ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

27-10-10

Chienne perdue sans collier

Aujourd'hui, c'est jeudi, et jeudi, c'est Canada. Ah zut ça rime pas. Bon tant mieux, vu que je n'avais pas l'intention d'en faire absolument un rendez-vous rigide (n'ayant pas la rigueur de Livia, par exemple), ça m'arrange, dans le fond. Mais pour le moment ça ne va pas m'empêcher de vous parler de Lost Girl, la série dont le pitch ne m'attirait pas, le casting non plus, et que je ne me suis pas précipitée pour regarder. Bah figurez-vous qu'il y en a qui bossent, ici !

Lost Girl, c'est donc l'histoire d'une succube (oï, ça commence mal) qui peut donc aspirer l'énergie des gens par le toucher, et qui ne s'en prive pas jusqu'à ce qu'elle réalise qu'il existe toute une communauté d'autres créatures dotées de pouvoirs (ouhloulou mais qu'est-ce que je fais là, moi ?), divisée en deux clans, celui du bien et celui du mal, apprenant alors qu'elle va devoir choisir (où j'ai mis mon paracétamol, déjà ?).
De fait, dans la collection "je regardes des séries dont le pitch tient sur du papier à cigarettes", ça se posait là. Et vu l'ambiance vaguement fantastique, après une semaine Merlin, ce n'était pas vraiment le plein dépaysement.

LostGirl

En fait, Lost Girl serait plutôt à rapprocher de Mutant X de par son utilisation perverse du scénario : yen a un parce qu'il le faut, mais on n'a pas prévu de s'en servir. L'idée c'est surtout de faire en sorte que le pilote pivote autour de deux axes : d'une part le fait que Bo, l'héroïne, est capable de faire ce qu'elle veut des gens qu'elle touche (et le potentiel d'intrigues et scènes pseudo-sexy qui en découle), et d'autre part, de l'action. Tout ça avec un peu de magie parce que c'est toujours plus facile de faire passer la médiocrité avec de la magie depuis que Charmed a ouvert la voie.

Forte de cette ascendance particulièrement pauvre intellectuellement, mais sur laquelle il n'y a pas le moindre doute quant à son attrait sur les spectateurs les plus influençables (ceux-là mêmes que je tente désespérément de protéger de la faillite intellectuelle dés que je le peux), Lost Girl s'aventure donc là où toutes les séries de la fin des années 90 et du début des années 2000 sont allées, et en fait des tonnes en plus, à grand renfort de phrases se voulant mordantes et drôles, et démontrant surtout qu'il y a définitivement des gens qui regardent trop Les Experts Miami.

Au milieu de tout ça, difficile d'avoir de l'intérêt pour l'univers des fae, d'autant qu'on nous plonge dedans sans vraiment chercher à nous y intéresser. Ça fait un peu "ce sont des gens qui ont des pouvoirs, ça va quoi, on va pas y passer la nuit !", alors que construire un peu la mythologie permettrait de conserver l'illusion qu'il y a un enjeu dans cette lutte du bien contre le mal. Mais l'idée n'est pas, rappelons-le, de ne surtout pas trop insister sur le côte "histoire", mais seulement sur le résultat final, c'est-à-dire un divertissement sans intérêt mais qui bouge et qui fait du bruit.

Vous voulez vous abrutir ? Très bien, à votre guise, une fois de temps en temps ça ne fait pas de mal. Regardez donc Lost Girl ! Mais avec toutes les bonnes séries qu'il y a là-dehors, faites-moi au moins le plaisir de compenser avec, je sais pas moi, mettons, un épisode de Atami no Sousakan, par exemple.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Lost Girl de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:44 - Review vers le futur - Permalien [#]

14-07-10

Sunny with a chance of boring

Ah l'été ! Oui, l'été, cette saison-même pendant laquelle tout est différent. Nouvelles séries, nouveaux univers, nouveaux horizons inexploités... et puis, plein de séries qu'on aurait aussi bien pu voir le reste de l'année. Comme The Glades, par exemple. Bon alors, en fait, c'est simple, si vous aimez les séries policières pas trop compliquées pendant la saison "normale", mais que vous en avez marre des mêmes villes encore et toujours, eh bien voici The Glades qui se passe sous le soleil de la Floride. Moui, comme Les Experts Tbilissi, bon. Nan mais, tout de suite, je vous sens négatifs, là... Bref The Glades, c'est la même chose que d'habitude, mais pas au même endroit que d'habitude, et ça c'est exactement ce qu'on cherche dans une série d'été, n'est-ce pas ?
Non ?
Ah. Vous non plus, hein...? Bon. Je pressens le post ravageur.

