ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

16-05-12

Ingénieuse duplicité

On a déjà eu l'occasion de le dire : si les séries américaines n'hésitent pas à employer le format de séries étrangères (et avec les annonces des upfronts, on le voit bien cette semaine alors que les networks nous promettent des Red Widow, des Mistresses ou des Family Tools), le reste de la planète ne se prive pas non plus de piocher allègrement dans le patrimoine télévisuel étasunien, en grande partie pour adapter des sitcoms (avec les résultats que l'on sait) ou éventuellement des séries à teneur soapesque (un courant plus modéré et pour le moment essentiellement limité à des séries ABC).
Il y a un pays qui, pourtant, semble n'en avoir rien à battre de ce qui se passe à l'étranger, et qui n'achète jamais ses scripts aux USA. Ce pays, c'est le Japon. Pour être honnête, ce pays n'achète pas beaucoup de scripts aux autres pays non plus (et les tentatives récentes d'adaptation, genre Ikemen Desu ne, se sont soldées par de cuisants échecs). Et évidemment il n'est pas le seul (la Corée du Sud a bien assez à faire avec ses propres formats à décliner à longueur d'année pour aller en plus se piquer d'adapter des scénarios américains). Mais les faits sont là : le Japon vit en apparente autarcie télévisuelle.

Apparente seulement, car les Japonais ont, depuis bien longtemps et dans bien des domaines, déployé une grande habileté lorsqu'il s'agit de faire mine de ne pas regarder ce qui se fait ailleurs... mais de quand même prendre la température. Des dorama comme MR. BRAIN, par exemple, en pleine vague procédurale américaine, l'ont bien montré : les chaînes nippones savent très bien ce qui se passe à l'étranger. Il suffit de prendre les concepts qui semblent intéressants et d'en faire absolument ce qu'on veut à partir de là, sans être lié par le matériau original. Le parfait compromis.

Aussi, quand un projet tel que W no Higeki voit le jour sur les grilles de ce printemps, inutile de préciser que son existence n'est pas sans rapport avec celles de Ringer ou The Lying Game. Certes le roman d'origine date des années 80 et n'en est pas à sa première adaptation (la dernière était un simple SP en 2010), mais qu'il ressurgisse en ce moment est la clé de l'énigme.
C'est ce qui permet en fait à W no Higeki, comme toutes les séries nippones au pitch un tantinet dans l'air du temps, de ne pas être une simple copie d'une formule qui marche, et de démarrer immédiatement avec une identité propre, évoquant des analogies vagues mais pas de comparaisons strictes. C'est la preuve de la supériorité du système japonais d'inspiration sur la technique de l'adaptation pure et simple...

WnoHigeki

Lorsque je vous ai parlé pour la première fois de W no Higeki, j'étais un peu circonspecte quant à la raison qui pourrait pousser une femme riche et sans problème dans la vie à emprunter la vie de toute évidence misérable de son sosie. Eh oui vous l'aurez compris, je n'ai pas vu les adaptations précédentes de W no Higeki.
C'est en réalité dans cette raison que repose l'intérêt majeur de ce dorama.

Voyez-vous, puisqu'on en est à faire des comparaisons avec Ringer et The Lying Game, les histoires de vies qu'on échange, ces derniers temps, c'était plutôt un phénomène subi. En fait, c'étaient sur ces facteurs que reposait la trame du mystère dans le pilote de ces séries. Mais de pilote à pilote, c'est W no Higeki qui a trouvé un moyen d'employer le même pitch de l'échange d'identité (déjà usé jusqu'à la corde, comme en témoignait Shoufu to Shukujo en 2010) en rendant l'affaire moins unilatérale : certes, l'initiative vient de l'une des parties, qui joue un rôle plus actif, mais les deux jeunes femmes seront suivies à temps à peu près égal par le spectateur.
Les éléments sont à part ça très similaires et très classiques, notamment le fait que l'une des héroïnes soit riche et héritière d'une grande famille (Mako), et l'autre pauvre et orpheline (Satsuki) ; mais surtout, bien que partageant de toute évidence quelques renseignements nécessaires au processus d'échange, une donnée immuable de ce genre de fictions est que l'arrivée dans la vie de l'autre comporte des tonnes de découvertes et de maladresses d'importance variée. Ainsi la riche Mako débarque au night-club où travaille Satsuki en continuant de parler comme une bourgeoise, tandis que Satsuki n'est pas du tout rompue aux exigences protocolaires de sa nouvelle famille. Rien de plus normal ici, pour ne pas dire ennuyeux. On pourrait croire qu'un plan si ingénieux ait été mieux préparé, mais non, surtout pas, sans quoi on perdrait 80% des scènes du pilote.

Mais grâce à son principe de bilatéralité, W no Higeki est bien obligée de trouver une raison pour que les deux héroïnes aient autant envie l'une que l'autre de changer de vie. Et quand on est jeune, riche et sans soucis, il faut bien reconnaitre que les raisons sont un peu limitées. Que peut bien vouloir la sage Mako dans la vie désastreuse de Satsuki ?!

