ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

24-05-13

La mort est son métier

Le dimanche est la soirée des grandes séries originales, pour HBO. C'est vrai aux USA... et c'est vrai en Amérique du Sud. Ce dimanche 26 mai sera une nouvelle occasion de le vérifier, puisque HBO Latino lance Sr. Ávila, sa dernière production originale sur laquelle elle avait commencé à lever le voile à la fin de l'année dernière.

Jusqu'à présent, les grilles de HBO Latino avaient fait la part belle aux productions brésiliennes : Preamar l'été dernier, et avant cela FDP, Filhos do Carnaval, Mandrake, Mulher de Fases ou encore Alice... Plus ponctuellement, HBO avait aussi par le passé fait appel aux talents d'autres pays du continent : l'Argentine avec Epitafios, le Chili avec Profugos, ou le Mexique avec l'incroyable Capadocia. C'est à ce pays que l'on doit Sr. Ávila, puisque les 13 épisodes de la première saison y ont été produits, et tournés au printemps et pendant l'été 2012.
Les auteurs de Sr. Ávila ne sont par ailleurs pas des inconnus, puisqu'il s'agit de Walter et Marcelo Slavich, déjà à l'origine des deux saisons d'Epitafios.

SrAvila-Affiche

L'histoire est celle d'Ávila, un honnête père de famille, assureur de son état. Il a 45 ans, il est marié, il a un fils adolescent : on aura difficilement vu plus normal ! Il a simplement un passe-temps un peu hors-normes, si l'on peut dire, même pas une vocation, une simple occupation, et ce passe-temps... c'est de tuer des gens. Mais pas n'importe qui ni n'importe comment ! Notre Ávila est tueur à gages pendant ses, hm... temps morts.
Ces deux casquettes ne seraient en soi pas un problème puisqu'il arrive tant bien que mal à gérer sa double-vie, sauf que, évidemment, les choses vont changer. Contrairement à beaucoup de personnages de séries sombres de ces dernières années, ce ne sont pourtant pas les mauvaises nouvelles qui vont influer sur le parcours de ce personnage : les vrais ennuis d'Ávila commencent lorsqu'il est promu et devient Sr. Ávila, le patron de son organisation. Désormais responsable de tous les tueurs à gages du coin, il va devoir gérer sa petite entreprise au nez et à la barbe de tous ceux qui le prennent pour un homme ordinaire, y compris, vous l'aurez deviné, ses proches. Il doit donc naviguer entre son "vrai" travail, sa vie de famille, et son activité annexe. Une tâche qui n'est pas rendue facile par le fait que sa femme soit en pleine dépression (elle passe ses journées devant la télévision et devient progressivement agoraphobe) et que son fils commence à poser des problèmes, comme tout adolescent grandissant dans une famille dysfonctionnelle. C'est le funerarium d'un certain Sr. Moreira, l'un de ses "collègues", qui sert de couverture à la petite opération ; et à toute cette galerie de portraits, encore faut-il ajouter Iván, assistant personnel du "Señor" du moment, Ismael, l'apprenti tueur à gages un peu rebelle, Ybarra, le plus ancien assassin de l'organisation et ancien mentor d'Ávila, Ana, la maquilleuse qui travaille à la morgue, Maggie, la maîtresse d'Ávila, ou encore Rogelio, qui sert d'intermédiaire entre les clients potentiels et le "Señor" en charge.

Difficile de ne pas pressentir une certaine inspiration de l'une des plus célèbres séries de HBO aux Etats-Unis, Les Soprano.
L'une des grandes différences tient peut-être dans le choix de structure narrative apparemment fait par la production de Sr. Ávila, puisque chaque épisode, nous promet-on, tournera autour d'un meurtre en particulier : le sieur Ávila continue en effet de se salir les mains, même au plus haut de la hiérarchie des tueurs à gages. Sans écarter totalement, ça va de soi, un certain fil rouge, notamment avec la relation d'Ávila à son fils à problèmes, la série envisage donc d'y mêler un aspect légèrement plus formulaic, ce qui n'est pas sans rappeler également l'univers de la série colombienne Lynch lancée l'an dernier.

HBO Latino promet, à travers cette nouvelle série, de ne pas avoir lésiné sur la violence (on n'en attendait pas moins, osons le dire), mais aussi de proposer de grands portraits denses de personnages : "Nous voulons emporter notre public dans une histoire fascinante, pleine de nuances, en montrant la complexité de la nature humaine", annonce Roberto Ríos, vice-président en charge de la programmation chez HBO Latino. On ne le croira pas simplement sur parole !
Sr. Ávila démarre donc ce dimanche avec, fait peu ordinaire, un double épisode inaugural, que les hispanophones parmi vous pourront donc tenter. Et même les autres, ya pas de raison.

Et pour se mettre en condition, que diriez-vous d'une petite bande-annonce ?

