ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

22-11-11

ThreeAWEsome

Contrairement à Death Valley qui s'est achevée sur un véritable chantage au renouvellement (à croire que Tim Healy et sa bande ont potassé les interviews de la bande à Life Unexpected, souvenez-vous, c'était il y a un an), Threesome s'est éteinte hier dans la douceur de son foyer, entouré de ses êtres chers ; de sa belle mort, en somme.
C'est une jolie fin de saison, non seulement sur le fond, mais aussi sur la forme, avec l'élégance de ne pas forcer la main à qui que ce soit pour un renouvellement. Et donc de le mériter totalement.

ThreeAWEsome
Threesome a, en l'espace de 7 épisodes, gagné de belles lettres de noblesse, en se montrant à la fois tendre et pétillante avec ses personnages.

Sans grande surprise, la grossesse d'Alice a été menée à terme. Sans grande surprise, nos trois zouaves l'ont vécue ensemble. Le concept de Threesome n'est pas de nous emmener vers l'inédit, le révolutionnaire et le surprenant, mais de nous raconter un joli parcours, celui de trois jeunes qui deviennent adultes... mais pas trop quand même, oh. Et la série n'hésite pas à les remettre à leur place, notamment avec la fin accordée à la mère d'Alice (je ne vous en dis pas plus, mais j'ai apprécié l'ironie du second épisode rétrospectivement). Sans faire de ses personnages des clowns que rien n'atteint ni ne vient contredire, elle a su en faire des personnages faillibles mais tout de même hilarants, profondément humains mais toujours prêts à faire les pitres. Regardez bien autour de vous, ce ne sont pas des qualités que l'on trouve si facilement.
Les personnages évolulent sans changer : ils grandissent, mais restent fidèles à eux-mêmes, leur envie de s'amuser, de plaisanter, de faire la fête... Threesome ne nous montre pas des personnages à qui, comme on dit, le plomb entre dans le crâne, et qu'on trouve souvent dans des histoires mélangeant immaturité et grossesse. Mais ils évoluent un peu tout de même. Pour une comédie de seulement 7 épisodes, la performance mérite d'être applaudie.

Puisqu'on parle de performance, notons que nous tenons là 3 excellents comédiens. Ca me donnerait presque des regrets d'avoir gravé ce pilote de The Clinic sans y jeter un oeil car Amy Huberman est craquante au possible, une véritable pile ; les garçons ne déméritent pas, avec un Stephen Wight incroyablement attachant, parfait dans son rôle très oscillatoire (il a la plus grande amplitude et la gère impeccablement), et Emun Eliott joue de sa force tranquille pour de temps à autres incarner un petit garçon adorable.
Le trio a une dynamique impeccable, un feeling irréprochable, une énergie inépuisable. On pourrait les regarder des heures se renvoyer la balle tant ils le font avec une facilité déconcertante. Ils sont parfaitement à l'aise dans tout ce que ces personnages implique, dans toutes les situations plus ou moins étranges qu'ils rencontrent, dans toutes les réparties mordantes qu'ils doivent sortir l'air de ne pas y toucher. Le jeu entre ces trois-là est d'une telle souplesse que si c'était un sport, ce serait la gymnastique rythmique et sportive. C'est juste beau à regarder, cette aisance, ces contorsions faites sans sourciller.

Ils sont énormément aidés par une écriture parfaite, drôle, rythmée, légère, bourrée de références, souvent coquine mais jamais vulgaire.

Du coup, même quand certains épisodes m'ont moins plu (sans aller jusqu'à dire qu'ils n'étaient pas bons, mais en tous cas ils l'étaient moins) principalement en raison de l'intrigue, ce qui s'est produit pour les 5 et 6e épisodes, la symbiose fonctionne, les dialogues pétillent, l'énergie est palpable. On trouve peu de comédies capables d'aussi facilement faire pardonner ses temps faibles.
Probablement parce que, si les éléments de comédie sont nombreux et impossibles à rater, la réelle tendresse qui émane de la situation et des personnages fait que l'émotion a également la part belle. Sans être une dramédie, la série se ménage parfaitement des moments d'émotions qui n'oublient jamais d'être drôles, et parvient à une somme très humaine d'échanges.

Partagé entre le rire et l'affection, le spectateur décidera probablement de ne pas se compliquer la vie : il pleurera tout le long, décidant au fil du visionnage s'il s'agit de larmes de rire, de joie, ou d'émotion ; sachant que cela peut varier d'une seconde à l'autre. Une bien jolie expérience en vérité.

