ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

05-07-13

Terebi matsuri

Le mois de juillet est arrivé, c'est donc le moment de faire notre point trimestriel sur les séries nippones de la saison. Les festivités estivales ont commencé depuis quelques jours, l'occasion de faire le point sur tout ce que vous pouvez découvrir dés maintenant... Enfin, moyennant sous-titres naturellement.
Mais de toute façon, rassurez-vous : la plupart des dorama de l'été ne démarrent qu'à partir de lundi, ce qui signifie que nous sommes parfaitement dans les temps pour ce petit aperçu de ce que la télévision japonaise nous réserve pour les trois mois à venir.

En quotidienne  
   

AsunoHikariwoTsukame-saison3-300

- Asu no Hikari wo Tsukame / 明日の光をつかめ (Fuji TV) - saison 3
L'histoire : pour le troisième été (certes non-consécutif), retour dans le centre/la ferme qui accueille des jeunes ayant des problèmes à régler.
L'avis : ça devient une jolie petite tradition, cette série. Je commence à avoir des remords de n'avoir jamais essayé d'y jeter un oeil.
> Depuis le 1er juillet à 13h30
   
Lundi  
   

NamonakiDoku-300

- Namonaki Doku / 名もなき毒 (TBS)
L'histoire : un homme qui travaille dans l'agence de relations publiques de son beau-père, doit gérer un dossier délicat quand le chauffeur de le paternel décède dans d'étranges circonstances.
L'avis : si vous êtes comme moi, votre intérêt est passé de "wow" en début de phrase, à "déception pénible" en fin de descriptif. On the plus side, Miki Maya est au générique.
> A partir du 8 juillet à 20h
   

SUMMERNUDE-300

- SUMMER NUDE / サマーヌード (Fuji TV)
L'histoire : 3 ans après avoir été plaqué par celle qu'il croyait être l'amour de sa vie, une photographe à succès a tout plaqué et vit dans une petite ville côtière où il bosse sur des mariages. C'est là qu'il assiste à la façon dont une jeune mariée est plaquée devant l'hôtel.
L'avis : ah, chouette, une romance entre deux personnes que rien n'était supposé lier, ça c'est original. Avec un triangle amoureux en sus, vous l'aurez compris au vu de cette affiche.
> A partir du 8 juillet à 21h
   

TenmasangaYuku-300

- Tenma-san ga Yuku / 天魔さんがゆく (TBS)
L'histoire : un froussard patenté a le don de voir les esprits, ce qui ne l'arrange guère. Les choses empirent quand il hérite de l'agence spécialisée dans l'extermination de fantômes, mais il développe sa propre technique pour gérer ses affaires...
L'avis : who you gonna call ? En ce qui me concerne, je ne décrocherai pas le téléphone.
> A partir du 15 juillet à 00h28
   
Mardi  
   

KyuumeiByoutou24Ji-300

- Kyuumei Byoutou 24 Ji / 救命病棟24時 (Fuji TV) - saison 5
L'histoire : suite de la série médicale certainement la plus proche de mériter le titre de "Urgences japonaise". Cette saison, c'est aux problématiques liées au don d'organes (et notamment une nouvelle loi, passée en 2010, après la saison 4 diffusée en 2009) que la série s'attaque.
L'avis : un jour je trouverai des sous-titres pour le pilote de cette série. Un jour. En attendant, je continue d'entretenir une relation d'amour-haine avec sa page Wikipedia.
> A partir du 9 juillet à 21h
   
   

Starman-300

- STARMAN / スターマン (Fuji TV)
L'histoire : abandonnée par son mari car jugée trop instable, une mère de trois enfants les élève seule, jusqu'au jour où elle tombe sur un inconnu souffrant d'amnésie, dont elle tombe éperdument amoureuse. Elle lui annonce alors qu'il est son mari et qu'il doit élever leurs enfants avec elle.
L'avis : normal, vous feriez pareil. J'aime bien la douce dinguerie de cette histoire sur le papier, même si je crains que ça ne finisse en romance bête et simple. Faut voir.
> A partir du 9 juillet à 22h
   

Gekiryuu-300

Gekiryuu / 激流 (NHK)
L'histoire : 20 ans après la disparition d'une de leurs camarades pendant une expédition scolaire, 5 amis d'enfance se retrouvent suite à un mystérieux email qu'elle leur a envoyé...
L'avis : eh, si une série japonaise me propose une version adulte et bouclée en un trimestre de Pretty Little Liars, que les choses soient claires, je ne vais pas bouder mon plaisir.
> Depuis le 25 juin à 22h
   

Mercredi

 
   