Posté par ladyteruki à 13:50 - Love Actuality - Permalien [#]

28-03-12

lady's world tour - Escale n°6

BlackMarch

Il vous avait manqué, le world tour ? Je m'en doutais un peu.
Le revoici après une dizaine de jours d'absence, et il y a du lourd. On ne va pas se mentir, le world tour du jour va faire une longue escale en Australie et au Canada ; il s'y est passé plein de trucs ces derniers jours ! Fort heureusement, ce ne sera pas tout, et je vous réserve aussi des destinations autrement plus exotiques... D'ailleurs, vous savez quoi ? On va commencer par des soaps, ça nous fera du changement.

BadeAchheLagteHain

- INDE : sex sells (NOT)
Les critiques indiens commençaient à s'affoler, alors que plusieurs séries commençaient à montrer de plus en plus de scènes "chaudes". Alors bon, pour mémoire, rappelons qu'un simple baiser est déjà bien souvent le temps fort d'une série indienne, le moment où les spectatrices ont soudainement des bouffées de chaleur, où les forums s'affolent, où les spectateurs innocents détournent les yeux. Je caricature, mais à peine, vraiment. Dans la culture télévisuelle indienne, le terme liplock est un véritable déclencheur de fantasmes, tout simplement parce que la société indienne est encore très conservatrice (insérez ici une référence narquoise au Kama Sutra). Alors, vous pensez, des scènes au lit ? Les critiques n'en pouvaient plus et glosaient déjà abondamment, interviews d'experts à l'appui, sur les dérives de la télévision... C'est là qu'intervient Bade Achhe Lagte Hain, un soap qui a démarré au printemps de l'année dernière et qui raconte, en gros, le mariage d'un homme ayant la quarantaine bien sonnée à une femme ayant une toute petite trentaine, qui tombent amoureux après avoir contracté un mariage de raison. Quand le couple s'est retrouvé dans une scène au lit la semaine dernière, sous l'impulsion des scénaristes qui espéraient bien faire un gros coup d'audiences... eh bien les audiences ont méchamment dérapé, pour la première fois dans l'histoire de la série, et la tentative d'attirer le public avec un peu de sensationnalisme a lamentablement échoué. Tiens, est-ce que Game of Thrones passe en Inde ? Je me demande bien comment la série est reçue, si c'est le cas.

- AFRIQUE DU SUD : retour sur investissement
Décidément c'est la série noire chez les soaps. Vous vous souvenez peut-être d'Inkaba, la toute première telenovela sud-africaine lancée par la chaîne Mzansi Magic plus tôt ce mois-ci. Eh bien, les nouvelles ne sont pas très bonnes, car les audiences ne sont pas du tout au rendez-vous ; pire encore, la critique n'est pas extatique non plus, beaucoup trouvant que les intrigues font plutôt "vieux soapie des années 90". Pour une série supposée innover, c'est quand même ballot. A côté de ça, Inkaba est quand même partie pour 208 épisodes sur Mzansi Magic (un an tout pile de diffusion, en fait), donc il va falloir faire quelque chose à un moment... Pour le moment, la chaîne n'a en tous cas rien décidé, mais comme les épisodes ne sont pas tournés très longtemps à l'avance, on va peut-être assister à des changements rapidement, à l'instar du soapie Isidingo qui avait exécuté la moitié de ses personnages au bout de 2 mois d'antenne afin de repartir du bon pied (et plus de 3000 épisodes plus tard, l'Afrique du Sud n'imagine plus de télévision sans Isidingo, pari réussi donc). Surtout que Mzansi Magic, une chaîne toute jeune (elle est apparue en 2010) a dépensé l'équivalent d'1,77 millions d'euros dans la production de contenus originaux, plutôt que de se contenter de remplir les grilles avec des séries importées. C'est bien, ça doit lui faire plaisir de voir les résultats.

- ALLEMAGNE : ZDF revient sur ses pas
Je n'en parle pas souvent dans ces colonnes et c'est un tort (juste une fois avec Majka, je crois ?), mais la telenovela, ça marche aussi relativement bien à l'Est de nos frontières (mieux qu'en Afrique du Sud en tous cas...!). Disons qu'il y a des hauts et des bas, mais clairement, le format s'est fait une place dans les grilles. ZDF, par exemple, propose ce genre de séries l'après-midi ; et même si malheureusement, les séries Lena, Liebe meines Lebens et Herzflimmern n'ont pas du tout eu le succès escompté ces derniers temps, ce qui est un euphémisme pour dire que c'étaient des flops, la chaîne ne se décourage pas. Elle a annoncé que Wege zum Glück - Spuren im Sand ("le chemin du bonheur - empreintes dans le sable") arriverait dans ses programmes à compter sur 7 mai prochain, à 16h15. C'est un total de 240 épisodes qui a été commandé, et vous allez voir que le titre de cette nouvelle série n'est pas anodin du tout. En effet, en 2004, ZDF avait lancé la toute première telenovela allemande, Bianca, Wege zum Glück ("Bianca, le chemin du bonheur"), qui avait donné lieu à un spin-off de 2005 à 2009, Wege zum Glück. ZDF l'avait donc transformé en soap classique, puis avait fini par l'annuler au terme de 4 saisons quand les audiences avaient décliné. Avec cette nouvelle série, où les protagonistes principaux seront des amis qui se connaissent depuis l'enfance, mais qu'une tragédie a séparés, ZDF revient donc aux fondamentaux... L'occasion de vérifier si une franchise aimée par le public peut sauver la case de l'après-midi de la chaîne.

