ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

22-08-12

Septembre à la Rochelle...

Nouvelle parenthèse dans notre semaine russe, histoire de respirer un peu, et puis parce que je ne résiste pas à l'appel de la cérémonie de récompenses le soir au fond des bois.
Car comme je vous le disais il y a peu, aujourd'hui ont été rendues publiques les nominations pour les récompenses du Festival de la Fiction TV de La Rochelle (c'est quand même mieux que l'université d'été du PS...), et moi, c'est le genre de choses qui me fait craquer. On trouve toujours, dans les prix de ce type, des tonnes d'idées de séries pour lesquelles on a envie de creuser en tous sens afin de les découvrir. Armée de ma petite pelle et de ma petite pioche, vous pensez bien que je guettais celles-ci...

FestivalFictionTV

En tout, ce seront 13 prix qui seront remis ; évidemment, on ne va s'intéresser dans ces colonnes qu'aux séries (même si les téléfilms représentent une part non-négligeable de la sélection, un fait qui mérite d'être noté), l'occasion entre autres de prêter l'oreille à ce qui se passe du côté des séries françaises, à laquelle l'évènement fera comme toujours la part belle.

D'abord, voici les 6 fictions en compétition pour le prix de la meilleure Série :

DeuxFlicssurlesDocks Deux flics sur les docks
Une série policière avec Jean-Marc Barr et Bruno Solo, initialement diffusée par France 2 en novembre 2011. 
Detectives Détectives
Une série d'enquêtes de détectives privés, également diffusée par France 2 prochainement.
MaFemmeMaFilleMesDeuxEnfants Ma femme,  ma fille, mes deux bébés
Un unitaire devenu série avec Pascal Légitimus, dans lequel celui-ci, qui a déjà une grande fille sur le point de devenir à nouveau père, mais aussi grand-père.
MesAmisMesAmoursMesEmmerdes Mes amis, mes amours, mes emmerdes
Où six amis ont acheté une maison de vacances ensemble, où ils vivent ensemble les petites galères personnelles les uns et des autres. La série, diffusée par TFHein depuis 2009, en est apparemment à sa troisième saison.
Profilage Profilage
La série policière de la première chaîne, dont apparemment la quatrième saison est prévue pour le début 2013 sur les petits écrans.
TigerLily Tiger Lily
Une série dans laquelle un quatuor de rock féminin formé dans les années 80 qui, malgré l'âge et les changements dans la vie personnelle, se voient toujours en rockeuses rebelles.

Sur une note perso, en passant : comme souvent, je n'ai vu aucune de ces séries françaises, et j'avoue qu'à l'exception de Profilage je n'en avais même jamais entendu parler (peut-être Mes amis, mes amours, mes emmerdes mais je n'en mettrais pas ma main à couper). C'est dommage car je dois dire que Tiger Lily me ferait bien envie... malgré la présence de LIO. D'ailleurs, je m'aperçois que de toutes les séries en compétition dans cette catégorie, c'est d'ailleurs la seule qui sera projetée à la Rochelle mais dont on ignore quel épisode sera montré aux festivaliers. Je vais donc me mettre en quête du pilote histoire de me faire un avis.

Ensuite, ce sont 3 shortcoms qui sont sélectionnées pour le prix du meilleur Programme court :

LesLascars Les Lascars
Une comédie de Canal+ qui apparemment a été diffusée cet été (vous avez dû en parler pendant que je n'avais pas internet, n'hésitez pas à faire passer vos reviews en commentaire) et qui est adaptée de la série animée du même nom.
LaPetiteHistoire La petite histoire
Celle-ci m'est totalement inconnue ; on y trouve des petites histoires humoristiques sur les "coulisses" des plus grands évènements de notre Histoire.
ZAK ZAK
Une série humoristique diffusée par Orange cinéma séries qui suit la carrière d'un chanteur qui pense être l'avenir de la chanson française...

Je n'aurai jamais autant parlé de séries françaises dans un post ! Mais vous le savez, j'essaye de me réconcilier avec elles, et je dois dire qu'un festival comme celui-ci a l'avantage de fournir des pistes plus originales que les Kaboul Kitchen et autres Les Hommes de l'Ombre, dont j'ai l'impression qu'on nous a énormément parlé ces derniers mois.

Là où vous vous doutez bien que sur ce blog, on ouvre toutes grandes les esgourdes, c'est quand il s'agit de fiction internationale. Le festival a ainsi réuni 10 séries, qui ont en commun de toutes êtres des succès d'audience dans leur pays d'origine (une condition originale, vous en conviendrez, là où souvent les récompensent se basent uniquement sur la qualité), qui sont donc en compétition pour le prix de la meilleure fiction européenne et internationale.
Evidemment, vous connaissez la règle en ces lieux, pour ces séries je vous ai mis les titres originaux ; c'est quand même encore le mieux quand, poussé par la curiosité, on veut se renseigner à leur sujet... D'ailleurs plusieurs de ces séries ont déjà été évoquées en ces lieux, alors n'hésitez pas à user et abuser des tags pour en apprendre plus.

Overspel Overspel
Diffusée à l'automne 2011 par la chaîne néerlandaise Ned1, ce thriller en 12 épisodes dans laquelle une photographe amoureuse d'un procureur va découvrir les conflits d'intérêt dans lesquels celui-ci marine...
Expozitura Expozitura
Une fois n'est pas coutume, une série tchèque ! Il s'agit d'une série policière inspirée par de véritables affaires dans différents milieux relatifs au crime organisé, et nécessitant souvent des missions d'infiltration. Les 16 épisodes avaient été diffusées en 2008.
Lykke Lykke
Vous connaissez bien cette dramédie danoise, pour avoir régulièrement entendu parler d'elle dans ces colonnes ; elle traite de deux personnages (un frère et une soeur) dont l'un est dépressif, et l'autre travaille dans l'industrie pharmaceutique... notamment sur un problème d'antidépresseurs.
Hispania

Hispania
Là encore, cette série historique espagnole vous est familière. Sa présence en compétition tombe d'ailleurs à point nommé alors qu'Antena3 se prépare à diffuser prochainement son spin-off Imperium.

HitandMiss Hit & Miss
Cette série britannique avec Chloë Sevigny vient à peine d'être diffusée par Sky Atlantic cet été. On y découvre une tueuse à gages transsexuelle qui renoue avec le fils qu'elle a eu dans une vie précédente.
Instynkt Instynkt
Les 13 épisodes de cette série polonaise ont été diffusés en mars 2011, dans lesquels une enquêtrice s'aide de son instinct pour résoudre ses affaires. Le "plus produit" de la série réside dans son personnage central, une créature énigmatique au lourd passé, apparemment assez proche sur le papier de l'héroïne de Bron/Broen.
JohanFalk Johan Falk
Il s'agit d'une série de téléfilms policiers suédois (le premier date de 1999), certains sortis directement en DVD, dans lesquels un flic fait équipe avec un de ses anciens indics. De nouveaux épisodes sont d'ailleurs prévus à partir du 26 septembre.
Rossella Rossella
Cette romance italienne en 7 épisodes, diffusée sur la Rai en janvier 2011, s'intéresse à Rossella, la fille d'une famille influente de Gènes, au début du 19e siècle, qui se trouve partagée entre son fiancé, un homme riche auquel elle a été promise, et un autre bien moins fortuné mais dont elle est éprise.
VaterMuterMorder Vater, Muter, Mörder
Ce téléfilm allemand fait un peu figure d'exception dans cette sélection. On y étudie les conséquences, pour ses parents, d'un meurtre perpétré par un adolescent.
Vertige Vertige
Je vous le disais il y a quelques jours, ce thriller québécois (produit par la même équipe qu'Apparences) est également en lice. Dans cette mini-série, une femme plongée dans le coma depuis 3 mois ; certains de ses proches veulent la débrancher, d'autres non... Une bonne occasion de lever le voile sur certains secrets.

Mais ce qui se passe hors-compétition lors de ce festival est également digne d'intérêt. En effet, au lieu, comme tout le monde depuis deux ans environ, d'en appeler systématiquement à la fiction scandinave (eh, on ne peut pas leur reprocher d'avoir bon goût, en même temps), le Festival de la Fiction TV de La Rochelle fera la place à deux séries africaines. Ah ! Que c'est intéressant et original !
Les deux séries projetées seront Noces croisées, une comédie romantique qui nous vient du Burkina Faso, et Les Rois de Ségou, une série historique malienne (à noter que c'est la deuxième saison qui sera présentée au festival). Toutes les deux ont apparemment été diffusées sur TV5 Monde.
Voilà une initiative qui révèle une véritable volonté de faire découvrir des horizons différents et des séries méconnues, et les mots ne sont pas assez forts pour remercier les organisateurs du festival pour cette brillante idée.