D'autant que le premier épisode, histoire de rajouter à la fois du pathos et des enjeux, nous montre une Satsuki qui se prostitue et qui, n'étant pas payée, finit par tuer son goujat de client pour récupérer la monnaie, enclenchant ainsi une enquête policière certes superflue d'un point de vue narratif (comme si on avait besoin d'un enquêteur pour découdre le mystère de l'échange, quand l'entourage respectif de Mako et Satsuki peut très bien porter ce rôle de l'intrigue, et ne s'en prive pas), mais qui ajoute un enjeu : celle qui sera considérée par la police comme étant la vraie Satsuki s'expose à... euh, vous savez que la peine de mort a encore cours au Japon ? Voilà.
Alors franchement, pardon de me répéter, mais qu'est-ce qui peut bien motiver Mako ?

La réponse est, je vous le disais, la clé de l'intérêt de W no Higeki. Car si sur le point de vue du mystère, il n'y a rien que la série puisse faire dans ce pilote qui n'ait déjà été employé par les séries qui l'ont précédée, si le suspense est quasi-inexistant et si, très franchement, l'intrigue policière n'apporte strictement rien à notre affaire, W no Higeki brille par son choix dramatique : Mako veut échapper à son grand-père incestueux, comportement d'ailleurs largement accepté par sa riche famille dans laquelle on ne parle pas de ces choses-là, on les accepte et on se tait. C'est cet élément de l'intrigue, exposé quasiment d'entrée de jeu histoire de ne vraiment pas nous prendre pour des idiots en laissant planer le doute, qui fait la force de ce pilote, lui donne sa substance, lui retire toute option de médiocrité. Car non seulement cet inceste est une raison plus que suffisante pour que Mako se tire de sa vie idyllique quoique codifiée à l'extrême, mais en plus cela ajoute une véritable problématique pour Satsuki, non parce que celle-ci est une oie blanche mais parce que celle-ci ne fait elle-même pas grand cas de sa vertu au regard de l'enquête policière dirigée contre elle.

Ainsi, une fois de plus, un dorama a su s'inspirer des clichés du genre, des séries américaines du moment, et des éléments classiques de nombreux thrillers, sans se contenter d'enfoncer des portes ouvertes. W no Higeki ne révolutionne pas la face du monde, à plus forte raison parce que son cast n'est pas extraordinaire et sa réalisation n'accomplit aucun prodige, mais ce qu'elle fait, elle parvient à le mener à bien sans ennuyer puissamment le spectateur.
Une qualité bien nippone qui est forcément vitale quand on a quatre saisons par an, et qu'on ne peut quand même pas débarquer avec des concepts systématiquement originaux pour chacune des trente séries qui naissent chaque trimestre...

Posté par ladyteruki à 13:37 - Dorama Chick - Permalien [#]

17-09-10

To be continued... Glee

Bon, avec leurs histoires de diviser les saisons en deux, d'en coller un peu partout et de reprendre ensuite la saison 2 quelques mois plus tard, les chaînes américaines me fatiguent un peu, je suis bien obligée de l'admettre. Ça devient du sport de réussir à en suivre une ! Fort heureusement, c'est la raison d'être de la rubrique To be continued..., aussi va-t-on profiter de ses bienfaits et se rappeler de la 1e saison de Glee, qui a eu droit à un morcèlement peu pratique.
Ça va un peu faire rediff, mais la FOX ne nous laisse pas vraiment le choix...

Glee___1x01
1x01 - Ressusciter le glee club, ou comment confirmer le proverbe qui dit que l'Enfer est pavé de bonnes intentions.

Glee___1x02
1x02 - Histoires d'amour, show sulfureux et abstinence : au glee club, ce sont les hormones qui travaillent le plus dur.

Glee___1x03
1x03 - Will Shuester se prend pour Justin Timberlake et pendant ce temps, le glee club patauge.

Glee___1x04
1x04 - If you liked it then you should have put a ring on it !

Glee___1x05
1x05 - April en septembre, c'est un peu moins de 45mn de pur plaisir.

Glee___1x06
1x06 - Pour (officiellement) subvenir aux besoins de l'enfant qu'elle n'attend pas, Terri met en pratique le diplôme d'infirmière qu'elle n'a pas.

Glee___1x07
1x07 - Que vois-je... mais oui, à l'avant du peloton, il y a du mouvement : de parfaite petite bitchasse blonde, Quinn vient de prendre la tête, devenant le personnage le plus intéressant de la série !

Glee___1x08
1x08 - Popularité et paternité ne sauraient faire bon ménage.

Glee___1x09
1x09 - Accrochez-vous à vos télécommandes, les enfants, l'intrigue de cet épisode a défié toute gravité.

