ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

08-03-13

La cause des femmes

Il y a quelques jours, Sullivan a partagé cet article d'Ecrans ; plus que l'article lui-même, c'est une citation de celui-ci dans le tweet de Sullivan qui m'a marquée : "En France, au niveau de l’industrie de la fiction, on est entre le Sri Lanka et la Biélorussie".

En tant qu'amatrice de séries de tous les pays, la phrase m'a interpelée. Sur le principe, c'est à peine exagéré : oui, notre industrie télévisuelle n'a rien d'une industrie en réalité, et de nombreux pays ont développé des systèmes bien plus performants que le nôtre pour avoir un véritable roulement en matière de fiction. Mais surtout, le classement est intéressant parce qu'il n'est pas très loin de la vérité... même si, de mon point de vue, nous serions plutôt après la Pologne.
Pourquoi la Pologne ? Parce que les productions polonaises ressemblent à s'y méprendre à des séries de TFHein, à moins que ce ne soit l'inverse. Sur le plan du budget, de la réalisation, et généralement de l'exigence, on est vraiment dans cette famille-là.

Dernier exemple en date : Na Krawędzi, qui a débuté la semaine dernière sur Polsat. Il s'agit, évidemment, d'une série policière/sociale, comme TFHein rêve d'en faire et complote probablement d'en sortir un remake dés que possible à l'heure où nous parlons. L'héroïne de cette série s'appelle Marta Sajno, une éditrice qui a trouvé le sujet et qui, après avoir vécu au Canada, revient en Pologne avec sa fille Anna, pour régler des affaires. Sauf qu'elle va se retrouver au coeur d'une enquête policière conduite entre autres par l'enquêtrice Tamara Madejska, touchant au milieu de la prostitution... L'occasion pour Marta de s'impliquer sur un sujet qui lui est cher : les violences faites aux femmes.

NaKrawedzi

Avec pareille combo, on s'attendrait à ce que Na Krawędzi soit une série, disons, moderne, et peut-être même féministe. Vous savez, girl power, tout ça.
C'est oublier un peu vite qu'on est en Pologne.
Car, outre le fait qu'en Pologne, le féminisme a été enterré dans la joie et l'allégresse dans la même fosse que le communisme, il s'avère que dans ce pays, on ne célèbre pas exactement le girl power dans la fiction. Et la priorité n'est pas au changement des représentations, non plus.

Il y a bien-sûr le problème bien à part des soaps et telenovelas nationaux, qui évidemment font la part belle à un grand nombre de clichés sexistes, que le célèbre conservatisme polonais n'aide pas. C'est ce qui a permis à un soap tel que Majka de prospérer, par exemple, à partir d'un pitch pourtant ridicule au possible, celui d'une jeune femme vierge qui entre à l'hôpital pour une opération, mais se retrouve par erreur inséminée avec le bébé d'un couple qui faisait un traitement de fertilité (oui, vierge et enceinte, le personnage de rêve pour une société profondément catholique). L'héroïne est enceinte d'un inconnu dont elle va tomber amoureuse a posteriori... mais, ouf, l'honneur est sauf, elle n'a pas fauté !
Le fait que les chaînes polonaises fassent leur marché parmi les pitches les plus rétrogrades de la télévision sud-américaine pour leurs idées de telenovelas n'arrange évidemment rien (et fait souvent passer, par comparaison, ces mêmes telenovelas hispaniques mièvres et/ou simplistes pour des séries avant-gardistes de HBO).

Mais même du côté des séries dramatiques hebdomadaires, on ne peut pas dire que les personnages féminins soient particulièrement impressionnants.
Oh, pas de mégarde : la télévision polonaise regorge d'héroïnes ! Simplement elles ont une fonction essentiellement ornementale et/ou maternelle.

Prenez Prawo Agaty, sur TVN, c'est un cas d'école... et accessoirement un grand succès : la série a été lancée en mars 2012, elle aborde d'ores et déjà sa 3e saison. Dans cette série légale, Agata, une femme qui était juriste pour une compagnie d'assurances, perd son emploi ; or elle est mère célibataire, et elle a besoin de gagner sa vie (sous-entendu : si elle était mariée, perdre son emploi serait totalement anodin financièrement). Avec une amie qu'elle a connue à la fac, elle monte donc son propre cabinet d'avocats, mais elle n'a jamais pratiqué le droit civil jusqu'à présent ! Elle aurait aussi pu ne pas ouvrir un cabinet se spécialisant dans le droit civil, mais bon. La série chronique donc ses nombreuses difficultés à plaider des affaires généralement à vocation sociale. Chaque semaine, à charge pour Agata à la fois de devenir une meilleure avocate, et d'aider des familles dans la détresse.
Loin de nous offrir un The Good Wife (faudrait ptet voir à pas déconner), la série serait plutôt un Ally McBeal sous perfusion de tranquilisants, lorgnant en fait énormément vers Joséphine, ange gardien. Ne vous retournez pas, mais je crois que des gens de TFHein nous écoutent et prennent des notes ; faites semblant de rien. Il y a évidemment un fond de romance (Agata est une célibataire, et ce crime ne peut rester impuni), mais surtout beaucoup d'occasions pour notre héroïne de faire des démonstrations de compassion, d'écoute, et de toutes sortes de qualités du même tonneau supposément très féminines. Alors évidemment, Prawo Agaty nous montre en apparence une femme indépendante (même si, croisons les doigts, ça ne va pas durer !) qui porte de jolis tailleurs au-dessus du genou, ça va, on n'est pas des animaux moyenâgeux, quand même ! ...Mais enfin, les clichés sont quand même là et bien là. Et accessoirement, Agata est présentée de façon tellement inoffensive, que sa beauté a plutôt pour vocation d'attirer le public mâle que d'inspirer le public féminin.