Bon alors, évidemment, ce n'est pas tout, mais le festival s'étire du 12 au 16 septembre prochain, alors forcément, leur programme sera chargé. On se retrouvera d'ailleurs le mois prochain pour faire le tour du palmarès de ces récompenses.

Et en attendant, quelles sont les séries qui vous font envie ? Moi ça m'a donné plein d'idées, si j'avais pas de boulot, je prendrais le premier train pour La Rochelle, en septembre ! Cette série polonaise, par exemple, j'en ferais bien mon programme du weekend, tiens...

Posté par ladyteruki à 19:36 - Love Actuality - Permalien [#]

21-08-12

Règne sans partage

Allez, on quitte temporairement la Russie (on y reviendra évidemment demain pour la suite de notre périple), et on se dirige ce matin vers le Danemark. On en parlait la semaine dernière, les TvPrisen ont eu lieu ce weekend, avec évidemment des statuettes à la clé. Et qui dit statuettes dit que lady est au rapport, prête à jeter un oeil aux séries danoises que les Danois ont eu envie de célébrer.

Nul doute qu'à l'heure où la Scandinavie (avec, en tête, le Danemark et la Suède) se forge une place de choix dans les grilles d'un nombre grandissant de chaînes, et donc dans les coeurs des spectateurs, nous pourrions trouver l'inspiration pour nos prochaines escapades nordiques...
Enfin, peut-être. Parce que vous allez vous rendre compte que finalement vous êtes devenus aussi doctes en séries danoises que les TvPrisen !

TvFestival

Remis, donc, à l'occasion du TvFestival qui se tenait en fin de semaine dernière à Copenhague, les TvPrisen concernaient cette année 27 prix au total. Comme souvent, la fiction n'y était pas la seule préoccupation, mais comme sur ce blog, on se concentre sur les séries, souffrez que je n'aborde pas les documentaires, émissions de télé réalité et autres programmes d'information.
Les TvPrisen existent depuis 1999, à l'initiative du groupe de télévision publique DR. S'y sont greffées les autres groupes : TV2, TV3 et SBS afin que l'évènement du TvFestival comme la cérémonie soient pluralistes. Rappelons que justement, cette année, SBS s'était retirée des festivités pour des raisons financières, et n'était donc pas en lice dans les différentes catégories.

* Meilleure photographie dans une série : Kim Høgh Mikkelsen pour Rita (TV2)
Etaient également nommée Lykke, Hjælp, det er JulBorgen et Ludvig og Julemanden.

* Meilleur montage dans une série : My Thordal  pour Borgen (DR1)
Etaient également nommées Lykke (deux fois) et Rita.

* Meilleure actrice de télévision : Sidse Babett Knudsen dans Borgen (DR1)
Les actrices nommées étaient également Birgitte Hjort Sørensen dans Borgen (DR1), Louise Mieritz dans Lykke (DR1), ainsi que Mille Dinensen et Sara Hjort Ditlevsen dans Rita (TV2).

* Meilleur acteur de télévision : Pilou Asbæk dans Borgen (DR1)
Les autres acteurs en lice étaient Carsten Bjørnlund dans Rita (TV2), Lars Brygmann et Rasmus Botoft dans Lykke (DR1), et enfin Ole Boisen (A-Klassen).

* Meilleure satire/comédie : A-Klassen (sur DR2), une comédie à sketches en 8 épisodes diffusée en mars dernier, s'intéressant à des chômeurs qui, afin de pouvoir toucher leurs prestations sociales, doivent accomplir une formation dans un centre de réorientation.
Les autres prétendantes au titre étaient Hjælp, det er jul (une série de Noël diffusée par DR2), Kristian, (une comédie inspirée par l'américaine Arrested Development et la danoise Klovn, et diffusée par TV2 Zulu), Livet i Nødsporet (sur TV2 Zulu) et Natholdet (un talkshow satirique, diffusé encore une fois par TV2).

Oh, mais attendez. Bien-sûr, j'ai gardé le prix le plus convoité pour la fin...

* Meilleure série dramatique : Borgen sur (DR1)
Etaient également nommées Limbo (série pour la jeunesse de DR Ramasjang), la dramédie Lykke (DR1), et Rita (TV2).

Borgen

Bon alors, bilan général. Eh bien, sur 27 prix au total, DR en a récupéré 16, et TV2 en a récolté 11... ce qui, les plus matheux d'entre vous l'auront compris, laisse 0 récompenses pour la chaîne TV3, co-organisateur un peu floué des TvPrisen. On comprend mieux pourquoi SBS a préféré se désengager de cet évènement... A titre de comparaison, l'an dernier, le palmarès avait donné 12 récompenses aux chaînes du groupe DR, 13 pour TV2, et 1 seule pour TV3 mais c'était quand même mieux que rien. On sent que les chaînes publiques se taillent donc une part grandissante dans le panorama télévisuel danois, reflétant bien, en cela, la politique soutenue de commandes de fictions ambitieuses que DR1 surtout, mais aussi DR2, peuvent avoir déployée récemment.

Quant au cas particulier des fictions... eh bien vous l'aurez compris, Borgen s'est taillé la part du lion. A noter que c'est la première fois dans l'histoire des TvPrisen qu'une fiction s'arroge le titre de meilleure séri
e dramatique deux années de suite, et il ne fait pas grand doute que la troisième saison de Borgen, qui devrait être diffusée prochainement sur DR1, pourrait même encore améliorer ce record l'an prochain, tant la série est couverte de louanges (à raison, faut-il le rappeler).

Et en guise de mot de la fin, rappelons que depuis aujourd'hui, la co-production suédo-dano-norvégo-finlando-néerlando-belgo-germano-française (ouf !) The Spiral est officiellement lancée sur internet, comme je vous l'annonçais voilà quelques jours. La chasse est ouverte !

Posté par ladyteruki à 10:40 - Love Actuality - Permalien [#]

22-06-12

[DL] Coarcherna

Sur le fil du rasoir, vous avez trouver le 10e et dernier générique de notre jeu en moins de 24h, et à ce titre, je vous félicite. Mais évidemment, plus que vous féliciter, il s'agit ici de vous proposer le fameux générique bonus, le mystérieux 11e générique.

Pour changer un peu des destinations du reste du jeu, j'ai choisi cette fois de vous emmener en Scandinavie, plus précisément en Suède avec la dramédie Coacherna. Clairement inspirée du format de dramédies américaines, genre Showtime, Coacherna avait été diffusée par SVT dans une case jusque là plutôt habituée aux fictions d'une heure, un choix qui lui a permis de se retrouver pendant quelques semaines accolée à The Bic C à laquelle elle a temporairement servi de lead-in.
La série faisait également partie des nombreuses séries sélectionnées pour le festival de Monte-Carlo, mais elle en est repartie bredouille (je sais, je sais, mon dernier world tour commence à dater).

Coacherna
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

J'aime énormément le côté ésotérique du générique de Coacherna ; cartes, astres, et une mystérieuse clé (dont on se doute qu'elle serait plutôt la clé de notre subconscient) le disputent à de toutes aussi métaphoriques pièces de puzzle.
Mais, et vous me direz si vous partagez cette impression, bien plus que des coachs, ses héroïnes finissent par avoir un peu l'air d'être des voyantes ; cela colle probablement à Zelda (la seconde à apparaitre au générique), adepte de méthodes "alternatives", mais pas vraiment à Carolina et Nathalie. Ce n'est pas forcément un mal mais cela donne probablement une vision un peu déformée de la série.

Encore une fois, et il faut admettre que c'est le point fort de nombreuses séries scandinaves, le plus marquant dans le générique de Coacherna, c'est le thème musical. Si vous vous souvenez, les mêmes recettes avaient diablement fonctionné pour Rita et Lykke, par exemple, pour lesquelles les tags devraient vous permettre de vous rafraîchir la mémoire au besoin. Après écoute, cela devient très vite difficile de ne pas repenser à la chanson, à la fois légère et extrêmement prenante.

Félicitations pour avoir remporté ce générique à la dernière minute ou presque, et merci encore à tous d'avoir participé !