PaperGiants
- AUSTRALIE : divorce consommé
Allez, chose promise chose due, on passe par l'Australie, où l'actrice Asher Keddie a confirmé sa non-participation à Howzat!, la mini-série qui avait été lancée suite au succès de Paper Giants au printemps dernier. En soi, la nouvelle n'a rien d'incroyablement surprenant, car le personnage interprété Keddie, j'ai nommé Ita Buttrose, était essentiellement lié à l'aventure du magazine CLEO et pas tellement aux tentatives de Kerry Packer de s'aventurer dans le domaine sportif, mais cela prouve bien que la production de Howzat! sera radicalement différente de celle de Paper Giants. On rappellera à toutes fins utiles (on a déjà pu en discuter dans le SeriesLive Show) que le personnage de Kerry Packer lui-même sera interprété par un acteur différent dans Howzat! ; du coup le divorce est bel et bien consommé, et cela montre bien que miser sur le succès de Paper Giants pour lancer Howzat! en coupant cependant les ponts avec la mini-série d'origine est une tâche ardue. On verra bien comment Howzat! finira par s'en sortir, mais il est certain qu'en ne reprenant aucun des deux acteurs qui ont fait le succès de la mini-série de départ, la production prend un parti-pris à la fois compréhensible et décevant. Autant dire que rien n'est joué pour cette production, et que ce sera un peu quitte ou double.

- AUSTRALIE : ABC1 mise sur la famille
On poursuit nos folles aventures australiennes avec deux séries qui sont entrées en production ces derniers jours pour ABC1 : la comédie New Christmas, et la dramédie Please Like Me. Ce que j'adore c'est que ya quelques semaines, les chaînes ont fait part de leur plans pour 2012, et résultat le mois suivant on annonce d'autres nouveautés ; on peut vraiment compter sur personne. J'vous jure, hein... Alors faisons les présentations : prévue pour 6 épisodes, New Christmas s'intéresse à la famille Moody, une famille dysfonctionnelle, comme on dit, où les liens ne sont pas très forts. L'idée est de voir comment cette famille qui n'a pas trop l'esprit de famille célèbre la fête la plus familiale de toutes : Noël, vous l'aurez compris. Le personnage principal, Dan, revient donc tous les ans à Noël dans cette famille alors qu'il voudrait être à peu près n'importe où ailleurs ; apparemment le concept est de montrer 6 Noël différents dans la vie de Dan Moody. Ambiance pourrie, cadeaux ratés, secrets familiaux dévoilés au plus mauvais moment, en gros New Christmas promet de montrer tout ce qu'il faut faire pour rater ses fêtes de fin d'année. Alors du coup devinez quoi, la série sera diffusée pour Noël, évidemment ! Quant à Please Like Me, qui comptera elle aussi 6 épisodes prévus pour le courant de l'année 2012, elle s'inspirera du spectacle de stand-up du comédien Josh Thomas (qui y tiendra également le rôle principal), dans lequel il partageait ses réflexions sur le fait de grandir, de réaliser que les parents ne sont pas des héros mais des gens ordinaires voire même parfois décevants, et de se lancer dans la vie sans savoir vraiment qui on est ni ce qu'on veut. Et alors pardon, mais ce qui fait la différence, c'est que ce sera réalisé par Matthew Saville, qui a signé des épisodes de The Slap (les épisodes de Harry et Connie) ainsi que Cloudstreet ...vous la sentez monter l'excitation téléphagique ?! Voilà qui fait de cette série un must-see immédiat à mes yeux. Rendez-vous plus tard cette année, donc.

- AUSTRALIE / CANADA : prouve que tu existes
Prêts pour une petite dernière ? Hélas, c'est une mauvaise nouvelle pure et dure, celle-ci. La série de science-fiction pour la jeunesse intitulée Resistance, commandée par ABC3, et co-produite par Persistence Productions avec la boîte canadienne Shaftsebury Films, connait un retard à l'allumage. La série a été commandée pour 26 épisodes à la fin de l'année 2011, et son tournage devait commencer rapidement ; à l'origine, 23 semaines de tournage devaient commencer dés la fin octobre/début novembre. Le budget était alors très impressionnant : l'équivalent de 10 millions d'euros ! Finalement on apprenait en décembre que la commande était passée à 13 épisodes seulement, et que le tournage avait été repoussé à février. Maintenant, SyFy US a décidé de lever l'option qu'elle avait posée sur l'achat de la série en vue d'une diffusion, et les choses empirent encore un peu. La production se cherche de nouveaux financements pour au moins se lancer dans le tournage... ABC3 jure ses grands dieux que la série n'est pas abandonnée pour si peu, mais c'est quand même pas très bon signe. Resistance se présentait comme une série très ambitieuse, mélange auto-proclamé d'Alias et de Buffy, dans un univers où notre survie ne repose plus qu'un groupe de résistants adolescents, aidés par un millionnaire qui leur a dédié sa fortune afin d'améliorer leur équipement et leurs armes. Ces jeunes sont notre dernier espoir face à l'invasion extraterrestre... Et l'espoir, aussi, des 450 personnes impliquées dans la production de cette série ; la South Australian Film Corporation a injecté de l'argent dans la production afin d'essayer de sauver ces emplois en attendant de voir si la production parvient à soulever les fonds nécessaires.

