ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

13-01-12

Are you there, shitty sitcom? It's me, NBC

Cela vous paraitra probablement étrange de la part de quelqu'un qui aime lire des autobiographies, mais peu de choses m'énervent autant que les séries ostensiblement commandées pour s'intéresser au passé d'une personne célèbre. Je trouve que c'est un manque effroyable d'imagination, une technique de vache à l'ait insupportable. Everybody Hates Chris, par exemple, n'est pas drôle ET épouvantablement égocentrique. Are you there Chelsea? : même chose.

Vodka

On est d'accord qu'il y a des nuances, et/ou des exceptions. Et jamais vous ne me verrez reprocher à Rude Awakening ou Titus leurs vertus biographiques, ce sont même de véritables plus à mes yeux, amplement commentés dans ces colonnes. Mais derrière la démarche de ces derniers, il y a moins la volonté de mettre la personnalité en avant, qu'une réelle expérience (et une vision de l'humour toute personnelle). Are you there Chelsea? est au contraire totalement artificielle, aussi bien dans son sujet que dans sa façon de le traiter. On n'y décèle aucune personnalité, ce qui est un comble !

Ce genre de série m'évoque, au mieux, les 712 pitches de films et de séries qui, chaque année, se déroulent à Hollywood ou New York ; dans ces séries-là, systématiquement, le personnage principal est une scénariste qui ne parvient pas à vendre son projet et fait des petits boulots (The Minor Accomplishments of Jackie Woodman), le personnage central est un humoriste divorcé à la vie personnelle en déroute (Louie), le héros est un acteur sur le retour (The Paul Reiser Show), etc... Les mecs ne se fatiguent même pas à faire semblant de se trouver un contexte un peu original, une profession imaginaire, un itinéraire bis. Ils s'interprètent eux-mêmes, à un tel point qu'on se demande si ce ne serait pas plus simple de se lancer dans une émission de télé réalité... (quoique, Fat Actress et The Comeback dansaient sur la ligne de démarcation entre les deux).

Ces travers autobiographiques, Are you there Chelsea? en fait la démonstration sans que, toutefois, la célébrité qui en est à l'origine ne passe devant la caméra, ce qui permet de faire mine de prendre de la distance. Ce devrait donc être une plutôt bonne nouvelle.
Le problème que j'ai, et qui m'empêche de trouver que c'est une bonne idée, c'est que je trouve que de toutes les actrices de la création, Laura Prepon est probablement la moins drôle. Depuis That 70s Show, j'ai toujours l'impression qu'elle est incapable d'interpréter la moindre scène sans se tordre de rire, et très franchement, une actrice qui rit avant d'avoir prononcé la moindre blague drôle, ça me coupe tout, un vrai tue-l'amour. Mais plus tard, j'ai aussi découvert qu'elle ne m'apparait pas plus crédible dans des rôles plus sérieux, genre October Road. Elle n'est donc pas drôle, pas touchante, et dans une série sur une nana qui veut reprendre sa vie en main, l'un comme l'autre font gravement défaut.

Il est vrai que pour ne rien arranger, Are you there Chelsea? n'a pas vraiment hérité des meilleurs dialogues de la création. On est dans la veine de 2 Broke Girls, la passion pour les vannes débitées d'un air mutin par Kat Dennings en moins (ce qui est quand même le seul véritable à-peu-près-atout de ladite comédie), c'est sans âme.

Eh oui, sans âme. J'aimerais pouvoir retrouver ce sentiment que j'ai quand je revois des épisodes de Rude Awakening, où l'alcoolisme et la vie de débauche sont vus avec un humour véritable, personnel, et en même temps touchant quand l'occasion se présente. J'aimerais pouvoir dire qu'une autre série est capable de faire quelque chose de bien sur un thème similaire. J'aimerais pouvoir vous dire que, wow, c'est vraiment drôle et original ! Mais non, c'est du sitcom bête et méchant, sans aucune plus-value.