Posté par ladyteruki à 00:28 - Médicament générique - Permalien [#]

26-04-12

[DL] Danni Lowinski

Ca fait depuis hier que j'ai la chanson en tête et, après tout, vous et moi, on partage pour le meilleur et pour le pire. Souffrez donc que je vous propose le générique de la version belge de Danni Lowinski, étant donné que je vous avais déjà proposé la version originale, allemande donc, il y a quelques temps.

La musique est donc la même, absurdement entêtante (j'y reviens dans un instant), le concept du générique aussi, et pourtant il se dégage quelque chose de sensiblement différent des deux versions. La Danni allemande semble plus combattive : elle donne des coups de pied, elle envoie paître les mecs qui la sifflent dans la rue, ce genre de choses ; fort heureusement les nombreux bruitages du générique permettent de rester dans quelque chose de frais, sinon on se sentirait presque aggressés.
La Danni belge ici présente aurait plutôt tendance à la décontraction, chose soulignée par les couleurs plus vives et nombreuses, et peut-être est-elle aussi plus à l'aise avec sa sexualité : elle se remet son string en place en pleine rue, et envoie plein de bisous depuis son vélo... mais le dernier plan de la version belge ajoute une tonalité dramatique absente dans la version originale. Alors ?

DanniLowinski-BE
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Le thème musical de Danni Lowinski fait partie de mon top 3 des génériques européens qu'il est impossible de se sortir de la tête. C'est la faute du timbre de voix si vous voulez mon avis, parce que les deux autres sont les thèmes de Lykke et de Rita, où la voix de la chanteuse est assez similaire.

Les génériques de la version allemande de Danni Lowinski, ainsi que des dramédies danoises Lykke et Rita, ont donc été reuploadés ce soir par mes soins, et je vous propose le sondage suivant : quelle est la série qui a le générique le plus obsédant ? N'hésitez pas à vous aider des tags pour comparer.
J'attends vos votes avec impatience.

EDIT : on m'a signalé des petits soucis avec Uploaded.to (ah, comme MegaUpload me manque), voici donc les trois autres génériques mentionnés dans ce post, sur RapidShare :
Danni Lowinski (DE) | Lykke | Rita

Posté par ladyteruki à 22:36 - Médicament générique - Permalien [#]

11-04-12

lady's world tour - Escale n°8

Bon, bah écoutez je sais pas pour vous, puisque vous n'avez pas trop réagi sur ce point spécifique, mais je préfère quand même les world tour plus longs. Je trouve qu'on a plus de choix. Alors du coup aujourd'hui il y a du lourd, et j'ai même réussi à trouver un petit quelque chose sur l'Italie, l'un des pays européens où je manque dramatiquement de sources. Je n'en suis pas fâchée, je vous le dis tout net !

30graderiFebruari

- SUEDE : SVT, c'est chaud !
Lundi soir, SVT diffusait l'ultime épisode de 30° i Februari et vous vous doutez bien qu'on aura l'occasion d'en reparler. La bonne nouvelle, c'est que l'épisode final a été regardé par 1,2 million de spectateurs ! Rappelons que le premier épisode avait réuni 1,45 million de curieux. Pour un pays qui compte un peu plus de 9 millions d'habitants, je vous laisse apprécier l'ampleur de la chose. Par contre, il y a une mauvaise nouvelle : le DVD est sorti aujourd'hui en Suède, et il ne comporte pas l'ombre d'un sous-titre anglais. Il fallait s'y attendre mais ça n'en est pas moins tragique. A moins qu'elle m'ait échappé, on attend toujours l'officialisation d'une deuxième saison.

- DANEMARK : Facebook, ça ne marche pas avec DR
Il vous souvient probablement de la dramédie Lykke, diffusée l'an dernier par DR. La série, qui faisait partie des fictions vendues à l'occasion du MIP TV, a trouvé un public restreint, mais actif : un groupe Facebook a été créé par les fans afin d'inciter DR à ramener la série à l'antenne. Cela à valu à Stig Thorsboe, le créateur et scénariste de la série, de s'exprimer pour annoncer qu'il n'y aurait définitivement pas de seconde saison pour la série. "Aux Etats-Unis, cette opération aurait du succès, mais ça ne fonctionne pas encore comme ça au Danemark", a-t-il précisé quant à l'initiative. Thorsboe, qui a commencé à écrire pour la télévision au début des années 90 mais a accentué son travail pour le petit écran ces dix dernières années (il a notamment écrit les épisodes de Krøniken), travaillerait actuellement sur un nouveau projet de série. Ah et, vous savez, quand je mentionnais le MIP TV ? Eh bien, la dramédie de TV2, Rita, dont je vous parlais du pilote plus tôt cette année, a été vendue à Fuse Entertainment (déjà responsable du remake de Forbryselsen) afin d'être adaptée pour les Etats-Unis. Voyez, la fiction danoise a encore du répondant, tout n'est pas noir.

- ESPAGNE : anti-coup de bambou
Voilà de nombreux mois qu'on parle de productions espagnoles dans ces colonnes, et je pense qu'on est tous prêts maintenant à retenir des noms propres et des noms de sociétés. Celui que nous allons apprendre aujourd'hui est Bambù Producciones, une société de... production (vous voyez, vous vous en sortez très bien) qui est à l'origine de plusieurs des séries à succès de ces dernières années, dont Hispania, Gran Reserva, ou plus récemment Gran Hotel. Comme vous le voyez, les choses vont plutôt bien pour cette boîte. Elle a annoncé au début de la semaine avoir lancé une nouvelle filiale, nommée Blow, destinée à accueillir les projets les plus ambitieux et les plus sensibles. Le premier projet de Blow sera un mélange de thriller psychologique et de science-fiction, dont l'ambiance est décrite comme digne héritière de films comme Buried ou Red. Outre la signification pour Bambù Producciones à proprement parler, qui montre bien qu'elle est en train de gagner du terrain (notamment face au géant Globomedia qui est son principal concurrent), on devine que de tels projets ne sont pas vraiment développés pour les chaînes historiques mais plutôt pour la TNT ou le câble. Alors, Blow, première étape d'un élan des chaînes numériques espagnoles ? A suivre.

C'est la même photo parce qu'elle lui rend bien justice

- CANADA : on ne s'en lasse pas
La chaîne francophone TVA a confirmé la mise en chantier d'une comédie dramatique intitulée Un sur 2, dans laquelle un homme qui a fait sa crise de la quarantaine et a tout plaqué revient comme une fleur trois mois après avoir claqué la porte, auprès de sa femme et de leur fille. Comme ils possèdent un duplex et une quincaillerie, le temps que la confusion retombe, ils décident d'habiter chacun un étage du duplex et d'essayer de régler leurs problèmes tout en continuant de tenir leur affaire... Vous l'aurez remarqué, pour la seconde fois dans un world tour, la photo de Claude Legault (Minuit, le soir) orne cette news ; effectivement l'acteur interprètera le rôle masculin, Michel, tandis que l'épouse sera incarnée par Céline Bonnier (Les Rescapés). La série, dont le tournage devrait commencer en juin en vue d'une diffusion en septembre, sera réalisée par Claude Desrosiers (Les hauts et les bas de Sophie Paquin), et la production est déjà assez confiante quant à l'obtention d'une deuxième saison.

- BRESIL : une avenue, que dis-je, un boulevard !
Il est rarement question de telenovelas dans le coin pour, entre autres, les raisons énoncées il y a quelques semaines. Pour autant je voulais attirer votre attention sur quelque chose : les telenovelas, ça fonctionne encore TRES bien. Non parce que je me rappelle avoir expliqué que l'Amérique du Sud connaissait une véritable ruée vers l'or en matière de nocturnas au format hebdomadaire, mais soyons bien clairs : les telenovelas ne sont pas nécessairement désertées. En témoigne Avenida Brasil, sur Rede Globo, qui a commencé le 26 mars dernier et qui, d'après les derniers chiffres, attire quotidiennement rien moins que 65% des spectateurs brésiliens. Quand même, hein. Le premier épisode de la série en avait réuni 61%, ce qui signifie qu'en à peine deux semaines de diffusion, les choses ont déjà pas mal progressé. Voilà donc c'était juste l'occasion pour moi d'être claire : oui, les séries hebdomadaires, c'est la nouvelle marotte des chaînes de nombreux pays dont on connait plutôt la production de telenovelas, mais ne vous laissez pas abuser, la telenovela n'est pas encore morte et enterrée.