TheGlades

Chez A&E, on est des petits malins. On a bien compris que s'il fallait braconner sur les terres des networks, c'était pendant les vacances, quand les séries qui rameutent du peuple sont en hiatus. Et c'est probablement la raison derrière l'achat de The Glades, qui picore à tous les râteliers. Par exemple, le coup du flic pas très conventionnel et qui tape sur les nerfs de tout le monde, mais super doué, on ne nous l'avait pas fait du tout avec The Mentalist. Oh mais pardon ! Là c'est différent, car Jim Longworth a la particularité de... de... eh bien, il pose des questions. Vous admettrez que c'est pas courant, pour un flic. Bon, et il se repose sur les preuves aussi. Aha ! Ça c'est très anticonformiste ! Sans compter que, pour capitaliser sur une mode dont je parlais récemment avec Memphis Beat, on a ajouté un truc qui fait vaguement couleur locale, puisque le premier crime se déroule au coeur des Everglades, et que vu le titre de la série, on devine que ça ne va pas s'arrêter là. C'est bien, ça donne l'impression de voyager tout en contenant les spectateurs locaux, c'est vraiment la marotte télévisuelle du moment, ça.

Mais dans le fond, le téléphage averti a vite une overdose de tous ces éléments tellement familiers. Et l'intrigue peu stimulante n'arrange rien à l'affaire : il suffit de voir comment les rebondissements s'enchaînent sans nous émouvoir, comment les personnages nous désintéressent totalement de leur vie, comment les pistes explorées ne suscitent pas le moindre intérêt. Alors, forcément, quand survient le petit retournement final, on n'en a plus rien à faire, surtout que ça semble passablement cliché. Pour résumer : si je m'étais intéressée à l'épisode, je l'aurais probablement vu venir, mais je n'en étais même pas là.

Reste Jim qui cabotine, et cabotine, et cabotine encore ; et il a raison d'en faire des tonnes, la série ne tient que sur ça, sur ces quelques passages pendant lesquels le héros va se rendre indubitablement irritant, mais tellement drôle finalement. Essentiellement parce qu'on n'est pas convaincus qu'il se rende compte du niveau de ridicule de son manège pour se rendre intéressant. Mais on le sait que tu es le héros de la série, on le sait Jim, cesse d'en faire des tonnes, tu vas te la taper la petite Kiele !

Je veux bien que l'été soit une période pendant laquelle on se détend, et pendant laquelle on accepte d'être juste un peu moins regardants. Je regarde Royal Pains et (presque régulièrement) Drop Dead Diva, au nom du ciel, vous pensez que je ne le sais pas ? Mais enfin, soyons clairs... la saison d'été a vu le jour pour qu'on évite les rediffusions, alors est-ce vraiment raisonnable de nous fourguer des polycopies pareilles ? Je vous le demande.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Glades de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 10:06 - Review vers le futur - Permalien [#]

10-05-10

La route est droite, mais la pente est forte

On a tous entendu ces petites phrases, mais rien à faire, on ne s'y fait simplement pas.
- "Les Américains ça doit leur faire drôle, une série aussi intelligente !"
- "Nan mais attends, une série américaine ; moi je m'attendais à pire !"
- "J'aime bien cette série... même si elle est américaine."

Ces phrases, vous les aurez reconnues, ce sont celles que sortent les apprentis-téléphages en pleine épiphanie, ces débutants qui découvrent que les termes "les séries américaines" recouvre plus que Dallas, la dernière série dont les médias aient suffisamment parlé pour qu'ils y jettent un œil, et dont ils avaient tiré une leçon assez médiocre sur les capacités télévisuelles de l'Amérique, ce pays notoirement crétin vu de notre côté de l'Atlantique où tout est si beau, si intelligent, si culturellement exceptionnel.

Une fois de plus, aujourd'hui, j'ai entendu ces phrases et quelques autres, clichés typiquement français sur "les séries américaines", dans ce que l'expression a de plus péjoratif.
Il parait que Dr House finit ce soir, et l'apprentie-téléphage à qui on doit cette sortie imprégnée de stéréotypes, s'attristait de la disparition de cette série de son écran. Surtout que, je cite, "c'est pas souvent qu'une série américaine se montre aussi intelligente, ils ne doivent rien comprendre, les Américains".

On leur dit ? On leur dit que pendant 7 ans, ces Américains en question ont regardé une série sur un network parlant de leur Maison Blanche, des compromis et de la politique politicienne, quand nous n'en avons pas eu plus d'une saison sur notre Élysée (et sur un tout autre registre) ? On leur dit également que sur le câble, actuellement, il y a des Mad Men, des Big Love, des Breaking Bad, des... Non, on leur dit que la liste est trop longue ? Que les séries intelligentes, venant des Américains, ce n'est pas l'exception surmontant les pires obstacles, mais une frange fournie de leur production télévisuelle ?