Nan mais alors ok, si on veut la jouer comme ça, à faire des autobiographies à la con parce qu'on n'ose pas faire des trucs plus originaux par frilosité, alors d'accord. Je vous annonce donc la sortie de ma biographie, Are you there, strawberry milkshake ? It's me, lady, prochainement dans toutes les bonnes librairies. Les droits d'adaptation sont à céder.

Quand à la prière au Dieu du sitcom pourri, on l'a vu avec How to be a Gentleman, Whitney et Work It, tous les networks le prient, en ce moment. Pour l'heure, je n'ai pas encore regardé Rob!, mais je vous avoue mon très relatif optimisme.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Are you there, Chelsea de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:49 - Review vers le futur - Permalien [#]

25-07-10

[DL] Louie

J'ai un problème. Je suis profondément éprise de Louis CK. Bon, pas tant que ça. Mais quand même un peu, et je sens bien que c'est déjà grave, en soi. Quand je le vois, tout de suite, je suis de bonne humeur. C'est flippant. J'adore son air de se méfier de tout (mais bon, c'est un New-yorkais...), notamment. Ça m'éclate.

Louie
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Nan mais, même sans mon fétiche pour les comiques roux (dont je me rends bien compte qu'il est peu répandu), il est bon ce générique, non ? Son côté à la fois austère et coloré, sa promenade tranquille dans les rues de NYC... Bon, mais sa musique ? Sérieusement, sa musique !!!

Louie Louie Louie Lou-ihhh
Louie Louie Louie Lou-ahhh
Louie Louie Louie Lou-ihhh
Louie Louie You're gonna cry-y !

Ahem.

Et pour ceux qui manquent cruellement de pizza mangée debout à la va-vite : la fiche Louie de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:29 - Médicament générique - Permalien [#]

24-07-10

[GAME] Génériques de tous pays, unissez-vous

Et ce qui devait arriver, arriva : je commence à avoir un joli butin de génériques pour des séries venant de tout un tas de pays. Comme ça fait un bail qu'on n'a pas joué au jeu des génériques, je me suis dit que plutôt que de poster ça comme une brute, n'importe comment, j'allais vous les faire gagner.

Mais j'ai bien conscience que ces séries-là, on est très peu à en avoir entendu parler, encore moins à les avoir vues, et là, comme ça, a priori, ça ne vous parlera pas. Alors pour une fois, le jeu des génériques ne se jouera pas sur vos seules connaissances télévisuelles, mais bien avec l'aide de quelques recherches. Je vous rassure, rien d'ardu. Toutes les séries de ce jeu des génériques ont été citées sur ce blog, au moins une fois, au cours des dernières semaines. Si vraiment vous n'avez pas suivi, il suffit de lire les posts de juillet, et ptet quelques uns de juin, et vous êtes bons.
Pour résumer : si vous n'avez pas envie de vous creuser les méninges, vous cliquez sur les archives, et vous gagnez des génériques inédits sans effort. Franchement, j'ai déjà proposé plus dur, comme jeu.

Les séries dont il faut deviner le titre peuvent donc provenir de n'importe quel pays du monde. Leurs points communs, en revanche, est qu'elles ont toutes été mentionnées sur ce blog ces deux derniers mois (donc qu'elles apparaissent aussi dans la liste des tags, CTRL+F...), et qu'elles ont toutes une fiche sur SeriesLive. Avec tout ça, si vous ne trouvez pas, je suis au désespoir.

Et je rappelle évidemment, parce que c'est toujours comme ça dans le cadre du jeu des génériques, qu'aucune de ces séries n'apparait dans le flacon ; c'est tout le principe, puisque chaque fois que vous trouvez le nom d'une série du jeu, je poste son générique !