- BRESIL : en rire ou en pleurer
Cela étant posé, les telenovelas ne sont pas les seules séries à exister, et la preuve en est faite avec deux projets de FX Brasil. Le premier, intitulé, A vida de Rafinha Bastos, est une série satirique dont le pilote vient d'être approuvé par la chaîne ; la série entre donc en production en vue d'un total de 12 épisodes. C'est l'humoriste Rafinha Bastos qui crée cette série dans laquelle il réutilisera une partie de son spectacle de stand-up, racontant des anecdotes de sa vie privée ; l'idée est de brouiller la limite entre la réalité et la fiction. Ainsi, le père du comédien dans la série sera interprété par son père dans la vraie vie, tandis que la mère sera incarnée par une actrice. D'autre part, le cinéaste Fernardo Meirelles (à qui l'ont doit le film La cité de Dieu et la série qui a suivi, La cité des Hommes) prépare la série Contos de Edgar, inspirée des nouvelles fantastiques d'Edgar Allan Poe et en co-production avec la chaîne O2 ; la série devrait arriver sur les écrans brésiliens pendant le second semestre 2012.

Moi ! Moi !!!

- ITALIE : qui veut nager avec les dauphins ?
En mars 2011, Canale 5 avait diffusé une minisérie intitulée Come un delfino, en deux parties. La série s'intéressait au monde de la natation, et notamment d'un ancien champion, Alessandro, qui devient l'entraîneur d'une équipe de jeunes délinquants et les aide à revenir dans le droit chemin en leur apprenant ce sport. Il ne vous étonnera pas trop d'apprendre que la fédération italienne de natation faisait partie des entités participant au budget de la série, laquelle bénéficiait de musiques composées par nul autre qu'Ennio Morricone ! Une seconde saison a depuis été commandée pour la série, et puisque je suis tombée sur une info concernant son histoire, je me suis dit que c'était pas parce qu'on n'avait jamais mentionné la série qu'on allait se priver de se pencher dessus. Cette fois, Alessandro (qui grâce à l'issue de la première saison a touché une grosse somme d'argent) décide de racheter une piscine confisquée à la mafia, et de la retaper pour pouvoir y entraîner plus de jeunes. Mais lorsqu'une bombe fait exploser l'installation, il faut se rendre à l'évidence, ce ne sera pas facile... Le tournage de la 2e saison, qui a commencé en février dernier, s'installe à partir de ce weekend à Malte ; on ignore pour le moment à quelle date les nouveaux épisodes de Come un delfino seront diffusés.

- AUSTRALIE : Blake pour prendre la relève de Fisher ?
Le tournage a commencé pour la prochaine série d'enquêtes d'ABC, The Dr. Blake Mysteries, se déroulant dans une ville rurale en 1959. Souvenez-vous, cela faisait partie des projets que la chaîne publique s'était fixés pour cette nouvelle saison. Le bon docteur Lucien Blake viendra reprendre le cabinet que lui a laissé son père, officiant également comme médecin pour la police, mais très vite il conduira ses propres enquêtes lui-même. Blake ayant été officier médical pendant la Seconde Guerre mondiale, il a un regard bien particulier sur ses pairs, et les gens du coin ne comprennent pas toujours ni sa rigueur morale ni son sens de l'humour pince sans rire. C'est un total de 10 épisodes qui est prévu avec Craig McLachlan (Packed to the Rafters) dans le rôle principal, Nadine Garner (City Homicide) interprétant son épouse. Le tournage est prévu pour durer jusqu'en août, en vue d'une diffusion en 2013.

- AUSTRALIE : de mère en fille
L'une des exportations les moins glorieuses de la télévision australienne a été la comédie Kath & Kim, même si on ne peut nier qu'elle ait connu un grand succès. Actuellement, le film Kath & Kimderella est en préparation en vue d'une sortie sur les grands écrans australiens le 6 septembre, et c'est l'occasion pour quelques rumeurs insistantes, mais pas du tout confirmées (je répète : rumeurs non confirmées) d'évoquer le retour de la mère et la fille à la télévision. Pourquoi donner du poids à ces rumeurs ? Parce que lorsque Seven a reçu ses investisseurs et partenaires à la fin de l'année dernière, le tandem était intervenu dans une petite video dans laquelle les deux anti-héroïnes avaient fait remarquer que la chaîne avait bien besoin de les faire revenir à l'écran. On devrait avoir le coeur net quant à la véracité de cette rumeur à mesure que la sortie du film se rapprochera...

KankurouKudou

- JAPON : l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt
La NHK a la particularité d'être la seule chaîne nationale japonaise à diffuser des séries d'une durée d'un an (comme en ce moment Taira no Kiyomori le dimanche soir) ou de 6 mois (ce sont les fameux asadora, diffusés à huit heures du mat') ; ce sont souvent les séries qui font les meilleures audiences de la chaîne, accessoirement. Ces deux traditions télévisuelles requièrent donc, pour plusieurs raisons comme vous le voyez, une vision à long terme, aussi ne serez-vous pas très étonnés d'apprendre que, à peine une semaine après avoir lancé Umechan Sensei dans sa case matinale, la chaîne publique commence déjà à penser à l'avenir. L'urgence n°1 à présent est d'abord de poursuivre le projet qui prendra la relève d'Umechan Sensei en octobre, Jun to Ai. La jeune actrice Natsuna vient d'être castée pour le rôle principal de la série ; c'était sa 3e audition pour un asadora. Elle y incarnera une jeune fille qui débarque de sa région natale d'Okinawa pour travailler dans un grand hôtel d'Oosaka. Le tournage de Jun to Ai démarre le mois prochain en vue d'un lancement sur NHK le lundi 1er octobre. Mais ce n'est pas tout, puisqu'il faut maintenant commencer à écrire l'asadora d'après, celui qui démarrera au printemps 2013 ! Je vous le disais : on parle de plans à long terme. Ce n'est nul autre que Kankurou Kudou (c'est le monsieur ci-dessus, dites bonjour), entre autres scénariste de Kisarazu Cat's Eye et Unubore Deka, qui vient d'être engagé pour en écrire l'histoire. Une conférence de presse devrait avoir lieu en juin pour révéler le sujet et le titre de cette série. C'est la première fois que Kudou écrira un asadora, et il pourrait être intéressant de le voir apporter sa patte à ces séries essentiellement destinées aux ménagères...

- RUSSIE : le festival du détective
Comme je vous le dis. DetectiveFEST est un festival russe intégralement dédié aux enquêtes, qu'elles se déroulent dans des films ou des séries, qui se tiendra du 25 au 29 avril prochain à Moscou. Sa mission, entre autres, est de réhabiliter l'image des policiers, et d'encourager le sens de la Justice chez les citoyens, à travers la fiction (ça ne s'invente pas). Comme tout festival qui se respecte, le DetectiveFEST propose également quelques récompenses. Parmi les séries nommées, pas mal de séries russes comme la saison 5 de Codex Chesti ("code de l'honneur"), et quelques unes qui en revanche nous évoqueront quelque chose : la série de Canal+ España, Crematorio, la canadienne Republic of Doyle, ou encore le succès turc Behzat Ç.. C'est la 14e fois que le festival a lieu, et le thème de cette année est "loi et société".

- ARGENTINE : si c'était à refaire
Un petit mot pour finir sur une série argentine dont le lancement m'avait un peu échappé, mais il n'est jamais trop tard pour bien faire. Volver a nacer a démarré le 3 avril dernier à 22h30 sur TV Publicà (qui est... euh... une chaîne publique), et est une mini-série en 13 épisodes qui raconte comment des jumelles séparées à la naissance vont tenter 30 ans plus tard de percer le secret de leurs origines. Jusque là ça a l'air un peu bateau, limite téléfilm de Lifetime, mais on est en Argentine et l'histoire se teinte d'Histoire : les héroïnes sont les filles d'une prisonnière politique pendant la dictature militaire... Tournée et diffusée comme une série quotidienne, Volver a nacer n'est pas forcément un petit bijou mais son sujet mérite quand même l'attention. Ca tombe bien, TV Publicà se fait un devoir de mettre les épisodes en ligne sur le Mal chaque jour (par exemple, ici, le pilote). La série Volver a nacer a vu le jour, tout comme Perfidia, grâce au fameux Concurso Series de Ficción Federales. Ca a l'air d'être une vraie mine d'or, ce concours...

