point que c'est quasiment une déception. Bon, si, effectivement, les deux premiers points ont tendance à se vérifier. D'ailleurs pour commencer, le décor est exactement le même. On pourrait se dire que c'est parce que ça a été tourné dans le même décor, mais non, non pas du tout, parce que Mariés, Deux Enfants était toujours en cours de diffusion à l'époque où Unhappily Ever After a été lancée ! C'est donc un acte délibéré !
Outre le décor, il y a la famille : le fils sans succès auprès des nanas, la fille totalement superficielle... et évidemment les vannes entre époux.

Non, entre ex-époux. Et c'est là ce qu'on trouvera de plus original, d'ailleurs. A contrario de ce bon vieux Al qui a signé pour l'éternité avec Peg, Jack et Jennie ont divorcé. Ou plutôt, Jennie a viré Jack de la maison familiale. L'ambiance dans la famille étant ce qu'elle est, les enfants ne sont pas spécialement traumatisés.
"Hey papa, où tu étais ?
- Ta mère m'a foutu dehors il y a deux semaines.
- Sans déc' ? Eh bah... à plus.
- Salut papa !
- Salut mon bébé... euh, tu savais que j'étais parti, n'est-ce pas ?
- Papa, je suis tellement égocentrique que je ne m'étais même pas rendue compte que tu es là maintenant."
Vous voyez le tableau.

Comme vous le voyez, la dynamique familiale ne fait que confirmer les soupçons de paternité avec la série de la FOX. Et les quelques références à connotation sexuelle (en général assez négatives, genre : "si je t'avais pris quelque chose, je te l'aurais rendu !"/"comme ma virginité ?"/"vois ça avec un autre ma belle") ainsi qu'aux moyens financiers limités du paternel sont de taille à effectivement laisser persister l'impression.

Mais c'est la lecture de Wikipédia qui m'a convaincue pour l'histoire de la 30e série la plus mauvaise de l'histoire de la télévision... Je résume, accrochez-vous...
Le principe, c'est que la mère, Jennie, était sur le point de commencer une nouvelle vie suite à son divorce, mais au bout de quelques épisodes la série a été réécrite pour que le père, Jack, désormais quasiment à la rue (dans un appartement qui ressemble plus à un taudis qu'à la garçonnière de Gary Unmarried), commence à développer une schizophrénie qui lui fait imaginer que Mr Floppy, le lapin en peluche que son fils lui a donné, parle. C'est pas fini. La mère de Jennie, qui apparait dés le pilote ainsi qu'au générique, finit la première saison en mourant et en étant brûlée au fond du jardin (je crois que ça veut dire que l'actrice n'avait pas l'intention de revenir. Encore que, ça veut rien dire, attendez). Il en reste. Au bout de trois saisons, réorientation de la série pour mettre en valeur Nikki Cox, qui interprète la fille et qui commençait à avoir la côte. De plus en plus d'épisodes se déroulent au lycée puis à la fac, et les scénaristes tuent Jennie devenue inintéressante, mais les audiences chutent et Jennie est ressuscitée quasiment par décret ! Après son retour, elle devient lesbienne et s'enfuit avec une femme, et là comme l'actrice avait vraiment claqué la porte, on n'en a plus reparlé. On est presque arrivés. Du coup, Nikki Cox reprend la vedette avant de signer pour une autre série (Nikki), ce qui provoque l'arrêt de la série. Dans un final qu'on ne peut qu'imaginer époustouflant, Jack se débarrasse de Mr Floppy qui meurt, avant de se raviser et ressusciter le lapin en peluche (décidément, c'est une manie).
Sans déconneeeeeeeeeeer ?!

Quand on sait tout ça sur Unhappily Ever After, on comprend difficilement que la série ait survécu pour 100 épisodes. De nos jours, la plupart des chaînes arrêteraient les frais bien avant que l'humiliation ne soit aussi complète et totale. On se demande comment il est possible de faire pire.

J'ajoute qu'on trouve pas mal de têtes connues au générique de la série : Geoff Pierson (que je connais depuis Une Maman Formidable et dont je suis incapable de dire du mal), Nikki Cox donc (faisant ce qu'elle sait faire de mieux : être rousse et aguicher), mais aussi Justin Berfield (pré-Malcolm, dans un rôle quasiment à la Dewey d'ailleurs). Et puis, je soupçonne aussi que Debra Messing ait été figurante dans le pilote, cachée sous cette perruque blonde.

DebraUnhappily_1 DebraUnhappily_2

Mais on n'en aura probablement jamais la confirmation...