NaKrawedzi-logo

Eh bien dans Na Krawędzi, c'est un peu la même.
Marta est une très belle femme blonde qui a du succès dans les affaires, conduit d'une main de fer un magazine féminin, et qui a une fille dont tout semble indiquer qu'elle a réussi à bien l'élever, Anna étant en deuxième année de droit (ANNA, APPRENDS LE DROIT CIVIL !!!). Ca fait plaisir, un personnage fort, me direz-vous ! Tenez-vous bien, il y en a deux. Car l'épisode commence alors que Marta a découvert un cadavre dans le jardin (c'était donc un mardi au pays des séries), sur lequel une équipe de policiers va enquêter, dont Tamara Madejska, une femme célibataire qui a du caractère (ça se voit parce qu'elle porte un blouson en cuir et elle fait du judo). Les deux femmes semblent partager quelque chose que l'épisode prend bien garde à ne pas expliciter trop vite, même si son accompagnement musical très lourd vend un peu la mèche.
Vous l'aurez deviné, les deux femmes se connaissent parce qu'avant de partir pour le Canada faire fortune, Tamara avait été chargée d'une affaire qui concernait directement Marta, et qui explique pourquoi cette dernière est si motivée en matière de violences faites aux femmes. C'est un lourd secret qu'évidemment elle a caché à sa fille Anna, laquelle n'a pas connu son père (clin d'oeil appuyé, clin d'oeil appuyé)...

Vous le comprenez, gros changement dans la dynamique sur le fond : quand s'expliquent les tenants et aboutissants de Na Krawędzi, on comprend que son héroïne est en réalité une victime avant tout, que cela dirige ses actions (monter un journal féminin, éduquer sa fille seule, etc...), et non une femme à poigne. En la faisant s'investir pour la cause des femmes maltraitées (prostitution dans cet épisode, mais aussi violences domestiques à travers une fondation qu'elle a créée, et viol dans une scène tardive du pilote), la série modifie le sens de sa prise de responsabilité pour en faire une femme qui, une fois de plus, agit par compassion et solidarité. Bizarrement, c'est quand s'opère ce changement symbolique dans la représentation de Marta que l'enquêtrice Tamara est reléguée au second plan, une dynamique permise par le fait qu'une équipe de flics mixte est sur le coup. Les hommes peuvent ainsi prendre le relai, nous sommes sauvées !

Mais attendez. Il y a pire.
Dans un épisode qui va fustiger la prostitution, nous allons avoir la chance de faire connaissance avec Anna, qui, osons le dire, n'a qu'une vocation purement décorative dans cet épisode. Le personnage n'a clairement été placé là que pour monter le background de Marta, mais bon, maintenant qu'il est là, ce perso, il faut bien qu'il se rende utile. Qu'est-ce qu'on pourrait donc bien en faire ?
Charmante petite personne forcément jolie, Anna va donc passer son temps à sourire et faire des oeillades à tout le monde, évidemment en mini-jupe autant que possible, et va même finir une scène en topless (ok, là j'avoue, ma théorie fumeuse sur la société conservatrice polonaise s'effondre, j'ai pas d'explication). Certes, on ne la verra que de dos, mais enfin, bon, ça se voit un peu que c'est gratuit.
Et ça se voit d'autant mieux que dans Na Krawędzi, aucune scène ne dure plus de 2 minutes (montre en main, j'ai vérifié !), alors que la camera va s'apesantir lourdement sur Anna dans sa piscine, scène qui de surcroît n'a pas l'ombre d'une signification pour l'histoire. En gros, Anna parle à sa mère, laquelle se dépêche d'aller bosser, là-dessus, paf, une minute sur Anna qui se désape et va faire du quasi skinny-dipping. Pas l'ombre d'un petit prétexte si ce n'est "ah tiens, la conversation est finie, allons mater la gamine pendant une minute". Non, on ne va même pas faire semblant d'avoir une raison, à quoi bon.

Le résultat obtenu par cet ensemble de procédés fait de Na Krawędzi une série totalement contre-productive. Sans aller jusqu'à espérer une série ayant le courage d'un Uçurum, voire même si on était en veine, un Matrioshka, j'espérais un peu mieux d'un tel pitch.
Là où on s'attendrait à avoir un thriller intéressant et original (d'autant que la série a choisi une intrigue feuilletonnante, et non un format procédural, ce qui est une bonne idée à la base), on se retrouve au contraire avec une série usant de tous les stratagèmes pour renvoyer les femmes dans leurs rôles télévisuels typiques : des femmes blessées, des justicières impossibles à aimer, et de jolies bimbos pas trop frileuses.
Mais tout ça au nom de la dénonciation des violences faites aux femmes !

