ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

20-08-12

Destination Russie

SemaineRusse

Il y a des pays qui, pour la téléphage curieuse que je suis, sont étrangement faciles d'accès. Tenez : je ne parle pas un mot d'espagnol, mais rien n'est plus facile que de savoir ce qui se passe sur les télévisions de nos voisins du Sud. Vous allez me dire : il y a la question de la proximité géographique ; admettons que ce soit le cas. Comment expliquer alors que ce ne soit pas le cas de l'Italie, qui me reste encore bien mystérieuse, de façon générale, en termes de fonctionnement, de grilles, comme de séries elles-mêmes ?
Parfois je m'aperçois que je n'ai rien lu sur un pays pendant des mois, et je me dis que ce n'est pas normal que je sois capable de lister avec précision les séries australiennes ou japonaises actuellement à l'antenne, mais que je ne sois pas au fait d'un seul évènement télévisuel au Maroc ou au Vénézuéla.
Ou en Russie.

Les raisons qui font que tous les pays ne sont pas égaux sont multiples, et ne sont pas nécessairement à mettre au compte de la barrière linguistique.
Mais ce problème est réel et l'accès aux séries russes est, déjà, au départ, limité par la rareté des sous-titres anglophones ou francophones.

Il y a d'abord, ne nous mentons pas, une part d'inclination personnelle : la [mauvaise] réputation des séries russes n'est pas toujours usurpée, et quelques mauvaises expériences ont tôt fait de sceller le destin téléphagique de quelques contrées dans nos esprits. Lorsque j'avais entamé mon tour du monde, pendant l'été 2010, à raison d'un pays par semaine, il y avait eu énormément de bonnes surprises... et quelques rares exceptions franchement négatives. La Russie en avait fait partie. Il m'est très difficile d'encourager qui que ce soit à se lancer dans les productions de ce pays, quand moi-même, souffrant pourtant moins de la barrière de la langue qu'avec, disons, l'hébreu ou le portugais, j'y vais à reculons.

Et puis il y a un véritable problème de sources. A l'instar de nombreux pays de langue arabe, par exemple, la Russie garde jalousement ses trésors pour elle. Là où on lit régulièrement des annonces de co-productions internationales, de mises sur le marché de nouveaux formats, ou tout simplement de communiqués sur une nouvelle production, la télévision russe reste énormement dans son entre-soi, et permet assez peu aux intervenants extérieurs de trouver une porte d'entrée, au moins pour se renseigner, si ce n'est pour tenter de la regarder. La seule solution qui existe à l'heure actuelle est de taper, un peu au pif, dans les très, très nombreux sites et forums de cagoulage russes, qui permettent d'accéder de façon brute à des épisodes très facilement. Le problème c'est que, même quand on réussit à éviter les liens, majoritaires, qui concernent la télévision américaine, on ne tombe pas forcément sur des séries d'une folle qualité, et les chances de tomber sur un remake sont élevées (on a d'ailleurs pu en évoquer de nouveaux il y a quelques jours dans notre dernier world tour en date). Et surtout, pour se renseigner en amont sur la mise en chantier de ces séries, sur leur renouvellement, ou plus simplement sur la façon dont les chaînes fonctionnent, c'est encore la galère.

Ca changera peut-être. On vit une époque où les marchés télévisuels vont vers la perméabilité, après tout... Mais pour l'instant, en-dehors des sites de téléchargement ou de ceux qui parlent uniquement de télévision américaine (un grand fléau quand on cherche des sites étrangers sur les séries, soit dit en passant), pas facile-facile.

En bref, tout cela renvoie de la télévision russe une image assez peu reluisante. Entre les remakes un peu pourris, les séries faciles à dénicher mais n'appartenant pas forcément au haut du panier, et le mutisme général de la télévision russe, il n'est pas facile d'en saisir ni les bons côtés, ni tout simplement la réalité, dans une vue d'ensemble.

Alors cette semaine, vous et moi, on va essayer d'avancer un peu sur le sujet. Je vous invite à une semaine entière consacrée à la télévision russe, à compter d'aujourd'hui ! Je suis sûre qu'on va découvrir plein de choses, tous ensemble, qu'on va apprendre des informations précieuses sur les séries russes, et qu'on va s'ouvrir un peu plus à la possibilité que tout n'y est pas nécessairement peu reluisant.