Claude Legault, parce que l'esthétisme sur un blog, c'est important <3

- CANADA : BFF
Vous n'aimez pas ça, vous, quand on parle de séries québécoises ? Moi, si. Ah, qu'il me tarde que le Black March s'achève pour qu'on réaborde la question d'Apparences ! Et du pilote de Vertiges, qui a commencé il y a peu sur Séries+. Et justement, Séries+ vient d'annoncer la mise en chantier de son projet pour 2013 : Mon meilleur ami. On y retrouvera Claude Legault (miam, souvenez-vous de Minuit, le soir et plus récemment 19-2) et David La Haye (l'enflure dans Mirador) qui seront des amis pour la vie... jusqu'à ce qu'une séance d'escalade laisse l'un des deux paralysé. Mais quand le meilleur ami commence à se rapprocher juste un peu trop de la femme du paralysé, ce dernier décide de se venger... Eh oui, encore un thriller, mais quand c'est bon, on ne se lasse pas, et en l'occurrence, c'est le réalisateur d'Apparences qui s'y colle, avec la même société de production que Minuit, le soir, on ne va donc pas faire les difficiles. Par contre, on ne s'excite pas : Séries+, c'est une série originale par an en moyenne (souvenez-vous, l'an dernier c'était Malenfant), donc Mon meilleur ami est prévu pour l'hiver 2013...

- CANADA : ils sont de retour... Nin ? Si !!!
Vous en avez rêvé, Télé-Québec l'a fait : l'incroyable duo qui vous a donné mal aux côtes à force de rire devant Le coeur a ses raisons, j'ai nommé Marc Labrèche et Anne Dorval, va se réunir une nouvelle fois à la télévision ! Ils seront en effet cet automne au générique de la série Les Bobos, une comédie fonctionnant sur le principe d'une série à sketches comme Un gars, une fille, passant au vitriol plusieurs bourgeois bohème. D'autres comédiens devraient se joindre à eux dans l'aventure, mais leurs noms sont inconnus à l'heure actuelle. Un bonheur n'arrivant jamais seul, Marc Brunet, créateur et scénariste du Coeur a ses raisons, sera également de la partie ; c'est la nouvelle directrice des programmes qui, à peine arrivée dans ses fonctions en janvier, s'était promis de ramener tout ce petit monde sur sa chaîne. On comprend aisément pourquoi !

Lynch_promo

- AMERIQUE DU SUD : la mort lui va très bien
Vous vous souvenez de Lynch ? Mais si ! Lynch, la série sud-américaine qui me tentait énormément ! Eh bien on dirait que je n'étais pas la seule. Pour un coup d'essai, c'était un coup de maître : la première production 100% originale de Moviecity (la chaîne s'était inspirée du modèle de sa co-production avec FOX, Kdabra, qui avait fait ses preuves) a battu tous les records. Un peu avant la diffusion à la télé, elle avait commencé par mettre le pilote en ligne sur son site de VOD Moviecity Play, et le nombre de vues avait explosé : 40% de connexions en plus par rapport à la semaine précédente ! Deux jours plus tard, le pilote de Lynch diffusé sur Moviecity avait, selon le communiqué de la chaîne, dépassé les performances de la diffusion de Spartacus, sa meilleure audience pour une fiction à ce jour. La chaîne est donc excessivement satisfaite de son aventure. Hélas pour Moviecity, pour le moment, seulement 13 épisodes de Lynch sont prévus, mais la chaîne a annoncé avoir plusieurs projets en vue, ce qui veut probablement dire que Moviecity vient de devenir une chaîne à surveiller pour les téléphages hispanophones, d'un coup d'un seul. Et notez au passage que le matériel promotionnel est un peu plus alléchant à mesure que le temps passe. Elle est pas super cool, cette photo, sérieux ? Et cette video de promo, elle fait pas envie, des fois ? Bon, rendez-vous est pris post-Black March pour se mettre en quête du pilote de Lynch, je crois qu'on est tous d'accord.