Je pense que les spectatrices polonaises sont en droit de dire : I need feminism because I watch television. Enfin, elles le diraient sûrement en polonais, mais vous saisissez l'idée.
Du coup, il faudrait que je me refasse une série de TFHein, histoire de voir si, à défaut de l'être sur la fiction, on est un peu mieux lôtis que la Pologne du côté des stéréotypes sexistes.

Posté par ladyteruki à 23:14 - Review vers le futur - Permalien [#]

21-06-12

[DL] Obroutchalnoie Kolcho

Parmi les choses qui vous captivent dans la vie, ou même en matière de téléphagie, les telenovelas russes sont probablement assez bas dans la liste. C'est peut-être la raison pour laquelle vous n'aviez pas forcément mémorisé le post dans lequel je vous parlais d'Obroutchalnoie Kolcho, une série d'une exceptionnelle longévité qui s'est achevée le mois dernier.

D'accord, Obroutchalnoie Kolcho n'est pas nécessairement la série que vous allez vous acharner à trouver sur internet (dommage, en streaming c'est relativement facile ; oh bon, d'accord, sans sous-titres, vous espériez que j'allais vous dire quoi ?!) mais je voulais attirer votre attention sur son générique, qui me semble bien fichu.
Laissez-moi reformuler : comparé aux quelques autres telenovelas de l'Est qu'on a pu évoquer dans ces colonnes, par exemple (pensez Majka, disons), le générique est plutôt réussi. Mon seul regret est de ne pas avoir trouvé une meilleure définition, mais bon. Hein.

ObroutchalnoieKolcho
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Je vous accorde d'entrée de jeu que la musique n'a rien de transcendant, c'est un peu cliché, ça fait un peu pop au rabais des années 90, n'y revenons pas, la chanson n'est pas l'objet de mon attention.
Mais j'avoue, pour le reste, aimer le concept, alors que l'héroïne Anastacia, dite Nastia, traverse la ville à la recherche de cette fameuse alliance qui semble sur le point de lui échapper dans la foule. La métaphore n'est pas nécessairement fine, mais on n'attend pas forcément d'un générique qu'il soit trop allusif, et en l'espèce ça fonctionne bien. Qui plus est, au cours de ce périple, Nastia va évidemment croiser plein de personnages de la série, auquel elle ne prête pas la moindre attention (osons le dire, elle est même prête à leur décalquer l'épaule sur le mobilier urbain) mais qui ont l'élégance de tous apparaitre en couleur, dans un monde triste, pluvieux, en noir et blanc. Admettez-le, l'idée est bien troussée.

En outre, ce qui joue pour le charme du générique d'Obroutchalnoie Kolcho, c'est sa longueur. Cela évite d'assister à un défilé brutal de 712 personnages en 15 secondes, comme pas mal de soaps américains font, et qui renvoie plutôt l'impression que les personnages sont interchangeables. Ici chacun est mis en situation, et je trouve que ça fonctionne d'autant mieux qu'on a le temps de lire leurs réactions.

Parce qu'une chose assez incroyable qu'accomplit ce générique, l'air de rien, c'est de ne chercher à aucun moment à mettre son héroïne en position de supériorité, et donc à ne pas nous pousser à l'adorer. Bien loin de la jolie princesse précieuse, Nastia est une bitchasse sans considération pour les autres, qui, lancée dans la poursuite de son maudit anneau, ne cherche même pas à avoir l'air désolée de bousculer tout le monde, même les vieilles dames. MEME LES VIEILLES DAMES ! Quelle pétasse. Et du coup la conclusion de ce générique est ouverte aux interprétations : Nastia finira-t-elle seule parce qu'elle ne se souciait que de cette bague au détriment du reste du monde ? La question se pose, et c'est intéressant que dans une telenovela supposée nous intéresser à son sort, on n'essaye pas, dans ce générique, de la rendre sympathique outre mesure. Evidemment ça ne remplace pas le portrait qui en est fait dans les épisodes, mais clairement, le point de vue du générique d'Obroutchalnoie Kolcho, dont la mission est quand même de nous mettre en situation au cas où on aurait roupillé pendant le dernier épisode, est ambigu. Ca valait bien de vous le faire découvrir !

Posté par ladyteruki à 14:22 - Médicament générique - Permalien [#]

28-03-12

lady's world tour - Escale n°6

BlackMarch

Il vous avait manqué, le world tour ? Je m'en doutais un peu.
Le revoici après une dizaine de jours d'absence, et il y a du lourd. On ne va pas se mentir, le world tour du jour va faire une longue escale en Australie et au Canada ; il s'y est passé plein de trucs ces derniers jours ! Fort heureusement, ce ne sera pas tout, et je vous réserve aussi des destinations autrement plus exotiques... D'ailleurs, vous savez quoi ? On va commencer par des soaps, ça nous fera du changement.