Pour être tout-à-fait honnête, les mêmes raisons qui m'ont poussée à lancer cette semaine russe sont les raisons qui m'ont fait la redouter. Pour moi c'est un mini-challenge, l'air de rien, parce que je n'étais pas sûre d'avoir quelque chose à en dire pendant 7 jours.
Et puis j'ai commencé à y réfléchir en mettant mes a priori de côté, et j'ai réalisé que j'en avais beaucoup. Cela a confirmé l'utilité de passer cette semaine téléphagique en Russie !

Tenez, j'ai l'impression de ne rien avoir vu de la télévision russe, mais c'est faux !
Rien qu'à l'occasion de mon premier post sur la Russie, en 2010, j'avais déjà testé plusieurs pilotes ! Et depuis, j'en ai vu quelques autres encore, et il m'est même arrivé d'en parler ici. Pourquoi suis-je si négative ?

Par exemple, j'ai déjà pu évoquer (je le vois à mes tags) la série Shkola. Cette série, dont le titre se traduit tout simplement par "école", est tournée à la façon d'un faux-documentaire dans un lycée (spectateurs de M6, vous avez assisté à quelque chose de similaire avec Le Lycée), mais elle dépeint une réalité qui, pour de nombreuses associations religieuses ou de parents, était exagérée, voire outrageuse.
Le comportement de certains personnages été l'objet de nombreuses réactions, notamment sur le plan de la violence décrite, et pire encore, la promiscuité sexuelle dépeinte dans la série relevait du scandaleux. A la télévision russe, pour autant que je sache, on n'avais jamais montré des adolescents comme ça, et on ne leur avait pas parlé comme ça non plus. Pas sûre que depuis on l'ait refait, d'ailleurs.
D'une durée de seulement une saison (sa créatrice et réalisatrice estimant que tout avait été dit), Shkola parvient pourtant, à plus forte raison pour le téléphage français, à saisir quelque chose d'universel et de tangible sur la réalité de l'adolescence et ses recherches d'excès, loin de l'univers romancé qui est dépeint de dans nombreuses séries que nous connaissons, toutes origines confondues.
Il y a pourtant, en dépit de la bonne distribution de Shkola (le cast est ici, comme souvent dans ce genre d'expérimentations, primordial), quelques séquences du pilote qui rappellent plutôt les travers de la télé réalité ; vous pouvez d'ailleurs voir par vous-mêmes, dans les deux bande-annonces ci-dessous, que tous les personnages ne sont pas égaux devant l'intention de réalisme qu'avance la série.
Mais en dépit de sa forme un peu brute, Shkola parvient, sans peine, à se hisser au niveau des productions adolescentes qui méritent le coup d'oeil. Accessoirement, la seconde bande-annonce devrait aussi vous rappeler quelque chose de la série estonienne Klass: Elu Pärast qu'on a déjà pu évoquer.

C'est la preuve que la Russie peut dont produire des séries adolescentes qui ne sont pas toutes dans la même veine que Zakrytaia Shkola, adaptation russe de la série espagnole El Internado, et qui remporte un fort succès actuellement. Lancée en avril 2011, la version russe en est aujourd'hui à sa 4e saison sur STS ! Mais évidemment, ce ne sont ni les mêmes recettes, ni le même objectif... et là on retombe dans les clichés habituels.

C'est du côté des comédies, on l'a déjà évoqué à plusieurs reprises, que se trouve probablement l'un des plus gros boulets de la télévision russe : Maia Prekrasnaia Niania, Kak ia Vstretil Vashu Mamu et autres Svetofor, toutes déjà évoquées dans ces colonnes (il suffit de suivre les tags), sont quelques adaptations parmi tant d'autres qui nous rappellent que depuis un peu moins d'une décennie, la Russie s'est découvert une vocation de papier-calque.
Pourtant, des séries inédites comme Vosmidesiatye , au pilote duquel j'avais consacré tout un post plus tôt cette année, ou Interny, sont aussi là pour nous rappeler que la créativité n'est pas tout-à-fait morte du côté des comédies russes, même si elle semble parfois vivre sous respirateur.
De toute évidence, Interny est inspirée par Scrubs, mais elle n'en est pas une adaptation littérale, loin de là. Au lieu de prendre pour héros l'un des internes, la série s'est visiblement enthousiasmée pour le personnage le plus cynique du lot (son Dr Cox s'appelle le Dr Bykov), prenant un malin plaisir à le voir torturer les 4 internes qu'il compte dans son service. Les gags sont parfois un peu moins subtils (l'avantage c'est que même avec mon russe au rabais, je les comprends !) mais le pilote dégage sa propre énergie. Peut-être qu'Interny est aussi, sans forcément le savoir, une lointaine cousine de Childrens Hospital, finalement. Qui plus est, avec cette série, la chaîne TNT a fait l'effort, statistiquement et surtout qualitativement rare à la télévision russe, de commander une comédie en single camera, et rien que cette initiative mérite le coup d'oeil, tant le procédé reste mal maîtrisé en général (il suffit pour s'en convaincre d'avoir jeté un oeil à la série douannière Pristavy).