- ESPAGNE : deux projets et demi pour Telecinco
On en profite pour rester dans les fictions de langue hispanique, avec deux projets de Telecinco qui n'ont rien de commun. A part Telecinco, donc. La chaîne s'aventurera d'abord dans le registre de la comédie (tiens, tiens...) avec Familia, qui se concentrera sur 3 soeurs, Carlota, Malena et Natalia, qui à l'approche des 30 ans vont tenter d'aborder cette nouvelle phase de leur vie et les changements qui vont avec. Problèmes familiaux avec leur père, leur boulot ou bien-sûr les hommes, tout devrait y passer, mais uniquement sous l'angle de la comédie ; on y retrouvera entre autres l'actrice Alexandra Jiménez (issue de la comédie Los Serrano mais également la version espagnole de Cheers, qui a tourné court). Clairement, la chaîne vise ici un public plutôt féminin, et la production s'annonce comme relativement onéreuse. Il s'agit du second projet le plus risqué de la chaîne, et l'autre est également destiné plus spécifiquement aux femmes : Telecinco a également en projet depuis la toute fin 2011 l'adaptation de la série Ghost Whisperer, sous le titre de El Don de Alba. Mais Telecinco n'a pas l'intention de se la jouer Téva, et elle a annoncé cette semaine un autre projet, bien différent : El Principe sera un thriller situé dans un quartier de Ceuta en proie à la délinquance, l'échec scolaire, et au trafic de drogue. Mêlant le quotidien difficile d'un policier des stups et affaires de coeur, la série est en projet depuis l'automne 2011 et a subi de nombreux changements ces derniers mois, y compris au niveau des personnes attachées au projet ; il semblerait par exemple que l'acteur José Coronado soit de la partie pour le moment. Actuellement, Telecinco la décrit comme la digne héritière de Sin Tetas No Hay Paraíso, une adaptation espagnole qu'elle avait diffusée sous la forme de série hebdomadaire en transformant la telenovela colombienne du même nom, en 2008. On verra bien ce que ça donne pour El Principe maintenant qu'elle lui a donné le feu vert... normalement les choses devraient être plus claires à mesure que le projet se concrétise.

- EGYPTE : préparatifs du Ramadan
On commence à voir apparaitre quelques nouvelles concernant les séries du prochain Ramadan, et c'est tant mieux ! En fait, des nouvelles, il y en a un peu toute l'année, mais généralement dans des langues que je ne parle pas, voyez-vous. Du coup quand j'en trouve une qui me soit compréhensible, même si elle est succincte, je lui saute dessus, parce que pour changer, quand on parle d'un projet, on ne parle pas d'un mini-scandale à des fins essentiellements politiques. C'est de la vraie information téléphagique, au moins. Apprenez-donc que le réalisateur Wael Fahmi Abdel Hamid prépare actuellement une série en collaboration avec l'auteur Tark Badawi. Le projet, intitulé Nousa, proposera aux spectateurs d'aborder les problèmes que rencontrent les habitants d'un quartier très populaire, à travers les yeux d'une jeune fille qui y réside. On devrait également voir des interactions entre les habitants dudits quartier et des hommes d'affaires, une idée intéressante dont j'attends de voir si je trouve plus d'infos à son sujet, mais qui a du potentiel pour sortir de la simple chronique et porter, comme ça a l'air d'être souvent le cas avec les séries du Ramadan, un regard sur la société dans son ensemble. Pendant que le scénariste et le réalisateur mettent les derniers détails au point, le tournage devrait commencer courant avril. Je suis impressionnée par la rapidité de ce projet, quand je lis d'autre part qu'un chanteur vient de refuser son premier rôle à la télévision, en déclinant l'offre de Youssef Maati qui lui proposait de tenir le rôle principal d'une série qu'il prépare pour... le Ramadan 2013. Il y a encore tant à apprendre...

- SCANDINAVIE : prêt à réserver votre billet d'Eurostar ?
Pour le grand final, je vous ai gardé le meilleur... Attention les yeux : le distributeur britannique Nordic Noir, que vous avez peut-être remarqué pour les sorties DVD nombreuses qu'il fournit alors qu'il n'a que quelques mois d'existence, a décidé d'organiser le tout premier festival dédié à la fiction scandinave (film et télévision confondus). Carrément. Il n'y a pas encore de date mais ce devrait avoir lieu cet automne ; vous pensez bien que je guette toute information plus précise dés qu'il s'en profile une ! Je soupçonne une invasion de téléphages amateurs de fiction scandinave en Grande-Bretagne ce jour-là... pas vous ?

Bon, et puis je crois que tout le monde est au courant pour la saison 2 de The L.A. Complex, mais juste un mot pour dire : yaaaay ! Sérieusement, en voilà une nouvelle qu'elle est bonne, non ?

On arrête là ? Non ? Vous en voulez une dernière pour la fin ? Attention ya du scoop : M6 aurait acheté les droits de la série espagnole Gran Hotel en vue d'une adaptation. Je n'ai trouvé que des sources espagnoles à ce sujet, cependant, et pour tout vous dire l'attachée de presse de M6 ne peut ni me le confirmer... ni même l'infirmer. Bon. On en saura sans doute plus avec le MIP TV début avril, où plein de choses vont être plus facilement officialisées ; en tous cas je l'espère. En tous cas, comme le veut l'expression consacrée : vous l'avez lu ici en premier ! :P

Non, non, n'en réclamez pas plus, c'est tout pour aujourd'hui ! Et puis après tout, j'ai consacré un long post hier à la prochaine saison japonaise, donc si vous êtes en mal d'infos de la planète, eh bien vous avez plein d'idées de découvertes pour le mois prochain à votre disposition...

