ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

19-07-13

Nihonjinception

Certains jours on n'a qu'une envie : s'asseoir devant une série qui nous surprenne. C'est une envie compréhensible, surtout quand la lassitude gagne après quelques mois télévisuels en dents de scie, ou quand on a l'impression de tourner téléphagiquement en rond. Mais cette pulsion s'accompagne généralement des deux pires ennemis de la découverte sereine en matière de fiction : d'abord, des attentes démesurées dés lors que se présente un pitch un tant soit peu hors du commun, et surtout, la tendance qu'a alors le téléphage à tenter de trouver à tout prix une série qui va le renverser, qui peut tourner a l'obsession.
Je suis précisément dans cette situation actuellement, et j'espérais beaucoup de DOUBLE TONE, dont le pitch me donnait très envie. Mais c'est aussi une recette quasi-infaillible pour être déçu...

Pas de méprise, DOUBLE TONE est très exactement en train de faire ce que le sujet de départ laissait entendre : la série met en parallèle deux femmes, Yumi Nakano et Yumi Tamura, que deux choses lient, leur prénom, et le fait qu'elles rêvent l'une de l'autre. Le mal ne vient pas de là, mais je vais y revenir.

L'épisode inaugural commence un enchaînement qui sera constant pendant tout le pilote, et vraisemblablement pendant la majeure partie de la série : la vie de l'une des Yumi s'affiche à l'écran, avant d'être interrompue par la sonnerie d'un réveil. L'autre Yumi ouvre alors les yeux, commence sa journée... jusqu'à ce qu'elle soit interrompue par la sonnerie d'un réveil. C'est au tour de la première Yumi de se réveiller à nouveau, et ainsi de suite.

DOUBLETONE

La formule est claire dans l'esprit de la scénariste (Akari Yamamoto, qui a contribué à trois épisodes de Neo Ultra Q l'hiver dernier, et écrit le pilote de Magerarenai Onna)... voire peut-être un peu trop.
Ce qui devrait plonger les protagonistes et/ou le spectateur au minimum dans la confusion, apparaît comme un processus accepté, pour ne pas dire naturel. A-t-il commencé avec le pilote, ou dure-t-il déjà depuis un moment ? Ce n'est pas très clair non plus. En tous cas les scènes (plutôt courtes de surcroît) s'enchaînent sans qu'on ait le temps de se poser de questions, et les Yumi moins encore. Ou quand elles le font, c'est avec une horripilante voix-off et avec des demi-questions qui ne vont pas bien loin ("mon amie est apparue dans mon rêve/la vie de cette autre femme... ça alors c'est étrange") et qui sont rarement suivies d'effet (poser la question à l'amie ? non ? ah bon ok).

Il faut dire que DOUBLE TONE n'a que six épisodes d'une demi-heure pour raconter son intrigue complexe... et du coup, cette exposition est simplifiée à l'extrême pour ne pas perdre de temps. Mais cette confiance limitée dans les capacités intellectuelles du spectateur va porter tort à tout ce pilote, en nous empêchant de suivre réellement le cheminement de pensée des héroïnes. Et surtout, le résultat, c'est que ce premier épisode va trop vite pour qu'on s'investisse émotionnellement dans une vie, l'autre, ou le fait que les deux semblent s'entremêler par rêve interposé. Ce qui est quand même problématique, vous en conviendrez !
La réalisation et le jeu des actrices en rajoute une couche, avec un épisode qui manque d'authenticité, dont les dialogues sonnent creux voire faux, et où le rythme n'est pas au rendez-vous, ce qui là encore, relève de l'exploit quand on voit l'idée de départ et les contraintes... et le twist de fin de pilote, sur lequel, ça va de soi, je ne vais pas m'amuser à vous spoiler.

Mais dans ce qui semble, avec ces premiers paragraphes, s'annoncer comme un fiasco, je suis venue également vous apporter une bonne nouvelle : si DOUBLE TONE se perd autant en chemin, c'est parce qu'elle essaye aussi de dire quelque chose sur le fond, qu'elle essaye à la fois de le dire suffisamment vite pour avoir tout raconter dans 6 épisodes de ça, et qu'elle ne veut pas trop appuyer dessus non plus, comme par peur de paraître trop militante. En cela, elle m'a d'ailleurs rappelé les hésistations de Magerarenai Onna, d'ailleurs.
Ainsi, nos deux Yumi ne pourraient pas vivre des vies plus opposées : Yumi T est une mère de famille qui s'occupe à la fois de son mari Youhei (assez antipathique), de sa petite fille Ami, de sa maisonnée que le mari laisse totalement à sa charge jusque dans les décisions financières, et cumule par-dessus tout ça un emploi (peut-être à mi-temps ?) dans un bureau, où la seule personne avec laquelle elle a sympathisé est sa patronne Ikuko, une amie de son mari. De l'autre, Yumi N est célibataire, vit seule dans une petite routine calme, travaille depuis à peine un an dans un bureau, et jure qu'elle ne veut pas se marier (quand je vous disais que ça me rappelait quelqu'un...!).