KeishichouSousaIkka9Gakkari-300

Keishichou Sousa Ikka 9 Gakkari / 警視庁捜査一課9係 (TV Asahi) - saison 8
L'histoire : série policière - blablabla - nouvelle saison - trucmuche.
L'avis : n'insistez pas, vous savez tout ce qu'il y a à savoir.
> A partir du 10 juillet à 21h
   

Shomuni2013-300

- SHOMUNI 2013 / ショムニ 2013 (Fuji TV) - saison 4
L'histoire : Shomuni est le nom du service-dépotoir où les assistantes qui ont été jugées inefficaces par l'entreprise Manpo finissent par échouer. Alors que les entrerprises sont en pleine mutation à cause de la crise, l'une des assistantes emblématiques du Shomuni revient...
L'avis : cela faisait 11 ans que les spectateurs nippons n'avaient pas vu Shomuni. Il s'agit ici à moitié d'un reboot, mais à moitié seulement, car il reprend la même héroïne. Je me demande s'il faut absolument avoir vu le début ?
> A partir du 10 juillet à 22h
   

Woman-300

- Woman / Woman (NTV)
L'histoire : après la mort de son époux, une femme élève seule, bien que difficilement, ses deux enfants. C'est le moment que choisit la grand-mère pour réapparaitre dans leur vie, 10 ans après avoir fui avec son amant.
L'avis : il se passe quoi avec les parents célibataires, cette saison ?
> Depuis le 3 juillet à 22h
   

KodokunoGourmet

- Kodoku no Gourmet / 孤独のグルメ (TV Tokyo) - saison 3
L'histoire : retour du VRP le plus jalousé de la télévision nippone. Qui aurait cru que la profession aurait fait tant rêver ?
L'avis : faaaaaaim.
> A partir du 10 juillet à 23h58
   
Jeudi  
   

KyotoChikennoOnna-300

- Kyoto Chiken no Onna / 京都地検の女 (TV Asahi) - saison 9
L'histoire : après avoir passé des années à travailler sur des affaires avec son bon sens de mère de famille, un procureur voit l'oisillon quitter le nid, remettant en question la façon dont elle va gérer ses dossiers...
L'avis : une intéressante idée pour donner un nouveau souffle à la série, mais comme je ne la suis pas (et à mon avis vous non plus), je ne sais pas si ça compte pour grand'chose.
> A partir du 18 juillet à 20h
   

DOCTORS-saison2-300

- DOCTORS / DOCTORS (TV Asahi) - saison 2
L'histoire : deux ans après avoir révolutionné les mentalités à l'hôpital Dogami, le chirurgien Sagara doit gérer de nouveaux défis alors que la direction de l'établissement est sur le point de changer de main.
L'avis : il semblerait que les chaînes fassent la part belle aux hôpitaux cette saison, ce qui nous change du poulet. Je les en remercie donc.
> A partir du 11 juillet à 21h
   

Pintokona-300

- Pintokona / ぴんとこな (TBS)
L'histoire : deux adolescents évoluant dans le monde du kabuki rivalisent sur scène pour les beaux yeux d'une jeune fille éprise pour ce genre théâtral.
L'avis : je suis toujours admirative des multiples façons dont les arts traditionnels parviennent à ne pas être "un truc ringard de vieux" dans de nombreux pays, dont le Japon. Après, je ne mise pas ma chemise sur les scénarios de cette dramédie, mais qu'importe dans le fond.
> A partir du 18 juillet à 21h
   

OhMyDad-300

- Oh, My Dad!! / オー・マイダッド!! (Fuji TV)
L'histoire : à 42 ans, Kenichi se dédie à la recherche, négligeant tout le reste en espérant retrouver la gloire internationale qu'il a connue à l'université. Résultat : sa femme l'a quitté, le laissant élever seul leur fils de 5 ans. Sauf qu'il se débrouille si bien qu'ils deviennent SDF.
L'avis : j'aimerais qu'on fasse plutôt des séries sur ces parents qui se barrent parce que leur conjoint est instable... ET QUI LAISSENT LES GOSSES. Cela dit, ça fait effectivement un beau sujet de série (en dépit de quelques traces de romance bateau pour sauver le tout par la force de l'amuuur).
> A partir du 11 juillet à 22h
   

MachiIshaJumbo-300

- Machi Isha Jumbo!! /町医者ジャンボ!! (NTV)
L'histoire : le médecin d'une petite bourgade décède subitement, laissant sa fille, infirmière fraîchement diplômée, lui chercher un remplaçant. C'est alors que débarque un enfant du pays, parti depuis 10 ans, qui prétend que la clinique lui appartient. Mais quelles sont ses véritables raisons pour revenir maintenant ?
L'avis : c'est pas l'originalité qui nous écrase.
> Depuis le 4 juillet à 23h58
   