Et si j'ai eu l'air un peu fâchée envers Death Valley en début de post, ne vous en faites pas : je considère toujours que c'était l'une des séries les plus fun de cette rentrée. Je ne consacrerai probablement pas de post à sa première (et unique ?) saison parce que ce n'est pas systématique en ces lieux et que j'ai été très émue par le final de Threesome, l'un des plus réussis que j'aie vus ces derniers mois, mais le coeur y est.
J'espère un renouvellement pour toutes les deux.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Threesome de SeriesLive. Et on en a parlé dans le podcast de vendredi !

Posté par ladyteruki à 23:33 - Review vers le futur - Permalien [#]

03-11-10

Renewal unexpected

On n'attend pas d'une série de la CW qu'elle soit inflexible sur sa valeur créative : quand une série atterrit sur ce network, on sait bien que personne n'attend d'elle d'accomplir des prouesses scénaristiques ou de bluffer l'univers avec un véritable projet artistique. L'idée c'est juste de lancer une série, qu'on tentera de faire survivre par tous les moyens ensuite, quoi qu'il arrive.

C'est ce que vit Life Unexpected depuis la rentrée. Par des détails tous bêtes : les bonnets et écharpes ont laissé place aux décolletés plongeants et aux jupes ultra-courtes, par exemple. Mais aussi parce que quand les intrigues sont juste touchantes et mignonnes, ça ne suffit plus, et qu'on va introduire des amourettes ridicules (comme cette pénible relation prof/étudiante). Exit les personnages qui n'entrent pas dans cette logique (colocataires, amis d'enfance, petits amis...), et bienvenue à ceux qui peuvent créer du mouvement de façon artificielle.
Mais la survie était à ce prix, je suppose. C'est en tous cas comme ça que je le ressens chaque fois que je me prends par la main pour voir un épisode, toutes les deux à trois semaines (oui j'en suis au 3e épisode de la saison, pourquoi ?).

RenewalUnexpected

Et quand tout ça ne marche pas ? Est-ce qu'on plie les cannes, on finit le boulot proprement et on rentre à la maison en se disant qu'on fera mieux la prochaine fois ? Sûrement pas. On décide de finir sur un cliffhanger, parce que, vous savez quoi ? Le public adolescent se mobilise facilement (n'est-ce pas pour ça que Lone Star n'a pas donné suite à un mouvement de foule, parce qu'elle s'adressait à une catégorie de public qui n'a pas la même réaction face à une annulation ?), et s'il se mobilise une fois et parvient à sauver la série, il peut le faire une seconde. On a dit tout ce qu'on avait à dire mais hors de question de dire notre dernier mot.
Ainsi vont les choses quand on est prêt à tout pour survivre. On est prêt à faire n'importe quoi. Renouvelez notre série ! Quoi qu'il en coûte...

Quand la chef scénariste annonce d'ores et déjà que "tout ne sera pas résolu", on se marre doucement. Ou on pleure, c'est selon. Résoudre quoi ? Life Unexpected n'est pas une série avec un mystère insondable, une mythologie complexe, ni même une incroyable clé à nous dévoiler pour comprendre les personnages. C'est une chronique, ça l'a toujours été, même avec des intrigues plus faibles. On sait qui sont les personnages, ce qu'ils vivent, ce qu'ils veulent. Il n'y a rien à résoudre, juste à les aimer pour ressentir une proximité qui nous donne envie de savoir ce qu'il advient d'eux. En annonçant d'ores et déjà que "tout ne sera pas résolu", la scénariste ne fait qu'indiquer qu'elle va prendre les spectateurs en otage, et ça tombe bien, ce sont des adolescents en grande partie (je suppose que les adultes qui s'aventuraient à regarder la série se sont enfuis pendant la saison 2 et ses remaniements pour faire plus tendance), et ils ont tendance à moins bien supporter les séries qui finissent en eau de boudin.

Du chantage à la pétition, voilà ce que c'est.

Chérie, j'aimais bien Life Unexpected l'an dernier, mais sois réaliste, tu t'es vendue pour un renouvellement une fois, tu as opéré des changements, ça n'a toujours pas marché, on va t'annuler... à un moment faut lâcher prise et ne pas gâcher le temps qu'il reste. Si tu as encore une once de dignité après tout ça, offre une fin la plus convenable possible et fais-toi oublier.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Life Unexpected de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:29 - Point Unpleasant - Permalien [#]

18-09-10

Je vous parle d'un temps...