BadeAchheLagteHain

- INDE : sex sells (NOT)
Les critiques indiens commençaient à s'affoler, alors que plusieurs séries commençaient à montrer de plus en plus de scènes "chaudes". Alors bon, pour mémoire, rappelons qu'un simple baiser est déjà bien souvent le temps fort d'une série indienne, le moment où les spectatrices ont soudainement des bouffées de chaleur, où les forums s'affolent, où les spectateurs innocents détournent les yeux. Je caricature, mais à peine, vraiment. Dans la culture télévisuelle indienne, le terme liplock est un véritable déclencheur de fantasmes, tout simplement parce que la société indienne est encore très conservatrice (insérez ici une référence narquoise au Kama Sutra). Alors, vous pensez, des scènes au lit ? Les critiques n'en pouvaient plus et glosaient déjà abondamment, interviews d'experts à l'appui, sur les dérives de la télévision... C'est là qu'intervient Bade Achhe Lagte Hain, un soap qui a démarré au printemps de l'année dernière et qui raconte, en gros, le mariage d'un homme ayant la quarantaine bien sonnée à une femme ayant une toute petite trentaine, qui tombent amoureux après avoir contracté un mariage de raison. Quand le couple s'est retrouvé dans une scène au lit la semaine dernière, sous l'impulsion des scénaristes qui espéraient bien faire un gros coup d'audiences... eh bien les audiences ont méchamment dérapé, pour la première fois dans l'histoire de la série, et la tentative d'attirer le public avec un peu de sensationnalisme a lamentablement échoué. Tiens, est-ce que Game of Thrones passe en Inde ? Je me demande bien comment la série est reçue, si c'est le cas.

- AFRIQUE DU SUD : retour sur investissement
Décidément c'est la série noire chez les soaps. Vous vous souvenez peut-être d'Inkaba, la toute première telenovela sud-africaine lancée par la chaîne Mzansi Magic plus tôt ce mois-ci. Eh bien, les nouvelles ne sont pas très bonnes, car les audiences ne sont pas du tout au rendez-vous ; pire encore, la critique n'est pas extatique non plus, beaucoup trouvant que les intrigues font plutôt "vieux soapie des années 90". Pour une série supposée innover, c'est quand même ballot. A côté de ça, Inkaba est quand même partie pour 208 épisodes sur Mzansi Magic (un an tout pile de diffusion, en fait), donc il va falloir faire quelque chose à un moment... Pour le moment, la chaîne n'a en tous cas rien décidé, mais comme les épisodes ne sont pas tournés très longtemps à l'avance, on va peut-être assister à des changements rapidement, à l'instar du soapie Isidingo qui avait exécuté la moitié de ses personnages au bout de 2 mois d'antenne afin de repartir du bon pied (et plus de 3000 épisodes plus tard, l'Afrique du Sud n'imagine plus de télévision sans Isidingo, pari réussi donc). Surtout que Mzansi Magic, une chaîne toute jeune (elle est apparue en 2010) a dépensé l'équivalent d'1,77 millions d'euros dans la production de contenus originaux, plutôt que de se contenter de remplir les grilles avec des séries importées. C'est bien, ça doit lui faire plaisir de voir les résultats.

- ALLEMAGNE : ZDF revient sur ses pas
Je n'en parle pas souvent dans ces colonnes et c'est un tort (juste une fois avec Majka, je crois ?), mais la telenovela, ça marche aussi relativement bien à l'Est de nos frontières (mieux qu'en Afrique du Sud en tous cas...!). Disons qu'il y a des hauts et des bas, mais clairement, le format s'est fait une place dans les grilles. ZDF, par exemple, propose ce genre de séries l'après-midi ; et même si malheureusement, les séries Lena, Liebe meines Lebens et Herzflimmern n'ont pas du tout eu le succès escompté ces derniers temps, ce qui est un euphémisme pour dire que c'étaient des flops, la chaîne ne se décourage pas. Elle a annoncé que Wege zum Glück - Spuren im Sand ("le chemin du bonheur - empreintes dans le sable") arriverait dans ses programmes à compter sur 7 mai prochain, à 16h15. C'est un total de 240 épisodes qui a été commandé, et vous allez voir que le titre de cette nouvelle série n'est pas anodin du tout. En effet, en 2004, ZDF avait lancé la toute première telenovela allemande, Bianca, Wege zum Glück ("Bianca, le chemin du bonheur"), qui avait donné lieu à un spin-off de 2005 à 2009, Wege zum Glück. ZDF l'avait donc transformé en soap classique, puis avait fini par l'annuler au terme de 4 saisons quand les audiences avaient décliné. Avec cette nouvelle série, où les protagonistes principaux seront des amis qui se connaissent depuis l'enfance, mais qu'une tragédie a séparés, ZDF revient donc aux fondamentaux... L'occasion de vérifier si une franchise aimée par le public peut sauver la case de l'après-midi de la chaîne.

PaperGiants
- AUSTRALIE : divorce consommé
Allez, chose promise chose due, on passe par l'Australie, où l'actrice Asher Keddie a confirmé sa non-participation à Howzat!, la mini-série qui avait été lancée suite au succès de Paper Giants au printemps dernier. En soi, la nouvelle n'a rien d'incroyablement surprenant, car le personnage interprété Keddie, j'ai nommé Ita Buttrose, était essentiellement lié à l'aventure du magazine CLEO et pas tellement aux tentatives de Kerry Packer de s'aventurer dans le domaine sportif, mais cela prouve bien que la production de Howzat! sera radicalement différente de celle de Paper Giants. On rappellera à toutes fins utiles (on a déjà pu en discuter dans le SeriesLive Show) que le personnage de Kerry Packer lui-même sera interprété par un acteur différent dans Howzat! ; du coup le divorce est bel et bien consommé, et cela montre bien que miser sur le succès de Paper Giants pour lancer Howzat! en coupant cependant les ponts avec la mini-série d'origine est une tâche ardue. On verra bien comment Howzat! finira par s'en sortir, mais il est certain qu'en ne reprenant aucun des deux acteurs qui ont fait le succès de la mini-série de départ, la production prend un parti-pris à la fois compréhensible et décevant. Autant dire que rien n'est joué pour cette production, et que ce sera un peu quitte ou double.