AkuryouByoutou-300

- Akuryou Byoutou /悪霊病棟 (NTV)
L'histoire : une jeune femme qui a toujours été sensible au paranormal commence à travailler dans un hôpital où des phénomènes étranges se déroulent. Pire : elle est accusée d'en être la cause.
L'avis : difficile de ne pas penser (avec un frisson de terreur) à COMA. C'est une bonne chose... sauf si comme moi vous êtes froussard.
> Depuis le 4 juillet à 00h58
   
Vendredi  
   

YoidoreKotoji-300

Yoidore Kotoji / 酔いどれ小籐次 (NHK BS Premium)
L'histoire : un guerrier vieillissant est attaqué par un assassin qui avait emmené avec lui un jeune enfant pour tromper sa vigilance. Après avoir tué l'assassin, le guerrier se retrouve avec l'enfant, qu'il décide d'éduquer.
L'avis : une jolie variation historique sur le thème décidément très à la mode cette saison du parent célibataire.
> Depuis le 21 juin à 20h
   

NaruyouniNarusa-300

- Naruyouni Narusa. / なるようになるさ。 (TBS)
L'histoire : un homme d'affaires prend sa retraite, et sa femme désire prendre enfin le temps de monter le restaurant qu'elle a toujours rêvé de créer. Alors qu'il la regarde gérer le personnel qui a plein de difficultés hors du travail, notre homme réalise qu'il a encore beaucoup à apprendre.
L'avis : pourquoi a-t-on besoin de vivre cette histoire à travers les yeux de l'homme, et non de son épouse qui lance un restaurant arrivée à l'âge de la retraite ? C'est elle qui gère le personnel, leurs histoires, et c'est quand même l'homme le héros ?
> A partir du 12 juillet à 22h
   

KeibuhoYabeKenzou-300

- Keibuho Yabe Kenzou / 警部補 矢部謙三 (TV Asahi) - saison 2
L'histoire : il est stupide, vraiment stupide, mais pour une étrange raison, ce flic parvient à régulièrement sauver la veuve et l'orphelin.
L'avis :ça doit captiver ceux que ça intéresse.
> Depuis le 5 juillet à 23h15
   

LIMIT-300

- LIMIT / リミット (TV Tokyo)
L'histoire : lorsque leur bus a un accident et qu'elles se retrouvent perdues dans les montagnes, un groupe de filles populaires doit tenter de survivre. C'est alors que leur vraie nature ressort...
L'avis du scénariste : "euh, oui, j'ai vu Battle Royale et The Hunger Games, pourquoi cette question ?". Hin-hin.
> A partir du 12 avril à 00h12
   

Taberudake-300

- Taberudake / たべるダケ (TV Tokyo)
L'histoire : une beauté n'est intéressée que par la nourriture. Bien qu'elle ne consacre pas son attention aux autres, pour une étrange raison, on se sent toujours bien en sa compagnie.
L'avis : what the flan au caramel ?!
> A partir du 13 juillet à 00h52
   

Samedi

 
   

SaitouSan-Saison2-300

- Saitou-san / 斉藤さん (NTV) - saison 2
L'histoire : une mère de famille qui tient tête à tous ceux qui ne se suivent pas les règles de la société emménage dans un nouveau quartier alors que son fils entre à l'école primaire.
L'avis : et devinez quoi ? Non, elle n'est pas mère célibataire. Mais tout comme, puisque son mari bosse tellement qu'il n'est jamais à la maison.
> A partir du 13 juillet à 21h
   

Dorama-NoPhoto

- Nanatsu no Kaigi / 七つの会議 (NHK)
L'histoire : l'employé d'un sous-traitant travaillant pour un grand groupe soulève un lièvre lorsqu'il découvre la vérité qui a été camouflée par sa hiérarchie sur un produit rappelé.
L'avis : maintenant que NHK a découvert qu'on pouvait décliner les pitches à la Soratobu Tire indéfiniment, plus personne ne peut les arrêter. A moins qu'un employé de la chaîne découvre la gigantesque machination qui se trame derrière ces séries...?
> A partir du 13 juillet à 21h
   

Dorama-NoPhoto

- Meoto Zenzai / 山田くんと7人の魔女 (NHK)
L'histoire : dans les années 20, une jeune femme, contre l'avis de ses parents, décide de se sortir de la pauvreté en devenant geisha. Elle devient très populaire, et cela lui permet de rencontrer de potentiels bons partis...
L'avis : j'essaye de réfléchir si j'ai déjà regardé des séries sur les années 20 au Japon. Et non. Donc ce sera à tenter.
> A partir du 24 août à 21h
   