On est nombreux à avoir commencé la saison du pied gauche. La faute à la CW (c'est toujours la faute à la CW) qui comme l'an dernier, nous a jeté ses séries sans grande exigence à la figure pour ouvrir le bal. Personnellement, je ressens, avec les pratiques de cette chaîne, une hostilité grandissante envers les séries dites "pour ados" (même quand elles ne me semblent pas appropriées pour eux), contentieux que j'espérais voir se régler avec le retour de Life Unexpected mais non.
Bref, je me sens de plus en plus une hostilité irrépressible, voire de principe, avec les séries à destination des téléphages plus jeunes que moi.

L'heure est à la réconciliation, mes amis. Et la rédemption vient du Canada.
Pendant ma semaine canadienne, j'étais tombée sur un article parmi tant d'autres sur les meilleures séries des années 90. Serez-vous surpris d'apprendre que ces séries avaient tous en commun d'être des séries pour la jeunesse et/ou pour les adolescents, ce qui à la réflexion est logique puisque, quand on fait un tel classement en 2010, en général, c'est pour faire appel à la nostalgie du spectateur, qu'on estime avoir la vingtaine ou, grand maximum, la trentaine. A vos calculatrices.

Me voilà donc à tomber sur Degrassi (ça va, je gère, je suis une téléphage à peu près éduquée), mais aussi plein de séries qui ne me disent rien du tout. Rapport au faut que, comme on l'a dit, les séries canadiennes, on les connaît mieux quand elles sont américaines. Mais fort heureusement, ce petit article était doté d'une multitude de petits extraits venus du Mal, et c'est ainsi que j'ai découvert l'existence de Ready or Not. Je suis peut-être totalement inculte, mais je n'avais jamais entendu parler de cette série jusqu'alors.
Devant ces quelques minutes de video, soudain, un pincement au coeur : se pourrait-il qu'une série sur l'adolescence me parle ?! Je devais en avoir le coeur net, aussi, comme vous l'imaginez, je suis passée par la case pilote et j'ai touché le jackpot.

Je cherche désespérément un équivalent à Ready or Not de nos jours. L'authenticité semble aujourd'hui une espèce totalement disparue dans les séries s'adressant à cette tranche d'âge (toutefois, je ne regarde pas Degrassi aujourd'hui, alors qui sait ?). Dans les années 90, on avait Angela, 15 ans, Degrassi, Ready or Not... j'en oublie forcément mais aujourd'hui, je n'en trouve même pas autant pour parler d'une tranche d'âge ultra-ciblée par les séries, et pourtant quasiment plus abordée. Où sont passés les adolescents de télévision d'autrefois (dit-elle en ayant pleinement conscience de parler comme une vieille peau réac) ? Comment les adolescents parviennent-ils encore à se reconnaître dans le portrait qu'on fait d'eux ? Ma génération de téléphage en avait l'opportunité, on dirait que la suivante a perdu ce droit, et n'a gagné que le droit de se taire et consommer du glamour en échange.

Et voilà. Je recommence avec mon plaidoyer pour des teen shows de qualité. Je suis désolée, je me rends bien compte que ça m'arrive cycliquement (en général à chaque début de saison, quand je suis dépassée par ce que je vois), mais après avoir vu Ready or Not, je trouve difficile d'oublier devant quelle télévision j'ai grandi, bien que j'aie découvert la série à presque 30 ans c'est comme si elle appartenait à un univers télévisuel qui avait été le mien à l'époque. Je reconnaissais une partie de mes questions, de mes joies, de mes peines, dans les séries qui m'étaient alors adressées. Et pourtant Dieu sait que je n'ai pas vraiment eu une adolescence dans la norme pour mon époque (mais c'est pas le sujet).

ReadyorNot

Le pilote de Ready or Not pose les bases d'un personnage universel, et je ne trouve pas d'universalité dans les séries que j'ai tenté de voir ces dernières années un équivalent. On m'avait d'ailleurs vendu Skins comme la série moderne se rapprochant le plus de cette étiquette, et je n'ai pas vu dans le pilote quoi que ce soit d'universel, mais bien, déjà, des cas particuliers, et si je peux me permettre, très particuliers.

Alors oui, j'ai vieilli, certainement. Et peut-être qu'en moins de 15 ans, l'adolescence a changé au point de ne ressembler qu'à ce que je vois dans les séries comme Skins, dans le meilleur des cas. Peut-être. Mais je reste persuadée qu'il y a de la place pour faire ce qu'on savait faire il y a encore pas si longtemps.
Et peut-être que dans le fond, j'espère qu'il y ait encore un public adolescent capable de s'identifier aux personnages d'une série comme celle-là. Peut-être que c'est surtout ça que j'ai envie de croire, quand je m'attendris devant Ready or Not et m'y retrouve sans avoir vraiment vécu ce que j'y vois.