- AUSTRALIE : ABC1 mise sur la famille
On poursuit nos folles aventures australiennes avec deux séries qui sont entrées en production ces derniers jours pour ABC1 : la comédie New Christmas, et la dramédie Please Like Me. Ce que j'adore c'est que ya quelques semaines, les chaînes ont fait part de leur plans pour 2012, et résultat le mois suivant on annonce d'autres nouveautés ; on peut vraiment compter sur personne. J'vous jure, hein... Alors faisons les présentations : prévue pour 6 épisodes, New Christmas s'intéresse à la famille Moody, une famille dysfonctionnelle, comme on dit, où les liens ne sont pas très forts. L'idée est de voir comment cette famille qui n'a pas trop l'esprit de famille célèbre la fête la plus familiale de toutes : Noël, vous l'aurez compris. Le personnage principal, Dan, revient donc tous les ans à Noël dans cette famille alors qu'il voudrait être à peu près n'importe où ailleurs ; apparemment le concept est de montrer 6 Noël différents dans la vie de Dan Moody. Ambiance pourrie, cadeaux ratés, secrets familiaux dévoilés au plus mauvais moment, en gros New Christmas promet de montrer tout ce qu'il faut faire pour rater ses fêtes de fin d'année. Alors du coup devinez quoi, la série sera diffusée pour Noël, évidemment ! Quant à Please Like Me, qui comptera elle aussi 6 épisodes prévus pour le courant de l'année 2012, elle s'inspirera du spectacle de stand-up du comédien Josh Thomas (qui y tiendra également le rôle principal), dans lequel il partageait ses réflexions sur le fait de grandir, de réaliser que les parents ne sont pas des héros mais des gens ordinaires voire même parfois décevants, et de se lancer dans la vie sans savoir vraiment qui on est ni ce qu'on veut. Et alors pardon, mais ce qui fait la différence, c'est que ce sera réalisé par Matthew Saville, qui a signé des épisodes de The Slap (les épisodes de Harry et Connie) ainsi que Cloudstreet ...vous la sentez monter l'excitation téléphagique ?! Voilà qui fait de cette série un must-see immédiat à mes yeux. Rendez-vous plus tard cette année, donc.

- AUSTRALIE / CANADA : prouve que tu existes
Prêts pour une petite dernière ? Hélas, c'est une mauvaise nouvelle pure et dure, celle-ci. La série de science-fiction pour la jeunesse intitulée Resistance, commandée par ABC3, et co-produite par Persistence Productions avec la boîte canadienne Shaftsebury Films, connait un retard à l'allumage. La série a été commandée pour 26 épisodes à la fin de l'année 2011, et son tournage devait commencer rapidement ; à l'origine, 23 semaines de tournage devaient commencer dés la fin octobre/début novembre. Le budget était alors très impressionnant : l'équivalent de 10 millions d'euros ! Finalement on apprenait en décembre que la commande était passée à 13 épisodes seulement, et que le tournage avait été repoussé à février. Maintenant, SyFy US a décidé de lever l'option qu'elle avait posée sur l'achat de la série en vue d'une diffusion, et les choses empirent encore un peu. La production se cherche de nouveaux financements pour au moins se lancer dans le tournage... ABC3 jure ses grands dieux que la série n'est pas abandonnée pour si peu, mais c'est quand même pas très bon signe. Resistance se présentait comme une série très ambitieuse, mélange auto-proclamé d'Alias et de Buffy, dans un univers où notre survie ne repose plus qu'un groupe de résistants adolescents, aidés par un millionnaire qui leur a dédié sa fortune afin d'améliorer leur équipement et leurs armes. Ces jeunes sont notre dernier espoir face à l'invasion extraterrestre... Et l'espoir, aussi, des 450 personnes impliquées dans la production de cette série ; la South Australian Film Corporation a injecté de l'argent dans la production afin d'essayer de sauver ces emplois en attendant de voir si la production parvient à soulever les fonds nécessaires.