On en parle peu, y compris ici, mais la Russie a aussi un contingent impressionant de soaps et telenovelas, comme Obroutchalnoie Kolcho, ou Serdce Marii.
De la première, je vous ai déjà brièvement parlé à l'occasion des TEFI, mais de Serdce Marii, encore jamais apparemment. Diffusée à l'automne 2011, la série commence par nous montrer deux femmes : l'une, Anna, souffre terriblement de ce qu'on prendra être une crise cardiaque, l'autre, Marie, vient d'avoir un accident. Chacune est accompagnée par son mari à l'hôpital et, curieusement, on ne saisit pas immédiatement le lien qui sera fait entre les deux, alors que c'est aussi évident que la trame scénaristique d'un scénario de Lifetime. Le pilote va ainsi assister sur les douleurs de la première, et l'inquiétude de son entourage. Tandis que la seconde, dont le pronostic vital est engagé, sera finalement à l'écran de manière uniquement détournée. En effet, pendant qu'il s'inquiète, son mari Matvei se perd dans leurs souvenirs communs... mais quand la deuxième femme décède, devinez à qui va son coeur ?
En dépit des clichés que cela représente, Serdce Marii (littéralement, "le coeur de Marie", mais c'est aussi une référence biblique) parvient, avec son premier épisode, à tout de suite dépeindre de façon très tendre la relation qu'a Matvei avec Marie ; cette dernière est un personnage d'un grand naturel (en particulier sachant qu'on est dans une telenovela) qui respire la joie de vivre, expansif et drôle. Anna, de son côté, sans doute de par la maladie un peu aussi, est un peu plus discrète, son petit visage masquant une souffrance dont elle semble s'excuser... Evidemment, la greffe de coeur aura un sens très symbolique : comme souvent dans les fictions parlant de ce sujet, on aime suggérer que l'organe est porteur de tout ou partie de la personnalité du défunt. Et tandis qu'Anna s'éloigne de celui qui l'aime et qui l'a accompagnée dans ses heures les plus difficiles, elle tombe progressivement amoureuse de Mavei, rencontré par hasard, et voit son propre comportement changer. Mais est-ce la greffe, ou le greffon, qui en est la cause ?
Le plus surprenant, c'est probablement de constater le soin apporté, côté réalisation, casting, et production values en général, à une telenovela telle que Serdce Marii. C'est, contre toute attente, le genre de fiction qui fait envie quand il s'agit de fiction russe, parce que cela se rapproche assez près de nos standards, à nous qui sommes habitués aux séries américaines, notamment. Quoi qu'on pense du sujet, Serdce Marii a les qualités d'une production solide.

Et puis, pour finir, il y a déjà eu des surprises moins conventionnelles, comme la série russe de la franchise Law & Order, intitulée Zakon i Porjadok: Odel Operativny Rasledovany, supervisée à son lancement par nul autre que Dick Wolf ; ou plus atypique encore, la série Tcherkizona. Des séries uniques en leur genre sur le territoire russe. On abordera l'une et l'autre au cours de cette semaine, d'ailleurs, avec quelques autres, à l'instar de Nebesniy Soud.

Des séries que j'ai (parfois) évoquées, mais rarement approfondies dans ces colonnes. Une erreur qui sera partiellement réparée cette semaine, même si on n'aura pas le temps de parler de tout le monde. Voyez : finalement, cette semaine russe va à peine suffire !
Maintenant vous comprenez mieux pourquoi pendant ces 7 jours, je vous emmène avec moi, il y a beaucoup à faire. Et j'en suis sûre : on va certainement avoir des surprises !