Glee___1x10
1x10 - Rachel change de béguin comme de chemise, mais Quinn s'apprête à sceller son destin.

Glee___1x11
1x11 - Il se passe beaucoup de choses dans cet épisode, mais tout le monde n'en retiendra qu'Imagine.

Glee___1x12
1x12 - Outre une excellente interprétation du générique de MR. BRAIN (bah, quoi ?!), cet épisode propose un superbe dénouement à l'intrigue domestique des Shuester...

Glee___1x13
1x13 - Les sectionals sont là, et avec eux un bouquet final... en attendant la suite.

Glee___1x14
1x14 - Hello, am I the plot twist you're looking for ?

Glee___1x15
1x15 - Vous trouvez que j'exagère si je dis que cet épisode contient le meilleur numéro musical de la saison ?

Glee___1x16
1x16 - Oh, April, tu ne pourrais pas tout simplement rester ?

Glee___1x17
1x17 - La plupart des spectateurs de Glee n'étaient même pas nés quand la chanson est sortie...

Glee___1x18
1x18 - Kurt se retrouve, encore et toujours, avec le meilleur (le seul ?) character development.

Glee___1x19
1x19 - Cette 2e partie de saison est décidée à s'emparer du plus petit phénomène de buzz pour en devenir un également...

Glee___1x20
1x20 - Exactement comme dans un clip de Gaga : tout dans la forme, rien dans le fond.

Glee___1x21
1x21 - VOILA pourquoi Glee est une comédie (parfois à son insu).

Glee___1x22
1x22 - Difficile de faire mieux que les sectionals, et justement, ça n'a pas été le cas.

Nan mais, on a intérêt à suivre, hein, parce qu'il y en a pour au moins 3 saisons, alors... Bon, après je vous l'accorde, c'est pas le scénario qui est difficile à comprendre, mais enfin, vu le phénomène qui a été fait de cette série en l'espace de quelques mois, il vaut quand même mieux savoir de quoi on parle... surtout si on veut ensuite pouvoir critiquer certains choix. Et à n'en pas douter, vu le tour que Glee prend, on va en reparler.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Glee de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:32 - To be continued... - Permalien [#]

11-05-10

Something always brings me back to you

En ordre de bataille : d'un côté ceux qui regardent des séries japonaises, de l'autre ceux qui regardent des séries américaines ! On ne se mélange pas, ou le moins possible ; il suffit de regarder à quoi ressemble la blogosphère téléphagique pour s'en apercevoir : rares sont les téléphages disposant à la fois d'un blog et d'un sens de la curiosité les poussant vers autre chose que les séries anglo-saxonnes.
J'ai dit rares, pas inexistants. Dans le registre "touche à tout", on trouve essentiellement Livia de My Tele is Rich, et Tite Souris de Luminophore. De temps à autres, Nakayomi de Naka no Montages risque un post par-ci par-là, également, mais son blog ayant de toutes façons une nature touche à tout (puisqu'on y trouve de la musique, de l'animation... et même des torses imberbes), ce n'est qu'une corde de plus à son arc. J'en oublie peut-être, et je m'en excuse sincèrement, mais ce sont les principaux que je vois, là comme ça, de tête, les réguliers, les coureurs de fond, les courageux.

Bref, surtout, ne mélangeons pas les torchons et les serviettes : un téléphage ne saurait regarder des deux côtés de la route. Sous peine de passer pour un ovni et, la curiosité ne faisant pas recette comme on le disait hier, de voir ses stats divisés par deux ou trois (et c'est un risque que très peu acceptent de prendre). Enfin bref, j'ai tout un post Point Unpleasant sur le sujet, ne me lancez pas.

Une fois de temps en temps, je me suis risquée à des comparaisons dans la rubrique Dorama Chick, mais vraiment très rarement. Je crois que c'est essentiellement arrivé dans le cas de séries policières comme MR. BRAIN ou BOSS, que j'ai, telle que je me connais et de mémoire, comparées aux Experts et tutti quanti. N'hésitez pas à vérifier pour moi en cliquant sur les tags adéquats au bas de ce post.
C'était en général pour souligner que les séries en question étaient abordables pour les spectateurs habitués aux séries américaines citées, car elles avaient été y piocher quelques idées, au minimum. Oh oui, minimum dans les cas qui me viennent à l'esprit.

Mais, et dans l'autre sens ?
Ok, ne me faites pas dire ce que je ne chercherais à faire croire à personne même si cette personne était sous l'emprise de substance illicites particulièrement efficaces. Je ne vais pas tenter de vous faire gober que les Américains copient des séries japonaises. Coréennes, non plus. Pas encore disons. Cette maladie du remake américain de fictions asiatiques se borne pour le moment au cinéma (plus ou moins avec bonheur, souvent moins, cf. Possession), mais si vous y tenez on en reparle éventuellement dans quelques années quand la hallyu wave aura encore évolué, dans un sens ou dans l'autre.
Alors non, je ne suis pas en train de prétendre qu'il existe des séries américaines copiant les séries asiatiques, que ce soit clair.