1 - Une série très sombre à la scène d'intro prometteuse > Hatufim
2 - Une série où, au moment du pilote, tout est possible > Persons Unknown
3 - Une série qui aurait mieux fait d'être lesbienne > Rizzoli & Isles
4 - Une série dont le début du pilote m'a bien amusée > Mesudarim
5 - Une série dans laquelle l'intrigue est actuellement difficile à cerner > Naznaczony
6 - Une série que je suis plus que prête à regarder ! > GOLD
7 - Une série qui fait partie des plus attendues de l'été > JOKER
8 - Une série coquine > Moteki
9 - Une série qui m'a complètement refroidie alors que j'étais motivée > Ayrilik
10 - Une série avec un roux dedans > Louie

Et pour faire monter les enchères, j'ajoute que si vous les trouvez toutes les 10 avant dimanche, 23h59, pour le même prix, j'en rajoute un 11e en guise de bonus !
Allez, à vous de jouer !

Posté par ladyteruki à 11:09 - Games On - Permalien [#]

16-07-10

Est-ce que j'ai ronflé...?

RizzoliIsles

Pfff... Cet été, j'essaye de me motiver, mais j'ai du mal. J'ai l'impression qu'entre Rizzoli & Isles, Memphis Beat, The Glades... les chaînes se sont donné le mot pour vraiment faire le minimum. C'est pas que les séries soient mauvaises, c'est qu'il y a un tel air de déjà vu !

Rizzoli & Isles repose sur un certain nombre de poncifs usés jusqu'à la corde, qu'on attendrait d'habitude d'une série de network. Mais maintenant, même le câble cherche à s'adresser au plus petit dénominateur commun...
Nous voilà donc avec, sur les bras, un tandem d'enquêtrices diamétralement opposées, l'une est une fliquette (aaaah, les fliquettes, on en aura bouffé ces dernières années ; eh bah c'est pas encore fini) au caractère bien trempé, un peu dure à cuire et pas très raffinée, et l'autre est une scientifique (aaaah, les scientifiques, on en aura bouffé ces dernières années ; eh bah c'est pas encore fini) au tempérament plutôt doux, toujours sage et tirée à quatre épingles.
Et plutôt que de se creuser pour leur trouver un contexte un peu original, leurs enquêtes s'annoncent comme particulièrement classiques. Dans le pilote, il s'agit de mettre la main sur un serial killer également un nécrophile. Certes, c'est pas spécialement le truc qu'on voit tous les jours, mais néanmoins on a l'impression d'en avoir un peu fait le tour.

L'enjeu du pilote est de nous montrer à quel point Rizzoli s'est construite autour de sa première rencontre avec le criminel, et il y a eu un moment, rapide mais bien réel, pendant lequel j'ai pensé que peut-être, la gestion à la fois de cette enquête revenue sur le tapis et du traumatisme, seraient l'objet de toute la série. Attention, spoiler après la virgule, mais non, le gaillard sera mis hors d'état de nuire à la fin du pilote. Dommage, ça nous aurait permis de trouver quelque chose d'un peu différent de l'habituel procedural.

Quelques petits échanges vaguement pétillants, un love interest inséré vite fait dans l'épisode, une famille qui peine à s'imposer comme un vrai piment mais pourtant voulue telle, des collègues qui sont en permanence éclipsés par le duo (alors que l'ancien partenaire et le partenaire actuel ont tous les deux des éléments a priori intéressants dans leur relation avec Rizzoli)... c'est affligeant. Il ne manque vraiment que le patron bourru pour que le tableau soit complet.

Si au moins Rizzoli & Isles avait été une série avec au moins UN élément original... je sais pas... disons, une série où les deux héroïnes sont lesbiennes, par exemple... on aurait pardonné le reste (comme pour Nikki & Nora), mais même pas.
Heureusement que j'ai été charmée par Huge et Louie pendant cette saison estivale, sinon, franchement, je serais horriblement négative. Oui, plus que je ne le suis actuellement. Et encore, il va falloir que je vous parle de Haven, aussi... Non, ça me déprime trop, remettons ça à un prochain post, ok ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Rizzoli & Isles de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:17 - Review vers le futur - Permalien [#]

06-07-10

Lucky lady

Ah, mon ami Louis... ça fait quoi ? Un peu plus d'un mois ? Non, deux déjà ? En tous cas tu m'avais manqué, et j'attendais avec impatience ton retour. Mais de retour, on ne peut pas exactement parler, car entre Lucky Louie et Louie, contrairement aux apparences, le ton comme l'intention sont radicalement différents.