Et pour ceux qui... I'm on it !

Posté par ladyteruki à 22:47 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

10-09-10

To be continued... Parenthood

Avec le coup d'envoi de la nouvelle saison, et son lot de pilotes si attirants, on aurait presque tendance à oublier que les séries qu'on a regardées l'an dernier (et qui faisaient souvent partie des pilotes sur lesquels on s'est rués) vont revenir pour une saison supplémentaire. Et par "on", je veux dire "je", car je suis la première coupable. Dans l'euphorie de la rentrée, comment garder les pieds sur terre ? C'est une mission pour la rubrique To be continued...! Mardi, outre Life Unexpected dont on a parlé tout à l'heure, il y a une autre série qui revient, et qu'on aurait tort de snober : Parenthood.

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1x01 - La famille est réunie au grand complet, les choses sérieuses peuvent commencer.

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1x02 - Adam et Kristina vont devoir apprivoiser leur nouvelle vie avec Asperger...

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1x03 - Cette fois, ça y est, c'est pas trop tôt : saut dans le grand bain pour tout le monde !

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1x04 - Il y a les personnages sans surprise... et puis il y a les autres.

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1x05 - Oh, c'est vrai, sérieux, tu vas tout lui dire sans attendre d'être pris la main dans le pot de confiture ?

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1x06 - On devrait passer plus de temps avec Kristina...

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1x07 - Adam a raison, il y a beaucoup de choses qui vont un peu vite.

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1x08 - L'armure de perfection de Jasmine se brise enfin !

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1x09 - Ah, si seulement on avait le temps d'explorer certains personnages...

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1x10 - Les pièces du puzzle s'emboîtent parfaitement, hélas.

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1x11 - On a failli s'intéresser à la vie de Julia, pour une fois, mais... eh non, fausse alerte.

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1x12 - La morale de cette histoire est que si vous voulez faire des enfants, évitez de les faire en même temps que le reste de votre fratrie.

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1x13 - Des cris, des larmes, des retrouvailles, des séparations...

...Certaines intrigues valent plus que d'autres, et certains personnages sont clairement sous-employés, mais la famille Braverman a quand même fait de son mieux pendant cette saison pour offrir une grande variété d'intrigues. Je vous avoue que je ne croyais pas tellement à une deuxième saison. Mais, ma foi, elle n'est pas désagréable à suivre, alors autant lui donner un coup de main ! En tous cas, vous, vous n'avez aucune excuse pour ne pas regarder la suite mardi, parce que cette fois, vous avez tout un post pour vous le rappeler !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Parenthood de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:41 - To be continued... - Permalien [#]

To be continued... Life Unexpected

Pour une fois que je pense du bien d'une série de The CW (n'est-ce pas), franchement, ne boudons pas notre plaisir. Ah, je ne dis pas que c'est la meilleure série au monde, mais de ce network, si, quand même (cela dit j'ai toujours dans un coin de ma tête l'idée, instillée par les posts de La Sorcière, que j'ai loupé quelque chose dans Supernatural). Bref, revoilà Life Unexpected, qui nous revient mardi... elle n'est pas la seule mais, bon, vous savez quoi ? Procédons dans l'ordre et la discipline, histoire de bien prendre le temps de tout se remettre en tête.

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1x01 - On en trouve, de ces choses, sur le pas d'une porte... des enfants dont on ignorait l'existence, par exemple.

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1x02 -
Ils avaient un plan.

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1x03 -
La clause en petits caractères, quand on a une famille, c'est qu'il faut se taper les dîners de famille.

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1x04 -
Elle ne sera contente que quand elle aura complètement bouleversé leurs vies.

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1x05 -
C'est parce qu'elle est un brin égoïste et qu'elle cause des problèmes normaux qu'elle me plaît bien, la ptite Lux.

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1x06 -
La vérité est une chose toute relative...

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1x07 -
On aura mis du temps à crever l'abcès.

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1x08 -
Ça porte effectivement malheur.

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1x09 -
Let's talk about sex, baby... or not.

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1x10 -
De toute façon, ça fait depuis le début de la saison que tout ce beau monde suit une thérapie informelle...

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1x11 -
Lux ne nous laisse pas oublier ce par quoi elle est passée...

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1x12 -
Ça fait vraiment un choc de trouver que Nate est le meilleur père de la série !

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1x13 - Cette fin de saison légèrement cliché, c'est aussi une garantie pour la suite.