Là où, dans tout cela, DOUBLE TONE tente son coup de poker, c'est justement en décrivant la frustration de Yumi T, la façon dont son mari l'ignore et, osons le dire, la prend pour sa bonniche, et où sa fille exige sans cesse son aide, ce qui ne manque pas de la frustrer. Au travail, seule Ikuko semble l'estimer, son supérieur direct ayant assez peu d'interactions avec elle dans le pilote, mais suffisamment pour traduire une certaine animosité ; mais même là, quand elle fait part à Ikuko (qui l'y enjoint) de ses craintes et doutes, elle se fait gentillement rembarrer sur le mode : "ah en fait t'es pas heureuse d'être heureuse, oh bah ça va, je croyais qu'il t'arrivait un truc grave !". Non, non, c'est pas grave. Yumi T nous fait juste un début de dépression, à part ça tout va bien.
A contrario, Yumi N, en dépit du fait qu'elle souffre peut-être un peu de solitude et parle à une photo encadrée (mais de qui est-ce donc le portrait ?), semble heureuse et épanouie. Elle fait gaiement du vélo dans les rues, et surtout, elle est estimée à son travail, où son patron lui demande son avis, et l'écoute, voire l'encourage à prendre des initiatives. C'est très sympa, cette vie que Yumi N mène, et quand elle dit qu'elle ne veut pas se marier et qu'en gros, sa vie lui convient très bien comme ça, on la croit. Au moins à 90%, allez, peut-être 95% (on a vu la photo encadrée). Tout le monde semble perpétuellement tenter de le caser, mais elle ne tient pas à changer les choses, Yumi N, elle a fait son choix finalement.

Et en substance, DOUBLE TONE veut interroger cela : le bonheur d'une femme, où est-il ? Dans une vie de famille stable et conventionnelle ? Au risque de parfois se laisser déborder par les responsabilités et oublier d'exister... Ou bien dans une vie réglée comme du papier à musique mais qui renvoie une image positive de soi, à condition de ne pas se laisser submerger par la solitude et le silence ?
Les deux Yumi sont très conscientes de rêver de la vie d'une femme diamétralement opposée à la leur ; Yumi T, en pleine crise existentielle, le soulignera à quelques reprises à l'oral (et pour que la voix-off le dise...). Yumi N, même si elle est plus dans l'interrogation de ses rêves sous un angle qu'elle devine comme étant occulte (il faut dire qu'elle est plus satisfaite de sa vie), apparait également comme très consciente des différences entre elle est sa "jumelle astrale". C'est la porte sur une autre option que leur ouvre DOUBLE TONE, l'opportunité de se dire : et si j'étais l'autre, serais-je plus heureuse ? Le pilote amorce quelques éléments de réponse, et il est clair qu'en dépit des hésitations et maladresses du scénario, ce sera un sujet central de la série.

Jusque là, je n'avais jamais fait attention si NHK BS Premium, chaîne publique du satellite qui depuis quelques saisons ose de plus en plus de pitches originaux, avait des formats de "science-fiction" d'une demi-heure, comme cela arrive régulièrement à Fuji TV (nous "offrant" ainsi O-PARTS ou Mirai Nikki) ou TBS (avec par exemple Clone Baby ou Soumatou Kabushikigaisha). Si c'est une première, c'en est une qui part un peu du mauvais pied, hélas.
C'est regrettable, car l'idée de départ est bonne. Et surtout, c'est dommage parce qu'à l'instar d'une longue tradition de bonnes séries de science-fiction, l'important n'est pas d'oser impressionner le spectateur, de lui couper le souffle avec des effets spéciaux et/ou des rebondissements inouïs, mais plutôt d'utiliser le genre, métaphorique par excellence, pour poser des questions qui s'imposent à chacun. DOUBLE TONE réussit très modérément le premier objectif, et c'est à la condition que le spectateur éprouve de la curiosité pour le sujet de fond, et fasse preuve de patience, que l'épisode peut finalement porter ses fruits. J'espère quand même que la réalisation (et la direction d'acteurs) va un peu se réveiller maintenant qu'on a passé le stade introductif.

Une chose est sûre : je voulais m'asseoir devant une série qui nous surprenne, et ça ne s'est pas produit. Mais toutes les séries dignes d'intérêt ne sont pas capables de surprendre ; et vice-versa. Jurisprudence Awake, cousine américaine de DOUBLE TONE que j'ai abandonnée au bout de deux épisodes, et qui présente les qualités et défauts inverses exactes. Par contre, l'une des raisons pour lesquelles je regarde des séries, dans l'absolu, c'est précisément pour avoir l'impression de me glisser dans une vie que je ne vivrai jamais moi-même, pour imaginer des points de vue différents sur le monde, pour essayer d'élargir mon expérience sans avoir à devenir moi-même mère de famille au Japon, ou Premier ministre au Danemark, ou consultant pour de grandes entreprises. La mise en abîme quand je me trouve devant DOUBLE TONE est donc d'autant plus saisissante !
Alors, peut-être que DOUBLE TONE ne m'a pas donné ce que je voulais... mais peut-être aussi qu'elle tente de me donner ce dont j'ai besoin. Je le vérifierai avec au moins un épisode supplémentaire, mais je pense que c'est à chacun de se faire son opinion...