Lucky Louie était un sitcom (tourné devant un public), Louie est une comédie en single camera.
Lucky Louie utilise les dialogues pour distiller quelques touches de cynisme et d'absurde, Louie propose des séquences de pur stand-up et n'hésite pas à passer une minute ou deux à insister là où ça fait mal.
Lucky Louie faisait la part belle à la famille et l'entourage proche, Louie est nombriliste.

Les séries sont radicalement différentes en dépits de plusieurs éléments a priori proches sur le papier, mais au moins on peut se dire qu'elle attireront peut-être un public différent, ce qui me semble une excellente nouvelle pour Louis C.K., mon nouveau chouchou depuis le printemps. Surtout que finalement, les deux ont quand même ceci de commun qu'elles plaisent beaucoup à votre serviteur.
Et si Louie a ravi mon cœur, c'est grâce à deux caractéristiques qui pourtant ne donnaient pas la série gagnante : le stand-up et le parti pris des histoires racontées.

LouieFX

Maintenant, pour être totalement honnête avec vous, je suis bien obligée d'admettre que lorsque j'ai vu ce bon Louie faire son numéro au micro, mon premier réflexe n'a pas exactement été d'applaudir à tout rompre. Je suis peut-être vieux jeu, ou juste traumatisée par un Seinfeld que je n'ai jamais vraiment su apprécier, mais séries et spectacles de stand-up devraient toujours, dans mon esprit, se maintenir à une raisonnable distance l'un de l'autre. Attention, n'allez pas mal interpréter mes propos : j'adore le stand-up. Depuis plusieurs mois j'ai même pris la mauvaise habitude de cagouler ici et là des CD de comiques américains (actuellement, je me délecte du savoureux "Letting go of God" de Julia Sweeney... une ancienne cast member de SNL ; on ne se refait pas !). Simplement, les faits sont là : dans une série, pour moi, ça ne marche pas. D'ailleurs à des fins documentaires et suite à la question de l'un d'entre vous, j'ai revu le pilote de Seinfeld récemment, promis on en reparle très vite. Ne me lancez pas sur Kenan & Kel, là, même le pouvoir de SNL ne peut rien pour cette série à mes yeux.

Ces séquences en stand-up donnent de prime abord un côté cheap à notre affaire. D'ailleurs pendant un bon moment, je n'étais même pas certaine qu'il y ait réellement un public face à Louie/Louis, ce qui certes aurait semblé absurde (et contraire à ce que je perçois de la méthodologie de l'homme), mais sérieusement, ça faisait mauvais effet dans un premier temps. Il faut reconnaître que notre comique a de surcroît un humour particulier, il ne cherche pas la réplique hilarante, et ses anecdotes ont un côté profondément banal, mais c'est en fait justement de là qu'il tire sa force, étrangement. Je n'ai pas forcément envie de rire aussi fort que le public, mais en tous cas je passe clairement un excellent moment à l'écouter (gaffe, Louis, tu vas finir par te faire cagouler avec ce genre de conneries... ah bah voilà, c'est fait, bravo).
Le mélange entre humour et point de vue pessimiste à l'extrême fonctionne bien sur moi, en général, il faut le reconnaître.
Vous parlez quand même à quelqu'un qui a regardé Titus en entier. Deux fois. Voilà, quoi...