Eh oui, une fois arrivés là, ça ne peut qu'évoluer. Il semble difficile, à ce stade, de persister dans le côté yo-yo de la saison 1 (qui à mon sens était son seul défaut), donc la bonne nouvelle, c'est que maintenant, ou plutôt à partir de mardi, le reste, c'est que du bonus. Vous avez tout ce qu'il vous faut pour en profiter, en tous cas !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Life Unexpected de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:12 - To be continued... - Permalien [#]


09-09-10

Ô rage, ô désespoir, ô jeunesse ennemie

La seule raison pour laquelle The CW s'est mise à lancer ses séries avant tout le monde (ou presque), j'en suis convaincue, c'est pour nous plonger dans le plus profond désespoir. La saison commence, on est euphoriques parce que tout semble possible, et vlam ! Nos espoirs sont réduits en bouillie comme s'ils étaient de la cervelle de spectateur de TFHein. Comment voulez-vous ne pas sombrer dans la dépression après ça ? Comment garder encore espoir en la télévision moderne ? Comment ne pas être convaincu qu'il n'y a plus rien à espérer et que l'horizon téléphagique se couvre de noirs nuages qui obscurcissent le ciel à jamais ?
Hm. C'est trop ?

Nan mais comprenez-moi : j'ai littéralement pleuré devant Hellcats. Littéralement.
Il y a deux scènes devant lesquelles j'ai même eu l'impression de pleurer des larmes de sang tant c'était douloureux. C'est tellement nul qu'on se dit que c'est forcément du second degré. Et il y a eu, subrepticement, quelques secondes pendant lesquelles je me suis dit : "ah non, mais ça va, ils n'y croient pas vraiment". J'avais besoin de le croire, vous comprenez ?
Mais au final, tout est tellement stupide, tellement facile, tellement décérébré, tellement... oh mon Dieu, tellement The CW. En pire.

Hellcats

Vous savez, avec Life Unexpected, je m'étais dit que peut-être, juste peut-être, la chaîne avait compris qu'elle n'était pas obligée de faire dans l'affligeante nullité en permanence. Que montrer des jeunes filles bien roulées en train de se trémousser et de faire des effets de chevelure, ça avait fait son temps. Que franchement, les personnages inconsistants (elle se moque des cheerleaders mais elle va donner le meilleur d'elle-même dans la seconde qui suit, elle se fritte avec la petite capitaine et ensuite devient sa meilleure amie...), les acteurs au talent abyssal (mais Gail O'Grady a stocké le sien dans ses nouvelles pommettes alors tout va bien), les scénarios remplis d'excuses (ça alors je suis nue dans les douches mixtes, bien-sûr la méchante a entendu quel était mon point faible...), les scènes interminables de remuage de popotins (sans échauffement, sans entrainement, plus miraculeux que quand les petits de Glee chantent juste sans jamais répéter)... que tout ça, franchement, on en avait fait le tour.
Sérieusement, j'ai honte pour les adolescents à qui on fait regarder ces conneries. Ça provoque la même réaction d'indignation et de colère que l'an dernier devant The Beautiful Life, voire même, pire, parce qu'à côté, The Beautiful Life n'était pas aussi gratuite, c'était presque du Walt Disney à côté des plans sur les fesses qui remuent !

Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je... J'arrive plus à penser. Je viens de me taper le pilote de Hellcats, au nom du ciel !
Le salut de ma journée dépendra de Terriers. C'est dire si parfois, téléphagiquement, la vie tient à peu de choses.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Hellcats de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 15:37 - Review vers le futur - Permalien [#]

05-07-10

Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'adolescent

Ah, ça va nous changer ! Pour toutes les fois où j'ai tempêté contre les séries américaines à destination des adolescents, aujourd'hui, ça va être un peu différent. Presque, j'ai dit presque, une compensation. Parce que dans un monde télévisé où, chaque année, on nous fourgue un nouveau Hidden Palms, 90210, Gossip Girl ou The Beautiful Life, ce sont des séries comme One Tree Hill qui semblent les plus à même de servir de référence réaliste sur le quotidien des ados, c'est dire si on est pas dans la mouise.
Heureusement, on dirait que c'est en train de changer. Ou en tous cas, j'accueille à bras ouverts le retour de la nuance. Avec l'arrivée de Life Unexpected à la mi-saison, et maintenant, cet été, Huge, on est peut-être en train de retrouver une télévision plus en phase avec la réalité de son public adolescent (pourtant goinfre parmi les goinfres de la téléphagie). J'ai envie de dire qu'il serait temps.