YamadakuntoShichininnoMajo-300

- Yamada-kun to Shichinin no Majo / 山田くんと7人の魔女 (Fuji TV)
L'histoire : la première de la classe et le rebelle du lycée se retrouvent, tout-à-fait par hasard, l'un dans le corps de l'autre. Ils découvrent qu'il leur suffit de s'embrasser pour procéder à l'échange aussi souvent qu'ils le souhaitent. Sauf que chaque baiser invoque des sorcières...
L'avis : j'ai les yeux tellement écarquillés qu'ils viennent de rouler par terre.
> A partir du 10 août à 23h10
   

DoubleTone-300

- DOUBLE TONE /ダブルトーン (NHK BS Premium)
L'histoire : chaque nuit, deux femmes qui ne se connaissent pas, mais répondant toutes deux au nom de Yumi, rêvent l'une de la vie de l'autre. De plus en plus intriguées et effrayées par certains éléments, craignant qu'il ne s'agisse de rêves prémonitoires, elles commencent à tenter de trouver du sens à ces rêves, et pour cela, remontent la piste de la vie de l'autre.
L'avis : on peut difficilement faire plus alléchant comme pitch. Comme le veut l'expression consacrée : want.
> Depuis le 29 juin à 23h10
   

KamenTeacher-300

- Kamen Teacher / 仮面ティーチャー (NTV)
L'histoire : Kamen Teacher est le nom d'un programme qui consiste à masquer les professeurs et les encourager à punir corporellement les élèves. L'un des profs les plus prometteurs, Gouta Araki, commence à remettre ce procédé en question ; il est muté dans une nouvelle classe difficile qui va le mettre au défi.
L'avis : ça devait arriver : à force d'imaginer des profs toujours plus originaux, les scénaristes japonais ont fini par en faire des personnages sortis de Kamen Rider. N'imp.
> A partir du 6 juillet à 00h50
   
Dimanche  
   

HanzawaNaoki-300

- Hanzawa Naoki / 半沢直樹 (TBS)
L'histoire : Naoki Hanzawa, l'employé atypique d'une banque, reçoit l'ordre d'organiser un prêt non-sécurisé d'une somme indécente à une compagnie qui a des soucis financiers. Cette dernière met la clé sous la porte peu après ; Hanzawa est accusé d'être responsable de la perte de cette somme par la banque. A lui de réussir à démêler cette sombre affaire financière pour prouver son innocence...
L'avis : après WOWOW et NHK, si TBS s'y met aussi... eh bah, euh, tant mieux.
> A partir du 14 avril à 21h
   

Casteilla-300

- Casteilla / かすてぃら (NHK)
L'histoire : dans les années 50, la famille Sano, qui vivait de façon aisée, connait un revers de fortune qui la force à déménager et abandonner la plupart de ses habitudes. Mais, entouré de sa famille aimante, le jeune Masashi va tout de même tenter de vivre son amour pour le violon malgré les difficultés...
L'avis : NHK a parfois de riches idées ; et puis parfois, elle lance des séries dont tout le monde sait que ce ne sont pas des succès. Je vous laisse deviner...
> A partir du 7 juillet à 22h
   

FurueruUshi-300

- Furueru Ushi / 震える牛 (WOWOW)
L'histoire : un flic décide de rouvrir une affaire trop vite classée à son goût, sur un braquage qui a conduit à la mort d'un gangster et d'un vétéran en apparence sans relation. La maison du vétéran a été cambriolée peu après, et le gangster semblait lié à une entreprise de boucherie. Il est aidé pour cela par une journaliste qui enquête sur les problèmes sanitaires de la boucherie...
L'avis : il y a vraiment de tout dans ce pitch. Presque trop. Gardez-en pour d'autres séries, les gars !
> Depuis le 16 juin à 22h
   

PANtoSOUPtoNekoBiyori-300

- PAN to SOUP to Neko Biyori / パンとスープとネコ日和 (WOWOW)
L'histoire : après la mort de sa mère, une jeune femme reprend la modeste brasserie que celle-ci tenait. Elle n'y sert que deux choses : du pain, et de la soupe. Elle est progressivement adoptée par un chat qui s'installe dans le restaurant, et par les habitants du coin.
L'avis : une présentation atypique qui laisse espérer quelque chose d'original... mais pas forcément très rythmé. C'est bien, j'ai tout mon temps. *s'assied*
> A partir du 21 juillet à 22h

Outre ces nouveautés, rappelons qu'Amachan et Yae no Sakura, sur la NHK, poursuivent leur diffusion. De façon intéressante, WOWOW diffuse également une série chinoise historique se déroulant 2 siècles avant JC, Chu Han Chuan Qi (sous le titre Kouu to Ryuuhou King's War) ; j'avais déjà vu des séries sud-coréennes sur cette chaîne du câble, comme c'est le cas depuis mai pour la série d'investigation Yoo Ryung ; mais une série chinoise, c'est la première fois que j'en remarque une. 'Puis vaut mieux pas se louper, il y en a pour 80 épisodes ! Enfin, voilà, juste pour dire : tiens, tiens.