PS : j'en profite pour saluer l'arrivée du nouveau-né de Whisper ! Félicitations, c'est un blog !

Posté par ladyteruki à 22:46 - Love Actuality - Permalien [#]

06-03-12

Las tijeras del amor

BlackMarch

Avec toute la bonne volonté du monde, je suis incapable de trouver une telenovela qui ait des sous-titres.
Non, pardon, il me faut préciser : une telenovela qui m'attire et qui ait des sous-titres anglais. C'est plus honnête comme ça, reconnaissons-le.

Parce que des telenovelas avec des sous-titres, on en trouve par exemple sur Amazon (où une personne bien intentionnée a fait une liste probablement non-exaustive, par exemple) (n'oubliez pas, c'est Black March), mais le soucis c'est que ce ne sont pas là des séries qui m'attirent, et pour s'en assurer il suffit de lire les titres, ça marche dans 90% des cas pour connaitre le sujet de la série : s'ils contiennent les mots "amor", "pasion", "corazon" ou encore "destino", c'est que ça parle d'amour, de passion, de coeur, de destin, autrement dit c'est le cliché-même de la telenovela. Et dans ces cas-là, je n'y peux rien, j'ai un frisson désagréable qui me prend depuis les reins jusque dans la nuque, je me sens pas bien, j'ai le teint qui vire au vert, et je finis malade. On pourrait penser que j'exagère, sauf que j'ai déjà de gros problèmes avec les romances anglophones (ou sud-coréenne, c'est même ma grosse pomme de discorde avec ce pays), alors vous pensez bien que dans une telenovela...
Donc les amours impossibles, les triangles amoureux, les machins, tout ça en Espagnol que je ne parle pas, ça ne donne pas envie.

UnaMaidenManhattan
Actuellement, Una Maid en Manhattan, par exemple, diffusée par Telemundo, est l'exemple typique de série pour laquelle il faudrait me supplier pour que je regarde. On peut être curieux sans fouler aux pieds ses préférences personnelles, non ?!

Corazón Valiente, qui débute ce soir sur Telemundo également, ne trompe personne, en tous cas. J'avoue que j'ai jeté un oeil au pilote, disponible sur le site de la chaîne, et que j'ai eu l'impression que même la telenovela en espagnol était doublée en espagnol. Ca n'encourage pas à faire des découvertes ! L'histoire n'est pas très attrayante non plus, puisque les deux héroïnes, amies depuis l'enfance, deviennent gardes du corps, l'une tombant amoureuse de l'homme qui est sous sa protection (évidemment, il est marié à une pétasse insupportable, mais il a une fille avec elle et le sens du devoir donc ça va durer plusieurs dizaines d'épisodes), et l'autre qui se débrouille même pour tomber sous le charme du fils du trafiquant qui l'avait fait kidnapper quand elle était enfant. Il y a, certes, un peu d'action en perspective, mais qui semble plutôt vouée à servir ici de prétexte.

Je parle beaucoup de Telemundo parce que ça fait plus de 10 ans maintenant que la chaîne nord-américaine propose des telenovelas maison (au lieu de simplement rediffuser des séries achetées en Amérique latine), qu'elle les diffuse avec des sous-titres anglais, et pourtant c'est toujours la galère pour y avoir accès : pas de DVD, du streaming sans sous-titres, bref c'est infernal. Même par des moyens illégaux ! A désespérer des pirates.
Après on est d'accord que la qualité n'est pas absolument au rendez-vous ; entre le jeu des acteurs et la réalisation, on ne peut pas dire qu'on soit dans le haut du panier téléphagique, mais encore faudrait-il avoir accès à une variété décente de séries pour s'en assurer, et dans de bonnes conditions de découverte évidemment.

LaReinadelSur
C'est pour ça que j'étais quand même plutôt contente d'apprendre que France Ô avait fait l'acquisition de La Reina del Sur (ci-dessus), même si j'avais trouvé le pilote assez peu emballant quand je l'avais vu, à l'époque sans sous-titres ; à ce propos, je me suis aperçue en rédigeant ce post que les deux premiers épisodes étaient encore visibles en streaming, en VF et sans débourser un rond pendant 7 jours, à mon avis ça ne fonctionne donc plus que pour quelques heures, donc urgez-vous (moi-même je vais voir comment se passe le deuxième épisode par rapport au premier dés que j'aurai posté cet article). Hélas cent fois hélas, depuis que je n'ai plus de télévision, j'ai toutes les peines du monde à me discipliner pour allumer adsltv à une heure précise et à être au rendez-vous pour une diffusion. C'est un vrai problème et je me demande combien de téléphages pratiquant une consommation essentiellement basée sur le cagoulage partagent cette préoccupation, d'ailleurs : plus je cagoule, moins j'arrive à regarder mes séries à une heure imposée.
Sans compter qu'il y a le douloureux problème du doublage, déjà assez difficile à supporter en temps normal, mais qui confine à l'insulte dans le cas des telenovelas (et c'est pourtant quelque chose qu'on sait depuis la diffusion de Rubi par M6 ; las, le public des telenovelas n'est pas vraiment celui qui affectionne les sous-titres).
Dans ces conditions, j'ai fait une croix sur la diffusion de La Reina del Sur dés le matin du 1er mars, quand j'ai réalisé que, damned, j'avais ENCORE oublié de me mettre devant mon écran à l'heure dite, et que de toute façon, la version française n'est pas un moyen idéal pour découvrir une fiction sur laquelle on a quelques préjugés.

