ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

01-02-11

[DL] The Practice

Il devait être écrit, quelque part, que j'aurais envie de revoir The Practice en ce moment. Déjà parce que... eh bien, vous verrez. Ensuite, parce que le 3e épisode de Harry's Law (le premier à vraiment m'intéresser ET m'émouvoir) m'a rappelé à quel point je pouvais adorer le colossal Steve Harris. Pun intended.
En revoyant ce générique, tout m'est revenu : la claque que je me suis prise devant M6 il y a des années, en regardant les premiers épisodes avec ma mère et ma sœur. Le méchant crush que j'avais pour Dylan McDermott avant qu'il n'aille se commettre dans Dark Blue. L'immense vertige ressenti devant certains épisodes, depuis restés mes préférés, comme L'Esprit de l'Amérique et Instinct de Survie. Un autre genre de vertige devant le prix de la première saison en DVD...

ThePractice
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Oui, devant ce générique, c'est tout ça qui me revient. Et plus encore. Car pour moi, le générique de The Practice, c'est aussi un résumé de tout ce qu'il faut ne pas faire avec un générique. Les séries de Kelley ont cet incroyable trait commun d'avoir systématiquement un générique raté. C'est une constante, illustrée notamment par un travers (que j'assimile à un héritage de L.A.Law), qui est de montrer les personnages en train de parler en marchant, de marcher en parlant, d'ouvrir des portes, de passer des portes, de se retourner dans un couloir, bref tout ce qui peut avoir l'air absolument nullissime et pas du tout glamour, les personnages des séries de Kelley le font à qui mieux-mieux dans le générique. Généralement sur une bonne musique (il a pas des goûts de chiottes en musique, le Kelley), mais avec une mise en images laissant largement à désirer. Dans le générique de The Practice, les personnages parlent (surtout s'ils sont des hommes...), mais en plus, la musique est truffée, voire saturée, d'effets sonores qui semblent de prime abord parasites. Tout n'est que bruit d'ambiance avec vaguement une petite mélodie derrière. Ici, il faut encore y ajouter une image sale, une accumulation de plans rapides et pas toujours très clairs d'objets parfois éminemment quelconques...
Tout ce qu'il ne faut pas faire avec un générique... et quand même le réussir. Car ce sont justement ces éléments cumulés, dont on aurait pu jurer qu'ils donneraient un résultat médiocre, qui permettent de parvenir à ce résultat, qui est certainement le meilleur générique d'une série de Kelley. Une perfection faite de dureté et de froideur.

Mon Dieu, vous n'avez pas idée des frissons qui sont les miens alors que je fouille avec animation dans ma telephage-o-thèque pour en ressortir mon précieux coffret qui y a pris la poussière depuis un bon bout de temps. Pas glop : je venais de me remettre à Urgences, et me voilà attirée par une autre série de plusieurs saisons que j'ai envie de rattraper. Glop : ça veut dire que la motivation revient, peu à peu.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Practice de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:15 - Médicament générique - Permalien [#]

31-10-10

Dust storm

CircuitItinerant

Depuis une bonne décennie, je suis une grande amatrice de drames judiciaires. Si j'ai probablement toujours vu des séries de ce genre, la première que j'ai regardée attentivement était The Practice, diffusée par M6 pendant un temps. Quelques années plus tard, la confirmation s'est faite avec L.A.Law, découverte sur France 3 en deuxième ou troisième partie de soirée en 2000, peut-être 2001. Quelque chose a allumé mon intérêt pour ce genre et ne s'est plus jamais éteint ensuite, parce que la série judiciaire est, en quelque sorte, comme la science-fiction : on peut s'en servir pour parler d'absolument tout ce qui nous préoccupe.