Mais quand on regarde des deux côtés de la route téléphagique, on s'aperçoit que certaines séries finissent tout de même par avoir quelques liens de parenté éloignés, et sans doute involontaires.

Oh, évidemment, l'amateur de séries asiatiques aura du mal à l'admettre, parce que s'il regarde des séries asiatiques, c'est parce qu'il pense ne pas pouvoir trouver ailleurs ce qu'il y déniche (et pour certains, c'est aussi une forme de snobbisme, hélas, sur l'air de "moi je regarde des séries super underground que personne connaît !", bah fais tourner au lieu de faire le malin, à quoi ça sert d'être le seul à les regarder si elles sont si bien ?).

Je connais bien ça, pourtant ; parfois, j'ai le besoin de passer plusieurs jours juste sur des séries japonaises ou coréennes, et ensuite c'est l'inverse, je repasse aux States. Le seul truc que je ne fais pas, ce sont les séries britanniques, et encore c'est juste un problème d'accent (il fallait essayer de placer vos séries british quand j'étais sourde et que je me raccrochais aux sous-titres, vous avez mal joué votre coup, tant pis, mauvais timing de votre part...).
Et je ne saurais dire pourquoi ce besoin se fait sentir, je ne saurais décrire ce qui fait que l'expérience est différente. Je me suis enfilé les épisodes de BOSS avec un appétit incroyable, quand j'ai découvert la série, et pourtant vous ne m'avez pas vue tenter de revoir les Experts pour autant. Au final, je suis bien incapable de dire pourquoi j'accroche sur l'un et pas du tout sur l'autre, et je mets ça sur le compte de mon propre snobbisme ; après tout je ne suis pas nécessairement au-dessus de la mêlée, hein.

Ce soir, j'ai regardé le troisième épisode de Gravity (mais oui mais je n'ai pas eu le temps ce weekend, et la chanson de fin d'épisode est souvent si bonne que je préférais avoir mon audition pour le faire, et puis mon chien a mangé ma cagoule et... mais pourquoi je me justifie, moi ?!) et, coupons court au débat, oui j'adore toujours autant la série que lorsque je vous ai parlé du pilote.

CarlaGlick

"Mais devant l'épisode, j'ai commencé à me dire que ce qui me plaisait dans Gravity, c'était son côté un peu différent d'exister, un peu hors de la norme.
- Ah oui, lady ? Allons plus loin, elle se trouve où, cette différence ?
- Eh bien, je ne sais pas, j'ai l'impression que la série, dans sa réalisation, son jeu et ses retournements de situation, était parfois un peu maladroite, et pourtant tellement touchante...
- Il y avait un côté sincère ?
- Oui, voilà, sincère. Et en même temps un peu exagéré.
- C'est ça que tu aimes dans les séries japonaises ?
- Ce que j'aime le plus dans les séries japonaises, c'est leur façon d'aborder le drame humain avec intelligence et réalisme, tout en gardant un grain de folie un peu surréaliste, avec ses chassés-croisés, ses coïncidences et ses histoires dont on sait où elles mènent ; oui, on peut dire ça.
- Tu sais où l'histoire de Gravity mène ?
- Je pense le savoir. Et je pense ne pas non plus avoir 15 saisons devant moi pour le découvrir, j'ai le sentiment que Gravity a un parfum d'éphémère que les séries japonaises ont par essence.
- Et un côté surréaliste aussi ?
- Oh mince, bah oui alors ! Entre la façon dont les deux personnages principaux semblent destinés à s'aimer sans s'en rendre compte tout de suite, et le personnage de Carla, qui aurait aussi bien pu être interprétée par une actrice japonaise...!"
Je pense que j'ai mis le doigt dessus.
Wow, ça m'a fait du bien d'en parler avec moi, je devrais faire ça plus souvent.

Oui, Gravity me semble être le cousin new-yorkais de certaines (pas toutes, évidemment) séries japonaises, et je crois que c'est la raison pour laquelle ses brefs instants de déséquilibre, quand on ne sait pas trop si la série va basculer dans le vide ou rester les pieds sur terre, je peux les pardonner plus facilement que la plupart des téléphages uniquement habitués aux séries américaines. C'est que je ne les vois pas comme des inconvénients, mais comme des particularités faisant partie de sa personnalité. C'est que je les regarde avec tendresse et que je les laisse me toucher au lieu de les voir comme des failles dans la réalisation, l'interprétation ou la narration.
Les séries asiatiques, ça rend peut-être plus ouvert d'esprit même quand on regarde une série américaine, en fait...

Ça vous est déjà arrivé de penser à une série asiatique en regardant une série américaine ? De faire des comparaisons entre les deux ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Gravity de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:19 - Review vers le futur - Permalien [#]

09-04-10

To be continued... Glee

Des renards ? Des cochons, oui ! La FOX a vraiment fait n'importe quoi avec la diffusion de Glee... heureusement, il existe des posts To be continued... pour reprendre les choses là où on avait presque oublié qu'on les avait arrêtées !