Reste que d'une certaine façon, j'ai reçu une grande leçon de télévision avec cet épisode, confirmant le dicton célèbre qui dit, notamment quand on regarde un sitcom navrant : "tu crois que ça pourrait être pire, dis-toi qu'il y a forcément une série où ça l'a déjà été". Hm ? Vous dites ? Cet adage n'existe pas ? Maintenant, sa nécessité est prouvée.

Et pour ceux qui manquent de culture... SeriesLive n'a pas osé en faire de fiche, dites donc.

Posté par ladyteruki à 17:31 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

10-06-09

La bande originale de ma vie - Part. 1

C'est quelque chose qui m'était totalement sorti de l'esprit : mon adoration de jadis pour les CD en rapport avec les séries. Aujourd'hui que j'ai un port USB qui me maintient en permanence connectée à mon ordinateur (ou celui du boulot, ou celui de mes proches...), j'ai perdu de vue l'état d'esprit qui régnait alors...

Vous admettrez que ce n'est pas pareil, quand même. J'y repensais quand je suis tombée sur les Chroniques musicales de Critictoo (qui portent pour le moment majoritairement sur des séries récentes), une rubrique à laquelle, j'avoue, je n'avais encore pas fait attention. Je me suis alors rendu compte que découvrir tout un album, chose que je ne fais plus depuis bien longtemps, et découvrir une chanson ici, une chanson là, au fur et à mesure des cagoulages, c'est sensiblement différent. Alors j'ai essayé de me souvenir de ce que j'avais ressenti en abordant certains des CD que j'avais achetés, évidemment en rapport avec les séries.
En voici donc quelques unes que, avant d'avoir un chez moi informatique, j'écoutais sur mon bon vieux lecteur CD...

Aujourd'hui : les B.O. de série

Sex and the City 
Music from the HBO Series
sexandthecity_CD

Ce n'est qu'une fois qu'on a acheté le CD qu'on se demande pourquoi (c'est dommage mais c'est comme ça). Il ressort de l'ensemble une telle impression de disparité... Parce que quand même : Tom Jones, Trisha Yearwood et Missy Eliott, vous avouerez qu'il n'y a pas beaucoup d'homogénéité. En fait, ce qui apparait, c'est que la série n'a pas vraiment d'univers musical bien à elle, se contentant de piocher çà et là dans la pop culture. Je pense que je m'attendais à des variations autour du générique, et pour celui-ci il faudra attendre qu'arrive la 13e piste, soit le générique par Groove Armada, qui réponde à cette demande. C'est bien peu. Bref, un CD complètement opportuniste que je n'écoute plus depuis longtemps.

Music from
Malcolm in the Middle

malcolm_CD

Exactement le contraire du précédent ! Non seulement on retrouve à la perfection l'esprit de la série (et notamment la 1e saison), mais en plus tout en étant différents les uns des autres, chacun des titres parvient à être à la fois drôle et entraînant. Bref le point commun de ces chansons n'est pas seulement d'avoir utilisées pour la série, mais d'appartenir au même univers. On ressort de cette écoute avec un sourire en banane et l'envie de se replonger dans la série, car si les chansons n'ont souvent pas été utilisées plus d'une poignée de secondes, on se rappelle immédiatement dans quel contexte elles ont servi. Une vraie réussite ; encore aujourd'hui j'écoute cet album avec plaisir, ce qui vu son âge tient un peu du miracle, quand même.

Farscape : Music from
the Original Soundtrack
farscape_CD
 

Un CD qui n'usurpe pas le titre de "bande originale". Là où les deux précédents se contentaient d'offrir une compilation de chansons glanées çà et là (avec un succès variable, comme je vous l'ai dit), la BO de Farscape consiste uniquement en chanson composées spécialement pour la série. La cohérence de l'univers musical du CD sonne donc comme une évidence. Le bémol, c'est que du coup ça manque un peu de variété... Tous les morceaux ne se ressemblent pas, évidemment, mais ils sont tellement dans le même esprit qu'il faut vraiment rester l'oreille collée au lecteur CD pour discerner quand une chanson finit et une autre commence. Un peu usant à la longue.