Le problème c'est que bien souvent, ces séries sont justement préoccupées par des affaires bien spécifiques : des accusés de meurtre, souvent (bien que pas toujours, certes). C'est un reproche que j'adresse notamment à The Defenders que pour l'instant j'ai mise en pause, après trois épisodes vraisemblablement trop peu intéressés par les cas des "petites gens", pour se préoccuper d'affaires classiques. Je ne dis pas qu'il ne faut pas parler de ces thèmes, des problématiques morales qu'ils soulèvent, des enjeux dramatiques qu'ils permettent, mais enfin, on tourne parfois un peu en rond. Et puis, ça manque aussi un peu de proximité : combien de fois dans votre vie avez-vous été confrontés à un meurtre ? C'est finalement à rapprocher de mon problème avec les nombreuses séries d'enquêtes qui éclipsent le travail de proximité de la police en uniforme.

Du coup, quelle n'a pas été ma surprise lorsque j'ai appris que le principe de The Circuit était le suivant : une cour itinérante qui s'aventure dans les zones reculées de l'Australie afin que la Justice puisse être accessible à tous. Déjà, je trouve cette idée remarquable : ce pitch évoque un certain idéal de Justice, proche du retour aux sources des fondements de la loi, et j'aime l'idée que le tribunal, à la télévision, ne serve pas seulement à développer de grandes idées mais aussi tout simplement à tout simplement dépeindre certaines réalités "ordinaires".

C'est donc avec un grand a priori positif que je me suis mise en quête du pilote de The Circuit, et sans l'aide de Sowey, que je remercie chaleureusement, j'y serais encore.
Mais rien n'était joué car, je vous l'ai déjà dit, la fiction australienne est rugueuse, c'est à la fois sa force et sa faiblesse, et cela peut parfois être rédhibitoire. Pour autant, la perspective de découvrir le fonctionnement de la Justice australienne, les problématiques intimement liées à la société aborigène, et les jolies photos de promo (même photoshoppées à outrance) ne laissaient pas le moindre doute sur le fait que je devais absolument voir le pilote.

Après un énigmatique message d'avertissement pour la spectatrice française et ignorante que je suis, voilà donc le pilote qui commence de façon assez conventionnelle sur l'arrivée d'un avocat, Drew Ellis, dans cette fameuse cour itinérante. Outre le montage... rugueux, mais définitivement incisif, cette partie est relativement classique. Mais agréable, je tiens à le souligner, car les protagonistes ont quelque chose de peu et de très accueillant.

Le nerf de la guerre, on va le découvrir une fois que le tribunal itinérant siège dans sa première ville. Et c'est là aussi qu'on va comprendre que The Circuit n'a rien de commun avec les séries judiciaires du moment. Dans The Circuit, les cas traités vont en effet du vol de bétail à l'ivresse sur la voie publique, en passant par les violences domestiques. Exit les affaires passionnantes, et c'est justement ce dont Ellis va faire l'expérience rapidement, non sans accuser le coup : le tribunal s'installe, les avocats prennent connaissance de leurs très nombreux dossiers, font en quelques minutes (s'ils sont débrouillards) la connaissance de leurs clients, défendent leur affaire en quelques phrases efficaces, et passent au suivant. Comme le dira Ellis, "ce n'est pas une cour, c'est une usine de saucisses", du travail à la chaîne où l'on n'a pas le temps de s'attarder sur les détails, il faut que quand la cour repart, tout le monde ait eu droit à son procès.

Non seulement il s'agit d'apporter la Justice là où elle n'est pas, afin qu'il n'existe pas de territoire dans le pays où chacun n'ait pas le droit et le devoir d'être mis devant la loi, mais en plus il s'agit de veiller à la vie de communautés qui sont non seulement éloignées géographiquement, mais aussi culturellement. La clientèle de ce tribunal du bush, ce sont des aborigènes, une population pauvre, avec les problèmes qui en découlent. Difficile par exemple de ne pas être touché par cet homme âgé qui n'a pas de quoi percevoir une aide pour des soins médicaux, qui se débrouille pour aller en ville en voiture alors qu'il ne devrait pas, et qui se retrouve devant un tribunal pour avoir conduit alors qu'il était dans l'incapacité de le faire.