A tout prendre, le genre de série qui m'attire serait plutôt les "narconovelas" et assimilées : ce courant récent de telenovelas (une dizaine d'années environ) qui, même si inévitablement parlent de romance, laissent aussi la part belle à l'action, et même, à la violence.
Les histoires sont souvent dérangeantes, voire même trash (rappelez-vous de Sin Tetas No Hay Paraíso, qu'on a déjà évoquée) et là on commence à discuter. Instinctivement je serais tentée par ces séries, comme beaucoup de téléphages classiques, il me semble, pourraient l'être plus facilement que par une romance niaise. Si seulement on en avait la possibilité de façon décente.

Rosario Tijeras est l'incarnation de tout ce qu'un pitch de telenovela peut me donner envie de regarder, et c'est une série sur laquelle j'ai l'oeil qui traine depuis de nombreux mois, convoitant en secret ses épisodes, puis me ravisant chaque fois que je mets la main dessus. Car, sans sous-titres ? La VOSTM, ça va pour un pilote, mais sur 70 épisodes, euh...
Mais malgré ce, oh, tout petit inconvénient, rien ne m'attirera, je pense, autant que Rosario Tijeras, et il y a de fortes chances qu'un jour je succombe à la tentation. Aussi je vous en délivre le résumé.
Il s'agit de l'histoire d'une jeune fille qui a grandi dans un bidonville, qui est violée à 14 ans, et qui se sort de cette horrible expérience en, hm, Messieurs ne lisez pas la fin de cette phrase : en castrant l'un de ses agresseurs avec une paire de ciseaux. Je vous avais prévenus. Elle grandit avec, on s'en doute, un tout petit peu de haine, et se met à vouloir se venger des hommes... sauf que bien-sûr elle va en rencontrer deux, diamétralement opposés, et son coeur va balancer tout en les entrainant dans son sillon de destruction. Voyez comme tout de suite, avec une histoire pareille, l'intrigue amoureuse, on s'en tape un peu. Même si on n'y échappera pas, et ça fait partie des bases du genre après tout, on sent bien qu'il se trame quelque chose dans Rosario Tijeras qui n'est pas exactement le cliché de la telenovela romantique.
Et puis, María Fernanda Yépez sait se montrer convaincante, aussi :

RosarioTijeras Rosario Tijeras, qui fait très envie. Téléphagiquement, je veux dire.

Bien bien bien. Donc en fait, je voulais juste dire que, les telenovelas, cycliquement j'essaye de m'y intéresser, mais je trouve que pour le moment, on n'est pas aidés. Que les chaînes mexicaines, colombiennes, argentines et autres ne tentent pas de rendre leurs produits attirants pour le public téléphage, bon. Après tout ces séries se vendent très très bien à destination des ménagères, qui est son public-cible et qui permet à ces séries de s'exporter sans grande peine depuis des années (même si dans de plus en plus de pays, on constate un recul de la telenovela au profit... des romances sud-coréennes). Pourquoi les chaînes sud-américaines changeraient-elles une politique qui marche ? Pour intéresser les téléphages, au pire, elles ont de toute façon les nocturnas (genre Lynch qui commence bientôt et qu'on a pu évoquer ; gageons que celles-ci seront plus facilement prises en main par des fansubbers hispanophiles), et les vaches sont bien gardées.
Mais si les chaînes au moins nord-américaines ou françaises s'en donnaient la peine, et proposaient des telenovelas plus faciles d'accès pour un public plus exigeant, on pourrait peut-être enfin leur donner une chance ! Sans vouloir vous commander.

Je sais bien que mes protestations de téléphage resteront lettre morte. Dans certains domaines, je suppose que si on veut vraiment être curieux, on n'a qu'à pas être regardant, et pis c'est tout. Mais j'avais envie de râler, voilà.
Et, oui, je me sens mieux de vous avoir dit ce que j'avais sur le coeur, merci d'avoir demandé.

Posté par ladyteruki à 01:18 - Point Unpleasant - Permalien [#]

01-02-12

Une vie après la mort

C'est un fait, je regarde assez peu de séries diffusées en Amérique du Sud. La raison est simple : je ne cause pas un mot d'Espagnol (et c'est pas mieux pour le Portugais, dans le cas du Brésil).
Alors une fois de temps en temps, je fais un effort, mais quand on sait que les sous-titres sont rares pour ne pas dire inexistants (un jour ça va finir que je vais la lancer, cette team de subs internationale pour tous les pays mal-aimés !), on se doute bien que ça ne dépassera pas le stade de l'expérimentation du pilote, si je le trouve (et croyez-moi je cherche toujours le pilote de Los Héroes del Norte).