Claude Legault, parce que l'esthétisme sur un blog, c'est important <3

- CANADA : BFF
Vous n'aimez pas ça, vous, quand on parle de séries québécoises ? Moi, si. Ah, qu'il me tarde que le Black March s'achève pour qu'on réaborde la question d'Apparences ! Et du pilote de Vertiges, qui a commencé il y a peu sur Séries+. Et justement, Séries+ vient d'annoncer la mise en chantier de son projet pour 2013 : Mon meilleur ami. On y retrouvera Claude Legault (miam, souvenez-vous de Minuit, le soir et plus récemment 19-2) et David La Haye (l'enflure dans Mirador) qui seront des amis pour la vie... jusqu'à ce qu'une séance d'escalade laisse l'un des deux paralysé. Mais quand le meilleur ami commence à se rapprocher juste un peu trop de la femme du paralysé, ce dernier décide de se venger... Eh oui, encore un thriller, mais quand c'est bon, on ne se lasse pas, et en l'occurrence, c'est le réalisateur d'Apparences qui s'y colle, avec la même société de production que Minuit, le soir, on ne va donc pas faire les difficiles. Par contre, on ne s'excite pas : Séries+, c'est une série originale par an en moyenne (souvenez-vous, l'an dernier c'était Malenfant), donc Mon meilleur ami est prévu pour l'hiver 2013...

- CANADA : ils sont de retour... Nin ? Si !!!
Vous en avez rêvé, Télé-Québec l'a fait : l'incroyable duo qui vous a donné mal aux côtes à force de rire devant Le coeur a ses raisons, j'ai nommé Marc Labrèche et Anne Dorval, va se réunir une nouvelle fois à la télévision ! Ils seront en effet cet automne au générique de la série Les Bobos, une comédie fonctionnant sur le principe d'une série à sketches comme Un gars, une fille, passant au vitriol plusieurs bourgeois bohème. D'autres comédiens devraient se joindre à eux dans l'aventure, mais leurs noms sont inconnus à l'heure actuelle. Un bonheur n'arrivant jamais seul, Marc Brunet, créateur et scénariste du Coeur a ses raisons, sera également de la partie ; c'est la nouvelle directrice des programmes qui, à peine arrivée dans ses fonctions en janvier, s'était promis de ramener tout ce petit monde sur sa chaîne. On comprend aisément pourquoi !

Lynch_promo

- AMERIQUE DU SUD : la mort lui va très bien
Vous vous souvenez de Lynch ? Mais si ! Lynch, la série sud-américaine qui me tentait énormément ! Eh bien on dirait que je n'étais pas la seule. Pour un coup d'essai, c'était un coup de maître : la première production 100% originale de Moviecity (la chaîne s'était inspirée du modèle de sa co-production avec FOX, Kdabra, qui avait fait ses preuves) a battu tous les records. Un peu avant la diffusion à la télé, elle avait commencé par mettre le pilote en ligne sur son site de VOD Moviecity Play, et le nombre de vues avait explosé : 40% de connexions en plus par rapport à la semaine précédente ! Deux jours plus tard, le pilote de Lynch diffusé sur Moviecity avait, selon le communiqué de la chaîne, dépassé les performances de la diffusion de Spartacus, sa meilleure audience pour une fiction à ce jour. La chaîne est donc excessivement satisfaite de son aventure. Hélas pour Moviecity, pour le moment, seulement 13 épisodes de Lynch sont prévus, mais la chaîne a annoncé avoir plusieurs projets en vue, ce qui veut probablement dire que Moviecity vient de devenir une chaîne à surveiller pour les téléphages hispanophones, d'un coup d'un seul. Et notez au passage que le matériel promotionnel est un peu plus alléchant à mesure que le temps passe. Elle est pas super cool, cette photo, sérieux ? Et cette video de promo, elle fait pas envie, des fois ? Bon, rendez-vous est pris post-Black March pour se mettre en quête du pilote de Lynch, je crois qu'on est tous d'accord.

- ESPAGNE : deux projets et demi pour Telecinco
On en profite pour rester dans les fictions de langue hispanique, avec deux projets de Telecinco qui n'ont rien de commun. A part Telecinco, donc. La chaîne s'aventurera d'abord dans le registre de la comédie (tiens, tiens...) avec Familia, qui se concentrera sur 3 soeurs, Carlota, Malena et Natalia, qui à l'approche des 30 ans vont tenter d'aborder cette nouvelle phase de leur vie et les changements qui vont avec. Problèmes familiaux avec leur père, leur boulot ou bien-sûr les hommes, tout devrait y passer, mais uniquement sous l'angle de la comédie ; on y retrouvera entre autres l'actrice Alexandra Jiménez (issue de la comédie Los Serrano mais également la version espagnole de Cheers, qui a tourné court). Clairement, la chaîne vise ici un public plutôt féminin, et la production s'annonce comme relativement onéreuse. Il s'agit du second projet le plus risqué de la chaîne, et l'autre est également destiné plus spécifiquement aux femmes : Telecinco a également en projet depuis la toute fin 2011 l'adaptation de la série Ghost Whisperer, sous le titre de El Don de Alba. Mais Telecinco n'a pas l'intention de se la jouer Téva, et elle a annoncé cette semaine un autre projet, bien différent : El Principe sera un thriller situé dans un quartier de Ceuta en proie à la délinquance, l'échec scolaire, et au trafic de drogue. Mêlant le quotidien difficile d'un policier des stups et affaires de coeur, la série est en projet depuis l'automne 2011 et a subi de nombreux changements ces derniers mois, y compris au niveau des personnes attachées au projet ; il semblerait par exemple que l'acteur José Coronado soit de la partie pour le moment. Actuellement, Telecinco la décrit comme la digne héritière de Sin Tetas No Hay Paraíso, une adaptation espagnole qu'elle avait diffusée sous la forme de série hebdomadaire en transformant la telenovela colombienne du même nom, en 2008. On verra bien ce que ça donne pour El Principe maintenant qu'elle lui a donné le feu vert... normalement les choses devraient être plus claires à mesure que le projet se concrétise.