Pour finir, j'avais envie de vous glisser un petit mot sur Brendan O'Carroll, créateur et interprète principal de la série irlandaise Mrs Brown's Boys, la comédie qui est devenue un vrai phénomène, vous savez ? Les choses vont apparemment si bien qu'il a refusé une offre de HBO ! Actuellement, le format de Mrs Brown's Boys permet en effet au comédien et scénariste de ne travailler que 6 mois de l'année, et il avait peur qu'en acceptant l'offre de la chaîne câblée américaine, il ne doive travailler plus (mais il aurait définitivement gagné plus). Les Irlandais peuvent donc continuer à profiter des services exclusifs de O'Carroll, voilà un de leurs ressortissants couronnés de succès que les Américains ne vont pas tout de suite leur piquer (au contraire d'Amy Huberman, mais c'est pas moi qui irai me plaindre !).

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui ; on a vraiment eu de tout ! A vous de me dire maintenant quelles sont les news qui ont le plus retenu votre attention, et, le cas échéant, s'il y a des séries que vous avez maintenant le désir ardent d'aller cagouler séance tenante...

Posté par ladyteruki à 22:51 - Love Actuality - Permalien [#]

06-04-12

Royales nymphes

MonteCarlo2012

Je ne vous ai jamais caché mon affection toute particulière pour les cérémonies de récompenses.
Les Emmys, bien-sûr, tiennent le haut du pavé : c'est mon Noël à moi que j'ai. Les cérémonies internationales ou locales, si je n'en suis pas les célébrations télévisées pour des raisons assez évidentes (quand elles existent), sont également un trésor, puisqu'elles sont l'occasion de découvrir des séries d'horizons divers (vous imaginez bien que les International Emmy Awards sont du coup doublement géniaux).
La plupart de ces récompenses sont décernées à partir de candidatures spontanées de la part des productions ; ainsi, une série qui aura eu peu d'exposition ou de succès peut ainsi trouver une seconde vie en festival si sont équipe a la niaque ! Connaissez-vous plus génial pour déterrer des pépites que lorsqu'elles bondissent à portée de pioche ? Voilà. Ajoutez à cela les séries qui ne sont pas encore diffusées, ou depuis très peu de temps, et ça devient vraiment la fête. Il n'y a qu'à se baisser pour ramasser des idées de découverte.

Voici quelques unes des catégories concernant les séries qui ont été dévoilées cette semaine en vue du Festival de Monte-Carlo, qui se tiendra du 10 au 14 juin prochain à... Monte-Carlo. Bien-sûr. L'occasion notamment de faire nos emplettes parmi les mini-séries dont je vous avoue que je n'ai jamais entendu parler, pour la plupart. Mes yeux arrondis et gourmands ont découvert cette liste, c'est donc maintenant votre tour, mais, à la différence du site du festival, cette fois, je vous fournis les titres originaux. Ca aide, pour les recherches, si vous voyez ce que je veux dire...

BombGirls Tornarem GlebokaWoda LesHommesdelOmbre Tonbi TiberioMitri-Ilcampioneelamiss

PuceMonteCarlo2012 Meilleure mini-série :
- Bomb Girls (Canada)
- Les Hommes de l'Ombre (France)
- Toussaint Louverture (France)
- Henry 4 (Allemagne)
- Tiberio Mitri - Il campione e la miss (Italie)
- Tonbi (Japon)
Głęboka woda (Pologne)
- Krepost (Forteresse de Brest) (Russie)
- El Precio de la Libertad (Espagne)
- Tornarem (Espagne)
- Appropriate Adult (Royaume-Uni)

PuceMonteCarlo2012 Meilleur acteur :
- Bruno Wolkowitch dans Les Hommes de l'Ombre (France)
- Jimmy Jean-Louis dans Toussaint Louverture (France)
- Julien Boisselier dans Henry 4 (Allemagne)
- Luca Argentero dans Tiberio Mitri - Il campione e la miss (Italie)
- Shinichi Tsutsumi dans Tonbi (Japon)
- Marcin Dorocinski dans Głęboka woda (Pologne)
- Dominic West dans Appropriate Adult (Royaume-Uni)

PuceMonteCarlo2012 Meilleure actrice :
- Meg Tilly dans Bomb Girls (Canada)
- Armelle Deutsch dans Henry 4 (Allemagne)
- Martina Stella dans Tiberio Mitri - Il campione e la miss (Italie)
- Kyouko Koizumi dans Tonbi (Japon)
- Katarzyna Maciag dans Głęboka woda (Pologne)
- Bea Segura dans Tornarem (Espagne)
- Emily Watson dans Appropriate Adult (Royaume-Uni)

TheSlap BronBroen GranHotel NankyokuTairiku OstrovNienoujnirLioudei Rita

PuceMonteCarlo2012 Meilleur producteur international - Séries dramatiques :
- Michael McMahon - Helen Bowden - Tony Ayres pour The Slap (Australie)
- Philippe De Schepper pour Vermist (Belgique)
- Luis F. Peraza - Roberto Rios - Pablo Larrain pour Prófugos (Brésil)
- Sevda Shishmanova - Dimitar Mitovski - Ivan Doykov pour Pod Prikritie (Bulgarie)
- Josée Vallée - Renée-Claude Brazeau - Richard Speer pour La Galère (Canada)
- Anne Marie La Traverse - Bill Mustos pour Flashpoint (Canada)
- Christina Jennings - Scott Garvie - Noel Hedges pour Murdoch Mysteries (Canada)
- Lukas Reiter - John Grisham - John Morayniss pour The Firm (Canada)
- Christian Torpe - Karoline Leth - Jesper Morthorst pour Rita (Danemark)
- Roope Lehtinen - Tarja Ahava - Mikko Pöllä pour Helsingin Herra (Finlande)
- Claude Chelli pour Braquo (France)
- Jörg Winger pour SOKO Leipzig (Allemagne)
- Gerda Müller - Philipp Steffens pour Der letzte Bulle (Allemagne)
- Gábor Kálomista pour Hacktion (Hongrie)
- Guido De Angelis - Nicola De Angelis - Ciaran Donnelly pour Titanic: Blood & Steel (Italie)
- Akihiko Ishimaru - Hidenori Iyoda - Yasuhiro Yamada pour Nankyoku Tairiku (Japon)
- Rachel Lang - Gavin Strawhan - Chris Bailey pour Nothing Trivial (Nouvelle-Zélande)
- Patrícia Sequeira - Cristina Soares pour Velhos Amigos (Portugal)
- Vitaliy Bordachev - Vlad Riashyn pour Jizn i Priklyucheniya Mishki Yaponchika (Russie)
- Nelia Molato-Sutrisno - CheeK - Christopher James pour The Kitchen Musical (Singapour)
- Jung-Min Kim - Hyun-Suk Park - Nah-Jung Lee pour Goongjuui Namja (Corée du Sud)
- Ramón Campos - Teresa Fernández-Valdés Calderón pour Gran Hotel (Espagne)
- Anders Lundström - Bo Ehrhardt pour Bron-Broen (Suède)
- Dollezhal'l Artem - Minzyanov Yuriy - Riashyn Vlad pour Ostrov Nienoujnir Lioudei (Ukraine)
- Gareth Neame pour Downton Abbey (Royaume-Uni)
- Jo Wright pour Midsomer Murders (Royaume-Uni)
- Sally Woodward Gentle pour Whitchapel (Royaume-Uni)
- Terence Winter - Martin Scorsese - Tim Van Patten Stephen Levinson, Mark Wahlberg pour Boardwalk Empire (USA)
- David Benioff - D.B. Weiss - Frank Doelger - Carolyn Strauss pour Game of Thrones (USA)
- Robert King - Michelle King - David Zucker - Brooke Kennedy pour The Good Wife (USA)

Laid FaispasciFaispasca CallMeFitz Coacherna FreshMeat MulherdeFases

PuceMonteCarlo2012 Meilleur producteur international - Séries comiques :
- Andy Walker - Marieke Hardy - Kirsty Fisher - Liz Watts pour Laid (Australie)
- Johan Tuyaerts - Jan Keersmaekers - Els Chapelle pour Red Sonja (Belgique)
- Luís F. Peraza - Roberto Ríos - María Ángela de Jesús pour Mulher de Fases (Brésil)
- Sheri Elwood - Teza Lawrence - Michael Souther pour Call Me Fitz (Canada)
- Mary Darling - Clark Donnelly pour Little Mosque on the Prairie (Canada)
- Marleen Beaulieu - Joceline Genest - André Provencher pour Les Parent (Canada)
- Christian Rank pour Lykke (Danemark)
- Guillaume Renouil pour Fais pas ci, Fais pas ça (France)
- Joëy Faré pour Kaboul Kitchen (France)
- Justin Healy - Stephen McCrum - Martin Delany pour Mrs Brown's Boys (Irlande)
- Carlo Principini pour Tutti Pazzi per Amore (Italie)
- Ana Costa pour Os compadres (Portugal)
- Anna Croneman pour Coacherna (Suède)
- Judy Counihan - Phil Clarke - Andrew Newman pour Fresh Meat (Royaume-Uni)
- Tina Fey - Lorne Michaels - Robert Carlock pour 30 Rock (USA)
- Christopher Lloyd - Steve Levitan pour Modern Family (USA)
- Chuck Lorre - Bill Prady - Steven Molaro pour The Big Bang Theory (USA)

A noter que les prix de l'audience télévisuelle sont annoncés plus tardivement, en général en partenariat avec Eurodata sur la base des audiences de quelques pays (5 pays participaient à la mesure l'an dernier il me semble, ça fait peu). Ca représente ce que ça représente, mais ça a le mérite d'exister ; on y reviendra plus tard. C'est en général une catégorie où les séries américaines deviennent étrangement sur-représentées, on se demande pourquoi ! Sauf pour le prix remis aux soaps, ça va de soi.