Posté par ladyteruki à 21:41 - Dorama Chick - Permalien [#]

14-02-10

Tu sais où tu peux te la carrer, ta rectitude ?

Plus vite c'est fait, plus vite c'est fini, après tout. J'espère que vous êtes assis parce que ça va donc aller très vite : je vais parler de Massugu na Otoko encore une fois, et une seule, la dernière, et après on n'y reviendra plus. Parce que, bon, comme c'était un des premiers pilotes de la saison nippone à s'être montré disponible ET avec des sous-titres, il me semble difficile de faire comme si je n'avais rien vu, donc par acquis de conscience, je vais faire un post dessus, mais ensuite ce sera tout. Si vous voulez en parler vous-mêmes, ce sera dans les commentaires ci-dessous, et à partir de là on partira tous du principe qu'on n'a jamais entendu parler de la série et il n'y sera plus fait mention ; tout est le monde est d'accord ?
Fort bien.

Non parce que, autant la saison dernière, j'ai l'impression qu'on n'avait pas trop eu de comédies romantiques vidées de toute substance, autant cet hiver semble marquer le retour de ce genre pénible au possible. Surtout pour moi qui y suis allergique (j'ai un mot du médecin).
Gnagnagna, ils n'ont rien en commun, mais ils vont quand même finir ensemble mais seulement au terme d'une dizaine d'épisodes à s'opposer et/ou à se prendre la tête avec des tiers pour former des triangles amoureux à n'en plus finir... Zut à la fin. Zut, oui, parfaitement ; et je suis polie.

MassugunaOtoko

Massugu na Otoko, c'est donc l'histoire d'un mec droit dans ses mocassins, aux valeurs inébranlables sur l'honnêteté et la droiture, le profil type du "bon Japonais" toujours poli, gentil, travailleur et soucieux de bien faire, la télévision japonaise n'hésitant pas à populariser les stéréotypes nippons à l'intérieur-même des frontières de l'Archipel, le lavage de cerveau à son apogée, le pendant masculin de la jeune femme impossible à marier mais qui va tomber sur le bon gars qui va la faire changer.
A ce seul paragraphe vous avez probablement deviné l'objet de mon ire.
Eh bien, tenez-vous à vos télécommandes les enfants, mais une nana impossible à marier mais qui va tomber sur le bon gars qui va la faire changer, on en trouve une aussi dans ce pilote.
C'est dire si je suis furax.

Avec tous ces éléments, on aura compris que Massugu na Otoko ne joue pas vraiment dans la catégorie "et si je racontais une histoire que tout le monde ne connait pas déjà par cœur ?", probablement parce que c'est l'hiver et que les scénaristes ont trop froid aux doigts pour écrire, alors ils ressortent un vieux script qui trainait par là et changent les noms.

Je le concède : c'est vrai que Masao, dans le rôle-titre du massugu na otoko ("le type droit"... faut le présenter à la nana de Magerarenai Onna, "la fille qui ne plie pas" ?), se montre un personnage un peu plus nuancé que l'abruti moyen dans sa situation. Je pense notamment à l'illuminé de Ii Hito qui vivait également au pays de Candy, mais ne se rendait même pas compte qu'il était le seul. Au moins ici, le gars a vaguement conscience que parfois les gens peuvent être "méchants", et ça n'a l'air de rien mais la prise de conscience est énorme, quelque part. Cela dit, en-dehors de ça, il n'y a rien à voir.
Masao fait la rencontre d'une bonne à rien, glandeuse, squattant le canapé de sa meilleure amie (en lui vidant son frigo), et qui resquille, embrouille, ment et vole. De toutes façons on voit qu'elle est pas fréquentable parce qu'elle a une coiffure asymétrique avec des mèches décolorées, et que ses fringues sont voyantes. Vilaine, vilaine dévergondée qui porte trois boucles d'oreille !!!

J'ai partagé mon temps devant le pilote entre lever les yeux au ciel, et froncer les sourcils avec mauvaise humeur. Car naturellement, ils ne s'entendent pas, ils n'ont rien en commun, mais leurs destins sont liés, comme l'indique la bande-annonce sur le site officiel de la série, où, attention au spoiler après la virgule, on voit la fille de mauvaise vie avec un test de grossesse dans la main, ou bien on l'aperçoit en peignoir dans ce qui semble être le salon de notre gars tout droit. Bah bien-sûr.

Et moi je dis : stop. Un bon poncif est un poncif mort !
Bon, des questions ? Sinon je passe à la suite, et on fait comme on a dit.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Massugu na Otoko de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:36 - Dorama Chick - Permalien [#]

24-01-10

Si tu tombes neuf fois, toujours te relever dix

Pauvres, pauvres télespectatrices japonaises ! Elles font l'objet d'un matraquage manifeste qui, s'il n'était pas aussi lourdement opéré, ferait quasiment rire de par ce qu'il traduit de désespoir dans l'industrie médiatique. Celle-ci semble s'accrocher à tout prix à une certaine vision du rôle de la femme dans la société, où chacune se doit d'être toute entière lancée vers le mariage et la maternité, alors qu'inexorablement, la société change et que les choses ne sont plus aussi nettes. On a déjà discuté de ce problème en de nombreuses occasions.