- EGYPTE : préparatifs du Ramadan
On commence à voir apparaitre quelques nouvelles concernant les séries du prochain Ramadan, et c'est tant mieux ! En fait, des nouvelles, il y en a un peu toute l'année, mais généralement dans des langues que je ne parle pas, voyez-vous. Du coup quand j'en trouve une qui me soit compréhensible, même si elle est succincte, je lui saute dessus, parce que pour changer, quand on parle d'un projet, on ne parle pas d'un mini-scandale à des fins essentiellements politiques. C'est de la vraie information téléphagique, au moins. Apprenez-donc que le réalisateur Wael Fahmi Abdel Hamid prépare actuellement une série en collaboration avec l'auteur Tark Badawi. Le projet, intitulé Nousa, proposera aux spectateurs d'aborder les problèmes que rencontrent les habitants d'un quartier très populaire, à travers les yeux d'une jeune fille qui y réside. On devrait également voir des interactions entre les habitants dudits quartier et des hommes d'affaires, une idée intéressante dont j'attends de voir si je trouve plus d'infos à son sujet, mais qui a du potentiel pour sortir de la simple chronique et porter, comme ça a l'air d'être souvent le cas avec les séries du Ramadan, un regard sur la société dans son ensemble. Pendant que le scénariste et le réalisateur mettent les derniers détails au point, le tournage devrait commencer courant avril. Je suis impressionnée par la rapidité de ce projet, quand je lis d'autre part qu'un chanteur vient de refuser son premier rôle à la télévision, en déclinant l'offre de Youssef Maati qui lui proposait de tenir le rôle principal d'une série qu'il prépare pour... le Ramadan 2013. Il y a encore tant à apprendre...

- SCANDINAVIE : prêt à réserver votre billet d'Eurostar ?
Pour le grand final, je vous ai gardé le meilleur... Attention les yeux : le distributeur britannique Nordic Noir, que vous avez peut-être remarqué pour les sorties DVD nombreuses qu'il fournit alors qu'il n'a que quelques mois d'existence, a décidé d'organiser le tout premier festival dédié à la fiction scandinave (film et télévision confondus). Carrément. Il n'y a pas encore de date mais ce devrait avoir lieu cet automne ; vous pensez bien que je guette toute information plus précise dés qu'il s'en profile une ! Je soupçonne une invasion de téléphages amateurs de fiction scandinave en Grande-Bretagne ce jour-là... pas vous ?

Bon, et puis je crois que tout le monde est au courant pour la saison 2 de The L.A. Complex, mais juste un mot pour dire : yaaaay ! Sérieusement, en voilà une nouvelle qu'elle est bonne, non ?

On arrête là ? Non ? Vous en voulez une dernière pour la fin ? Attention ya du scoop : M6 aurait acheté les droits de la série espagnole Gran Hotel en vue d'une adaptation. Je n'ai trouvé que des sources espagnoles à ce sujet, cependant, et pour tout vous dire l'attachée de presse de M6 ne peut ni me le confirmer... ni même l'infirmer. Bon. On en saura sans doute plus avec le MIP TV début avril, où plein de choses vont être plus facilement officialisées ; en tous cas je l'espère. En tous cas, comme le veut l'expression consacrée : vous l'avez lu ici en premier ! :P

Non, non, n'en réclamez pas plus, c'est tout pour aujourd'hui ! Et puis après tout, j'ai consacré un long post hier à la prochaine saison japonaise, donc si vous êtes en mal d'infos de la planète, eh bien vous avez plein d'idées de découvertes pour le mois prochain à votre disposition...

PS : j'en profite pour saluer l'arrivée du nouveau-né de Whisper ! Félicitations, c'est un blog !

Posté par ladyteruki à 22:46 - Love Actuality - Permalien [#]

21-04-11

[DL] Majka

Les génériques qu'on parvient à dénicher ne sont pas toujours les meilleurs, mais, puisque que les deux prochains génériques vont être des pointures, accordons-nous une minute de pause. Tous les génériques polonais ne peuvent pas ressembler à celui de Naznaczony, soyons réalistes.
Et puis, ce qui est intéressant c'est que Majka est l'adaptation d'une telenovela sud-américaine (peut-on parler de telenovela polonaise dans ce cas ?), et que c'est pas vraiment le truc que je vais poster tous les jours non plus.

Majka
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Ce qui me fait marrer avec ce générique, c'est le soucis d'économie. Appelons ça comme ça.
"On va lancer le remake d'une série étrangère, qu'est-ce qu'on pourrait faire d'autre pour économiser des sous ? Oh bah, je sais, on va aussi faire enregistrer la reprise d'une chanson connue !".