Bien-sûr, quand on a l'habitude des Experts Stuttgart, des Experts Leipzig et des Experts Hannover, ou pire, qu'on regarde Bones ou NCIS, ça doit faire un choc. Mais si vous êtes impressionné par Dr House, accrochez-vous, ça va secouer quand vous allez découvrir d'autres séries. "Des séries américaines".

Route

C'est là aussi que je mesure l'ampleur de la tâche qui m'attend quand j'essaye de parler de fiction asiatique. Rien n'est acquis en matière de télévision américaine, finalement, à propos de laquelle les préjugés restent nombreux. Les Américains sont donc des benêts, incapables de faire des séries de qualité (et d'ailleurs j'aimerais qu'on me cite des séries françaises qui soutiennent la comparaison, juste une fois, dans ce type de conversations). Mais alors, les Japonais ? Ces crétins qui ne savent faire que des émissions où on mange des trucs improbables et où on se casse la figure ? Et les Coréens ? Ah bon les Coréens ont la télé ?

De cliché en cliché, la vision qu'ont beaucoup de gens de la télévision n'a pas progressé, finalement. Le "phénomène des séries télé" n'a été un progrès que pour un microcosme qui s'est cru parvenu à un certain seuil de légitimité culturelle. Mais le grand public n'a toujours qu'une vision étriquée de l'objet de notre passion...

Alors même quand certains jours, on a envie de fermer la boutique parce que les commentaires, les retours ou les statistiques ne suivent pas, on se dit qu'il y a encore tant à faire pour essayer de faire entrevoir les horizons que nous avons sous les yeux au quotidien, qu'on reprend le clavier et on s'y remet.

Posté par ladyteruki à 15:27 - Point Unpleasant - Permalien [#]

02-04-10

Revisions

Depuis l'année dernière, et son mois de janvier qui a apporté son lot de retentatives téléphagiques (j'ai alors regardé les pilotes de plusieurs séries que je craignais d'avoir jugées trop vite), j'ai pris l'habitude, pourvu d'avoir un peu de temps pour le faire, de donner leur chance à d'autres séries. Avec toujours dans l'idée que, peut-être, quelque chose m'avait échappé la première fois. Tenez, finalement : quand j'ai fini par donner à Big Love un peu plus de temps et d'attention, ça a payé. Partant du principe que, bon, on sait pas, ça peut se produire avec une autre série, je poursuis, dans la limite des stocks de temps disponible, ces réexplorations.

C'est comme ça qu'il y a quelques jours, je me suis remis le pilote de Psych. Psych que j'appelle Psych et pas Enquêteur malgré lui, déjà parce que j'essaye quand même d'éviter le ridicule de temps à autres, et surtout parce qu'avant que TFHein ne déshonore la série avec ce titre abject, j'avais déjà vu le pilote et le nom de la série était resté en VO.

Justement, ça me revient... je l'avais vu avec mon homme de l'époque et ma frangine, ce fameux pilote. On était tous les trois sur le lit (rapport au fait que nous n'avions pas de canapé dans notre studio, histoire de pouvoir y circuler) et on avait regardé ça dans le noir, en silence, et en VO. Je me rappelle qu'il y avait une chaleur moite dans la pièce, qu'on était agglutinés devant l'écran de l'ordi, et qu'on n'avait pas trop discuté pendant l'épisode.
Ma soeur rei, qui n'est pas tellement une adepte des séries qu'on regarde sans sous-titres (ce qui est ma façon diplomatique de dire qu'elle n'en bite pas un mot) semblait comprendre quand même pas mal de choses, et ne posait pas tellement de questions comme elle le fait d'ordinaire (exemple : rei devant le pilote de Reba, avec la VO + l'accent, c'est la garantie de s'interrompre toutes les deux secondes pour traduire ce qui vient de se dire).
Après quoi, si je me souviens bien, on avait tous convenu que c'était sympa mais sans plus.

Ensuite, hormi une ou deux fois où j'étais tombée dessus sur TFHein et avais regardé quelques minutes avec un vague amusement, je n'y étais plus revenue. Concrètement, je pense pouvoir avancer sans me tromper que, à part ce pilote, je n'ai vu aucun autre épisode de la série en entier. Finalement, c'est un peu la même histoire que celle qui est arrivée à Chuck (quoique je pense avoir regardé un ou deux épisodes de Chuck complets ; mais guère plus).

Psych

Voilà exactement une série qui entre dans les critères de mes retentatives, donc. Elle n'est pas mauvaise, elle n'est pas excellente, elle a eu le malheur d'être au milieu et, peut-être, avec le temps, mon opinion à son sujet pourrait-elle changer. Ça s'est déjà vu après tout !

Alors me revoilà, 4 saisons plus tard quand même, à me remettre devant le pilote histoire de voir. Parce que finalement c'est uniquement de ça qu'il est question.