Magerarenai Onna prend le même postulat de départ, et se présente comme une nouvelle démonstration de sceller le sort des femmes par des modèles médiatiques rigides. Et ça n'a rien de nouveau... ou bien ?

MagerarenaiOnna

Magerarenai Onna se traduit par "la femme qui ne plie pas", et il est vrai que le personnage principal, Saki, est l'illustration-même de notre expression "avoir un balai dans le cul". Ou, en langage plus recherché : psycho-rigide.

Et c'est vrai que c'est pas une rigolote, la Saki. Jamais un sourire... d'ailleurs, peu ou pas d'expression du tout. Elle a raté l'examen d'entrée au Barreau par neuf fois déjà, oui, neuf années de suite, neuf années pendant lesquelles elle n'a rien fait d'autre qu'étudier. Et alors que le bon sens dicterait à n'importe quelle personne sensée d'en prendre son parti et de faire sa vie autrement, Saki persiste.

Au moment du pilote, Saki prépare donc son dixième concours d'entrée, et travaille à temps partiel comme clerc dans un cabinet d'avocats. Sa vie est réglée comme du papier à musique et, sincèrement, ça relève quasiment de la pathologie lourde à ce stade. On a un peu l'impression d'avoir trouvé la fiancée japonaise de Monk ! Les plats préparés à l'avance pour chaque repas de la semaine et empilés sagement dans des Tupperware carrés dans le frigo, le carnet où sont notées quotidiennement les heures passées à travailler comme autant de lignes strictement identiques, l'exactitude avec laquelle chaque activité de sa journée commence à une heure bien précise...

Pourtant, passés les clichés de rigueur et de pointillisme, on comprend que Saki a, en fait, optimisé chaque instant de son existence pour se consacrer au maximum à ses révisions. Chaque seconde compte, et ainsi chacune est économisée dans ce but. L'existence entière de Saki est pensée dans le détail afin d'atteindre cet objectif qu'elle s'est fixé (et on devine qu'en neuf ans, sa technique en ce domaine a largement eu l'occasion de s'affiner).

Au bout de la moitié du pilote, le spectateur occidental commence toutefois à ressentir des pulsions d'homicide.
Sur l'air de :" si les chaînes japonaises se sortaient un peu la tête du cul, elles verraient qu'un tel personnage n'a pas nécessairement besoin d'être la fille impossible à marier qui fait le désespoir de sa maman, c'est pas croyable ça, les commanditaires de Magerarenai Onna sont aussi informés sur l'état de la société japonaise que TF1 sur celui de nos contrées !"
Voir Saki en indécrottable célibataire rigide relève en effet du cliché le plus navrant de la télévision japonaise. Quand on lui dit qu'une femme doit se marier et avoir des enfants, on a l'impression de lire dans son regard qu'elle se demande si elle pourrait concilier contractions et révisions, qu'elle en conclut que non, et qu'elle laisse tomber cette ridicule histoire de bonheur féminin. Alors sa maman, son patron, son petit ami, son ancienne camarade de classe, y vont chacun de leurs allusions plus ou moins fines sur ce qui rendrait Saki heureuse, et comme elle ne marque aucune émotion et semble ne jamais prendre de plaisir à rien, toute tendue qu'elle est vers son objectif, Saki accrédite la thèse du "elle est complètement barrée cette gonzesse qui ne veut pas se marier, faut surtout pas devenir comme elle". Et ça c'est rageant.

Car en plus ces deux états n'ont rien d'antithétiques : Saki aurait aussi bien pu accepter de se marier à Masato, et aurait optimisé leur vie de couple de façon à tout de même préparer son fichu examen tout en faisant tourner la maison. Mais non, il nous fallait une mauvaise élève, on est allés jusqu'au bout de la démonstration, quitte à en faire des tonnes.

On en arrive donc comme ça à la moitié du pilote et, je vais être honnête avec vous, là, j'ai décidé d'arrêter les frais. Plus précisément, quand la maman de Saki est tombée malade et que Saki, allant la visiter, entend sur le répondeur de sa mère que celle-ci a récemment eu une conversation avec une amie où elle confiait avoir vraiment envie que Saki se marie et lui donne des petits-enfants. Le seul truc qui pourrait ajouter du pathos à la situation serait que Saki se découvre un ovaire paresseux histoire de vraiment mettre la pression.
Et donc là, c'est le drame.
Saki s'en retourne dans la neige, pensant à son papa qui est mort quelques minutes après avoir enfin décroché l'examen du Barreau qu'il avait eu beaucoup de mal à décrocher (parce qu'en fait elle ne le veut même pas pour elle-même mais au nom de son père, ce fichu examen), et là arrive Masato qui lui présente une bague et lui propose de l'épouser, et on vivrait ensemble, et on s'occuperait de ta mère, et tu repriserais mes chaussettes pendant que j'ouvre mon propre cabinet, et ce serait magnifique.

Donc voilà, c'est là que, découragée par la télévision japonaise et ses odieux clichés sexistes, j'ai décidé que j'avais suffisamment subi ces conneries avec les  foutaises sur la célibataire mal-aimable qui heureusement va rentrer dans le rang grâce à un gentil garçon, et j'ai déclaré que Magerarenai Onna et moi, on n'étais pas copines. L'effet d'accumulation avait eu raison de moi.