LIMIT

Bref, en-dehors de ça, je trouve que c'est l'une des saisons les plus équilibrées depuis longtemps. Mais j'admets avoir un biais favorable envers toutes ces séries médicales qui, tout d'un coup, se retrouvent brutalement considérées comme populaires ! Il y a souvent de bonnes choses dans les séries médicales, que les séries policières ont du mal à égaler ; ce n'est peut-être pas très juste d'opposer deux genres de cette façon, mais enfin, c'est le ressenti général que j'ai à la lecture de ces grilles. Après, on peut discuter.
Qui plus est, la saison semble avoir trouvé un juste milieu entre les séries renouvelées (souvent alors qu'elles n'ont pas vu de diffusion depuis au moins deux ans ou plus), et les séries totalement inédites. Il y en a vraiment pour tous les publics cet été, ça fait vraiment plaisir à voir.

Si bien qu'on ne sait plus où donner de la tête ! Entre les séries fondamentalement alléchantes, comme Akuryou Byoutou, LIMIT, Gekiryuu ou DOUBLE TONE, et celles au charme plus subtil comme Oh, My Dad!!, PAN to SOUP to Neko Biyori, Hanzawa NaokiNanatsu no Kaigi, Furueru Ushi, Woman, STARMAN, plus quelques séries pour lesquelles c'est un peu le coup de poker, style Namonaki Doku ou SHOMUNI 2013, on aura pas trop de tout un été pour découvrir tous les pilotes qui nous tentent !
Et vous, qu'est-ce qui vous a mis l'eau à la bouche ?

...Je veux dire, à part la mention de Kodoku no Gourmet ? D'ailleurs je pense que, rien que d'en parler, ce soir ça va être menu japonais.

Posté par ladyteruki à 20:31 - Dorama Chick - Permalien [#]

10-01-13

Le goût des choses simples

Avez-vous déjà pleuré devant un épisode ? Vraiment pleuré, hein ! Mais attention, je ne parle pas de verser une petite larmouchette de tristesse ; non, là je vous parle de la crise de larmes, des sanglots déchirants, ponctués çà et là de quelques gémissements d'agonie...
Quoique, à bien y réfléchir, c'étaient peut-être de bêtes larmes de jalousie.

Ca commençait à faire un petit bout de temps que je m'étais promis de tester le pilote de Kodoku no Gourmet, après avoir découvert l'existence de la série à l'apparition de sa deuxième saison sur TV Tokyo, ayant un peu zappé l'hiver 2012 au Japon. Depuis, l'épisode était resté là, à m'attendre patiemment, alors que s'égrennaient les semaines et que je tentais toutes sortes d'autres choses. Mais plus tôt cette semaine, me disant que j'avais quelques jours de battement d'ici à ce que les premiers sous-titres de la saison nippone débarquent (j'ai eu tort, ceux de Saki sont déjà sortis), je me suis donc attelée à la série culinaire.
D'où les torrents de larmes.

KodokunoGourmet

Si vous aviez été à côté de moi pendant le visionnage de ce pilote, vous vous seriez sans doute demandé comment je comprenais quoi que ce soit. Moi-même je ne suis pas bien sûre de comment j'ai fait mon compte, car très franchement, entre mes glapissements de douleur et mes renifflements blessés, l'épisode était à peine audible.
Enfin j'exagère. Parce que, à l'instar de Hana no Zubora Meshi dont (anti-chronologiquement, certes) on a parlé en novembre dernier, un épisode de Kodoku no Gourmet, c'est 80% d'exposition contemplative, et 20% seulement d'estomacs qui gargouillent.

Kodoku no Gourmet a en effet un pitch assez simpliste à son origine, issu du manga éponyme qui a donné vie à la série : un VRP constamment en vadrouille pour ses affaires, amateur de bons petits plats, se retrouve à chaque épisode dans une échoppe différente, et goûte les spécialités de la maison. Il n'y a probablement que les Japonais pour produire une série comme celle-là, au concept épuré... et aux épisodes aussi tranquilles.
Enjeu ? Connais pas. Character development ? Nenni. Histoire ? A peine.
Ainsi, dans le pilote, le héros (Gorou de son prénom) est en route pour présenter un produit à une cliente ; l'épisode va nonchalamment le suivre tandis qu'il se rend à la brasserie tenue par la femme en question, passant par diverses petites rues qu'il admire, puis qu'il tente péniblement de garder les yeux ouverts pendant leur entretien. Vous pensez qu'une fois dans la petite brasserie il va donner son premier coup de fourchette ? Peine perdue. Il ressort de là, trainasse encore dans les rues, décide de flâner dans un temple qu'il croise, visite une petite boutique d'antiquités... quand on connaît le pitch culinaire de la série, ça agace légèrement.