Mais The Circuit n'est pas dans la commisération. L'avertissement adressé à Ellis est d'ailleurs clair : surtout, ne pas croire qu'il n'y a que des victimes, il y a aussi des ordures. Simplement, dans les circonstances si particulières de ce tribunal, il faut trouver l'énergie de distinguer les pourris des faibles, et surtout, ne pas se laisser bouffer par la misère qu'on voit défiler en un temps record chaque jour...

La fin de l'épisode propose un procès auquel il est porté un attention un peu plus soutenue, et qui présente un enjeu différent. Afin à la fois de montrer que Drew Ellis est un avocat passionné (et un brin idéaliste, ce qui est normal quand on s'engage dans pareille aventure mais qu'on n'en est qu'au début), mais aussi de creuser un peu plus la question des différences culturelles, sans compter le potentiel dramatique, l'histoire d'une jeune mère arrêtée pour possession de drogue fait l'objet de longues scènes. C'est extrêmement touchant, c'est incroyablement puissant, c'est superbement filmé (mes pieds ne touchaient plus terre lors du plan très court pendant lequel Ellis tente de chercher la solution à ce qui lui tord le cœur), c'est magistralement interprété, bref c'est un grand moment de drama judiciaire, sans perdre de vue les objectifs de la série.

Dire qu'il s'agit d'un pilote qui m'a convaincue relève de l'euphémisme. Mais deux coups de cœur en une semaine, je ne sais pas si je vais pouvoir tenir le coup, je ne vous le cache pas ! Pendant que Bollywood Hero continuer de cagouler tranquillement, je suis donc sur le point d'enfourner un deuxième épisode de The Circuit...
C'était une fichtrement bonne semaine pour la téléphagie.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Circuit de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:30 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

10-02-10

Profond, profond... n'exagérons rien

Vous connaissez ma blague préférée sur les avocats ? J'ai déjà dû vous la citer mais qu'importe, elle est vraiment de circonstance quand on sait que ce post va parler de The Deep End.
Un bateau coule avec 100 avocats à son bord, que reste-t-il ? ...Un immense espoir.

TheDeepEnd

Les avocats et moi, c'est une longue histoire d'amour, et je ne saurais dire exactement quand et comment elle a commencé. Mais pour sûr, ça fait plus d'une décennie que c'est la lune de miel. Ah, les heures passées devant Ally McBeal, The Practice ou encore L.A.Law ! S'il n'était pas si laid et si instable, David E. Kelley serait probablement mon héros. Autant les flics, ça me gave, autant des avocats, il n'y en a jamais assez dans ma télé. Pis si je continue à cagouler activement comme je le fais, un jour j'en rencontrerai peut-être un en vrai ? Ahem.

Alors oui, bon, d'accord. Toutes les séries avec des morceaux d'avocat dedans ne me font pas forcément de l'effet. On se souviendra par exemple du désastre Raising the Bar, j'ai eu du mal à aller au bout du pilote et parfois j'en fais encore des cauchemars.

The Deep End ne part pas d'un pied particulièrement original, looooooin de là : il s'agit de montrer les premiers pas dans le métier de quelques jeunes avocaillons à peine sortis de l'université, intégrant un prestigieux cabinet. Bon ça va, on les connait, hein. Il va naturellement y avoir l'idéaliste, celui qui a les dents qui rayent le parquet (ici, c'est une jolie blonde riche), la petite chose discrète... A un moment, couleurs de cheveux à part, j'avais l'impression d'assister à un mélange entre Code Blue (pour la brochette de newbies stéréotypés) et Hokaben (pour le contexte, et encore plus le cas pro bono).
C'est une nipponohile convaincue qui vous le dit, en toute amitié et le plus cordialement du monde : quand on compare une série japonaise avec une série américaine, c'est bien ; l'inverse est par contre mauvais signe. Très mauvais signe. Un corbeau mort sur le pas de votre porte est un meilleur présage, en gros.
Donc le pilote commence et je me dis : "aïe, c'est mal barré".