Je ne me rappelais pas avoir autant ri la première fois, et c'est sans doute la bonne nouvelle, finalement. C'est vrai que ça fait plaisir, une fois de temps en temps, qu'un flic ne se prenne pas au sérieux comme CSI Pocahontas, CSI Marsupilami et CSI Ratigan. On dépasse le stade de la comédie policière à la Monk pour aller vers un personnage franchement humoristique. Je le répète, c'est un plaisir.

Alors, effectivement, le pilote était mieux que dans mon souvenir. Si je retombe sur un épisode, à l'occasion, je ne zapperai peut-être pas, cette fois. Mais quand j'essaye de m'imaginer en train de regarder toute une saison... ça reste quand même une série policière, construite vraisemblablement sur des enquêtes indépendantes, et dont les ressorts me semblent assez évidents : il y aura toujours quelqu'un pour suspecter Shawn de ne pas être crédible, mais il finira toujours par résoudre l'affaire... Je ne me sens pas de taille à affronter ça épisode après épisode, même en tenant compte des répliques drôles qui ne manqueraient pas de les ponctuer.
Bon, si, peut-être un épisode ici, ou là, si jamais je m'ennuie dans mon planning téléphagique. Mais ça n'ira jamais plus loin.

Verdict : Psych réhabilitée...
Mais je vais quand même la laisser où elle est.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Psych de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 11:19 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

02-09-09

CBS n'a qu'à bien se tenir

L'autre jour, je vous parlais de BOSS dont il ne fait aucun doute qu'elle pioche des idées dans la réalisation des fictions policières américaines du moment. Aujourd'hui je vais vous parler d'une autre série policière japonaise, mais alors elle, c'est pas de la pioche, c'est un emprunt sur 10 ans avec un énorme taux d'intérêt. Je vais vous poster le générique plus tard pour vous donner une idée de l'ampleur des "dégâts", mais avant toute chose, je vais quand même un peu rétablir la justice : j'aime Grissom, mais il est loin d'être aussi fun que Tsukumo, le personnage principal de MR. BRAIN.

D'ailleurs il y a pas mal de choses très japonaises dans MR. BRAIN, une preuve de plus que lorsqu'on donne quelque chose d'occidental à une production nippone, elle le mâche consciencieusement avant de le recracher à sa sauce ; c'est aussi pour ça que j'aime les Japonais, ils arrivent à faire les mélanges que la fiction française ne parvient pas à faire, et trouvent un équilibre entre exception culturelle et mimétisme, ils sont magiques ces Japonais, ils n'inventent rien, mais ils parviennent à tout traduire dans leur culture, quelle leçon formidable.

Bref, MR. BRAIN, c'est drôle. Un drôle beaucoup plus mis en avant que dans BOSS d'ailleurs, dont je vantais l'humour subtil dans le post évoqué plus haut, grâce à des petites scènes complètement décalées comme celles-ci :

MRBRAIN_romantic
La scène d'intro, ou comment tout a commencé comme une comédie romantique, mais non.
(cliquer pour cagouler)

MRBRAIN_lol
J'ai explosé de rire en voyant ça... et après je me suis sentie moins bête. Tout bénef !
(faudra regarder l'épisode pour la voir, celle-là)

Imaginez ça au milieu d'un épisode des Experts, franchement... Je suis pas sûre que même le clownesque NCIS oserait.

Mais MR. BRAIN n'est pas une comédie, au contraire : son heure et demie de pilote (ouais, quand même) laisse bien comprendre qu'on est dans la série policière avec tout le package : enquête, analyses scientifiques, et tentatives de confondre le suspect. Mais son personnage est largement plus loufoque (on va y revenir) et son univers pseudo-scientifique est largement moins terre-à-terre que celui des Experts, toujours mornes comme c'est pas possible, et faisant semblant de vivre dans un univers réaliste ("ah, mon analyse ADN est prête en 2h, super, je vais pouvoir rentrer border ma fille"). Dans cette série, on en rajoute dans le high tech, on colle des scientifiques dans tous les sens, etc...

Quant au personnage principal, interprété par un pilier de la fiction japonaise, j'ai nommé Takuya Kimura (hiii, je ne suis plus vierge, j'ai enfin regardé ma première fiction avec Kimutaku !), il est largement plus haut en couleurs que l'ensemble des personnages de la franchise des Experts qui se réuniraient sous une palette de filtres.
Imaginez le truc : il y a 5 ans, il était host (= gigolo qui couche pas) et il a eu un accident et a subi des dommages au cerveau. Sauf qu'au lieu d'en clamser ou de devenir un légume, en fait il s'est mis à utiliser une autre partie de son cerveau, et c'est de là qu'est née sa fascination pour le cerveau humain, dont il a fait sa spécialité, spécialité dans laquelle il est devenu expert. V'suivez ? Il a entièrement changé de personnalité, n'aime plus rien de ce qu'il aimait avant, et il a perdu l'aptitude à réagir de façon "socialement correcte", mais à part ça c'est un génie, quoi.