Passent plusieurs jours. Un soir que j'ai mal à la tête mais pas envie de dormir, je me dis, comme ça, que je pourrais regarder un truc pas trop intéressant histoire de passer le temps, et que mes 10g d'anti-migraineux fassent effet. Grand bien m'a pris (pas juste pour les médicaments). Car c'est très tard que la série Magerarenai Onna montre ce qu'elle a dans le ventre.
Sans vouloir vous spoiler, disons simplement qu'après avoir longtemps joué avec l'idée d'un mariage entre Saki et Masato, et vas-y que j'essaye des robes, et vas-y qu'on va réserver une salle de réception, le pilote décide d'enfin dévoiler une information capitale, mais jusque là complètement invisible à l'œil nu : oui, Saki est un être humain. Complexe. Intéressant. Peut-être que le personnage ne plie pas mais ça ne signifie pas qu'il n'a aucun doute.

L'issue de cet épisode connaît alors un très bon moment alors que Saki, au téléphone avec sa maman, fait face à ses projets d'avenir. L'examen au Barreau, pas plus que le mariage, ne sont des garanties de bonheur, et le monde autour d'elle se charge bien de ne pas lui rendre la vie facile quel que soit son choix. Mais Saki démontre soudain que la rigueur à laquelle elle s'était astreinte ne l'empêche pas de craindre pour son avenir. Alors qu'on l'imaginait sûre d'elle et de son objectif, on comprend que son obstination ne signifie pas forcément qu'elle est certaine d'avoir raison alors que le monde a tort à son sujet.

Il faut beaucoup, beaucoup de patience, pour aller au bout du pilote de Magerarenai Onna. Beaucoup. Cela demande de survivre au visage de marbre de Saki pendant pas loin de 50 minutes (sur presqu'une heure d'épisode, ça fait beaucoup), de surmonter courageusement le cabotinage de Riko, proprement insupportable pendant 99% de son temps d'antenne, et surtout de serrer les dents chaque fois qu'un imbécile se croit en droit de faire remarquer à Saki qu'il sait mieux qu'elle ce qui la rendrait heureuse. De nombreuses minutes de frustration, voire de colère, sont à prévoir. A plus forte raison si vous avez le malheur d'être une femme. Mais finalement, ça en vaut assez la peine.

Magerarenai Onna nous permettra-t-elle enfin de faire le ménage dans tous les énervants clichés sur le bonheur de la femme japonaise ? Il est permis de l'espérer. Et personnellement, je suis d'avis que si la série poursuit son chemin, maintenant que je sais qu'elle est capable de plus de nuances qu'à ses débuts, elle pourrait même s'avérer nécessaire.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Magerarenai Onna de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:56 - Dorama Chick - Permalien [#]

10-01-10

Une série attendue, c'est une série bien vendue

On parlait l'autre jour des séries de la rentrée japonaise (n'étais-je pas, pilotovore que je suis, vouée à adorer le fonctionnement de la télé japonaise avec ses 4 rentrées télévisuelles par an ?), j'ai enfin la possibilité de vous donner le classement des séries les plus attendues de la saison, selon le sondage Oricon de circonstance.
Je rappelle pour info que les pitches de ces séries (et bien d'autres) sont rassemblés dans ce post d'il y a quelques jours.

1 - Code Blue (saison 2)
2 - Bloody Monday (saison 2)
3 - Tokujou Kabachi!! (spin-off)
4 - Yamato Nadeshiko Shichi Henge
5 - Magerarenai Onna
6 - Hidarime Tantei EYE (remake/suite d'un téléfilm)
7 - Massugu na Otoko
8 - Hanchou (saison 2)
9 - Nakanai to Kimeta Hi
10 - Angel Bank

C'est carrément pathétique. Les séries inintéressantes le disputent aux séries renouvelées (avec un joli cumul sur le haut des marches du podium). Franchement, heureusement qu'il est prouvé que les sondages de l'Oricon ne reflètent qu'une partie des goûts du public (= les adolescentes et les jeunes femmes), parce que ça fait grave peur.
Remarquez au passage que Ryoumaden n'y figure pas alors que je mettrais ma main au feu que dans quelques semaines, plusieurs des séries mentionnées dans ce top seront bien incapables de faire d'aussi bonnes audiences. Et ça, quelque part, ça rassure quand même un chouilla.

Je crois qu'en fait, les sondé(e)s ont confondu avec un questionnaire des séries qui donnent le moins envie, mais dont le casting est suffisamment connu pour booster les audiences...