Gene Roddenberry's Earth Final Conflict : original soundtrackefc_CD  

Pour moi, l'acquisition de ce CD se posait comme une évidence, vous l'imaginez. Le CD d'une série, c'est typiquement le genre d'objet dérivé qu'on achète pour le simple plaisir d'avoir un objet estampillé de sa série favorite, un peu à l'aveuglette, mais sans verser dans l'inutile puisque, bah, c'est de la musique, on va l'écouter. C'est pas comme une statuette ou un goodies quelconque qui prendra la poussière. Et la surprise, c'est justement par ce biais de redécouvrir un univers musical enivrant, un peu ésotérique, et souvent teinté d'influences irlandaises (qui s'expliquent fort bien vu le contexte). Mais pour les mêmes raisons qui font qu'on l'a acheté, ce CD est à déconseiller aux non-fans. Et puis à la longue, il fait un peu disque de relaxation, sincèrement...

Band of Brothers
Music from the HBO miniseries
bandofbrothers_CD
 

On a beaucoup comparé Band of Brothers à une fresque cinématographique (certaines raisons étant plus objectives que d'autres), eh bien pour ceux qui se sont déjà farci un album intégral autour d'un film, on est effectivement dans la même veine ici. C'est magistral, c'est orchestral, mais au final assez peu original sur la longueur, j'avoue que je ne l'avais acheté que pour le générique et pour le quatuor à cordes n°14 de Beethoven (qui ouvrait le fabuleux épisode Why we fight), qui sont, d'ailleurs, à l'heure d'aujourd'hui, les deux seuls titres dont je me souviens dans cette BO. Et les seuls que je réécoute volontiers, aussi. Le coeur tordu de douleur, mais c'est un détail.

C'est ça aussi, l'Opération COLLECTION. Des CD que j'aimais chiner dans les bacs d'occasion, comme ce vieil album de Code Quantum, ou dénicher à l'arrière d'un rayon improbable, comme pour Soul Food.
Parfois, ça me fait un pincement au coeur que le numérique soit entré dans ma vie...

Au prochain épisode, les compilations...
Non, le post du jour ne parlera pas de Fringe, n'insistez pas.

Posté par ladyteruki à 21:12 - Opération COLLECTION - Permalien [#]

23-04-09

Pas Digsby ni Pigsby, mais Bigby

Jusqu'où ira mon dévouement téléphagique, quand même ? Toujours dans ma démarche, cette semaine, d'être un peu moins ignorante (au moins côté séries, le reste c'est un autre problème), je continue de me cultiver, ou d'au moins essayer, sur des séries dont j'ignore tout, parfois même jusqu'à l'existence.

Donc aujourd'hui, la séance de rattrapage porte sur une série dont le personnage se nomme... Ned !

Respirez, tout va bien, je vais pas vous ressortir mes obsessions en matière de tarte, il s'agit d'une série de Nickelodeon intitulée Ned ou comment survivre aux études (j'adore les titres qui font trois kilomètres, c'est si accrocheur, et en plus ça me pourrit bien la vie niveau tags), qui vu ses caractéristiques n'avait que peu de chances d'attirer mon attention. Quand je tombe dessus, ou si j'ai lu des articles, ou que ça semble fonctionner aux States, des fois je teste quand même un pilote ici ou là... mais enfin, ma priorité ne va pas aux séries typiquement destinées à faire partie du catalogue de K2DA ensuite, si vous voyez ce que je veux dire.
Par exemple, on en a déjà parlé ya des siècles, mais j'avais testé Hannah Montana ya des lustres de ça ; on n'a pas eu le temps d'en parler mais j'ai tenté iCarly aussi (parce que Miranda Cosgrove était dans je-ne-sais-plus quel classement des gamines les plus prometteuses du moment, avec la sempiternelle Abigail Breslin... dont je suis étonnée qu'elle n'ait pas encore son propre show, celle-là, d'ailleurs). Bref, vous voyez le genre. Sinon, je ne m'amuse pas à regarder ces séries-là aussi. D'façons je ne suis pas dans leur public-cible, alors ça vaut sans doute mieux pour tout le monde...

Dans le cas qui nous préoccupe, le pitch me laissait perplexe : une série sur les sempiternels malheurs larmoyants des pré-ados, dans le cruel univers du collège... bon, ça va, on a déjà vu. Si c'est juste pour utiliser l'effet de style du petit gars qui s'adresse à la caméra, et entre parenthèses Malcolm reste quand même la référence en la matière (Malcolm ou comment survivre à la famille, bigre, voilà un titre qui en jette !), histoire de changer vaguement la forme, l'équipe derrière Ned et Stacey et Chuck et ses amis pouvait s'épargner cette peine.