En-dehors de ça, je remarque quelques petites choses.
D'une part, le Festival de Monte-Carlo a une drôle de façon de considérer les productions internationales. Apparemment, il n'était possible de soumettre qu'un seul pays ; c'est par exemple parlant pour Bron-Broen ou la mini-série Titanic: Blood and Steel. Ca surprend, un peu, la première fois... A l'heure où la co-production internationale est en plein boom (c'est le résultat de l'équation entre les financements serrés et la mondialisation), la compétition ne semble retenir qu'un pays, ce qui est légèrement contradictoire avec l'esprit de récompenses internationales.
Et puis, il faut quand même admettre que les mini-séries, notamment, tournent un peu en boucle. C'est l'inconvénient, et il en fallait bien un, des récompenses attribuées à des candidats qui s'inscrivent eux-mêmes : si on reçoit un nombre limité de candidatures [valables] au trophée, on revient un peu toujours aux mêmes. Bon et puis, retrouver Bomb Girls dans cette catégorie, heu, bon. La production de la série ne pouvait probablement pas ignorer le renouvellement, et les dates limites de candidature étaient au 15 mars, donc ça parait un peu gonflé.
Le système des candidatures spontanées donne ainsi une vision assez étrange de la planète, où on trouve soudain plein de séries "de l'Est" (Russie, Pologne, Hongrie, Bulgarie) mais quasiment pas d'Australie, par exemple, ou d'Amérique du Sud, et puis alors là, c'est pas la peine d'aborder le continent africain, par exemple, c'est déprimant.
Mais on sent que les Frenchies en veulent et que, dans un festival qui se déroule dans leur langue, ils ont toutes leurs chances pour séduire le public, avec de nombreuses séries bien de chez nous en compétition, et dans une palette de fictions très diverse. On a ptet nos chances, tiens.

En tous cas, vous trouverez de nombreuses séries qui ont déjà été évoquées dans ces colonnes, à l'occasion de news et/ou de reviews. Je vous encourage donc à user et abuser des tags (ils aiment ça !) pour en apprendre plus sur les séries qui vous disent vaguement quelque chose mais dont vous ne parvenez pas à déterminer exactement quoi. Ne faites pas semblant. J'ai vu votre tête.

Posté par ladyteruki à 13:38 - Love Actuality - Permalien [#]

13-02-12

[DL] Rita

Les médicaments génériques s'étaient faits rares après la disparition de MegaUpload. Je suis parfaitement consciente que les 300+ génériques que j'avais mis à votre disposition ne vous sont ainsi plus accessibles. Aussi, je vous encourage, en passant par le flacon, où tous les génériques présents sur ce blog sont répertoriés, à aller dans les commentaires des génériques qui éventuellement vous intéressent, et à vous déclarer si vous voulez des reuploads. Je procèderai à une grande campagne de reupload ce weekend, donc c'est le moment de vous déclarer. Sachez simplement qu'il y en a un ou deux que j'ai perdus quand l'un de mes disques durs a crashé, genre Inconceivable.

Du coup, ce soir je vous propose le générique de Rita, dont j'ai parlé pas plus tard qu'hier. Ceux qui ont pu le voir lui trouveront probablement un lien de parenté avec le générique de Lykke, en tous cas ça m'a semblé assez frappant, comme air de famille.

Rita
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !


En-dehors de ça on a typiquement un générique pas compliqué à faire, donc pas coûteux, ce qui n'est quand même pas un détail quand on sait combien les productions sont aujourd'hui regardantes sur leur générique. Et pourtant le résultat est dynamique et sympa, il met bien dans l'ambiance scolaire, pose bien le personnage central...
Bref, c'est le genre de générique qui n'entre pas dans l'histoire mais qui pour autant ne manque pas de mérite.

Posté par ladyteruki à 23:06 - Médicament générique - Permalien [#]

12-02-12

Rita rocks

Evidemment, la VOSTM ça ne marche pas pour tout. Outre les comédies, il faut évidemment préciser que les séries très bavardes tendent à être difficiles à comprendre sans sous-titres. Du coup forcément, les reviews sont à l'avenant. Mais en ce moment, j'ai envie de parler de Scandinavie, alors...
Et puis qui sait ? A l'instar d'Äkta Människor qui semble réussir à faire le buzz après mon insistance à en parler (et à supplier un peu partout pour trouver quelqu'un volontaire pour les sous-titres), peut-être que la review de Rita donnera envie à quelqu'un de sous-titrer cette dramédie danoise ? Il n'est pas interdit de rêver.

Rita

Alors attention. Quand une dramédie met en scène une quarantenaire, on a vite fait de penser à l'esprit Showtime, qui en a fait un genre à part entière, et qui du coup peut donner des boutons à d'aucuns (j'ai ici une pensée pour Florian). La bonne et à la fois mauvaise nouvelle, c'est que Rita est une série bien trop gentille pour Showtime.

Ca se sent énormément dans la réalisation ou même l'accompagnement musical (le thème principal présente d'ailleurs une frappante ressemblance avec celui de Lykke, pour ceux qui avaient eu le temps d'y jeter un oeil ; au fait, si vous voulez des reuploads de génériques, il faut le dire), il y a chez Rita quelque chose d'un peu... Joséphine, ange gardien (il est vrai, c'est une impression en partie due au fait que le collège où la série se déroule est incroyablement propre et parfait, pour un peu on aurait l'impression d'être dans les années 80). C'est fait pour être relativement familial, l'héroïne est sympathique et aura toujours raison, vous voyez le genre.
Mais si Rita était vraiment la version danoise de Joséphine, ange gardien, je ne serais pas là à vous en parler, j'aurais laissé le sujet mourir comme je l'ai fait pour le pénible Il Tredicesimo Apostolo, dont je n'ai même pas réussi à achever le pilote et ce n'était pas la faute de la barrière de la langue... et puis c'est tout.
Non, heureusement, Rita est quand même moins niais, mais on n'est clairement pas dans une série du genre à me donner des coups de coeur.

La scène d'introduction est d'ailleurs plutôt sympathique, et elle donne le ton : on y trouve notre prof en train de fumer dans les toilettes, tranquillement, et qui attend d'avoir fini sa clope tout en lisant les graffitis sur le mur des chiottes du collège. Au moment de partir, il y en a un qui retient son attention : "Rita s'envoie l'enspecteur". Sans ciller, elle sort un feutre de son sac et corrige en "Rita s'envoie l'inspecteur", puis sort. Voilà, tout est dit.

Rita est ce genre de personnage sympa et cool, un tantinet badass par rapport au milieu dans lequel elle évolue ce qui lui confère tout de suite une aura particulière, qui est à la fois détachée et très impliquée dans son métier. On sent qu'elle a ses marques au collège, elle connait tout le monde, elle ne s'inquiète de rien, en un mot, elle gère. Et il y a presque du A la Maison Blanche dans toutes ces scènes qui la montrent en train de marcher jusqu'à sa classe d'un air presque blasé, mais pas du tout antipathique.
Lorsque la nouvelle prof débarque et suit Rita dans les couloirs avec un air un peu perdu et en même temps très enthousiaste, on a la sensation d'assister à un remake de l'arrivée de la nouvelle infirmière dans le pilote de Nurse Jackie ; mais tout en ayant la même structure (la nouvelle est grosse et naïve, Rita/Jackie n'a pas tellement envie de se la coltiner...), cette scène propose infiniment moins d'agressivité dans le cas de Rita.
Le personnage n'offrira qu'assez peu de variations à partir de ces premières impressions.