Glee___1x01
1x01 - Ressusciter le glee club, ou comment confirmer le proverbe qui dit que l'Enfer est pavé de bonnes intentions.

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1x02 - Histoires d'amour, show sulfureux et abstinence : au glee club, ce sont les hormones qui travaillent le plus dur.

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1x03 - Will Shuester se prend pour Justin Timberlake et pendant ce temps, le glee club patauge.

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1x04 - If you liked it then you should have put a ring on it !

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1x05 - April en septembre, c'est un peu moins de 45mn de pur plaisir.

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1x06 - Pour (officiellement) subvenir aux besoins de l'enfant qu'elle n'attend pas, Terri met en pratique le diplôme d'infirmière qu'elle n'a pas.

Glee___1x07
1x07 - Que vois-je... mais oui, à l'avant du peloton, il y a du mouvement : de parfaite petite bitchasse blonde, Quinn vient de prendre la tête, devenant le personnage le plus intéressant de la série !

Glee___1x08
1x08 - Popularité et paternité ne sauraient faire bon ménage.

Glee___1x09
1x09 - Accrochez-vous à vos télécommandes, les enfants, l'intrigue de cet épisode a défié toute gravité.

Glee___1x10
1x10 - Rachel change de béguin comme de chemise, mais Quinn s'apprête à sceller son destin.

Glee___1x11
1x11 - Il se passe beaucoup de choses dans cet épisode, mais tout le monde n'en retiendra qu'Imagine.

Glee___1x12
1x12 - Outre une excellente interprétation du générique de MR. BRAIN (bah, quoi ?!), cet épisode propose un superbe dénouement à l'intrigue domestique des Shuester...

Glee___1x13
1x13 - Les sectionals sont là, et avec eux un bouquet final... en attendant la suite.

Eh oui, c'était une fin en trompe-l'œil puisque ce 13 avril, la FOX aborde enfin la seconde partie de la saison.
Je ne sais pas si vous en attendez autant que moi, mais si les numéros musicaux sont au moins aussi bons, et les scénarios juste à moitié meilleurs, on tient la série de la saison ! Mais dans tous les cas, j'ai bien besoin de cette intraveineuse de bonne humeur en ce moment.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Glee de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 06:51 - To be continued... - Permalien [#]

25-12-09

Dites 33

Joyeux Noël à tous ! Est-ce que vous avez été sages cette année ? Non ? Alors voici votre récompense ! Le retour de la rubrique La preuve par trois, qui s'était un peu fait oublier ces derniers temps.
Ce que je vous propose aujourd'hui, ce n'est rien de moins que le pilote de le succès télévisuel de cet automne !

Je vois à votre air circonspect que vous émettez quelques doutes : "je vois pas ce que ça a d'extraordinaire, tout le monde l'a vu", voire, pour les plus cyniques, "ah bon il y a eu un succès télévisuel cet automne ?". Évidemment il y a une mention en petits caractères : je vais vous offrir le pilote du succès télévisuel de cet automne... au Japon. Et lui, je suis sûre que vous ne l'avez pas encore vu.
Votre cadeau de Noël, cette année, c'est donc le pilote de JIN, série à la fois médicale, historique et fantastique (si-si) qui a déchiré les audiences jusqu'à son final la semaine dernière, et qui raconte l'histoire d'un neurochirurgien qui se retrouve envoyé près de deux siècles en arrière.

JIN___1
Les 20 premières minutes du pilote sont consacrées à raconter "la vie d'avant" de Jin Minakata, un chirurgien qui a priori, est très estimé par ses patients, mais qui a perdu toute confiance en lui après avoir pratiqué, sur sa jeune fiancée, une opération  qui l'a laissée dans un état légumineux. Ce ne sont pas forcément les minutes les plus passionnantes du pilote, mais elles sont plus que nécessaires pour comprendre à la fois le background de Jin, et les problématiques que la série va aborder avec l'angle médical de ses intrigues. Son mérite est aussi et surtout de ne pas tout de suite passer au cœur de l'histoire, c'est-à-dire le retour dans le passé, afin de lui éviter d'avoir l'air d'un gadget. Le temps passé sur les histoires de Jin dans le présent est vital, c'est le moins qu'on puisse dire, car il donne les fondements de la mythologie de la série. Car à l'inverse d'un grand nombre de séries japonaises (et je suis la première à le reconnaître), JIN construit son récit, son univers, ses questionnements. Comment Jin se retrouve dans le passé ? On ne sait pas, mais en tous cas ce n'est ni un hasard ni un prétexte, c'est une problématique à part entière et ce premier épisode en pose les bases avec application.