Les poncifs s'accumulent, mais chose curieuse, l'ennui ne plane pas. Raison numero uno : le cast. Très bon cast. Billy Zane, qui fait son Billy Zane. Clancy Brown, qui a vieillit mais tient encore bien la distance. Matt Long, faut le nourrir ce petit, il a bien mérité son steak. Etc, etc, etc. Raison numero duo : un excellent rythme. C'est un peu surfait en apparence, mais en tous cas il n'y a pas la moindre scène pour meubler. Ça va vite, ça va très vite, on va pas passer la nuit sur la présentation des personnages mais on va pas zapper la question non plus, alors mettez votre ceinture et accrochez-vous parce que dans 45mn, vous maîtrisez la question et attention, yaura une interro sur table la semaine prochaine.
En quelques minutes, celui qui passait pour l'ange de la petite bande démontre qu'il peut mentir sans ciller à une veuve, le petit con qui fout son pénis partout fait preuve d'une honnêteté quasiment à toute épreuve, la bitchasse blonde a un gros problème œdipien et, ô merveille, la petite chose toute timide démontre dés le premier épisode qu'elle en a dans le pantalon. Bref ça bouge, les personnages ne sont pas totalement unidimensionnels, c'est bien foutu.

Alors évidemment, The Deep End, ce n'est pas The Practice. Les dilemmes moraux et les interrogations des petit loupiots ne vont pas vous fendre le cœur ou remettre quoi que ce soit en question. On n'est pas dans ce type d'exigence. Non, concrètement, The Deep End sera un bon divertissement, voire éventuellement un très bon avec de la chance (mais il lui manque peut-être un petit quelque chose pour le moment, un truc qui dit "hé, j'ai une personnalité bien à moi" comme les hallus d'Ally McBeal ont pu le faire), et ça ne va pas plus loin en ce qui concerne le pilote. Mais enfin, c'est pas pour autant qu'il faut bouder son plaisir. Même si la fin de l'épisode fait redouter que les coucheries prennent plus d'importance qu'il ne faudrait (attention à l'épidémie de grezanatomisme !), ce premier épisode est prometteur. Ce qu'il promet ? Une détente qui ne soit pas abrutissante. C'est bien, déjà !

Pour tout vous dire, arrivée à cette période de l'année où la plupart des nouveautés de la saison sont déjà sorties (pas toutes heureusement), j'ai jugé qu'il était salvateur de revoir mes standards à la baisse. C'est pas franchement la meilleure raison de regarder une série, mais actuellement, en trouver une tout court relève parfois de l'exploit...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Deep End de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:05 - Review vers le futur - Permalien [#]

05-01-09

Nomi Malone est... Déesse !

J'y vais ou j'y vais pas ?
Proclamant solennellement que le 5 janvier restera dans les annales comme le jour où j'ai abandonné toute estime de moi-même, je vous livre exceptionnellement un post Comme au cinéma précipité, parce que je viens de m'apercevoir que vous pouvez voir le film dés ce soir sur M6 (c'est normal, ils le diffusent environ tous les ans, parfois même plus souvent).
Et que c'est un de mes préférés.

C'est quoi le nom du film ? Showgirls
C'est plutôt quel genre ? Prétexte
Qui on connaît là-dedans ? Kyle MacLachlan (Twin Peaks, Sex & the City, Desperate Housewives...), et Elizabeth Berkley (Sauvé par le gong), mais aussi Gina Gershon (Snoops et plus récemment un peu de  UglyBetty), Robert Davi (Profiler), Alan Rachins (L.A. Law, Dharma & Greg), ouh tant de monde, j'ai la tête qui tourne.
Ça date de quand ? 1995, à l'époque j'avais 13 ans, je me suis rattrapée depuis...
En résumé, de quoi ça parle ? D'une nana qui débarque à Las Vegas et qui se dit que c'est plus marrant de danser topless là plutôt que, mettons, en Alaska. Allez comprendre.