Et c'est sûrement cette sensation de frustration affamée qui nous saisit à la fin de l'épisode, quand bien même moins d'une demi-heure s'est écoulée pour nous, contre toute une journée pour notre VRP (c'est tranquille d'ailleurs, comme profession, j'aurais jamais cru ; j'ai un peu raté ma vocation on dirait...). Quand soudain, oh miracle, Gorou est pris d'une pénible sensation de faim. Mais hors de question de se précipiter dans le premier resto venu, il faut trouver un menu appétissant, un endroit qui inspire, un commerce accueillant... et pendant ce temps, l'estomac crie famine, et le téléphage s'impatiente : "bon, on va manger, oui ou non ?!".
Si seulement le porno était tourné comme l'est ce food porn...

Mais une fois qu'on s'est installés dans un petit boui-boui austère, que la patronne a pris la commande et que la camera se pose, les hostilités peuvent commencer... et croyez-moi, elles ne le font pas à moitié. Ce sera une succession de plats enchanteurs et pourtant si simples (en somme, très japonais) défilant sous toutes les coutures, qui va envahir l'écran, tandis que je commençais à me répandre en larmes. Chaque commande de Gorou est suivie d'un plan langoureux sur le plat qui lui est servi (avec son nom), un peu comme si le spectateur n'avait plus qu'à prendre des notes pour passer commande à son tour (mais j'y reviens). Puis on observe cet enfoiré de Gorou s'empiffrer d'un air ravi. Voilà, Kodoku no Gourmet, c'est ça. A quelques moments, j'avais envie de dire au cameraman : "ok bah puisque t'es là, rapproche-toi, prends un plan en coupe maintenant qu'il a mordu dedans, qu'on voit la cuisson..." mais la réalisation, très posée et minimaliste, se contente simplement de nous faire observer d'un oeil jaloux. Contrairement à l'héroïne de Hana no Zubora Meshi, Gorou va assez peu se répandre en qualificatifs admiratifs et en onomatopées orgasmiques, mais même avec une réalisation sobre, la séquence est atrocement tentante. Le seul petit hic, c'est que je déteste écouter les gens manger, et que, bon, comme c'est souvent le cas au Japon, c'est assez bruyant de ce point de vue-là. Mais le bruit de mes sanglots a fini assez rapidement par couvrir le problème.
Je pensais avoir prévu le coup : ne pas regarder Kodoku no Gourmet, vu son pitch, avec l'estomac vide, semblait tomber sous le sens. Mais quand j'ai vu ma salade composée sous mon nez, alors que ce sadique de Gorou se tape du yakitori à s'en faire péter la panse à l'écran, inutile de préciser que je faisais méchamment la tronche. Leçon apprise pour les prochains épisodes : regarder Kodoku no Gourmet, et abdiquer en commendant directement au resto japonais du coin. A un moment, il faut cesser de lutter.

Je crois que, de ma vie, je n'ai jamais autant pleuré devant un épisode. Et pourtant vous le savez, j'ai une téléphagie très lacrymale. Entre torture et excitation culinaire, Kodoku no Gourmet n'a pas choisi : ce sera les deux, sans modération.

On est loin avec cette série de ce qu'accomplit Shinya Shokudou sur un registre pourtant similaire : ici, la nourriture ne sert pas une histoire ou une exploration des personnages. On est quasiment dans le guide touristique.
Cette impression est renforcée par le dernier segment de l'épisode. Adieu Gorou, place à nulle autre que Masayuki Kusumi, le scénariste du manga d'origine, qui nous invite... dans le même restaurant que celui où vient de dîner son personnage ! Eh oui, dans Kodoku no Gourmet, le concept, c'est qu'on ne parle que de restaurants qui existent vraiment, et c'est ce qui explique que Masayuki va nous emmener au même endroit pour converser avec la vraie patronne (toute contente de sa ressemblance avec l'actrice qui a interprété son rôle quelques minutes plus tôt) et nous donner les véritables prix des plats dégustés par notre héros dans la fiction, à peine quelques minutes plus tôt. Franchement, le guide Michelin devrait envisager de se lancer dans la fiction française, moi je dis qu'il y a un marché à saisir.

Alors au final, non, Kodoku no Gourmet n'est pas la série de l'année, elle revêtrait presque un caractère de publi-reportage (en tous cas on l'en accuserait peut-être si elle visait des restaurants d'importance au lieu d'un petit grill yakitori de quartier) tant son personnage comme son déroulement sont anecdotiques. Mais, grâce aux pensées de Gorou que nous partageons au long de son "périple", grâce à l'atmosphère chaleureuse et conviviale de la petite échoppe qu'il finit par choisir, et évidemment, de par le caractère éminemment contemplatif de la série, tant avant que pendant la dégustation, il émane de la série un petit quelque chose de tendre et presque poétique.