HUGE

Dans Huge, l'obésité est au centre de tout et pourtant, elle n'est qu'un prétexte. Car à travers l'inconfort des jeunes personnages, on retrouve le malaise qu'expérimentent les adolescents quand leur corps semble ne plus vraiment leur appartenir. Derrière l'artifice du surpoids (un cas particulier de ce problème), c'est un thème universel que Huge aborde, celui d'une période de la vie où, de toute façon, on a du mal à aimer son corps, mais où le regard des autres nous pousse à dépasser cet inconfort et ces complexes pour s'épanouir en tant que (presque) adulte.
La problématique du surpoids n'est pas anodine, je n'ai pas dit ça. Dans une Amérique qui qualifie l'obésité de ses jeunes d'épidémie, évidemment pas. Mais sans avoir connu ce problème, on n'a pas de mal à compatir avec les personnages. Pour cela, l'écriture fait beaucoup, mais également la réalisation, qui, s'attardant dans les regards, les plans sur les mains, et les attitudes gauches des uns et des autres, laisse la place au non-dit, celui qui n'exprime pas un poids mais une émotion sincère et reconnaissable entre mille.

Difficile de ne pas retrouver un certain nombre de qualités présentes dans Angela, 15 ans, dans cette nouvelle série de Winnie Holzman. Les personnages se cherchent tout en ayant déjà une idée assez précise de leur identité. Ils voudraient juste réussir à trouver l'équilibre entre le regard des autres et celui qu'ils se portent, parfois accusateur, parfois complaisant. Finalement, ce camps de vacances pour les gros leur permet à la fois de s'assumer, au milieu de leurs semblables (ce que la scène d'ouverture exprime nettement) et de changer, ou du moins essayer.

Pourtant, le personnage central n'a rien de commun avec celui d'Angela. Will serait plutôt l'héritière de Rayanne, à mi-chemin entre la rébellion effrontée et le désespoir camouflé sous des tonnes d'arrogance. Fini les voix off, Will dit tout haut ce qu'elle pense, parfois bravache, et ne se prive pas de faire connaître son avis, ou l'avis qu'elle voudrait avoir. On sent immédiatement la contradiction entre les complexes et blessures, et le côté rentre-dedans et fort en gueule du personnage, le rendant immédiatement humain, c'est-à-dire ni adorable, ni insupportable. Depuis combien de temps n'avais-je pas vu un personnage de ce genre ? Il y a quelque chose de courageux dans la façon dont dés le départ, on nous donne la possibilité de voir au-delà des stéréotypes.

D'ailleurs, pour un épisode d'exposition, le pilote de Huge parvient à éviter un bon nombre d'écueils. En-dehors de la douce Becca, aucun personnage n'est unidimensionnel. Les garces deviennent des victimes, les outsiders des bullies, etc... Côté personnel adulte (et forcément mince), on retrouve la même ambivalence, pas forcément explorée en profondeur mais il faut quand même admettre qu'en 42mn, il s'en dit, des choses, et on a le temps de voir un spectre de nuances particulièrement prometteur.

Non, le pilote n'est pas un chef d'œuvre, évidemment. Ça reste une série adolescente, et une série de ABC Family de surcroît. Mais quand le petit slogan "a new kind of family" est apparu au coin de l'écran, je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'il y avait quelque chose, sinon de nouveau, au moins qui était réapparu après bien des années d'absence. Il ressort des regards en coin et des attitudes de façade quelque chose d'honnête et authentique qui m'avait franchement manqué.

Le pari est sincèrement osé de lancer une telle série à une période où personne ne veut se prendre la tête, et encore moins se voir renvoyé à ses fragilités, avec en plus un casting loin d'être sexy (à l'exception de la petite Hasselhoff qui est juste lumineuse), mais personnellement, quelle que soit la saison et quel que soit l'attrait des acteurs, quand l'histoire est bonne, l'interprétation solide et la réalisation impeccable, on n'a pas besoin de me le dire deux fois. Allez hop, Huge vient de passer dans mon programme de l'été.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Huge de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:28 - Review vers le futur - Permalien [#]

11-04-10

[DL] Life Unexpected

Avec le générique de Life Unexpected, j'entretiens ce qu'on pourrait qualifier de relation amour/haine. D'une part je suis reconnaissante à la série d'avoir fait l'effort d'un générique, et d'avoir tenté un truc un peu plus soigné que les personnages qui font des risettes à la caméra, ce à quoi on aurait pu s'attendre.
Mais d'autre part, je le trouve vraiment irritant. Il faut avouer qu'on a déjà fait plus marquant, déjà. Ce petit diaporama n'a pas beaucoup d'ambition, et sitôt la série disparue, on aura oublié son générique, tout méritant qu'il soit d'exister.