C'est dommage mais fort heureusement, il existe des gens qui ont été mieux avisés que moi au moment de choisir leurs options pendant leur scolarité.

Dans ce contexte, j'avais envie de vous parler d'une initiative intéressante : une série venue d'Amérique latine qui débutera sur la chaîne Moviecity en mars prochain. La chaîne Moviecity est diffusée dans de nombreux pays sur son continent, ce qui lui donne une belle opportunité de commander des productions internationales. Ce n'est pas tout-à-fait une co-prod au sens strict, mais chaque pays envoie ici une actrice principale, là un second rôle, là encore un réalisateur, et tout ça se tourne ensuite (dans le cas présent, c'est en Colombie, grâce à la société de production colombienne Fox Telecolombia), avant la diffusion dans plusieurs pays.
C'est très finaud parce que comme ça, plein de pays y trouvent leur compte (même si en réalité, la série est colombienne) et ça permet à la série de plaire à des spectateurs situés sur un peu tout le continent. Bref, quand on peut faire ce genre de choses, notamment grâce à un socle commun linguistique, pourquoi se priver, pas vrai ? Eh bien ça arrive très souvent en Amérique du Sud, et la série dont je m'apprête à vous parler ne fait pas exception.

Lynch
Cette série se nomme Lynch, et sa date de lancement vient d'être ajoutée au Pilot Watch.

Sur le papier, ce n'est pas une révolution (elle succède à Kdabra qui reposait exactement sur la même recette), mais pendant longtemps, ce type de productions était essentiellement de l'ordre des soaps et/ou des séries pour la jeunesse.
Et ici, on est dans une série dramatique de 13 épisodes. Un format bien éloigné du cliché de la telenovela. Du sérieux, quoi. Et ça, c'est relativement nouveau ou disons, c'est un marché qui se réveille depuis quelques années en Amérique du Sud, après avoir été souvent cantonné soit à des projets exceptionnels, soit à HBO Latino. D'ailleurs il faut voir la pagaille que c'est au Chili par exemple, où en ce moment, les séries de 2e partie de soirée font l'objet d'une véritable ruée vers l'or, là où il y a encore 10 ans, c'est au niveau des telenovelas que les chaînes se livraient une guerre farouche.

Mais outre son modèle de production, la série Lynch, c'est aussi sur le fond qu'elle attire l'attention. En tous cas la mienne ; vous me direz s'il en va de même pour vous.

Lynch, c'est donc le nom de la série, mais aussi celui du patron d'une entreprise de pompes funèbres, qu'il gère avec son épouse. Pourant, en réalité, derrière cette activité en apparence sans histoire, Lynch est au coeur d'un étrange trafic : il aide des gens à simuler leur mort et à disparaitre sans laisser de trace ! Sa clientèle peut ainsi espérer démarrer une nouvelle vie...

Même si je déteste le streaming, je ne résiste pas à l'envie de vous les premières images de la série disponibles actuellement, déposées sur Youtube par un fan de l'actrice principale, impatient. La présence de sous-titres en anglais (c'est suffisamment rare pour être souligné) est due au fait que ces images font en fait partie de la dernière video de promo de Fox Telecolombia (dispo en intégralité sur leur site, on y voit du coup des gens de Mental ou Burn Notice se dire bien contents d'être venus tourner en Colombie). Donc du coup, c'est court, mais c'est intéressant.

A vue de nez, Lynch cumule tout ce que j'aime dans une production étrangère : la capacité de partir de quelque chose qui rappelle curieusement une série américaine à succès (ici, difficile de ne pas penser à Six Feet Under... difficile aussi de ne pas envisager le côté typiquement formulaic des séries US qui s'exportent si bien), puis de s'approprier complètement l'histoire et le ton, pour en faire quelque chose d'original et d'abordable à la fois.
Résultat, Lynch a le potentiel pour être à la fois intéressante sur le fond, et pleine d'action et de suspense, bref, accessible.

Ajoutez à ça un duo d'acteurs principaux qui viennent l'un de Cuba, l'autre d'Uruguay, ainsi qu'un festival de guests venus du Mexique, du Pérou, d'Argentine... et on tient un truc qui en impose ! J'en profite pour mentionner qu'on retrouvera d'ailleurs María Fernanda Yépez dans l'un des épisodes ; vous connaissez peut-être cette actrice depuis le post consacré au générique de Mentes en Shock (personnellement je n'ai pas non plus perdu l'espoir de la découvrir un jour dans Rosario Tijeras) ; à cela rien d'étonnant me direz-vous, puisque Mentes en Shock est également une production de Fox Telecolombia ! Le monde est petit, à bien y regarder...

Personnellement c'est le genre de séries que j'aimerais bien pouvoir découvrir plus facilement, en tous cas.
Alors qu'est-ce qu'on décide ? En mars, Lynch, on essaye de lui mettre la main dessus ?

Posté par ladyteruki à 10:13 - Love Actuality - Permalien [#]


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