Mais une autre spécificité de Louie réside dans sa structure. Le pilote se présente en effet comme suit :
- Louie se rend dans un club pour faire son act
- Louie raconte un truc super général sur sa vie quotidienne
- Louie glisse sur un sujet plus particulier, mais également banal
- on passe à une séquence hors du club explicitant la situation de ce sujet en particulier
- on finit sur un truc complètement absurde
- on revient sur Louie dans son club qui raconte un autre truc sur sa vie quotidienne
- arrivée d'une autre séquence hors du club explicitant ce nouveau sujet
- autre fin complètement absurde
- retour sur Louie qui conclut et sort du club

Le coup de génie, c'est que tout est réaliste, mais pas trop.
A chaque fois, on a cette fin de séquence complètement ahurissante dont personne ne s'étonne, ni Louie ni les éventuels personnages autour de lui. C'est hallucinant. J'avais les globes oculaires qui roulaient sur mes genoux. On parle d'une série dont le principe est de parler de la vie quotidienne, de banalités et de choses que tout le monde expérimente ou a expérimenté, avec un personnage terre à terre, maladroit et incroyablement ballot quand il s'y met, qui n'a rien de spécial... pour toujours trouver une chute surréaliste et totalement incroyable. C'est juste magique, cette recette, parce que 99% de ce qui se dit ou ce qui se passe est tellement réaliste qu'on s'identifie à fond, et tout d'un coup, BAM !

Bilan ultra-positif, donc. Et puis, Louis est célibataire, roux, et a la quarantaine.
Les gars, je crois que je suis amoureuse.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Louie de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:52 - Review vers le futur - Permalien [#]

02-05-10

[DL] Lucky Louie

Bon bah voilà, ça y est, j'ai vu toute la saison unique de Lucky Louie. Après le 12e épisode, je sentais bien qu'il me fallait faire mes adieux, mais comme j'avais dû trouver une autre cagoule pour le 13e épisode inédit à la télévision américaine, il semblait encore lointain, ce moment où je devais faire mes adieux à la série. Ce fut un coup de cœur, bref mais véritable. Et même quand on s'y met sur le tard, ça compte, ces choses-là.

LuckyLouie
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Vous en connaissez tous, des génériques pas terribles, voire franchement mauvais... mais auxquels on s'attache sans trop comprendre pourquoi. Eh bien quand j'ai entendu ce générique pendant le 13e épisode, j'ai eu un petit pincement au cœur, quand même. Même si franchement il est mal réalisé et que la musique (bien qu'étant mon genre, je vous dirais bien avec quels autres génériques je l'écoute mais comme personne n'a participé au jeu sur le sujet...) est bateau.
D'ailleurs, vous savez quoi ? Même la petite phrase "Lucky Louie was taped before a live audience" va me manquer. Non, sérieusement, c'est quand que Louie arrive ? Je vais entrer dans une période de manque, là.

Sur une note similaire, j'ai une envie de sitcoms, là, donc la semaine à venir devrait être plus gaie que la précédente.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Lucky Louie de SeriesLive. Eh, l'air de rien on est 7 fans dessus, quand même.

Posté par ladyteruki à 23:21 - Médicament générique - Permalien [#]

21-04-10

Brother Louie

Pourquoi jusqu'à présent je n'avais jamais regardé Lucky Louie ? La réponse tient en deux mots : "HBO" et "sitcom". Au juste, c'était quand, la dernière fois qu'une chaîne du câble a su faire un sitcom décent ? Personnellement, je n'en ai pas souvenir. Même pas certaine que ça se soit déjà produit. J'attends des noms ? C'est bien ce que je pensais.

Et puis, en tombant par le plus grand des hasards sur une cagoule, je me suis dit que... bah, comme d'habitude : un pilote, ça ne se refuse pas. Me voilà donc en train de me lancer dans un pilote dont je ne connais rien, si ce n'est que son personnage principal est roux, et que son créateur/auteur/producteur/acteur Louis CK a travaillé avec Conan O'Brien. Ce qui, je vous le concède, à mes yeux, suffit pour partir avec un a priori positif...

Louie

La première impression que donne Lucky Louie, c'est une impression assez troublante de dénuement. Ce qui est une façon de dire que le décor est terriblement bas de gamme, mais pas seulement. En fait, plus le pilote avançait, et plus je me suis dit... "mais, je connais ce sentiment ! C'est le même qu'une autre comédie que j'ai connue jadis... une comédie qui ne chercherait pas à être dans le moule... c'est... c'est comme Rude Awakening !".