LifeUnexpected
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Mais si le générique de Life Unexpected me hérisse le poil aussi systématiquement, c'est à cause de sa chanson. On dirait un mauvais Dido. Si jamais il existe une chose telle qu'une bonne chanson de Dido...
Je ne sais pas si c'est fait exprès (je trouve la coïncidence un peu curieuse du fait de la présence au générique de Shiri Appleby), mais en tous cas ça me tape sur les nerfs. Si au moins la chanson n'était pas aussi odieuse pour mes oreilles... ce serait plus tolérable. Passe-partout, mais tolérable. Non et puis, de toute façon, il y a le problème des paroles. En fait vous savez quoi ? C'est un tout.

Je propose que pour la saison prochaine, si saison prochaine il doit y avoir (un autographe s'il vous plait !), le générique de Life Unexpected soit purement instrumental, d'accord ? Mais, euh... avec une vraie mélodie cette fois.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Life Unexpected de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 13:48 - Médicament générique - Permalien [#]

29-03-10

C'est vraiment trop inzuste

N'allez pas croire que je sois aigrie. Ooooooh que non. Depuis plusieurs mois, ya pas plus positive que moi en matière de téléphagie ! Il y a plein de séries que j'aime, plein de séries que je regarde, plein de séries sur ma liste de découvertes. J'ai même renforcé la surveillance des pilotes pour n'en louper que le strict minimum. Alors, aigrie, moi ? Pfff. Allons donc.

Mais enfin, je constate que :

Save the Piemaker !
90 000 signatures
   Pas renouvelée
Remember Samantha !
35 000 signatures
   Pas renouvelée
Save Better Off Ted
10 000 signatures
   Pas renouvelée
Save Life Unexpected
1 500 signatures
   En attente

Et vous pouvez me croire quand je vous dis que j'ai vérifié : les chiffres n'ont guère évolué depuis l'annulation des séries concernées (je les ai même arrondis au plus bas parce que je ne les vérifie quand même pas tous les quinze jours).

Alors, voilà le deal. Bon, pour Better Off Ted, je ne me fais pas d'illusions, c'est mort même si à ma connaissance rien n'a été officialisé. Mais Life Unexpected ? J'attends de voir.

Si Life Unexpected est renouvelée alors que la ferveur populaire est aussi minime, ça va chier. Ce n'est pas une série qui marque les esprits ; la preuve, son propre public a du mal à se passer le mot pour signer une malheureuse pétition. Je ne dis pas que c'est un facteur déterminant dans le cas d'un sauvetage de série, mais c'est un indicateur clair du phénomène qui se passe autour d'elle.
Alors, si une série qui collecte péniblement quelques centaines de signatures se fait renouveler, moi j'exige d'ABC qu'elle en fasse autant avec une série qui a plusieurs dizaines de milliers de signatures, comme, disons, au hasard, mettons, une série dans laquelle il y aurait des tartes. Par exemple. Sinon c'est moi qui vais en distribuer !

Mais non je suis pas aigrie. J'attends simplement qu'il y ait un semblant de justice en ce bas monde.

Posté par ladyteruki à 20:23 - Point Unpleasant - Permalien [#]

19-02-10

New high or new low ?

Les opinions restent partagées au sujet de Life Unexpected. Tantôt c'est l'ennui blasé qui domine ("ça n'a pas déjà été dit à l'épisode précédent, ça ?"), tantôt c'est l'attendrissement bon enfant ("oh, Baze est vraiment trop puéril..."). Quand je lis des reviews, la série ne réunit que sur un point : c'est pas révolutionnaire.
Mais sur le reste, c'est plus flou.

Un reproche que je lis souvent est qu'on nous sort systématiquement les violons avec l'enfance pas jouasse de Lux. Et il faut reconnaître qu'il ne se passe pas un épisode sans qu'on nous rappelle que sa vie était trop dure avant, un coup de "tu t'rends pas compte c'est la première fois que j'ai des parents", une louche de "je veux juste essayer d'être normale pour changer", etc... Je conçois totalement que ce soit un peu usant alors que ça ne fait que 5 épisodes que la série sévit. Et pourtant, je m'inscris en faux.

En suivant les tags, vous verrez que j'étais relativement tiède au moment du pilote. Mais, de la même façon qu'on se contente d'un The Deep End par les temps qui courent, j'ai continué à regarder Life Unexpected. Et vous savez pourquoi ? Justement pour ça. Parce que Lux en a bavé et qu'à chaque épisode, il y est fait mention.