JIN___2
Seconde étape du pilote, l'arrivée de Jin dans cet univers du passé. Je tire au passage mon chapeau à toutes les petites interrogations de Jin sur l'endroit où il a atterri, il met en effet beaucoup de temps à réaliser ce qui lui arrive et c'est une preuve du sérieux des auteurs de la série, conscients de l'improbabilité de leur pitch, qui donnent l'occasion à leur personnage principal à la fois d'être pris dans le tourbillon des évènements, et de garder à l'esprit les interrogations qui semblent naturelles en pareilles circonstances. Mais surtout, cette seconde partie du pilote développe l'aspect médical de la série. Avec comme principale préoccupation de montrer dans quelles conditions la médecine se pratiquait à l'époque, et comment Jin, bien que plus que qualifié pour accomplir des miracles dans ce contexte, a bien du mal à pratiquer. Le problème est double : d'une part sur un plan pratique, évidemment, et surtout pour faire admettre aux "locaux" que ce qu'il fait, c'est de la médecine. La stupeur et l'incompréhension dominent chez ses interlocuteurs, et là encore, c'est extraordinairement bien montré. Le personnage de Saki Tachibana se détache bien vite par sa curiosité très positive : elle fait preuve d'un esprit très ouvert, et cherche non seulement à comprendre mais aussi à apprendre. Elle semble discerner assez vite que ce que pratique Jin, bien qu'au-delà de sa compréhension, est important. Loin de dépeindre les gens de l'époque comme des ignorants, JIN prouve donc qu'il s'agit bien de montrer que les connaissances ne sont pas aussi avancées, mais que plusieurs ne vont demander qu'à apprendre (un trait dont on devine, à la fin du pilote, qu'il ne sera pas exclusif à Saki, mais que les connaissances médicales de Jin vont être un véritable enjeu intellectuel pour toute une communauté de personnages).

JIN___3
Jouant de plus en plus sur le contraste historique, JIN s'aventure, dans la troisième partie de son pilote, dans l'exploration véritable de ses thèmes, lançant au passage des intrigues futures. Notre chirurgien tente en effet de comprendre comment il peut revenir à son époque, mais il réalise aussi que la moindre de ses actions peut avoir des conséquences d'autant plus lourdes. Interagir avec des personnages historiques, notamment, ne peut pas être innocent... Des milliers de choses semblent se mettre en place : comment la communauté médicale (ou s'estimant telle) va réagir suite à l'arrivée de Jin, comment ce dernier va essayer de comprendre ce qui lui arrive, notamment en s'apercevant qu'autour de lui, plusieurs des visages connus du futurs sont présents sous d'autres identités... le pilote a, à ce stade, rempli toute sa fonction et plus encore. Prouvant que JIN va être bien plus qu'une série médicale, mais aussi une série dramatique, une série historique, et une série fantastique où, contrairement à très souvent, les éléments fantastiques vont être de véritables interrogations, et pas juste un accessoire pour explorer des situations incongrues.

Malgré ses maladresses de mise en scène (car elles existent, ne nous trompons pas), JIN promet avec ce pilote de remplir toutes les conditions pour être une fiction très complète, et complexe. Si je ne m'explique toujours pas le succès de séries comme Buzzer Beat, je comprends en revanche, totalement, que le public japonais se soit enthousiasmé pour JIN. La série parvient, sans jamais copier les séries occidentales (et malgré toute la sympathie que j'ai pour ces séries, des BOSS et des MR. BRAIN ne peuvent pas en dire autant), à se construire une mythologie solide, à placer les ingrédients nécessaires à la construction de thèmes denses, et variés, et à poser des personnages loin d'être caricaturaux. A cet égard, je dois dire que Takao Osawa, que je n'avais encore jamais vu à l'œuvre dans un rôle important, est excellent dans son interprétation, et dépasse (et de loin) les attentes que semblent formuler le script à son égard.
Alors, si vous ne devez avoir vu qu'un seul pilote nippon cette saison, j'ai envie de dire que ce devrait absolument être celui de JIN. Et comme en plus, il est malpoli de refuser un cadeau...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche JIN de SeriesLive.
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Gloire aux posts qu'on peut programmer à l'avance !

Posté par ladyteruki à 12:00 - La preuve par trois - Permalien [#]

13-11-09

[DL] MR. BRAIN

Pour 1 million d'euros, pouvez-vous me dire de quelle série s'est très largement inspiré le générique de MR. BRAIN ? Allez, c'est de l'argent facile, là... Alors d'accord, Van Halen, c'est pas The Who (ç'aurait peut-être été trop gros, là, quand même), m'enfin l'esprit y est franchement, tant visuellement qu'esthétiquement.

MRBRAIN
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Si vous relisez (car il ne fait aucun doute dans mon esprit que vous l'avez déjà lu) le post sur MR. BRAIN, vous verrez que ce n'est que l'un des sujets sur lesquels la série s'est amplement inspirée de la concurrence américaine, sans pour autant se résumer à une pâle copie.