Contrairement à des Monk et compagnie, cette différence ne fait pas qu'il "est bien atteint mais quand même doué", juste qu'il est doué et pas facile à supporter pour tout le monde, parce qu'il pense "out of the box". C'est assez cool d'avoir un personnage comme ça, finalement assez libéré, sans qu'on cherche à lui inventer une faille quelconque qui le rendrait pitoyable. Non, il est juste différent, pas spécialement attendrissant comme une pauvre chose, un loser patenté, un geek asocial... il est juste différent et ça fonctionne à fond. Ça explique aussi les réactions qu'il suscite, soit fascination, soit extrême irritation. En cela son personnage, bien que finalement assez peu approfondi au cours de l'épisode (seulement l'intro et l'outro de l'épisode lui sont dédiées), est parfaitement bien décrit par les multiples petites bizarreries qu'il fait et qui rendent les autres absolument fous.

Pour ce qui est de l'aspect policier, qui comme vous l'imaginez n'est vraiment pas ce qui m'a captivée, l'enquête, bien qu'un tantinet longuette, était plutôt bien pensée. Ce qui est d'ailleurs assez amusant c'est que notre Tsukumo travaille dans un grand laboratoire de police, avec un service pour chaque chose (ADN ici, analyse d'images là, empreintes par là), et que tout ce petit monde a plein d'ordinateurs et de fioles et de trucs incroyables, et que Tsukumo, eh bien il travaille avec juste son cerveau (et une jolie table tactile pour éduquer ceux qui viennent le voir dans son bureau). Tout en jouant à fond la carte du high tech, MR. BRAIN a donc une particularité incroyable, celle de ne pas se reposer sur l'étude des preuves matérielles, et ce mélange fait un bien fou quand on est en overdose d'experts en tous genres.

MR. BRAIN a donc le talent de mélanger des éléments propres aux séries policières qui fonctionnent aux USA (et qui s'exportent bien dans les autres pays) et une solide dose d'anticonformisme pour rester divertissant sans avoir un sérieux goût de redite. Le bémol, c'est que l'enquête du pilote, en plus de trainer en longueur comme je l'ai dit, n'est pas très originale, et que pour bien faire il aurait fallu innover aussi dans cette direction. Mais si vous cherchez une alternative aux Experts Vegas, Experts Miami, Experts New York... bah tentez les Experts Tokyo, on se fend bien la poire et ça change du pain quotidien.
Personnellement, si je devais recommander une série japonaise de cette année à quelqu'un qui jusqu'alors ne carburait qu'à l'import US, je recommanderais MR. BRAIN, l'immersion est facile et c'est suffisamment hybride pour plaire même à des néophytes en matière de dorama.

Allez, si j'ai un peu piqué votre curiosité, montrez-le en commentaire, et ce soir vous aurez gagné le générique.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche MR. BRAIN de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 05:33 - Dorama Chick - Permalien [#]

11-08-09

Mademoiselle est servie

Dans quelques semaines se tiendront mes réjouissances télévisuelles préférées, les Emmys. Qui dit Emmys, dit d'une part qu'on est en septembre et donc que les pilotes pleuvent, et d'autre part qu'une nouvelle cérémonie va se dérouler, et comme vous le savez j'en suis friande.
Il n'aura pas échappé à la sagacité des plus attentifs d'entre vous qu'actuellement, nous sommes en août. Et qui dit août dit peu de pilotes, et pas de cérémonie de remise de prix. La déprime totale, quoi. Mais heureusement, avec un peu de curiosité, on arrive à tout dans la vie, et me voilà donc à éplucher la liste des Television Drama Academy Awards, l'équivalent des Emmys au Japon.

Je dis "équivalent", mais ce n'est pas tout-à-fait vrai. Les Emmys sont la grand-messe annuelle de la télévision américaine, tandis que les TDAA sont remis... quatre fois par an. Vous avez bien lu. En même temps c'est logique, parce que si vous vous en souvenez, je vous ai déjà expliqué qu'il y a quatre saisons télévisuelles par an au Japon, les séries n'excédant pas la douzaine d'épisodes, et ne se prolongeant presque jamais au-delà d'une saison, on arrive à... je vois que ça mouline, je vais vous épargner des calculs : trois mois de diffusion par série. Il y a donc les séries d'été, d'automne, d'hiver et de printemps. Donc vu l'afflux de séries à chaque saison, la cérémonie annuelle, ça ne le faisait pas trop, et puis finalement, c'est cohérent d'organiser une remise de récompenses par saison, non ? Les Television Drama Academy Awards sont donc organisés quatre fois l'an, ce qui fait qu'en 15 ans d'existence, il y a déjà eu 61 cérémonies. Quand un téléphage s'ennuie, il peut toujours se pencher sur les résultats de ces awards, ça l'occupe ! C'est précisément ce que j'ai fait ce weekend, en fait : j'ai consulté la liste des cérémonies passées. Et de la même façon que, quand viennent les Emmys, on se dit "ah bon, eux ils ont eu 712 récompenses ? Je vais ptet jeter un œil, quand même", eh bien j'ai été faire mon marché.