C'est sympa de la voir tenir sa classe. Il n'y a vraiment qu'une seule scène de ce genre, mais elle suffit, car Rita impose d'emblée son style : décontraction, humour, ton amical avec les élèves, encouragements... mais un peu d'autorité lorsqu'il le faut. Ce n'est pas quelqu'un qui cherche à tout crin à être anbti-conformiste, mais elle a clairement un côté un peu "out of the box". Tout est dans l'équilibre.
La première des choses qui m'a sincèrement plu, c'est que Rita, tout en était cool, ne cherche pas à sympathiser avec les élèves ni à régler leurs problèmes. Elle intervient dans sa classe pour aider Kaspar, un élève en difficulté lors d'une interro orale (et qui n'avait visiblement pas fait son travail lui-même), rabat le caquet de Rosa, sa première de la classe un peu trop chiante ; puis une fois sortie de là, elle mène sa vie (ce qui inclut de flirter avec Rasmus, le fameux inspecteur de l'école).

C'est une idée d'ailleurs bien sympathique que de l'installer dans une maison qui est litéralement de l'autre côté de la cloture au fond de la cour. C'est pas grand'chose mais ça participe de l'ambiance générale et ça crée un liant entre sa vie familiale et sa vie professionnelle. On va en effet, contraire toute attente, passer énormément de temps dans la maison de Rita, avec ses 3 enfants. C'était un soulagement d'apprendre qu'elle en avait, d'ailleurs, ça nous évite le côté "célibataire désespérée". Ricco, Molly et Jeppe sont des jeunes adultes et des adolescents, ce qui permet à Rita de continuer à parler sur son ton décontracté, plutôt que de jouer la maman poule et/ou surmenée auprès de jeunes enfants. La dynamique entre les enfants est également bien trouvée, ils existent en-dehors des scènes de Rita, ce qui tendrait presque à faire mentir le titre et à transformer la série en ensemble show.
Une bonne partie de l'épisode, donc, se déroule lors d'un barbecue avec ses trois enfants, la fiancée du plus grand et les parents de celle-ci, où on comprend dans une séquence un peu lourde que Rita a eu une histoire avec le père de la future mariée. En intrigue secondaire, on a la fille, qui après une rupture revient vivre à la maison, et le plus jeune des fils qui est à deux doigts de concrétiser avec sa petite amie et qui tente du mieux qu'il peut de ne pas admettre qu'il est gay pour le jeune voisin.
Ce n'est pas absolument palpitant mais ça permet à Rita de se mettre ponctuellement en retrait afin de ne pas devenir insupportable pour le spectateur, tout en entretenant avec ses enfants une relation sympathique et détendue.

Quand on avait l'impression que Rita serait une série sympathique mais trop gentillette, on a droit à une petite scène de cul entre Rasmus et elle. Rien de très choquant, rien de révolutionnaire, ça se finit de façon marrante, mais finalement c'en est presque incongru vu le reste de l'épisode qui est très regardable par tout le monde.

Le passage le plus désagréable de l'épisode est en réalité quand, le lendemain, les parents de exigent un rendez-vous avec Rita et Rasmus parce que Rita ne s'occupe pas assez de Rosa. C'est là que Rita va faire sa Joséphine : alors que Rasmus espère qu'elle va faire ses excuses aux parents, elle leur renvoie le comportement de Rosa comme une patate chaude et finit par les quitter victorieuse, avant d'aller passer un peu de temps avec Rosa elle-même et essayer de la décoincer (mais la petite scène dans les chiottes était pas mal). D'accord, Rosa est une ado un peu chiante qui croit tout savoir et qui fait preuve d'arrogance, mais bon... c'est vraiment le moment irritant où l'héroïne n'a pas tort, juste parce qu'elle est l'héroïne et que les scénaristes sont de son côté.
La fin de l'épisode sera quant à elle un peu brusque et caricaturale, du genre "l'épisode est fini, donc toute la petite famille rit ensemble", ce qui ne nous laisse pas sur la meilleure des impressions.

Reste que Rita a un côté très sympathique, du moment qu'on ne s'attend pas à du Borgen ou du Forbrydelsen, ce qui est le gros danger en ce moment. C'est je crois un risque que vont courir ceux qui vont commencer à s'intéresser aux séries scandinaves du fait de leur enthousiasme pour l'une d'entre elles : ne pas admettre la variété de tons qu'a toujours la fiction d'un pays donné ; rien ne me traumatise plus que voir les britanniques chercher à acheter série policière scandinave après série policière scandinave comme si le drame, la dramédie ou la comédie étaient inexistants.
Clairement, la série n'a rien de révolutionnaire. La bonne nouvelle c'est que ça ne détonnerait pas tellement sur une chaîne française...

J'ajoute que ce post a été rédigé avec l'aide du site de TV2, qui a la gentillesse de nous offrir ce qui est un classique pour les séries asiatiques, et qui m'a drôlement aidée dans le cas de Rita : un organigramme des personnages. C'est cool parce que j'avais pas retenu les noms des personnages DU TOUT. Donc merci TV2.

Rita_Relationships

Posté par ladyteruki à 18:52 - Review vers le futur - Permalien [#]

17-04-11

Home Bittersweet Home

C'est une vieille fascination née par hasard. Ou peut-être révélée à ma conscience par hasard.
Un documentaire. Des décors merveilleux de rudesse et de beauté simple. De la lumière comme s'il en pleuvait, et une nuit opaque et confortable. Une langue envoûtante aux claquements et roulements intimes.
J'ai une certaine fascination pour la Suède, et par extension pour la Scandinavie. Ca fait bien 10 ans. Et ça fait aussi 10 ans que je me promets qu'un jour, j'apprendrai le Suédois. Que j'irai (alors que je n'ai pas envie d'aller au Japon). Que je m'installerai, même, peut-être (pour mes vieux jours, si je me débrouille bien). Mais je n'en fais rien, et je crois que j'aime l'idée que j'y viendrai plus tard, beaucoup plus tard. Que c'est quelque chose qui m'attend. Un horizon qui correspond au moi que je ne suis pas encore. Alors je ne tente rien de lire ou d'écouter. Je ne regarde pas le prix des billets d'avion et je ne me lance pas dans l'achat de méthodes diverses et variées. La Scandinavie peut attendre.

Ce qui a tout changé, c'est Scénaristes en Séries. J'avais vu quelques pilotes scandinaves à l'occasion des articles pour SeriesLive, mais très peu avec des sous-titres.  Et puis, je n'avais lancé les articles que pour Scénaristes en Séries, de toute façon.
Et me voilà dans le matin d'Aix-les-Bains, sous la bruine, à découvrir des séries sous-titrées dont je n'attendais pas tant. Ah, il faudra que je vous reparle de Borgen, d'ailleurs, faites-moi y penser dans quelques semaines lorsque les choses se seront calmées. Il y a eu, donc, les coups de coeur Borgen, Kommissarie Winter, et dans une moindre mesure, Alamaailma Trilogia. Depuis, il y a eu Forbrydelsen et Lykke, pour ne mentionner que ces séries. Et s'il est vrai que je n'ai pas forcément eu de coup de coeur devant Lulu og Leon, je dois admettre que j'avais bien aimé le pilote (a contrario de En God Nummer To, pas vraiment ma came). Bref depuis le mois d'octobre, je me sens pousser des ailes, comme si on me poussait à être impatience, à ne plus attendre de venir à ma vieille obsession que je pensais laisser couver encore un peu.

C'est qu'il y a de quoi s'enthousiasmer ! Chaque fois que je regarde une série scandinave (là, tout de suite, ne me vient aucune exception à l'esprit), j'y trouve une forme d'exotisme, ce qui est quand même ce que je cherche quand je regarde une série étrangère, même si cet exotisme peut prendre des formes très diverses, et en même temps il y a un côté particulièrement familier. Si je proteste chaque fois qu'on me dit que la fiction scandinave reflète bien le côté froid de ses pays de provenance, c'est tout simplement que pour moi, ce n'est pas froid du tout. Je m'y sens très facilement chez moi, et si ce n'était la barrière de la langue, je trouverais ça aussi confortable que quand je regarde des séries américaines ; qui, elles aussi, à bien y réfléchir, présentent de l'exotisme, et à vrai dire je m'en rends encore plus compte maintenant que je m'aventure toujours plus loin.
Mais si vous le permettez, j'aborderai éventuellement le ressenti que j'ai avec la fiction de chaque pays dans un post futur, car ce n'était pas l'objet de mon post. Je voulais simplement poser le cadre, pour bien vous faire comprendre dans quelles circonstances j'ai abordé Koselig Med Peis. Car maintenant, la fiction scandinave, je m'y sens vraiment bien, et je n'ai plus envie d'attendre pour m'y mettre (et du coup, reviennent au galop les plans linguistiques et les envies de voyage, mais passons).