La vie est si simple, quand on y pense. On peut être à la fois très frustrés par ce que mange un personnage de fiction, et profondément apaisé par le caractère serein d'une série qui se satisfait de présenter les petits plaisirs de la vie.
Mais surtout frustré, quand même.

Donc, deux saisons à regarder, hein ? Ca va me coûter un bras en commandes chez Alloresto.

Posté par ladyteruki à 12:18 - Dorama Chick - Permalien [#]

13-11-12

Du lard et du cochon

Hana no Zubora Meshi faisait partie des séries que je surveillais si peu en cette saison, que je n'avais même pas percuté qu'elle démarrait le mois dernier ! Mais bon, euh, ça y est, je suis rentrée dans le rang, j'ai fait mes petites lectures et tout, je suis parée.
A la lecture du pitch, j'ai en fait eu le temps de me demander si c'était du lard ou du cochon. Jugez plutôt : Hana no Zubora Meshi raconte les tribulations d'une femme au foyer brouillonne (limite souillonne) qui ne fait pas le ménage ! Et quand son mari rentre à la maison, eh bien, c'est la pagaille.
Euh, alors, comment vous dire ? Déjà que je me soupçonne de devenir féministe ces derniers mois, mais là je vois pas comment ça va s'arranger ! Ohé, le Japon ? Les années 50 ont appelé, elles veulent qu'on leur rende leur sujet de série.

Les choses sont légèrement plus compliquées que cela, pourtant. Comme souvent.
Le pilote de Hana no Zubora Meshi commence avec une petite séquence animée reprennant le point de départ du fameux conte sur Momotarou. La légende veut en effet qu'une vieille femme lavant son linge aperçoive une énorme pêche flotter ; en l'attrapant, elle découvre qu'un petit garçon est à l'intérieur, et, avec son vieil homme de mari, elle l'appelle Momotarou. Mais ce petit garçon est un peu paresseux, et en grandissant, il développe un don sans pareil pour des actions radicales afin de s'éviter tout effort, aussi un seigneur, histoire de lui apprendre à se bouger le derrière, l'envoie affronter des démons. En chemin, il rencontre des animaux qui deviendront ses amis, il vainc les démons, et hop, une légende est née.
Mais dans notre version, la vieille femme n'a pas fait sa lessive depuis très longtemps, car c'est une flemmarde. Elle finit cependant par aller à la rivière, et quand elle voit la pêche flotter, elle n'a pas envie de tendre la main pour l'attraper. En dépit des cris surexcités de son mari qui lui explique que si elle n'attrape pas le fruit géant, l'histoire ne peut continuer, eh bien, la pêche continue de s'éloigner, et point de Momotarou.
Que voilà une idée sympathique pour parler de la flemmardise, qui est le thème central de Hana no Zubora Meshi ! Et qui reprend avec ironie un conte lui aussi supposé parler de flemmardise, d'ailleurs. Bien joué pour cette scène d'ouverture originale, donc. Mais je n'étais toujours pas convaincue.

Plus classique, la scène suivante nous présente notre héroïne, Hana, notre fameuse femme au foyer qui ne glande rien, alors qu'elle est au téléphone avec son mari, qui travaille au loin et la laisse donc longtemps toute seule à la maison. Ce qui explique l'état de l'appartement ! C'est là que la série tombe exactement dans le travers prévu, et tente de nous intéresser aux tribulations de la pauvre épouse qui fait rien que de ne rien faire, et qui vit comme un cochon dans sa porcherie. Ce furent quelques affligeantes minutes de télévision, je ne vous le cache pas. Je sais que la société nippone (j'ai dit nippone ? je voulais dire asiatique en général) est assez sexiste, mais là, wow ! Vraiment ça mériterait presque des applaudissements si je n'avais pas déjà les majeurs occupés. Et pourtant, tout en se vautrant dans son exposition insupportable sur le fond, Hana no Zubora Meshi se montre plutôt taquine sur la forme, avec quelques minis idées de réalisation intéressantes et, plus généralement, un sens du montage assez dynamique et frais.
C'est que, aha ! Hana no Zubora Meshi n'a pas encore dit son dernier mot, bien décidée à lutter avec toutes les armes qui sont à sa disposition pour me convaincre. Et vous savez quoi ? C'est une qualité que j'admire dans un pilote.