Que l'été dernier, Last Friends ait rafflé à son tour 712 récompenses, comme une espèce de A la Maison Blanche nippon ("et l'awards de la série qui a tous les awards pour la 5e année consécutive est..."), je ne suis pas surprise, et si vous n'avez pas encore vu Last Friends, ne lambinez pas sur ce post, vous avez une dérogation pour en arrêter la lecture et filer vous cultiver. Qu'au printemps, ce soit Mei-chan no Shitsuji, ça m'a laissée un peu plus perplexe. Mais bon, tant qu'on a pas vu, on n'a pas le droit de râler. Pour m'assurer que je pouvais continuer à râler, j'ai donc vu.
J'en ai d'ailleurs encore la rétine irritée.

Mei-chan no Shitsuji (le majordome de Mei), c'est l'histoire d'une ado qui se découvre subitement un héritage incroyable et qui se voit envoyée en pension complète dans la plus prestigieuse des écoles pour filles blindées de thune du Japon. Dans cet internat, chaque étudiante a un majordome intégralement à son service, qui lui sert aussi d'homme de compagnie, de garde du corps, et plus si affinités, et Mei ne fait pas exception à la règle, elle a effectivement un majordome, qui n'a pas oublié d'être hyper charmant, toujours poli, et puis relativement mignon du moins pour les critères en vigueur sur l'Archipel. Ce serait bête de gâcher.
Sauf que comme Mei a été éduquée dans un milieu qu'on pourrait qualifier de modeste (je vous épargne les détails), elle n'est pas trop dans son élément et les autres étudiantes ne vont pas se priver pour le lui faire sentir.

Et tout ça avec des effets visuels à couper le souffle. Principalement parce que vous mourir étouffé semble être un doux apaisement.

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Lumières, roses dans tous les sens, et cet horrible effet de halo qui fait saigner des yeux. L'abomination est totale. Si après avoir regardé des saisons des Experts Funafuti, vous n'êtes pas encore aveugle, ça ne devrait plus trop tarder.

A l'époque où je m'intéressais un peu au monde de l'animation, je lisais pas mal de choses sur Utena, et je dois dire que Mei-chan no Shitsuji présente des similarités confondantes avec cette série sur le papier : pensionnat de jeunes filles ultra-riches, pseudo-complots ourdis dans l'ombre, fleurs dans tous les coins, et love story impossible... Je n'ai jamais vu Utena mais j'ai l'impression que c'est tout comme à présent.

Je réprime donc à grand'peine un soupir, et tourne vite fait la page Mei-chan no Shitsuji. Inutile de s'attarder.
Donc au prochain épisode, on se demandera combien ça coûte d'acheter l'award de meilleure série...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mei-chan no Shitsuji de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 10:29 - Dorama Chick - Permalien [#]

18-07-09

Les networks doivent-ils arrêter de diffuser des séries dramatiques ?

Mais nan, je ne pose pas la question sérieusement !
C'est juste une façon de parler... quoique ? Nan ! Ou bien ? Ah bah, tout d'un coup, j'hésite.

Et si j'hésite c'est parce que cette semaine, en survolant les nominations aux Emmys (je préfère la cérémonie elle-même à ce qui la précède), quelque chose m'a frappée : l'Emmy de la meilleure série dramatique a 5 chances sur 7 d'être décerné à une série du câble. Et tout-à-fait entre nous, j'ai aussi envie de dire qu'entre Mad Men et Lost, quelque part on ne joue pas vraiment dans la même catégorie. Toutes les deux dramatiques, bon, certes, mais l'excellence penche plus d'un côté de la balance que de l'autre.
Plus troublant encore, c'est quasiment l'opposé qui se produit côté comédies : l'Emmy de la meilleure série comique a 3 chances sur 7 seulement d'être remis à une série du câble.

C'est un peu logique, je trouve : il est plus facile de faire rire plein de monde avec la même blague (surtout quand, comme dans 30 Rock, on n'est pas allés la chercher bien loin), que d'émouvoir ou intriguer tout le monde avec une même intrigue. L'un et l'autre n'ont pas le même pouvoir universel. Donc pour un network dont le principal soucis, surtout en ce moment, est de fédérer du monde sans trop se compliquer la vie, la comédie reste la solution la moins casse-tête.