CodeBlue

Mais non, en réalité, ce que ça prouve, c'est l'épatante fiabilité des systèmes de promotion autour des séries considérées comme bankable par les chaînes nippones.
Le bourrage de crâne a bien fonctionné, tout le monde a bien retenu la leçon : en janvier, il faudra mater Tomohisa Yamashita dans Code Blue. Yamapi qui sera secondé par Erika Toda, laquelle revient d'une seconde saison de LIAR GAME fructueuse (avec un film à promouvoir dans pas longtemps) et de Yui Aragaki qui, avec un peu de chance, a un single de prévu tout prochainement histoire de terminer d'assommer tout le monde. Ah, bah tiens, j'étais pas loin, elle sera au menu d'une grosse compilation vouée au succès commercial... 'Fort à parier qu'elle sera invitée sur le plateau de l'émission musicale Hey! Hey! Hey! (sur la même chaîne), ou n'importe laquelle d'ailleurs ; Music Station sur TV Asahi l'a à la bonne, notamment. Enfin bref, le spectateur japonais n'a pas fini de se faire rappeler à l'ordre pour regarder la série.

Les Japonais sont vraiment les meilleurs sitôt qu'il s'agit de vendre un produit culturel. Avec eux, le mot "médiatisation" n'est pas un vain mot, et un tel enthousiasme fait plaisir à voir. Les règles du jeu sont les suivantes : pour vendre quelque chose, tous les coups sont permis. Surtout si on peut squatter les médias de plusieurs façons. Et avec les séries, c'est juste parfait puisque depuis des années, l'industrie tourne autour de jeunes frimousses qui obtiennent des premiers rôles à la télé et au ciné, qui s'affichent dans les magazines à la mode, qui savent vaguement pousser la chansonnette, qui font des pubs pour de grandes marques... On fait interpréter le générique par un chanteur ou un groupe qui cartonne ou qui est en pleine ascension (on en profite pour faire la promo de l'artiste musical en question... ça fait plaisir à la filiale qui fait maison de disques, échange de bons procédés si vous voulez). Et sans compter les campagnes d'affichage dans les rues et les couloirs de métro !
Alors évidemment, les règles du jeu stipulent également (en petits caractères) que ce ne seront pas les séries les plus intéressantes qui seront vendues de la sorte ; c'est d'ailleurs une règle internationale. C'est le prix à payer pour un secteur économique réellement actif, quelque part...

J'ai l'air de râler, mais pas du tout. Je trouve vraiment que ces techniques ont quelque chose d'inspirant, fondamentalement. Pour nous Frenchies, j'entends.
On veut que ça marche, donc on met le paquet : casting attrape-couillon, générique interprété par un artiste connu, pub partout et tranquillité nulle part... Quelque part, les médias japonais, ils croient en leur propre industrie, et c'est ça qui est beau. Ils font tourner la machine. Ils ne remplissent pas les cases-horaire avec mollesse en espérant quand même faire de belles audiences : ils vont les chercher. Leur système n'est ni meilleur ni pire que celui des américains (qui ont quand même tendance à être plus limités quand il s'agit de traverser les secteurs médiatiques, mais qui qui compensent par d'autres facteurs évidemment), mais sans aucun doute possible, il est meilleur que le nôtre.

Ils entretiennent leur business, les Japonais. Et au milieu des produits de consommation grand public, on peut subventionner des projets d'auteur, des expérimentations, des trucs plus marginaux. C'est pas grave puisqu'on compense par ailleurs ! Puisqu'on a mis le paquet pour que ce qui marche, marche vraiment ! En France, on veut les bonnes audiences, tout de suite, sans se fouler, juste en commençant à diffuser des trailers une ou deux semaines à l'avance ! Rien capté...

Allez, je vous laisse sur un ton plus doux, avec deux scans de magazines où figurent Erika Toda et Yui Aragaki. Il ne sera pas dit que je n'aurai pas promu Code Blue à la japonaise... vous me direz si ça a marché sur vous. Et comme dirait un autre amateur de dorama de ma connaissance : n'oubliez pas, en cliquant, c'est plus grand.

Promo_AragakiYui         Promo_TodaErika

Posté par ladyteruki à 11:29 - Dorama Chick - Permalien [#]

01-01-10

Avanti !

Pour ce premier post de l'année (un vendredi, en plus... moi je dis c'est un signe), je vous propose de fourbir vos armes en l'honneur de la nouvelle saison nippone, qui commence dans quelques jours, à peine à 10 000 km de chez nous (même pas ; autant dire une bagatelle).

Rappelons pour commencer qu'une âme bien intentionnée a répertorié pour vous les nouveautés de la saison automnale, a compilé les audiences, bref, n'a pas chômé, et vous a offert tout ça sur un plateau il y a quelques jours, sur SeriesLive :

2009_Automne
Dorama Panorama - Collection Automne 2009

Mais ça, c'était en 2009. En tant que téléphages, nous devons à notre condition de nous projeter toujours dans l'avenir (= dans le prochain épisode), et c'est donc assez naturel qu'on se préoccupe de la saison de l'hiver 2010 au Japon, avec une liste (pour le moment non-exhaustive) des séries à venir, et pour lesquelles vous trouverez bientôt des fiches sur SeriesLive, quand ce n'est pas déjà le cas (héhé), suivies, ça va de soi, de quelques posts de présentation comme ceux auxquels je vous ai habitués ces derniers mois, sitôt que les diffusions (et les sous-titrages) auront commencé...