Showgirls___1 Showgirls___2 Showgirls___3 Showgirls___4 Showgirls___5

En moins résumé, de quoi ça parle ? Nomi Malone débarque à Las Vegas sans un radis et y entreprend une carrière de danseuse dans un nightclub sordide (où d'ailleurs elle entreprend les clients). Mais comme Nomi est avant tout danseuse et pas tapineuse (si elle le dit, pourquoi ne pas la croire ?), elle tente sa chance pour faire partie de la revue topless du fabuleux Stardust, chez qui son amie Molly travaille comme couturière. Comble de chance, elle est embauchée. Comble de chance, elle devient la doublure de la star du show. Comble de malchance pour celle-ci, Nomi est ambitieuse...
Et ça finit comment ? Avec du rouge à lèvres partout sur le menton.

Pourquoi c'est bien ? Vous m'avez lue ? J'ai dit Kyle MacLachlan, putain ! Merde, quoi ! Je vous le dis en quelle langue ? Bon, sinon il y a du téton frétillant, beaucoup de maquillage, de fringues et de musique cheap (l'adjectif s'accordant à tous les noms l'ayant précédé), et puis, voilà. Franchement, ça se raconte pas un film pareil. Je veux dire : on part d'un scénario qui, on le pense disons, ya des théories sur ce point en tous cas, voulait parler d'une histoire d'amour entre deux femmes, mais aussi une histoire d'ambition et d'arrivisme, sorte de métaphore sur le monde du showbusiness, bref qui voulait emprunter des thèmes intéressants et qui en a fait... bah, un porno soft, quoi.
Pourquoi c'est pas bien ? Profondeur des dialogues ? Bof. Complexité de l'intrigue ? Rebof. Développement des personnages ? Je vais me répéter, mais bof. On l'aura compris, c'est pas pour ses qualités cinématographiques qu'on regarde Showgirls. Et alors ?

Ah, les joies du cinéma ! Quand le film est sorti, Kyle MacLachlan assumait tellement qu'il a prétendu tout un tas de choses (c'était pas le même script que celui qu'on lui avait envoyé, le montage avait dénaturé ses scènes, etc...) et s'est désolidarisé du film, qu'il a soudainement jugé trop vulgaire. On parle d'un mec dont la principale scène est de fucker Elizabeth Berkley dans une piscine (en-dehors de celle où elle lui fait un strip-tease intégral, évidemment). Que dire d'autre des joies du cinéma...?
La réplique qui tue : Une réplique, vous entendez ça ? Ils veulent des répliques ! Comme si les dialogues valaient quoi que ce soit non, soyons sérieux un instant.
La scène qui tue : Mais elles tuent toutes, les scènes ! Yen a pas une pour relever les autres et c'est en ça que c'est divin ! Allez, je vous mets une numéro du Stardust, même les non-anglophones comprendront tout ce qu'il y a à comprendre !

Showgirls___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoulesCagoulesCagoules
S'il ne devait y avoir qu'un seul guilty pleasure au monde, ce serait celui-là. Tout est naze, mais c'est ça qui en fait un des meilleurs films au monde.
Bilan : On le regarde pour de mauvaises raisons (le générique), on reste devant pour des raisons bien plus inavouables encore (les nichons), on le reregarde sous des prétextes fallacieux (c'est des billes en verre ou des perles de culture qu'on jette sur la scène, je me souviens plus ? je ferais mieux de vérifier...), mais inutile de dire que, de toutes façons, on regarde Showgirls, et en ce qui me concerne, quand je perds un disque dur qui le contient, c'est le premier truc que je récupère. Ouais, bas les masques, et vive feu le Stardust (j'étais en deuil quand ils l'ont démoli, ce casino, le rêve de toute ma vie était d'y aller !), les ongles ultra-peints et les piscines. Loana et Jean-Edouard ont tout appris de Showgirls, on ne me l'ôtera pas de l'idée. Et pis franchement tout est grand dans ce film, les décors, les costumes, le jeu des acteurs, les péripéties, le faux couple censé représenter l'image parentale dans le show business, on ne nous épargne rien, même pas une scène de viol en réunion où c'est réaliste jusque dans les bruitages... non, ce film est une jouissance de tous les instants, vraiment. Foncez.
Ah, et rappelons aussi le plus grand mystère de ce film : Pamela Anderson est crédité au générique et de toutes les fois où j'ai regardé ce film, pas une fois je ne l'y ai vue. Je vous laisse la chercher ce soir.