Mais en fait, Ned ou comment survivre aux études a quand même un peu plus à apporter au genre. Sa fantaisie n'est pas sans rappeler Parker Lewis ne perd jamais, même si évidemment, il ne parvient pas à être aussi pétillant que son auguste aîné. Le personnage central, Ned Bigby (mais c'est fini d'appuyer là où ça fait mal, oui ?!), est sympathique, ses deux larrons ont du répondant et fournissent ce qu'il faut d'opportunités comiques, le rythme est très soutenu et l'épisode foisonnant de petites scènes, si bien qu'on a du mal à croire qu'il se passe tant de choses en une vingtaine de minutes.

Mon bémol ira au fait que je n'ai pas non plus trouvé ça infiniment drôle. C'est bien foutu, mais on ne se marre pas comme on peut le faire devant certaines séries comiques. Je sais, je ne suis pas dans la tranche d'âge visée, on l'a déjà dit, mais je ne pense pas qu'on puisse trouver la série exceptionnellement drôle. C'est un divertissement, et c'est un divertissement qui n'est pas non plus niais, donc c'est bien. M'enfin ne nous excitons pas, si vous êtes passés à côté, franchement, vous n'avez pas besoin de vous flageller pour si peu. Disons que je suis moins amusée que pour The Wedding Bells, et moins fâchée que pour Modern Men, en gros, pour vous donner un repère.
Mais c'est sympa, cette semaine de découvertes improbables. Allez, je continue ! Avec quelle autre série le quizz de SeriesLive m'a-t-il collée, ces derniers temps, voyons-voir...?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Ned ou comment survivre aux études de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:12 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

15-01-09

United we stand

Il va vraisemblablement m'en falloir un peu plus pour avoir un avis définitif sur United States of Tara, parce que là, un pilote de même pas 30 minutes, ça fait un peu court.

Déjà, c'est justement ça le problème : je m'attendais pas à ce que ce soit si court. Je m'étais résignée à l'idée que ce serait une comédie (il me semblait que le sujet était peut-être un peu trop facile pour de la comédie, mais déjà, c'est une comédie en single camera, ce qui laisse bon espoir... vous imaginez un sitcom comme ça ? le summum du ridicule), mais je pensais que ce serait une comédie à la Desperate Housewives : en format long. Bah non.
En fait, le ton n'est pas ouvertement celui de la comédie, et c'est sans doute ce qui est le plus perturbant. On n'est pas en face d'un Malcolm, si vous voulez. Mais on sait très bien qu'il ne s'agit pas d'une série dramatique non plus, parce que les choses restent trop en surface. On dirait que le choix entre les deux tons a été très difficile, et n'est pas complètement abouti à l'heure de ce pilote.

Le choix de la comédie pose d'ailleurs problème d'emblée, quand Tee et Buck, deux des personnalités de Tara, s'invitent ; il faut évidemment les gérer tour à tour, tout en guettant le retour de Tara elle-même qui a quand même droit à quelques scènes, que j'ai un peu envie de qualifier de prétextes à rappeler qu'il y a effectivement une personnalité centrale. Celle-ci manque justement tellement de personnalité et de substance qu'on finit par ne pas du tout voir le problème qu'il y a à la remplacer par d'autres alter ego... C'est même plutôt un soulagement. Comme les personnalités se succèdent et qu'il faut les présenter, chacune est une caricature et c'est, là encore, très dommageable. En gros, les personnalités de Tara manquent pour le moment de substance (et la personnalité d'Alice, suggérée au détour d'un dialogue, laisse à penser qu'on n'a pas fini de prendre les stéréotypes un par un pour chaque personnalité de Tara). Il n'y a même pas de subtilité dans le choix des premières facettes présentées : l'ado attardée, le mec vulgos, apparemment aussi la gentille femme au foyer...

Dans l'histoire, et ce serait presque dommage, le personnage le plus intéressant est celui du mari. Finalement, avec tous ces zouaves qui entrent et sortent sous diverses personnalités, c'est lui qu'on a le plus le temps de découvrir et d'apprendre à connaître. Et c'est tant mieux car je ne me plaindrai jamais d'un excès de John Corbett tant cet acteur est modéré... et agréable à regarder, ce qui évidemment ne gâche rien.
Son entrée en scène est hallucinante : débonnairement, il comprend en un clin d'oeil quel est le personnage en face de lui et interagit avec comme si c'était une vraie personne, indépendante de sa femme, tandis qu'il faut apparemment un peu d'adaptation à ses enfants. On se doute qu'il lui a fallu (surtout après 17 ans de mariage) apprendre à appréhender tout ça, à faire la part des choses, et ce sera sans doute très intéressant de voir comment lui, il a appris à gérer ce défilé dans sa chambre, et comment aussi Tara a réussi à se faire aimer de lui. Est-il resté justement à cause de ça ? Je me le suis demandé lorsque Tee lui a fait des avances... il les a repoussées mais, dans le fond, peut-être que tout cela l'excite aussi un peu. Auquel cas on se demande qui est le plus malade des deux dans ce couple.