Seul bémol : on ne retrouve pas vraiment dans ce pilote la loufoquerie de ce doux-dingue de Tsukumo, qui mériterait tout de même d'être mise en avant tant elle est un élément à part entière de la série. Le look du personnage, bon, c'est une chose, mais il ne fallait pas s'arrêter là.
A moins de prendre ce générique comme une parodie ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche MR. BRAIN de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:41 - Médicament générique - Permalien [#]

06-11-09

[GAME] Défi nippon !

Je suis bien obligée de l'admettre, jusque là, aux jeux des génériques, vous avez toujours déchiré. D'un côté je suis fière de vous, ça veut dire que vous êtes de bons petits, sérieux, bosseurs, vous regardez bien toutes vos séries, vous êtes attentifs, en un mot je vous ai à la bonne. M'enfin, pour moi tout le challenge, c'est quand même bien d'essayer de vous piéger. Alors attention, de plus en plus fort. Cette fois, le thème du jour est : les dorama !
Comment ça, "vous l'aviez vu venir" ?

Eh bien si vous êtes si malins, je présume que vous saurez deviner de quelles séries il s'agit ? Voici donc, comme il est de coutume de le faire, une liste de 10 séries dont vous devez retrouver le titre pour en découvrir le générique.

Attendez ! Avant, je précise avant toute chose que TOUTES les séries à deviner ont été citées sur ce blog, certaines plusieurs fois. La majorité sont retrouvables facilement (je ne vous fais pas l'affront de vous dire comment) car elles ont eu tout un post à leur honneur, le reste est laissé à votre déduction et aux éventuels renseignements que vous pourriez trouver, je ne sais pas, mettons... sur un site, mettons. J'en sais rien, j'imagine. Bref, même si vous n'avez pas vu ces séries, le simple fait d'avoir fait preuve d'un tantinet de curiosité vous qualifie pour en trouver le titre et donc en découvrir le générique. Je trouve qu'il y a beaucoup à gagner dans cette affaire...
Conformément aux règles du jeu en vigueur en ces lieux, tous ces génériques sont inédits sur ce blog, donc introuvables dans le flacon ; alors inutile de me dire "je sais, c'est Innocent Love !" parce que j'ai déjà posté le générique.

Prêts ?
1 - Une série qui n'est pas sur un roi qui s'appelle Henri > Ooku
2 - Une série pour bien chialer > 1 Rittoru no Namida
3 - Une série qui se déroule dans les locaux de la police scientifique > MR. BRAIN
4 - Une série avec des roses partout > Mei-chan no Shitsuji
5 - Une série avec de la musique ringarde > Enka no Joou
6 - Une série d'épouvante moderne > Monster Parent
7 - Une série avec des hélicoptères > Code Blue
8 - Une série où il devrait être interdit de pleurer > Around 40
9 - Une série avec deux flics que tout oppose > Tokyo DOGS
10 - Une série qui aurait pu s'appeler La vie avant tout > Gyne

Concentrez-vous, amusez-vous, trouvez-moi tout ça... Allez, c'est à vous ! On va voir ceux qui suivent et qui ont l'âme du téléphage curieux... Vous avez tout le weekend.
Et si vous trouvez les 10 génériques, je vous en offre un 11e gratuit !

Posté par ladyteruki à 13:18 - Games On - Permalien [#]

02-09-09

CBS n'a qu'à bien se tenir

L'autre jour, je vous parlais de BOSS dont il ne fait aucun doute qu'elle pioche des idées dans la réalisation des fictions policières américaines du moment. Aujourd'hui je vais vous parler d'une autre série policière japonaise, mais alors elle, c'est pas de la pioche, c'est un emprunt sur 10 ans avec un énorme taux d'intérêt. Je vais vous poster le générique plus tard pour vous donner une idée de l'ampleur des "dégâts", mais avant toute chose, je vais quand même un peu rétablir la justice : j'aime Grissom, mais il est loin d'être aussi fun que Tsukumo, le personnage principal de MR. BRAIN.

D'ailleurs il y a pas mal de choses très japonaises dans MR. BRAIN, une preuve de plus que lorsqu'on donne quelque chose d'occidental à une production nippone, elle le mâche consciencieusement avant de le recracher à sa sauce ; c'est aussi pour ça que j'aime les Japonais, ils arrivent à faire les mélanges que la fiction française ne parvient pas à faire, et trouvent un équilibre entre exception culturelle et mimétisme, ils sont magiques ces Japonais, ils n'inventent rien, mais ils parviennent à tout traduire dans leur culture, quelle leçon formidable.

Bref, MR. BRAIN, c'est drôle. Un drôle beaucoup plus mis en avant que dans BOSS d'ailleurs, dont je vantais l'humour subtil dans le post évoqué plus haut, grâce à des petites scènes complètement décalées comme celles-ci :

MRBRAIN_romantic
La scène d'intro, ou comment tout a commencé comme une comédie romantique, mais non.
(cliquer pour cagouler)

MRBRAIN_lol
J'ai explosé de rire en voyant ça... et après je me suis sentie moins bête. Tout bénef !
(faudra regarder l'épisode pour la voir, celle-là)

Imaginez ça au milieu d'un épisode des Experts, franchement... Je suis pas sûre que même le clownesque NCIS oserait.