Pour moi c'est justement une force : ne pas avoir fait des 16 premières années un prétexte cantonné au pilote, mais d'en parler encore et encore, parce qu'il y a un réel traumatisme chez l'adolescente, et que c'est ce qui préside à toutes ses actions. Si dans le prochain épisode, il n'y est pas fait mention, là je commence à m'inquiéter. Parce qu'on est dans une série de la CW et que je me dirais qu'on a basculé dans quelque chose de trop gentillet, d'irréparablement niais. Tant qu'on parle, même brièvement, de l'enfance en foyers de Lux, je considère que la série fait son travail de garder les pieds sur terre. C'est ce qu'on attend d'elle, que Life Unexpected propose quelque chose de plus en prise avec le réel que la plupart des autres séries de la chaîne. Du jour où elle arrête, elle perd sa seule spécificité.

En fait, ça pose la question de ce qu'on attend d'un drama comme celui-là.
Dans une série peu feuilletonnante comme le sont la plupart des dramas policiers et pseudo-policiers du moment (au fait, prenons quelques secondes pour nous réjouir de l'annulation de Past Life !), évidemment, le problème ne se pose pas. Dans des séries avec des orientations définies, comme en ce moment Lost ou Dexter, avec des résolutions d'intrigues à l'horizon, il n'y a pas cette préoccupation non plus, les objectifs sont ciblés, on y arrive un épisode à la fois.
Mais un drama comme celui-ci ? Concrètement, qu'espère-t-on ? Depuis le début, il ne s'agit pas de poser les bases d'une intrigue qui va se démêler progressivement, mais juste de donner les éléments d'une situation dans laquelle on va voir évoluer les personnages. On attend donc des personnages qu'ils soient explorés en long, en large et en travers, et on teste leurs réactions à diverses situations, au fil des épisodes, essentiellement dans ce but. En cela, Life Unexpected se rapproche plutôt de la dynamique d'un dorama, où on se contrefiche pas mal de l'histoire et où il s'agit surtout de dresser des portraits humains auxquels le public s'identifie et/ou s'attache.

Mais voilà, les spectateurs n'adhèrent pas forcément à ce genre de séries. On a probablement un peu oublié ce que c'était que ces séries-chroniques, il faut le dire franchement. Les séries dont Life Unexpected est considérée comme l'héritière proposaient déjà pas mal ce genre de choses, mais on l'a dit, elles avaient quasiment disparu des écrans, on pensait leur race totalement éteinte et Life Unexpected, avouons-le, n'est pas toujours aussi convaincante, mais elle se place dans la même logique.

Or, il y a les spectateurs qui adhèrent au concept du "lâchons les personnages dans une situation donnée et faisons un bout de chemin avec eux" (concept qui implique nécessairement qu'on passe et repasse sur les actes fondateurs de leur personnalité, comme ici les expériences en foyer malheureuses de Lux)... et ceux qui préfèrent savoir où on va, et pas la peine d'approfondir trois ans le personnage pourvu que l'intrigue avance. Mais je ne suis pas du tout convaincue qu'il faille attendre de Life Unexpected ait une intrigue. Et je trouve que dans son genre, elle s'en passe plutôt bien.

BazeUnexpected

Il suffit de voir à quel point le personnage le plus réussi de la série à ce jour, celui de Baze, en fonctionnant sur le même principe que celui de Lux, en remet une couche à chaque épisode sur son vécu, et s'est ainsi enrichi incroyablement avec les épisodes. On passe, on repasse, et on rerepasse sur son côté immature, et on réalise que le personnage est un peu plus dense à chaque fois. Comparativement, c'est justement ce qui manque à Cate (enfermée dans un rôle prédéfini et qu'on se garde bien de regarder de trop près), et c'est ce qui en fait le personnage le plus chiant du trio principal.

Donc voilà, concrètement, le nœud du problème de Life Unexpected. Problème qui donc à mes yeux n'en est pas un : tout le principe de la série, c'est de détailler ses personnages épisode après épisode. Et la découverte de détails passe par l'exploration des éléments de départ de ces personnages.
Mais ça ne plaira pas à tout le monde, de la même façon que Life Unexpected, avec sa manie de clôturer ses épisodes de façon un peu sirupeuse (au point de préférer nous laisser sans nouvelle de Bug à la fin de l'épisode 5, plutôt que de ne pas finir sur un happy end), n'est pas destinée aux cœurs les plus endurcis et aux obsédés de l'intrigue à rebondissements.
Il faut juste savoir dans quoi on s'embarque !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Life Unexpected de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 15:47 - Review vers le futur - Permalien [#]


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