853 - TV Asahi
L'histoire : Le détective Shinnosuke Kamo a deux combats à mener : d'une part, celui de tout policier, contre le crime et l'injustice... et l'autre, plus vicieux, contre la bureaucratie sclérosée de son administration.
Observations : avec un acteur d'Aibou, par un auteur ayant travaillé sur Aibou, sur la chaîne d'Aibou...
Fiche SL : 853

Akakabu Kenji Kyoto-hen - TBS
L'histoire :
Un procureur doit mener l'accusation dans un procès relatif à une affaire où rien ne se passe comme il faudrait...
Observations : Si comme le laisse penser la promo, la série mélange drame et humour, tout en ménageant assez de temps au tribunal et pas juste sur le terrain, ça peut s'avérer intéressant.
Fiche SL : Akakabu Kenji Kyoto-hen

Angel Bank - TV Asahi
L'histoire : Après 9 ans d'enseignement dans un lycée difficile, Mamako décide de changer sa vie du tout au tout, et pour cela, elle rencontre un conseiller spécialisé dans la réorientation professionnelle, et en devient un elle-même.
Observations : J'imagine assez bien une série uniquement constituée de stand-alone avec un tel pitch.
Fiche SL : Angel Bank

Bloody Monday (saison 2) - TBS
L'histoire : L'agence THIRD-i, dépêchée par la sûreté nationale, fait appel à un jeune hacker, surnommé Falcon, afin qu'il tente de les aider à déjouer les plans d'une organisation terroriste prévoyant de rayer Tokyo de la carte.
Observations : j'avais vu le pilote il y a quelques semaines, j'en ai encore des crampes à l'estomac.
Fiche SL : Bloody Monday

Code Blue (saison 2) - Fuji TV
L'histoire : Quatre étudiants en médecine intègrent le programme "Doctor Heli", un système récemment mis en place qui permet aux médecin de se déplacer par hélicoptère et donc d'intervenir directement sur les lieux d'un drame.
Observations : Après avoir vu le pilote, j'annonce officiellement que ce sera sans moi.
Fiche SL : Code Blue

Hanchou (saison 2) - TBS
L'histoire : Harajuku est un quartier de Tokyo particulièrement animé, fréquenté par de nombreux jeunes la nuit ou le weekend. Les détectives du commissariat de ce quartier ne manquent donc pas d'occupations, et notamment Tsuyoshi Azumi, qui supervise le département des affaires criminelles.
Observations : N'ayant pas vu la première saison, je pense que ce sera un prérequis si je veux me frotter à la série, non ? Z'en pensez quoi ?
Fiche SL : Hanchou

Hidarime Tantei EYE - NTV
L'histoire : Après une greffe de la cornée à l'œil gauche, un jeune garçon commence à expérimenter d'étranges visions, toutes en relations avec la mort de son frère dans d'étranges circonstances.
Observations : J'aurais pu regarder le téléfilm qui est à l'origine de cette série, mais j'étais 10 ans trop vieille, alors...
Fiche SL : Hidarime Tantei EYE

Indigo no Yoru - Fuji TV
L'histoire :
Le même jour, une femme perd son job et voit son petit ami disparaître. Elle accepte donc un travail en tant que manager dans un host club, dont les charmants membres vont devenir détectives à leurs moments perdus.
Observations : Strike ! Problème de travail, jeunes gens séduisants et enquêtes policières... Fuji TV a décroché le gros lot.
Fiche SL : à venir

Kimitachi ni Asu wa Nai - NHK
L'histoire : En ces temps de crise, nombreuses sont les entreprises qui essayent de diminuer leurs effectifs afin de ne pas sombrer. La tâche de Shinsuke Murakami est de conduire des entretiens avec les employés afin qu'ils décident d'eux-mêmes de quitter leur entreprise.
Observations : L'une des nombreuses séries à vocation professionnelle de la saison. La NHK ne fait pas dans le ludique (c'est pas Hung et son ton mi-figue mi-raisin) mais ça peut valoir le coup d'œil.
Fiche SL : Kimitachi ni Asu wa Nai

Kinoshita Buchou to Boku - NTV

L'histoire : Tout jeune employé d'une agence de publicité, Koshi Bokumoto est assigné dans l'un des pires départements qui soit, auprès de Konosuke Kinoshita, un chef totalement irresponsable.
Observations : Je ne comprends pas bien l'intérêt d'un tel pitch, sinon prouver que la comédie ne va pas reposer sur grand'chose. Rien que le jeu de mot du titre est pénible.
Fiche SL : Kinoshita Buchou to Boku

Magerarenai Onna - NTV
L'histoire : A 33 ans, Saki a raté l'examen du Barreau par dix fois déjà... on pourrait imaginer qu'elle a compris le message, mais pensez-vous ! En préparant le prochain examen, cette jeune femme au tempérament bien trempé travaille donc en tant que clerc dans un cabinet juridique.
Observations : Au cabinet juridique, je dis oui. Au personnage féminin et les intrigues que je sens poindre, je dis non, pitié, je pense que la télespectatrice japonaise en a assez bouffé.
Fiche SL : Magerarenai Onna

