ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

04-02-12

Depuis le temps...

LifeonMars

...J'avoue que je n'ai jamais réellement eu envie de regarder Life on Mars. Les séries se déroulant dans le passé m'intéressent moins que les séries tournées dans ce même passé, sans parler de mon problème avec les séries policières (je vais y revenir). Mais surtout, j'en avais lu tant de bonnes choses, y dans compris plusieurs commentaires sur ce blog ces derniers mois, il y avait les gifs, et les répliques, et tout un tas de choses sur lesquelles je suis tombée, plus ou moins par hasard. Et ça, ça me refroidissait bien plus que tout le reste, parce que rien n'est plus risqué que tenter, des années après tout le monde, une série dont votre entourage semble dire tellement de bien ; vos attentes deviennent vite démesurées et la déception n'est, par voie de conséquence, pas bien loin.

Au final, n'ayant vu que deux pilotes cette semaine, j'ai fini par me résoudre à tenter le pilote de Life on Mars en ce samedi.

Il y a beaucoup de choses qui m'ont plu dés le début.
J'ai énormément pensé à L'Odyssée imaginaire pendant certains passages. John Simm est égal à lui-même, c'est-à-dire parfait ; Glenister se défend aussi, comme d'habitude. En dépit d'une intro reposant intégralement sur UNE chanson, j'ai apprécié les silences, la volonté de ne pas en rajouter dans la reconstitution en mettant de la musique des années 70 partout, la réaction de Sam lorsqu'il réalise lentement ce qu'il lui arrive. Je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer qu'Archie Panjabi était dans le pilote, et ça par contre, personne n'avait pensé à me le dire (j'aurais probablement regardé ce pilote il y a des mois de ça, si je l'avais su !).

Mais malgré tout ça, je m'ennuyais un peu. Il a fallu attendre que 40mn environ soient passées pour que je sois vraiment charmée. Et en fait, c'est quand le tandem Simm-Glenister a commencé à vraiment faire des étincelles, quand les musiques ont commencé à devenir psychédéliquement caricaturales, quand j'ai vraiment senti l'effet 70s, que s'est produit le déclic.
Comme quoi, il y a toujours des exceptions à la règle.

Malgré cette fin d'épisode intéressante et excitante, j'avoue que je ressors du pilote de Life on Mars avec une grosse hésitation pour la suite.
Problème majeur : les enquêtes policières, très peu pour moi ; celle de ce premier épisode était ennuyeuse et n'a pris de l'intérêt que dans les toutes dernières minutes de sa résolution, ça ne m'a pas captivée ici en particulier, et j'ai développé en général une telle allergie ces dernières années que ça risque de m'être difficile de suivre une série policière, même ayant d'autres éléments à offrir comme celle-ci. Je ne raffole pas non plus de la perspective de voir Sam se heurter aux différences techniques et institutionnelles entre son époque d'origine et son époque d'arrivée à chaque épisode. Je ne suis pas là pour regarder Les Brigades du Tigre, hein. Sinon, bah... je regarderais Les Brigades du Tigre.

Ce n'était pas une mauvaise expérience. Simplement, je ne suis pas certaine d'accrocher sur le long terme. J'ai peur que me lancer dans une intégrale de la série n'ait tendance à m'irriter un peu avec la répétition des éléments se rapportant aux angles policiers.
Au moins, si je meurs demain, je ne mourrai pas totalement idiote, et c'est déjà ça.

Et au fait, la version US, elle donne quoi ?

Posté par ladyteruki à 23:23 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

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