Allez, vite, ça va commencer !
Quand je pense que j'ai failli planifier de regarder Esprits Criminels ce soir, nan mais le délire quoi... hiiii, je l'ai pas encore vu ce film en 2009, chouette chouette chouette !!!

Posté par ladyteruki à 21:59 - Comme au cinéma - Permalien [#]

30-09-08

S.L. Law

J'adore le film La guerre des Rose. Non, je ne me suis pas trompée de blog, mais c'est mon intro, un peu de patience.
Dans ce film, le personnage de Danny DeVito a une réplique sublime : "un bateau coule avec 100 avocats à son bord, que reste-t-il ? ...un immense espoir".
Parce qu'en fait, j'adore les blagues d'avocat.

J'aime en fait tout sur les avocats, avouons-le. J'ai souvent du mal avec les séries policières, mais les séries judiciaires, je suis partante ! Avant même d'être une téléphage acharnée, je regardais L.A. Law avec amour, le soir à des heures indues, sur France 3. Eh oui les gars, j'ai idolâtré John Spencer bien avant de découvrir A la Maison Blanche ! Qui l'eut cru ?

Ce qui me plaît le plus, ce n'est d'ailleurs pas tellement le procès en lui-même. Je suis assez indifférente aux peines et aux condamnations. Ce qui m'interpelle, c'est la façon qu'ont les personnages de réagir aux questions qui se posent à eux : morales, éthiques, juridiques ; d'essayer d'en faire un paquet cohérent pour l'homme, alors que ce n'est pas fait pour.
J'aime aussi la faculté qu'ont ces personnages à souvent modeler les mots et les idées avec intelligence ("wit" est le mot idéal), avec des éclairs de génie qui sont d'une intense stimulation pour le spectateur.
Voilà, et c'est ça qui est bon. Et quand une série parvient à faire les deux, c'est encore mieux !

Quand on regarde, les avocats sont partout, même dans les séries non-judiciaires. Plusieurs personnages, dans A la Maison Blanche, étaient avocats de formation. Pourtant, de tribunal il n'est que peu question. En ce moment, je vois un avocat omniprésent dans Brothers & Sisters, comme une sorte de personnage incontournable dans les affaires familiales et professionnelles des uns et des autres.
Les avocats sont là pour nous faire réfléchir sur notre société, pour la faire avancer, parfois dans la laideur, et ce même si parfois, ils le font sur des sujets aussi farfelus qu'Ally McBeal a pu le faire. On n'est pas obligés de se prendre la tête pour apprécier les qualités des séries d'avocats d'ailleurs !

Evidemment, toutes ne sont pas forcément bonnes, je l'ai vu récemment avec Night Court dont je parlais il y a peu... Mais globalement, c'est vraiment un genre formidable qui recèle de grands trésors dramatiques, notamment. Et rien que pour ça, on n'avait vraiment pas trop de 15mn pour en faire notre sujet de débat dans le numéro de SeriesLive On Air de ce soir.

Et vous, quelles sont vos préférées dans ce registre ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de son : SeriesLiveOnAir_Purple_mini

Posté par ladyteruki à 20:42 - Entre potes (cast) - Permalien [#]

26-01-07

...Crane

Arrivant à la fin de la première saison de Boston Legal, je ne peux m'empêcher de faire un constat : s'il y a bien une thématique récurrente chez David E. Kelley (en-dehors de la plus évidente, à savoir l'exploitation des débats juridiques comme exploration de la société américaine, et de l'autre, plus superficielle, de chérir les actrices les plus maigres de la création), c'est bien la peur de perdre ses facultés, intellectuelles en particulier. Je ne vais pas chercher à psychanalyser ce monsieur que j'estime infiniment par ailleurs, mais à mon avis, il y aurait matière...