Posté par ladyteruki à 17:28 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

17-06-12

Notre père qui êtes odieux

Ce soir à 19h45, la chaîne Eurochannel vous propose de découvrir (sous le titre Esprit Norvégien) le premier épisode de la série Koselig Med Peis ! Je vous ordonne donc à tous de regarder !!!

...Je vois ce que c'est. Personne ici n'a souscrit à Eurochannel. Bien. Bon. Hm. Voyons ce qu'on peut faire pour cette chaîne qui, comme nous avons déjà eu l'occasion de vous le dire dans le SeriesLive Show pour Lulu og Leon en février, puis Klass: Elu Pärast plus tôt ce mois-ci, mérite pourtant quelques uns de vos deniers si vous vous intéressez à la télévision européenne.

Voilà donc le retour des posts La preuve par trois, et si vous êtes malins, vous saurez en tirer le maximum !
Pour rappel, parce que c'est vrai que ça fait un bout de temps qu'il n'y a pas eu de post de ce type, cette rubrique a pour objectif lever le voile sur un épisode (généralement un pilote) en ne soulignant que 3 passages, et 3 seulement, qui méritent un peu plus que les autres votre attention. J'espère ainsi piquer suffisamment votre curiosité pour vous intéresser au sort de cette série norvégienne qui m'avait conquise quand je l'ai découverte l'an dernier ; d'ailleurs à l'époque, j'avais regardé le premier épisode en VOSTM avant de me ruer sur le coffret DVD, puisque NRK a eu la bonne idée d'y joindre des sous-titres anglais. Du coup, pour trouver des excuses pour ne pas regarder la série, entre la diffusion en France et la sortie DVD, il faudra se lever tôt, les amis.

KoseligMedPeis-1

Koselig Med Peis est avant tout une histoire de paternité (la programmation du pilote en ce jour de fête des pères par Eurochannel n'en est que plus finement vue !). Dans le pilote, cette paternité est celle que souhaite le héros, Georg. D'une part parce qu'il s'imagine parler à son fils qui n'est pourtant pas né. Et puis d'autre part, de par celle qu'il "subit", puisqu'il lui est cruellement rappelé qu'il a un père, aujourd'hui diminué, et extrêmement difficile, et qu'il ne peut se soustraire à sa responsabilité vis-à-vis de celui-ci. Bien que Georg ne fasse pas nécessairement le rapprochement direct entre ces deux parties de sa vie qui se retrouvent mises côte-à-côte au même moment, il est impossible de ne pas y voir une forme de logique, voire une certaine ironie sordide. Le problème c'est que ces retrouvailles n'ont rien de chaleureux : le père de Georg ne veut absolument pas delui (ni personne d'autre) dans sa maison, ce qui apporte un éclairage contrasté sur ladite question de la place du père.

KoseligMedPeis-2

Georg retourne donc dans la maison qui l'a vu grandir, et le moins qu'on puisse dire, c'est que Koselig Med Peis fait dans ce premier épisode un travail absolument fantastique dés lors qu'il s'agit à la fois de montrer la nostalgie inhérente à la démarche, mais aussi ce que c'est que d'avoir grandi et mis une grande partie de son enfance derrière soi ; la séquence pendant laquelle Georg et son frère Terje pénètrent à pas de loups dans leur vieille maison est à ce titre parlante. Je l'ai dit et le répète, le décor de cette maison figée dans le temps alors que ses habitants ont changé, c'est l'une des grandes forces de la série. Mais pas seulement, puisque tout le monde n'a pas pris la même distance : ainsi, Georg est parti faire sa vie dans une grande ville, alors que Terje vit encore dans la même ville. Les deux frères sont comme le jour et la nuit, et pourtant, il y a clairement entre eux un lien entre que l'éloignement et les différences ne peuvent totalement faire disparaitre. Ce lien est formidablement bien dépeint, et la relation entre les deux frères est probablement l'une des plus réalistes que j'aie pu voir dans une série, toutes nationalités et époques confondues.