Majisuka Gakuen - TV Tokyo
L'histoire :
Les tribulations d'une bande de jeunes délinquantes dans un lycée.
Observations : Il faut quand même savoir que la seule raison pour laquelle cette série a vu le jour, est la promotion du groupe d'idoles AKB48 qui figure au grand complet (en tous cas ça y ressemble) dans ce dorama. D'où la brièveté du pitch. D'façons, les séries de TV Tokyo, on les connait, hein...
Fiche SL : à venir

Massugu na Otoko - Fuji TV
L'histoire :
Que faire quand on est l'homme le plus honnête de la terre ? Eh bien, pourquoi ne pas remettre dans le droit chemin une jeune femme qui est tout le contraire ?
Observations : Ah, je me disais, aussi ! Je trouvais bizarre qu'il n'y ait pas encore de comédie purement romantique cette saison !
Fiche SL : Massugu na Otoko

Nakanai to Kimeta Hi - Fuji TV
L'histoire : A peine diplômée, Miki Kakuta vient de trouver un travail dans une importante société... mais ce qui semblait être une merveilleuse opportunité va bientôt se transformer en cauchemar.
Observations : Ils ont pas la fritte, les Japonais, au boulot, en ce moment...
Fiche SL : Nakanai to Kimeta Hi

Ryoumaden - NHK
L'histoire : La vie d'un personnage-clé de l'histoire japonaise, Ryouma Sakamoto, né dans une famille de marchands de basse extraction, et qui va créer la marine japonaise.
Observations : Ah, désolée, j'ai un mot du médecin. En plus j'ai pas mal vu Ryouma dans JIN alors bon, je crains l'overdose. Donc non.
Fiche SL : Ryoumaden

Sakuya Konohana - NHK
L'histoire : Une jeune fille découvre la vie à la cour du shogun après s'être distinguée lors d'un concours de hyakunin isshu, un jeu mêlant cartes et poésie.
Observations : J'ai déjà du mal avec les séries historiques de mon continent, alors... par contre j'aime bien le concept du jeu !
Fiche SL : à venir

Salaryman Kintarou (saison 2) - TV Asahi
L'histoire : Ancien biker, Kintarou s'est retiré de ce monde violent pour devenir "salaryman", soit employé de bureau. Mais ce n'est pas toujours facile...
Observations : Je n'ai jamais été attirée par cette histoire, mais force est de constater qu'on me pousse un peu à m'y mettre...
Fiche SL : Salaryman Kintarou

Shinsengumi PEACE MAKER - TBS
L'histoire : Pour venger ses parents, Tetsunosuke, 15 ans, décide d'intégrer les Shinsengumi, des samurais légendaires, mais pour cela, il doit devenir un démon.
Observations : Pas très enchantée par le pitch, mais si les premier retours garantissent quelque chose de suffisamment sombre et pas trop teenager, j'accepterai de changer d'avis.
Fiche SL : à venir

Shukumei 1969-2010 - TV Asahi
L'histoire : Le fils d'une famille d'industriels puissants envisage d'entrer en politique, et découvre que ses choix dans le domaine privé seront déterminants dans la poursuite de sa carrière.
Observations : L'histoire me rappelle un peu Karei ni Naru Ichizoku, donc je me laisserai probablement tenter.
Fiche SL : Shukumei 1969-2010

 Tokujou Kabachi!! - TBS
L'histoire : Katsuhiro Tamura travaille dans un office notarial, où il emploie la loi pour venir au secours des plus faibles, mais il se trouve souvent en opposition avec sa collègue Misuzu Sumiyoshi.
Observations : Parait que c'est un spin-off. Pas au courant. On verra. (ouais, je suis aussi enthousiaste que ça)
Fiche SL : à venir

Tomehane! - NHK
L'histoire : Yukari Oe s'est prise de passion pour la calligraphie, mais le club de son école menace de fermer.
Observations : M'est avis que j'ai dépassé l'âge limite pour m'intéresser à ce genre d'histoires.
Fiche SL : à venir

Yamato Nadeshiko Shichi Henge - TBS
L'histoire : Sunako est une jeune fille discrète et effacée, au grand regret dans sa tante. Celle-ci, propriétaire des logements occupés par 4 jeunes gens, leur propose de les loger gratuitement s'ils acceptent d'aider sa nièce à prendre confiance en elle.
Observations : J'ai toujours pas vu Nobuta wo Produce mais ça me rappelle quand même vachement la description qu'on m'en a faite. Des confirmations ? Le site web semble par contre indiquer un univers plus... gothique.
Fiche SL : Yamato Nadeshiko Shichi Henge

Voilà, c'est tout pour le moment ! Avouez que j'ai bien bossé, quand même. J'ai l'impression qu'il y a une nette tendance vers les séries se déroulant dans le monde du travail, et personnellement j'aime bien, ça nous change des teenageries. Mais globalement tout le monde devrait y trouver son compte.
Quant aux copies de JIN que j'évoquais dans l'article sur SeriesLive, je pense qu'il ne faut pas les attendre avant, au minimum, le printemps, voire l'été... le temps que les chaînes lancent leurs projets. Mais je n'en démords pas, je suis sûre qu'il va y avoir une foule de projets similaires dans une ou deux saisons.

Et vous, qu'est-ce qui vous tente ?

Posté par ladyteruki à 22:03 - Dorama Chick - Permalien [#]


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