Mais MR. BRAIN n'est pas une comédie, au contraire : son heure et demie de pilote (ouais, quand même) laisse bien comprendre qu'on est dans la série policière avec tout le package : enquête, analyses scientifiques, et tentatives de confondre le suspect. Mais son personnage est largement plus loufoque (on va y revenir) et son univers pseudo-scientifique est largement moins terre-à-terre que celui des Experts, toujours mornes comme c'est pas possible, et faisant semblant de vivre dans un univers réaliste ("ah, mon analyse ADN est prête en 2h, super, je vais pouvoir rentrer border ma fille"). Dans cette série, on en rajoute dans le high tech, on colle des scientifiques dans tous les sens, etc...

Quant au personnage principal, interprété par un pilier de la fiction japonaise, j'ai nommé Takuya Kimura (hiii, je ne suis plus vierge, j'ai enfin regardé ma première fiction avec Kimutaku !), il est largement plus haut en couleurs que l'ensemble des personnages de la franchise des Experts qui se réuniraient sous une palette de filtres.
Imaginez le truc : il y a 5 ans, il était host (= gigolo qui couche pas) et il a eu un accident et a subi des dommages au cerveau. Sauf qu'au lieu d'en clamser ou de devenir un légume, en fait il s'est mis à utiliser une autre partie de son cerveau, et c'est de là qu'est née sa fascination pour le cerveau humain, dont il a fait sa spécialité, spécialité dans laquelle il est devenu expert. V'suivez ? Il a entièrement changé de personnalité, n'aime plus rien de ce qu'il aimait avant, et il a perdu l'aptitude à réagir de façon "socialement correcte", mais à part ça c'est un génie, quoi.

Contrairement à des Monk et compagnie, cette différence ne fait pas qu'il "est bien atteint mais quand même doué", juste qu'il est doué et pas facile à supporter pour tout le monde, parce qu'il pense "out of the box". C'est assez cool d'avoir un personnage comme ça, finalement assez libéré, sans qu'on cherche à lui inventer une faille quelconque qui le rendrait pitoyable. Non, il est juste différent, pas spécialement attendrissant comme une pauvre chose, un loser patenté, un geek asocial... il est juste différent et ça fonctionne à fond. Ça explique aussi les réactions qu'il suscite, soit fascination, soit extrême irritation. En cela son personnage, bien que finalement assez peu approfondi au cours de l'épisode (seulement l'intro et l'outro de l'épisode lui sont dédiées), est parfaitement bien décrit par les multiples petites bizarreries qu'il fait et qui rendent les autres absolument fous.

Pour ce qui est de l'aspect policier, qui comme vous l'imaginez n'est vraiment pas ce qui m'a captivée, l'enquête, bien qu'un tantinet longuette, était plutôt bien pensée. Ce qui est d'ailleurs assez amusant c'est que notre Tsukumo travaille dans un grand laboratoire de police, avec un service pour chaque chose (ADN ici, analyse d'images là, empreintes par là), et que tout ce petit monde a plein d'ordinateurs et de fioles et de trucs incroyables, et que Tsukumo, eh bien il travaille avec juste son cerveau (et une jolie table tactile pour éduquer ceux qui viennent le voir dans son bureau). Tout en jouant à fond la carte du high tech, MR. BRAIN a donc une particularité incroyable, celle de ne pas se reposer sur l'étude des preuves matérielles, et ce mélange fait un bien fou quand on est en overdose d'experts en tous genres.

MR. BRAIN a donc le talent de mélanger des éléments propres aux séries policières qui fonctionnent aux USA (et qui s'exportent bien dans les autres pays) et une solide dose d'anticonformisme pour rester divertissant sans avoir un sérieux goût de redite. Le bémol, c'est que l'enquête du pilote, en plus de trainer en longueur comme je l'ai dit, n'est pas très originale, et que pour bien faire il aurait fallu innover aussi dans cette direction. Mais si vous cherchez une alternative aux Experts Vegas, Experts Miami, Experts New York... bah tentez les Experts Tokyo, on se fend bien la poire et ça change du pain quotidien.
Personnellement, si je devais recommander une série japonaise de cette année à quelqu'un qui jusqu'alors ne carburait qu'à l'import US, je recommanderais MR. BRAIN, l'immersion est facile et c'est suffisamment hybride pour plaire même à des néophytes en matière de dorama.

Allez, si j'ai un peu piqué votre curiosité, montrez-le en commentaire, et ce soir vous aurez gagné le générique.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche MR. BRAIN de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 05:33 - Dorama Chick - Permalien [#]


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