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Avec son humour décalé et pince sans rire, et son talent pour incorporer avec le plus grand des naturels des séquences fantasmées, Koselig Med Peis aurait aussi bien pu voir le jour sur HBO. La séquence finale de cet épisode, justement, nous montre un personnage qui a perdu ce qui comptait tant à ses yeux, qui se retrouve bloqué avec son père comme s'il était ramené en arrière, et qui pourtant semble se réfugier dans une forme de maladie qui pose, là encore, question sur le sujet de l'hérédité...

Ce que ne vous dit pas ce pilote, cependant, c'est que Georg ne va pas toujours être le focus des épisodes, et que le reste de la famille va ainsi danser autour des questions de la paternité et de la famille au sens large. Une exploration pleine de finesse et pourtant jamais ennuyeuse de thématiques qui sont ici abordées parfois sous l'angle de l'absurde, parfois avec sensibilité, forment le charme incomparable (mais parfois légèrement étouffant) de Koselig Med Peis.
Je vous recommande donc, pour au moins la centième fois, de donner sa chance à cette série. Evidemment il est trop tard pour souscrire à Eurochannel avant 19h45, et c'est pourquoi ce post est un post La preuve par trois, mais j'espère avoir réussi à vous mettre suffisamment l'eau à la bouche pour que vous prenne l'envie d'aller ensuite au-delà de ce premier épisode ; ce ne sont pas les moyens [légaux] qui manquent, comme on l'a vu en ouverture de ce post. La série en vaut vraiment la peine, et, ainsi que je le disais, en ce jour de fêtes des pères, elle a toutes les raisons de capter votre attention. Quelles que soient les relations que vous entreteniez avec votre paternel, il y a quelque chose pour vous dans cette série...

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Posté par ladyteruki à 16:22 - La preuve par trois - Permalien [#]

15-07-10

[DL] Klass: Elu Pärast

C'était une belle journée de découverte téléphagique, pour moi, hier. A l'occasion du bilan du Roma Fiction Fest que j'ai posté hier sur SeriesLive, j'ai pu ficher plusieurs séries, dont Klass: Elu Pärast. Une série estonienne !!! Bon alors, je vais vous rassurer et vous décevoir, mais non, je n'ai pas vu d'épisode de la série. Je n'en suis pas encore à parler estonien (surtout que mes derniers cours de russe datent d'il y a 10 ans). Et je n'étais pas, hélas, au festival (mais j'ai de sérieux regrets quand je vois la variété de séries proposées).
Mais bon, vous me connaissez : moi, sitôt qu'on m'a tendu un pitch intéressant, je me jette sur toutes les infos que je peux trouver. Et en cherchant des infos, je suis tombée sur le générique, je me suis dit que j'allais faire tourner.

Le générique de Klass: Elu Pärast est ambigu dans son message. On n'a pas du tout l'impression d'y voir le générique d'une série sur les traumatismes d'une fusillade dans un lycée. Visuellement, c'est très graphique, et on a plutôt l'impression d'une chronique sur un lycée de banlieue en perdition, et musicalement...

KlassEluParast
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Musicalement, que les choses soient claires, je suis totalement et absolument amoureuse. Mais il y a un côté mécanique dans le thème de Klass: Elu Pärast qui me rappelle plutôt, ne me demandez pas pourquoi, le côté industriel de la ville de Twin Peaks. Je ne sais pas pourquoi mais tout de suite, je m'imagine à la scierie. C'est vraiment étrange comme association d'idées, mais c'est vraiment très prononcé comme évocation.

Bref, avec un générique finalement très évasif sur l'histoire ou les personnages, on en arrive à plein de suggestions sur l'univers dans lequel pourrait se passer la série. Je ne sais pas si Klass: Elu Pärast se passe vraiment dans un lycée un peu mal fréquenté d'une ville industrielle, mais c'est immédiatement l'image qui en ressort. Et finalement, sans faire la moindre référence à la fusillade, on a la sensation d'un univers très dense tout de suite, dés le générique.

J'ajoute qu'en plus, apparemment, chaque épisode de la série s'attarde sur un personnage différent, ici Margus (dont l'interprète a justement été récompensé lors du Roma Fiction Fest). Ça me donne envie de vérifier si les autres génériques trainent quelque part sur la toile... Collectionne-les tous !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (comme vous, et vous là, et moi aussi) : la fiche Klass: Elu Pärast de SeriesLive. Une série estonienne sur SeriesLive, elle est pas belle la vie ?

Posté par ladyteruki à 15:23 - Médicament générique - Permalien [#]


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