KoseligMedPeis_Title
J'ai regardé le pilote de Koselig Med Peis (sans sous-titres, mais je songe sérieusement à y remédier) en ayant l'impression de me retrouver dans le même genre d'univers qu'un film indépendant. Genre Juno, mais plus indé. Il y avait un côté "on est un peu hippie sur les bords et on aime bien utiliser des meubles vintage partout" qui était un pur régal, et qui en même temps s'inscrivait totalement dans la démarche de la série. Et il est franchement rare que, d'ailleurs, la forme participe autant au fond.

Car l'histoire est la suivante : après une rupture difficile (et encore, ça ne s'est pas tout-à-fait calmé) avec une jeune chanteuse populaire, Georg retourne rendre visite à ses parents. Enfin, non, pas tout-à-fait, car ils ne vivent plus ensemble : sa mère, Bente, est partie vivre avec une autre femme, laissant son père Frank seul dans la maison familiale où Georg et son frère Terje ont grandi. Lorsque Georg passe une tête dans ladite maison familiale, il découvre une vieille bâtisse qui semble restée bloquée dans les années 80, à la différence près que la poussière, elle, a continué de s'accumuler. Et au milieu de ce lambeau de maison, il y a Frank, son père, qui très franchement ne marche plus bien droit : Georg va apprendre que son père est frappé de schizophrénie, et il faut bien que quelqu'un se charge de lui, tout désagréable et bougon soit-il. Et surtout, en dépit du fait que Georg n'a pas franchement de bons souvenirs avec son père. Le revoilà donc à s'installer dans la vieille maison avec son père qu'il imagine déjà impotent, une perspective qui ne fait pas grand'chose pour lui remonter le moral.

KoseligMedPeis_Maison
Cette maison figée presque 30 ans en arrière, c'est une trouvaille superbe. Un vrai personnage. On a l'impression de faire le plongeon dans l'enfance de Georg contre son gré, tant la maison est habitée, plus ou moins littéralement, par des fantômes de cette époque. Et je suppose que ça a d'autant plus fonctionné sur moi que je suis de la même génération que Georg, en plus.
Et Georg a une relation très intime avec son enfance : il se voit enfant, et Georg-adulte et Georg-enfant passent des moments côte à côte, soit paisiblement, comme à la fin de l'épisode, soit, et c'est peut-être moins subtil mais plus efficace, au début, lorsque Georg explique au petit la séparation, avec une espèce de douceur mêlée d'embarras, jouant à la fois sur le côté ambigu de la scène et sur l'émotion qui transparait à travers ce rapport qu'il a au passé. Symboliquement, il emmène le petit Georg partout, en fait, et c'est très touchant. Mais il ne sait pas trop non plus comment lui parler et ça, c'est touchant aussi, mais d'une autre façon.

KoseligMedPeis_Enfants
Et puis, il y a le reste de la famille, et notamment le rapport à Terje. Là encore, une relation fraternelle très réaliste, entre taquineries et confidences, deux adultes qui ont été enfants ensemble, qui ont pris des chemins différents mais qui sont encore liés, dans le fond. D'autant que Terje est vraiment un drôle d'animal, qui en essence vit devant son ordinateur, pour son grand projet multimédia... qui consiste en fait à se filmer en train de chier sur tous les drapeaux du monde, à commencer par le sien propre. Enfin, propre. Je me comprends.
Du coup inutile de vous dire au passage qu'entre le vieux grincheux schizophrène, le geek scatophile et le fiston qui s'est fait plaquer par une popstar, la mère devenue lesbienne, c'est presque la référence de normalité !

Ce qui m'a fascinée aussi, c'est d'avoir lu pendant que le pilote cagoulait (et ça a pris des semaines et des semaines, c'était interminable) que le créateur de la série avait été inspiré par Six Feet Under. Et vous, quand vous lisez un truc comme ça, instinctivement vous regardez l'épisode ensuite en cherchant les traces de cette paternité. Et là où je suis bluffée, c'est que j'arrive à comprendre d'où est venue l'inspiration (fils qui revient au bercail, famille fragmentée et étrange, mélange entre réalisme et éléments surréalistes), mais qu'à aucun moment je ne me suis dit "mais attends mais c'est trop Six Feet Under, ça !". Devant Borgen, c'est la même : l'équipe de la série n'a aucune honte à avouer de but en blanc que, oui, l'inspiration vient d'A la Maison Blanche, pour autant ce n'est ni une copie, ni une adaptation, et les sujets sont différents et abordés différemment.
En fait, c'est ça une fiction locale qui a réussi : savoir prendre l'inspiration, mais sans copier à l'identique. Je crois que c'est ça qu'on n'arrive pas à faire en France : quand on veut s'inspirer d'un truc, on a tendance à le copier bêtement en espérant qu'une polycopie fera le même effet que ce qui nous a donné l'idée. C'est faux. Et des séries comme Koselig Med Peis le prouvent bien : il y a une véritable personnalité, quelque chose de très intime dans l'histoire et la façon de la raconter, pour autant, le visionnage de Six Feet Under a peut-être déclenché un savoir-faire dans la narration, pour révéler une histoire qui aurait été sensiblement la même, je pense, mais avec peut-être moins d'outils pour la transmettre. Ce qui a été appris, c'est le moyen seulement, la technique.

KoseligMedPeis_Tandem
Je suis bluffée, en fait, d'avoir ressenti tant de choses, d'avoir vu tant de choses, alors qu'encore une fois, je n'avais pas de sous-titres. Il y a quelque chose d'universel dans cette histoire d'enfance à la fois perdue et retrouvée, dans le parcours de Georg qui n'est ni vraiment parti ni tout-à-fait revenu à la maison, et la réalisation intimiste, poussiéreuse, un peu jaunie mais incroyablement efficace, et rythmée comme il faut, permet de partager cette expérience avec lui.
Du coup inutile de vous dire que l'acquisition du DVD de Koselig Med Peis, je fais plus qu'y songer. J'en suis à envisager le moyen de paiement.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (mais ça va aller en s'améliorant) : la fiche Koselig Med Peis de SeriesLive.
Pareil, elle est toute neuve cette fiche... c'est bizarre quand même !

Posté par ladyteruki à 14:36 - Review vers le futur - Permalien [#]

31-03-11

[DL] Lykke

Puisque je fais une véritable obsession sur ce générique (pourtant simple, en définitive), je me suis dit que j'allais simplement me mettre à fond dedans, en vous embarquer au passage, un peu comme Arthur qui chante "A la volette" pour se sortir la chanson de la tête. Oui c'est petit ce que je viens de faire.
Donc voici le générique de Lykke, une série danoise qui s'est achevée ce mois-ci (et dont je ne trouve pas plus les sous-titres anglais que pour Dem Som Draeber, soit dit en passant ; mais ptet que ça va changer pour cette dernière qui vient de se faire renouveler) et dont les premières scènes, puisque je me suis arrêtée après quelques minutes du pilote, semblent assez sympathiques. On y croise des personnages dont la vie est en rapport avec la dépression, soit parce qu'ils consomment des pillules du bonheur, soit parce qu'ils les vendent, soit, apparemment, les deux. Découvrir les images de la série quelques jours après avoir vu le pilote de Prozac est, je vous rassure, une pure coïncidence.

Lykke
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Les petits atomes qui dansent, la musique, les couleurs... je ne saurais pas vous expliquer ce qui m'hypnotise dans ce générique mais le fait est qu'il fonctionne à fond. De quoi entretenir mon envie de trouver les sous-titres pour cette autre série danoise (en fait, si j'ai fini par cagouler le pilote de Lykke, c'est précisément parce qu'à ce moment-là je me cherchais le pilote de Den Som Draeber... je ne suis donc pas particulièrement dans une phase danoise, en dépit de la réception de mon coffret Borgen), comme vous pouvez l'imaginer. Donc voilà, l'appel est (re)lancé, hein... A vot'bon coeur, amis danophiles.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Lykke de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:51 - Médicament générique - Permalien [#]