Ca n'avait évidemment rien à voir avec la thématique de la série, mais avec sa réalisation (bien que Rude Awakening n'ait jamais été un sitcom à proprement parler). La bande-son assez peu fournie, la mise en scène assez simple... on est loin de ces séries comiques qui se donnent tant de mal pour être divertissantes, voire drôles si on a de la chance, le côté "trying too hard" qui m'excède souvent dans les sitcoms et me fait préférer les comédies en single camera. D'ailleurs quand je vais me mettre après la peau de Romantically Challenged, que j'ai regardé hier soir, ça va saigner (j'en ai fait un cauchemar cette nuit, sans déconner c'est quand même pas tous les jours qu'on fait un cauchemar sur la qualité pourrie d'un pilote de sitcom !). Bref il se dégage de Lucky Louie, avant même qu'on tende l'oreille et qu'on fasse attention à l'histoire, une ambiance de proximité qui fait du bien.

Du coup, quand vous voyez comment se déroulent les dialogues... eh bah forcément vous êtes dans de meilleures dispositions vis-à-vis de la série. Dans un sitcom de network, typiquement, tout cela semblerait forcé, voire franchement de mauvais goût. Ici, pas du tout.

Déjà, la scène d'ouverture était brillante : Louie et sa fille sont à la table du petit déjeuner, et... oh attendez, il faut que je vous l'uploade cette scène, sérieusement ce serait dommage de passer à côté. Je suis d'humeur à sous-titrer en ce moment, je crois...

LuckyLouie_Why

Tout le génie de cette scène, c'est qu'on attend la chute, et qu'elle ne vient pas, et qu'elle ne vient pas, et qu'elle ne vient toujours pas... comme dans la vraie vie quand une gamine vous casse les pieds ! Et quand vous commencez à désespérer de la situation, pouf ! La chute est terriblement drôle. C'était sincèrement un excellent coup d'envoi et tout l'épisode est dans cette lancée, avec un côté un peu inconfortable, pas formaté, bref totalement réaliste, et de vraies bonnes sorties de la part, essentiellement, de Louie, mais aussi un peu de sa femme. Et entre parenthèses, si dans 10 ans j'ai un type comme ça à la maison, je ne m'estimerai pas franchement à plaindre et ça me prendra pas 4 mois pour... 'fin bref.

Les autres intrigues sont du même acabit : le voisin black qui vient d'arriver et avec lequel on arrive pas à sympathiser (mais ça le fait pas d'être fâché avec le voisin black, on passe pour un raciste... chaque scène de cet axe est absolument délicieuse et le dénouement est juste superbe), l'anniversaire des 4 ans de la gosse qui tourne à la catastrophe (dans ma culture, un goûter d'anniversaire finit invariablement par tourner au drame d'une façon ou d'une autre, donc rien de plus normal), les problèmes sexuels de Louie avec sa femme (criants de réalisme hilarant ; ce couple a la même dynamique que celui de Roseanne), bref c'est un festival d'humour tantôt gras, tantôt maladroit, totalement en phase, j'ai envie de dire, avec les blagues qu'on entend réellement tous les jours. Bon, sauf les deux potes de Louie qui ne me reviennent pas et qui, pour le coup, sont un peu trop caricaturaux. Mais à la limite c'est un moindre mal, pour ce qu'on les voit.

Alors, du coup, il faut absolument que je me rappelle où j'ai trouvé ma cagoule parce que, bon, yavait toute la première (et unique) saison de dispo, et maintenant j'ai bien envie de voir la suite ! Comble du hasard, aujourd'hui FX annonçait que la prochaine série de Louis CK, ingénieusement appelée Louie, débuterait le 29 juin prochain. Si je joue bien mon coup, j'aurai fini Lucky Louie juste pour le lancement de Louie. Et dans la foulée, j'ai mis le "pilot watch" à jour à côté.

Et non, mon enthousiasme n'est pas uniquement dû au fait que Louis est roux et qu'il a bossé avec Conan O'Brien.
Mais je ne vais pas prétendre que ça n'a pas un peu aidé.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Lucky Louie de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:18 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]


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