Que les petits airs à la Ally McBeal, la petite chanson sans ritournelle légère et le joli chapeau de la dame ne vous abusent pas, pourtant : il se trame derrière Majka quelque chose de plus qu'une simple comédie romantique. On parle d'une jeune Polonaise qui se voit inséminer le bébé d'un autre couple.
Je répète : insémination. Pologne. Vous y êtes ? Autant vous dire que l'option avortement est étudiée avec plus de soin dans The Secret Life of the American Teenager. Parfois, il ne faut pas aller bien loin pour trouver des chocs culturels dans les séries... Après je ne doute pas un seul instant que cette fort opportune grossesse serve à jouer sur un triangle amoureux plus classique, mais faut quand même admettre que la même situation, dans une autre société, ne conduit pas nécessairement à une série de 190 épisodes ! Ça fait réfléchir.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Majka de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:14 - Médicament générique - Permalien [#]

18-04-11

[GAME] Génériques du monde

Il n'a pas pu vous échapper qu'aujourd'hui s'est produite une chose magique : la rubrique Séries du Monde (SdM pour les intimes) a vu le jour sur SeriesLive, après 9 mois de travail. J'aurais dû prendre des cours d'accouchement sans douleur.

WorldDécouvrir la rubrique Séries du Monde

Pour que vos premiers pas dans cette rubrique, je vous propose un petit jeu de génériques afin de trouver le titre de 15 génériques venus du monde entier. Mais pas un jeu des génériques comme j'en ai déjà organisé...

Parce que je me doute bien, allez, que vous n'avez pas vu la moitié de ces séries. Et quand je dis moitié, j'ai bien conscience de voir large. Donc comme vous avez très envie de voir ces génériques (croyez-moi, certains sont des pépites) et que j'ai conscience que Rome ne s'est pas construite en un jour, je vous propose de participer à ce jeu tout en vous instruisant.  Ou l'inverse. Absolument, comme pour Ordimini.

Alors voici comment ce jeu va se dérouler : je ne vais pas vous donner d'indice. C'est idiot : vous ne trouveriez pas ! Si je commence à vous dire que l'une de ces séries se passe dans une forêt de béton, vous allez me regarder avec des yeux ronds, et vous aurez raison. Donc, au lieu de vous parler de la série elle-même, je vais simplement vous donner deux éléments : le pays, et un mot-clé (que vous retrouverez dans la description de la fiche). Voilà, à partir de là, tout ce que vous avez à faire, c'est aller flâner et fouiner sur SeriesLive et plus particulièrement la rubrique Séries du Monde, et vous devriez, si vous êtes un tout petit peu patient, trouver les séries dont il s'agit.

Après, si vous voulez lire les fiches par lesquelles vous passez, comprenez bien que je ne vous empêche pas.
M'est avis que vous devriez trouver pas mal de choses intéressantes et/ou amusantes, et d'ailleurs, en marge de ce jeu, je vous invite à venir raconter, dans les commentaires, les trouvailles sur lesquelles vous êtes tombées (par exemple vous avez appris qu'une série israélienne est à l'origine de l'une des comédies que vous avez aimées cette année, ou vous êtes tombé sur un synopsis incroyable dont vous êtes certains au contraire qu'on ne verrait pas ça sous nos lattitudes, ou un résumé vous a rendu curieux... comme vous voulez).

1 - Une série suédoise - "écorché vif" > Kommissarie Winter [fiche SL]
2 - Une série danoise - "politique" > Borgen [fiche SL]
3 - Une série égyptienne - "audition" > Ard Khas [fiche SL]
4 - Une série sud-coréenne - "concubine" > Dong Yi [fiche SL]
5 - Une série canadienne - "comté" > Durham County [fiche SL]
6 - Une série brésilienne - "banquier" > Filhos do Carnaval [fiche SL]
7 - Une série polonaise - "appareil" > Majka [fiche SL]
8 - Une série colombienne et argentine - "troubles" > Mentes en Shock [fiche SL]
9 - Une série australienne - "rock star" > Spirited [fiche SL]
10 - Une série allemande - "centre commercial" > Danni Lowinski [fiche SL]
11 - Une série québécoise - "syndicats" > Malenfant [fiche SL]
12 - Une série néo-zélandaise - "princesse" > Go Girls [fiche SL]
13 - Une série canadienne - "espions" > InSecurity [fiche SL]
14 - Une série mexicaine - "secrets" > S.O.S.: Sexo y otros Secretos [fiche SL]
15 - Une série israélienne - "yachts" > Blue Natali [fiche SL]

Pour ceux qui n'ont jamais joué, je rappelle que les règles sont les suivantes :
- les génériques qu'il faut trouver n'ont jamais été postées sur ce blog (et donc ne sont pas disponibles dans le flacon)
- une fois que vous avez trouvé la série, je vous offre le générique correspondant...
Plusieurs (mais pas toutes) de ces séries ont déjà été mentionnées sur le blog, donc au besoin, vous pouvez aussi aller fouiller dans les tags pour vous aider.
Bonus ! Si au moins 15 personnes différentes jouent à ce jeu en commentaires, je vous offrirai un 16e générique ! Voilà, c'est cadeau, ça me fait plaisir . Vous n'avez qu'à faire passer le mot...

Donc maintenant, la chasse est ouverte, sachez que ce concours est ouvert à tous jusqu'à jeudi 21 avril à 23h59. A vous de jouer, montrez-moi que vous êtes curieux ! Mais ne vous inquiétez pas, je commencerai à poster les génériques que vous trouverez à partir de demain.

Posté par ladyteruki à 20:30 - Games On - Permalien [#]


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