Du coup, je me suis surprise à rêver, imaginant ce que serait un monde où l'on rirait sur les networks, et pleurerait sur le câble...

Les networks tenteraient d'une part de réanimer le genre moribond du sitcom, en réinvestissant la prise de vue en multi-caméra, d'ailleurs moins chère. On les verrait lancer de plus en plus de dramédies, aussi ; d'abord alignées sur un format de 20 minutes comme Jake in Progress, puis même sur un format de 45 minutes, amené à occuper les cases prime time dédiés à des formats plus longs, un peu dans le genre de Desperate Housewives.
En face, les chaînes du câble, rarement capables de produire des séries comiques réellement efficaces d'ailleurs, opteraient pour la procédure inverse, apportant ainsi le plus grand soin à la niche dans laquelle ils se positionnent, et créant à l'intérieur-même de cette niche une autre niche pour chaque série dramatique. En s'adressant à une part bien précise de leur audience déjà spécialisée, ils seraient certains de mettre dans le mille et de ne pas décevoir leur public outre mesure, et donc de pérenniser leurs shows sur la base d'audiences correctes. Ils n'hésiteraient pas à progressivement emprunter des formats moins traditionnels, habituellement propres aux networks, tels le daytime ou le format de 20 minutes, mais en l'appliquant aux séries dramatiques, comme, disons, on imagine hein... In Treatment.

Hmmmm...
Bah je vais vous dire : on n'en est pas si loin.

Est-ce que pour sauver leur peau, les networks vont complètement abandonner les séries dramatiques ? Vu le niveau général, j'ai envie de leur souffler que oui. Mais bon, les networks sont encore les meilleurs pourvoyeurs de séries policières, et celles-ci ne sont pas (encore ?) passées à un format plus court. Quoique ce serait peut-être à tenter, quand on voit l'épaisseur d'une intrigue dans Les Experts Bangui...
Mais, si je ne nous prédis pas la disparition de la série dramatique des networks, force est quand même de constater que cette répartition des genres a quand même de fortes chances de s'accentuer avec de telles nominations aux Emmys.

Et puis, quand bien même, pourquoi pas ? Qu'aurait à craindre le spectateur d'un tel phénomène ? Si HBO, Showtime et AMC s'occupaient uniquement de séries dramatiques, moi ça me conviendrait tout-à-fait. Autant laisser ça à ceux qui savent.

JonHammTinaFey

Posté par ladyteruki à 11:18 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

16-06-09

Ethique téléphagique

"La série est beaucoup trop complexe à suivre pour le téléspectateur lambda (sans insulte aucune puisque j'ai moi-même décroché : impossible de la regarder en faisant autre chose)."

Wow, wow, wow. Quoi ? Je... j'ai bien lu, là ? Je veux dire... attendez, j'ai dû louper quelque chose. Et en plus, ça vient d'Eske. Alors là, je suis mortellement déçue. Arrêtez tout, on recommence.
Comme ma mission sur Terre, si je l'accepte (et je l'ai acceptée un soir de janvier), est de propager la bonne parole téléphagique de par le monde, je me dois d'intervenir. C'est même urgent, à ce stade. Car on vient d'atteindre un point de non-retour, je dirais. Quand un téléphage que je tiens en haute estime commence à dire des choses comme ça, on sait qu'il est expressément temps d'agir.

Premièrement, au nom de tous les télambdas du monde, je tiens à m'insurger : c'est pas parce qu'on n'est pas un passionné de séries qu'on n'est pas capable de se bloquer 45mn devant un épisode. Quand je dis "se bloquer", je dis bien : regarder la télévision de façon exclusive, quitte à sortir la vaisselle de la machine plus tard, ou à empêcher fiston de jouer avec les prises électriques un autre jour. On n'a pas besoin d'être passionné pour regarder un épisode en évitant d'en profiter pour se vernir les ongles d'une main, mettre la table de l'autre et changer la couche de la petite dernière avec les doigts de pieds (vous pensez qu'on ne peut pas changer une couche avec les pieds, si-si, c'est possible). Je ne suis pas télambda moi-même, mais j'en ai connu beaucoup (mon travail de contagion est en cours, cela dit). Et ils étaient capables de tenir 45mn devant une série en se concentrant sur ce qui s'y passait. D'ailleurs, chose merveilleuse, is sont capables de le faire pendant 1h30 devant un film, ce qui est une plutôt bonne nouvelle, du moins dans le cas qui nous préoccupe. Donc, non, je suis désolée, mais ce n'est pas parce qu'on n'est pas téléphage qu'on n'est pas capable d'accorder à un épisode l'attention qui convient. Le succès sur TFHein de séries policières peu feuilletonantes en est à mon avis la preuve flagrante.