HananoZuboraMeshi

Car une fois l'exposition achevée, l'épisode repart dans une série de petits délires franchement sympathiques. Par exemple, Hana est une souillon, mais voudrait réussir à faire quand même un peu de ménage chez elle ? Eh bien la série se transforme en évènement sportif, dans lequel un présentateur et un expert observent sa prestation et donnent des éclaircissements techniques sur la façon dont se passe le combat Hana VS crasse. Et c'est proprement (hm...) hilarant, en plus d'être assez bien vu ! Le ton rappelle l'absurdité placide des séries Yuusha Yoshihiko, et la façon dont cette séquence est commentée est d'un humour indubitable.

Mais on n'a finalement pas encore atteint le coeur de notre sujet. Car Hana no Zubora Meshi est l'adaptation d'un manga (or moi, les manga...), et que ce manga est du même auteur que, tenez-vous bien... la série culinaire Kodoku no Gourmet ! En fait j'ai même cru comprendre que les héros des deux manga étaient en réalité mariés.
C'est donc le dernier tiers du pilote qui va parler de bouffe. Ce qui signifie qu'à partir de là, forcément, on ne va pas se raconter des histoires, j'étais fichue, hein ; on se rappellera que j'idolâtre méchamment Shinya Shokudou entre autres parce qu'il y est question de nourriture, par exemple, c'est à peine mieux pour Pasta, et ça a quand même bien joué pour Oishii Gohan.

Tout le concept de Hana no Zubora Meshi est en fait d'expliquer pourquoi cette femme au foyer qui a tout le temps du monde pour cuisiner de savoureux petits plats compliqués se retrouve en réalité, par accès de flemmardise, à bricoler des trucs vite fait dans sa cuisine. Vite fait, mais bien fait.
Dans le présent épisode, comme Hana n'a évidemment pas été faire les courses, et qu'on est dimanche (mais à ce stade, il y a de fortes suspicions pour que ce soit la même chose le reste de la semaine), elle tente donc de se bricoler un repas avec les fonds de placard. Et ça donne... ça.

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Fracture simultanée de l'oeil et de la mâchoire. Brutal.

Pendant que la miss s'empiffrait de l'équivalent de son poids en toasts garnis (en s'en foutant partout comme une petite truie qu'elle est, ça doit être un sous-genre de food porn je pense, d'ailleurs), il m'a fallu voir les choses en face : cette vacherie de série a peut-être un pitch méchamment sexiste (ça on ne me l'ôtera pas de l'idée), mais en attendant, elle sait mettre l'eau à la bouche.

Pourtant sa formule est, à ce stade, diablement originale : il n'y a, en gros, pas d'histoire ! L'action du pilote se déroule intégralement à l'intérieur de l'appartement en désordre de Hana (avec quelques séquences originales et/fantasmées, comme on le disait, pour aérer un peu l'action), il y a un seul personnage (les rares autres visages de passage étant eux aussi imaginaires), et le but du jeu, c'est juste de voir l'héroïne cuisiner un truc étrange et hautement calorique (dans la version manga, Hana est d'ailleurs beaucoup plus potelée), puis de la regarder se baffrer pendant que mentalement on liste ce qui reste dans NOTRE placard.
Et c'est pile au moment où vous remarquez qu'il reste encore quelques minutes d'épisode que le pire est à venir, avec un segment totalement hors-histoire (...dans une série qui n'en a pas, donc) dans lequel l'acteur qui interprétait l'expert dans la fausse séquence sportive mentionnée ci-dessus commence à donner les détails d'une recette de cuisine pour nous aussi faire des toasts couverts de vice et de fromage. Je ne serais pas surprise d'apprendre qu'il y a un partenariat avec Weight Watchers là-dessous.

Totalement inutile d'un point de vue dramatique, Hana no Zubora Meshi se révèle au final être une comédie rafraîchissante, avec de bonnes idées de réalisation n'ayant en réalité qu'un seul but, totalement assumé : vous donner faim, et vous pousser à cuisiner un truc calorique au possible au beau milieu de la nuit, puisque la série est diffusée à 00h55 en plein milieu de la semaine. Du vice, je vous dis !

Loin d'être à même d'entrer dans la légende comme d'autres séries culinaires capables d'exploiter leur ambitions gastronomiques à des fins dramatiques et poétiques (Shinya Shokudou en étant un sublime exemple), la série donne, à tous les niveaux, dans le guilty pleasure. Mais à la limite, pourquoi pas, à partir du moment où on sait qu'on va crever la dalle au bout de 10 minutes d'épisode. Mon conseil : faites vos courses avant de regarder, et faites-vous péter la panse de mauvaise bouffe et de mauvaise téléphagie. Personne ne vous jugera.
Sauf si un présentateur sportif et un expert observent secrètement ce qui se passe dans votre salon.

Posté par ladyteruki à 17:11 - Dorama Chick - Permalien [#]