Ce thème se retrouve pour ainsi dire dans chacune de ses séries, quoique je vous accorde ne pas toutes les avoir vues (tenez, Girls Club, par exemple...). Citons naturellement, mais je ne cherche nullement à être exhaustive, le professeur Lipschultz, de Boston Public cette fois, qui se trouve être un fabuleux prélude à Denny Crane.

Invariablement, le questionnement sur la capacité à pouvoir continuer à exercer sa profession se pose... mais d'abord par le biais de l'entourage. Jamais vous ne verrez un personnage atteint de sénilité ou autre source de diminution, se remettre en question (alors que, curieusement, la plupart des personnages de Kelley sont justement très doués pour la remise en question). Non, le doute émane d'abord des proches, ou en tous cas de ceux avec qui le sujet travaille. C'était par exemple le cas dans la première saison de The Practice, où un avocat faisait appel à Bobby Donnell pour pallier à ses difficultés dans une affaires. Une occasion pour notre cher Bobby d'être confronté à ce qui était autrefois un modèle pour lui, et qu'il doit mettre sur la touche pour préserver les intérêts de son client.

Dans Chicago Hope, je me souviens aussi (plus vaguement, je n'ai vu la série que brièvement lorsque TF1 l'a diffusée en matinée il y a certainement une décennie) que le directeur de l'hôpital ne pratiquait plus parce qu'il n'était plus capable. Il y a également eu des occurences dans Ally McBeal à propos d'un juge (d'ailleurs, Ally elle-même, lorsqu'elle craint d'être folle, fait l'expérience de ce questionnement).

Dans Boston Legal, la question de mettre Denny Crane sur la touche est évoquée, bon, disons, un épisode sur deux, et je suis gentille. Qu'il s'agisse de son âge, de sénilité, d'Alzheimer, de Creutzfeldt-Jacob, ou de n'importe quelle autre explication (sur ce sujet, la saison 1 est tellement floue qu'on se demande si ces "diagnostics" ne sont pas des inventions successives de Denny Crane), le fait est que l'homme est diminué. Et que tout le monde se demande s'il est bien raisonnable de le laisser exercer encore.

Bien entendu, ce ne serait pas drôle si Denny se retirait. D'abord, n'oublions pas que l'homme possède encore une intelligence phénoménale dans son domaine (à la fin de la saison 1, il n'a perdu aucun procès de sa carrière !)... bien qu'elle ait ses failles évidentes, elle a aussi ses bon côtés. Et puis surtout c'est le biais par lequel la série peut exprimer à fond sa fantaisie, et ça, on ne saurait s'en priver.

Cette ambivalence (il n'est plus ce qu'il a été, mais ce qu'il est à présent fonctionne quand même drôlement bien sous un certain angle) est plutôt courante chez du Kelley, donc. D'ailleurs assez ironiquement, la première fois que j'ai vu ce thème être exploité dans une série, c'était dans une rediffusion de L.A. Law sur France 3 il y a 5 ou 6 ans (cela concernait également un avocat cette fois-là), série à laquelle, justement, Kelley a collaboré avant de se lancer en solo. Si je retrouvais le titre de l'épisode, je serais curieuse de savoir si Kelley a justement travaillé sur cet épisode.

Cette thématique récurrente, à plus forte raison dans des séries de qualité (du moins, sur une majeure partie de leur parcours) fait penser à une sorte d'immense métaphore filée, ou peut-être à une préoccupation sur le long terme. Comme je l'ai dit, je ne chercherai pas à analyser l'homme à travers les oeuvres. Mais c'est tout de même drôlement intriguant et en prime, cela donne une cohérence supplémentaire à l'univers...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (vous cherchez les embrouilles ?) : la fiche Boston Legal de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 09:06 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]


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