Et surtout, deuxièmement, je tiens à rappeler l'une des règles de base de la téléphagie : si vous voulez pouvoir vous targuer d'aimer les séries télé, regardez-les. Ne les écoutez pas. A des fins purement éducatives, je pense qu'il faut reprendre par les bases.

CeciEstUneTV   CeciEstUneRadio
Télévision   Radio

On entrera dans les subtilités pendant une prochaine leçon, mais disons tout simplement pour résumer que la télé a un écran, et la radio n'en a pas. Avec un peu d'observations et de pratique, vous vous en apercevrez. Notez bien que je n'ai rien contre la radio. Mais de la même façon qu'il est absurde de rester assis à fixer une radio, il est absurde de se contenter d'écouter la télévision. On pourrait dire que c'est en quelque sorte la règle d'or de la téléphagie. C'est tout simplement pas fait pour, quoi.

Donc voilà, à partir de maintenant, considérez-vous éduqués. Le prochain qui me dit qu'il a regardé une série sans la regarder en continu, c'est simple, je bannis son IP et je fais un mot aux parents.
La prochaine fois qu'une série vous aura semé en route, vous trouverez une meilleure excuse que ça, j'espère !

Vous avez de la chance, c'est l'heure de la récré. Quand vous aurez bien assimilé tout ça, on passera à la leçon suivante et on apprendra comment changer de chaîne pour éviter de voir Les Experts Djibouti pour la 100e fois.

Posté par ladyteruki à 20:55 - Point Unpleasant - Permalien [#]

27-02-09

Thank you, Captain Obvious !

En ce moment, je suis soumise à un régime téléphagique inhabituel, parce que je ne suis pas chez moi. Du coup je me retrouve à regarder des Ma Famille d'abord (qu'on faisait regarder aux prisonniers de Guantanamo), des Grey's Anatomy (ça va, c'est pas encore le moment où ça vire au soap à 100%), des Experts Miami (allez-y, chargez la mule, pourquoi se gêner ? ), et des Bones (oui, mon hôte veut ma mort, pourquoi ?). J'y perds ma santé mentale.
Ce soir, c'était donc régime os, et franchement si quelqu'un doit avoir le crâne fendu pendant un épisode, ce sera bien moi, contre le mur du salon.

Je vous refais le dialogue :
"J'aime penser que mon père [mort] me regarde.
- Les morts ne peuvent pas voir", Temperance Brennan dixit.
SANS RIRE ?

Ce personnage de la nana tellement cartésienne qu'elle ne comprend rien aux choses de la vie touche rapidement ses limites sitôt qu'on passe un épisode entier avec lui, ce qui ne m'était pas arrivé depuis... eh bah, quasiment l'ouverture de ce blog, quand même. Là, comme ça, à blanc, on se dit que mettre ce cerveau froid et rationnel en duo avec un type plus que normal (je veux bien-sûr parler de l'adipeux Boreanaz), ça fait un bon tandem et qu'on va bien se marrer.
C'est un peu comme le crétin décérébré qui nous a pondu le concept derrioère NCIS, si vous voulez. Ce sera tellement poilant qu'on ne va pas se rendre compte que ça ne rime à rien.

Sauf que le Dr "ne l'appelez pas" Bones, au lieu de montrer qu'elle est intelligente à sa façon, et là j'aurais envie de dire pourquoi pas, prouve qu'elle est en fait la dernière des demeurée.
Elle n'est pas cartésienne : elle prend tout au premier degré ! Ce qui, vous serez d'accord avec moi, n'est pas exactement la trace d'une intelligence surdéveloppée.

A chaque épisode, je dis bien à chacun d'entre eux, il faut qu'on lui explique par a + b que ceci est une expression, que ceci se fait, que les gens ont des sentiments, qu'on a dit telle chose mais que ça signifie quelque chose de plus profond...

Qu'un personnage à l'intellect ultra-développé soit socialement handicapé n'a rien de nouveau. Des quantités de personnages l'ont fait avant, et le font encore. Gloire à des mecs comme Monk pour en être le modèle parmi les modèles. Mais au moins ces personnages n'ont pas attendu la 3e saison pour apprendre ce qu'une pompom girl fait à un joueur de basket avec la bouche ! Au nom du ciel, elle devrait au moins être capable de comprendre ce qui se dit dans la pièce, même si elle désapprouve la conduite parce qu'elle ne la considère pas comme logique, non ? Non, elle ne suit même pas la conversation ! Bones donne mauvaise réputation aux scientifiques !

Excusez-moi, je... je vais avaler un calmant. Ca devrait m'aider, je... oh mon Dieu, et le troisième épisode qui n'est pas encore terminé...
Sortez-moi de là.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Bones de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:34 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]


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