Evidemment, on n'échappe pas au regard des enfants sur la condition de leur mère, et leur façon de vivre avec autant de mères différentes. La relation avec la fille aînée est assez prévisible, surtout avec Tee. La plus intéressante est plutôt du côté du fils qui m'a l'air d'un personnage plein de surprises... lui aussi a des éléments de comédie à apporter, moins "gros sabots" que sa mère d'ailleurs. Franchement, après le père, c'est le personnage qui donne le plus d'énergie à cette série.

J'ai aussi envie d'adresser un dernier reproche à ce pilote : il est épouvantablement claustrophobe. Seules les 5 dernières minutes se déroulent en-dehors de la maison, et c'est vite étouffant. Comment est-ce possible que cela se passe autant en circuit fermé, alors que Tara a un job, des voisins, une soeur, etc...? Au bout d'un moment on a envie de la voir dans le vrai monde, en train d'interragir avec des gens qui ne savent rien de sa maladie, ou en tous cas qui ne savent comment y faire aussi bien face que la famille. Là encore, ça se jouera dans les cinq dernières minutes, mais c'est franchement trop peu, et assez déséquilibré par rapport au reste.

Là, j'ai l'air un peu négative, je pense, mais en vérité c'est vraiment de l'ambivalence. C'est difficile de se faire une opinion arrêtée sur ce seul pilote. Il aurait vraiment mérité plus de temps, en fait. Au moins le pilote, c'était pas tant demander que ça, si ?
Non, vraiment, il m'en faudra beaucoup plus avant d'avoir un avis.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche United States of Tara de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:05 - Review vers le futur - Permalien [#]

09-11-08

Et maintenant... que vais-je faire ?

nextepisode

Le 19 Novembre ?! Tout ça ? Une semaine, bon, passe encore mais... le 19 Novembre ?
. . .
Dites, ça me fait penser, vous voulez que je vous avoue un truc honteux ?

Je n'ai pas du tout l'oreille musicale. Ce qui est un comble quand on sait que j'ai fondé un site sur la musique japonaise (QUI a dit que ce n'était pas vraiment de la musique ? ne niez pas j'ai entendu). Pour commencer je n'ai aucun, mais alors aucun sens du rythme, je chante faux, et d'une façon générale, je suis nulle dans tout ce qui touche à ce domaine. En même temps, j'ai une excuse : mon oreille droite est en panne depuis quelques années.

La plupart du temps, je suis incapable de dire si l'épisode que je viens de regarder contenait de la musique ou non, et si c'est le cas, de quel genre. Il faut vraiment que j'aie affaire à un extrême pour que ça fasse tilt chez moi. Mais comme je l'ai dit, c'est la faute de mon oreille droite : si elle faisait son boulot, l'autre n'aurait pas à se concentrer sur les dialogues, occultant ainsi la bande son afin de suivre l'histoire (ça reste quand même le plus important !).

J'ai passé des années à essayer de discipliner mon ouïe, mais rien à faire : elle reste désespérément bancale.
Sans compter que dés que j'essaye de chanter, ça donne un peu, si vous voulez, comme la fin du season première de Samantha Who?, pour ceux qui suivent...

Il m'arrive de temps à autres de m'acheter une B.O. de série pour essayer de prêter un peu plus l'oreille à l'univers musical des séries que je regarde. J'ai ainsi prêté l'oreille à Sex & the City (oubliez, une arnaque), Malcolm (fun mais en fait beaucoup des chansons de ce CD n'ont pas été utilisées plus de 30 secondes dans la série), Farscape (carrément le pied) et autres Soul Food (j'en ai déjà parlé dans un épisode de SeriesLive On Air).

Alors, quand je chante (faux) les louanges d'une B.O. de série, croyez-moi, c'est qu'elle a quelque chose de très, très spécial. Et quand je m'aperçois qu'elle est dispo alors que j'étais sûre qu'elle ne sortait pas avant un mois, forcément...

Donc écoutez bien : Pushing Daisies, la B.O. de série du siècle !!! D'accord, c'est court, mais c'est bon.
favicon

PS : quand on écoute cette merveille, on se dit que la seule chose qui manque à cette série pour être parfaite, c'est un générique d'une minute !!!

Posté par ladyteruki à 15:07 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


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